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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 21:26

12 juin 2012

Braouezec se maintient en Seine-Saint-Denis et perd le soutien du PCF

Patrick Braouezec, en campagne le 8 juin à Saint-Denis.

 

Arrivé en deuxième position avec 31,17 % des voix, derrière le socialiste Mathieu Hanotin (36,51 %), Patrick Braouezec, député sortant et candidat du Front de gauche apparenté communiste, a décidé de se maintenir, mardi 12 juin, dans la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis. Une décision qui intervient malgré un accord départemental de retrait réciproque signé entre le Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts et Le Parti communiste. L'accord veut ainsi que le candidat de gauche arrivé en seconde position se retire au profit du premier.

 

"Je vais gagner, explique M. Braouezec, qui compte sur l'aide des abstentionnistes qui ont représenté 56,52 % au premier tour. Saint-Denis a toujours été une terre de résistance. Elle va continuer de l'être." Il appelle ses partisans à une "réunion de mobilisation", mardi soir, soit après le dépôt des candidatures à la préfecture.

 

Près de 1 200 voix d'écart


La partie ne sera cependant pas facile pour le député sortant, qui doit rattraper un retard de près de 1 200 voix. Mais surtout, celui qui est aujourd'hui à la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), membre du Front de gauche, perd le soutien de son ancien parti, le PCF. "C'est une décision personnelle de Patrick Braouezec, explique Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Nous n'avons pas d'autre feuille de route que le respect de l'accord départemental et nous soutiendrons l'ensemble des candidats de gauche arrivés en tête." En clair, la place du Colonel-Fabien se démarque du candidat. Localement, M. Braouezec a cependant reçu le soutien du Front de gauche de Saint-Denis, Pierrefitte et Villetaneuse, qui appellent à voter pour lui pour "faire entendre cette gauche exigeante" incarnée selon eux par le député sortant.

 

Les autres candidats communistes du département peuvent se rassurer. La décision de M. Braouezec ne devrait pas entraîner de représailles côté socialiste. "On essaie d'être responsable pour deux, souligne Christophe Borgel, chargé des élections au PS. On considère que le PCF a fait son travail. Il y a une différence entre ce que dit le candidat et ce que fait le PCF." En l'état, en Seine-Saint-Denis, Najia Amzal (PS) se retire en faveur de Marie-George Buffet (PCF), tout comme Stéphane Gatignon (EELV) en faveur de François Asensi (FASE). Jean-Pierre Brard (app. PCF), lui, cède la place à Razzy Hammadi (PS), arrivé en tête.

 

Raphaëlle Besse Desmoulières et Sylvia Zappi

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 21:08

aumont

  - le 12 Juin 2012

A Hénin-Beaumont, Front républicain contre Marine Le Pen

Le Front de gauche comme le candidat MoDem soutenu par l'UMP ont appelé les électeurs de la onzième circonscription du Pas-de-Calais à voter pour le candidat socialiste Philippe Kermel et à battre Marine Le Pen au second tour, dimanche prochain.


Ce mardi, le candidat de la droite, Jean Urbaniak, a appelé à "empêcher l'entrée à l'Assemblée nationale" de Marine Le Pen et implicitement à voter pour son rival, le candidat du PS Philippe Kemel. Estimant que sa candidature, qui a recueilli 7,86% des suffrages au premier tour, a "permis de barrer la route au vote de Mme Le Pen", le candidat Modem soutenu par l'UMP affirme qu'il s'agira au second tour de "poursuivre le combat engagé et très clairement d'empêcher l'entrée à l'Assemblée nationale de Mme Le Pen. Tous les républicains devront se rassembler pour cet objectif".

 

"Pas une voix ne doit manquer"


Lundi soir, Jean-Luc Mélenchon, arrivé au premier tour troisième (21,48%) derrière Philippe Kemel (23,50%) et Marine Le Pen (42,36%) a clairement indiqué sur France 2: "J'exprime mon soutien à la candidature de M. Kermel pour le deuxième tour et je lui souhaite bonne chance face à Madame Le Pen."

 

En parallèle, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a souligné dans un communiqué cosigné avec plusieurs élus communistes du Pas-de-Calais, que "pas une voix ne doit manquer pour battre l'extrême droite". Affirmant que le candidat FG a recueilli dimanche "plus de 900 voix supplémentaires par rapport à la présidentielle de 2012", Pierre Laurent a appelé "l'ensemble des électrices et des électeurs attachés aux valeurs de la République à se rassembler le 17 juin autour de la candidature de Philippe Kemel".

 

Cet appel est co-signé par Hervé Poly, premier secrétaire de la fédération PCF du Pas-de-Calais, qui était le suppléant de Jean-Luc Mélenchon, et par Bernard Baude, Bernard Czerwinski, Bernard Staszewski et Jean Haja, maires respectivement de Méricourt, Drocourt, Evin Malmaison et Rouvroy.

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 13:57

Jean-Luc Mélenchon : « Cette campagne poisseuse est pour moi une vraie rupture affective avec le PS ! »

Publié le 12/06/2012 à 05h03

Un rêve passe... mais pas un ange. La fureur de ces quatre semaines de campagne, Jean-Luc Mélenchon l'a toujours au creux de l'oreille. Mais pas que... Car, au-delà des chausse-trappes lui ayant miné le terrain et des non-relations avec le candidat PS qu'il déplore, le patron du Front de gauche ne regrette rien de cette expérience. À telle enseigne qu'il envisagede prolonger l'aventure en se cartant désormais dans ce coin de bassin minier afin d'y faire proliférer les graines fraîchement semées. Entretien.

Jean-Luc Mélenchon ne regrette rien... À telle enseigne qu'il annonce s'implanter dans le secteur! PHOTO DELPHINE PINEAU

- Cela avait tout du saut dans l'inconnu que ce parachutage décidé de manière impromptue voici quatre semaines ?

 

« Ça a été une très belle expérience humaine pour moi, j'ai découvert un visage de ce pays que je ne soupçonnais pas et c'était très fort ! Les gens m'ont vraiment impressionné et il y a ici une réalité populaire extrêmement attachante... Ce qu'a déclaré Mme Le Pen au sujet de l'immigration a solidarisé beaucoup de monde autour de moi qui m'ont vécu comme un point d'appui, un rempart, une digue. Et ça a été très émouvant à vivre, ça ! »

 

- Vous avez vécu en quelques jours ce que vous n'aviez jamais rencontré ailleurs..

 

. « Le deuxième rideau de cette campagne a été pour moi une nouveauté avec tous ces tracts anonymes diffusés à une cadence infernale. J'avais déjà vécu des trucs bizarres dans le passé avec, souvent, en fin de campagne, une boule puante balancée, mais là ça a été à un rythme incroyable ! J'ai retrouvé le pire de ce que j'avais déjà vécu lors de la dernière semaine de la présidentielle. Et puis j'ai souffert du manque absolu de solidarité des socialistes ; je m'attendais à un minimum de gestes au moins fraternels face à ce déluge de choses répugnantes. Mais, au contraire, j'ai lu dans la presse que, pour eux, le réel adversaire, c'était moi ! Cette campagne poisseuse est pour moi une vraie rupture affective avec eux. Je n'ai jamais caché mes divergences avec le PS mais je m'étais imaginé, après le second tour de la présidentielle notamment, que se maintenait entre nous un certain nombre de liens de camaraderie en dépit des désaccords. Il n'en est rien mais il fallait que je l'éprouve de manière violente pour qu'en quelque sorte se termine le divorce amorcé en 2008... »

- Il faut tout de même rappeler que, lorsque vous êtes arrivé, l'un de vos premiers mots concernant les socialistes du Pas-de-Calais a été "Je n'ai pas besoin de ces bras cassés..."

 

« Je ne voulais pas que l'on mélange les genres parce que moi je n'ai rien demandé au PS, après le deuxième tour de la présidentielle. Alors, en arrivant ici, j'étais parti de l'idée que chacun ferait sa campagne avec son propre contenu politique. Et en ça je me suis trompé puisque la campagne de M. Kemel a été "Je connais personnellement M. Hollande, votez pour moi". C'est-à-dire quelque chose qui, politiquement, n'est pas loin du néant... »

 

- Vous regrettez cette absence de débat d'idées entre vous ?

 

« Non, je crois finalement que c'est dans l'ordre des choses. C'est peut-être moi qui ai fait preuve de naïveté à cet égard... Vous savez, pour moi, c'était un devoir de me comporter comme si nous avions affaire à un débat rationnel, c'est ma manière à moi de mener le combat et je n'en changerai pas parce que je pense que c'est comme ça qu'il faut faire ! Est arrivé ce qui est arrivé, mais je ne me sentirai jamais humilié par le vote de mes concitoyens : on arrive ou pas à convaincre, c'est tout, surtout lorsqu'on est dans la peau d'un challenger, ne l'oubliez pas... S'il y avait eu une campagne de gauche moins nombriliste, je suis persuadé que la digue de gauche aurait été plus puissante aujourd'hui. Mais quand on n'espère que récolter les dividendes de la notoriété du président de la République... Et puis je resterai à jamais choqué que Mme Aubry ait pu dire qu'en menant ma campagne je permettais à Mme Le Pen d'exister ! »

 

- Cette campagne, si elle était aujourd'hui à refaire, vous y changeriez quoi ?

 

« Je n'ai pas de regrets, je pense que j'ai bien fait de venir ici, j'ai dynamisé mon camp et redonné de la fierté à ce que nous représentons qui est une force ascendante... Moi j'ai gagné 1 000 voix et 8 points pendant que M. Kemel en perdait 8 000, se retrouvant même derrière moi à Hénin, tout en donnant la surprenante impression de se satisfaire de ce résultat...  »

 

- Serez-vous au service de M. Kemel pendant cette campagne de second tour ?

 

« C'est aux socialistes de désormais créer une dynamique et de convaincre. Mme Aubry a dit qu'ils n'avaient besoin de personne pour gagner alors... D'un autre côté, Kemel ne m'a rien demandé, on n'a d'ailleurs eu, à ma grande surprise, aucun contact dimanche soir. Et puis je ne sais pas à quoi je pourrais leur servir, je crois plutôt qu'il ne faut pas que je les gêne lors de ce second tour au vu de tout ce qu'ils ont pu dire de moi... Ce dimanche, il faut savoir que M. Kemel n'a même pas eu un geste de courtoisie à mon égard lorsque je suis passé à Carvin, ce qui n'a pas été le cas avec les autres maires de la circonscription... » •

 

PAR PASCAL WALLART

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 13:20
Le tweet de Valérie Trierweiler en soutien à Olivier Falorni, le 12 juin 2012.
Le tweet de Valérie Trierweiler en soutien à Olivier Falorni, le 12 juin 2012. (DR)

Récit La compagne du chef de l'Etat a tweeté ses encouragements à Falorni, dissident PS qui met en difficulté Ségolène Royal aux législatives à La Rochelle. François Hollande avait ce matin apporté son soutien officiel à son ex-compagne.

Par MATTHIEU ECOIFFIER, LAURE BRETTON

Scène de ménage au sommet de l’Etat sur fond d'élections législatives. En 140 signes, la longueur d’un tweet, Valérie Trierweiler, la compagne du président de la République, a déclenché une tempête médiatico-politique. Ce matin, François Hollande a apporté son soutien officiel à Ségolène Royal, mise en ballottage sévère par Olivier Falorni, dissident PS dans la 1re circonscription de Charente-Maritime. Sur son compte Twitter, Valérie Trierweiler a envoyé de son côté un message de soutien à ...Olivier Falorni: «Courage à Olivier Falorni qui n’a pas démérité, qui se bat aux côtés des Rochelais depuis tant d' années dans un engagement désintéressé.»


Valérie Trierweiler a confirmé à l’AFP être l’auteure de ce message. A l’Elysée et à Matignon, plusieurs sources avaient d’abord crié au piratage. Ou essayaient de voir une ironie dans son énoncé. «On partirait vraiment dans autre chose si ce n'était pas un faux», réagissait-on en triple off à Matignon.

 

Dans le camp Falorni, on rappelait que Valérie Trierweiler avait déjà assuré le dissident de son soutien cet été. «Il est très touché de ce soutien amical», a déclaré sa compagne qui a répondu à son téléphone. Olivier Falorni s'est dit un peu plus tard «très touché»: «C'est un message d'amitié personnel.»

«François me fait totalement confiance. Sauf sur mes tweets !»

Voilà donc François Hollande au milieu d’un imbroglio politico-personnel. La dernière apparition publique de Valérie Trierweiler date de samedi dernier à Tulle lors de la cérémonie d’hommage aux 99 pendus. Le lendemain, elle n'était pas présente lors du vote du président de la République aux législatives. Cet hiver, Trierweiler confiait à Libération avoir le sang chaud sur Twitter et répliquer parfois trop vertement dans ses messages. «François me fait totalement confiance. Sauf sur mes tweets! Certains aimeraient que je réagisse moins sur ce réseau social, mais tout le monde respecte ma liberté. J’ai du caractère, on ne peut pas me brider», avait-elle aussi confié, le 28 avril, à Femme actuelle. Jeudi dernier, elle avait démenti tout inverventionnisme politique dans son unique interview radiodiffusée sur France Inter: «C’est juste faux.»

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 07:06

Objet : CANTON DE THOUARS1

 

Le premier constat est la cuisante défaite pour les candidats Lalu et Rousselière dans le Nord Deux-Sèvres, estampillés  « Front de gauche ». En effet, l’on nous avait dit que le rassemblement devait se faire, dans des conditions nouvelles  attendues par les gens, sans que les partis politiques soient nécessairement impliqués par la désignation des  candidats. Et les conditions anti démocratiques avec lesquelles ont été désignés ces candidats contre l’avis majoritaire des communistes de la 3e circonscription qui en avaient choisi d’autres, n’a pas permis que soit réalisé sur le terrain et sur le plan politique le « Front de gauche ». Vous connaissez les raisons sur lesquelles nous reviendrons au cours de semaine. J'ai juste pointé une comparaison  rapide sur le canton de THOUARS 1 où j'étais candidat aux cantonales en 2011.

 

1°) j'avais obtenu 8, 41% des votants, LALU a pour sa part obtenu 4,00 %, soit moins de la moitié......

 

Autre remarque: il y a eu 3343 bulletins exprimés pour les cantonales de 2011 soit une abstention supérieure à 2012 , contre 4696 hier (avec  1153 bulletins supplémentaires exprimés le candidat de l’assemblée citoyenne,  LALU fait 93 voix de moins (188 voix contre 281) si l’on se réfère au canton pour cette première analyse des résultats.

 

Enfin les autres formations politiques qui n'étaient pas présentes aux cantonales ont obtenu un total  de 756 voix soit 65% des  1153 électeurs supplémentaires entre les deux  consultations........

 

La défaite est donc sévère pour les candidats de « l’assemblée citoyenne » que  la fédération du PCF à imposer aux communistes.

 

En revanche, nous relevons l’excellent résultat de la candidate Nathalie Seguin et de son suppléant, communistes,à NIORT, au terme d’une campagne dynamique, intelligente, populaire, adaptée que les militants communistes de la section de Niort ont su définir et impulser.

 

Cela n’a malheureusement pas été le cas dans la 3e  circonscription où, les illusions et la campagne élitiste déconnectées des électeurs et de leurs  aspirations et conduite par des candidats novices et inexpérimentés, et des « conseillers » « en dehors des clous » ont produit ce piètre résultat.

 

Une fois de plus l’expérience démontre que de vouloir écarter les communistes de la bataille politique (car « l’accord » national « n’était pas sans défaut » et qu’il « peut se présenter comme une entrave à la vie démocratique » ) est illusoire. «C’est l’une des seules circonscriptions en France où les candidats ne sont pas issus directement d’un parti » claironnait, pour sa part Thibault Lalu. Car la démocratie nouvelle escomptée n’a pas fait « place au peuple ». L’efficacité  selon laquelle des candidats hors parti « pourraient « amplifier la participation populaire et faire vivre mieux encore la parole collective… » et qu’il ne suffit pas d’être « soucieux n’est pas démontrée. Et les assemblées citoyennes n’ont pas pu « rassembler ni le maximum de voix », ni recevoir « la légitimité » des électeurs citoyens. La dynamique ne s’est réalisée que dans un cercle restreint de militants des assemblées citoyennes sans effet sur les  classes populaires. La direction fédérale et tout particulièrement son premier secrétaire Jean-Pierre Gelot, sont les premiers responsables de cet échec patent. Ils devront en tirer toutes les conséquences lors de la prochaine conférence fédérale.

 

Cordialement. Nénesse

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 00:33

 

Val-de-Marne: le PS fait reculer l'UMP... et le PCF

Le Monde.fr | 11.06.2012 à 03h23 • Mis à jour le 11.06.2012 à 03h23

Par Francis Gouge

 

L'énorme surprise de ce premier tour vient de la 10e circonscription : Pierre Gosnat, député et maire d'Ivry (PCF), est devancé par Jean-Luc Laurent (MRC-PS-PRG), maire du Kremlin-Bicêtre. L'ancien fief électoral de Maurice Thorez n'a jamais connu d'autres élus que communistes depuis la création du parti en 1920.

Le PCF devrait respecter la discipline républicaine et se retirer. Si tel était le cas, le département perdrait alors son dernier député communiste.


L'autre leçon de la soirée, c'est le recul des candidats UMP qui sont tous, à des degrés divers, menacés. C'est particulièrement le cas de Didier Gonzales (3e), Jacques-Alain Bénisti (4e) et Richard dell'Agnola (7e). Patrick Beaudouin (6e) se trouve lui aussi en difficulté dans ce qui était une des places fortes de la droite départementale.

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 00:04

Le Front de gauche en difficulté, le PCF en "déclin"

L'échec de Jean-Luc Mélenchon face à Marine Le Pen à Hénin-Beaumont a cristallisé l'attention. Mais le co-président du Front de gauche n'est pas le seul membre du Parti de gauche à avoir été éliminé dès le premier tour des législatives. Au final, seul Marc Dolez devrait être élu pour le PG. Quant aux députés communistes, leur nombre pourrait également diminuer.


Jean-Luc Mélenchon, Martine Billard ou encore François Delapierre. Aucune de ces trois figures du Parti de gauche ne sera présente, dimanche prochain, au second tour des élections législatives. De manière plus ou moins inattendue, à l'image de l'issue du scrutin dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais qui a tourné à l'avantage de Marine Le Pen, ils ont été éliminés dès le premier tour. Jean-Luc Mélenchon a perdu son combat, initié dès la présidentielle, face au Front national.

La députée sortante et co-présidente du Parti de gauche, Martine Billard - dont la circonscription a été redécoupée - n'est pas parvenue, sans réelle surprise, à se maintenir à Paris.

Même scénario pour l'ancien directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon qui a pris la troisième place dans l'Essonne, loin derrière son rival socialiste Malek Boutih.

 

De son côté, le secrétaire national du PG, Eric Coquerel, termine quatrième en Corrèze. Tout comme la candidate Corinne Morel-Darleux dans la Drôme. A Paris, dans la circonscription de l'écologiste Cécile Duflot, Danielle Simmonet a pris la troisième place avec 16,29% des voix. "Le Parti de gauche obtient quand même des bons scores" dans certaines circonscriptions, affirme Eric Coquerel au JDD.fr, qui rappelle que ce parti "n'a jamais concouru sous ses couleurs".

 

Mais, au final, le Parti de gauche devrait ne compter qu'un seul député le 17 juin prochain. En la personne du député sortant Marc Dolez dans la 17e circonscription du Nord. Le député sortant a en effet pris la tête du scrutin dimanche avec 30,84% des voix. Arrivée deuxième, la candidate socialiste Monique Amghar a d'ores et déjà annoncé qu'elle se retirait. "En vertu de la tradition républicaine en vigueur à gauche, j’annonce ce soir mon désistement au profit du candidat de la gauche arrivé en tête, Marc Dolez", a-t-elle indiqué dimanche soir dans un communiqué, appelant ses électeurs à se reporter sur la candidature du membre du PG. "Je voterai dimanche prochain pour Marc Dolez et les invite à faire la même chose", conclut Monique Amghar.

"Le PC a 100 ans d'histoire, nous trois ans"

Malgré tout, le Parti de gauche ne devrait pas atteindre le nombre de députés actuellement sortants. Dans la législature précédente, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon possédait trois élus au palais Bourbon, contre 16 pour le PCF : Marc Dolez (qualifié), Martine Billard (éliminée) et Jacques Desallangre. Victime de problèmes de santé, ce dernier - qui était élu depuis 1997 - ne se représentait pas cette année dans la quatrième circonscription de l'Aisne. Membre du PG, Frédéric Alliot, qui avait le soutien du sortant, n'a pas reçu l'investiture du Front de gauche, qui lui a préféré le communiste Jean-Luc Lanouilh. Aucun des deux ne sera au second tour, où seront opposées la candidate de l'UMP et une étiquetée Divers gauche. Ils obtiennent respectivement 9,5% (5e place) et 17,31% (4e place). "Nous sommes déçus de n'avoir qu'un député (...) Pour autant, le PG sort renforcé, avec plus de 11.000 militants. Une période s'ouvre", précise Eric Coquerel.

Contacté par leJDD.fr, le directeur général adjoint de l'Ifop, Frédéric Dabi, estime que ce n'est pas un "bon score" pour le Parti de gauche, mais relativise ce résultat par rapport au "déclin" du Parti communiste. "C'est un jeune parti qui n'attendait pas des gains substantiels. Même si le score de Jean-Luc Mélenchon (à la présidentielle) a fait beaucoup rêvé. Cela a été une sorte de miroir aux alouettes et là, c'est le retour à la dure réalité", explique le sondeur. "Le PC a 100 ans d'histoire, nous trois ans. Nous n'avons jamais prétendu être son égal", confirme Eric Coquerel. Sans parler de difficile rapport de force entre les deux formations du Front de gauche, ce dernier reconnaît toutefois que "ce n'est pas quelque chose de positif". "Il vaut mieux de la diversité (...) Mais cela ne remet pas en question l'existence du Front de gauche", poursuit le secrétaire national.

Moins de députés pour le Front de gauche

Mais les projections en sièges - même s'il faut attendre le second tour - ne sont pas très optimistes pour le Front de gauche, qui obtiendrait de 13 à 20 élus selon les instituts de sondage. Contre 19 actuellement. "Ce sont de mauvais résultats. Le PCF n'est pas en mesure de remporter de nouvelles circonscriptions et est en difficulté dans beaucoup de circonscriptions", assure Frédéric Dabi, qui cite notamment l'Ile-de-France et les candidatures de Jean-Pierre Brard (Seine-Saint-Denis), Patrick Braouezec (Seine-Saint-Denis) ou encore Roland Muzeau (Hauts-de-Seine), le porte-parole des députés du Front de gauche. "Le PCF recule surtout face au PS (…) C'est un peu le même phénomène qu'en 1981 où il y avait eu un vote utile en faveur du PS aux législatives, au détriment du PC. Sauf que ce n'est plus la même situation, car à l'époque le PC sortait avec 70 ou 80 sièges", ajoute le sondeur.

 

Pour ce dernier, deux facteurs ont joué dans cette élection : "l'amplification et l'accélération de la tendance présidentielle" et "la très forte focalisation sur Hénin-Beaumont qui a peut-être entravé la campagne des communistes locaux". Les résultats viennent, selon Frédéric Dabi, confirmer le "déclin historique" du PCF, qui "pensait l'avoir enrayé avec le bon score de la présidentielle". "Le phénomène de rééquilibrage en faveur du PS se poursuit", conclut-il. "Nous sommes un peu déçus par rapport à la présidentielle. C'est toujours le cas quand on ne progresse pas d'une élection à l'autre. Mais nous ne sommes pas non plus totalement étonnés", assure au JDD.fr Eric Coquerel, qui évoque le "vote utile" et "la très forte abstention, notamment chez les jeunes et les classes populaires".

 

De son côté, Pierre Laurent, a déclaré que le résultat global "confirme l'ancrage national" du Front de gauche, "qui est à nouveau la seconde force de la gauche" devant les écologistes. Mais le numéro 1 du PCF a jugé "impensable" que le Front de gauche n'ait pas de groupe à l'Assemblée nationale, demandant au PS d'envisager de "modifier le règlement" sur le nombre minimal d'élus nécessaires à la constitution d'un groupe. Ce chiffre était de 30 jusqu'en 1988, il est passé à 20, puis à 15 en 2009. "La survie du groupe communiste se joue", confirme Frédéric Dabi.

 

Anne-Charlotte Dusseaulx - leJDD.fr

lundi 11 juin 2012

 
Pierre Laurent Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent lors d'un meeting à Lille en mars dernier. (Maxppp)

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 23:56
Mélenchon perdant, le PCF poursuit sa chute

A l'image de Jean-Luc Mélenchon, devancé par Philippe Kemel (PS) à Hénin-Beaumont, bon nombre de députés sortants communistes ont été battus par des socialistes, rendant difficile un groupe FG à l'Assemblée, un choc pour le PCF après des années de chute inexorable.

 

Lundi, après une "brève" réunion du FG, le numéro un du PCF, Pierre Laurent, a dit à l'AFP que "de toute façon, il n'y aura(it) pas 15 députés", nécessaires à la constitution d'un groupe. La direction du FG imaginait pourtant dépasser ses 19 sortants (16 PCF et apparentés, 3 Parti de gauche).

 

Désormais, M. Laurent compte sur un abaissement du seuil, comme EELV l'avait obtenu au Sénat en décembre avec ses 10 élus, alors que sous la Ve République, le PCF, qui a compté jusqu'à 86 députés en 1978, a toujours disposé d'un groupe à l'Assemblée (sauf de 1958 à 1962).

 

Selon lui, "11 sièges sont jouables" en métropole dont "neuf sont certains, si les désistements réciproques se font normalement", ce que Martine Aubry, la première secrétaire du PS, lui a assuré par téléphone.

 

Le Parti de gauche a aussi critiqué le mode de scrutin, soulignant qu'à la proportionnelle, le FG, qui progresse avec 6,91%, aurait "40 députés". Problème, dans un scrutin majoritaire, les socialistes ont quasiment partout devancé leurs candidats.

Symbole de la défaite, Jean-Luc Mélenchon retournera donc au Parlement européen après son cuisant échec à Hénin-Beaumont. François Delapierre, son directeur de campagne à la présidentielle, a été éliminé par Malek Boutih (PS) dans l'Essonne, tout comme la sortante Martine Billard à Paris.

 

De nombreux élus ont subi le même sort dans la "banlieue rouge", du porte-parole des députés FG Roland Muzeau à Marie-Hélène Amiable (Hauts-de-Seine) qui vont se désister.

 

En Seine-Saint-Denis, un accord de désistement réciproque a été signé localement entre les formations de gauche : Marie-George Buffet se retrouve seule au second tour, Stéphane Gatignon (ex-PCF, devenu EELV soutenu par le PS) se retire pour le sortant communiste François Asensi. En échange, quatre candidats FG , dont Patrick Braouezec (FASE), Patrick Le Hyaric (PCF) et Jean-Pierre Brard (apparenté PCF), laissent la voie libre aux quatre PS qui les ont devancés au premier tour.

 

Dans le Val-de-Marne, Pierre Gosnat, le dernier député PCF du dernier département dirigé par les communistes en France, s'est aussi désisté pour Jean-Luc Laurent (MRC-PS). A l'inverse, le PS laisse le champ libre au maire communiste de Vierzon (Cher), Nicolas Sansu.

 

Seul le bastion du Nord a vraiment résisté avec trois élus quasi-assurés : Alain Bocquet, Jean-Jacques Candelier et le seul élu PG, Marc Dolez.

 

Pour le politologue Vincent Tiberj, après la présidentielle, "il arrive à Mélenchon qui va désormais traîner sa défaite, ce qui est déjà arrivé à Bayrou: un bon score en avril ne présume pas du même score en juin".

 

En somme, le FG "est redevenu le PCF habituel" et "sur la tendance historique, on aurait pu s'attendre à encore pire" avec un PCF "qui continue à péricliter", "victime d'un besoin de renouvellement", poursuit l'expert. Globalement, il y a "une transformation du vote de gauche" avec un "basculement progressif du vote PCF vers le PS et les Verts".

 

Désormais, le FG est "dans un entre-deux": "pas assez fort pour peser comme il l'aurait voulu" et devant "survivre aux législatives" pour pouvoir se présenter comme une "alternative" en cas d'échec de François Hollande.

 

Alors, selon M. Tiberj qui ne croit pas à une explosion du FG, une participation au gouvernement semble d'autant plus exclue que le PCF a "le souvenir d'un traumatisme en 2002", quand Marie-George Buffet et Jean-Claude Gayssot se sont retrouvés "embringués dans la chute de la gauche plurielle".

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 23:13

Le Front de gauche obtient 6,91% au premier tour des élections législatives. Ce résultat marque une nette progression par rapport au score du seul PCF en 2007 (4,29 %). L'enjeu consiste avant tout, pour le Front de gauche, à maintenir son groupe. Le combat politique à mener s'annonce âpre.

 

Dans l'Assemblée sortante, le Front de gauche était représenté par un groupe sortant comptant 13 communistes et apparentés, 2 membres du Parti de gauche et 3 de la Fase qui siégeaient aux côtés du Martiniquais Alfred Marie-Jeanne et de la Réunionnaise Huguette Bello (réélue au 1er tour). Au soir du premier tour, malgré une progression de son score, ses candidats sont arrivés en deuxième position de la gauche dans un certain nombre de circonscriptions que la formation espérait conquérir.

 

Un certain nombre de mauvaises surprises


C'est le cas pour Jean-Luc Mélenchon, dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, de Serge de Carli, en Meurthe-et-Moselle, ou de Christophe Faverjon dans la Loire. Dans les circonscriptions des députés sortants ou de leur remplaçant, un certains nombre de mauvaises nouvelles: en Seine-Maritime pour Jean-Paul Lecoq, dans l'Aisne pour Jean-Luc Lanouilh, dans le Val-de-Marne pour Pierre Gosnat, dans le Rhône pour Michèle Picard, à Paris pour Martine Billard, et pour Sébastien Jumel, le maire de Dieppe. De même, la candidature unique du PS et d'EELV contre le député apparenté communiste sortant, Jean-Pierre Brard, n'a pas permis à ce dernier de se qualifier pour le second tour, malgré un socre au-dessus des 30%. Même situation pour Patrick Braouezec, sortant de Seine-Saint-Denis, pour Roland Muzeau et Marie-Hélène Amiable (à 0,7% de la candidate socialiste) dans les Hauts-de-Seine.

 

Les candidats au second tour


En revanche, François Asensi est parvenu à passer devant Stéphane Gatignon, candidat unique EELV-PS. Dans le Nord, Alain Bocquet, Marc Dolez et Jean-Jacques Candelier passent le premier tour, tout comme Jacqueline Fraysse dans les Hauts-de-Seine ou encore André Chassaigne dans le Puy-de-Dôme et Marie-George Buffet en Seine-Saint-Denis. Deux remplaçants, Nicolas Sansu qui a pris la place de Jean-Claude Sandrier dans le Cher, et Gaby Charroux, dont la candidature succède à celle de Michel Vaxès dans les Bouches-du-Rhône, ont relevé le défi avec succès. Autres bonnes nouvelles, Patrice Carvalho s'est qualifié dans l'Oise et Fabien Thiémé a mis Jean-Louis Borloo en ballottage dans le Nord.

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 04:11
Législatives: Mélenchon éliminé face à Le Pen, le FG pas assuré de conserver son groupe

PARIS — Après la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a donc une nouvelle fois perdu son combat face à Marine Le Pen aux législatives alors que le Front de gauche, avec 7,5 à 8% des voix selon les estimations, n'est pas assuré de conserver son groupe à l'Assemblée.

 

Tous les yeux étaient tournés vers Hénin-Beaumont où l'ex-candidat à la présidentielle se confrontait à la présidente du FN et au PS Philippe Kemel.

 

Le coprésident du Parti de gauche qui avait déjà raté son duel face à Mme Le Pen à la présidentielle (11,1% contre 17,9%) faisait grise mine en reconnaissant sa défaite.

 

L'eurodéputé, qui ne pouvait pas se maintenir au 2e tour, a, entre les lignes, souhaité la victoire de la gauche, "même si Martine Aubry" a dit n'avoir "besoin de personne" pour l'emporter ici, a taclé l'ex-sénateur PS. Et de prévenir que "la partie est très sevère" au second tour, Mme Le Pen dépassant les 40%.

 

"le coeur paisible"


Accusant visiblement le coup, il a appelé ses troupes à "ne pas se laisser abattre", tout en disant avoir "le coeur paisible".

 

Marie-George Buffet (PCF) lui a dit "merci" pour avoir mené "un combat sur les valeurs".

 

"On rate à très peu, c'est infime", a déploré Eric Coquerel (PG) qui accuse le PS de "continuer à considérer qu'il est plus utile de nous affaiblir que tout autre chose", après les visites sur place de Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault.

 

Globalement, avec 7,5 à 8%, le FG (16 sortants PCF et apparentés, 3 Parti de gauche) fait moins bien qu'à la présidentielle. Pour Stéphane Rozès (Cap conseil), c'est un "score en demi-teinte" : "décevant par rapport à la présidentielle mais en progression par rapport aux législatives 2007".

 

A la présidentielle, explique le politologue à l'AFP, "M. Mélenchon avait récupéré l'électorat d'extrême gauche" (NPA et LO). En 2007, les communistes et l'extrême gauche avaient obtenu presque 8% dont 4,3% pour le seul PCF. Et contrairement à 2012, leur score avait progressé de la présidentielle (1,93% pour Marie-George Buffet) aux législatives "par l'effet bastions communistes", note M. Rozès.

 

"On a une érosion" mais "il faut attendre" de voir le nombre de députés FG au soir du 17 juin, souligne M. Coquerel dont le PG devrait voir réélu Marc Dolez (Nord) alors que Martine Billard a perdu son siège à Paris.

ancrage national du FG

 

Pour Pierre Laurent, numéro un du PCF, le résultat global "confirme l'ancrage national" du FG "qui est à nouveau la seconde force de la gauche", devant EELV, comme aux régionales.

 

En projection de sièges, le FG, qui se veut en "autonomie conquérante" vis-à-vis du PS à l'Assemblée, obtient de 13 à 20 élus selon les sondeurs (15 élus nécessaires pour un groupe). Une réunion de coordination du FG doit se tenir lundi.

André Chassaigne (41,2%) devrait sans problème être réélu dans le Puy-de-Dôme au 2e tour, à l'image d'Alain Bocquet et Jean-Jacques Candelier dans le Nord (46,6% et 35,1%).

 

En Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet (33,6%) est légèrement devant Najia Amzal (PS, 30,5%) et François Asensi dépasse largement Stéphane Gatignon (ex-PCF, devenu EELV soutenu par le PS). A Martigues, Gaby Charroux devrait aussi l'emporter face au FN Béatrix Espallardo si le PS se retire.

 

Mais dans le Rhône et l'Aisne, Michèle Picard et Jean-Luc Lanouilh, qui remplaçaient respectivement les sortants André Gerin (PCF) et Jacques Dessalangre (PG), sont hors jeu, tout comme Jean-Claude Renaux dans la Somme qui succédait à Maxime Gremetz après sa démission.

 

Défaite aussi pour Jean-Pierre Brard (Seine-Saint-Denis) face à Razzy Hammadi (PS), soutenu par Dominique Voynet (EELV). Egalement sortant, Patrick Braouezec (31,2%) se retrouve derrière le PS Mathieu Hanotin (36,5%).

 

Enfin, comme un symbole de cette chute, Roland Muzeau, porte-parole des députés FG, est devancé dans les Hauts-de-Seine par le socialiste Alexis Bachelay.

 

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BRUNO FORNACIARI

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