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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 09:00

Jean Ortiz

Jeudi, 18 Décembre, 2014 - 14:48

CUBA : ils l’ont dans ...l’os !

Par le seul fait d’avoir tenu tête pendant si longtemps à l’impérialisme le plus puissant, Cuba a contribué au « changement d’ère » que vit aujourd’hui l’Amérique latine.

Dieu qu’ils ont du mal à le digérer !! Dans la dignité et l’honneur, sans quémander, sans renoncer à ce qu’il est, en toute souveraineté, David a fini par terrasser Goliath. Le droit l’a emporté sur la piraterie impérialiste, sur une sale et interminable guerre d’usure, d’asphyxie ; elle dure depuis plus de cinquante ans. Rarement une révolution et un peuple auront été si longtemps agressés, dénigrés, en violation des lois internationales. Du « Projet Cuba » de mars 1960 (Eisenhower) à l’ « Opération Mangosta » de Kennedy, du débarquement yankee (repoussé en 72 heures) de la Baie des Cochons (avril 1961) aux « sanctions totales » de février 1962, décrétées par Washington, l’état de siège économique, financier, commercial, le harcèlement multiforme, n’auront jamais cessé. Des sanctions drastiques, près de 1000 milliards de dollars de coût estimé, des lois pour étrangler un pays rebelle, pour tenter de renverser le régime de Cuba l’insoumise, ce « mauvais exemple » de résistance face à « l’empire ». Par le seul fait d’avoir tenu tête pendant si longtemps à l’impérialisme le plus puissant, Cuba a contribué au « changement d’ère » que vit aujourd’hui l’Amérique latine. En octobre 2005, la vieille brute de président Bush déclarait : « peu de pays ont défié notre nation autant que Cuba ». Il était pour une fois lucide. Alcooltest négatif. Les Cubains sont attachés viscéralement à leur indépendance parce que, en quelque sorte, c’est la révolution qui a inventé Cuba, permis l’épanouissement d’une nation mise sous tutelle néocoloniale depuis l’amendement Platt de 1901. Par ce texte, appendice à la constitution cubaine, les Etats-Unis se réservaient le droit d’intervenir à tout moment dans l’île pour y défendre leurs intérêts...

Alors, devant cette gifle historique, nos médiocrates s’étouffent, ergotent, déforment, manœuvrent, enfument. La décision d’engager un processus pour en finir avec la guerre de basse intensité contre Cuba serait à mettre au compte de la colombe Obama. La pitoyable romancière de quai de gare, Zoé Valdès, tourne en boucle, crachant haine et mensonge, en service commandé. Il faut bien manger...

Washington et sa « politique cubaine » étaient de plus en plus isolés internationalement. Aux Etats-Unis même, le blocus, devenu un « problème intérieur », faisait de moins en moins recette dans l’opinion. Depuis une quinzaine d’années, Cuba a brisé l’étau qui l’isolait, a été réintégrée dans la communauté latino-américainaine, et y joue un rôle moteur au niveau des processus d’intégration (CELAC, ALBA).

Autant de défaites pour les maîtres du monde. L’Europe a même dû revoir son ostracique et cynique « position commune ». Une Europe bien mal placée pour s’ériger en donneuse de leçons « démocratiques». Et voilà que ces diafoirus doivent remballer. On comprend dès lors leur salive amère. Mais ils n’ont pas renoncé pour autant à miner en sous main, avec d’autres méthodes. Sablons le champagne sans retenue mais sans ingénuité. Le méchant loup n’est pas devenu agneau, même si ses dents sont plus élimées.

Retenons que la Résistance, la dignité finissent toujours par payer.

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 14:34

aCuba Si France

CUBA : ils l’ont dans ...l’os !

Dieu qu’ils ont du mal à le digérer !! Dans la dignité et l’honneur, sans quémander, sans renoncer à ce qu’il est, en toute souveraineté, David a fini par terrasser Goliath. Le droit l’a emporté sur la piraterie impérialiste, sur une sale et interminable guerre d’usure, d’asphyxie ; elle dure depuis plus de cinquante ans. Rarement une révolution et un peuple auront été si longtemps agressés, dénigrés, en violation des lois internationales. Du « Projet Cuba » de mars 1960 (Eisenhower) à l’ « Opération Mangosta » de Kennedy, du débarquement yankee (repoussé en 72 heures) de la Baie des Cochons (avril 1961) aux « sanctions totales » de février 1962, décrétées par Washington, l’état de siège économique, financier, commercial, le harcèlement multiforme, n’auront jamais cessé. Des sanctions drastiques, près de 1000 milliards de dollars de coût estimé, des lois pour étrangler un pays rebelle, pour tenter de renverser le régime de Cuba l’insoumise, ce « mauvais exemple » de résistance face à « l’empire ». Par le seul fait d’avoir tenu tête pendant si longtemps à l’impérialisme le plus puissant, Cuba a contribué au « changement d’ère » que vit aujourd’hui l’Amérique latine. En octobre 2005, la vieille brute de président Bush déclarait : « peu de pays ont défié notre nation autant que Cuba ». Il était pour une fois lucide. Alcooltest négatif. Les Cubains sont attachés viscéralement à leur indépendance parce que, en quelque sorte, c’est la révolution qui a inventé Cuba, permis l’épanouissement d’une nation mise sous tutelle néocoloniale depuis l’amendement Platt de 1901. Par ce texte, appendice à la constitution cubaine, les Etats-Unis se réservaient le droit d’intervenir à tout moment dans l’île pour y défendre leurs intérêts...

Alors, devant cette gifle historique, nos médiocrates s’étouffent, ergotent, déforment, manœuvrent, enfument. La décision d’engager un processus pour en finir avec la guerre de basse intensité contre Cuba serait à mettre au compte de la colombe Obama. La pitoyable romancière de quai de gare, Zoé Valdès, tourne en boucle, crachant haine et mensonge, en service commandé. Il faut bien manger...
Washington et sa « politique cubaine » étaient de plus en plus isolés internationalement. Aux Etats-Unis même, le blocus, devenu un « problème intérieur », faisait de moins en moins recette dans l’opinion. Depuis une quinzaine d’années, Cuba a brisé l’étau qui l’isolait, a été réintégrée dans la communauté latino-américainaine, et y joue un rôle moteur au niveau des processus d’intégration (CELAC, ALBA).

Autant de défaites pour les maîtres du monde. L’Europe a même dû revoir son ostracique et cynique « position commune ». Une Europe bien mal placée pour s’ériger en donneuse de leçons « démocratiques». Et voilà que ces diafoirus doivent remballer. On comprend dès lors leur salive amère. Mais ils n’ont pas renoncé pour autant à miner en sous main, avec d’autres méthodes. Sablons le champagne sans retenue mais sans ingénuité. Le méchant loup n’est pas devenu agneau, même si ses dents sont plus élimées.
Retenons que la Résistance, la dignité finissent toujours par payer.

Jean Ortiz

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 02:14
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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 12:30

Israël:les chanteuses Noa et Mira Awad signent la lettre pour l'Etat palestinien

Le Parlement européen doit débattre mercredi une motion appelant à la reconnaissance de la "Palestine"

Les chanteuses israéliennes Noa (Achinoam Nini) et Mira Awad ont annoncé qu'elles allaient signer la pétition israélienne appelant à les parlements européens à reconnaître l'Etat palestinien aux côtés d'Israël.

Noa, qui est d'origine yéménite et Mira Awad, arabe israélienne avaient représenté Israël à l'eurovision en 2009 en chantant un duo une chanson à la gloire de la paix : There must be another way

La lettre qui sera envoyée dimanche au parlement européen a été signée par 900 personnalités publiques israéliennes, parmi lesquels les auteurs Amos Oz, A.B. Yehoshua et David Grossman.

Le Parlement européen doit débattre et voter mercredi une motion appelant à la reconnaissance de l'Etat palestinien,

Les signataires de la pétition ont annoncé leur intention de poursuivre leur campagne et d'envoyer des lettres identiques à tous les parlements aux pays amis d'Israël afin de lancer un débat similaire.

"Nous, les citoyens d'Israël qui veulent la sécurité et la paix, sommes préoccupés par l'impasse politique et l'occupation persistante (...) qui a conduit aux conflits avec les Palestiniens et torpillé toute les chances possibles de parvenir à un accord," indique la pétition.

"Il est clair pour nous que les chances de survie d'Israël et de sa sécurité dépendent de la création de l'Etat de Palestine, sur la base des frontières de 1967 ainsi que la reconnaissance par Israël de la Palestine et la Palestine d'Israël.", poursuit le document.

"Votre décision de reconnaître l'Etat de Palestine participera à la promotion des chances de paix et encouragera Israéliens et Palestiniens à résoudre le conflit," conclut la lettre.

Parmi les autres signataires figurent d'anciens Prix Nobel, mais aussi l'ancien ambassadeur Alon Liel, plusieurs universitaires et membres du parti travailliste.

La Suède, la Grande Bretagne, l'Irlande, l'Espagne, la France, et le Portugal ont reconnu dans un vote non-contraignant l'"Etat de Palestine" dans une série de sessions qui a débuté fin octobre.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 19:30
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 12:58

Reconnaissance de l’État palestinien : "À François Hollande d'agir" (PCF)

Aujourd'hui 11 décembre, les sénateurs français viennent à leur tour d'adopter une résolution invitant le gouvernement français à reconnaître l'État de Palestine. Ce vote historique positif est une victoire de tous les partisans d'une paix juste et durable en Palestine, en Israël, en France et dans le monde. Il est conforme à la responsabilité de la France, membre du Conseil de sécurité de l'ONU, d'agir pour le respect du droit international et la dignité des peuples.

Au lendemain de l'assassinat du ministre palestinien Abou Ziad tué lors d'une manifestation pacifiste contre la colonisation, ce scrutin envoie le signal d'espoir attendu de la France : un avenir de paix et de développement au Proche-Orient ne pourra s'écrire que par la reconnaissance, aux côtés d'Israël, d'un État palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
Nous voulons saluer les sénateurs qui n'ont pas failli à leur mandat, en particulier les sénateurs du groupe CRC pour leur action déterminée et leur esprit de rassemblement.

La mobilisation doit s'amplifier et s'élargir. Elle pourra continuer de compter sur l'engagement du Parti communiste et de tous ses élus porteurs du respect des résolutions de l'ONU et du droit international, de la solution à deux États, de l'exigence de libération des prisonniers politiques et de la levée du blocus de Gaza.

La reconnaissance de l’État palestinien n'attend plus. À François Hollande d'agir. Et le président et l'exécutif français ne peuvent plus se dérober : ils doivent incarner la voix du peuple français qui est favorable à la reconnaissance immédiate – en première instance et sans condition – de l’État palestinien et à la fin de la colonisation israélienne.

Notre mobilisation générale et la solidarité internationale peuvent obliger les dirigeants, en particulier de la France, à appuyer à l'ONU l'initiative du président de l'Autorité palestinienne pour obtenir la fin de l'occupation et de la colonisation au plus tard dans un délai de deux ans. Les parlementaires européens auront à se prononcer en décembre, à l'initiative notamment de la Gauche unitaire européenne (GUE-NGL).

Le Parti communiste français appelle à ce que « l'Europe » manifeste par ce vote sa détermination à agir pour la paix et le droit international, la fin de la colonisation et l'avènement d'une nouvelle ère de démocratie, de paix et de développement au Proche-Orient.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 11:43

ANGELA MERKEL ENCAISSE SANS BRONCHER UN DISCOURS CINGLANT AU BUNDESTAG CONTRE SA POLITIQUE QUI ACCEPTE
LA VASSALISATION DE L’EUROPE PAR LES ÉTATS-UNIS.
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Cette vidéo est assurément à voir . Il s'agit du discours, prononcé le 26 novembre dernier, par le Dr Sahra Wagenknecht, députée allemande du parti "Die Linke" ( traduction : "La Gauche"). Ce parti est un peu l'équivalent français du Parti de Gauche, mais avec une position plus oppositionnelle au SPD que celle de M. Mélenchon en France, lequel a contribué à faire élire François Hollande en 2012 sans rien exiger en échange.

Pendant près de 7 minutes,la députée dresse, devant la Chancelière d'Allemagne, un véritable réquisitoire de la politique, guerrière et contraire aux intérêts du peuples et des entreprises allemands, conduite par l'actuel gouvernement de Berlin.

On notera en particulier qu'elle développe exactement certaines des mêmes analyses que celles que je présente, depuis plusieurs années, dans ma conférence "Qui gouverne la France et l'Europe ?".

C'est ce dont témoigne l'extrait ci-après :

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Dr Sahra Wagenknecht, députée allemande s'adressant à Angela Merkel :

« Je peux vous recommander de lire le livre de Zbigniew Brzezinski qui a longtemps été un pionnier de la politique étrangère américaine. Le beau titre de ce livre, écrit en 1997, se présente ainsi : « LE GRAND ÉCHIQUIER, La primauté de l’Amérique et ses impératifs géostratégiques ».

« En ce qui concerne l’Europe, Brzezinski plaide pour un élargissement décisif de l’OTAN vers l’est : d'abord en Europe centrale, puis dans le sud, puis dans les pays baltes et enfin en Ukraine. Parce que, comme l’auteur le justifie de façon convaincante, « chaque étape de l’expansion étend automatiquement la sphère immédiate d’influence des États-Unis ».
[...]

« Au lieu de travailler avec ces voyous [nazis du gouvernement ukrainien], nous avons à nouveau besoin d’une politique étrangère allemande dans laquelle la sécurité et la paix en Europe est plus importante que les instructions de Washington. »
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C'est un discours courageux ; et l'attitude silencieuse et presque penaude avec laquelle la Chancelière d'Allemagne est constitutionnellement obligée de l'écouter fait plaisir à voir.

Pour voir la vidéo avec les sous-titres en français :
https://www.youtube.com/watch?v=UpR_AOYBHu0&app=deskto

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 20:12

A.Tsipras: Et maintenant un mandat fort pour un gouvernement SYRIZA.

A l’occasion de la présentation à la Chambre de Commerce et d’Industrie des propositions programmatiques de SYRIZA pour le tourisme, Alexis Tsipras s’est félicité de l’avancement de la date de l’élection présidentielle en qualifiant l’accélération actuelle de l’évolution politique en Grèce de «grande victoire du peuple et de la démocratie» puisque «ce sont le peuple et les citoyens qui obligent la coalition gouvernementale à ce repli et à la fuite vers l’avant».

Mesdames et Messieurs,

chers invités

Je remercie de la part de SYRIZA les représentants des institutions productives, des organismes professionnels et syndicaux, les représentants des partis et aussi les ambassades pour leur participation à cette manifestation.

Une manifestation qui loin d’être de nature introvertie, elle est ouverte à tous car elle a pour objet la présentation des propositions programmatiques de notre parti pour le tourisme, – qui est une des industries les plus fructueuses pour la reconstruction de l’économie grecque – l’échange des idées et l’enrichissement du débat.

Mais cette rencontre est marquée par sa date. Elle a lieu un jour après l’acte suicidaire du gouvernement d’avancer les dates de l’élection présidentielle.

Un jour donc après la reconnaissance par toutes les parties qu’il y a une impasse politique.
L’accélération de la procédure de l’élection présidentielle par un Parlement délégitimé et incapable d’assurer le large consensus exigé par le législateur pour l’élection du Président de la Démocratie, équivaut de fait à l’accélération de la mise en œuvre du recours au.

Et enfin, nous savons maintenant que le 29 Décembre termine l’action destructrice du gouvernement bipartite des mémorandums.
Et la nouvelle année apportera la souveraineté populaire et un mandat fort pour un gouvernement de salut social autour de SYRIZA.

L’accélération de la procédure électorale qui était depuis longtemps réclamée par l’opposition et refusée par le gouvernement comme facteur supposé d’instabilité politique et d’incertitude, elle est devenue hier initiative du gouvernement par nécessité et non pas par choix.

Car sa politique est arrivée à des impasses destructeurs.
Car l’opposition de la société à cette politique s’est genéralisée.
Ce sont le peuple et les citoyens qui obligent la coalition gouvernementale à ce repli et à la fuite vers l’avant.

Et de ce point de vue, l’accélération de l’évolution politique est une grande victoire du peuple et de la démocratie.
Lors des élections qui sont à venir s’opposeront donc, distinctement, deux projets politiques alternatifs pour notre pays:
D’un côté il y aura le projet de M. Samaras, qui veut statufier le Mémorandum, comme le laissent apparaître son courrier électronique à l’adresse de la troïka, et les révélations sur ses intentions concernant les caisses d’assurance, les coupes budgétaires et les nouvelles taxes.

Et de l’autre côté il y aura le projet politique de SYRIZA, qui a été déjà exposé à Thessalonique et qui sera appliqué sereinement et méthodiquement dès le premier jour de la nouvelle gouvernance.

Le mensonge était le fondement et l’outil de la politique intérieure et extérieure de M. Samaras.
Mais le mensonge a les jambes courtes.

Il mentait à ses partenaires en les laissant croire qu’il disposait de 180 voix au Parlement qui lui permettraient de continuer sa descente infernale.

Il mentait aussi au peuple en déclarant qu’il avait obtenu un accord sur le règlement de la dette.

Et maintenant il est obligé d’admettre qu’il n’a ni l’un ni l’autre.

Et naturellement il n’a pas osé de présenter les mesures qu’il a promis de faire voter par le Parlement.

Mais ses courriers électroniques [adressés à la Troïka] ne sont pas restés cachés et les engagements de M. Samaras à la Troïka ont vu la lumière du soleil.
Et c’est ainsi que nous sommes passés de la fameuse «sortie du tunnel mémorandaire » aux « ténèbres profondes ».

Et maintenant, M. Samaras est contraint de trouver pour le vote des mesures préalables [réclamées par la Troïka] 180 et non plus 151 voix au Parlement.

Car cest bien cela l’objectif des trois votes successifs au Parlement.

L’élection d’un nouveau Président n’est pas le seul enjeu du vote parlementaire. M. Samaras demande aussi le vote combiné des mesures préalables réclamées par la Troïka et des nouvelles qui accompagnent la poursuite du Mémorandum et qui vont de pair avec la perspective de la continuité du mandat du gouvernement actuel.

Mais à ce propos je veux adresser un message bien clair.

L’année 2014 est différente de 2012.

Le terrorisme ne passe plus et tourne en ridicule les apeurés qui tentent à leur tour d’apeurer le peuple.

Le droit d’un peuple à sa dignité est inaliénable et il ne peut pas être laissé à la discrétion des marhés.

Et surtout pas à la discrétion des marchés qui de toute façon tournent leur dos à la Grèce.

Certains doivent enfin le comprendre.

Notre peuple qui subi depuis quatre ans vainement des sacrifices injustes, il ne redoute et n’est effrayé que d’ une chose:
De la poursuite du martyre des nouvelles mesures, des coupes supplémentaires dans les retraites, des taxes aberrantes comme l’ ENFIA, du chômage, de la désintégration sociale.
Et il a raison d’avoir cette crainte parce que les mesures préalables exigées et acceptées par M. Samaras ne se cachent plus.
M. Samaras ne peut pas bluffer les électeurs une deuxième fois avec un agenda caché.
Il n’ a plus de contes de fées à raconter. Qui a pu oublier ses vantardises de 2012 et de son illustre « renégociation »?
Ainsi donc, l’enjeu principal de cet affrontement électoral est le vote des mesures préalables exigées par la Troïka et les dilemmes sont les suivants:

– Pour ou contre la hausse de la TVA sur les médicaments?

  • Pour ou contre un mécanisme de réduction automatique des pensions de retraite?

  • Pour ou contre la libération des licenciements?

  • Pour ou conte le retour de lock-out?
  • Pour ou contre la suppression de la Prestation de la Solidarité Sociale pour les Retraités (EKAS)?

Le vote des parlementaires le 17, 23 et 29 décembre portera en premier lieu sur ces questions.

Amies et amis,

Je profite de l’occasion de cette assemblée d’appeler à la vigilance démocratique tous les Grecs qui ont supporté et continuent de supporter le lourd coût de la politique actuelle .
Pour inviter tous les citoyens à transformer leur opposition aux mémorandums, et aux accords impudents du gouvernement actuel par courrier électronique en force subversive et solidaire.
Le peuple grec devra choisir prochainement celui qui mènera les négociations cruc
iales.

Qui protégera mieux ses intérêts, qui libérera le pays de la tutelle étouffante et destructrice des créanciers?
Ceux qui nous ont amené à la situation actuelle?
Ou SYRIZA qui se bat pour le changement démocratique, pour la justice sociale, et pour la résistance nationale à la transformation de la Grèce à une filiale de l’entreprise des grands intérêts?
Notre peuple a fait un grand pas avec ses combats.
Dans les prochaines semaines il sera appelé à compléter son action en bouleversant les dessins gouvernementaux et mémorandaires.
En donnant à SYRIZA une grande et incontestable majorité combative qui lui permettra de mettre en œuvre son programme et de franchir tous les grands obstacles que nous connai
ssons d’avance.

Je suis convaincu que la nouvelle année sera une période de changement, d’espoir et d’optimisme en Grèce et en Europe.

Je suis convaincu que la nouvelle année sera celle du changement, de l’espoir et de l’optimisme en Grèce et en Europe.

Traduction:Vassiliki Papadaki

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 16:20

Lagarde insulte les pays d'Amérique latine. Maduro réplique !

Michel TaupinCuba Si France

VENEZUELA, Président Maduro : NOUS SOMMES LIBRES DU FMI !
lundi 8 décembre 2014 - (source TELESUR)

VENEZUELA, Président Maduro : "Nous sommes libres du FMI !"(NDLR : Voilà un Président DEBOUT avec son Peuple face au refus de vivre à genoux ! Bénéfices clairs mais pour le FMI plein de rancœur ce sont des bénéfices obscurs)

Le Président de la République Bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro, a répondu ce samedi à la Présidente du FMI, Christine Lagarde pour lui déclarer que le Venezuela est libre de tout lien avec cet organisme économique, et que c'est elle qui avait des "spaghettis" dans la tête !

Le Président Maduro a fait cette déclaration ce samedi devant TELESUR (émetteur télévisé d’Amérique du Sud). Il a considéré comme un manque de respect ce qu’a déclaré Mme Lagarde a Santiago du Chili, la qualifiant de "gringa" (Française de mentalité Nord-américaine).

En effet, vendredi pendant le déroulement d’un forum économique à Santiago du Chili, la chef du FMI a considéré que les coalitions comme le MERCOSUR, l'ALBA, l'UNASUR notamment, "ont créé un plat de spaghettis sans laisser de bénéfices clairs !"

"Nous sommes libres du FMI, de la Banque Mondiale, et des spaghetti qu’a dans sa tête la Présidente du FMI (...)Le Venezuela n'utilisera plus ce type de recette qui a déjà fait ses preuves en Amérique-Latine et dont l’étape supérieure de cette recette économique est aujourd’hui appliquée pour détruire l’Europe !" a proclamé Nicolas Maduro en réponse à ses déclarations infâmantes ! Le Chef de l’Etat Venezuelien a rappelé qu'actuellement l’Espagne est en train d'être détruite par des politiques affamantes et est en grande souffrance avec déjà 27% de chômeurs dont 57% de jeunes.

Il a ajouté que "le FMI est responsable du saccage financier qui a privé du Droit à l’alimentation, à la santé et à l’éducation, les Peuples latinos-Américains durant des décennies et est responsable aussi des massacres des années 90 quand il prétendait imposer par des tyrannies, les économies néo-libérales dans la région !

Le Président Nicolas Maduro a réitéré que "Nous autres, c’est fait, nous avons dépassé cette étape, parce que nous sommes libres de l’amarrage au FMI, et des spaghettis que la Présidente du FMI a dans sa tête !

Photo : Le désastre engendré par le FMI en Espagne !

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 08:33

 

 

Une analyse sans concession de l'évolution en cours de la situation économique de Cuba par José Luis Rodriguez, ministre de l'économie à Cuba.

 

‎ Les amis de CUBA

CUBA NE VEUT PAS INSTAURER UN SOCIALISME DE MARCHE ».

Par Rosa Miriam Elizalde et traduit par Pascale Hebert

José Luis Rodriguez, Ministre de l’Economie à Cuba entre 1995 et 2009, est l’un des rares experts de l’île qui propose publiquement une analyse systématique et rigoureuse, depuis des positions socialistes, des transformations qui agitent l’île.

Avancer stratégiquement dans la création des conditions pour un développement durable à moyen terme.

Dans un pays qui se lève tous les jours avec un nouveau décret au Journal Officiel, qui avance vers des changements structurels de son modèle économique, on entend très peu les fonctionnaires expliquer les mesures dans le langage de la rue, tandis que dans la sphère numérique –avec une grande capillarité dans l’île malgré les faibles infrastructures d’Internet -fleurissent toutes sortes d’analyses spéculatives, fréquemment étayées par des propositions néolibérales.

Quoi qu’il en soit, l’économie est le grand sujet de conversation dans le pays. Cuba est confrontée à un dilemme crucial : ou bien elle actualise, révise et reconstruit sa structure économique ou bien la Révolution court le risque de succomber sous la pression combinée de ses propres erreurs et des agressions du blocus des Etats-Unis en une période très délicate de réajustement du Consensus de Washington vis-à-vis de l’île.

Rodriguez, assesseur du Centre de Recherches de l’Economie Mondiale (CIEM) de La Havane, répond à des questions à la veille de la dernière session plénière de l’année du Parlement cubain qui a à son agenda l’analyse des résultats de ce qu’il est convenu d’appeler « processus d’actualisation » et des projets pour 2015.

Vers où se dirige Cuba ?

Pourquoi parler d’actualisation et non de réforme économique ?

- C’est peut-être dû à deux raisons : d’un côté, on a voulu insister sur le fait que tous les changements proposés supposent l’actualisation du modèle social, que l’on a qualifié aussi de socialisme possible ; d’un autre côté, on a voulu prendre ses distances vis-à-vis de réformes -soit disant destinées à perfectionner le socialisme- qui ont conduit à sa disparition en Europe.

-Quel est exactement le modèle économique choisi ? Vers où se dirige Cuba ?

- Le modèle de socialisme cubain choisi suppose le perfectionnement de la société qui s’est construite jusqu’ici et qui possède plusieurs traits fondamentaux qui confirment son origine socialiste.

En premier lieu, on maintient la propriété sociale des moyens de production fondamentaux, c’est-à-dire ceux qui s’avèrent déterminants pour le développement du pays. On établit des limites à la montée en puissance de la propriété non étatique en réduisant sa capacité d’accumulation et on assure la prestation de services sociaux élémentaires universellement et gratuitement.

En même temps, on ouvre des espaces à la petite propriété privée, telle que l’auto-entreprise ou le travail indépendant, à la propriété coopérative agropastorale et non agropastorale et aux entreprises mixtes à capital étranger. On part ainsi du principe que d’autres formes de propriété non étatique peuvent contribuer au développement du pays, sans être prédominantes et si on les oriente de façon appropriée, c’est-à-dire sans qu’elles deviennent prépondérantes.

C’est un changement significatif, mais on y est parvenu en partant du fait que, d’une part, la propriété exclusivement étatique n’assure pas la réussite du socialisme dans la phase de construction du socialisme dans laquelle nous nous trouvons et que, d’autre part, pendant des années on a essayé de suivre cette voie et le bilan n’a pas été positif.

Enfin, il y a longtemps que la théorie marxiste est parvenue à la conclusion que l’existence de relations de marché dans la société obéit à un certain degré de développement dans lequel on ne peut socialiser directement le travail individuel des producteurs et que l’on a besoin de toutes les catégories mercantiles pour le faire .

C’est pourquoi le besoin s’impose de reconnaître cette réalité si nous voulons avancer vers un développement plus rationnel. Cela ne signifie pas que l’existence de relations de marché –dans la mesure où celles-ci sont reconnues- ne doivent pas être surveillées et soumises au contrôle social pour contrebalancer leurs effets socialement négatifs. Ce que j’ai dit auparavant nous donne l’idée que dans nos conditions, c’est ce qui peut nous assurer un développement socialiste possible, conformément aux circonstances de sous-développement dans lesquelles évolue notre économie, bien que, assurément, ce ne soit pas simple du tout.

Socialisme de marché

- Depuis que ce qu’il est convenu d’appeler la cubanologie, on interprète ce qui est en train de se passer à Cuba comme « la transition vers une économie sociale de marché » qui nécessairement doit être accompagnée de changements structurels dans le système politique du pays. Qu’en pensez-vous ?

- Concernant le premier point, toute personne qui étudiera l’évolution historique des expériences de ce qu’il est convenu d’appeler le socialisme réel, comprendra clairement que nous, nous ne voulons pas instaurer un socialisme de marché.
C’est une expression qui servait à qualifier les réformes économiques entreprises dans les années 60 du siècle dernier qui ont favorisé une large introduction de mécanismes de marché dans des pays comme la Yougoslavie, la Hongrie et aussi l’URSS avec la Perestroïka.

Ces réformes supposaient que le marché dans son fonctionnement n’était pas du tout contradictoire avec le socialisme. C’est pourquoi on a élargi de plus en plus la présence de ces mécanismes pour rendre plus « efficiente » la gestion économique, sans tenir compte de la connotation sociale de ceux-ci et sans surveiller ni contrebalancer leurs effets pervers. L’Histoire a démontré que le socialisme de marché est devenu le marché tout court, sans socialisme

Les critiques de la cubanologie suivent la logique que si on introduit le marché, on doit le pousser jusqu’à ses ultimes conséquences, c’est-à-dire le capitalisme –pour parvenir à une efficience supérieure- Partant de là, ils présupposent euphémiquement des changements politiques pour s’adapter à cette tendance, ce qui revient à provoquer la transition vers le capitalisme.. Ils auront beau retourner le problème dans tous les sens, c’est ce qui constitue le fond de leurs « recommandations ».

- Nombreux sont ceux qui exigent plus de célérité dans les changements et nombreux même sont ceux qui se prononcent pour un « électrochoc ». Est-il possible d’imposer un rythme plus rapide aux transformations ?

- On ne peut pas perdre de vue qu’après les longues années de la Période Spéciale, les attentes de la population sont nombreuses et dans bien des cas intenses.

Cependant, l’ampleur des changements nécessaires dans le fonctionnement de l’économie pour satisfaire les besoins de la population sont d’une grande ampleur et d’une grande complexité. Il s’agit même de mettre en œuvre des mesures pour lesquelles il n’existe pas d’expériences dans notre environnement.

C’est pourquoi il faut une période d’essai pour valider et même pour évaluer non seulement leur impact économique mais aussi sociopolitique, étant donné la grande importance des facteurs subjectifs dans ce processus.

Une décision précipitée en ce sens peut compromettre le processus d’actualisation. Ceci ne signifie pas que l’on n’avance pas dans tout ce qui et possible et ne met pas en péril les objectifs stratégiques à atteindre. Par exemple, on a pris des décisions qui flexibilisent la vente de logements privés, l’accès aux installations touristiques internationales et on accepte l’embauche de retraités qui peuvent, en plus, toucher un salaire sans perdre leur pension.

En résumé, je pense que la consigne du Président Raul Castro d’avancer sans précipitation mais sans pauses, a toute sa validité.

Il est difficile de préciser les rythmes de changements dans l’économie.

- Dans quels secteurs le changement espéré quand on a approuvé les Lignes Directrices il y a deux ans et demi ne s’est-il pas produit ?

- En premier lieu, il faut rappeler que les Lignes Directrices ont une période de mise en œuvre de 5 ans, ou plus dans certains cas. C’est pourquoi beaucoup des effets attendus dans le planning d’application peuvent encore être en cours de réalisation.

D’autre part, la concrétisation des résultats dans l’économie cubaine qui a un niveau d’ouverture supérieur à 47% -et qui dépend donc beaucoup aussi de ce qui se passe dans l’économie internationale- est soumise à un haut degré d’incertitude. Si à cette réalité, nous ajoutons la présence du blocus économique des Etats-Unis, il est très difficile de parvenir à une grande précision dans les rythmes de changement de l’économie.

En plus de ça, il y a des mesures qui, à l’origine, ont été prises sous certaines prémisses et qui, au fil du temps, ont dû être complétées par d’autres décisions. Un exemple est celui de l’affectation de terres incultes à la production agropastorale qui était régie à l’origine par le Décret Loi 259 et qui, ensuite, a été complétée par le Décret Loi 300, ainsi que par une autre série de mesures destinées à faciliter la gestion du secteur.
L’expérimentation de nouvelles formes de gestion du pouvoir populaire dans les provinces d’Artemisa et Mayabeque s’est aussi prolongée dans le temps au-delà du délai prévu initialement, à partir de l’analyse des expériences de sa complexe mise en œuvre.

- Quels bénéfices perçoit-on des transformations initiées en 2011 ?

- L’ordonnancement du modèle économique cubain a nécessairement dû commencer par les grandes décisions qui modifient la structure de la gestion de la macroéconomie, c’est pourquoi, logiquement, c’est une sphère dans laquelle nous pouvons percevoir quelques résultats importants.

Si nous considérons les problèmes les plus significatifs que recueillent les lignes directrices de la politique économique et sociale, nous constaterons que ceux-ci sont le déséquilibre du commerce extérieur et la basse productivité présents dans le pays.

Sur le premier point, on observe que d’un solde commercial négatif par rapport au PIB qui était de – 5% en 2008, on est passé à un solde positif de + 1,6% en 2013 grâce à la croissance des exportations et à la substitution des importations et à l’épargne.

En d’autres termes, le solde positif du commerce extérieur apporte des recettes qui permettent d’initier un processus graduel de renégociation et de paiement de la dette extérieure ; Sur ce dernier point, on voit que l’on a obtenu récemment une remise de 90% de la dette avec l’ancienne URSS auprès de la Russie –dette inscrite au Club de Paris- et on a obtenu aussi la remise de 70% de la dette avec le Mexique, en même temps que l’on consacrait une part substantielle des recettes à liquider les dettes extérieures, à partir de 2009.

Tout ceci a une importance stratégique, car cela permet de créer de meilleures conditions pour accroître les investissements étrangers, de faire grimper le taux d’investissement du pays et d’augmenter les rythmes de croissance jusqu’à atteindre en quelques années seulement des taux de l’ordre de 6% à 8%.

Quant à la productivité du travail, celle-ci a augmenté de 7,8% ces cinq dernières années, rythme qui, bien qu’il ne soit pas très élevé, a permis dans la dernière période que cet indicateur augmente plus vite que le salaire moyen pour éviter des pressions inflationnistes.

Cependant, il reste beaucoup à faire pour parvenir à une croissance équilibrée et durable, mais cela aussi demande du temps et des ressources.

La fin de la double monnaie, un ajustement précautionneux.

-La majorité de la population ne ressent pas encore d’améliorations de la microéconomie. Comment maintenir le consensus dans de telles conditions ?

- Tout processus d’ajustement économique –même s’il est fait avec des critères essentiels pour préserver les acquis de notre société- implique des défis inévitables à court terme. L’un des plus grands défis est probablement la façon de réaliser les changements structurels indispensables pour que le pays se développe et, en même temps, d’obtenir des améliorations dans le niveau de satisfaction des besoins de la population qui –comme on l’a déjà noté- cumule des carences liées à la Période Spéciale.

Quelques unes des décisions prises vont dans ce sens. Par exemple, le processus de restructuration des entreprises étatiques permet que celles-ci ajustent le paiement des salaires aux résultats productifs, ce qui –là où on a appliqué les mesures proposées- a permis d’augmenter substantiellement les salaires sans provoquer de pressions inflationnistes, ce qui ouvre potentiellement de nouvelles alternatives à 49% des actifs du secteur étatique qui travaillent dans des entreprises.

La situation est plus complexe dans la fonction publique, mais -sans compromettre l’équilibre fiscal indispensable- on a également haussé les salaires dans le secteur de la santé et du sport. De la même façon, dans le secteur non étatique –où travaillent environ 26% des actifs- on obtient des revenus plus élevés.

Cependant, malgré ces progrès et les potentialités que l’on perçoit, la détérioration du salaire réel et les restrictions pour étendre des services comme les transports et la construction de logements constituent des facteurs à prendre en compte dans la lutte pou l’indispensable équilibre que l’on doit atteindre progressivement entre la satisfaction des attentes et la création des conditions pour y prétendre.

Avec ce progrès, nécessairement graduel, on doit atteindre un plus haut niveau d’information et de participation des travailleurs dans tout ce processus, ce qui constitue, à mon avis, un élément essentiel pour maintenir le consensus indispensable.

-Quel est le poids de l’unification monétaire dans la réussite globale de la transformation de l’économie à Cuba ?

- La dualité monétaire qui a conduit à la circulation parallèle du peso cubain (CUP) et du peso convertible (CUC), qui a été mise en œuvre en 1993, a permis d’éviter une dévaluation du taux de change officiel qui –s’il s’était produit- aurait conduit à une situation très difficile à contrôler. Dans le secteur des entreprises, il a permis également de mettre en œuvre en parallèle un processus de décentralisation de la prise de décisions que nous pouvons aujourd’hui évaluer positivement avec la distance qui nous sépare des années 90.

La dualité monétaire a aussi permis –à travers la création des Bureaux de Change (CADECA) de drainer une part significative de l’excès de liquidité qui s’était accumulé entre les mains de la population dans ces années-là et qui avait atteint 73% du PIB. En même temps, on ouvrait une consommation en devises –elle aussi grevée par un impôt sur les ventes- au moins pour la partie de la population qui y avait accès, proportion qu’on est parvenu à évaluer à environ 60% de la population à la fin de la décennie précédente.

Tous ces effets positifs se sont perdus progressivement dans la mesure où la double circulation monétaire et le double taux de change qui y était associé ont rendu de plus en plus complexe la gestion de la comptabilité dans deux monnaies, ce qui rendait très difficile l’évaluation de la situation économique réelle du pays.
Par conséquent, un processus de changements comme le processus actuel a comme exigence indispensable d’ordonner notre comptabilité et nos statistiques en revenant à un système monétaire unique avec le peso cubain comme base.

Cependant, il s’agit là d’un processus d’une extrême complexité qui prendra nécessairement beaucoup de temps, puisqu’il s’agit de dévaluer le taux de change officiel qui se maintient aujourd’hui à 1 CUP = 1 CUC ou peso convertible (équivalent à un dollar américain) et faire converger le taux de change entre l’Etat et la population où on change 1 CUC contre 25 CUP. C’est sans doute une opération dans laquelle il faut avancer précautionneusement pour qu’elle soit couronnée de succès.

Actuellement, on travaille sur le bloc des transformations les plus complexes dans une conjoncture extérieure défavorable. Cependant, la feuille de route qui a été tracée avec les Lignes Directrices approuvés en 2011, assure les changements indispensables pour avancer stratégiquement dans la création des conditions pour un développement durable à moyen terme.

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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL Cuba
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BRUNO FORNACIARI

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