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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 10:39

 

POLITIQUE -  le 24 Juin 2013

 

Villeneuve-sur-Lot: le FN défait, mais le danger progresse (analyse)

 

 

Si le candidat UMP a remporté, hier soir, le second tour de la législative partielle dans la 3e circonscription du Lot-et-Garonne face au FN, ce dernier a obtenu un score très élevé, reflétant le malaise et le désarroi qui gagnent l’électorat, un après l’accession au pouvoir de François Hollande. Récit et analyse.

Le duel qui opposait l’UMP au FN, hier soir, dans l’ancien fief de Jérôme Cahuzac, s’est soldé par une victoire finalement assez serrée du premier, avec 53,8 % des voix (voir le détail des résultats ci-dessous et le rappel des scrutins précédents). Le siège de député était à pourvoir dans la 3e circonscription du Lot-et-Garonne à la suite de la démission de Jérôme Cahuzac, redevenu simple parlementaire après son départ forcé du gouvernement et ses aveux concernant ses avoirs cachés à Singapour. Le candidat FN, Étienne Bousquet-Cassagne, a, lui, récolté 46,2 % des voix. Il était arrivé en deuxième position au premier tour (26 %), derrière celui de l’UMP, le maire de Fumel, Jean-Louis Costes (28,7 %), éliminant sèchement le candidat du PS, Bernard Barral (23,7 %), sur fond d’abstention massive (54,1 % contre 35,8 % en juin 2012). Les socialistes avaient ainsi vu leur score divisé par deux (46,9 % en 2012) et leur nombre de voix, en un an, par trois.
  • Le FN gagne 20 points et 7 000 voix
Entre les deux tours, le FN a donc gagné plus de 20 points, et engrangé plus de 7 000 voix (15 600 contre 8 500), dans un contexte de participation en hausse (52,5 %) même si elle reste faible en comparaison du second tour de 2012 (62,7 %).
À 18 h 30, moins d’une demi-heure après la fermeture des bureaux de vote, le candidat UMP dominait pourtant largement, avec 49 % des voix, selon un décompte partiel des premiers bulletins sortis des urnes dans le seul bureau de la mairie de Villeneuve-sur-Lot, contre 31 % environ à son adversaire FN, auxquels s’ajoutaient quelque 20 % de bulletins blancs et nuls. L’écart s’est néanmoins rapidement resserré. À 19 heures, des sources indiquaient un score de 51,5 % pour l’UMP, contre 48,5 % au FN dans la moitié des 167 bureaux que comprend la circonscription. Sur i-télé, à la même heure, on annonçait un léger avantage pour le candidat UMP, tout en indiquant que les résultats pouvaient encore s’inverser. C’est finalement vers 20 heures que l’écart constaté entre les deux candidats ne semblait plus en mesure d’être comblé.
 
  • Sursaut d’entre-deux tours
Le sursaut espéré d’une majorité de l’électorat pour barrer la route au FN qui menaçait de l’emporter a donc bien eu lieu, mobilisant une part plus importante de l’électorat qu’au premier tour, toutes les forces démocratiques ayant appelé, sous des formes diverses, à ne pas donner de voix au FN. Mais si celles-ci ont pu pousser un ouf de soulagement de voir écartée la catastrophe qu’aurait constituée le gain de la circonscription par un représentant de l’extrême droite, le score très élevé obtenu par ce dernier confirme que la stratégie de « dédiabolisation » du FN menée par sa présidente porte ses fruits, en séduisant une part croissante d’un électorat déboussolé. Surtout, le candidat du FN a fait la démonstration qu’en accédant au second tour, il était en capacité de rassembler bien plus de suffrages que son électorat de premier tour, et même qu’en 2012 (8 000 voix de plus qu’au premier tour il y a un an). Un score qui sera apprécié comme tel dans les états-majors lepénistes, Bousquet-Cassagne évoquant hier une « défaite au goût de victoire ».
Ce résultat intervient ainsi trois mois après le second tour de la législative partielle dans la 2e circonscription de l’Oise qui avait fait figure de tremblement de terre, le FN ayant récolté 48,6 % des suffrages face au député UMP sortant, Jean-François Mancel. Si le scrutin de Villeneuve-sur-Lot était évidemment marqué par un contexte particulier lié à l’affaire Cahuzac, qui a pu alimenter un sentiment de dégoût et de rejet au détriment des forces démocratiques et singulièrement des candidats de gauche dans leur diversité, cela n’est venu qu’ajouter au sentiment d’injustice et de déception mesuré par toutes les enquêtes de popularité depuis un an vis-à-vis de la politique d’austérité gouvernementale.
 
  • Le « front républicain » bat de l’aile
Face à ce désarroi, la stratégie de « front républicain » pour faire barrage au FN a du plomb dans l’aile. Outre les quelques accrocs connus dans l’entre-deux tours, avec les déclarations de responsables socialistes locaux s’estimant « déliés » de la consigne de vote de leur parti, celle-ci ne paraît plus en mesure de contenir durablement le FN si la politique décidée en haut lieu continue à ignorer l’exaspération qui monte chez ceux qui ont cru au changement en mai 2012. S’il est encore trop tôt pour mesurer les parts respectives d’adhésion aux idées du FN  ou d’exaspération des électeurs face aux « affaires » comme les reports de voix des différents électorats entre les deux tours, on aurait tort de réduire le message sorti des urnes hier à un scrutin isolé, dépourvu de signification nationale, après huit défaites consécutives dans autant de législatives partielles depuis un an pour le pouvoir en place.
S. C. 
 
Résultats second tour. Abst. 47,5 %. Costes (UMP), 53,8 % ; Bousquet-Cassagne (FN), 46,2 %.
 
Rappel 1er tour. Abst. 54,1 %. Costes (UMP), 28,7 % ; Bousquet-Cassagne (FN), 26 % ; Barral (PS), 23,7 % ; Loiseau (Front de gauche), 5,1 % ; Carpentier (divers), 3,3 % ; Feuillas (EELV), 2,8 % ; Kichi (Modem), 2,3 % ; Frison-Roche (div. droite), 2,3 % ; Lebreton (div.), 1,7 % ; Raphaël-Leygues (div. droite), 1,4 % ; Garay (NPA), 1,1 % ; Asselineau (div.), 0,6 % ; Miguet (div. droite), 0,4 % ; Levieux (div.), 0,2 % ; Geyres (div.), 0,2 % ; Garcia-Luna (div.), 0,2 %. 
 
Rappel second tour juin 2012. Abst. 37,3 %. Cahuzac (PS), 61,5 % ; Costes (UMP), 38,5%.
 
Rappel premier tour juin 2012. Abst. 35,8 %. Cahuzac (PS), 46,9 % ; Costes (div. droite), 27 % ; Martin (FN), 15,7 % ; Loiseau (Front de gauche), 4,5 %; Feuillas (EELV), 2 % ; Lebreton (div.), 1,2 % ; Morel (div. droite), 1,1 % ; Tichane (div. écolo), 0,6 % ; Chevillotte (NPA), 0,6 % ; El Marbati (LO), 0,3 %
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l'analyse ci-dessus n'aborde pas vraiment les questions politiques qui sont posées tant au PCF qu'au Font de Gauche, Car en effet, le FDG, avec un score de 5,08 % ne progresse que de 0,58 % et ne constitue pas, comme le prétend JL Mélenchon, un recours contre la droitisation de la politique du PS qui s'affaiblit d'élection en élection. Il nous faut donc poursuivre l'analyse et mettre en oeuvre les orientations d'action qu'elle produira.
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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 07:39

 

Le gouvernement entend faire passer avant les élections municipales un profond bouleversement institutionnel sans votre avis. Sans même que vous soyez bien informés de son contenu et de ses conséquences pour votre vie. C’est aux citoyens de décider !

 

L’ANECR appelle à se retrouver très nombreux ( élus, agents des services publics territoriaux, militants associatifs et syndicaux, citoyens ) devant le Sénat le 30 mai, à partir de 11h30 Place Paul Claudel.

 

Ce qu’on vous cache

 

Derrière l’apparence d’une simple réorganisation sauvegardant les collectivités territoriales en place, c’est d’un véritable big bang institutionnel dont il est question. Avec le projet qui passe au Sénat le 30 mai, on commence par donner le pouvoir à une quinzaine de métropoles ( créées dès 2016 sur un territoire représentant 40% de la population ). Celles-ci auraient des pouvoirs importants retirésaux communes, mais aussi aux départements et aux régions... Elles seraient administrées par des présidents de « super agglos » en nombre très restreint, élus au troisième degré. La fonction assignée à ces métropoles est d’être « compétitive » à l’échelle mondiale

 

Pour atteindre cet objectif, on affaiblirait considérablement les communes et les départements ( vers leur disparition à terme ? ) et on chamboulerait les Régions :

 

• Les « intercos » actuelles vont être bousculées sans ménagement parce qu’il faut qu’elles rentrent dans de grandes intercommunalités imposées ( avec des pics de 300 000 habitants minimum pour la Région Parisienne ! ), remettant en cause des projets volontaires de coopération construits depuis des années.

 

• Seraient transférées à ces « intercos » et aux métropoles des compétences communales à caractère stratégique comme l’urbanisme, la maitrise des sols, l’habitat, l’urgence sociale…

 

• Une nouvelle tutelle serait recréée avec l’instauration de la conférence territoriale pilotée par le Préfet et la région, pouvant décider de schémas d’action en dehors desquels les financements et subventions ne peuvent être engagés. Dans ces conditions, quel pouvoir d’initiative pour les communes et les départements ?

 

• La réforme a aussi pour but d’exploser et de restructurer les services publics pour arriver à l’objectif de réduction de 4,5 milliards de réduction des dotations aux collectivités sur trois ans.

 

 

Ce projet consacrerait également un retrait important de l’Etat de ses missions et de ses financements garantissant l’égalité des droits sur l’ensemble du territoire. C’est par exemple des dessertes ferroviaires qui seraient abandonnées dans de nombreuses régions. Les régions « les moins riches » seraient de fait particulièrement exposées au démantèlement des services publics restant sur leur territoire.

 

En guise de « décentralisation », ce serait plutôt la concentration du pouvoir entre les mains de quelques élus régnant sur d’immenses territoires, dans une République démembrée et affaiblie. Les premières victimes seraient les habitants les plus modestes, les plus fragiles.

 

Exit les citoyens, place aux technostructures !

Ce projet se situe dans le droit fil de la « Réforme Sarkozy » des territoires en 2010 qui avait été si contestée. Il s’inspire directement des critères libéraux de convergences européens.

 

Ainsi par exemple il contient la notion de « service au public » au lieu de service public, il institue dans les territoires des maisons de service au public ouvertes… aux prestations du privé !

 

Avec comme première étape la métropole « libérale et intégrée », ce projet vise à mettre en coupe réglée toute l’énergie et l’action publiques, toutes les institutions, afin qu’elles s’insèrent dans le mode de vie de la compétition mondialisée, de la rentabilité maximale. Pour cela il faut éloigner les élus des citoyens, faire la part belle aux technostructures, aux demandes locales du patronat. C’est aussi de nouvelles règles instituant une hiérarchisation des collectivités, remettant en cause leur libre administration.

 

 

Vive la commune !

 

L’effacement de la commune est particulièrement prégnant dans le projet de loi. Le premier ministre nous le fait clairement comprendre lorsqu’il se dit favorable à un « super maire » de la métropole dès 2020 ! Effacer la commune, sa capacité d’initiative et de coopérer, ne peut être accepté.

 

Les communes sont en effet l’espace historique de citoyenneté et d’intervention des habitants, des lieux de résistance, de créativité, de projets et de décisions partagées. Ce sont le coeur battant de la République ! Une véritable démocratisation suppose au contraire de s’appuyer sur cet espace historique pour créer de nouveaux droits, de nouvelles libertés pour que s’épanouisse une nouvelle citoyenneté de toutes et de tous sur tous les sujets qui engagent leur vie.

 

L’ANECR propose de s’engager sans tergiverser dans le processus donnant le droit de vote aux résidents étrangers pour les élections locales. Elle propose également de faire des communes des lieux de consultation obligatoire sur les grands projets, de développer la démocratie participative, du local au global. Agissons pour une VIème République, démocratisée, sociale et citoyenne !

 

Derrière cette réforme, on nous cache un changement de République !

 

 

PDF - 204.9 ko

L’affaire est trop sérieuse pour que les citoyens ne soient pas consultés.

 

Les conditions doivent être créées d’un referendum !



Ce projet organise l’austérité au plan local et répond aux exigences de compétitivité libérale. Pour cela, il organise sans détours la casse de la démocrat ie locale et l’éclat ement de l’égalité républicaine entre les territoires.

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 03:58

par Olivier Biffaud, journaliste

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 07:18

Affaire Sarkozy-Kadhafi: retour sur les épisodes précédents

Par Amandine Seguin, publié le 19/04/2013 à 17:25, mis à jour à 17:56

Une information judiciaire a été ouverte ce vendredi pour enquêter sur les accusations de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi. L'Express fait le point sur l'affaire Sarkozy-Kadhafi. 

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Affaire Sarkozy-Kadhafi: retour sur les épisodes précédents

POLITIQUE- Les juges vont enquêter sur les accusations de financement, par le colonel Kadhafi, de la campagne de Nicolas Sarkozy, en 2007.

afp.com/Franck Fife

Des juges vont enquêter sur les accusations de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 lancées par l'homme d'affaires Ziad Takieddine. Le parquet de Paris a ouvert ce vendredi une information judiciaire contre X pour "corruption active et passive", "trafic d'influence", "faux et usage de faux", "abus de biens sociaux", "blanchiment, complicité et recel de ces délits".  

Les juges n'enquêteront pas, en revanche, sur le document publié au printemps 2012 par Mediapart. Ce volet de l'affaire reste en enquête préliminaire, ouverte après la plainte pour "faux et usage de faux et "publication de fausse nouvelles" déposée par Nicolas Sarkozy le 30 avril 2012 contre Mediapart.  

Retour sur les dates-clés de l'affaire Sarkozy-Kadhafi. 

16 mars 2011: accusation de Saïf al-Islam Kadhafi

Le fils de Mouammar KadhafiSaïf al-Islam Kadhafi, accuse le Nicolas Sarkozy, alors président de la République française, d'avoir reçu de l'argent libyen. 

Dans un entretien accordé à la chaîne Euronews, il déclare: "Tout d'abord, il faut que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. C'est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler. La première chose que l'on demande à ce clown, c'est de rendre l'argent au peuple libyen. Nous lui avons accordé une aide afin qu'il oeuvre pour le peuple libyen, mais il nous a déçus. Rendez-nous notre argent. Nous avons tous les détails, les comptes bancaires, les documents, et les opérations de transfert. Nous révélerons tout prochainement."  

19 mars 2011: début de l'intervention en Libye

L'intervention militaire en Libye est déclenchée le 19 mars 2011 sans que le fils de Kadhafi n'ait présenté ses preuves. Saïf al-Islam Kadhafi est capturé par les insurgés le 18 novembre 2011 dans le sud de la Libye, à quelques kilomètres de la frontière algérienne. Il sera transféré dans la ville de Zentane pour être détenu dans un lieu secret. 

25 octobre 2011: déclarations d'un ancien Premier ministre libyen

L'ex-premier ministre libyen Baghdadi Ali al-Mahmoudi évoque la question du financement par le régime Kadhafi de la campagne de Nicolas Sarkozy, lors d'une audience devant la cour d'appel de Tunis, qui examinait la demande d'extradition déposée par la Libye à son encontre.  

12 mars 2012: Médiapart publie une note

Le site d'information indique avoir eu accès à une note datée du 20 décembre 2006.  

Ce document indique que les modalités de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy auraient été réglées lors de la visite en Libye de Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux le 6 octobre 2005, pour un total de 50 millions d'euros.  

Une seconde note datée du 22 septembre 2005, évoquerait un tête-à-tête de Nicolas Sarkozy avec le chef libyen. 

15 mars 2012 : Mediapart présente Jean-Charles Brisard, l'auteur de la note

Le site d'information présente Jean-Charles Brisard comme un enquêteur privé, proche de l'UMP. Celui-ci confirme la présence de Brice Hortefeux dans le montage financier.  

16 mars 2012: Jean-Charles Brisard dément les publications de Médiapart

Le site d'Edwy Plenel explique que Jean-Charles Brisard veut s'écarter de la publication qui désormais le gêne.  

Jean-Charles Brisard transmet un démenti à Mediapart que le média en ligne transcrit dans son intégralité. Dans celui-ci, il évoque une "manipulation grossière", il condamne l'usage de son nom, et considère l'affaire comme une "affabulation journalistique". 

19 décembre 2012: déclarations de Ziad Takieddine

Ziad Takieddine, un homme d'affaire qui a servi d'intermédiaire pour des contrats internationaux, est entendu par le juge Renaud Van Ruymbeke, le 19 décembre. Le juge l'interroge à sa demande sur son éventuelle complicité dans le financement illicite de la campagne Balladur de 1995.  

Ziad Takieddine déclare que le régime libyen de Mouammar Kadhafi se serait montré particulièrement généreux envers la France. Son aide financière ne s'est pas limitée à la campagne du candidat Sarkozy, assure-t-il. Elle se serait poursuivie après l'accession de ce dernier à l'Elysée. "Je peux vous fournir les éléments existants sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy", promet Ziad Takieddine.  

Le montant de cette aide dépasserait les 50 millions d'euros, somme un temps évoquée par l'un des fils du dictateur. Elle aurait été très abondante "en décembre 2006 et janvier 2007", ajoute l'intermédiaire franco-libanais. 

Devant le juge, Ziad Takieddine avait évoqué plusieurs rencontres, avant l'élection présidentielle de 2007, entre Bachir Saleh, alors secrétaire particulier de Mouammar Kadhafi, et Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. 

27 février: perquisitions chez Claude Guéant

Des perquisitions sont menées au domicile et dans les bureaux de Claude Guéant, fin février. 

11 avril: perquisition au domicile de Ziad Takieddine.

Une perquisition est menée au domicile de Ziad Takieddine. Dès le lendemain, ce dernier a réaffirmé à la presse que les preuves existent et sont en possession de "quatre personnes, qui ne se trouvent pas en France". 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 07:13

 

Visite de Mouamar Kadhafi à Paris en 2010

POLITIQUE -  le 19 Avril 2013

 

La justice va enquêter sur les liens financiers entre Sarkozy et la Libye

 

 

Le parquet de Paris a ouvert ce vendredi une information judiciaire sur les accusations d'un soutien financier de la Libye à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Selon une source judiciaire citée par l'AFP, l'information judiciaire a été ouverte contre X pour "corruption active et passive", "trafic d'influence", faux et usage de faux", "abus de biens sociaux", "blanchiment, complicité et recel de ces délits". L'homme d'affaire franco-libanais Ziad Takieddine avait affirmé le 19 décembre détenir les preuves d'un financement par la Libye de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy.

Plus de 50 millions

Ziad Takieddine, plusieurs fois mis en examen dans l’affaire Karachi, a assuré au juge Van Ruymbeke détenir des preuves que Nicolas Sarkozy et Claude Guéant ont touché de fortes sommes de la Lybie pour financer la campagne de 2007 de l’UMP. Et selon le douteux homme d’affaire, les sommes dépasseraient les 50 millions d’euros. C’est le Parisien du jour qui le révèle. Selon ce qu’il a affirmé au quotidien, Ziad Takieddine aurait vu les preuves et sait où elles se trouvent.  Et il l’a dit au juge Van Ruymbeke, se disant près à les mettre à sa disposition si la justice ouvrait une instruction sur le financement de la campagne de Sarkozy de 2007 distincte de l’affaire Karachi. Outre le financement politique par Kadhafi, Takieddine assure que 3 entreprises françaises, dont l’une en partie possédée par le fils de Claude Guéant, auraient bénéficié de contrats fictifs en Libye.

Deux services sur l'enquête

Ziad Takieddine a été reçu le 19 décembre dernier à sa demande par le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke. Le procès-verbal de ses déclarations a été transmis au parquet de Paris, déjà saisi d'une plainte pour "faux" de Nicolas Sarkozy contre le site d'informations Mediapart, qui a publié en avril 2012 un document attribué à un ancien dignitaire libyen indiquant que le régime avait accepté de financer la campagne de Nicolas Sarkozy.

Le parquet a saisi conjointement la Division nationale d'investigations financières et fiscales (DNIFF) et la Brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) qui a mené des investigations, a-t-on indiqué de source judiciaire.

Perquisitions et documents

Les domiciles de Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur à l'époque des faits présumés, et de Ziad Takieddine ont respectivement été perquisitionnés fin février et la semaine dernière. Au lendemain des perquisitions à son domicile, Ziad Takieddine, qui est par ailleurs mis en examen dans le volet financier de l'affaire de Karachi, a demandé des garanties à la justice avant de fournir "des preuves".

"Les documents existent, j'en ai pris connaissance, ils ne sont pas chez moi mais je peux dire où ils se trouvent à la justice qui viendra me le demander", avait-il déclaré. Ziad Takieddine avait notamment évoqué des rencontres entre Bachir Saleh, secrétaire particulier de l'ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, et Claude Guéant pour discuter des modalités de ce financement présumé, qui porterait sur un montant total supérieur à 50 millions d'euros.

Même accusations du fils de Kadhafi

Ces allégations ne sont pas neuves, Saïf al Islam Kadhafi, le fils de l'ancien dirigeant libyen, ayant à plusieurs reprises affirmé que son pays avait financé la campagne de 2007 de l'ancien président. Mais Ziad Takieddine dit avoir vu les preuves, et savoir où elles se trouvent. L'ancien ministre UMP de l'Intérieur, Claude Guéant, a récemment annoncé son intention de porter plainte contre l'homme d'affaires, jugeant ses allégations "sans fondement". L'enquête préliminaire pour "faux" est toujours en cours, a-t-on précisé vendredi de source judiciaire.

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    22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 08:09

    la_ville_qui_ne_connait_pas_de_21_avril.jpg

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    18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 09:22
    Fédération de l'Oise

    Résultats de la Législative partielle Beauvais-Sud - 17 mars 2013

    Résultats Législative partielle Beauvais-Sud - 1er tour - 17 mars 2013

    Inscrits Votants Abst. Exprimés

    B&N

    Potchtovik (LO) Ripart (FG) Houssin (PS) Mancel (UMP) Italiani (FN) Ramel (SE) Lesaege (PP)
              Voix % Voix % Voix % Voix % Voix % Voix % Voix %
    85 530 28 044 67,21 27 269   428 1,57 1 811 6,64 5 828 21,37 11 073 40,61 7 249 26,58 342 1,25 538 1,97
    Rappel : Législatives 2012 - Beauvais-Sud - 1er tour - 3 juin 2012j
    86 065 50 620 41,18 49 654 1,91 363 0,73 2 609 5,25 15 143 30,50 16 564 33,36 11 534 23,23        

    Commentaires :

    • abstention énorme avec seulement 32,79 % de participation ;
    • seul le député sortant UMP franchit de justesse la barre des 12,5 % des inscrits ! 
    • l'abstention frappe d'abord massivement les électeurs du PS qui passe de 30,5 % à 21,37 % et perd les 2/3 de ses voix en 9 mois ; 
    • le FN obtient 26,58 % contre 23,23 % et se trouve « repêché » pour le 2nd tour ; 
    • l'UMP Mancel - qui ne retrouve pas non plus ses voix de juin 2012 - progresse tout de même en pourcentage des exprimés et passe de 33,36 % à 40,61 %. 

    Dans ce contexte de crise, le seul signe d'espoir vient du score en progrès des deux jeunes candidats du Front de gauche qui obtiennent 6,64 % contre 5,25 % avec des résultats très intéressants notamment sur Beauvais (10,25 % et + 2,25 et des scores à plus de 15 % sur certains bureaux) et Sérifontaine, ville ouvrière de 2 800 habitants où nous passons en tête de tous les candidats avec 26,5 % contre 16,5 % en juin 2012 ! 

    Un encouragement à poursuivre l'action et les initiatives du Front de gauche car plus que jamais « on ne lâche rien ! »

     

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    24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 23:55

    "Sans Hénin-Beaumont, on n'aurait sans doute pas du tout parlé du Front de gauche"

    Proposé par Julie Guesdon

    [Même s'il était] justifié ue Jean-Luc Mélenchon relève ce défi contre le FN [...]notre campagne nationale a été décentrée et ne portait plus sur la question de l'alternative politique [proposée par le parti de gauche]

     

    Le PCF Francis Parny regrette la focalisation de la campagne sur le Front national. Le Figaro relève, vendredi 22 juin, les critiques du parti de gauche après la débâcle des élections législatives. Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris, rejoint ce constat :

    Il n'y a pas eu de campagne nationale du Front de gauche. Nous aurions dû être portés par une dynamique conquérante. Au lieu de cela, chacun a mené sa bataille sans ligne commune.

     

    Pourtant, la sur-médiatisation de Hénin-Beaumont aux dépens des idées du PCF n'est pas la seule responsable. Le Parti socialiste est mis en cause. André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme et président du groupe parlementaire communiste qui devrait être constitué, estime que sans Hénin-Beaumont, on n'aurait même pas parlé du Front de Gauche. Il en veut davantage au PS qu'à Jean-Luc Mélenchon :

    La base communiste en veut terriblement aux socialistes de s'être comportés comme des chiens avec eux.


    Moi-même, j'ai été l'objet d'attaques très frontales du PS.


    C'est l'échec de l'accord avec le PS sur les circonscriptions menacées par le FN qui a brisé le lien entre le Front de gauche et le peuple de gauche qui voulait le changement incarné par Hollande.


    Nous avons sous-estimé à quel point le PS allait faire un enjeu de battre Jean-Luc Mélenchon, d'où la présence sur le terrain de Martine Aubry et de Jean-Marc Ayrault

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    20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 06:52

    En 2012, le Parti communiste retrouve le même nombre de députés qu'en 1958 après les législatives

    • Pierre Magnan
    • Publié le 19/06/2012 à 12H05, mis à jour le 19/06/2012 à 17H56
    Pierre Laurent, Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon

    Pierre Laurent, Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon

    Avec dix députés élus sur dix-neuf sortants pour le Front de gauche, qui rassemble les élus du PC et du Parti de gauche, les législatives de 2012 marquent un nouveau recul du Parti communiste. Retour sur les scores du Parti communiste depuis 1958.

    Le Parti communiste n'a pas profité du poids médiatique de Jean-Luc Mélenchon, son allié dans le Front de gauche. Dans un contexte de forte poussée de la gauche, le PC et son allié, le Parti de gauche, perd près de la moitié de ses élus lors des législatives de 2012.

    Malgré leur 11,1 % à la présidentielle, le Parti communiste et le Parti de gauche, qui espéraient bien élargir leur assise à l'Assemblée (19 députés dont 16 communistes ou apparentés et trois PG en 2007), devront se contenter de 10 députés dans la prochaine mandature (9 PC et un PG, Marc Dolez).

    Pas de groupe parlementaire en 1958

    Un score qui lramène le Parti communiste à 1958, lors des débuts de la Ve République, quand il ne put former de groupe car il ne comptait que 10 élus. En 1958, premières législatives après le retour du Général De Gaulle, le PCF avait réuni 18,9 % des voix, mais n'avait obtenu, à cause du scrutin majoritaire, que 10 députés, un chiffre insuffisant pour former un groupe parlementaire. Les députés communistes faisaient donc parti des non-inscrits à l'Assemblée nationale.

    Lors des législatives suivantes, en 1962, le PC obtient plus de 21% des voix  (beaucoup plus que le PS d'alors, la SFIO) et 41 députés. Il peut reformer un groupe à l'Assemblée.

    86 députés dans le groupe PCF en 1978

    Après les législatives de 1967 -qui faillit voir une victoire de la gauche- le PCF forme un groupe de 71 députés (22,5 % des voix). Le groupe compte même 73 membres grâce à deux personnalités extérieures au PCF. Après les événements de 1968 et la dissolution de l'Assemblée voulue par le président De Gaulle, les élections de juin 68 marquent un fort recul de la gauche:  le PCF perd plus de la moitié de ses élus. Le groupe ne compte plus que 34 élus.

    Les législatives de 1973 et de 1978 confirment le poids du PCF dans ses bastions historiques, dans la banlieue parisienne notamment. En 1973, le groupe PCF compte de nouveau 73 membres et en 1978 le groupe communiste atteint 86 membres (avec plus de 20% des voix).

    La vague rose fait reculer le PCF en 1981

    En 1981, la première vague rose, dans les pas de la victoire de François Mitterrand, marque le grand recul du PCF qui n'obtient que 16,1% des voix. Le triomphe des socialistes aux législatives se fait en partie sur le dos du PC qui perd la moitié de ses sièges. Le groupe communiste - alors que le parti est au gouvernement pour la première fois depuis le début de la Ve République - est réduit à 44 membres (dont un apparenté).

    La proportionnelle de 1986 n'est guère plus favorable au PCF, qui passe sous les 10% dans un contexte de recul de la gauche. Son groupe passe à 35.

    Dès lors, le poids du PC, en chute constante depuis 1981, ne sera plus jamais le même. Doté encore d'un groupe de 25 membres en 1988 (au lendemain de la réélection de François Mitterrand), il arrive à se maintenir malgré la chute du mur de Berlin en 1989.

    Après la vague bleue de 1993, son groupe se maintient à 23 élus (grâce à sa bonne implantation locale) avant de progresser (36 membres) avec la victoire de la gauche plurielle en 1997.

    2012 : comme en 1981, la gauche fait reculer le PC

    Les législatives gagnés par la droite en 2002 et en 2007 marquent un nouveau recul du groupe communiste qui ne porte plus ce nom et compte sur des alliés pour exister. Le groupe "communiste et républicain" compte 21 membres en 2002 et la "gauche démocrate et républicaine" en 2007 en compte 24 (dont 19 PC ou apparentés).

    Avec 10 membres, lors de cette nouvelle législature, le PCF - et son allié du Parti de gauche - est revenu aux basses eaux de 1958. Pour former un groupe parlementaire (15 membres, selon les dernières règles que s'est fixée l'Assemblée), il va s'allier avec des députés d'outre-mer.

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    Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS
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    17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 22:00

     

    Les premières estimations, ce soir, confirment le basculement de l'Assemblée nationale à gauche. La page du pouvoir sarkozyste en France est définitivement tournée mais le parti de l'ancien président sauve un nombre substantiel de sièges. Il ne fait aucun doute que la droite saura s'en servir pour multiplier les obstacles au changement dans notre pays. L'entrée du FN dans l'hémicycle qui reste heureusement circonscrite est un signal d'alarme supplémentaire.

     

    A gauche, le Parti socialiste parvient à son objectif et dispose à lui tout seul d'une majorité absolue. Le Front de gauche aura moins de députés malgré un gain en nombre de voix et en pourcentage mais les conditions semblent ce soir réunies pour la constitution d'un groupe à l'Assemblée. Si cela se confirme, c'est une bonne nouvelle pour la démocratie.

     

    Force est de constater, cependant, que le mode de scrutin et l'inversion du calendrier électoral dénaturent la portée des élections législatives et déforment le paysage de l'Assemblée nationale au profit du bipartisme. A gauche, la majorité législative est ainsi distordue par rapport à la réalité de la majorité politique de gauche dans le pays. Le PS totalise 65% des voix de la gauche à l'élection présidentielle, près de 70% avec ses alliés aux législatives et obtient  plus de 90% des députés de gauche.

     

    Le Front de gauche totalise 25% des voix de gauche à la présidentielle, 15% aux législatives et compte moins de 5% des députés de gauche. C'est une anomalie provoquée par une logique institutionnelle implacable qui, de scrutins en scrutin, a permis aux deux plus grosses formations de monopoliser aujourd'hui 90% des sièges à l'Assemblée nationale.

     

    En dépit de cette injustice, le Front de gauche avec l'influence qui est la sienne dans le pays, avec ses deux groupes au Parlement, ses élus sur le territoire et au Parlement européen, entend être une force d'initiatives et de propositions active et positive pour la réussite du changement dans notre pays.

     

    Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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