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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 09:59

L’avenir d’Alstom débattu par le groupe Front de Gauche à l’Assemblée

Sarah Sudre

Mercredi, 18 Juin, 2014

« Non à Siemens, non à General Electric, oui à la nationalisation ». À l’issue d’une rencontre « Alstom » du groupe Gauche de l’Assemblée nationale avec les salariés, syndicats CGT invités et le sénateur Pierre Laurent , André Chassaigne, président du groupe, va entamer des démarches parlementaires pour qu’une proposition alternative soit examinée par le gouvernement.

Ils étaient une vingtaine autour de la table, dans la salle de conférence réservée au groupe Front de Gauche à l’Assemblée nationale, ce mercredi après-midi. Invités par André Chassaigne, président du groupe Front de Gauche à l’Assemblée nationale, les principales fédérations et syndicats CGT ainsi que quelques salariés d’Alstom avaient à cœur d’évoquer l’avenir de l’entreprise avec le député et Pierre Laurent, sénateur communiste présent pour l’occasion, à un moment où « tous les autres politiciens ont les yeux fixés soit sur General Electric ou Siemens », explique Laurent Santoire, délégué syndical CGT Alstom. À deux jours du conseil d’administration d’Alstom, où la direction devra se positionner face aux différentes offres annoncées pour le rachat de l’entreprise, General Eletric, Siemens et Mitsubishi sont aux aguets. Alors que le PDG de Siemens France, Christophe de Maistre, est persuadé d’obtenir le soutien des salariés après avoir déposé une offre conjointe avec Mitsubishi, le patron de General Electric, Jeff Immelt, arrive demain à Paris pour rencontrer le gouvernement, des clients et les syndicats d’Alstom. "Du grand n’importe quoi", pour Christian Garnier représentant CGT au comité de groupe et délégué syndical central de la branche Transport d'Alstom, qui dénonce les dires du PDG de Siemens France : « Il prend ses désirs pour des réalités. On a rien dit du tout, nous. C’est totalement faux. Ni cette offre ni celle des américains est acceptable ». Une contestation soutenue par tous les invités, réunis autour de la table, qui refusent que le dossier Alstom soit « un projet purement financier alors qu’il devrait être 100% industriel ».

« Proposer une alternative à la hauteur du potentiel d’Alstom », André Chassaigne

Tandis que l’Elysée prône pour General Electric, Bercy serait plus favorable à Siemens et Mitsubishi, un duel « Hollande-Montebourg » qui exaspère les syndicats CGT, revendicateurs d’une autre offre; celle du rachat du capital d’Alstom de façon majoritaire par l’Etat. Un projet de « nationalisation » estimé à trois milliards et demi d’euros, soit « pas grand-chose pour l’Etat compte tenu du potentiel et du savoir-faire que représente le fleuron industriel français », explique Yves Dimicoli, économiste et membre du parti communiste, au sénateur et secrétaire national du parti communiste Pierre Laurent et au député du Puy-de-Dôme, André Chassaigne. Face aux nombreuses inquiétudes des salariés présents, qui se « demandent pourquoi l’Etat laisse partir nos emplois et nos technologues », André Chassaigne a pris la parole pour marquer sa position et celle de Pierre Laurent, « il faudrait un schéma de relance du groupe Alstom impliquant l’Etat, les grands groupes publics, les régions afin de créer un schéma politique d’objectif industriel ». Puis se retournant vers son collègue, Marc Dolez, député Front de gauche, il a demandé a ce que cet échange, qui a duré plus d’une heure trente, « soit concrétisé par la mise en œuvre d’une action précise aux outils parlementaires qu’ils disposent ». « On pourrait déposer une proposition de loi, concertée avec le Sénat, avant la fin juin, effectuer une commission d’enquête parlementaire ou lancer une mission d’information », liste Marc Dolez. Des démarches parlementaires qui répondraient aux attentes des salariés et syndicats qui demandent, comme Laurent Santoire, « l’intervention des sénateurs et députés pour proposer d’autres alternatives dans le rachat d’Alstom et inciter à la nationalisation si l’Etat ne prend pas ses responsabilités ».
Ravis d’avoir été consultés, entendus, et « d’être entrés dans les bureaux de République », les invités sont repartis convaincus qu’une lutte de « tous les instants » est nécessaire pour faire valoir leurs droits et défendre leur fleuron, au moment où on veut faire d’Alstom « une vente à la découpe ».

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 06:42

Réforme ferroviaire : le Front de Gauche ne la votera pas en l’état

Le Front de gauche exclut de voter en l’état le projet de réforme ferroviaire, qui sera examiné à l’Assemblée la semaine prochaine, car il ne crée pas un service public unifié, a annoncé mardi son chef de file André Chassaigne.

« Il faut une réforme ferroviaire, mais le texte n’est pas satisfaisant car il ne crée pas le grand service public unifié que l’on souhaite », a déclaré André Chassaignelors d’un point presse, quelques heures avant le début d’une grève reconductible à la SNCF.

« En outre, le problème de la dette n’est absolument pas réglé. Il faudrait créer une caisse de défaisance de la dette », a-t-il estimé.

Destiné à stabiliser la dette du secteur ferroviaire et à préparer son ouverture totale à la concurrence, le projet de loi prévoit de réorganiser la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau, mais sans aller jusqu’à la réunification totale des deux entreprises.

Le texte ne s’attaque pas directement à la spirale de l’endettement du système ferroviaire, qui s’élève à 44 milliards d’euros et augmente mécaniquement de 1,5 milliard d’euros par an.

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 16:05

Réforme territoriale : Éliane Assassi, demande des "états généraux"

Sénat

Sarah Sudre

Vendredi, 30 Mai, 2014

Éliane Assassi, présidente du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC), a demandé au Président du Sénat, Jean-Pierre Bel, d'organiser les "états généraux de la démocratie territoriale" afin que le Sénat puisse examiner la réforme territoriale, entreprise par le gouvernement.

Sénatrice de Seine-Saint-Denis et présidente du groupe CRC, Éliane Assassi a pris la plume, pour avertir dans une lettre publique, Jean-Pierre Bel, Président du sénat (PS), qu’il était nécessaire que le Sénat examine le projet de la réforme territoriale, entrepris par le gouvernement Valls. De fait, elle demande le rassemblement des sénateurs autour des « états généraux de la démocratie territoriale » pour participer au débat citoyen « qui seul apportera la garantie démocratique à un projet qui touche à l’essence de notre République ».

Cette requête intervient à un moment où François Hollande souhaite accélérer son « big bang » territorial. Si bien que le ministre de l’intérieur, Bernard Cazaneuve, devrait présenter, dès la semaine prochaine, un premier projet de loi sur le redécoupage des régions. Quant à Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation, elle devrait présenter mi-juin un projet de loi sur la nouvelle répartition des compétences entre collectivités locales.
Souhaitant que le Sénat prenne position sur les enjeux et conséquences de cette réforme territoriale, Eliane Assassi, rappelle dans sa lettre publique, que le 5 octobre 2012, Jean-Pierre Bel avait ouvert des travaux d’états généraux de la démocratie territoriale, face aux réformes de Nicolas Sarkozy, « en affirmant avec raison que le dialogue et l’écoute sont les clés de la réussite ». Reste à savoir si Jean-Pierre Bel est prêt à renouveler l’expérience ?

Lettre ouverte.

Par Eliane Assassi / 28 mai 2014

Monsieur le Président,

Depuis plusieurs semaines est annoncée une nouvelle réforme territoriale, de grande ampleur, puisque l’ensemble des collectivités territoriales serait concerné d’une manière ou d’une autre.
Cette réforme, d’après les premières informations existantes, tendrait à modifier en profondeur l’architecture républicaine de notre pays.
L’évocation de la suppression des départements, le regroupement des régions, la place des métropoles intercommunalités dans ce nouvel ensemble peut légitimement interroger et doit pour le moins susciter un large débat, que ce soit parmi les élus ou au sein de la population.
Peut-on imaginer que cette réforme soit discutée et votée au Parlement dans la précipitation ?
Le 5 octobre 2012, vous ouvriez les travaux des Etats Généraux de la Démocratie Territoriale en affirmant avec raison que « le dialogue et l’écoute sont les clés de la réussite ».
Ces états généraux qui ont symbolisé la victoire de la gauche aux élections sénatoriales de 2011 étaient nés de la grande colère suscitée parmi les élus locaux par la réforme de Nicolas Sarkozy.
Les choix de cette dernière dictée par des dogmes libéraux, ceux de la réduction aveugle des dépenses publiques et donc du service public et par la remise en cause de la vivacité démocratique de notre pays avaient massivement été rejetés par les élus des territoires.

Nous ne pouvons imaginer, Monsieur le Président, que le Sénat puisse aujourd’hui examiner cette nouvelle réforme territoriale sans à nouveau revenir devant des Etats Généraux de la Démocratie Territoriale.
Nous vous demandons donc solennellement, Monsieur le Président, de réunir à nouveau cette grande assemblée.
Le Sénat participera ainsi au nécessaire débat citoyen qui seul apportera la garantie démocratique à un projet qui touche à l’essence de notre République. Ne pas accepter une telle consultation marquerait fatalement du sceau de l’autoritarisme l’action à venir.

Monsieur le Président, ma proposition n’est pas audacieuse. Elle est conforme aux intérêts de notre peuple, de nos territoires et de la République.
Je suis certaine que vous y serez tout particulièrement attentif et j’attends votre réponse que j’espère positive.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.

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BRUNO FORNACIARI

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