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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 14:39

 

MONDE -  le 12 Mars 2014

Elections

Le Salvador élit un ex-guérillero

 

 

Salvador Sanchez Ceren, leader historique du Front Farabundo Marti de libération nationale, a été élu président dimanche. Le candidat de l’ultradroite conteste cette victoire remportée sur le fil du rasoir avec 50,11 % des votes. 

C’est une élection qui fera date dans l’histoire du Salvador. L’ancien commandant du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN) Salvador Sanchez Ceren a été élu, dimanche, président de ce pays d’Amérique centrale. L’actuel vice-président avait frôlé de peu la victoire dès le premier tour, en totalisant 48,92 % des suffrages. Le 9 mars, les choses se sont compliquées, en dépit de sondages qui lui octroyaient pourtant une confortable avance. Le leader historique de la guérilla de gauche l’a emporté sur le fil du rasoir avec 50,11 % des votes, contre 49,89 % pour le candidat de l’Alliance républicaine nationaliste (Arena) et ex-maire de la capitale San Salvador, Norman Quijano, soit une différence de 6 634 voix.

Le chef de file de l’oligarchie anticommuniste, qui s’est déclaré vainqueur, crie depuis à la fraude, et ­appelle les siens à contester les ­résultats. Lundi, le tribunal suprême électoral a annoncé un recomptage de 10 000 procès-verbaux, et précisé que les 4 191 voix contestées par l’ultradroite n’altéraient pas la tendance générale. Quant aux allégations de fraudes, le président de l’institution ­Eugenio Chicas, a déclaré qu’elles n’avaient « pas de sens » au vu de « la légalité du processus » qui a, par ailleurs, été « validée par la communauté internationale » avec la présence de nombreux observateurs internationaux.

Si une période de tensions n’est pas écartée, elle n’amoindrit pas pourtant la portée de la victoire de Salvador Sanchez Ceren, alias Leonel Gonzalez, son surnom durant la guerre civile (1980-1992). Certes, le FMLN est au pouvoir depuis 2009. À l’époque, le Front avait fait le choix d’une candidature d’« ouverture » avec le journaliste Mauricio Funes. L’élection de cet ancien guérillero est un symbole. Elle conforte la reconversion politique du FMLN, pourtant ­invaincu par les armes au terme du conflit, ainsi que les raisons qui ont prévalu à sa création. Le Salvador, comme nombre de ses voisins, est encore sous la coupe des vieilles structures sociales dominées par l’oligarchie. Si des avancées ont été enregistrées sous le mandat du FMLN, l’ultradroite maîtrise toujours les principaux leviers économiques. D’autant plus que l’ancienne guérilla ne peut pas s’appuyer sur une majorité parlementaire. Issue du pire courant de la réaction paramilitaire, l’Arena a fait campagne en reprenant ses slogans historiques, « Patrie oui, communisme non » ou encore « Le Salvador sera la tombe du communisme ». D’immenses défis attendent le prochain exécutif. Outre le problème structurel de la violence, la réduction de la pauvreté, qui touche 40 % de la population, reste l’une des priorités.

La gauche latino salue le FMLN. Le président Bolivien, Evo Morales, a « applaudi » la victoire de Salvador Sanchez, résultat à ses yeux de « la maturité politique » et de « la conviction démocratique » des Salvadoriens. Daniel Ortega, son homologue du Nicaragua, pays voisin du Salvador, a salué « l’union de la grande patrie centraméricaine ». Depuis le Venezuela, le président, Nicolas Maduro, a qualifié le succès de « triomphe de la gauche en Amérique latine », en rendant hommage à la figure historique du FMLN, Schafik Handal.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 09:50

 

Un homme passe devant une affiche représentant le territoire de la Crimée aux couleurs de la Russie, à Sébastopol (Ukraine), le 11 mars 2014

MONDE -  le 12 Mars 2014

Editorial Par Jean-Paul Piérot

L'éditorial : "Gagnants et perdants"

 

 

Par Jean-Paul Piérot."Il y a un réel danger qu’au nationalisme ukrainien réponde une montée du nationalisme russe dans les régions orientales et méridionales. 
On a ouvert une boîte de Pandore. Près d’un quart 
de siècle après le démantèlement de l’Union soviétique, le risque est grand d’assister à d’autres démembrements à l’intérieur d’ex-républiques, hier fédérées."

Qui seront les gagnants et qui sont déjà les perdants de la crise ukrainienne et de la surenchère dans laquelle les États-Unis et l’Union européenne d’un côté et la Russie de l’autre se sont engouffrés ? On mesure aujourd’hui le résultat de la confondante légèreté dont firent preuve les diplomaties occidentales en laissant croire à une partie de l’opinion publique et des forces politiques de l’Ukraine qu’il leur était possible de s’affranchir des dures contingences de la négociation pour imposer un changement géopolitique majeur. 
Il ne suffit pas d’un discours enflammé ou incendiaire d’un BHL dans le centre de Kiev pour abolir la réalité 
de l’Ukraine : la diversité linguistique et culturelle, 
les difficultés économiques, des frontières héritées 
de la division administrative de l’époque soviétique, 
un territoire traversé par les gazoducs russes, 
sa dépendance énergétique avec la Russie… 
Compter sur une absence de réaction de Poutine 
relevait d’un coupable aveuglement.

L’Ukraine apparaît dès maintenant comme amputée de la Crimée, dont un référendum 
organisé à la hâte sous le contrôle de Moscou devrait confirmer dimanche prochain le rattachement à la fédération de Russie. L’appartenance de cette avancée dans la mer Noire à l’Ukraine, résultat d’une décision prise en 1954 par la direction soviétique, revêtait 
alors une importance secondaire. La Russie et l’Ukraine faisaient partie du même espace politique et stratégique, l’URSS, dont une grande partie de la flotte mouillait 
dans le port de Sébastopol.

Sur le terreau de la désespérance sociale, 
le nationalisme prospère.L’extrémisme de droite s’active. Une réalité politique désolante que Laurent Fabius contre toute évidence a niée hier matin sur France Inter, assurant que le parti Svoboda, qui siège au gouvernement de Kiev, 
ne serait pas d’extrême droite. Lors de son congrès de 2004, Jean-Marie 
Le Pen était invité d’honneur et son président, toujours en fonction aujourd’hui, éructait contre 
« une mafia judéo-moscovite » (sic).

Il y a un réel danger qu’au nationalisme ukrainien réponde une montée du nationalisme russe dans les régions orientales et méridionales. 
On a ouvert une boîte de Pandore. Près d’un quart 
de siècle après le démantèlement de l’Union soviétique, le risque est grand d’assister à d’autres démembrements à l’intérieur d’ex-républiques, hier fédérées. Ce genre d’aventures charrie le plus souvent la violence et efface 
les solidarités de classe, entre salariés, contre les oligarques, au profit d’alliances funestes autour de la langue, voire de la religion. L’est de l’Ukraine échappera-t-elle à cette logique suicidaire ? La Crimée elle-même va-t-elle être le théâtre de confrontations entre Russes, Ukrainiens ou Tatars ? L’Europe a connu un précédent avec la désintégration de la Yougoslavie. On notera au passage que les capitales qui aujourd’hui s’insurgent 
de la sécession de la Crimée avaient sous le drapeau 
de l’Otan bombardé la Serbie pendant trois mois jusqu’à ce que Belgrade abandonne la province du Kosovo… 
C’était il y a tout juste quinze ans.

Les dirigeants de l’UE et l’administration 
des États-Unis sont à la peine pour dissimuler 
leur échec en évoquant des « sanctions » contre Moscou. Mais il faudra bien sortir de cette guerre des mots et revenir à l’impérieuse nécessité du dialogue avec la Russie pour faire baisser les tensions dans le monde. Il est temps que la diplomatie européenne entre dans le XXIe siècle.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 09:27

Ukraine: un ex-diplomate US fustige la politique des Etats-Unis

Dossier: Règlement de la situation en Ukraine

La situation à Kiev
11:05 13/03/2014
WASHINGTON, 13 mars - RIA Novosti

La crise politique qui règne aujourd'hui en Ukraine est la conséquence des démarches entreprises par les Etats-Unis, tandis que la politique de Moscou à l'égard de cette situation est justifiée, estime l'ex-chef de cabinet de l'ancien secrétaire d'Etat américain Colin Powell, Lawrence Wilkerson.

"J'estime que les actions naïves des Etats-Unis, en Ukraine comme en Géorgie, ont contribué à pousser la situation à la crise actuelle. Le président Poutine n'est pas non plus irréprochable dans cette situation, mais je comprends tout à fait ses actions", a indiqué M.Wilkerson dans une interview à RIA Novosti.

"Le président Obama doit prendre en compte le fait que la politique simpliste de Washington a conduit à la crise en Ukraine, et en discuter avec les dirigeants européens et le président Poutine en vue de résoudre cette crise via un compromis qui permettrait de protéger les intérêts de Moscou en Crimée", a expliqué l'ex-diplomate.

"Toutes les parties doivent se mettre d'accord pour ne pas déstabiliser la situation par des actions dissimulées. Le président Poutine doit dire ouvertement que la sécurité nationale de la Fédération de Russie en Crimée constitue une question prioritaire et que Moscou n'agira pas contre le gouvernement de Kiev si les intérêts russes ne sont pas menacés. De même façon, les dirigeants européens et les Etats-Unis doivent s'engager à ne pas saper ce compromis", a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

Cependant, il est peu probable qu'un tel compromis soit atteint prochainement, car tous les dirigeants concernés, dont Poutine et Obama, sont "influencés par différentes forces politiques".

"Tout ce qui peut être fait maintenant, c'est d'éviter les hostilités. Mais si l'on y parvient, cela ouvrira la voie vers un accord global qui pourrait être conclu à long terme", estime M.Wilkerson.

Toujours d'après l'ex-diplomate, une telle option, appuyée par les grandes puissances, permettra également de prévenir l'arrivée au pouvoir de néonazis à Kiev, ces derniers ne constituant pas selon lui une force politique importante dans le pays.

 
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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 08:31

Ukraine: la politique de l'UE "erronée" (Schröder)

Dossier: Règlement de la situation en Ukraine

Ukraine: la politique de l'UE "erronée" (Schröder)
17:08 10/03/2014
MOSCOU, 10 mars - RIA Novosti

La politique pratiquée par l'Union européenne à l'égard de l'Ukraine a été "une erreur" dès le début, et Bruxelles est en bonne partie responsable de la situation actuelle en Crimée, a estimé dimanche devant les journalistes à Hambourg l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder.

"Je me demande s'il était raisonnable de placer l'Ukraine, un pays culturellement divisé, devant le choix soit l'association avec l'Union européenne soit l'accord douanier avec la Russie (…), alors que Kiev a besoin de partenariat avec les deux parties", a déclaré M.Schröder en marge d'une rencontre organisée par les médias allemands.

Un changement de pouvoir s'est opéré le 22 février à Kiev. La Rada suprême (parlement ukrainien) a démis le président Viktor Ianoukovitch de ses fonctions et réformé la Constitution. Ianoukovitch a qualifié ces événements de "coup d'Etat". Moscou conteste également la légitimité des décisions de la Rada. Plusieurs régions du sud et de l'est de l'Ukraine et la république autonome ukrainienne de Crimée n'ont pas reconnu les nouvelles autorités de Kiev et ont décidé de tenir des référendums sur leur sort.

 
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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 19:22

ISRAËL - « Des enfants dans des cages » : Israël accusé de torture par une ONG israélienne ! (CAPJO)

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Le Comité public contre la torture en Israël vient de produire un rapport sur les tortures qu’Israël fait subir aux enfants palestiniens, en citant des cas de mise en cage publique, ainsi que des menaces et des passages à l’acte de violences sexuelles.

Le Comité public contre la torture en Israël (Public Committee Against Torture in Israel, PCATI) dénonce Israël qui ne fait rien pour protéger les mineurs palestiniens de la torture lors de leur arrestation et détention. Cette association exige des autorités qu’elles introduisent dans le droit israélien des dispositions spécifiques protégeant tous les enfants de la torture.

Le rapport de cette ONG est basé sur des rapports enregistrés d’abus sur des enfants, collectés ces dix dernières années, sur des enquêtes concernant les tortures infligées aux enfants par des soldats et des Israéliens chargés de les interroger.

Par ailleurs les données collectées par le PACTI sont appuyées par un certain nombres d’ONG également impliquées dans la collecte des preuves d’allégations de tortures. La découverte de personnes enfermées dans des cages métalliques remonte à l’inspection nocturne d’une prison au plus fort d’une récente tempête hivernale.

Des enfants ont été découverts à l’extérieur, sous des températures glaciales, enfermés pendant des heures pendant la nuit suivant leur arrestation, en attendant d’être inculpés le lendemain matin.

« Pendant notre visite, laquelle se passait au cours d’une violente tempête qui a frappé le pays, les avocats ont rencontré des détenus qui leur ont décrit un tableau choquant : en pleine nuit, des dizaines de détenus sont transférés dans les cages métalliques construites à l’extérieur des installations carcérales de transit de l’IPS [Israël Prison Service] à Ramla », écrit le « Défenseur Public israélien » sur son site web.

Le PCATI souligne que : « ne pas autoriser l’enfant ou le mineur arrêté à jouir pleinement de ses droits, notamment ne pas permettre un avocat ou un adulte accompagnant, au moment de l’arrestation et de l’interrogatoire, met l’enfant dans un état de désarroi, de détresse, et augmente la pression exercée sur l’enfant par les forces de sécurité en vue de parvenir à des aveux ou à des informations au cours de l’interrogatoire ».

L’ONG estime par ailleurs qu’enfants et adultes maltraités ont droit à une réhabilitation et à un examen exhaustif de leurs plaintes. Ils doivent également être « accompagnés d’un représentant de leur choix quand ils témoignent devant un enquêteur israélien ».

S’appuyant également sur le rapport de 2013 de "Defence Children International (DCI-Palestine) et sur celui de Lawyers for Palestinian Human Rights (LPHR), le PACTI réaffirme que « Israël est la seule nation à poursuivre automatiquement et systématiquement des enfants devant des tribunaux militaires d’où sont absentes les garanties basiques et fondamentales pour un procès équitable ».

L’association de défense des droits humains estime que quelque 700 enfants palestiniens, dont certains n’ont que 12 ans, subissent chaque année le système de détention militaire israélien.

« La majorité des enfants palestiniens détenus sont accusés d’avoir lancé des pierres, et 74 % d’entre eux sont soumis à des violences physiques lors de leur arrestation, de leur transfert ou de leur interrogatoire » selon les preuves collectées par Defence for Children International Palestine.

Il faut ajouter « qu’aucun enfant israélien n’entre en contact avec le système des tribunaux militaires ».

1er janvier 2014 - Russia Today : http://rt.com/news/israel-children-...

Publié par http://www.info-palestine.eu/spip.p...

CAPJPO-EuroPalestine

 

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 13:14

Ukraine : manifestation sous tension des pro-Russes à Donetsk

 

Publié le 08.03.2014, 08h44 | Mise à jour : 17h5

Donetsk (Ukraine), samedi. Les premiers manifestants pro-russes ont commencé à se rassembler.

Donetsk (Ukraine), samedi. Les premiers manifestants pro-russes ont commencé à se rassembler. | AFP/Alexander Khudoteply

Zoom1/2
 
La situation reste compliquée en Ukraine dans les régions favorables à la Russie. Ce samedi, dans l'est du pays, à Donetsk, une  pro-russe a commencé. Au Sud, en Crimée, région pour laquelle le  de la République, , a déclaré vendredi qu'il ne pouvait y avoir de référendum sur un rattachement à la Russie la semaine prochaine «sans que l'Ukraine elle-même n'ait décidé de l'organiser», des militants ont pénétré sur une base de l'armée ukrainienne, à Sébastopol. 


Manifestation à Donetsk. Les premiers participants à une grande manifestation pro-russe ont commencé à se rassembler à Donetsk, le bastion russophone de l'est de l'Ukraine. Depuis la fuite en Russie du président déchu Viktor Ianoukovitch, cette région minière frontalière de la Russie est agitée par de vives tensions entre pro-russes et défenseurs de l'unité de l'Ukraine.

Les partisans d'un ralliement à Moscou ont déjà occupé pendant trois jours l'administration régionale et y ont hissé le drapeau russe blanc bleu rouge, avant d'être délogés par la police jeudi, au petit matin. En outre, des manifestations concurrentes des deux camps ont réuni des milliers de personnes, tournant mercredi soir à la bagarre générale. 

VIDEO. Manifestation pro-russe à Donetsk



A Kharkiv, autre ville pro-russe de l'Est, plus de 4 000 personnes manifestent dans le centre-ville en agitant des drapeaux russes ou du «Bloc russe», le mouvement politique pro-russe du «Premier ministre» de la région séparatiste de Crimée, Sergiï Axionov.

Serguiï Tarouta, un homme d'affaires ukrainien nommé gouverneur par les nouvelles autorités de Kiev, a réuni vendredi les représentants de la société civile, qui ont adopté un texte appelant à «une Ukraine indivisible». Le premier adjoint au maire de Donetsk, Sergueï Bogatchev, voit, lui, des «signes de stabilisation», grâce à l'arrestation jeudi de Pavel Goubarev, un leader pro-russe. Ce dernier s'était autoproclamé chef de la Milice du peuple, un groupe nationaliste, réclament le rattachement de la Crimée à Moscou, il risque dix ans de prison. Pour Sergueï Bogatchev, le mouvement séparatiste à Donetsk est mené par «un petit groupe» avec «une influence évidente» de Moscou.

Les observateurs de l'OSCE font à nouveau demi-tour en Crimée. Ces observateurs militaires de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avaient tenté ce samedi pour la troisième fois d'entrer dans la péninsule, en vain. Ils ont fait demi-tour après des tirs de sommation. Les observateurs avaient déjà été empêchés jeudi puis vendredi, de pénétrer en Crimée par des hommes armés et cagoulés en treillis, arborant des drapeaux russes. Ces observateurs ont pour mission de tenter de faire retomber la tension en Crimée, où le Parlement local a décidé de se séparer de Kiev et d'organiser le 16 mars un référendum de rattachement à la Russie. Ils ont par ailleurs posté des photos de leur difficile mission sur leur page facebook

 
Crédits OSCE. Le 6 mars à Armiansk, en Crimée.

VIDEO. Les députés de Crimée favorables au rattachement à la Russie


La Russie souhaite une enquête sur les snipers de Kiev.
 Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov, a demandé une enquête de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) sur les responsables de la mort, le mois dernier, de dizaines de personnes à Kiev, tuées dans des attaques de snipers. Lavrov a tenu ces propos après la divulgation, cette semaine, d'une conversation téléphonique entre la représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, et le chef de la diplomatie estonienne, au cours de laquelle celui-ci confie que l'opposition ukrainienne au président Viktor Ianoukovitch avait pu être impliquée dans ces attaques. «Les dernières informations sur cette affaire de prétendus snipers ne peuvent plus être dissimulées», a estimé Sergueï Lavrov. Les pays occidentaux ont imputé à la police anti-émeute de Viktor Ianoukovitch, aujourd'hui destitué, la majorité des violences.
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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 12:55

Frank Walter Steinmeier a "fait ses armes" à la tête des services de renseignements allemands durant la guerre en Yougoslavie.

MONDE -  le 7 Mars 2014

Quels sont les pays qui interfèrent dans les événements ukrainiens ?

L’Ukraine et le savoir-faire de la nouvelle diplomatie allemande

Par Vladimir Caller, Analyste politique.

 

Vladimir Caller, analyste politique, analyse l’activisme du ministre allemand des Affaires étrangères, Frank Walter Steinmeier, dans la crise ukrainienne.

Ce 31  janvier passé, dans le cadre de la Conférence de l’organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank Walter Steinmeier (FWS), déclarait au quotidien Die Deutsche Zeitung : « L’Allemagne est trop grande pour se contenter de commenter les affaires du monde. » Venant précisément de ce ministre-là, ces paroles prennent un relief particulier.

Bien plus prudent que son prédécesseur, Guido Westerwelle, qui s’était permis d’aller à la place Maïdan pour haranguer les manifestants, un peu comme si Ahmadinejad venait faire des quenelles devant le ministère de Manuel Valls, l’actuel ministre des Affaires étrangères s’est plutôt distingué par une extrême discrétion, en particulier sur son rôle dans les services secrets de son pays pendant les guerres yougoslaves. En fait, sa carrière dans les services spéciaux et la diplomatie commença en 1998 lorsqu’il fut nommé coordinateur des organes d’intelligence de la chancellerie jusqu’à en devenir le chef en 1999, ayant à sa charge le BND (Bundesnachrichtendienst), le service fédéral de renseignement. À ce titre, il a été le responsable, côté allemand, des programmes germano-américains de l’ainsi nommée « guerre contre le terrorisme ».

Kosovo

Ce furent ses performances lors des guerres yougoslaves qui ont contribué à l’accroissement de l’influence allemande dans le sud-est européen et qui lui ont donné le rôle qui est le sien aujourd’hui. C’est sous sa gestion de la chancellerie allemande que le BND a non seulement cessé de considérer l’UCK (Armée de libération du Kosovo) comme une organisation terroriste mais s’est engagée à la soutenir sans réserve, sur le plan matériel, technologique et de propagande dans sa guerre contre le gouvernement de Milosevic.

La guerre finie avec la victoire de l’UCK et de l’Otan, la Yougoslavie démembrée, l’activisme balkanique de la BND est resté toujours actif sous l’impulsion de FWS. D’ailleurs des analystes de la politique allemande dans la région soupçonnent l’implication du BND lors des graves incidents anti-serbes de mars 2004 au Kosovo. Plus récemment, et dans le cadre de ladite « guerre contre le terrorisme », sa collaboration sans faille avec les services américains, accusés, entre autres, des pratiques illégales comme la séquestration et même de torture, a soulevé de sérieux questionnements.

"Façonner le monde du XXIe siècle"

Doté d’une ambition très marquée, le ministre n’a pas hésité à écrire en 2009 une lettre ouverte au président Obama (En étroite coopération dans le Spiegel du 12 janvier 2009) lui disant: «Ensemble, nous pouvons façonner le monde du XXIe siècle. » Plus localement, cette motivation fut confirmée par une déclaration conjointe de la CDU et du SPD, inspirée notamment par lui, et selon laquelle, «l’Allemagne se devait de participer activement dans la configuration de l’ordre international», et, en plus, de rester prête «à tout genre d’interventions partout dans le monde», y compris bien entendu dans ses versions armées «associant les apports civils et militaires de l’Union européenne», en invoquant, comme ce fut le cas en Yougoslavie et ailleurs, des motivations humanitaires: «Dans ses missions internationales pour les droits humains, la crédibilité de l’Union européenne est tributaire de la façon dont elle respecte ses principes et les applique en commençant par son propre territoire » (Accord de coalition « Assurons l’avenir de l’Allemagne », entre la CDU-CSU-SPD de novembre 2013).

Les événements en Ukraine tombent donc à pic pour nourrir l’activisme de l’actuel ministre: en association avec son collègue polonais, Radoslaw Sikorski, il a contribué à faire basculer le pouvoir à Kiev. Non sans raison, ce dernier avait déclaré à Berlin en 2011: «Je redoute moins la puissance allemande que l’inaction allemande.» Le ministre polonais n’a rien à craindre, FWS s’occupe déjà des dossiers de la Moldavie et de la Géorgie. Et Sikorski, lui, est pressenti comme futur candidat au poste de secrétaire général de l’Otan en replacement d’Anders Fogh Rasmussen.

Biélorussie

Renouveau donc de la diplomatie allemande où FWS reprend l’héritage de son camarade de l’époque des aventures yougoslaves, Joska Fischer, tout en sortant de la retenue qu’observait son prédécesseur Guido Westerwelle quant aux engagements militaires de la Bundeswehr. Bousculant même la ligne de Mme Merkel, l’Allemagne vient de s’engager à intervenir au Mali et une brigade franco-allemande sera constituée à cet effet.

FWS «va montrer sa différence», disait à ce propos le Monde, le 23  janvier 2014. Tandis que Rasmussen déclarait au même journal, quelques jours plus tard, en parlant de l’intervention armée française: «Ce qui se produit en Afrique pourrait arriver en Europe » (Le Figaro du 29 janvier 2014). À son tour, comme faisant écho, interrogée par la radio France Inter, le 19  février, sur l’éventualité d’une opération militaire en Ukraine, l’ambassadeur allemand en France, Suzanne Wasum-Rainer, ne semblait pas choquée par la question et répondait: «La diplomatie est plus efficace. L’utilisation des moyens militaires est une mesure de dernier recours.» Pas très excessif donc peut-être de songer à l’Ukraine d’aujourd’hui en pensant à la Yougoslavie d’hier et très probablement à la Biélorussie de demain.

Et autant de raisons pour bien méditer sur la phrase du ministre.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 19:30

SOLIDARITE AVEC LES COMMUNISTES UKRAINIENS

Le Parti communiste français exprime une nouvelle fois sa profonde inquiétude quand à l'évolution de la situation enUkraine qui a conduit à une escalade de la violence et à une ingérence des puissances étrangères dans les affaires de ce pays.

Le PCF alerte sur l'extrême gravité des agissements des forces organisées de l'extrême droite fasciste qui se sont traduits par des menaces et des tentatives d'interdiction, des intimidations et des agressions physiques contre des membres, des députés, des représentants et dirigeants du Parti communiste d'Ukraine, et des actes intolérables de vandalisme contre les locaux de ce parti, en particulier à Kiev.

Le PCF réitère sa solidarité active avec les communistes ukrainiens qui mènent une lutte courageuse tout autant contre le régime Ianoukovitch que contre les nationalistes et l'extrême droite ukrainienne, ainsi que sa solidarité avec les forces démocratiques et progressistes ukrainiennes, et avec le peuple ukrainien.

Le PCF demande au gouvernement français de condamner de tels actes totalement contraires aux droits fondamentaux et à la démocratie qu'il prétend défendre en Europe, d'agir auprès des autorités gouvernementales ukrainiennes pour que les auteurs de tels actes soient poursuivis et traduits en justice, de favoriser ainsi le rétablissement d'un processus démocratique permettant au peuple ukrainien de reprendre la main sur son destin.

Le Parti communiste français apporte son soutien en ce sens à l'initiative du Parti communiste d'Ukraine d'un référendum qui puisse permettre aux Ukrainiens de décider souverainement de toutes les questions de politique intérieure et extérieure, et économiques qui engagent l'avenir de leur pays.

Parti communiste français,
Paris le 4 mars 2014

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 08:04

UKRAINE : il est encore temps d'éviter la guerre

3 mars 2014, 15:51

Le Parti de la gauche européenne est très inquiet de la situation en Ukraine. Tout acte d'agression ou d'encouragement au conflit militaire pourrait embraser la région. Il est encore temps d'éviter la guerre. La démocratie et la solution pacifiste restent les seuls bons chemins.

 

L'urgence est au dialogue politique entre toutes les forces impliquées - Ukrainiennes et étrangères - sous l'égide de l'ONU, afin de stopper l'engrenage militaire et les ingérences des puissances étrangères. Cette rencontre aurait du avoir lieu depuis longtemps. L'OTAN doit rester en dehors du processus. Le dialogue avec la Russie est indispensable pour une solution politique et pacifiste d'une part, et pour toute politique de l'UE dans la région d'autre part. La coopération doit remplacer les luttes d'influences.

 

Il faut maintenant veiller à ce que le peuple ukrainien retrouve la maîtrise de son avenir par la tenue d'élections législatives, la mise en place d'un pouvoir légitime dans un cadre démocratique renforcé. La maîtrise des ressources du pays et les grands choix de coopérations internationales doivent appartenir aux ukrainiens. La partition du pays peut être évitée. Le peuple souverain peut décider de faire de l'Ukraine un pays indépendant, débarrassé de la corruption, des oligarchies et des violences de l'extrême droite.

 

Le PGE condamne fermement les tentatives d'interdiction du Parti communiste ukrainien ainsi que les attaques des extrémistes de droite et fascistes contre ses militants et bureaux. Les autorités doivent prendre les mesures nécessaires pour éviter ces attaques et amener les responsables devant la justice.

 

Parti de la gauche européenne

3 mars 2014

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 12:29

Un nouveau gouvernement «démocratique» ukrainien … avec les leaders de partis fascistes aux postes-clés !

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L’instauration d’un gouvernement par la force présentée comme une victoire démocratique, la célébration de l’arrivée au pouvoir d’activistes fascisants comme celle de combattants de la liberté : même nos médias ont de la peine désormais à nous vendre la mascarade ukrainienne.

« Maintenant, le règne des banquiers va commencer ». On n’est pas en 1848 mais en 2014, en Ukraine. Derrière la mascarade d’une « insurrection populaire » animée par les groupuscules fascistes, manipulée depuis Berlin, Washington, la réalité d’un gouvernement qui n’a rien de révolutionnaire.

 

Le nouveau Premier ministre est le banquier Arseni Iasteniouk. Favori des États-Unis, il connaît bien le régime ukrainien pour y avoir occupé tous les postes-clés : président du Parlement, Ministre des Affaires étrangères, Minçistre de l’Economie, président de la Banque centrale. Il y a appliqué alors avec zèle une ligne pro-européenne et de soumissions aux diktats du FMI.

 

Dans les postes-clés ont été installés des leaders pro-européens, du parti de Timoschenko, très proche de l’Allemagne et de l’UE dans un gouvernement composé essentiellement de bureaucrates, de trafiquants, de banquiers et de voyous fascistes, certains cumulards.

Un mélange hétéroclite mais cohérent : des banquiers prêts à obéir au FMI, de « businessmen » nés de la chute de l’URSS formés aux Etats-unis, des « ministres professionnels » pro-européens, trempés dans les scandales de corruption, proches des clans oligarques. Regardons cela en détail.

Aux affaires étrangères, des bureaucrates pro-européens

 

Aux Affaires étrangères, Andei Dechitsia, diplomate de formation, pro-européen, il a travaillé notamment dans les institutions internationales. La dernière en date, l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération européenne !

A l’intégration européenne, Boris Tarasiuk, un politicien professionnel, il a déjà servi comme ministre des Affaires étrangères dans quatre gouvernements différents de 1992 à 2007. Pro-européen, atlantiste, il a déjà été ambassadeur au Bénélux, représentant de l’Ukraine à l’OTAN.

Il est également le fondateur de l’Institut pour la coopération euro-atlantique (IEAC), une fondation qui milite activement pour l’adhésion de l’Ukraine à la fois à l’UE et à l’OTAN.

A la politique régionale, Volodimir Groysman, jeune loup, maire de Vinnitsa. Cet ancien membre du « Parti des régions » de Ioutchenko a fait fortune dans l’agro-business et l’immobilier, c’est aussi un ami de l’oligarque de Vinnitsa pro-européen et pro-américain Petro Poroshenko. Grosyman est par ailleurs réputé pour être proche du gouvernement polonais.

A l’économie, des banquiers proches des « oligarques »

A l’économie, Pavlo Cheremeta, la vitrine officielle, cet économiste de propagande formé aux Etats-unis est le fondateur de la première « business school » à Kiev, il est à la tête d’un réseau d’universités, écoles de commerces en Europe centrale et orientale diffusant l’idéologie libérale, tout comme la « Kiev school of economics » dont il était le président jusqu’en février 2014.

Aux finances, Oleksander Chlapak, le vrai homme fort. Successivement vice-président de PrivatBank – la 1 ère banque privée du pays – vice-président de la Banque centrale d’Ukraine et enfin président du Trésor national ukrainien, tout en ayant servi entre-temps comme Ministre de l’économie et de l’intégration européenne !

Chlapak est connu pour être le représentant de l’oligarque Kolomoysky, la deuxième fortune du pays, à la tête d’un conglomérat réunissant banques (PrivatBank), métallurgie, pétrole, médias, finance.

A l’énergie, Youri Prodan, a déjà été ministre sous Ioutchenko au même poste. Il est connu pour avoir travaillé à la création du « Marché national de l’énergie », censé réguler le marché national de l’énergie, en fait aboutissant à un partage du gâteau entre groupes oligarchiques et à une corruption généralisée. Prodan est également très proche du groupe du millardaire Igor Kolomoisky.

A la justice, Pavlo Petrenko, spécialiste du consulting privé en droit, il a été pendant plusieurs années Conseiller général de la Caisse des bons du trésor ukrainienne, une des premières banques du pays.

Enfin à l‘Intérieur, le businessmen véreux Arsen Avakov, fondateur d’une banque commerciale et d’un fonds d’investissement, condamné pour prise illégale de terres, abus de pouvoir, il est sur la liste internationale d’Interpol. Un bon garant du respect du droit et de l’ordre juste !

Des fascistes aux postes-clés … jusqu’au numéro 2 du régime !

Le vice-premier ministre, numéro 2 derrière Iasteniouk, est Alexander Sytch. Membre du parti fasciste « Svoboda ». Il est connu pour ses interventions virulentes au Parlement, sa croisade « anti-avortement », son anti-communisme fervent (sa région Ivano-Frankisvk a fait interdire le PC).

La présidence du Conseil de sécurité nationale, organe suprême pour la défense et l’intérieur, est confiée à Andrei Parubiy, fondateur du Parti national-social (inspiré du NSDAP de Hitler, oui !) ancêtre de Svoboda, dont il fut le leader de sa jeunesse para-militaire, il a dirigé les forces d’auto-défense à Maidan, aujourd’hui il se dit membre de l’ « opposition modérée » (sic).

Dans un autre poste majeur, le Bureau du Procureur général, on retrouve un membre de Svoboda, Oleg Makhnitsky. Le procureur général dispose du pouvoir suprême sur le plan judiciaire, pouvant notramment lever l’immunité parlementaire pour faire inculper tout élu.

 

Le ministère de l’Agriculture est confié à Olexandr Myrni, autre membre de « Svoboda ». Ce millionnaire fasciste a fait fortune dans … l’agro-alimentaire. Les grands groupes allemands, polonais, américains qui lorgnent sur le « grenier » ukrainien peuvent être rassurés !

Enfin, le ministère de l’écologie va aussi à un membre du parti « Svoboda », Andrei Mokhnyk. Lui qui n’y connaît rien à l’écologie est aussi un farouche opposant des énergies renouvelables.

Cela va peut-être décevoir – comme le notent les médias ukrainiens – les multi-nationales qui avaient signé des accords pour ce type d’énergie, mais cela va rassurer par contre les multi-nationales du gaz, de l’électricité, du pétrole qui peuvent être les mêmes.

A l’Education, Sergei Kvit a fréquenté dans sa jeunesse diverses organisations néo-nazies, dont le « Trident », organisation se revendiquant des groupes collaborateurs pendant la dernière guerre.

Aux Sports, le voyou Dimitri Bulatov, héros des indignés à crânes crasés pour avoir organisé la logistique sur la place Maidan, est aussi connu pour ses liens très étroits avec le groupe ultra-fasciste « Secteur Droit ».

On pourrait aussi ajouter une égérie du mouvement, la journaliste anti-corruption Tatiana Tchornovol à la tête du Bureau anti-corruption qui fut responsable à la communcation de l’UNA-UNSO, groupe néo-nazi se revendiquant du nationalisme ukrainien collaborant avec les nazis, mantenant des relations très proches avec le parti néo-nazi NDP.

A noter que si les deux principaux dirigeants des partis d’extrême-droite ne sont pas au gouvernement, ce n’est pas parce qu’on les a exclus mais … parce qu’ils ont refusé les postes, préférant se préserver pour les prochaines élections.

Ainsi, le chef de Svoboda, Oleg Tyahnybok s’est vu proposer le poste de vice-premier ministre. Celui du parti néo-nazi « Secteur droit », Dmitri Yarosh a refusé le poste de vice-secrétaire du Conseil de sécurité national, attendant mieux peut-être.

Et des bouffons (corrompus) à la pelle, partout !

On pourrait continuer la liste des membres du gouvernement, même les miettes lancées aux « manifestants » n’ont pas convaincu même les plus fanatiques ou crédules des dits « indignés de Maidan ».

On peut penser à Olga Bogomolets aux Affaires humanitaires.

Cette millionnaire formée aux Etats-unis a fait fortune dans la création après 1991 de cliniques laser, d’instituts privés de dermatologie et de cosmétologie. Elle investit depuis sa fortune dans des institutions philanthropiques … avant tout destinés à glorifier la nation ukrainienne éternelle, bien ancrée à l’ouest.

Aux affaires sociales, Lioudmila Denisova, elle aussi déjà ministre du même poste pendant trois ans, elle a déjà été dénoncée par plusieurs ONG pour abus de pouvoir, népotisme et détournement de fonds. Une belle figure morale !

On pourrait continuer, pour rire, avec l’acteur raté Yevhen Nischchuk à la Culture, le recteur d’université servile Sergei Kvit à l’Education, ou le docteur formé aux Etats-unis et en Allemagne, Oleg Musiy à la Santé : tous ont suscité au mieux les réticences, au pire la désapprobation générale même des étudiants, milieux culturels et de santé pro-européens !


Arrêtons le massacre, arrêtons la mascarade. L’Union européenne – en soutenant ce coup d’Etat et ce gouvernement fantoche – a enterré la démocratie, montré l’hypocrisie de son discours, précipité le risque de guerre avec la Russie : que l’on sache enfin à qui nos dirigeants veulent confier le sort d’un des plus grands pays d’Europe.

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL
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