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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 10:17
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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 06:04
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Marie-France Nunez

"Les faits révélés par la presse disqualifient l'actuelle ministre du Travail !"

Communiqué des député.e.s communistes et républicains
Paris, 27 juillet 2017

La ministre du Travail est disqualifiée pour parler organisation du travail et emploi, elle peut parler actions et profitabilité des actions

Les révélations du quotidien L'Humanité (édition du 27 juillet 2017) sur le montant des stock-options perçues par Mme Muriel Pénicaud, alors qu'elle était directrice générale des ressources humaines (DGRH) chez Danone, sont une illustration supplémentaire du mélange des genres entre milieux d'affaires et sphère politique que nous avons dénoncé sans relâche à l'Assemblée nationale ces jours-ci à l'occasion de l'examen du projet de loi de confiance en l'action publique.

Celle qui est aujourd'hui ministre du Travail a pu encaisser en avril 2013, 1 million d'euros en une seule journée pour ses états de service au comité exécutif du groupe agro-alimentaire, par un simple jeu d'écritures.

Ce que révèle le quotidien est proprement stupéfiant : le bénéficie de la vente d'actions que Mme Pénicaud a effectuée, qui atteint plus de 50% de la mise de départ, n'a pu être atteint que parce que l'annonce d'un plan de restructuration au sein du groupe, quelques semaines plus tôt, a fait grimper les cours des actifs de la multinationale. Autrement dit, si ces informations graves sont confirmées, c'est au prix de la mise sur la sellette de 900 emplois de cadres dont 230 en France que la DGRH de Danone a pu s'enrichir personnellement à hauteur de plus de 1 million d'euros.

Madame la ministre Nicole Pénicaud va devoir s'expliquer sur ces faits, et sur sa conception de l'entreprise, sur la manière dont elle appréhende la participation de l'entreprise au bien commun de la société.

Au-delà de cette mise au point indispensable, de ces nécessaires éclaircissements, que la représentation nationale et le peuple français sont en droit d'attendre d'un représentant du gouvernement, plus encore, c'est le crédit de la ministre en charge de porter des ordonnances, qui vont profondément modifier les droits du travail dans notre pays, qui est désormais très fortement sujet à caution. Au moment où se dessinent les contenus des futures ordonnances avec, notamment, une annonce grave sur la dérégulation future des contrats courts qui laisserait la possibilité aux entreprises, sous l'égide des branches, d'instaurer leurs propres normes quant à l'usage du CDD, Mme Pénicaud peut-elle vraiment discuter avec le monde du travail, les représentants des organisations syndicales et les parlementaires de ce pays ?

Nous, députés communistes, considérons que les faits révélés par la presse disqualifient l'actuelle ministre du Travail pour discuter valablement du code du travail et prétendre défendre l'emploi à travers les ordonnances en cours d'écriture.

Nous considérons qu'au-delà de la personne, qu'il ne nous appartient pas de juger, c'est tout un système de pensée et les réformes qu'il prétend mettre en oeuvre dans notre pays qui sont également disqualifiés par ce qu'éclairent ces révélations de presse. En réalité, l'objectif poursuivi par ce système et ceux qui le servent est davantage celui des profits financiers immédiats, d'une économie spéculative qui se nourrit de dérégulation, que celui de l'emploi, du renouveau industriel et de l'économie réelle dans notre pays.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 13:13

Communiqué des député-e-s communistes

 
 
La ministre du Travail est disqualifiée pour parler organisation du travail et emploi
 
La ministre du Travail est disqualifiée pour parler organisation du travail et emploi, elle peut parler actions et profitabilité des actions 

Les révélations du quotidien L’Humanité (édition du 27 juillet 2017) sur le montant des stock-options perçues par Mme Muriel Pénicaud, alors qu’elle était directrice générale des ressources humaines (DGRH) chez Danone, sont une illustration supplémentaire du mélange des genres entre milieux d’affaires et sphère politique que nous avons dénoncé sans relâche à l’Assemblée nationale ces jours-ci à l’occasion de l’examen du projet de loi de confiance en l’action publique. 

Celle qui est aujourd’hui ministre du Travail a pu encaisser en avril 2013, 1 million d’euros en une seule journée pour ses états de service au comité exécutif du groupe agro-alimentaire, par un simple jeu d’écritures. 

Ce que révèle le quotidien est proprement stupéfiant : le bénéficie de la vente d’actions que Mme Pénicaud a effectuée, qui atteint plus de 50% de la mise de départ, n’a pu être atteint que parce que l’annonce d’un plan de restructuration au sein du groupe, quelques semaines plus tôt, a fait grimper les cours des actifs de la multinationale. Autrement dit, si ces informations graves sont confirmées, c’est au prix de la mise sur la sellette de 900 emplois de cadres dont 230 en France que la DGRH de Danone a pu s’enrichir personnellement à hauteur de plus de 1 million d’euros. 

Madame la ministre Muriel Pénicaud va devoir s’expliquer sur ces faits, et sur sa conception de l’entreprise, sur la manière dont elle appréhende la participation de l’entreprise au bien commun de la société. 

Au-delà de cette mise au point indispensable, de ces nécessaires éclaircissements, que la représentation nationale et le peuple français sont en droit d’attendre d’un représentant du gouvernement, plus encore, c’est le crédit de la ministre en charge de porter des ordonnances, qui vont profondément modifier les droits du travail dans notre pays, qui est désormais très fortement sujet à caution. Au moment où se dessinent les contenus des futures ordonnances avec, notamment, une annonce grave sur la dérégulation future des contrats courts qui laisserait la possibilité aux entreprises, sous l’égide des branches, d’instaurer leurs propres normes quant à l’usage du CDD, Mme Pénicaud peut-elle vraiment discuter avec le monde du travail, les représentants des organisations syndicales et les parlementaires de ce pays ? 

Nous, députés communistes, considérons que les faits révélés par la presse disqualifient l’actuelle ministre du Travail pour discuter valablement du code du travail et prétendre défendre l’emploi à travers les ordonnances en cours d’écriture. 

Nous considérons qu’au-delà de la personne, qu’il ne nous appartient pas de juger, c’est tout un système de pensée et les réformes qu’il prétend mettre en œuvre dans notre pays qui sont également disqualifiés par ce qu’éclairent ces révélations de presse. En réalité, l’objectif poursuivi par ce système et ceux qui le servent est davantage celui des profits financiers immédiats, d’une économie spéculative qui se nourrit de dérégulation, que celui de l’emploi, du renouveau industriel et de l’économie réelle dans notre pays.
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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 07:46

Un passage en force au service des vieilles lunes patronales

Habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social : question préalable -

 Par / 24 juillet 2017

VERSION PROVISOIRE

Nous contestons le choix des ordonnances, madame la ministre. Leur champ est très large, et nous ignorons ce qui s’est dit avec les organisations représentatives des salariés... Tout cela s’apparente à un blanc-seing. Et même non ratifiées, ces ordonnances s’appliqueraient tels des décrets.

Ce passage en force ne nous surprend pas. Vous reprenez les vieilles lunes patronales : primauté de l’accord d’entreprise, remise en cause du principe de faveur, contournement des syndicats, facilitation des licenciements, extension du travail de nuit et du dimanche... Bref, un recul des droits.

Vous présentez ce projet de loi comme une réponse aux bouleversements du travail et à la diversité des entreprises, comme un levier pour renforcer l’entreprenariat, mais cela ne trompe pas. En décentralisant la négociation collective au niveau des entreprises, vous inversez la hiérarchie des normes. Hors des domaines spécifiés par la loi, nombre de droits garantis par les conventions collectives de branche pourront ainsi être remis en cause.

Dans le même temps, vous recentralisez tout le pouvoir entre vos mains, en supprimant la commission d’experts créée par l’article premier de la loi El Khomri et censée réfléchir à l’évolution du droit du travail.

Le président de la République a lui-même présenté ce texte comme un préalable à la modernisation de l’économie. Est-ce donc que le droit actuel interdit toute flexibilité ? À Boulogne-sur-Mer, dans la zone de Capécure, 50 % des postes sont occupés en permanence par des intérimaires. Dans la Manche, une ancienne voisine me disait tout ce que l’on faisait subir à un jeune pour 230 euros par mois gagnés à distribuer l’annuaire... Les CDD de moins d’un mois, au nombre de 1,5 million en 2010, étaient 4 millions en 2016. Mais ce serait encore mieux, aux yeux des patrons, si le CDI lui-même était précaire, et c’est ce que vous proposez.

Les études montrent pourtant qu’il n’y a pas de lien entre la protection de l’emploi et le chômage. Mini-jobs allemands, contrats zéro heure anglais, jobs act à l’italienne, reçus verts portugais ont peut-être eu un effet statistique ponctuel, mais ont plongé des millions de gens dans la misère et n’ont aucunement réglé le problème du chômage.

Même les employeurs français, selon l’Insee, ne rangent la complexité du code du travail qu’au quatrième rang de leurs préoccupations, après l’incertitude économique et la difficulté à recruter des personnes qualifiées.

En réalité, c’est un projet de loi politique, déconnecté des réalités et dangereux. Il va même au-delà des recommandations de la très libérale Commission européenne.

Ce que nous voulons, c’est construire un code du travail plus protecteur, faisant primer l’outil de travail sur la rapacité des fonds de pension, un code qui anticipe les mutations économiques et technologiques et qui prenne en compte les aspirations des jeunes, en créant par exemple un statut de « salarié autonome » auprès des plateformes numériques.

C’est ce que propose le groupe de recherche pour un nouveau code du travail, dirigé par Emmanuel Dockès. Le projet de code qu’il a élaboré en concertation avec les confédérations syndicales est quatre fois plus court que l’actuel, et constitue une base de travail pour une réelle remise à plat. (L’orateur en brandit un exemplaire.)

Parce que ce travail ne peut être ignoré, parce que le texte du Gouvernement se fonde sur un postulat erroné, parce que nous avons à coeur le dynamisme de notre économie et la protection des salariés, nous vous invitons à voter cette motion

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 21:59

Emmanuel Macron confirme l’austérité pour les collectivités et la restructuration libérale des territoires

Conférence nationale des territoires -

 Par / 17 juillet 2017

Deux axes ont dominé l’intervention prudente mais volontaire d’Emmanuel Macron, la volonté de poursuivre l’adaptation des territoires à la mondialisation libérale en lien avec la réforme de la taxe d’habitation et l’annonce d’une ponction sur cinq ans de 13 milliards sur les collectivités.

Comment ne pas voir que l’incitation au regroupement prôné explicitement par E. Macron vise implicitement les communes et les départements ?

C’est un lourd danger pour la démocratie car ces deux institutions sont cruciales et pour le lien de proximité avec la population et pour le maintien et le développement des services publics.

Depuis les lois Sarkozy poursuivies par F. Hollande, l’objectif est clair : accompagner la mondialisation de l’économie par la réforme institutionnelle.

Les règles de cette mondialisation doivent prévaloir : mise en concurrence des territoires, leur mise au service de « l’économie » c’est-à-dire des entreprises, rentabilité et productivité en matière de services publics.

Le nouveau monde serait en fait la restauration de l’ancien, l’argent qui domine tout, régit tout, décide de tout, y compris en matière d’organisation des territoires.

La réforme de la taxe d’habitation qui fait couler beaucoup d’encre apparaît comme une arme au service de cette ambition de dérégulation institutionnelle.

L’avantage fiscal apparaît fort limité et le flou demeure sur le nombre de personnes concernées.

Ce qui sera donné parcimonieusement d’une main sera repris massivement de l’autre : CSG, baisse du pouvoir d’achat et nouveaux frais liés à l’épuisement du service public. M. Macron a d’ailleurs bien confirmé que les fonctionnaires sont dans sa ligne de mire.

La remise en cause de la taxe d’habitation dont les sénatrices et sénateurs communistes prônent depuis longtemps une réforme en profondeur et le plan d’économies de 13 milliards sur le budget des collectivités portera un coup dur aux finances des collectivités locales, à leur autonomie reconnue par la Constitution.

Cette cure d’austérité sur la mode des purges des médecins de Molière répond au dogme de la réduction des dépenses publiques sans se soucier le moins du monde de la satisfaction des besoins de la population.

Le nouveau monde de M. Macron et consorts ressemble donc beaucoup à une agression tous azimuts contre le modèle social français.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC s’y opposeront de toute leur force.

 
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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 10:27
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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 05:56

3 points clés

Le Code du travail est le seul rempart qui protège les salariés

Les ordonnances sont l’héritage d’une idéologie néolibérale des années qui a conduit la crise financière

Sans Code du travail, la société sera plus sauvage

SÉBASTIEN JUMEL, JEAN-PAUL LECOQ, HUBERT WULFRANC

Ils sont respectivement députés PCF des 6e, 8e et 3e circonscriptions de la Seine-Maritime et membres du groupe de la Gauche démocratique et républicaine

«Nous n’avons rien lâché dans le combat parlementaire. Pendant toute cette semaine d’examen du projet de loi d’habilitation à réformer le Code du travail par ordonnances, les députés communistes ont bataillé sur chacun des articles, le jour et la nuit. Et si la loi a été adoptée, elle ne l’a été que par la force du nombre, non par la force des idées en suscitant une adhésion populaire. C’est toute l’importance de cette bataille à l’Assemblée, menée, au-delà même des rangs communistes, par la gauche combative : elle donne un fondement à la mobilisation qui doit se poursuivre contre les visées de cette réforme injuste, inefficace.

« Ordonnances qui conduirontà un affaiblissement des syndicats »

Nous n’avons rien lâché car, avec ce texte, la vie quotidienne des salariés de notre pays sera touchée de plein fouet. Cette loi d’habilitation permet au gouvernement de vider de sa substance le Code du travail par des ordonnances, dès septembre. Ordonnances qui toucheront la santé, la sécurité au travail, la démocratie, les droits syndicaux.

Ordonnances qui, par la fusion des instances représentatives, supprimeront les comités d’hygiène et de sécurité, qui réduiront les armes juridiques contre le licenciement. Ordonnances qui, sous couvert de « performance sociale », visent à éclipser les accords de branche - à quelques exceptions près - pour faire de l’accord d’entreprise le droit commun, poussant toujours plus loin la dérégulation.

Ordonnances qui conduiront à un affaiblissement des syndicats et de la représentation collective avec l’arrière-pensée de leur substituer des organisations de salon, qui faciliteront le recours aux CDD, qui créeront, avec le CDI de chantier, un CDI précaire, qui réduiront, enfin, le champ de la pénibilité.

Nous n’avons rien lâché dans le combat contre ce texte avec une série d’amendements défendus en séance, pour la plupart rejetés – les ordres venaient de l’Elysée-Versailles... mais qui ont montré que nous étions, en connexion avec le monde du travail, une force de proposition.

Volontairement très large dans son objet, imprécis, ce texte laisse toute liberté d’écriture à la plume gouvernementale, pour des ordonnances à venir, qui, trempées à l’encre du Medef, seront autant de ratures géantes sur les pages du Code du travail. Il est muet sur les responsabilités écrasantes de la finance dans la crise.

« Le Code du travail ne serait qu’une entrave »

Une crise qui a aggravé le chômage de masse, la précarité, les inégalités sociales et l’endettement généralisé. Endettement dont on voudrait faire porter le chapeau aux populations, pour mieux masquer les responsabilités du système financier, et celles des politiques qui lui ont porté secours et qui entretiennent l’absolue liberté d’agir dont ce système jouit, au détriment de l’intérêt des peuples.

Le sous-texte de cette réforme c’est : le Code du travail est responsable du chômage de masse... Vous, salariés mais aussi employeurs, qui demandez des règles pour que les rapports sociaux dans l’entreprise ne soient pas assujettis à la seule logique du profit, vous n’avez rien compris.

Au XXIe siècle, tout le monde serait devenu beau et gentil, le Code du travail ne serait qu’une entrave.

Vous devez accepter cette nouvelle façon de comprendre le monde... Mais qui peut croire de pareilles idées ?

A la suite de la loi Travail de 2016, inspirée déjà par Emmanuel Macron, cette loi d’habilitation nous enfonce un peu plus encore dans une idéologie de déconstruction des acquis sociaux. Dans une logique de renoncement au progrès qui depuis 120 ans a conduit à améliorer la protection des salariés, à construire le droit du travail consigné dans le Code du travail.

« Cette méthode de l’esquive est grossière »

Mais, cette semaine, avec leur texte qui prépare les ordonnances à venir, le président de la République et sa très obéissante et obèse majorité, n’ont pas gagné le combat du sens. La méthode des ordonnances est à elle seule une défaite.

Elle a été choisie pour esquiver un débat sur les mesures précises qu’Emmanuel Macron voudrait voir appliquer demain aux relations dans l’entreprise.

Légiférer par ordonnances consiste à ne soumettre aux représentants du peuple qu’un texte minimal. Un texte qui ne livre du contenu de la réforme que sa philosophie et les têtes de chapitre. Le reste, ce qui fera le pain quotidien des salariés, tombera comme un couperet dans les ordonnances en septembre. Cette méthode de l’esquive est grossière, dictée par la peur du peuple et de ses représentants.

« La philosophie des futures ordonnance est bien connue »

Elle est grossière parce que la crise politique, illustrée par le taux d’abstention historiquement élevé des dernières législatives, commandait qu’une réforme en profondeur du Code du travail, pilier de notre système de relations sociales, soit adoptée au terme d’un vrai débat de fond. Un débat permettant aux députés de connaître de manière précise le détail des règles que l’exécutif entend modifier, supprimer.

Grossière parce qu’au fond, la philosophie des futures ordonnances est bien connue. Elle est celle des idées néolibérales en vogue dans l’Europe de Bruxelles depuis le mitan des années 1980.

En vertu de ce modèle, il faudrait libérer le marché des quelques entraves qui l’encadrent encore pour que tout aille mieux, alors même que ces idées ont conduit à la crise financière de 2007-2008, au chômage de masse, à l’explosion des inégalités, à l’évasion fiscale généralisée, à la prédation de l’économie réelle par la finance, au recul des politiques publiques.

Le Code du travail est ce qui protège les salariés de tous les abus possibles dans les relations de travail.

Le Code du travail est la garantie que les relations sociales au travail reposent sur le droit. En ce sens, il protège aussi l’économie réelle. Demain, sans Code du travail ou avec un Code du travail très affaibli, déséquilibré aux dépens des salariés, la société sera plus sauvage. Ouvrir une deuxième brèche dans cette protection, après celle de la loi Travail de 2016, c’est marcher à reculons. C’est pourquoi nous n’allons pas nous résigner à ce démantèlement du Code du travail. »

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 08:46

 

 

Classement des 500 premières fortunes -

Par Eric Bocquet  sénateur PCF / 7 juillet 2017

 

 

 

Chaque année à pareille époque je m’offre le numéro spécial du magazine « Challenges », celui qui, depuis 20 années, établit le classement des 500 premières fortunes professionnelles de France. « S’offrir » n’est pas un terme usurpé car ce magazine ne coûte pas moins de 5,50 euros, mais au moins vous en avez pour votre argent. Couverture en papier glacé et dès les premières pages vous êtes emporté dans le tourbillon de l’argent dégoulinant de partout, oui un autre monde décidément.

Evidemment « Challenges », malgré son prix, vit aussi avec de la publicité bien sûr. Une croisière en yacht de luxe en décembre prochain, 10 jours à Ushuaia à partir de 7 220 euros, à partir de... On vous présente des montres de luxe, une Mauboussin à 2 095 euros, d’autres marques suisses à 5 080 ou 5 750. Attention, certaines d’entre elles sont en édition limitée à 12 exemplaires, ne tardez donc pas, cédez à vos envies ! Des banques prestigieuses, BNP Paribas banque privée, Cyrus Conseil peuvent vous aider dans la gestion de votre patrimoine et de votre fortune, j’vous jure parfois on aurait envie d’être pauvre !

Vous pouvez aussi vous faire aider dans l’acquisition d’un bien immobilier, un appartement dans le 8ème arrondissement de Paris pour la modique somme de 11 000 000 euros. Vous y dégusterez avec les amis, un grand vin de Bordeaux, on vous propose ici un grand cru classé Graves Pessac Léognan à 123,80 euros la bouteille.

Un article attire mon attention page 106 : « Auteuil, Neuilly, Passy tels sont leurs îlots ».Rien à voir avec le sketch mythique des Inconnus, ici c’est du sérieux, lecture, chers amis de Liberté Hebdo je vais plagier, je prends le risque... « Parmi les 700 voies fermées à la circulation de la capitale, les plus cossues se situent dans les anciennes communes de Passy et Auteuil et à Neuilly sur Seine, leur voisine. Des petits morceaux de campagne à la ville, souvent créés par des promoteurs du XIXème siècle qui séduisent artistes, businessmen français et fortunes étrangères... » Mais désolé les amis, je dois interrompre ici mon propos, un flash à la radio nous annonce qu’il y aurait « un trou de 8 milliards d’euros dans le budget 2017 (toujours ce sacré Docteur Diafoirus-Migaud de la Cour des Comptes), et donc ce nouveau gouvernement ne pourra malheureusement tenir ses engagements, il va falloir trouver des économies immédiatement, point d’indice des fonctionnaires gelé, les collectivités au pain sec…

Rassurez-vous je reviendrai la semaine prochaine sur « Challenges », encore une véritable mine d’or, et puis merde, il faut bien que je le rentabilise à ce prix-là !

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 16:49
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 06:31

Intervention de Pierre Laurent pour le groupe CRC au sénat en réponse au discours de politique générale du premier ministre

 

Avec l'allocution du Président de la République lundi, votre discours de politique générale était censé nous annoncer le grand renouveau que vous avez tant promis aux Français.

Nous avons beau tendre l'oreille, ce n'est pas le souffle du renouveau que nous entendons, mais des refrains usés. La nouvelle orchestration n'y change rien.

Le macronisme était paraît-il une révolution. Versailles a remis les pendules à l'heure. C'est en vérité une nouvelle synthèse : du sarko-hollandisme ou du hollando-sarkozisme, au choix.

Pour révolutionner notre politique, il aurait fallu envoyer un signal clair de rupture avec la dérive présidentialiste de notre régime : cet anachronisme qui consiste au 21ème siècle à concentrer toujours plus de pouvoirs dans les mains du seul Président de la République. Il aurait fallu dire aux Français : nous allons vous rendre du pouvoir, instaurer de nouveaux droits d'intervention des citoyens dans toutes les décisions, de nouveaux droits des salariés dans l'entreprise pour que ce ne soient plus les seuls intérêts de la finance qui décident. Voilà ce qui aurait été une entrée en matière révolutionnaire !

Il aurait fallu envoyer un signal de confiance au Parlement et non une convocation à Versailles, pas un discours monarchique où le Président parle et, tel un monarque, se retire, non sans avoir signifié aux parlementaires qu'ils sont trop nombreux, comme serait inutile le Conseil Économique et Social Environnemental.

Pour alimenter son moulin anti-parlementaire, le Président de la République a fustigé l'inflation législative pour justifier la réduction du débat démocratique. C'est l'hôpital qui se fout de la charité. Nous avons combattu ici même un monstre législatif de 400 articles, tous écrits sous la dictée des intérêts patronaux, la fameuse loi Macron adoptée par 49-3, celle qui, aujourd'hui, oblige à travailler le dimanche, qui autorise la privatisation de nos aéroports régionaux, qui facilite les licenciements, qui a affaibli l'inspection du travail… et j'en passe.

Oui, voilà des lois dont ne voulaient pas les Français, mais que le Président-ministre nous a imposées il y a trois ans.

Comptez donc sur nous, Monsieur le Premier Ministre, pour résister à l'inflation législative produite par les lobbys des grands intérêts capitalistes et pour multiplier les propositions qui redonneront du pouvoir et de nouveaux droits à la grande majorité des citoyens. Mais ne comptez pas sur nous, pour faire allégeance à la dérive autoritaire de nos institutions. Comptez plutôt sur notre ferme opposition.

Vous voulez, pour commencer, casser le Code du Travail en nous privant du débat parlementaire qu'appelle un chantier d'une telle importance. Nous voterons contre l'habilitation des ordonnances. Nous ne nous dessaisirons pas de notre pouvoir légitime de légiférer. Nous ferons tout pour révéler aux Français la nature véritable de votre projet.

L'été, symbole des congés payés gagnés de haute lutte par les travailleurs, ça n'est pas fait pour casser le Code du Travail en catimini dans le dos de ceux qui suent au labeur toute l'année et qui prennent un repos légitime avec leurs familles.

Pour rendre au pays l'espoir auquel il aspire, inventer un nouvel avenir social, productif et écologique, il ne faut pas, comme vous l'avez dit hier, désintoxiquer le pays de la dépense publique. Sous le quinquennat précédent, l'investissement public a chuté de 25 %. Pour quel résultat ? Il faut le désintoxiquer de la finance, de la prédation des richesses du pays par les exigences d'une rentabilité financière à courte vue.

Vous ne dites rien de l'évasion fiscale, qui coûte 80 milliards par an au pays, rien de la résolution votée à notre initiative par l'Assemblée nationale pour une COP fiscale mondiale, rien de l'explosion des 500 premières fortunes professionnelles françaises, rien du rôle défaillant des banques et de leurs critères de crédit… Et vous parlez de moraliser la vie publique ! Mais l'indécence de l'argent, elle crève les yeux !

Non, vous proposez d'en rajouter, toujours et encore au nom prétendument de l'emploi : allégement de l'ISF, baisse de l'impôt sur les sociétés, transformation du CICE en baisse de cotisations patronales pérennes. Quant aux salariés et aux retraités, c'est l'inverse : transferts des cotisations sociales vers une hausse massive de la CSG, et gel du point d'indice des fonctionnaires.

Vous et le Président de la République parlez de « ceux qui ne sont rien », de « ceux qui sont installés », de ceux qui ne devraient pas se résoudre à être des assistés… Mais savez-vous vraiment de qui vous parlez ?

9 millions de nos concitoyens vivent en dessous du seuil de pauvreté à cause du chômage et de la précarité que génère votre modèle économique.

Plutôt que de casser le Code du Travail, nous vous demandons l'inscription à l'ordre du jour du Parlement de notre projet sur la sécurisation de l'emploi et de la formation, et nous vous demandons la convocation de deux grandes conférences sociales, l'une sur le relèvement des salaires et des qualifications, l'autre sur la lutte contre l'exclusion et la grande pauvreté pour élaborer avec les associations et les syndicats des plans d'action cohérents et pluriannuels.

Oui, dans ce pays, on ne doit plus travailler pour un salaire de misère, on ne doit plus être expulsé de son logement parce qu'on ne parvient plus à le payer.

Vous avez fustigé dans votre discours les aides au logement. Mais le pays manque cruellement d'aides à la construction de logements et à la rénovation thermique de l'habitat. Attaquez-vous plutôt au détournement massif des fonds publics vers la promotion immobilière spéculative !

Pour répondre à l'espoir du pays, Monsieur le Premier ministre, il faudrait être audacieux en matière d'égalité. Le temps est venu de nouveaux droits.

La France rend aujourd'hui hommage à Simone Veil. Soyons à la hauteur de l'audace qui fut la sienne. Quarante ans après la loi qui porte ce nom, franchissons une nouvelle étape.

Nous proposons qu'à la faveur de la réforme constitutionnelle qui s'annonce, le droit à l'avortement soit désormais inscrit dans notre Constitution!

La cause des services publics est un autre pilier de la lutte pour l'égalité.

Vous n'annoncez aucun moyen nouveau pour l'école et encouragez, au contraire, un pragmatisme et une autonomie des établissements qui masquent la mise en cause de l'unicité de notre système éducatif et renoncent à la lutte contre les inégalités.

Et en matière de santé, vous masquez derrière vos annonces sur les vaccinations ou la promesse de meilleurs remboursements forfaitaires pour les lunettes ou les aides auditives, la poursuite de restructurations hospitalières dévastatrices pour la couverture des besoins sanitaires.

Ce qui aurait été réellement innovant, Monsieur le Premier ministre, en rupture véritable avec les quarante dernières années, c'est un grand plan d'investissement pour les services publics, le développement industriel et la transition écologique !

Vous annoncez un plan de 50 milliards d'euros, une somme qui sonne rond mais bien dérisoire au regard des enjeux pour les cinq années à venir, pendant que vous n'hésitez pas, dans le même temps, à annoncer une baisse de 3 % du PIB de la dépense publique, qui représente 65 Milliards d'euros ! Un véritable massacre en perspective.

Dans ces conditions, de quel sens résonne ce que vous nous annoncez sur l'avenir de nos territoires ? Refusons le fossé qui se creuse, dites-vous…

Soit, mais comment agir sans une ambition d'égalitésur tout le territoire, sans un moratoire immédiat des réductions de dotations et des fermetures de services publics pour que plus personne, qu'il vive dans un quartier populaire, en zone rurale, dans la périphérie des villes, ne se sente abandonné, délaissé, méprisé, tel un citoyen de seconde zone.

 

Monsieur le Premier Ministre,

Vous avec salué hier le courage tranquille des Français. C'est un de nos rares points d'accord.

Comptez sur nous pour donner aux Français le courage de rêver et de continuer à agir pour un monde meilleur.

C'est à eux, à ce jeune qui se demande de quoi sera fait demain, à cette jeune infirmière qui ne compte plus ses heures et ses nuits de travail, à cette ouvrière de l'agro-alimentaire, à ce chauffeur Uber, à ce cadre méprisé par sa direction, que les parlementaires communistes accordent aujourd'hui leur confiance. Notre addiction elle est pour eux, et certainement pas pour la petite minorité des puissants.

 

Vous annoncez une conférence des territoires. Mais pour quoi faire ? Pour réduire à deux sous les régions les niveaux de collectivités, avez-vous dit ? Traduisons, cela veut dire ou la mort des départements ou le regroupement massif des communes privées d'ailleurs de leurs compétences d'urbanisme, autrement dit la généralisation d'intercommunalités et de métropoles appelées sans cesse à grossir, et à éteindre le maillage démocratique de notre territoire.

Conscient vous-même de l'impasse dans laquelle vous conduisez la plupart des communes, vous commencez à tergiverser sur la suppression de la taxe d'habitation : pour une raison simple, vous ne savez pas comment compenser cette perte de revenus mortelle pour les communes.

Quant aux Assises de l'Outre-Mer, je vous alerte, Monsieur le Premier Ministre. Les territoires d'Outre-Mer souffrent durement. Sans résultat, la colère sera grande. Il est temps d'entrer dans un nouvel âge, de donner aux collectivités d'Outre-Mer les moyens de maîtriser leur avenir, avec plus de responsabilités, plus de compétences et un fonds de développement pour bâtir un projet durable et cohérent. Ne manquons pas ce rendez-vous avec l'histoire.

Enfin, Monsieur le Premier Ministre, être à la hauteur de l'époque serait faire de la France une grande messagère de la paix et de la solidarité dans le monde.

Au lieu de cela, vous nous annoncez l'inscription des dispositions de l'état d'urgence dans notre loi commune, et une augmentation de 2 % du PIB des dépenses militaires, vous conformant servilement aux injonctions de l'OTAN.

N'est-ce pas là d'ailleurs la vraie raison de l'invitation de Donald Trump le 14 juillet à Paris, car j'imagine que ce n'est ni sa volonté de fêter avec nous la prise de la Bastille, ni son action révolutionnaire contre le réchauffement climatique qui lui vaut cette invitation ?

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Published by bruno fornaciari - dans PCF groupe GDR-CRC
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BRUNO FORNACIARI

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