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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 11:10

Nous demandons la réunion du Bureau du Sénat, car un tel délit ne peut rester impuni

Panama Papers -

 Par / 6 avril 2016
Monsieur Gérard Larcher
Président du Sénat

J’ai l’honneur par la présente de vous demander de réunir le Bureau du Sénat afin d’examiner la situation de M. Frédéric Oudéa, alors Président Directeur Général de la Société Générale, manifestement responsable d’un faux témoignage lors de son audition du mois d’avril 2Ol2 par la Commission d’enquête sénatoriale sur l’évasion des capitaux hors de France, devant laquelle il avait prêté préalablement serment.

Les faits révélés dans I’affaire dite des "Panama Papers" contredisent totalement les propos de M. Oudéa qui indiquait en 2012 : « La Société Générale a fermé ses implantations dans les pays qui figuraient sur cette liste grise, mais aussi dans ceux que désignait la liste des Etats non coopératifs, c’est-à-dire en pratique, pour nous, à Panama. »

Les révélations de ces derniers jours soulignent la création de 975 sociétés offshore par la Société Générale entre 1977 et 2015. Ces poursuites ouvrent donc de toute évidence droit à poursuite pour faux témoignage de M. Oudéa.

Un tel délit, passible de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende ne peut rester impuni.

Je sais, Monsieur le Président, que particulièrement soucieux du respect de l’institution sénatoriale, vous étudierez avec intérêt notre démarche et la prendrez en compte.
En l’attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, I’expression de ma considération distinguée.

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 20:44

Etat d'urgence : « Nos groupes parlementaires ne voteront pas la prolongation » (Pierre Laurent)

Cinq jours après la terrible tuerie de Nice, qui a vu les vies de 84 femmes, hommes et enfants fauchées et des centaines d'autres blessées ou marquées pour toujours, notre nation reste endeuillée et profondément choquée. Cette folie terroriste aveugle a plongé le pays dans un angoissant questionnement sur les motivations du meurtrier Mohamed Lahouij-Bouhlel et sur les moyens de faire face à la terreur que cherchent à imposer de tels actes.

Au chagrin s'est mêlée depuis la colère devant les polémiques et les surenchères indécentes auxquelles se sont livrés sans recul nombre de responsables politiques.

Dès le 15 juillet, le Parti communiste français a refusé ce manque de dignité en appelant à la solidarité et au respect des familles endeuillées, en demandant le temps nécessaire à l'enquête et à la réflexion pour évaluer les nouvelles mesures à prendre face au palier franchi dans l'horreur. D'autres, singulièrement à droite et à l'extrême droite, ont préféré faire assaut de déclarations irresponsables et de surenchères sans fondement. Oui, nous le redisons avec force, contre la marée nauséabonde de tous les démagogues, il va falloir raisonner, penser pour pouvoir agir mieux et plus efficacement contre la menace terroriste grandissante, contre la violence criminelle qui se pare d'alibis ou de mobiles religieux ou politiques, et contre les haines et les divisions.

Le gouvernement a décidé, sans débat, de prolonger l'état d'urgence, sous la pression de la droite et de l'extrême droite qui veulent durcir encore le régime d'exception.

Or, force est de constater que l'état d'urgence n'a pas permis d'éviter le carnage de Nice, dans une ville que les élus de droite ont faite laboratoire de leurs expérimentations sécuritaires.

Avant d'annoncer précipitamment sa prolongation, le président de la République venait de la déclarer inutile en indiquant que les lois récemment votées après son déclenchement permettaient de prendre le relais. Le risque s’accroît donc d'une dérive répressive sans efficacité pour la sécurité de nos concitoyen-ne-s, et d'une atteinte à nos libertés publiques fondamentales.

Nos groupes parlementaires ne voteront donc pas cette prolongation.

Nous appelons en revanche à une réorientation profonde de nos politiques nationales, européennes et internationales. La lutte contre l'action terroriste et l'insécurité du monde est inséparable de la reconstruction d'une nouvelle civilisation commune à toute l'humanité.

Riposter à la violence terroriste et au projet politique meurtrier et dictatorial de Daesh, par la seule voie militaire, par l'engagement de notre pays dans une logique de guerre aveugle, sans stratégie politique visant le retour de la paix et de la sécurité internationale est une grave erreur. Elle alimente la propagande de Daesh sur les esprits qu'il domine.

Tous les promoteurs et artisans de la logique de « guerre des civilisations », depuis Daesh jusqu'à ceux qui prétendent la combattre sur le même terrain, entraînent notre pays et l'humanité dans une voie sans issue.

Les communistes appellent à résister à cette logique meurtrière, à faire reculer ensemble les violences, les haines et les politiques de la peur.

Nous avons, ensemble, la capacité de rejeter le terrorisme et tout ce qui le nourrit, ici en France et ailleurs dans le monde où les guerres et le chaos qu'elles entraînent lui servent de terreau pour son développement.

La France doit enfin accepter de réviser en profondeur ses choix internationaux pour des évolutions de paix au Proche-Orient et en Afrique. Les peuples du Proche-Orient et d'Afrique y aspirent profondément ; ce sont eux et les forces démocratiques et pacifiques que la France doit soutenir avec ardeur.

Ici en France, il est temps de déclarer l'état d'urgence sociale afin de stopper les politiques d'austérité (baisse des dotations aux collectivités locales, suppression de services et de personnel) et de déployer des moyens sans précédent de présence de l’État et des services publics dans tous les territoires de la République.

Sécurité de proximité, éducation, santé publique, accompagnement psychiatrique, prévention, aide psychologique, lutte contre les violences faites aux femmes, contre les trafics mafieux… sont des priorités d'une urgence absolue

C'est seulement dans ce cadre nouveau que les efforts immenses faits par les services de sécurité, de police et de gendarmerie, dont il faut saluer le dévouement, trouveront leur pleine efficacité.

Au-delà, c'est un autre avenir de développement et de solidarité, un avenir d'humanité commune, qu'il faut mettre à l'ordre du jour, en France, en Europe et dans le monde. Nous ne voulons plus de ce monde de l'argent, des concurrences et des guerres, qui nourrit tous les égoïsmes et les racismes.

Contre le déferlement de haine et de démagogie qui ouvrent aujourd'hui la voie aux populismes en tous genres et aux extrêmes droites violentes et xénophobes, les communistes œuvreront sans relâche pour que notre peuple, et toutes celles et ceux qui ont choisi la France pour y vivre, puissent débattre sereinement et démocratiquement de ces enjeux majeurs.

2017 sera pour cela une année cruciale durant laquelle nous ne laisserons pas le débat politique se rouler dans la fange.

Notre pays mérite mieux, afin de construire un dialogue avec les forces démocratiques du monde pour une humanité de paix, d'égalité et de partage.

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 08:20

19 h ·

Je suis intervenu à l'Assemblée nationale ce matin lors du débat d'orientation sur les finances publiques pour 2017 :

Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Madame la Rapporteure,
Mes chers collègues,

Après avoir clôturés les comptes de l’année 2015 lundi dernier pendant que le budget de l’année 2016 est en cours d’exécution, nous abordons aujourd’hui un débat important puisqu’il concerne l’orientation des finances publiques pour 2017. Un débat, qui doit nous permettre de préparer sereinement l’examen, à la rentrée, du projet de loi de finances pour 2017.
Au préalable, je tiens à remercier la Rapporteure qui, c’est très vrai aujourd’hui, travaille dans des conditions tout à fait délicates. Car une nouvelle fois, nous déplorons les conditions dans lesquelles ce débat se tient. Je n’évoquerais pas ici l’usage – brutal - de l’article 49 alinéa 3 qui prive, pour la deuxième fois, la représentation nationale de toute discussion sur le projet de loi Travail.
Non. Il s’agit ici de rappeler, comme cela a été fait en Commission, que ce débat doit normalement se tenir sur la base d’un rapport sur les orientations des finances publiques remis au préalable par le Gouvernement. Or, ce rapport a été remis très – trop - tardivement. Nous avons eu moins de 48 heures pour l’étudier. Dès lors, nous sommes aujourd’hui amenés à prendre part à un débat qui semble tronqué et qui ne permet pas de discuter de manière constructive.
Nous le déplorons et je tenais à le souligner.
En tout état de cause, mes chers collègues, l’actualité a mis en lumière les grandes options retenues par l’exécutif pour l’année 2017.
Force est de constater qu’il entend maintenir le cap de la politique de l’offre, cette politique qui vise à réduire inconditionnellement la fiscalité des entreprises, dont on a bien du mal à voir les résultats tant sur l’activité que sur l’emploi, l’investissement, les inégalités et la prise en compte – pourtant essentielle – des enjeux environnementaux.
En annonçant coup sur coup une diminution de la fiscalité des artisans, la diminution de l‘impôt sur les sociétés des PME et, surtout, une nouvelle augmentation du CICE (qui passerait ainsi de 6 à 7% de la masse salariale correspondant aux salaires inférieurs à 2 fois et demi le SMIC), l’exécutif persiste et signe au mépris d’une gestion saine et responsable de nos finances publiques que la situation appelle pourtant. Au mépris des véritables urgences auxquelles nous devons faire face et que j’évoquais au préalable.
On chiffre ainsi cette hausse du CICE à 4 milliards d’euros par an. 4 milliards qui viendront s’ajouter aux 21 milliards d’euros que coûte d’ores et déjà le dispositif.
Ainsi, en rythme de croisière, le CICE « coûtera » donc à nos finances publiques la bagatelle de 25 milliards d’euros par an.
Ainsi, en cinq ans, la majorité sera parvenue, de fait, à diviser par deux l’impôt sur les sociétés. Rappelons que l’impôt sur les sociétés rapportait, il y a encore quelques années, environ 50 milliards par an et qu’il en rapportera donc très rapidement deux fois moins.
Ainsi, notre pays prend donc pleinement sa part à cette course mortifère au moins-disant social et fiscal qui se mène au sein de l’Union européenne. Le Royaume-Uni ne vient-il pas d’annoncer une baisse probable de son taux d’impôt sur les sociétés, qui pourrait passer de 20 à 15% ? Les effets de l’absence d’harmonisation fiscale et de la concurrence effrénée entre Etats au sein d’une zone économique intégrée sont là, devant nous.
De fait, nous assistons à l’érosion progressive des bases fiscales car, en plus de cette concurrence entre Etats, les cancers que sont la fraude et l’évasion fiscales nous plombent. Mais qui paie le prix fort de ces pratiques ? Ce sont ceux qui ont peu de moyens. Ce sont ceux qui ont les services publics pour seule richesse. Ce sont les TPE et les PME, qui payent plein pot, victimes de la capacité des grands groupes à transférer leurs bénéfices vers les boites aux lettres des paradis fiscaux ou d’utiliser toutes les ficelles de l’optimisation fiscale que notre système permet grandement.
Dès lors, mes chers collègues, soyons très clairs : l’Europe ne se fera que si elle parvient à dépasser ces fléaux. Ou alors elle ne se fera pas.
Telle doit être la priorité politique du moment.
***
En réalité, avec la réduction progressive de la contribution des entreprises au financement du pays et du bien commun, c’est toute l’architecture fiscale qui est aujourd’hui bouleversée.
Les effets du CICE sur l’économie et l’emploi laissent pour le moins songeur, c’est un euphémisme. En revanche, ils sont tout à fait sensibles sur les finances publiques : l’impôt sur les sociétés constitue désormais moins de 10% des recettes fiscales de l’Etat. Et c’est la fiscalité des ménages, que ce soit la TVA ou l’impôt sur le revenu, qui compense cette diminution, ce qui pose des questions essentielles en termes de justice fiscale et sociale car on assiste à un transfert progressif de la contribution des entreprises au financement de l’Etat vers les ménages. A ce titre, la TVA, fiscalité la plus injuste car touchant les riches et les précaires de la même manière, représente quasiment 50% des produits fiscaux de l’Etat.
Dès lors, nous ne pouvons que déplorer l’enterrement de l’une des promesses de campagne de 2012 : celle de la grande réforme fiscale, tombée aux oubliettes, mais pourtant essentielle et que nous revendiquons toujours :
Progressivité de l’impôt sur le revenu, fiscalité tournée vers l’avenir et l’emploi durable, revue intégrale des niches fiscales et autres crédits d’impôts inutiles et inefficaces, démontage progressif des barrières contreproductives en matière de lutte contre la fraude fiscale comme le « verrou de Bercy » et la « Commission des infractions fiscales », telles devraient être les autres priorités de cette fin de quinquennat.
***
Les inégalités sociales sont devenues insupportables.
Quand on connait l’écart – minime – entre le niveau du SMIC et le seuil de pauvreté (à peine 100 euros), les rémunérations perçues par certains prétendus « super patrons » ne sont plus tolérables.
Or, notre fiscalité, et cela a été prouvé, ne garantit pas la juste contribution des plus hauts revenus à la vie collective. Les fameux 0,1% !
C’est d’ailleurs là l’une des raisons qui m’ont poussé à déposer une proposition de loi visant à encadrer – « à la source » en quelque sorte – les rémunérations dans les entreprises. Une proposition de loi qui visait bien sûr les grandes entreprises du CAC 40. Adoptée dans le cadre de notre niche parlementaire ses dispositions ont été retoquées, une par une, dans le cadre de la discussion sur le projet de loi Sapin II.
Ainsi, l’exécutif et sa majorité sont plus prompts à déréguler le marché du travail, quitte à utiliser la violence du 49-3 et envisager l’interdiction d’une manifestation, plutôt qu’à encadrer les rémunérations inacceptables de certains dirigeants d’entreprises.
Notons néanmoins la lucidité qui devrait conduire à la moindre diminution des moyens alloués par l’Etat aux collectivités. Après la fronde légitime des maires et des élus locaux, le Président de la République a en effet annoncé début juin que la réduction de la dotation globale de fonctionnement, fixée initialement à 3,6 milliards d’euros pour 2017, sera finalement deux fois moins importante, témoignant ainsi d’une prise de conscience de la part de l’exécutif des effets néfastes des coupes opérées dans le budget des collectivités territoriales depuis trois ans pour financer les cadeaux fiscaux accordés aux entreprises sans contrepartie.
A cet égard, le constat dressé par la Cour des Comptes dans son dernier rapport est très clair : la réduction drastique des moyens alloués aux collectivités a conduit à mettre en berne l’investissement public local. Il est en retrait de 9% en 2014 et de 10% en 2015, se traduisant par le fléchissement de l’emploi et de l’activité et participant, plus globalement, de cette politique déflationniste dont les méfaits sont très clairement sous-estimés.
***
Pour conclure, mes chers collègues, je ne reviendrai pas sur ce que certains d’entre nous appellent des « artifices » comptables conduisant à reporter l’impact budgétaire de certaines mesures sur un exercice ultérieur, telle la hausse du CICE, qui se traduira dans les comptes de l’année 2018, ou encore l’émission, par l’Agence France Trésor, de titres de dette sur des souches anciennes ayant généré des primes d’émission, ce qui a eu pour effet de réduire « facialement » notre taux d’endettement.
Parlant de dette, mes chers collègues, voilà bien la mère des batailles ! Comment faire pour affranchir notre pays et sa souveraineté de cette épée de Damoclès ? Comment faire pour regagner en liberté dans nos choix budgétaires ? Il est temps de prendre les mesures qui s’imposent. Nous interviendrons dans le débat budgétaire de l’automne en faisant des propositions fortes, basées sur la qualité des travaux menés par la mission d’évaluation et de contrôle sur la transparence de la dette qui a rendu ses travaux hier matin.
Plus globalement et comme à l’accoutumée, c’est dans un état d’esprit constructif que nous abordons les discussions budgétaires. Mais une nouvelle fois avec la conviction profonde qu’il nous faut du courage politique pour opérer ce changement de cap qu’appelle l’urgence sociale, économique et environnementale.
Nous proposerons donc de remettre la justice et la progressivité au cœur de notre système fiscal, afin que chacun contribue selon ses moyens.
Nous proposerons des mesures fortes pour qu’enfin soient mis derrière les barreaux ceux qui fraudent aujourd’hui impunément le fisc.
Enfin, nous proposerons de mettre un terme à cette politique de l’offre qui paupérise les peuples.

Je vous remercie.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 17:09
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 14:27

DEPUTE-E-S FRONT DE GAUCHE

ANDRE CHASSAIGNE

Paris, 11 mai 2016

Projet de loi Travail

Un seul objectif : le retrait du texte !

En décidant de recourir ce mardi à l’article 49, alinéa 3 de la Constitution sur le projet de loi dit «Travail», le Gouvernement a bafoué les droits les plus élémentaires du Parlement, privant la représentation nationale et le peuple d’un débat public qui s’impose sur ce texte essentiel pour nos concitoyens.

Depuis cette annonce, et pour permettre d’obtenir le rejet de ce projet de loi, nous avons travaillé à l’élaboration d’une motion de censure progressiste, réunissant députés du Front de gauche et ultramarins membres de notre groupe parlementaire, ainsi que des députés des groupes écologistes, radicaux et socialistes.

Les règles fixées par la Constitution prévoient qu’une motion de censure ne peut être déposée que si elle réunit la signature de 58 députés. Au terme du délai de 24 heures, nous avons réuni 56 signatures. Cette motion de censure ne pourra donc pas être débattue demain en séance publique, ce que nous regrettons.

En conséquence, et pour tout mettre en œuvre pour faire tomber ce funeste projet de loi et censurer le Gouvernement, nous prendrons nos responsabilités en votant la seule motion de censure qui sera examinée ce jeudi.

Continuons la mobilisation dans la rue et au Parlement pour obtenir le retrait de ce texte rétrograde !

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 10:40

Loi Travail: les députés Front de Gauche "porte-voix" de la "mobilisation populaire"

MARDI, 5 AVRIL, 2016

HUMANITE.FR

chassaigneassemblee.jpg

Photo : Joël Saget/AFP

Les députés Front de Gauche entendent être, dans l'hémicycle, des "porte-voix" de la "large mobilisation populaire" contre le projet de loi El Khomri, a affirmé mardi leur président André Chassaigne.

Sur le projet de loi "Travail", qui "ne résoudra pas les problèmes de l'emploi, ne favorisera pas une politique industrielle et sera un encouragement pour une politique soumise à la finance", le groupe des députés Front de gauche défendra, comme dans le passé sur la réforme des retraites, l'accord emploi (Ani) ou la loi Macron, "des amendements de suppression" ou "des propositions alternatives pour plus de droits aux salariés", a-t-il dit en conférence de presse.

Mais les dix députés Front de Gauche ne porteront "en aucun cas des amendements pour discuter le niveau de précarité", a insisté le député communiste du Puy-de-Dôme. "Nous sommes déterminés, d'autant plus que la mobilisation nous donne plus de force. Notre volonté est d'être parmi les porte-voix - nous espérons que nous ne serons pas les seuls - d'une très large mobilisation populaire. Il y a des centaines de milliers de gens qui nous soutiennent, sous des formes extrêmement diverses", a poursuivi M. Chassaigne.

Interrogé sur la mobilisation "Nuit Debout", le chef de file des députés Front de Gauche a répondu: "Tant mieux". Il y a vu une nouvelle preuve d'"un vent en train de se lever", pouvant prendre "des formes d'expression nouvelles", sur lesquelles "il faut s'appuyer" mais aussi tirer des conséquences pour "renouveler la pratique politique".

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 05:17

Le groupe Front de gauche à l'Assemblée veut rassembler frondeurs et écolos autour d'une motion de censure

Mardi 10 Mai 2016 à 16:45

Bruno Rieth

Ce mardi 10 mai à l'Assemblée nationale, après l'annonce par Manuel Valls de l'utilisation du 49-3 pour faire passer la loi Travail, André Chassaigne, patron des députés Front de gauche, s'est livré à une lourde charge contre le gouvernement accusé d"'user d'un triple coup de force" avec l'usage de "la procédure la plus anti-démocratique de notre Constitution". Il a par la suite réuni une douzaine de députés frondeurs et écolos pour tenter d'élaborer ensemble une motion de censure.

André Chassaigne veut réunir frondeurs et écolos pour déposer une motion de censure contre le gouvernement - CHAMUSSY/SIPA

Atmosphère tendue à l'Assemblée nationale. Après l'annonce de Manuel Valls de l'utilisation du 49-3 sur le projet de réforme du code du travail, le premier à prendre la parole est André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l'Assemblée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'élu communiste est passablement énervé. Face à ses collègues parlementaires, il se livre alors à une charge sans concession contre le Premier ministre :

"Monsieur le Premier ministre, vous venez d'annoncer le recours à la procédure la plus anti-démocratique de notre Constitution, l'article 49-3, pour empêcher la représentation nationale de débattre et de voter contre le projet de loi Travail. C'est là, la manifestation de l'impuissance d'un gouvernement replié sur lui-même pour ne pas dire aux abois qui, à défaut d'une majorité, préfère user d'un triple coup de force.

Coup de force contre le monde du travail qui signe une régression historique du droit du travail par la remise en cause des droits des salariés. Qui aurait pu imaginer qu'un gouvernement se réclamant de la gauche, ose ainsi anéantir notre modèle social, fierté de notre pays ? Qui aurait pu imaginer qu'un gouvernement se réclamant de la gauche balaye ainsi, d'un revers de main, le principe de faveur, grande conquête du Front populaire ? Coup de force aussi, sept Français sur dix rejettent cette réforme qui porte atteinte aux plus fragiles (…) Ils sont autant à refuser le recours au 49-3 témoignant ainsi de leur attachement au débat démocratique.

Coup de force enfin contre la représentation nationale privée de son rôle de législateur. Cette représentation nationale humiliée hier, par cette parodie de débat législatif sans vote. Cette représentation nationale qui vient de recevoir le coup de grâce. La manœuvre est grossière et elle est symptomatique d'un exécutif à la dérive. Elle vise simplement à empêcher le Parlement majoritairement contre ce texte de s'y opposer. Monsieur le Premier ministre, les députés du Front de gauche et bien au-delà, vous demandent solennellement de renouer avec les valeurs de la gauche et d'écouter les voix du peuple."

Il a par la suite rassemblé des députés socialistes frondeurs, des écologistes et des élus du Front de gauche pour "tenter d'élaborer" ensemble "une motion de censure de gauche" dans le but de faire tomber le gouvernement. Il faut réunir 58 députés pour établir une telle motion de censure et la soumettre au vote de l'Assemblée nationale. Selon nos informations, une douzaine d'écolos et de frondeurs étaient présents à cette réunion. [Plus d'informations à venir...]

De son côté Jean-Luc Mélenchon, candidat déclaré à la présidentielle de 2017, a appelé les députés de gauche à voter une motion de censure. D'où qu'elle vienne...

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 14:05

"Panama papers": Chassaigne (FG) réclame "la plus grande sévérité"

Le chef de file du Front de gauche à l'Assemblée nationale, André Chassaigne, le 19 novembre 2015 à Paris

afp.com/FRANCOIS GUILLOT

Paris - Le chef de file des députés Front de Gauche, André Chassaigne, a réclamé mardi la "plus grande sévérité" des autorités, au-delà des paroles, pour "s'attaquer aux braqueurs" d'argent public et au "cancer des paradis fiscaux".

S'il a trouvé "réjouissant" les apports de lanceurs d'alerte, "dont le rôle essentiel doit être renforcé", mais aussi des journalistes en l'occurrence, ce député communiste a déploré, lors d'une conférence de presse, "une forme de carence des autorités à agir concrètement sur le cancer des paradis fiscaux".

"On le fait insuffisamment, par manque de courage politique mais aussi, sans doute, en raison de la proximité entre les milieux politiques et financiers", selon lui.

Face à "une spoliation d'argent public et un coup de poignard quotidien contre le pacte républicain", le président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine a appelé à "la plus grande sévérité et fermeté" pour "s'attaquer très fort aux braqueurs d'argent public avec la fraude et l'évasion fiscale".

Pour la seule France, les montants estimés de la fraude et l'évasion fiscale vont de 60 à 80 milliards d'euros par an, "quasiment le déficit annuel" du pays.

Il faut notamment, a plaidé M. Chassaigne, "faire sauter ce fameux +verrou de Bercy+", en vertu duquel des poursuites pénales pour fraude fiscale ne peuvent être engagées que par la commission des infractions fiscales.

Actuellement, le gouvernement préfère se contenter de négocier avec certains contribuables pour récupérer une partie de l'argent, a-t-il déploré. "C'est comme si, à l'auteur du plus grand braquage de banque des dernières années, à Cannes en 2013, on disait +sur les 103 millions, tu nous en rends 80 millions et on te laisse tranquille+", a considéré le chef de file des députés Front de Gauche.

A ceux qui, sur ces sujets, "parlent beaucoup aujourd'hui, montrent leurs muscles, je rappellerai ce vieux proverbe auvergnat +ce n'est pas la vache qui meugle le plus fort qui donne le plus de lait", a conclu cet élu du Puy-de-Dôme.

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 12:13

TRIBUNES LIBRES

La comète Macron

Ni de droite ni de gauche ? -

Chronique parue dans Liberté Hebdo.

Il y eut un jour la célèbre comète de Halley. Enfin « ELLE » arrive avec armes et bagages pour débloquer la France, la redynamiser, lui redonner de la croissance et enfin mettre fin aux archaïsmes, aux corporatismes, à ces égoïsmes qui l’empêchent d’avancer, mais
qui donc « ELLE » ?

Le Pape, le sauveur suprême, Superman, mais non vous n’y êtes pas, nous parlons ici de l’actuel ministre de l’Économie, Emmanuel Macron. La France l’attendait depuis tellement longtemps, il vient de créer un nouveau parti : « En Marche ». Un esprit malicieux faisait remarquer justement que ce nom de parti rappelle les initiales EM du ministre, voilà une démarche bien centripète, individuelle, lancée à la première personne du singulier.

Alors ce parti, de quel côté penche-t-il ? Ni d’un côté ni de l’autre nous dit M. Macron. Plantu, l’excellent caricaturiste du journal Le Monde le définissait dans le dessin du lendemain de l’annonce comme ceci « Ni de gauche ni de gauche ». Mais au moins sait-on de quoi le ministre est capable depuis l’adoption de la loi qui porte son nom...

Revoilà donc la vieille lune de la 3e voie, plus de droite plus de gauche, ces débats d’antan sont désormais complètement stériles, la fin de l’histoire, un système économique libéral mondialisé unique, plus d’alternative, et tous ces politiques qui ne servent plus à rien de toute façon considérant que l’économie financiarisée et dérégulée est aux manettes pour agir dans l’intérêt de tous les humains...

Manuel Valls en son temps déclara que « la gauche pouvait mourir », il y a bien travaillé reconnaissons-le, ce vieux rêve des libéraux qui voudraient imposer leur renard libre dans un poulailler libre pour l’éternité. Alors déjà on y va des sondages, des pronostics, des spéculations, des conjectures et des supputations… dont tout le monde se fiche d’ailleurs. Un journaliste politique disait il y a quelques jours à propos d’Emmanuel Macron : « Son capital politique s’est construit par le haut ; les grandes écoles, la haute fonction publique, la banque (Rotschild) puis l’Élysée comme conseiller économique du Président... », celui qui voulut un jour terrasser la finance.

Pour lancer son parti il va lui falloir trouver de l’argent, M. Macron va mener des levées de fonds, à l’américaine, il a organisé un dîner chez Germaine à Trifouillis-les-Oies, euh non pardon c’était à Londres, avec des banquiers et des chefs d’entreprises, pas Marcel le plombier du coin, non de grosses entreprises à l’invitation d’un cadre de Goldman Sachs cette grosse banque américaine. Monsieur Oudéa, PDG de la Société Générale, était-il présent ?

Alors « En Marche », pour nous ça se passe ailleurs en ce moment, les Nuits Debout à Paris et dans de nombreuses villes où les gens se rassemblent, débattent, réfléchissent et imaginent un autre avenir pour eux-mêmes et leurs enfants, pas simple évidemment, mais tellement rafraîchissant.

Je pense que c’est plutôt Place de la République que notre futur commun peut se mettre en marche.

M. Macron, vous y êtes cordialement invité !

LES

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 13:22

Question N° 94802

de M. Jean-Jacques Candelier (Gauche démocrate et républicaine - Nord )

Question écrite

Ministère interrogé > Intérieur

Ministère attributaire > Intérieur

Rubrique > sécurité publique

Tête d'analyse > gendarmerie et police

Analyse > statistiques.

Question publiée au JO le : 05/04/2016 page : 2638

Texte de la question

M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le ministre de l'intérieur sur le rapport de l'ACAT action des chrétiens pour l'abolition de la torture, qui constitue une véritable radiographie des brutalités perpétrées par les policiers et gendarmes en France. L'association déplore l'usage disproportionné et parfois mortel d'armes non létales. Selon les chiffres accablants de ce rapport, les violences policières occasionnent un décès par mois en France. Selon une autre structure, le collectif « Urgence notre police assassine », c'est 15 victimes par an qu'il y aurait à déplorer à la suite des actes meurtriers d' « un État qui, dans certains quartiers, a choisi la violence comme mode d'action » selon les mots du collectif. Ces violences policières sont le plus souvent impunies, avec seulement sept condamnations sur les 89 affaires suivies par l'ACAT. En ce sens, l'association dénonce la difficulté des victimes à obtenir justice et la quasi-impunité des forces de l'ordre pour des faits de violence. En effet, les condamnations et sanctions disciplinaires sont aussi rares que faibles. De plus l'association critique la militarisation des forces de l'ordre, avec notamment l'usage du Taser ou du flash ball, armes intermédiaires largement répandues et dont les dégâts humains infligés sont démesurés par rapport aux enjeux policiers auxquels ces armes répondent. Depuis 2007, près de 40 personnes auraient perdu l'usage d'un œil suite à des tirs de flash ball. Le rapport pointe également la dangerosité de certains gestes d'immobilisation, susceptibles de provoquer l'asphyxie, comme le pliage et le plaquage ventral. À la suite de ces constats dramatiques, il lui demande s'il compte mettre en œuvre une réelle transparence sur l'utilisation des armes, le nombre de blessés ou tués lors des opérations de police ou de gendarmerie pour rompre avec l'opacité quasi-totale qui couvre les brutalités causées par les forces de l'ordre.

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Published by bruno fornaciari - dans SECURITE groupe GDR-CRC
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BRUNO FORNACIARI

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