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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 17:59

Entre le PS et Jean-Luc Mélenchon il existe une autre voie ; celle du rassemblement !

Dans un entretien accordé au site Regards Eric Coquerel, analysant la situation pour 2017, estime qu’entre « Jean-Luc Mélenchon et le PS il n’y a pas de troisième voie sérieuse ». Erreur d’analyse ou aveuglement volontaire ? Un peu des deux sans doute.

Depuis de nombreuses semaines, pour ne pas dire des mois, les communistes œuvrent pour faire émerger l’idée qu’une seule candidature autour d’un pacte d’engagements commun est la solution pour gagner en 2017 et mettre fin au cycle infernal du libéralisme. Pendant toute la fête de l’humanité, Pierre Laurent a réitéré cette proposition avec force auprès des personnes concernées présentes sur la fête. Seul un candidat à refuser d’en discuter, Jean-Luc Mélenchon.

Pourquoi un tel refus de sa part ? Serait-ce vraiment un échec pour lui de voir une gauche rassemblée et victorieuse incarnée par quelqu'un d’autre? Si tel est le cas, le virus de la personnalisation du pouvoir, incarnation ultime des dérives de la 5ème république, à définitivement contaminé Jean-Luc Mélenchon.

Bien qu’il (Eric Coquerel) affirme le contraire, il existe une troisième voie entre Jean-Luc Mélenchon et le Parti Socialiste. Mais alors pourquoi ne fonctionne-t-elle pas ? En réalité deux verrous existent à gauche, Jean-Luc Mélenchon et François Hollande. L’un cristallisant les rancœurs, et pariant sur la division pour légitimer sa candidature. L’autre empêchant toute perspective de rassemblement par une attitude provocatrice et méprisante.

Laisserons nous se consumer l’immense espoir populaire né des mobilisations contre la loi travail sur l’autel de l’égoïsme ?

La question qui se pose est aujourd’hui la suivante : comment articuler des mesures immédiates de résistance aux politiques d’austérité, des mobilisations sociales unitaires, un rassemblement des forces politiques de gauche et progressistes disponibles et un horizon d’espérance pour le développement d’un projet alternatif à la politique menée par Manuel Valls et François Hollande ? Les efforts sont nombreux, difficiles, parfois usants ; mais l’unité est la seule réponse qui permette de répondre à cette question.

Alors que faire ? Ne pas baisser les bras, continuer à travailler au rassemblement, toujours. Discuter, expliquer, convaincre de l’utilité d’une candidature unique. Certains poussent à soutenir Jean-Luc Mélenchon, d’autres pressent à avancer l’idée d’une candidature communiste très rapidement en évoquant l’urgence de la situation … La précipitation n’est jamais bonne conseillère. Nous sommes aujourd’hui dans un paysage politique, et social, extrêmement mouvant. Personne ne peut dire avec certitude ce qu’il va se passer dans les six prochains mois. Ne tombons pas dans le piège médiatique tendu par une 5ème république aux abois, qui consume les consciences et attise les appétits individuels.

« Georges Séguy était un rassembleur infatigable » ; c’est par ces mots lourds de sens que Pierre Laurent à rendu hier un vibrant hommage à Georges Seguy, au siège de la CGT à Montreuil. Plus que jamais ces mots raisonnent dans notre actualité. Ne nous contentons pas de les répéter, faisons les vivre en actes.

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES front de gauche
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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 07:27

Echéances électorales : “Ne nous laissons pas détourner de l’essentiel” !

ROBERT CLÉMENT·JEUDI 30 JUIN 2016

Je lis, je prends connaissance des différents propos, des commentaires qu’ils suscitent sur ce qui semble être la question des questions : Quel candidat soutenir à la présidentielle ? Qu’elle soit une préoccupation, on peut le comprendre. Mais ne risquons-nous pas de se laisser enfermer dans un piège à notre corps défendant ? L’élection présidentielle est redoutable. Tout se ramène à une formule chère aux partisans de la Vème République : « la rencontre d’un homme avec le peuple ». Le projet politique, sa construction avec les citoyens deviennent l’accessoire. Tout se ramène à une seule question : « le ralliement ». Les communistes, partisans d’une VIème République depuis bien longtemps, ne sauraient en aucun cas participer à ce théâtre d’ombres. Mais, alors que faire ?

D’abord, et je reprends ici le titre de l’Humanité d’hier, « LOI TRAVAIL, PAS DE VACANCES POUR LA CONTESTATION ! » Alors que plus qu’une majorité des français continuent d’être opposés à cette loi scélérate. Qu’ils sont 73% à se dire opposés à un nouveau 49-3, il convient de redoubler d’efforts pour soutenir et participer aux mobilisations sociales et à poser le débat des perspectives pour que le mouvement populaire définisse et garantisse ses propres solutions.

Et puis, c’est un impératif, mettre en œuvre les décisions de notre 37ème congrès avec détermination, imagination et esprit de suite. Sans plus, mais c’est déjà beaucoup ! Donner la parole à notre peuple. Écrire avec lui, avec toutes les forces, les personnalités, un pacte d’engagements communs sur lequel on pourra se construire une candidature à gauche. Contribuer à la réussite de cette écriture c’est atteindre 500.000 mille rencontres avec le questionnaire « QUE DEMANDE LE PEUPLE ». Un pacte d’engagements soumis à une votation citoyenne nationale. C’est cela et seulement cela qui peut changer la donne ! J’ajoute que le processus collectif qu’a retenu notre congrès ne saurait concerner la seule élection présidentielle. Pour changer de politique, pour redonner du pouvoir au peuple, il ne suffit pas de changer de président. Il faut changer de majorité. Notre pays doit donc compter sur un parlement placé sous le contrôle des citoyens.

Je comprends et je partage l’agacement, pour ne pas dire davantage, que déclenchent les récents propos de Jean-Luc Mélenchon, n’hésitant pas à tordre les décisions du 37ème congrès, en écrivant : « Le PCF a choisi à une écrasante majorité de tourner le dos à ma candidature (…). Dont acte (…). Pour moi, la page est donc tournée. C’est clair la « France insoumise » est le cadre dans lequel se situe la campagne que j’anime pour les élections présidentielles et législatives ». Pour rassembler, il y a mieux à faire !

J’ai également pris connaissance de l’opinion de Marie-George Buffet. Personne ne conteste sa liberté d’expression. Pour ma part je ne partage pas son point de vue. Pour une raison extrêmement simple. N’évoquer aujourd’hui que le rassemblement « autour » de Jean-Luc Mélenchon, nous renvoie aux affres du présidentialisme, en expédiant aux oubliettes la construction citoyenne d’un pacte d’engagements communs et la désignation d’une candidature porteuse de cette démarche. Qui peut nier que des approches différentes existent sur certains sujets. Sur l’Europe par exemple pour rester dans l’actualité. Le débat entre les forces que nous voulons rassembler dans un nouveau front populaire et citoyen ne s’impose-t-il pas ? Pour qu’elles disent ce qu’elles souhaitent, jusqu’où elles veulent aller !

Mais c’est précisément là que le piège peut se refermer. Prenons garde. Ne nous engageons dans de vaines polémiques qui au bout du compte feraient le jeu de ceux qui voudraient tenir notre peuple en marge de cette nécessaire construction. C’est le but que poursuivent les chiens de garde des médias, montant en épingle telle ou telle déclaration pour faire échec à toutes les initiatives citoyennes qui constituent la feuille de route des communistes, de tous les communistes dans leur diversité. Ne leur faisons pas ce cadeau. Notre 37ème congrès a envoyé le signe de communistes unis pour rassembler et construire un projet politique de gauche porté par un front populaire et citoyen. Une unité leur permettant de travailler ensemble sans effacer les opinions différentes, voire divergentes.

Je fais mien ce que disait Pierre Laurent dans son discours de clôture du congrès : « J’entends déjà tous les sceptiques me dire, mais c’est trop tard. Cette idée elle est bonne mais on n’y arrivera pas. Je sais tous les obstacles réels qui existent. Jean-Luc Mélenchon va dire qu’il avance, quoi qu’il arrive, qu’il n’a pas de temps à perdre avec toutes ces discussions. Arnaud Montebourg prépare aussi son retour. Les écologistes se demandent comment faire entendre leur voix. Et beaucoup d’autres rêvent de concourir au moins dans une primaire ». « Mais à tous ceux qui sont venus ce week-end en répondant à notre invitation, je dis : Arrêtons ce gâchis. Non il n’est pas trop tard. Soyons conscients de nos responsabilités. La droite et l’extrême droite menacent. L’affaire est grave. La France que nous aimons peut le payer très cher. François Hollande et Manuel Valls emmènent la gauche au suicide. Tout ne peut pas attendre l’après 2017 »

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 18:19

Unidos-podemos et 2017 : la mauvaise lecture de Jean-Luc Mélenchon.

  • Après le vote majoritaire de la semaine dernière en faveur du Brexit, les élections législatives espagnoles de dimanche soir étaient particulièrement scrutées par toute l’Europe. Notamment par toutes les forces progressistes et anti-austérité.

Passée l’euphorie des premiers sondages sortis des urnes, qui plaçaient (à tort) Unidos-Podemos en deuxième position, est venu le temps de l’analyse.

Présent dimanche soir en Espagne au coté du leader de Podemos Pablo Eglesias, Jean-Luc Mélenchon a dès mardi livré la sienne. Sur son blog, le député européen parle de « l’alliance avec le Parti communiste (qui) semble avoir coûté si cher à Podemos ». Donc, selon Jean-Luc Mélenchon, la seule responsabilité de l’échec électoral de la coalition de gauche serait à mettre sur le dos des communistes. Un peu simpliste.

Plutôt que d’accuser le PC d’être responsable de cet échec, il convient de regarder ailleurs. Non les causes de la stagnation, voire de la baisse de la coalition de gauche (qui a perdu près d’un million de voix) ne sont pas à mettre sur le dos de telles ou telles composantes. Les causes sont beaucoup plus anciennes, beaucoup plus profondes que de simples questions d’alliances. Mais en faisant se parallèle, peut être Jean Luc Mélenchon cherche-t-il à légitimer sa candidature en solo pour la présidentielle de 2017. « Hors cadre de tout parti » comme il a maintenant coutume de le dire. J’y reviendrai un peu plus loin.

Concernant les élections espagnoles, il convient de regarder au cœur même de la législation. En effet, les règles électorales qui structurent la vie politique

Mais de ce résultat peut se tirer un autre enseignement. Les nouvelles formes de parti politique, issues de grandes mobilisations populaires, comme c’est le cas avec Podemos (héritier du mouvement des Indignés) ne sont pas pour le moment la réponse tant attendue par le peuple. Pourquoi ? Plusieurs raisons semblent expliquer cette difficulté à capitaliser sur le plan politique les succès obtenus lors des mobilisations sociales. Podemos, en est l’exemple criant. Lors de cette campagne, le leader Pablo Iglesias a continué d’entretenir le mythe d’un parti hybride, ne se revendiquant ni de gauche, ni de droite. Ce discours, qui vise à séduire le plus grand nombre, ne fonctionne pas. Les électeurs, les citoyens en général ont besoin de repères clairs ! Etre de gauche signifie quelque chose de fort. Et encore plus dans un pays qui a vécu sous un régime dictatorial jusqu’en 1977 !

Favoriser l’émergence des citoyens dans la vie politique est une nécessité. Pour autant, il ne faut pas jeter le discrédit sur toutes les formations politiques sous peine de tomber dans le populisme. Oui, il y a un besoin de renouveau dans la vie politique. Besoin de réinventer la façon de faire de la politique. Oui il faut créer de l’imaginaire. Mais plus que jamais nous avons aussi besoin de forces politiques structurées à l’échelle des territoires. Le Parti communiste espagnol et Izquierda Unida sont de ceux-là. Alors non, Jean-Luc Mélenchon, la défaite d’Unidos-Podemos, n’est pas à mettre sur le dos des communistes. Dire cela est à la fois faux et dangereux. Car si il y une chose que l’on doit retenir de se scrutin, c’est que la coalition entre les différentes forces progressistes et anti-austérité est plus que jamais nécessaire pour construire l’unité populaire. Cette coalition représente pour nous une nécessité impérieuse. C’est à cette seule condition que nous gagnerons le pouvoir.

Ces élections en Espagne, traversées par une grave crise politique, sont pour nous un avertissement. Il faut en tirer tous les enseignements nécessaires pour 2017. Apparemment certains l’ont déjà fait.

Comme je l’exprimais un peu plus haut, Jean-Luc Mélenchon, comparant la situation espagnole et française, écrit sur son blog ne pas avoir de problème d’alliance pour 2017 car « en France, Le PCF a choisi à une écrasante majorité de tourner le dos à ma candidature et de me combattre de pied ferme ».

Là encore, il s’agit d’une affirmation totalement chimérique. Il est toujours étonnant de voir à quel point certains peuvent travestir la vérité avec autant de facilité. Dès le lendemain des élections régionales, de nombreuses forces politiques, dont le Parti communiste français, se sont exprimés en disant qu’il fallait changer de façon fondamentale notre façon de faire de la politique. Après le score record du Front National, rien ne serait plus comme avant. De

Les communistes, fidèles à eurs engagements, ont initié dès janvier une série de débats politiques intitulés les « Lundis de Gauche ». L’objectif ? Créer un débat à gauche sur les enjeux de la période et les grands défis auxquels la France est confrontée. Un débat ouvert à toutes celles et ceux qui souhaitent voir émerger une alternative aux politiques suivies actuellement.

Refusant toutes les invitations à s’inscrire dans un cadre de processus collectif afin de rassembler le maximum de forces progressistes de gauche, il a
préféré la « jouer en solo » et présenter sa candidature au 20 heures de TF1. Donc, comme il le dit si bien sur son blog, nous en prenons « acte ».

Cette candidature a pour unique conséquence de confirmer le scénario écrit à l’avance pour 2017. Accordons-lui une chose, il sera peut être le candidat de gauche en tête le soir du premier tour. Cependant ce n’est pas la bataille du premier tour que nous voulons gagner, mais bien l’élection présidentielle. Et en l’état actuel des choses, nous nous dirigeons vers un second tour entre la droite et l’extrême droite. Un scénario absolument dramatique et mortifère.

Alors non Jean-Luc Mélenchon, notre objectif n’est pas de combattre votre candidature, mais bien de créer les conditions du rassemblement le plus large possible pour gagner en 2017. C’est tout le sens de la démarche que nous avons validée lors de notre dernier congrès. A savoir l’écriture d’un pacte d’engagements communs, qui sera soumis à une grande vocation citoyenne au mois d’octobre. Ce pacte d’encagements communs a pour vocation à

Il faut dès aujourd’hui ne plus gaspiller d’énergie inutilement. Basculer dans du positif, du constructif pour l’avenir. Avec la grande consultation citoyenne, nous allons, durant tout l’été, aller à la rencontre des citoyens et citoyennes pour faire émerger les exigences populaires et ouvrir des solutions face à la crise. Cette grande consultation citoyenne, intitulée « que demande le peuple ? », qui a pour objectif de toucher 500 000 personnes, est un geste politique inédit capable de faire l’événement et utile pour faire grandir un véritable mouvement populaire. Elle fera l’objet d’une grande restitution publique lors de la fête de l’Humanité en septembre 2016 ! A ne manquer sous aucun prétexte !

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 19:16

Ce qui vaut... et ce qui ne vaut rien

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF répond à l'annonce «en solo» par Jean-Luc Mélenchon de sa candidature pour la prochaine présidentielle. « Si ce n'est pas la primaire qui peut donner lieu à ce processus, quelle autre solution ? Et pourquoi Jean-Luc ne choisit-il pas d'inscrire sa candidature dans un processus collectif ? »

Hier, suite à l'annonce par Jean-Luc Mélenchon, en solo, de sa proposition de candidature pour la prochaine présidentielle, j'ai exprimé, comme porte-parole du Parti communiste, ce que j'en pensais. Depuis, j'ai reçu quelques réactions. Je veux y répondre.

Ce qui me frappe de toutes les réflexions et critiques qui me parviennent, comme d'ailleurs de la déclaration de Jean-Luc lui-même, c'est qu'à aucun moment elles ne s'appuient sur l'analyse de la situation réelle. Comme si cela était relégué en second plan, dans une arrière-cour, je ne sais où. Comme si de rien n'était et que la catastrophe annoncée pour 2017 n'était qu'une comptine.

Dans le match à trois qui s'installe pour 2017, nous avons tout à perdre. Le danger de Le Pen n'est pas écarté. Et dès le premier tour, du fait de la mécanique du vote utile, la gauche sera absente, le représentant du clan Hollande-Valls ne pouvant la représenter. En vérité, ce qui s'annonce, est une défaite des aspirations populaires et l'enjeu, l'enjeu réel si l'on tient compte des dernières mesures prônées par le gouvernement et des projet de la droite, ce n'est ni plus ni moins que la continuation ou non de notre Histoire de France, du modèle social et du modèle républicain. Cela mérite un peu de hauteur de vue, d'esprit de responsabilité, c'est pourquoi les propos désagréables - parfois même les insultes - qui me sont notifiés par Twitter, ou envoyés sur mon blog, ne pèsent rien.

Nous avons le devoir de tenter de bousculer ce scénario et cela fait partie des fondamentaux communistes : dans des périodes où tout se joue, le Parti communiste a su, par de grandes initiatives politiques rassembleuses, changer le cours des choses. Nous y voilà de nouveau.

Est-il possible, en quelques mois, de bousculer le paysage ? J'affirme que des millions d'hommes et de femmes sont disponibles pour relever le drapeau des combats démocratiques et émancipateurs, pour donner un avenir à la gauche et au peuple. Au deux, jamais ne n'opposerai l'un à l'autre.

Ils sont la gauche, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, la majorité des électeurs écologistes, et une très grande partie des électeurs de Hollande et des militants et élus PS qui disent maintenant, aujourd'hui, « ça ne peut plus continuer ». Ce sont les syndicalistes, les militants associatifs, les salariés en lutte.

Ils sont la gauche et ils sont le peuple : les chômeurs, les ouvriers, les employés, les enseignants, les soignants, les chercheurs, les étudiants, les artistes, les créateurs, etc. humiliés par le manque de considération pour leur travail, leur expérience, leur vie.

Ce que nous voulons, c'est ouvrir la voie de leur rassemblement. Qu'ils et elles prennent conscience de leur force rassemblée. Qu'ils et elles discutent et décident de ce qu'il faut faire et jusqu'où aller.

C'est ce que nous avons voulu faire avec le Front de gauche et nous devons rester fidèles à cette idée pour la revivifier dans un mouvement plus large, plus populaire et plus citoyen. Par ce oui cette force innombrable est disponible. Mais les femmes et les hommes qui la composent refusent qu'on parle en leur nom et à leur place. Ils veulent décider, choisir par eux-mêmes. Pour retrouver de l'autorité, la politique doit absolument prendre ce chemin.

Cette démarche collective peut réellement avoir comme ambition de constituer un nouveau front populaire et citoyen, social et politique pour un nouveau destin de la France, de l'Europe et du monde. Et pour 2017, nous devons travailler pour que les propositions politiques (primaires ou autres) donnent lieu à ce processus collectif et citoyen pour aboutir à un mouvement, un projet, une candidature, une majorité qui tourne le dos à l'austérité et nous engage sur un autre chemin. Si ce n'est pas la primaire qui peut donner lieu à ce processus, quelle autre solution ? Et pourquoi Jean-Luc ne choisit-il pas d'inscrire sa candidature dans un processus collectif ?

L'enjeu est considérable comme le sont les bouleversements auxquels nous sommes confrontés. Saurons-nous affronter ces défis ? Allons-nous passer à côté des potentialités du moment alors qu'elles sont là, à portée de main! Qui aurait dit Jeremy Corbyn ? Qui aurait dit l'Espagne et le Portugal après la Grèce? Qui aurait dit que Bernie Sanders réveillerait la jeunesse et la classe ouvrière américaine ?

Affrontons ces défis, débattons, prenons l'initiative, et le reste, les petites polémiques, les cabales, les procès, au regard des enjeux, ça ne vaut rien !

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 09:50

Constitution du groupe Front de gauche au Conseil régional d’Île-de-France

Publié le dimanche 20 décembre 2015 14:39 | Écrit par Republique et Socialisme | | | Affichages : 184

Constitution du groupe Front de gauche

au Conseil régional d’Île-de-France

A l’issue d’une réunion des nouveaux et des nouvelles élu-e-s issu-e-s de la liste Nos vies d’abord – Front de Gauche menée par Pierre Laurent, Eric Coquerel et Clémentine Autain il a aujourd’hui été décidé de créer un groupe politique FRONT DE GAUCHE qui réunira les différentes forces politiques qui le compose à savoir le Parti Communiste français (8 élus), Parti de Gauche (1 élu), Ensemble (1 élue) et République & socialisme (1 élu).

Ce groupe sera constitué de 11 membres : Clémentine AUTAIN (Ensemble), Lamine CAMARA (PCF), Eric COQUEREL (PG), Taylan COSKUN (PCF), Sylvie FUCHS (PCF), Vanessa GHIATI (PCF), Fabien GUILLAUD-BATAILLE (PCF), Michel JALLAMION (R&S), Céline MALAISÉ (PCF), Didier MIGNOT (PCF), Jean-Michel RUIZ (PCF).

Le groupe FRONT DE GAUCHE Parti Communiste français, Parti de Gauche, Ensemble et République & socialisme sera présidé par Céline MALAISÉ.

Notre groupe sera une opposition combattive, intransigeante, en portant haut les valeurs de la gauche face aux politiques régionales que voudra mettre en place la nouvelle majorité régionale. Pied à pied, projet contre projet, nous combattrons les politiques régressives de Valérie Pécresse et de la droite qui seront constamment sous pression du FN qui fait son retour au sein de l’hémicycle régional.

Que ce soient pour les compétences obligatoires de la région (transports, lycées, formation professionnelle, développement économique) ou pour les politiques volontaristes garantissant l’égalité entre tous les citoyens et les territoires, nous n’aurons de cesse de prôner que des politiques alternatives à celles de la droite sont possibles pour réduire les inégalités dans la Région la plus riche d’Europe.

C’est la vie quotidienne des Francilien-ne-s qui va être dégradée par les politiques de la droite régionale : coupes sévères pour les associations ; détérioration des services publics notamment d’éducation ; diminution voir arrêt pour l’aide à la construction de logements sociaux alors que les besoins sont criants ; mise à mal du monde de la culture ; choix désastreux cassant les politiques répondant à l’urgence sociale, à l’urgence environnementale et à l’urgence démocratique.

Nous continuerons à porter le besoin d’une Région solidaire, écologique et citoyenne.

Nous soutiendrons toutes celles et tous ceux qui se mobilisent contre les conséquences néfastes des politiques régionales d’austérité. Nous travaillerons à renforcer les liens avec le monde associatif, culturel, syndical… Nous entendons travailler avec toutes celles et tous ceux qui dans la gauche francilienne agiront pour reconstruire un projet qui renouera avec le progrès social et écologique. Telle est notre feuille de route pour ce mandat.

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 20:01

Déclaration commune Ensemble ! Paris, EELV Paris, PCF Paris, PG Paris : Paris, plage de paix

Un an après les bombardements de Gaza et dans un contexte marqué par les crimes d'extrémistes israéliens en Cisjordanie, l'opération « Tel Aviv sur Seine », organisée jeudi 13 août par la mairie de Paris sonne comme une provocation. Contrairement à Mme Hidalgo, nous pensons qu'une telle opération de communication contribue inévitablement à banaliser et à normaliser la politique gouvernementale israélienne.

Tel Aviv est en effet une ville singulière en Israël : c'est le centre diplomatique, en l'absence de capitale reconnue, d'un État poursuivant, sous la direction d'un gouvernement d'extrême droite, une politique de colonisation et de répression du peuple palestinien, en opposition à toutes les résolutions de l’ONU. Sur les plages de Tel Aviv, le bruit de la fête ne peut étouffer celui des avions de chasses qui partent bombarder Gaza. On ne peut célébrer la dolce vitae de Tel Aviv, ses DJ et ses plages comme si la guerre n’était à 50 km de là ! Alors même que l'eau est un sujet d'affrontements entre Israéliens et Palestiniens et que les Palestiniens ont un accès très limité à la mer, cette manifestation ne peut être celle qui engage les Parisiennes et les Parisiens dans le camp des colons.

Qu’il y ait en Israël comme à Tel Aviv des partisans de la paix, qu’il y ait eu à Tel Aviv de grandes manifestations contre les crimes de ces dernières semaines en Cisjordanie, nous le savons et nous nous en félicitons. Mais ce ne peut être un argument pour justifier l’opération de Paris Plage. Des citoyens israéliens opposés à la politique de Netanyahou ont d’ailleurs eux-mêmes demandé l’annulation de Tel-Aviv sur Seine qu’ils comprennent eux-aussi comme un soutien au gouvernement.

Responsables parisiens d'Ensemble !, d'Europe Écologie les Verts, du Parti Communiste Français et du Parti de Gauche, nous demandons solennellement à Madame Hidalgo l'annulation ou la transformation de l'événement « Tel Aviv plage » en une initiative pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israëliens. Mme Hidalgo reconnaît le bien-fondé de notre critique de la politique gouvernementale israélienne. Elle déclare vouloir mettre en avant une ville progressiste et pacifique. Alors chiche ! Il est encore temps de faire de cette initiative un rendez-vous de paix et de dialogue entre Israéliens et Palestiniens qui œuvrent pour deux États viables avec Jérusalem pour capitale, un moment de lutte contre tous les racismes et l'antisémitisme. Pourquoi, par exemple, ne pas également inviter la municipalité de Ramallah avec laquelle la ville de Paris est jumelée ? Pourquoi ne pas faire venir en même temps que les artistes de Tel Aviv des artistes palestiniens ? Il est encore temps, au moins symboliquement.

Paris doit être une capitale du dialogue et une ville de paix. Nous dénonçons la violence qui se déchaîne à nouveau sur les réseaux sociaux notamment à l’encontre des élus qui ont pris position contre cette initiative (insultes, menaces). Nous appelons les Parisien-nes à ne céder en aucun cas à ces provocations et à affirmer au contraire leur solidarité avec eux, loin de toute expression violente.

Laurent Sorel, responsable départemental Ensemble ! Paris

Sandra Regol et Marco Di Giusto, co-secrétaires départementaux EELV Paris

Igor Zamichiei, secrétaire départemental du PCF Paris

Mathilde Larrère et Paul Vannier, co-secrétaires départementaux du PG Paris

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 00:57

Déclaration du Front de gauche sur les élections départementales

Les élections départementales de mars 2015 seront un test politique important.

Elles interviendront dans un contexte d'aggravation de la politique libérale conduite par le président de la République et son gouvernement, une politique au service du MEDEF dont le cours autoritaire face aux luttes populaires renforce le discrédit sans précédent de l’exécutif.

La crise politique s’aggrave de jour en jour, la base sociale du président et de son premier ministre ne cesse de se réduire. Ce pouvoir est aujourd'hui minoritaire dans le cœur de celles et ceux qui restent attachés aux valeurs de la gauche. Minoritaire dans le peuple, sans majorité absolue à l’Assemblée Nationale, battu au Sénat, l’exécutif n’a pas la légitimité pour appliquer une politique, contraire à ses engagements électoraux, qui divise et décourage le monde du travail, les classes populaires et la jeunesse. .

Cette crise politique est désormais une crise de régime, celle de cette monarchie présidentielle qu’est la 5ème République.

Pour les populations déjà durement éprouvées, les conséquences sont très lourdes. Les départements sont en effet un maillon essentiel des politiques publiques dans notre pays. Avec 72 milliards d'euros de dépenses chaque année, ils gèrent notamment toutes les politiques sociales : assistantes sociales, versement des allocations de solidarité (RSA, APA, PCH, ...), placement et suivi des mineurs étrangers, politiques en direction de l'enfance en danger, PMI, etc ...
Cette situation est d’autant plus dangereuse qu’elle ouvre la voie au retour d'une droite confortée dans ses choix réactionnaires ; elle permet au Front national en masquant ses véritables objectifs, de se présenter comme une alternative.

Le Front de gauche s'oppose à la fois à la politique d’austérité menée par le gouvernement et à l’offensive de la droite et de l'extrême droite.

En dépit de multiples protestations, l'existence même des départements est menacée. Manuel Valls passe en force.

Pourtant le nouveau découpage des cantons est l'objet de nombreux recours auprès de la justice, le sort réservé aux départements en liaison avec la mise en place des métropoles n'est pas connu et les compétences des conseillers départementaux n'ont pas encore été clarifiées.

La réforme territoriale mise en place cherche uniquement à répondre aux impératifs sans fin de compétitivité des grandes entreprises, par la mise en concurrence des territoires, l'éloignement des citoyennes et des citoyens de leurs élu-e-s, la mise en cause des services publics pour préparer leur externalisation et le transfert de tout ce qui est rentable pour satisfaire aux exigences financières des groupes privés. Elle rompt avec les principes républicains d'égalité et de solidarité territoriale. Le soi-disant « choc de simplification » est une recentralisation qui se fait au détriment du bien commun que constitue la démocratie locale. Il s’agit en réalité d’un processus « dé-constituant » qui mine toujours plus la souveraineté populaire.

Cette réforme s'inscrit dans le cadre des politiques d'austérité qui cherchent à soumettre toute l’Union européenne aux exigences des marchés. Les collectivités territoriales sont sommées de réduire leurs dépenses et leurs effectifs, condamnées à voir leurs dotations drastiquement réduites alors qu'elles assurent 70% de l'investissement public et jouent un rôle indispensable en période de crise pour les populations.
Déjà des coupes budgétaires touchent de nombreux secteurs. Le financement des associations, les politiques culturelles et sportives sont remises en cause.
En supprimant « l’entrave à la concurrence » que constitue la clause de compétence générale des collectivités, le gouvernement est cohérent : il s’inscrit dans le cadre de la négociation du Grand Marché Transatlantique (TAFTA).

Il faut ouvrir une autre voie.
Le FdG veut être un outil au service de cet objecti
f.

Le Front de gauche appelle à susciter la plus large implication citoyenne possible, bien au delà des partis politiques, de celles et ceux qui opposent la nécessité de politiques alternatives aux choix de ce gouvernement, qu’il s’agisse de syndicalistes, de personnalités de la vie associative ou de simples citoyen-ne-s engagé-e-s.

Mobilisons-nous pour sauvegarder et promouvoir les politiques publiques de solidarité que nos élu-e-s se sont efforcé-e-s de mettre en œuvre dans de très nombreux territoires, pour faire échec aux politiques d'austérité et à la réforme territoriale.

Mobilisons-nous pour développer une démocratie de proximité, ajustée aux besoins et à l'expérience des citoyens.

Nous les appelons à ne pas traduire leur déception par l’abstention, à contribuer par leur vote à faire émerger une alternative de transformation sociale et écologique dans tout le pays, à faire élire de nombreuses élues et élus qui défendront ces orientations dans les collectivités locales en empêchant la droite et l’extrême-droite de gagner la très grande majorité des départements.

Au plan national nous entendons prendre appui sur ces élections pour mettre en mouvement une force capable de construire l'alternative nécessaire à gauche, en nous appuyant sur les luttes et les résistances qui s'opposent à la politique suivie et que nous entendons contribuer à développer.

Rien n’est possible sans la mise en mouvement du peuple, sans la mise en mouvement des citoyennes et des citoyens qui aspirent à un renouveau de la politique.

C’est sur ces bases que le FdG entend impulser des candidatures citoyennes dans tout le pays.

Nous n’entendons pas le faire seuls.

C’est pourquoi nous, l’ensemble des composantes du FdG, nous nous adressons à tous nos partenaires potentiels de la gauche et de l’écologie qui refusent la politique du gouvernement. Nous voulons construire ces candidatures avec celles et ceux dont l’engagement associatif ou syndical témoigne de la volonté d’imposer une autre politique.

Ensemble nous pouvons résister à l'austérité, promouvoir la démocratie locale et l'intervention citoyenne, contre la réforme territoriale. Nous voulons gagner des élus prêts à agir sur ces bases pour construire de nouvelles majorités anti-austérité dans les Conseils Départementaux.

Le FdG invite toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette démarche à construire des candidatures de large rassemblement en s’appuyant sur des assemblées citoyennes, au niveau des cantons, pour discuter et décider dans la concertation du contenu des propositions et des candidatures. Cette démarche contribuera à impulser une dynamique populaire indispensable pour gagner.

Le FdG propose que l'ensemble de ces candidatures soit identifié nationalement par une appellation et des propositions inscrites dans un document qui fasse référence. Dans chaque département ces candidatures se présenteront comme une alternative à celles des forces qui soutiennent la politique gouvernementale.

Le FdG entend contribuer à cette construction commune en proposant des actions et des mesures permettant de répondre aux urgences sociales et écologiques actuelles.

-Agir contre les politiques d'austérité dans les départements, contre la réduction des dotations aux collectivités locales imposées par le gouvernement, contre les diktats de l'Europe.

-Dans l’esprit de la VIème République à laquelle nous aspirons, combattre la réforme territoriale et donner plus de pouvoirs aux citoyens par une démocratie participative de proximité. Construire une véritable coopération de projets entre les territoires, basée sur la solidarité et non sur la concurrence.
Nos élu-e-s respecteront des principes susceptibles de rétablir la confiance en la politique par de bonnes pratiques de gestion, la transparence des décisions, la participation citoyenne, les compte rendus de mandat, l'exigence de probité, la lutte contre le trafic d'influence, et tendre vers le non cumul des mandats.

-Soutenir les mobilisations contre l’austérité, ainsi que celles qui promeuvent un nouveau type de progrès humain durable, non productiviste, respectueux de la planète, tourné vers la satisfaction des besoins sociaux, l'égalité hommes-femmes.

-Affirmer notre solidarité avec les mouvements sociaux contre la répression patronale ou gouvernementale et la criminalisation de ces mouvements.

Définir les grands axes d’une politique alternative à l’échelle des territoires :

- Réforme globale de la fiscalité locale permettant plus de justice et mettant à contribution les actifs financiers des grandes entreprises.

- Construction entre les départements, les communes et l’État, de politiques publiques de solidarité et notamment d'un véritable service public d'aide à la personne dans lequel l'Etat assurerait la responsabilité du financement des allocations sociales en se basant sur la solidarité nationale.

- Mesures d’urgences pour les collectivités qui sont asphyxiées financièrement, en leur permettant l'accès à des crédits à taux bas, comparables à ceux que la BCE distribue aux banques (0,05%) et en refusant le paiement des emprunts toxiques.

-Engager une transition écologique dans chaque département en matière de transports publics, de soutien à l'agriculture paysanne, de protection de la biodiversité, de gestion naturelle des massifs forestiers, de désobéissance aux règles européennes de libre échange et de privatisation des sous-sols (GMT-TAFTA)...

-Nous refusons les projets qui ne répondent pas à l’intérêt général et sont écologiquement nuisibles et exigeons le recours au référendum quand un projet local est contesté.

Le 17 décembre 2014

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Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS front de gauche
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 11:02

Loi Macron, loi des patrons - Tribune des députés Front de gauche

Les dix députés Front de gauche estiment que la loi Macron, examinée ce lundi 26 janvier à l'Assemblée nationale, « porte un message clair et global reposant sur une doctrine cohérente: la remise en cause de l’État social à travers l’application de vielles recettes néolibérales ». Tribune publiée dans Médiapart

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Chaque législature est traditionnellement marquée par quelques textes phares et emblématiques, des lois qui reflètent l’orientation économique et sociale et donc l’identité politique de la majorité au pouvoir. Pourtant, depuis le début du quinquennat de François Hollande, les textes réellement progressistes, synonymes d’avancées pour nos concitoyens, se font toujours attendre. Au contraire, le peuple de gauche assiste avec consternation à l’adoption d’une série de lois régressives. Après la triste loi de transposition de l’Accord national interprofessionnel (ANI), le projet de « loi de relance de l’économie » vient étoffer cette série noire.

Le « projet de loi Macron » porte sur des domaines aussi différents que les professions réglementées, le droit du travail et le secteur du transport par autocar. Derrière son caractère formellement désordonné et sectoriel, ce texte porte en fait un message clair et global reposant sur une doctrine cohérente: la remise en cause de l’État social à travers l’application de vielles recettes néolibérales.

Les signes de régression ne manquent pas dès lors qu’on prête attention au contenu de ce projet de loi aux apparences de fourre-tout : abandon du ferroviaire au profit de sociétés privées d’autocars, abandon du service public de la justice au profit de banques, de cabinets anglo-saxons ou tous autres investisseurs qui voudront s’offrir le sceau de la République, abandon des commerces de proximité au profit des grands groupes, risque de marchandisation du corps humain (avec le retrait de l’Etat majoritaire dans le capital du Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies, LFB), privatisation de la gestion de nos aéroports au profit de sociétés étrangères domiciliées dans des paradis fiscaux, allègement des obligations patronales en matière de licenciements économiques, etc.

Autant de preuves de ce que représente foncièrement le projet de loi Macron, à savoir un acte de foi et de soumission aux injonctions d’un patronat obsédé par une volonté d’une déréglementation généralisée, qui frapperait tant des marchés des biens et services, que le marché du travail et la protection sociale. Les dispositions portant sur l’extension et la banalisation du "travail le dimanche" symbolise ce texte de déconstruction de notre droit social.

Le gouvernement ne s’en cache pas : ce projet de loi doit incarner et assumer le tournant libéral de la majorité pouvoir. L’idée de tournant demeure néanmoins discutable, tant la démarche suivie depuis son accession au pouvoir, s’est régulièrement inscrite dans le droit fil de la pensée libérale qui règne dans les marchés financiers comme dans les institutions de l’Union européenne. Certaines propositions s’inspirent directement du rapport commandé par le président Nicolas Sarkozy à la Commission pour la libération de la croissance française, au sein de laquelle Emmanuel Macron siégeait déjà comme secrétaire général.

D’autres propositions sont issues des recommandations faites explicitement par la Commission européenne, ce qui est de nature à rendre les Français toujours plus perplexe sur l’identification et la localisation du pouvoir politique en France : qui décide et au nom de quels intérêts ? La question est d’ordre démocratique et idéologique. A Bruxelles comme à Paris, réformer c’est libéraliser. Un crédo et une équation simple dont les éléments constitutifs s’accompagnent d’une régression sociale irresponsable pour un gouvernement de gauche. Le texte renforce toujours un peu plus l’entreprise de régression historique du droit des salariés en faisant sauter les digues du droit du travail, pourtant si précieuses en période de crise. Certains socialistes ne s’y sont pas trompés: Martine Aubry qualifie le texte de « régression » et Pierre Joxe se dit« éberlué » et « stupéfait » par un texte « ahurissant ». Preuve que le choc va au-delà des rangs des élus du Front de gauche.

Pour le Front de gauche, la régression sociale est antinomique avec la relance de l’économie. Nous croyons toujours dans les vertus de la croissance par l’augmentation des salaires. A l’inverse, le projet de loi Macron porte l’empreinte d’une insécurité sociale sans garantir la croissance économique, loin s’en faut. A travers cette volonté de déconstruire un droit du travail façonné de haute lutte, c’est une véritable pierre angulaire de notre modèle social qui se trouve aujourd’hui en danger.

François Asensi, député de Seine-Saint-Denis
Alain Bocquet, député du Nord
Marie-Georges Buffet, députée de Seine-Saint-Denis, ancienne ministre
Jean-Jacques Candelier, député du Nord
Patrice Carvalho, député de l’Oise
Gaby Charroux, député des Bouches-du-Rhône
André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale, député du Puy-de-Dôme
Marc Dolez, député du Nord
Jacqueline Fraysse, députée des Hauts-de-Seine
Nicolas Sansu, député du Cher

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 19:20

Le Front de Gauche appelle aux manifestations citoyennes de ce week-end

La douleur face au meurtre politique de nos amis de Charlie Hebdo et des policiers qui les protégeaient reste immense. Nous sommes dans le temps du deuil mais nous espérons que leurs assassins seront vite rattrapés et jugés.

Mercredi nous étions aux rassemblements spontanément organisés. Le FDG appelle naturellement aux marches citoyennes de ce week-end dont celle de Paris entre République et Nation.

Nous manifesterons en hommage à l’équipe de Charlie Hebdo, en solidarité avec leurs proches, leurs collègues et leurs amis. Nous manifesterons au nom de la liberté d’expression et des valeurs défendues par l’équipe de Charlie Hebdo car ce n’est pas n’importe quel journal qui a été attaqué. C’est un journal qui, fondamentalement, s’oppose à l’ordre établi avec une arme, l’humour et la dérision. C’est pourquoi nous manifesterons en refus de tous les racismes, pour l’égalité contre les discriminations, pour une laïcité émancipatrice et la liberté de conscience.

Cette marche est une réplique républicaine contre l’obscurantisme et les intégrismes religieux d’où qu’ils viennent. Le Front de gauche condamne toutes les tentatives d’assimiler les musulmans vivant en France à ces actes terroristes. Les forces qui prônent l’exclusion et la xénophobie n’y ont donc pas leur place à commencer par le FN. Ce serait insulter la mémoire de nos amis.

Nous sommes Charlie et nous le resterons.

Front de Gauche : PCF, PG, Ensemble, GU, R&S

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 19:27
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BRUNO FORNACIARI

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