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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 20:37
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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES gouvernement
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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 08:06

Le Medef faisait déjà la loi, maintenant il veut aussi la corriger

L'information est pratiquement passée sous silence, mais elle mériterait pourtant qu'on s'y arrête quelques instants. En effet, à partir de janvier 2015, un groupe de neuf chefs d'entreprises sera chargé d'évaluer toute nouvelle loi impactant les entreprises avant même que les parlementaires en soient saisis.

Pour justifier de faire passer les lois par ce comité de censure, le secrétaire d'Etat chargé de la simplification, Thierry Mandon, qui fut il y a peu député, a battu sa coulpe de parlementaire: « Quand on vote un droit nouveau, on sous-estime la mise en œuvre concrète de ce droit (...) Il faut désormais, qu’avant de voter un texte, on demande à ceux qui seront chargés très concrètement de l'appliquer si, d’après eux, les conditions de mise en œuvre sont bonnes ou non. »

L'air de rien, vent-debout contre la mise en œuvre du compte pénibilité, une si mince avancée de la dernière réforme des retraites, le Medef est non seulement en passe d'obtenir sa mise à mort au nom d'une complexification coûteuse, mais il obtient désormais le droit d'écrire la loi en la censurant. C'est faire bien peu de cas du rôle du Conseil économique, social et environnemental où siègent les « forces vives de la Nation » (dont le patronat et les syndicats) dont le gouvernement devrait recueillir l'avis avant de faire la loi.

Il ne suffit donc plus que les entreprises aient portes ouvertes dans les cabinets ministériels, que les branches aient leurs lobbyistes appointés dans les couloirs de l'Assemblée, du Sénat ou encore à Bruxelles et Strasbourg. Avec cette mesure anodine, le patronat sécurise, verrouille. Notons au passage concernant ce compte pénibilité tant décrié qu'il eut été plus simple d'en faire un droit collectif à l'image de ce qui se pratiquait par exemple pour les personnels de soin des hôpitaux publics. Mais le patronat n'en a jamais voulu. Il a fait capoter trois ans de négociation sur la pénibilité et obtenu finalement ce qu'il qualifie aujourd'hui de monstre réglementaire.

Souvenons-nous qu'en mai 2013, lorsque la bataille faisait rage pour la présidence du Medef, un certain Thibault Lanxade proposait « que les postulants à ces postes de ministre soient dans l'obligation de réaliser une audition devant le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE). Nous souhaitons valider leurs connaissances et disposer pour ce faire d'un droit de veto ». Le jeune patron exigeait ainsi que des personnes «compétentes», «engagées» et «en prise directe avec le monde de l'entreprise», soient nommées aux ministères qui concernent les secteurs de l'économie et des politiques sociales. » Ses vœux ont été exaucés avec la promotion d'Emmanuel Macron, lequel est en train de se chercher une majorité pour faire passer des reculs sociaux dans une loi fourre-tout.

Cette prééminence des intérêts des entreprises dans la politique économique et sociale est à comparer avec l'indigence et la vanité du dialogue social qui se résume la plupart du temps à des négociations de couloirs sur des calendriers imposés par l'Elysée et Matignon et sur des cahiers de doléances patronales. C'est aussi à cela que l'on mesure le virage libéral clairement assumé par François Hollande.

source : interview de Thierry Mandon sur FranceInfo.fr : "Les entreprises vérifieront l'impact des lois les concernant"

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Published by bruno fornaciari - dans MEDEF gouvernement
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 12:51

Macron, la régression

« On place ses éloges comme on place de l’argent, pour qu’ils nous soient rendus avec les intérêts », écrivait Jules Renard. Xavier Bertrand, candidat UMP à la primaire pour 2017, n’a pas d’autre dessein en couvrant de compliments Manuel Valls : « Prenez le pouvoir ou prenez vos responsabilités ».

Égrenant sa liste d’un programme ultralibéral, l’ancien ministre des Affaires sociales appuie Matignon pour « faire des réformes jusqu’au bout ». Le calcul est limpide : la démission du Premier ministre devant l’idéologie du Medef conforte le discours de l’UMP et les brutalités infligées aujourd’hui serviront de point d’appui à celles envisagées demain. C’est dire encore combien le ralliement à l’austérité du petit cercle
des gouvernants fortifie les projets les plus réactionnaires. C’est un scénario qui s’est déjà déroulé en Allemagne, avec le résultat qu’on sait, et une Angela Merkel
qui danse désormais sur les décombres du Parti social-démocrate.

À gauche, la loi Macron, que de plus en plus de députés de droite se disent disposés à voter, suscite une indignation et des mobilisations croissantes. Cela a même secoué les états généraux du Parti socialiste, pourtant anesthésiés par une charte sans odeur, ni saveur. En mettant en cause ce projet, Marie-Noëlle Lienemann l’a emporté à l’applaudimètre. Un nombre croissant de députés socialistes hésitent à se compromettre en votant à l’Assemblée une telle régression. La protestation n’est pourtant pas si aisée à organiser. En éparpillant façon puzzle les garanties sociales, le patron de banque promu ministre s’efforce de disperser les oppositions.

Le Front de gauche a décidé, dans la variété de ses composantes, de s’engager dans une campagne qui permette de donner corps au mécontentement à l’égard d’un texte qui puise son inspiration dans les bréviaires du Medef. Le pire n’est pas certain 

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Published by bruno fornaciari - dans economie finance gouvernement PCF
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 06:34
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 14:03
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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 08:28

« Déficit public : Hollande, Valls et Sapin ont tout faux. »

L'objectif drastique et dogmatique des 3 % est une nouvelle fois repoussé. Michel Sapin restera le ministre, hier sur le chômage, aujourd'hui sur le déficit public, qui ne cesse d'attendre Godot.

Pourtant, jamais un gouvernement n'est allé aussi loin et aussi brutalement dans l'austérité et la baisse de la dépense publique et sociale. Malgré les nombreux avertissements sur les effets désastreux d'une telle saignée pour l'économie de notre pays, alors que nous connaissons parfaitement l'engrenage infernal d'une telle orientation qui empêche toute redressement par l'investissement, les salaires, la consommation, Hollande/Valls/Sapin ont tout faux et sur toute la ligne.

En cause ? Une « situation exceptionnelle marquée par une croissance très faible ». La bonne blague ! Raisonnement cynique et absurde, car c'est l'austérité qui empêche de relancer la croissance, et non l'absence de croissance qui empêche l'austérité de porter ses fruits.

Le gouvernement a déjà annoncé que le cap serait maintenu. Il y a dans cette décision plus que de l'entêtement au prix de tant de renoncements et de promesses non tenues. Il y a une défaite de la pensée, une capitulation totale. Jospin disait que la politique ne pouvait pas tout, avec Hollande/Valls et Sapin, elle ne peut plus rien du tout.

Vite, une alternative de gauche pour stopper ce gâchis et reconstruire un espoir.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 16:13

Manuel Valls passe en force par ordonnance ? Faire qu'il soit battu

Le Monde.fr | 04.09.2014 à 12h08 |Par Gérard Filoche (Membre du bureau national du Parti socialiste)

Bien des députés socialistes vont être interrogés, secoués, inquiétés par le passage en force annoncé par ordonnances. Faut-il prendre le risque de mettre en minorité « leur » gouvernement ? Ça ne s'est encore jamais fait dans de telles conditions. Que risque-t-on ?

Ce qui ne s'est jamais fait, c'est qu'un gouvernement socialiste passe en force contre sa majorité de gauche pour faire passer des lois anti sociales. Ce qui ne s'est jamais fait, c'est qu'on ait affaire à un « coup de force » d'une minorité de socialistes qui gouvernent contre leur parti, contre la gauche.

Officiellement notre parti socialiste est contre la remise en cause des seuils sociaux, et contre des ordonnances pour élargir le travail le dimanche à des femmes pauvres et précaires et des étudiants désargentés, et aussi contre une prétendue « simplification » du code du travail (il a été déjà « simplifié » pendant 10 ans par la droite, entièrement ré-écrit, avec 500 lois supprimées et 10 % de son contenu enlevé).

Notre « projet » socialiste de 2011 prévoyait de « reconstruire le code du travail », pas de le détruire davantage qu'il ne l'est. « Le combat de 2012, c'est de préserverle principe du repos dominical, c'est-­à-­dire de permettre aux travailleurs deconsacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai ! » François Hollande, le 17 avril 2012 à Lille

La campagne électorale en 2012 défendait que « la loi devait l'emporter sur le contrat ». Le candidat défendait qu'il fallait « constitutionnaliser » ce principe du débat préalable des partenaires sociaux, du « contrat », qui devait précéder toute loi sociale. Et il passe par ordonnance contre les syndicats eux mêmes, contre la concertation, contre toute sorte de « contrat » et contre la loi ordinaire. Ce n'est pas loyal.Si c'était la droite, nous serions vent debout dans la rue avec les syndicats qui sont tous opposés à ces ordonnances. Nous avons multiplié les communiqués de dénonciation, en tant que PS, et nos dirigeants aussi chaque fois que Sarkozy etses prédécesseurs utilisaient cette méthode « pour aller plus vite » pour passer en force.

La procédure adoptée par Manuel Valls est profondément anti-démocratique, elle est utilisée seulement pour violer sa majorité. En fait, il n'y a aucune sorte d'argument d'urgence, ni d'efficacité qui justifie des « ordonnances ». C'est donc clairement une façon symbolique de faire taire toute critique, toute opposition. Sur ce sujet sur d'autres. Cela se reproduira donc. Si les députés se laissent faire, sur le principe, cela voudra dire qu'ils abandonnent leur souveraineté et leur mandat.

Il faut bien réfléchir, mais quand on est députés, il y a des heures graves et des responsabilités exceptionnelles.


Si la majorité vote la confiance et vote les ordonnances, elle se dessaisira de ses prérogatives, la démocratie parlementaire sera court-circuitée. Il sera perdu bien plus qu'un simple vote.

Manuel Valls en minorité, il faudra bien que le président écoute sa majorité parlementaire.

Il faudra bien qu'il reconstitue un autre gouvernement à présenterau Parlement, dans des conditions ou celui-ci soit normalement capable d'obtenirla confiance et de légiférer.

Nous sommes sociaux-démocrates : sociaux et démocrates. Le président élu par la gauche ne peut dissoudre la gauche. S'il le faisait ce serait un raz-de-marée à droite, et lui-même devait choisir la voie de la démission et même carrément celle de l'exil : il serait exécré à jamais par la gauche, il ne remonterait jamais dans l'opinion avec pareil bilan. C'est pourquoi mettre en minorité Manuel Valls est possible et nécessaire pour la gauche, il n'y a pas d'autre solution pour sauver la fin du quinquennat.

Le président, si Manuel Valls est heureusement mis en minorité, devra redésigner un nouveau premier ministre susceptible d'obtenir la majorité rose, rouge, verte, qui existe à l'assemblée.

Un gouvernement capable de « rassembler d'abord les socialistes », comme le disait François Mitterrand, et non pas de les diviser. Un gouvernement capable de rassembler toute la gauche : on a pu entendre, à La Rochelle, Pierre Laurent et Emmanuelle Cosse se dire prêts à une telle politique, elle est là, il est possible de la mettre en œuvre rapidement sur un programme d'action immédiat, consensuel et qui redonnera confiance à notre électorat.

En fait, rejeter le coup de force de Manuel Valls ce n'est pas un risque, c'est une chance.

C'est un vote de salut public. C'est même si on y réfléchit la seule chance pour les députés de rester fidèles à leur électorat, à leur mandat, de redonner un espoir et un élan à gauche avant qu'il ne soit trop tard. La seule politique réaliste c'est d'arrêter les dégâts de la ligne d'austérité suivie jusque-là, sinon on perdra tout, les régions, les départements, l'assemblée… et la présidence. Et en perdant tout, on laissera une droite et une droite extrême s'emparer du pouvoir ?

C'est salutaire pour la gauche en pareilles circonstances de ne voter ni les ordonnances ni la confiance.

  • Gérard Filoche (Membre du bureau national du Parti socialiste)

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 03:50

François Rebsamen a menti à propos de son père qui était bien collabo

12 avril 2014, 13:26 Auteur : Jean

Le nouveau ministre du travail du gouvernement Valls, François Rebsamen (photo), a préféré mentir à propos des activités de son père pendant la Seconde Guerre Mondiale plutôt que de dire la vérité, à savoir qu’il était collaborateur des nazis. Nous en apportons aujourd’hui la preuve définitive par une archive jamais révélée auparavant. Cette nouvelle pierre dans le jardin socialiste s’ajoute aux relations amicales entre Valls et un néo-nazi, et entre François Mitterrand, Pétain et Bousquet. Un passé qui ne passe pas…

En avril 2001, François Rebsamen vient d’être fraîchement élu maire de Dijon. Il accorde une interview à l’Express, interview qui est toujours en ligne. En voici l’extrait qui nous intéresse :

Votre père a-t-il été collaborateur?
Non. C’est une rumeur que fait courir la droite à Dijon depuis que j’y suis candidat. Il se trouve que la famille de mon père est originaire d’Alsace, de la région de Mulhouse-Bâle, précisément. Pendant la Seconde Guerre mondiale, mon père, pour ne pas être enrôlé dans l’armée allemande, a choisi de prendre la nationalité suisse. C’est tout.”

François Rebsamen déclare donc que son père a dû fuir en Suisse pour ne pas être incorporé dans la Wehrmacht en tant qu’alsacien. Or c’est tout le contraire, il s’est enfui en Suisse à la suite d’un avis de recherche pour collaboration, comme nous allons le voir.

Une première fuite

Le premier à avoir vendu la mèche est un certain Yves Bertrand, le fameux directeur des Renseignements généraux de 1992 à 2004, qui notait dans des carnets qui ont été révélés par la presse : « Père Rebsamen serait un ex-agent de la Gestapo d’origine russe. Un Rebsamen russe s’installe à Dijon en 39 – photo de lui en uniforme d’officier Gestapo. Ça se passe à Dijon. S’est marié avec la fille d’un maire adjoint de Dijon qui est intervenu pour qu’il ne soit pas jugé trop sévèrement. Rebsamen né à Dijon en 1951. Sa mère = la fille d’un ex-adjoint de Dijon. Père = Erich Rebsamen. »

Mais cela passe inaperçu, et aucun journaliste ni politique ne demande d’explications à M. Rebsamen, qui est toujours maire de Dijon et maître des archives de cette ville.

Une deuxième fuite

Mais les archives ont fini par parler. Il faut dire que le maire de Dijon s’est fait pas mal d’ennemis avec le temps. Un fouineur particulièrement coriace vient de nous transmettre une pièce qui ne laisse plus aucun doute sur le mensonge du nouveau ministre socialiste du Travail pour protéger son père dont l’honneur avait pourtant été bafoué par ses activités de collaboration pendant l’occupation.

Voici donc l’extrait du journal La Bourgogne républicaine (ancêtre du Bien public), daté du 9 août 1945. On est donc peu après la libération, en pleine épuration, et les résistants utilisent les journaux pour lancer des avis de recherche sur les collabos clairement identifiés. Le père de François Rebsamen en fait partie.

Sa photo en uniforme nazi est reproduite dans l’article, et l’appel à témoin lancé : “Eric Rebsamen est né à Stuttgart le 9 janvier 1917, mais il est de nationalité suisse. Inculpé d’atteinte à la sécurité extérieure de l’État, il est actuellement en fuite. Arrivé à Dijon en novembre 1939, il a été interprète et chef d’atelier au garage Renault jusqu’en novembre 1943, date à laquelle il part pour Paris. Il aurait rejoint la Suisse. Le voici, photographié en tenue d’officier allemand. Tous renseignements utiles sur son activité au cours de l’occupation peuvent être adressés à M. Geoffroy de la Mothe, juge d’instruction, Cour de justice, cabinet n°5, Dijon.”

Naturellement, cette description correspond parfaitement à celle du père de François Rebsamen, telle que wikipedia en parle par exemple. “Né à Stuttgart le 9 janvier 1917, de nationalité suisse”. La confusion entre deux hommes est donc impossible.

Conclusion

Il s’agit donc d’un nouveau mensonge d’un socialiste important, actuel ministre, et sénateur, et président du groupe socialiste au Sénat, et ancien maire d’une grande ville pendant 13 ans.

Un de plus, un de moins, me direz-vous, une fois qu’on a lu le Livre noir de la gauche ou 100 ans d’erreurs de la gauche on ne compte plus les mensonges de la gauche. Certes, mais celui-là émane de quelqu’un qui vient d’être nommé ministre du Travail de la France, proche du Président de la République, ce qui n’est tout de même pas rien, et qui a caché aux Français pendant tout ce temps que son père a trahi le pays avec l’ennemi.

Aux Etats-Unis, un tel mensonge d’une personnalité aussi haut placée vaudrait démission immédiate, que se passera-t-il en France ?

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 23:32

« Il faudrait contrôler l'activité réelle de Monsieur Rebsamen, François, recruté en avril dernier pour s'occuper de l'emploi. »

François Rebsamen, ce ministre du travail qui ne commente plus les chiffres du chômage tant il sont catastrophiques et contredisent, mois après mois, les prophéties présidentielles, vient de trouver les responsables de cet échec : les chômeurs eux-mêmes.

Ce matin, il annonce donc le renforcement des contrôles pour vérifier qu'ils sont bien à la recherche d'un travail.

En 2012, alors que Nicolas Sarkozy parlait comme le fait aujourd'hui François Rebsamen, François Hollande répondait qu'il ne fallait pas "s'en prendre aux plus fragiles". Mais c'était avant.

Au lieu de singer la droite, le ministre du travail ferait mieux de changer de politique. Il serait bien à la peine si les 5 millions de chômeurs décidaient d'installer des comités locaux pour mesurer les dégâts économiques et sociaux des choix gouvernementaux.

Si, à l'échelle des départements et des territoires, un suivi des aides publiques aux entreprises, comme pour le CICE, était mis en place par les citoyens, avec, d'un côté, des records de dividendes versés aux actionnaire et, de l'autre, des licenciements, des femmes et des hommes et des familles brisés.

La peur doit vite changer de camp.

Il s'agit aujourd'hui de contrôler l'activité réelle de Monsieur Rebsamen, François, recruté en avril dernier pour s'occuper de l'emploi. Certains chiffres et résultats enregistrés dernièrement nous font douter de sa capacité réelle et de sa détermination.

Le gouvernement et le patronat doivent aujourd'hui rendre des comptes.

PCF

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 16:37

Il est de bon ton ces temps-ci de dresser des lauriers à Arnaud Montebourg pour son franc-parlé et sa détermination à s'opposer à la politique industrielle de François Hollande, bref, de prendre des risques avec un certain courage. Esbroufe, nuage de fumée ? Voyons ci-dessous un certain bilan de celui qui , désormais, (pour combien de temps) s'adjoint aux côté des "frondeurs" du PS.

Bruno Fornaciari

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Montebourg quitte Bercy : le bilan économique du ministre

Le HuffPost | Par Grégory Raymond

Publication: 25/08/2014 19h27 CEST Mis à jour: 25/08/2014 22h11 CEST

ÉCONOMIE - "Trublion", "grande gueule", "électron libre"... jamais les termes utilisés pour décrire Arnaud Montebourg n'auront été aussi proches de la réalité au terme de ce week-end tempétueux qui se conclut ce lundi par un départ du gouvernement pour le désormais ex-ministre de l'Economie et du Redressement productif. Il laisse dernière lui la marque d'un homme tenace, pour qui aucun combat n'est perdu d'avance. Mais aussi celle d'un communiquant hors pair.

Arrivé en mai 2012 avec la mission impossible de réindustrialiser la France, Arnaud Montebourg s'est démené pour donner un sens à sa fonction. On se rappelle de Florange, théâtre de son échec le plus retentissant, mais aussi de son rôle actif dans le dossier Alstom, plus favorable. On se rappelle également de lui posant fièrement en marinière, évoquant un destin présidentiel.

Mais à l'heure de faire les comptes, le ministre peut aujourd'hui regarder dans le rétro et faire l'inventaire de son action. Derrière ses coups de com' et ses coups de sang, quel est son véritable bilan économique? Tour d'horizon de ses dossiers et de ses slogans...

1. Florange, l'échec fondateur

Dans sa carrière de ministre, sa première épreuve est aussi son plus gros échec. Dans l'épisode qui l'oppose à Jean-Marc Ayrault, il manque (déjà) de quitter le gouvernement. Une démission rejetée par François Hollande. Le ministre voulait nationaliser les hauts fourneaux de Florange, le président et le premier ministre voyaient les choses autrement. "J'ai échoué dans un certains nombre d'épisodes, Florange en est un exemple", avait-il reconnu en octobre 2013 dans "Le Supplément" de Canal+ (ci-dessous).

"Parfois on se prend des portes en politique", rajoutait-il. "On se trompe, cela arrive, et il faut le reconnaître. J'ai failli décidé d'abandonner ma mission", après que son projet de nationalisation temporaire du site industriel eut été balayé.

Moins de deux ans après les faits, les engagements pris par le propriétaire Laskshmi Mittal auprès de l'Elysée ont été tenus. Aucun salarié n'a été licencié, tandis que 100 millions d'euros ont été investis par ArcelorMittal fin 2013. Même le leader syndical Edouard Martin est venu gonfler les rangs du PS aux Européennes.

2. Dailymotion: le retour de l'Etat actionnaire

Ce devait être la vente à l'Américain Yahoo! d'une des pépites françaises les plus prestigieuses. Mais c'était sans compter l'activisme d'Arnaud Montebourg. En tant que ministre du Redressement productif, il oppose une fin de non recevoir au géant du Web, mais surtout à Orange, propriétaire de la plate-forme de vidéos qui voulait vendre.

Pour l'Etat, qui détient encore 27% du capital d'Orange, pas question de céder plus de 50% de Dailymotion à Yahoo!. Arnaud Montebourg monte donc au créneau: "Je ne vais pas vous laisser vendre l'une des meilleures start-up de France", se serait-il emporté au cours de la rencontre entre la direction de Yahoo! et celle d'Orange. Cet épisode a notamment l'objet d'un affrontement par voie de presse avec le PDG de l'opérateur Stéphane Richard. À la fin, c'est le ministre qui l'a emporté.

Près d'un an et demi après les faits, Dailymotion cherche toujours un partenaire pour grandir. Microsoft s'était un temps positionné, mais ne souhaite pas investir seul. Canal+ voulait en prendre le contrôle, mais Orange ne veut pas offrir à son concurrent une participation majoritaire.

3. PSA: l'alliance avec la Chine sauve les meubles

"Dissimulation", "mensonges", "erreurs de stratégie"... Montebourg n'a pas eu de mots assez durs pour qualifier l'attitude de PSA, auteur d'un plan social de 8000 postes en France et de la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois. Parallèlement, ce dossier est néanmoins une de ses grandes victoires. C'est sous sa responsabilité que l'entrée au capital du Chinois Dongfeng, mais surtout celle de l'Etat français, ont été validées.

Une quatrième usine PSA sera bientôt ouverte en Chine pour porter à un million la capacité de production. Au premier semestre, le constructeur a enregistré une hausse de 5,5% de ses ventes mondiales, dont 27,7% pour la seule Chine. En attendant, la prochaine génération de la C3 sera délocalisée en Slovaquie, réservant les modèles haut de gamme plus rentables à la France. Tout n'est pas si rose, donc.

4. Made in France: le rouleau compresseur de la com'

Depuis son arrivée à Bercy en mai 2012 au portefeuille du Redressement productif (et jusqu'à son discours de départ ce lundi), Arnaud Montebourg aura mis l'accent sur le nécessaire renouveau de l'industrie française, en voulant incarner le "patriotisme industriel". Un objectif symbolisé par l'image du ministre arborant une marinière Armor Lux en couverture du Parisien Magazine en octobre 2012, et défendu l'an dernier dans son livre La bataille du made in France.

Toujours sur le front de la communication, le trublion du gouvernement a également fait une belle promotion à Renault. Quelques jours avant la photo en marinière, le ministre apparaissait au volant de la Zoé électrique, s'improvisant super VRP de la marque au losange. "Elle est super bien et elle est fabriquée en France", claironnait-il à la sortie du conseil des ministre. Visiblement emballé par la présence des caméras de BFMTV dans la voiture, Arnaud Montebourg avait même demandé à son chauffeur de lui céder le volant. Un grand moment de communication.

En 2014, il participe également au tournage du documentaire Made in France, l'année où j'ai vécu 100% français, se mettant volontiers en scène aux côtés de l'auteur Benjamin Carle.

Made in France - Avec Arnaud Montebourg

Il sera également la voix d'un personnage de dessin animé diffusé prochainement sur Arte. Vêtu d'une marinière, il se bat contre la délocalisation d'un volcan chez l'Homme de Pékin. Cet épisode de Silex and the City montrera, comme d'habitude, des débats d'aujourd'hui transposés à l'âge de pierre.

Cette orgie de communication aura eu le mérite de définir clairement l'image de celui qui désormais se cherche un avenir. Elle en aura cependant excédé plus d'un et son objectif affiché, la promotion du Made in France, est loin d'être un succès incontestable comme le montre le point suivant...

5. Réindustrialisation: un pari perdu d'avance

Si Arnaud Montebourg est parvenu à obtenir son "anti-Florange" avec la reprise réussie de Rio Tinto (Savoie), son bilan de réindustrialisation reste néanmoins fragile. Il est surtout fait de "coups de com'", notamment avec le retour de Solex, sans grand effet sur l'emploi.

On se rappelle aussi de la résurrection de la fonderie Loiselet, une PME qui avait fermé son usine chinoise et rapatrié sa production en France. Mais le ministre est désormais moins prolixe sur le sujet. En décembre 2013, l'entreprise a fait faillite puis a été rachetée par des capitaux algériens. "La relocalisation mal maîtrisée a été la cause même du dépôt de bilan", a même expliqué l'un des nouveaux repreneurs.

Quant au retour au bercail des entreprises qui avaient pris le large, le mouvement reste marginal, et cela malgré les aides publiques. Depuis 2005, seuls 107 cas ont été observés, relève Le Monde, souvent de petite taille, selon le pointage effectué fin 2013 par l'Etat. De son côté, la société Trendeo a recensé seulement 70 emplois industriels créés en 2013 à la suite de relocalisations.

6. Gaz de schiste: un parti pris énergique

Convaincu que la France est assise sur une montagne d'or (noir), le ministre s'est toujours battu en faveur de la prospection du gaz de schiste. Non pas que le gouvernement doive coûte que coûte chercher à exploiter ses réserves, mais qu'il cherche en revanche à élaborer un moyen non-polluant pour les extraire.

"La question de la recherche est toujours posée. Les Français aiment l'avenir, ils croient en l'innovation. Le problème du gaz de schiste, c'est qu'il est d'une pollution terrible. Si on règle ce problème, on peut rouvrir le débat", disait-il encore en février dernier, en arguant que le NFP (stimulant fluopropane) pourrait être une solution.

Fruit de tensions avec l'ex-ministre EELV Cécile Duflot, ce débat a mis le feu aux poudres avec la tête de l'exécutif. Sur le nucléaire, il déclare voir une "filière d’avenir", alors que le gouvernement s’est engagé sous l’impulsion des écologistes à réduire la part de l’énergie nucléaire de 75 à 50%.

7. Europe: une voix forte contre l'immobilisme bruxellois

Entre Arnaud Montebourg et Bruxelles, ça n'a jamais été une histoire d'amour. En juin 2013 il n'a pas hésité à s'en prendre à José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, en le qualifiant de "carburant du Front national".

Dans le détail, il estime que "l'Union européenne ne bouge pas, elle est immobile, paralytique. Elle ne répond à aucune des aspirations populaires, sur le terrain industriel, sur le terrain économique, sur le terrain budgétaire, et finalement, ça donne raison à tous les partis souverainistes, j'allais dire anti-européens, de l'UE". Des propos qui lui donnent raison, notamment après les scores réalisés par le FN aux dernières élections européennes.

Le ministre est également l'un des premiers à s'émouvoir de l'euro fort, qui "annihile les efforts de compétitivité" en France. "Nous avons la zone la plus dépressive au monde et la monnaie qui s'apprécie le plus au monde. Cette situation est ubuesque. Nous devons ouvrir une bataille politique pour faire baisser l'euro. L'euro doit être au service de notre économie et de notre industrie. Il ne s'agit pas de le dévaluer mais de le ramener à un niveau raisonnable et supportable". Un an après ces déclarations, François Hollande a timidement repris cet argumentaire.

8. SFR: Montebourg pris en flagrant délit d'ingérence

La vente de SFR a été une autre saga au cours de laquelle la voix d'Arnaud Montebourg n'a pas été entendue. Quand Vivendi décide au mois de février dernier de vendre sa filiale mobile, les négociations s'engagent avec Numericable. Bouygues passe à l'attaque dans la foulée et trouve en Arnaud Montebourg un soutien de poids.

Le ministre de l'Économie, alors en charge du portefeuille du Redressement productif, énumère les griefs contre l'alliance SFR/Numericable, notamment le maintien du marché à quatre opérateurs néfaste pour l'emploi et le surendettement du futur groupe. Il fait même peser la menace d'un contrôle fiscal sur le président de Numericable Patrick Drahi.

Ignorant les remontrances du ministre et malgré une dernière offensive de Bouygues,Vivendi décide finalement de céder sa filiale à Numericable. Franchement déçu du résultat, il appelle désormais le nouvel ensemble à user du patriotisme économique dans le choix des fournisseurs. Un peu maigre.

9. Alstom: dernier coup d'éclat industriel

S’il faudra des mois avant la recomposition effective d’Alstom, Arnaud Montebourg tient là l'une de ses grandes victoires. Le ministre est parvenu à éviter le dépeçage d’Alstom, tout en préservant la souveraineté nationale de la France dans le secteur nucléaire. Et à l’inverse de Florange, il est enfin parvenu à imposer sa signature: entrée de l’Etat dans le capital (20%) et l'alliance avec un grand groupe étranger. Comme pour PSA.

Le revers de la médaille, c'est qu'il n'était pas du tout favorable à un rachat par General Electric. Soutien initial de l'Allemand Siemens, il s'est résolu à la victoire de l'Américain au dernier moment, en contrepartie de l'entrée de l'Etat au capital. Mais il confirme le retour de l'Etat stratège, après avoir obtenu une offre plus favorable aux intérêts français. Il est aussi à l'origine du décret sur l’acquisition d'entreprises stratégiques, permettant un veto du gouvernement.

10. Il est très apprécié par les grands patrons

Un temps honni par la classe patronale, le ministre a terminé avec les faveurs des capitaines d'industries. Outre Jean-Louis Beffa (ex-PDG de Saint-Gobain), l'un de ses visiteurs du soir favori, il s'est peu à peu offert le soutien de quelques gros bonnets comme Christophe de Margerie (Total) ou Claude Perdriel (SFA).

Son ton combatif séduit les entrepreneurs, comme l'a reconnu en mars Vincent Bolloré. "Je trouve qu'il donne une flamme, et dans une France où on est un peu dans la sinistrose, sa voix est sympathique", a affirmé le PDG du groupe Bolloré. Même Pierre Gattaz, le patron des patrons, l’affirme: "Ce que je trouve intéressant avec Arnaud Montebourg, c'est quand il s'occupe de la France de demain, des 34 filières de la Nouvelle France industrielle (...) il a beaucoup d'énergie dans ces domaines", a souligné le dirigeant du Medef, parlant d'un "élan vertueux".

"Il a le mérite d'avoir remis l'industrie au centre des débats", confiait en début d'année Jérôme Franz, président de la Fédération des industries mécaniques (FIM). "Il a une vraie connaissance des sujets et une implication personnelle", ajoutait Philippe Goebel, son homologue de l'Union des industries chimiques (UIC).

Ce discours dithyrambique survivra-t-il au départ du ministre? A quelques minutes de la démission du gouvernement, Geoffroy Roux de Bézieux (n°2 du Medef) a jugéqu'Arnaud Montebourg se "trompait d'époque" et prônait une "politique des années 1990". "Qu'il veuille (...) faire un peu le show de rentrée (...), très bien, ce qui compte c'est la déclaration du président de la République et de Manuel Valls", a-t-il ajouté.

Désormais écarté du pouvoir et des dossiers, il n'est donc pas certain qu'Arnaud Montebourg conserve son aura auprès des milieux patronaux.

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Published by bruno fornaciari - dans gouvernement
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BRUNO FORNACIARI

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