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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 00:57

Déclaration du Front de gauche sur les élections départementales

Les élections départementales de mars 2015 seront un test politique important.

Elles interviendront dans un contexte d'aggravation de la politique libérale conduite par le président de la République et son gouvernement, une politique au service du MEDEF dont le cours autoritaire face aux luttes populaires renforce le discrédit sans précédent de l’exécutif.

La crise politique s’aggrave de jour en jour, la base sociale du président et de son premier ministre ne cesse de se réduire. Ce pouvoir est aujourd'hui minoritaire dans le cœur de celles et ceux qui restent attachés aux valeurs de la gauche. Minoritaire dans le peuple, sans majorité absolue à l’Assemblée Nationale, battu au Sénat, l’exécutif n’a pas la légitimité pour appliquer une politique, contraire à ses engagements électoraux, qui divise et décourage le monde du travail, les classes populaires et la jeunesse. .

Cette crise politique est désormais une crise de régime, celle de cette monarchie présidentielle qu’est la 5ème République.

Pour les populations déjà durement éprouvées, les conséquences sont très lourdes. Les départements sont en effet un maillon essentiel des politiques publiques dans notre pays. Avec 72 milliards d'euros de dépenses chaque année, ils gèrent notamment toutes les politiques sociales : assistantes sociales, versement des allocations de solidarité (RSA, APA, PCH, ...), placement et suivi des mineurs étrangers, politiques en direction de l'enfance en danger, PMI, etc ...
Cette situation est d’autant plus dangereuse qu’elle ouvre la voie au retour d'une droite confortée dans ses choix réactionnaires ; elle permet au Front national en masquant ses véritables objectifs, de se présenter comme une alternative.

Le Front de gauche s'oppose à la fois à la politique d’austérité menée par le gouvernement et à l’offensive de la droite et de l'extrême droite.

En dépit de multiples protestations, l'existence même des départements est menacée. Manuel Valls passe en force.

Pourtant le nouveau découpage des cantons est l'objet de nombreux recours auprès de la justice, le sort réservé aux départements en liaison avec la mise en place des métropoles n'est pas connu et les compétences des conseillers départementaux n'ont pas encore été clarifiées.

La réforme territoriale mise en place cherche uniquement à répondre aux impératifs sans fin de compétitivité des grandes entreprises, par la mise en concurrence des territoires, l'éloignement des citoyennes et des citoyens de leurs élu-e-s, la mise en cause des services publics pour préparer leur externalisation et le transfert de tout ce qui est rentable pour satisfaire aux exigences financières des groupes privés. Elle rompt avec les principes républicains d'égalité et de solidarité territoriale. Le soi-disant « choc de simplification » est une recentralisation qui se fait au détriment du bien commun que constitue la démocratie locale. Il s’agit en réalité d’un processus « dé-constituant » qui mine toujours plus la souveraineté populaire.

Cette réforme s'inscrit dans le cadre des politiques d'austérité qui cherchent à soumettre toute l’Union européenne aux exigences des marchés. Les collectivités territoriales sont sommées de réduire leurs dépenses et leurs effectifs, condamnées à voir leurs dotations drastiquement réduites alors qu'elles assurent 70% de l'investissement public et jouent un rôle indispensable en période de crise pour les populations.
Déjà des coupes budgétaires touchent de nombreux secteurs. Le financement des associations, les politiques culturelles et sportives sont remises en cause.
En supprimant « l’entrave à la concurrence » que constitue la clause de compétence générale des collectivités, le gouvernement est cohérent : il s’inscrit dans le cadre de la négociation du Grand Marché Transatlantique (TAFTA).

Il faut ouvrir une autre voie.
Le FdG veut être un outil au service de cet objecti
f.

Le Front de gauche appelle à susciter la plus large implication citoyenne possible, bien au delà des partis politiques, de celles et ceux qui opposent la nécessité de politiques alternatives aux choix de ce gouvernement, qu’il s’agisse de syndicalistes, de personnalités de la vie associative ou de simples citoyen-ne-s engagé-e-s.

Mobilisons-nous pour sauvegarder et promouvoir les politiques publiques de solidarité que nos élu-e-s se sont efforcé-e-s de mettre en œuvre dans de très nombreux territoires, pour faire échec aux politiques d'austérité et à la réforme territoriale.

Mobilisons-nous pour développer une démocratie de proximité, ajustée aux besoins et à l'expérience des citoyens.

Nous les appelons à ne pas traduire leur déception par l’abstention, à contribuer par leur vote à faire émerger une alternative de transformation sociale et écologique dans tout le pays, à faire élire de nombreuses élues et élus qui défendront ces orientations dans les collectivités locales en empêchant la droite et l’extrême-droite de gagner la très grande majorité des départements.

Au plan national nous entendons prendre appui sur ces élections pour mettre en mouvement une force capable de construire l'alternative nécessaire à gauche, en nous appuyant sur les luttes et les résistances qui s'opposent à la politique suivie et que nous entendons contribuer à développer.

Rien n’est possible sans la mise en mouvement du peuple, sans la mise en mouvement des citoyennes et des citoyens qui aspirent à un renouveau de la politique.

C’est sur ces bases que le FdG entend impulser des candidatures citoyennes dans tout le pays.

Nous n’entendons pas le faire seuls.

C’est pourquoi nous, l’ensemble des composantes du FdG, nous nous adressons à tous nos partenaires potentiels de la gauche et de l’écologie qui refusent la politique du gouvernement. Nous voulons construire ces candidatures avec celles et ceux dont l’engagement associatif ou syndical témoigne de la volonté d’imposer une autre politique.

Ensemble nous pouvons résister à l'austérité, promouvoir la démocratie locale et l'intervention citoyenne, contre la réforme territoriale. Nous voulons gagner des élus prêts à agir sur ces bases pour construire de nouvelles majorités anti-austérité dans les Conseils Départementaux.

Le FdG invite toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette démarche à construire des candidatures de large rassemblement en s’appuyant sur des assemblées citoyennes, au niveau des cantons, pour discuter et décider dans la concertation du contenu des propositions et des candidatures. Cette démarche contribuera à impulser une dynamique populaire indispensable pour gagner.

Le FdG propose que l'ensemble de ces candidatures soit identifié nationalement par une appellation et des propositions inscrites dans un document qui fasse référence. Dans chaque département ces candidatures se présenteront comme une alternative à celles des forces qui soutiennent la politique gouvernementale.

Le FdG entend contribuer à cette construction commune en proposant des actions et des mesures permettant de répondre aux urgences sociales et écologiques actuelles.

-Agir contre les politiques d'austérité dans les départements, contre la réduction des dotations aux collectivités locales imposées par le gouvernement, contre les diktats de l'Europe.

-Dans l’esprit de la VIème République à laquelle nous aspirons, combattre la réforme territoriale et donner plus de pouvoirs aux citoyens par une démocratie participative de proximité. Construire une véritable coopération de projets entre les territoires, basée sur la solidarité et non sur la concurrence.
Nos élu-e-s respecteront des principes susceptibles de rétablir la confiance en la politique par de bonnes pratiques de gestion, la transparence des décisions, la participation citoyenne, les compte rendus de mandat, l'exigence de probité, la lutte contre le trafic d'influence, et tendre vers le non cumul des mandats.

-Soutenir les mobilisations contre l’austérité, ainsi que celles qui promeuvent un nouveau type de progrès humain durable, non productiviste, respectueux de la planète, tourné vers la satisfaction des besoins sociaux, l'égalité hommes-femmes.

-Affirmer notre solidarité avec les mouvements sociaux contre la répression patronale ou gouvernementale et la criminalisation de ces mouvements.

Définir les grands axes d’une politique alternative à l’échelle des territoires :

- Réforme globale de la fiscalité locale permettant plus de justice et mettant à contribution les actifs financiers des grandes entreprises.

- Construction entre les départements, les communes et l’État, de politiques publiques de solidarité et notamment d'un véritable service public d'aide à la personne dans lequel l'Etat assurerait la responsabilité du financement des allocations sociales en se basant sur la solidarité nationale.

- Mesures d’urgences pour les collectivités qui sont asphyxiées financièrement, en leur permettant l'accès à des crédits à taux bas, comparables à ceux que la BCE distribue aux banques (0,05%) et en refusant le paiement des emprunts toxiques.

-Engager une transition écologique dans chaque département en matière de transports publics, de soutien à l'agriculture paysanne, de protection de la biodiversité, de gestion naturelle des massifs forestiers, de désobéissance aux règles européennes de libre échange et de privatisation des sous-sols (GMT-TAFTA)...

-Nous refusons les projets qui ne répondent pas à l’intérêt général et sont écologiquement nuisibles et exigeons le recours au référendum quand un projet local est contesté.

Le 17 décembre 2014

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 16:41

Départementales 2015 - L'incroyable promotion et banalisation du Front national doit cesser ! Le débat politique doit s'ouvrir

Conférence de presse « Départementales et FN »

Pierre Laurent – secrétaire national du PCF

Nous tenons cette conférence de presse pour dénoncer avec la plus grande vigueurle scandale anti-démocratique que constitue à ce jour la préparation des élections départementales des 22 et 29 mars prochains.

Ce qui se passe, c'est du jamais vu dans une élection nationale dans notre pays. Le 1er tour se tient dans 20 jours. Tous les Français sont appelés aux urnes. Or la plupart d'entre eux n'ont pour le moment accès à aucune information sérieuse sur le sens de ces élections.

A quoi assistons-nous ?

Une occultation totale des enjeux de ces élections départementales

Ces élections concernent pour la première fois tous les départements en même temps ; le mode de scrutin a changé, entraînant un important renouvellement des candidats et la présentation de milliers de femmes ; les cantons ont été redécoupés sans information des électeurs ; la réforme territoriale met en jeu le rôle et l'avenir, pourtant essentiels, des départements.

Cela mérite une grande campagne. Le Premier ministre, qui voulait supprimer les départements, semble redécouvrir leur importance. Très bien. Mais quelles conclusions en tire-t-on ? Malgré ces enjeux, les Français sont privés de toute information et débat sérieux pour forger leur opinion.

Nous demandons que soit corrigé ce déni démocratique dans les 3 semaines qui restent. Des débats d'ampleur nationale, avec la présence de toutes les sensibilités politiques, doivent être organisés en prime time sur toutes les antennes d'information

Le scandale est d'autant plus grand qu'en lieu et place du débat attendu se développe une incroyable promotion et banalisation du Front national au mépris du danger que cela fait courir à la démocratie et à l'unité nationale.

Matin et soir le poison de la haine du racisme, de la division et de la séparation des Français est distillé sans réaction. Au déni démocratique s'ajoute donc l'irresponsabilité politique.

Je dis stop à cette opération de banalisation permanente et continue. Et j'alerte sur les dangers qu'elle fait courir à la France.

J'appelle les électeurs, tous les citoyens engagés à divers titre dans la vie publique, les responsables politiques attachés à la démocratie, les médias, singulièrement les responsables des JT, des matinales, des émissions politiques, le CSA, à se ressaisir et réagir. Je demande que dans les trois semaines qui viennent soit mis un terme à l'insupportable inégalité de traitement qui voit le FN chaque jour promotionné tandis que beaucoup d'autres, au premier rang nos candidats pourtant je rappelle que nous présentons près de 6 100 candidats dans 1517 cantons, aussi nombreux que ceux du FN systématiquement ignorés ou interdits d'antenne. Je demande pour les responsables du PCF et du Front de gauche un accès égal aux grandes émissions politiques. (les chiffres des candidats)

Je demande que cesse la banalisation organisé du FN au prétexte du visage prétendument fréquentable dont il s'est affublé. Car, à travers lui c'est la banalisation d'une parole raciste libérée qui prospère.

Les déclarations ouvertement racistes relevées sur les blogs, Facebook ou autres moyens de communication de candidats FN sont trop nombreuses pour qu'on avalise leur caractère anecdotique. C'est le fond raciste du parti de Marine Le Pen qui remonte. Le climat qu'il entretient participe clairement à la multiplication des actes antisémites et islamophobes de ces dernières semaines. La banalisation en cours ne concerne pas que la parole raciste. La campagne de Robert Ménard sur le « nouvel ami » que constitue une arme est un irresponsable appel à la violence.

J'en appelle à la responsabilité de tous pour éclairer les Français et cesser de relayer la parole du FN qui minimise systématiquement tous ces faits gravissimes pour en fait les justifier.

Je m'adresse aux Français pour les alerter sur la tromperie qui s'organise contre leurs intérêts. Je dis aux ouvriers, aux employés, aux salariés de conditions modestes, aux familles populaires qui souffrent durement de la crise et ne supportent plus d'être pris pour des imbéciles par ceux qui ont le pouvoir et l'argent : le FN n'est pas votre nouvel ami, c'est votre meilleur ennemi. Ne vous laissez pas abuser, regardez les faits, regardez ce que vote le FN là où il a des élus, ce qu'il décide là où il gère une ville, ce qu'il déclare dans son programme. Ne vous abstenez pas pour laisser perpétrer ces dangereuses propositions.

Le FN a trois cibles prioritaires : les familles populaires, les services publics, les dépenses sociales des collectivités locales. Tarifs sociaux dans les cantines, aides sociales et solidarité, logements sociaux, culture et éducation, voilà où il frappe d'abord.

Son discours anti-immigrés est un cheval de Troie contre les droits de tous les salariés. Quant à la sécurité, son discours ce n'est pas l'ordre et la tranquillité publique, c'est la division, la haine, la guerre, c'est la fin du vivre-ensemble. Pas un hasard si ses amis internationaux s'appellent Poutine et Bashar el Assad, et si, après une pitoyable entreprise de brouillage il tape aujourd'hui à bras raccourcis sur Syriza. Pas un hasard s'il passe son temps à attiser les peurs et les tensions dans nos quartiers, ici en France.

J'en appelle à la mobilisation pour combattre ce danger. Rien aucune critique de la politique gouvernementale aussi légitime soit-elle, ne justifiera jamais à nos yeux la banalisation du FN. Le FN n'est pas une voie vers le changement, c'est le principal obstacle au changement car c'est lui qui distille de la manière la plus virulente le poison de la division parmi les forces populaires et nationales.

Le Parti communiste appellera clairement et toujours à faire barrage à toute élection d'un candidat Front national.

Je sais que beaucoup de Français disent : « alors que faire ? »

La solution n'est évidemment pas la droite qui cherche en espérant récupérer les voix du FN au second tour à conquérir le maximum de départements pour détruire les politiques publiques qu'il s'agit au contraire de défendre et de promouvoir dans l'intérêt du plus grand nombre.

Quant au gouvernement Valls il s'acharne à trahir les intérêts populaires, à imposer la loi Macron et l'austérité à tous les étages.

Ceux qui comme Nicolas Sarkozy ce matin continuent d'instrumentaliser dans un sens ou dans l'autre la montée du FN pour qui les débats de fond sont irresponsables.

Malgré ces obstacles, je le dis haut et fort aux Français, la voie n'est pas bouchée, le vote n'est pas bouclé. Il y a quelque chose d'utile à faire pour votre vie, pour l'avenir de nos départements et du pays dans ces élections.

Une gauche nouvelle est en train d'émerger dans le pays, une gauche qui dit non à l'austérité, à la précarité et à l'insécurité de nos vies, qui dit oui à la solidarité, au vivre-ensemble, aux politiques publiques de justice sociale que peuvent mettre en œuvre les départements.

Cette gauche nouvelle, celle qui voit désormais converger les communistes et le Front de gauche, des écologistes d'EE-LV, des forces comme Nouvelle donne, des socialistes qui refusent maintenant clairement les politiques Valls-Macron. Elle présente des candidats dans presque tous les cantons de France.

C'est à cette force nouvelle qu'il faut donner de la force et des élus dans les départements. En la faisant grandir dans les urnes le 22 mars, vous aiderez le pays à sortir de l'impasse. Vous vous donnerez de la force pour résister aux politiques d'austérité, pour conforter les politiques publiques de solidarité dont vous et vos enfants avez besoin, pour refuser tous les chemins de haine, pour construire la France du vivre-ensemble qui reste plus que jamais nécessaire.

Dans près de 200 cantons, elle peut être présente au second tour.

J'invite les Français très nombreux qui n'ont pas fait leur choix, qui s'apprêtent à s'abstenir, à se poser cette question le 22 mars : à qui donner de la force ce jour là ?, des candidats soutenus par le PCF, le Front de gauche et toutes les forces qui travaillent désormais avec nous à construire une voie nouvelle à gauche, sera, pour tous et le pays, la meilleure nouvelle qui puisse advenir.

Ce progrès est possible. J'appelle à déployer toutes les efforts nécessaires pour la court-circuiter dans les urnes le 22 mars.

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 19:26
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 09:42

Quelques résultats significatifs de la CGT sur le département de la Seine Saint Denis

A Aubervilliers, la CGT fait 59,16% des voix A Bagnolet, la CGT fait 57,19% des voix
A Bobigny, la CGT écrase la liste patronale CFDT montée par la mairie : 88,1 % des voix et rafle tous les sièges !
Sur Est Ensemble et Plaine Commune, la CGT fait plus de 50 % des voix
A Drancy, la CGT fait 47,8% des voix
A La Courneuve, la CGT fait 66,73% des voix ;
A l’OPH93, la CGT fait 71 % des voix
A l’OPH de Bobigny la CGT prend tous les sièges face au syndicat monté par la direction
A l‘OPH Montreuillois, la CGT regagne la première place
Au Blanc Mesnil, la CGT fait 44, 98% des voix :
A Montreuil, la CGT fait 56,14% des voix
A Pantin, la CGT fait 48, 73%
A Pierrefitte, la CGT fait 61,25 % des voix ;
ASaint Ouen, la CGT fait 65,05% des voix ;
A Tremblay, la CGT fait 48,69% des voix…
A Villetaneuse, et aux Lilas, la CGT fait 100 %

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 14:05

Les communistes exigent la fin du régime hyper-présidentiel

VIe République

Aurélien Soucheyre

Jeudi, 13 Novembre, 2014

PCF L’urgence d’une démocratie renforcée, des institutions aux entreprises, était au cœur d’un débat de la conférence nationale.

«Vivre la démocratie comme but et comme moyen. » C’est à cet objectif qu’a invité Pierre Dharréville, responsable au PCF de la commission démocratie, lors du débat sur la VIe République tenu pendant la Conférence nationale des communistes, le 9 novembre à Montreuil. Car, oui, ce dont souffre la Ve République et ce qui pousse à vouloir en construire une sixième est bien l’absence trop grande, et le recul, ressenti par tous, de la démocratie en France. « Quand une société souffre, lorsqu’elle veut un véritable changement, elle se pose toujours la question du pouvoir », a mesuré Patrice Cohen-Seat, membre du Conseil national. Partant du principe qu’« aucun pouvoir, aussi savant soit-il, ne saurait gouverner sans la souveraineté populaire », il a été proposé, en réponse à un exécutif toujours plus lointain et monarchique, d’élire les membres de l’Assemblée nationale à la proportionnelle, qui choisiraient ensuite le premier ministre. La question de supprimer les pouvoirs du président de la République a clairement été posée, tout comme celle de fusionner le Sénat avec le Conseil économique, social et environnemental, dont les membres seraient, là encore, élus au suffrage direct. « Nous souhaitons revaloriser la pratique du référendum. Par contre, la révocation des élus, si elle peut paraître séduisante, place la délégation du pouvoir personnifié au cœur du système et laisse penser que ça irait mieux en jetant un capitaine par-dessus bord pour en prendre un autre. La vraie révolution, ce n’est pas la révocation, c’est la VIe République citoyenne », a argumenté François Auguste, rapporteur de la séance, au sujet de la proposition lancée par le Parti de gauche (lire page 7).

« La mère des batailles »

Face à des institutions à bout de souffle qui font le jeu de Marine Le Pen, « tout comme la décadence de la IIIe République avait fait celui de Charles Maurras et de l’Action française », un délégué de Montrouge a réclamé davantage de démocratie directe à tous les échelons. Aline, de Charente-Maritime, a plaidé pour intégrer les salariés dans la gestion des entreprises. « On aura beau fonder la plus belle VIe République du monde, ça ne servira à rien sans sortir du carcan de l’Europe », tranche Kamel, du Pas-de-Calais. « Ils veulent aussi écarter les citoyens de l’échelon local avec la réforme territoriale. Valls dit que c’est la mère des réformes. Je dis que ce doit être la mère des batailles ! » lance un militant de l’Allier. « L’appareil d’État veut débarrasser la France de son “corset” démocratique, il y a un vrai risque. Il faut se battre pour un référendum », accuse Dominique Adenot, maire PCF de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) et président de l’Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr).

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 00:47

 

Brignoles : Plus que jamais le combat contre l’extrême-droite continue (Pascal Savoldelli - PCF)

L’élection d’un conseiller général d’extrême droite à Brignoles ce dimanche est un jour sombre pour les valeurs de la République, Liberté, Egalité, Fraternité.

Le fait, qu’en mars 2011, le FN ait déjà remporté ce canton de cinq voix avant d’être invalidé, n’enlève rien à la gravité de ce qui s’est passé ce soir.

Copé a commenté ce résultat en manifestant de l’anticommunisme et de l’anti gauche pour dédouaner la droite de ses responsabilités. Les grands médias mais aussi le PS et EELV portent une lourde responsabilité dans le désastre de ce soir.
Cette élection montre la porosité entre l’électorat de droite et celui d’extrême droite. Par ses campagnes perverses sur l’identité nationale, sur le « travailler plus, gagner plus » la droite a banalisé le vote FN, extrême droite. Les grands médias, en laissant avec complaisance et sans aucune contradiction, les Le Pen et leurs lieutenants s’exprimer sur tous les sujets d’actualité, portent aussi une part de responsabilité accablante dans la sortie du FN du néant électoral dans lequel il était encore plongé en 2009. La majorité gouvernemental PS et EELV en refusant de rompre avec la politique d’austérité initiée par la droite qui désespère les classes populaires, a aussi sa part de responsabilité.


Le PCF ne regrette en rien d’avoir appelé, dès le soir du 1er tour et sans ambiguïté à faire barrage au FN. La force du FN est l’un des obstacles majeurs qui s’oppose à un véritable changement dans notre pays. Le combat contre l’extrême droite a été et est constitutif de l’identité des communistes. Malgré la défaite de ce soir, le PCF va redoubler d’efforts pour défendre et promouvoir les valeurs de l’Humain d’abord. C’est seulement par un rassemblement populaire et majoritaire autour de ces valeurs de liberté, d’égalité, de solidarité et de fraternité humaine que nous pourrons ouvrir une alternative à l’austérité.

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 08:47

Les cendres de Brignoles

7 octobre 2013, 16:54 

 

La nouvelle laisse aux lèvres un goût de cendres : au lendemain de l’élection de Brignoles, Manuel Valls annonce à grand fracas médiatique une tournée contre le FN. Comme si ses déclarations contre les roms et ses raccourcis sécuritaires n’avaient pas fait consciencieusement la courte-échelle à l’extrême-droite. Jeu dangereux qui prétend confondre pyromane et pompier, calcul politique où Marine Le Pen d’abord utilisée comme marionnette propre à générer un vote utile ou à stériliser un pan de l’électorat populaire, échappe à ses manipulateurs. Les résultats inquiétants enregistrés dimanche ne doivent faire l’objet d’aucune jonglerie politicienne. L’abstention populaire - très forte à gauche - sanctionne une politique gouvernementale qui prend aux pauvres et donne aux riches. Le Front national capitalise les déceptions et les colères que l’UMP, plombée par le bilan de cinq ans de Sarkozy, ne peut prétendre capter. Ce scrutin confirme et amplifie les scores enregistrés par l’extrême-droite dans toutes les élections partielles précédentes, quelque soit , disons-le en passant, le profil des candidats Front de gauche. Le choix lamentable d’EELV, appuyé par les socialistes locaux, de présenter une candidate en dépit du risque d’élimination du candidat communiste pour le second tour a conduit au pire. Le choix de régler des comptes ne peut conduire qu’à des mécomptes.

 

 

D’ailleurs, le Front national n’est-il pas le promoteur d’une défection nationale, où les ciments de classe s’effaceraient derrière les divisions d’origine ou de couleurs de peau, où les élans émancipateurs se flétriraient dans les peurs et les replis, où la force du plus grand nombre s’évanouirait dans le morcellement et la méfiance de chacun à l’écart de l’autre? Le «tous pourris» qu’il agite est le vieux ressort fasciste qui évite de discerner où sont ses vrais intérêts. La promotion d’un «choc des civilisations» masque le virus capitaliste qui infecte la mondialisation ou la construction européenne. L’agitation du péril sécuritaire ou de l’incivilité généralisée détourne des solidarités et du partage. Le FN est un garde-fou du libéralisme qui ne rechigne pas devant les perspectives autoritaires quand la démocratie le menace. Il a pour fonction de jeter les colères dans les impasses. Le mettre en échec, c’est à l’inverse construire des rassemblements suffisamment puissants pour surmonter les entreprises de division, construire les communautés d’intérêts propres à renverser le règne de la minuscule oligarchie, bâtir les fraternités qui contestent la logique brute des concurrences, préférer le dialogue aux mises à l’index, rapprocher l’homme des hommes. Sans quoi, la course à l’échalote sécuritaire, de glissements sémantiques en désignation de boucs-émissaires, l’emportera à droite et dans une partie de la gauche pour le plus grand bonheur de l’extrême-droite. N’a-t-on pas vu Florent Filippot brandir une carte du FN qu’il avait remplie au nom de Manuel Valls comme un témoignage de victoire idéologique?

 

Le tocsin de Brignoles doit être entendu. Dans les médias où des têtes tournent sous l’effet des vents mauvais. A la tête du pays dont la conversion libérale sème le désespoir. Dans chaque localité, où les progressistes, militants politiques, associatifs, syndicalistes, ont à construire des mobilisations qui changent vraiment la vie. Parce qu’elles gagnent.

 

 (Publié dans l'Humanité du mardi 8 octobre 2013)

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 08:28

Le Point.fr - Publié le 07/10/2013 à 08:24

Le PCF a dénoncé "la division à gauche provoquée par la candidate d'EEL", qui "prive [son] candidat, prive la gauche, de l'accès au deuxième tour".^  

LParti communiste a accusé dimanche soir Europe Écologie-Les Verts de "porter la responsabilité" de l'élimination de la gauche au premier tour de la cantonale partielle de Brignoles (Var). Le PCF a appelé les électeurs à "faire barrage à l'extrême droite" au second tour dimanche prochain. Le PS et le PRG ont fait de même.

Dans un communiqué, le PCF a mis l'accent sur le taux d'abstention, "près de 70 %", estimant que "cette triste participation en conformité avec toutes les partielles précédentes résultait avant tout de la désespérance que la politique du gouvernement suscite chez les électeurs de gauche". "C'est elle qui met le candidat du FN en position de l'emporter au deuxième tour", a poursuivi le parti, ajoutant que "les tentatives à droite de banaliser le FN [étaient] aussi responsables du fait que les deux candidats d'extrême droite totalisent pas loin de 50 % des suffrages exprimés".

Le PCF a surtout dénoncé "la division à gauche provoquée par la candidate d'EELV et encouragée par de trop nombreux socialistes locaux malgré les prises de position de la direction nationale du PS", qui "prive notre candidat, prive la gauche, de l'accès au deuxième tour". "Même si le second tour aurait été difficile, EELV porte la responsabilité de la seule présence de l'UMP et du FN."

L'extrême droite a réuni plus de 49 % des voix, avec 40,4 % pour le candidat FN, Laurent Lopez, et 9,1 % pour un autre candidat, Jean-Paul Dispard. La candidate UMP, Catherine Delzers, est arrivée en deuxième position avec 20,8 % des voix, dans ce canton gagné par la gauche en 2012. Le candidat du PCF, Laurent Carratal, soutenu par le PS, a obtenu 14,6 % des voix et la candidate EELV, Magda Igyarto-Arnoult, 8,9 %.

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 07:51

Élections européennes : « Après l’austérité économique, l’austérité démocratique » (Pascal Savoldelli)

 

Selon le Bulletin quotidien et sous prétexte d’économie budgétaire, les ministres de l’intérieur et du budget projettent de supprimer l’envoi par courrier papier des circulaires et des bulletins de vote des candidats aux élections européennes.

 

Décidément pour ce gouvernement tout est un coût : le travail, la retraite, la santé et maintenant l’expression de la démocratie.

Les élections européennes souffrent des plus bas taux de participation de l’histoire électorale de notre pays. Il est donc singulier de voir un gouvernement qui ne jure que par l’Union européenne, prendre des dispositions au nom d’un « choc de simplification » qui banaliseraient l’enjeu européen et qui réduirait encore la participation à ce scrutin.

 

Il est vrai que les élections européennes s’annoncent difficiles pour la majorité présidentielle alors que plus de 70% des français, toutes tendances politiques confondues pensent que le traité européen de stabilité budgétaire signé par François Hollande enlève toute marge de manœuvre à notre pays.

 

Après l’austérité économique, voici l’austérité démocratique !

 

C’est pourquoi le PCF demande solennellement au Président de la République de récuser ce projet attentatoire à la démocratie prêté à ses ministres de l’intérieur et du Budget.

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 18:17

 

Brignoles : Pourquoi EELV joue la division à gauche face à la droite et au FN ?

 

A Brignoles, face au danger de la droite et de l’extrême droite, l’heure n’est pas à se compter à gauche. En les circonstances exceptionnelles de cette cantonale, le cœur comme la raison militent pour une candidature de rassemblement de toute la gauche dès le 1er tour pour franchir l’obstacle des 12,5% des inscrits permettant sa participation au 2e tour. Le PS l’a compris en ne présentant pas de candidat et en reconnaissant la légitimité d’une candidature issue des rangs du PCF pour poursuivre l’action sur le canton du « vivre ensemble »  du conseiller général sortant Claude Gilardo. Le PCF et le Front de gauche ont pris toutes leurs responsabilités en proposant à EELV, une candidature commune avec un titulaire PCF-FDG et une suppléante écologiste. EELV a refusé. Pourquoi EELV joue la division à gauche face à la droite et au FN ?

 

Aujourd’hui, nous ne pouvons croire qu’EELV s’obstinera à maintenir son candidat faisant ainsi courir le risque d’une élimination de la gauche au 1er tour.

Comme vient de le déclarer Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections, « la gauche a une responsabilité particulière sur ce territoire où le FN avait fait élire un conseiller général en 2011 ».

C’est pourquoi, afin de se donner les moyens de battre la droite et l’extrême droite, le PCF appelle une nouvelle fois EELV à retirer ses candidats.

La date limite pour le dépôt des professions de foi et des bulletins de vote est le lundi 23 septembre à 10h00, il est donc encore temps de se rassembler pour gagner.

C’est la meilleure réponse à la venue programmée de Marine Le Pen, le 27 septembre à Brignoles !

 

 

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Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS
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