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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 14:40

La révolte des sans-papiers africains

Ils sont près de 55000 en Israël et leur nombre ne devrait pas augmenter en raison de la barrière infranchissable construite par Israël le long de sa frontière avec l’Égypte. Les Soudanais et les Érythréens d'entre eux ne peuvent pas retourner dans leur pays en raison des risques qu'ils y encourent.Mais le gouvernement israélien refuse de leur accorder le statut de réfugié, considérant qu'il s'agit de migrants "infiltrés" à la recherche d'emploi ce qu'ils démentent formellement. N'ayant aucun permis de séjour, ils travaillent au noir, souvent avec un salaire minimal, sans droits sociaux. La décision de les confiner dans un centre de détention situé en plein centre du Néguev est vivement critiquée par Walpurga Englbrecht, la représentante en Israël du haut commissariat pour les réfugiés. Elle considère que les lois et la politique d'Israël envers ces Africains ne correspond pas à l'esprit de la convention internationale sur les réfugiés de 1951.

Le gouvernement Netanyahu tente de se régler le problème en les encourageant au départ.

Il faut dire que le quartier du sud de Tel Aviv où nombre d'entre-eux vivent dans une grande pauvreté est régulièrement le théâtre d'affrontements avec les habitants israéliens. Le tout encouragé par l'extrême droite et certains partis religieux qui voient là un danger pour la judaïté du pays.

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 09:27

Tunisie : Renforcer la protection des droits humains dans la nouvelle Constitution (ONG)

 

 

Il est crucial que la nouvelle Constitution de la Tunisie soit mise en conformité avec les normes internationales des droits humains et les obligations de ce pays au regard du droit international, ont déclaré aujourd'hui quatre organisations de défense des droits humains, au vu du vote article-par-article du projet de la Constitution qui sera entamé par l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) le 3 janvier 2014.

Parmi les modifications les plus urgentes figurent une affirmation claire que les conventions des droits humains ratifiées par la Tunisie sont obligatoires et priment sur les lois nationales ainsi que l’inclusion d’une disposition non discriminatoire énonçant le principe d’égalité entre l’homme et la femme dans toutes ses dimensions.

Le vote article-par-article et la première lecture du projet de la Constitution représentent l’étape finale du processus d’élaboration de la constitution, menant à l’adoption d’une constitution qui façonnera l’avenir de la Tunisie pour les générations futures. Les règles établies par l’assemblée exigent un vote séparé pour chaque article, avec une majorité absolue requise pour son approbation. L’assemblée devra alors approuver le projet dans sa globalité dans un vote séparé à la majorité des deux tiers. Si le projet n’obtient pas cette majorité, il sera de nouveau soumis au vote avec la même exigence des deux tiers. Si la deuxième tentative échoue, il sera soumis à un référendum national.

Al Bawsala, Amnesty International, Human Rights Watch et le Centre Carter, qui ont suivi indépendamment et dès son début le processus d’élaboration de la Constitution tunisienne, ont publié une déclaration commune le 24 juillet 2013 avec des recommandations en vue de renforcer les libertés et des droits humains dans la Constitution.

Suite à la publication du projet final de la Constitution le 1er juin 2013, l’assemblée a créé une « Commission des Consensus » chargée de parvenir à des accords sur les principales questions litigieuses de ce projet. Cette commission a travaillé avec des interruptions, mais avec des phases de travail intensif, afin de résoudre les différends, dans un contexte de crise politique déclenchée par l’assassinat du député Mohamed Brahmi, le 25 juillet 2013.

La commission a produit un nouveau projet de Constitution qui intègrent les points de consensus reflétant, pour certains, des recommandations émises par des groupes de défense des droits humains. Le 2 janvier 2014, la plénière de l’ANC a révisé le règlement intérieur qui rend les recommandations de la Commission de Consensus contraignantes pour les divers groupes parlementaires qui composent l’ANC.

Al Bawsala, Amnesty International, Human Rights Watch et le Centre Carter souhaitent saluer les efforts fournis par la Commission des Consensus pour arriver à des accords avant le début du vote afin d’éviter les blocages lors des débats en plénière, ainsi que pour avoir assuré un processus aussi inclusif que possible.

Les quatre organisations estiment que plusieurs des recommandations produites par la commission sont à même de renforcer la protection constitutionnelle des droits et libertés. Néanmoins, certaines de ces recommandations ne vont pas assez loin et plusieurs questions essentielles n’ont toujours pas été abordées.

Les organisations appellent vivement l’ANC à améliorer la protection des droits et libertés dans le nouveau projet et à tenir compte des recommandations suivantes qui n’ont pas été proposées par la Commission des Consensus :

  • Revoir la disposition sur la peine de mort dans la nouvelle Constitution. L’article 21 du dernier projet de Constitution prévoit que « le droit à la vie est sacré ; il ne peut lui être porté atteinte que dans des cas extrêmes fixés par la loi. » La formulation de cet article est vague car elle ne spécifie ni les cas ni les circonstances qui légitiment l’atteinte du droit à la vie. Les quatre organisations s’opposent à la peine de mort en toutes circonstances car elle constitue une violation inhérente du droit à la vie et de le droit de ne pas subir de traitement inhumain, cruel ou dégradant.
  • Amender la phrase « les droits de l’homme suprêmes/nobles et universels » dans le préambule, en supprimant “suprêmes/nobles” étant donné que cela pourrait être interprété comme impliquant l’existence d’une hiérarchie des droits de l’homme universels. La terminologie « suprêmes/nobles » a été introduite lors du 4ème projet afin de remplacer une référence controversée aux « spécificités culturelles du peuple tunisien ». Même si la nouvelle formulation peut être considérée comme une amélioration, l’apposition de « suprêmes/nobles » pourrait réintroduire une nouvelle relativité et éroder l’essence même des droits de l’homme universels, qui sont par nature indivisibles, interdépendants et inter-reliés ;
  • Amender l’article 19 afin d’assurer que tous les traités « dûment approuvés et ratifiés» par la Tunisie, sans exception, ont une valeur supérieure au droit national ; la formulation actuelle de l’article garantit seulement la suprématie des traités ratifiés par l’Assemblée des Représentants du Peuple, qui est le nom du futur organe législatif. Ceci pourrait signifier que les traités approuvés par les organes législatifs précédents n’auraient pas la même valeur juridique supérieure. L’article 19 devrait se référer à tous les traités « dûment approuvés et ratifiés » au lieu de faire référence à ceux approuvés par l’Assemblée des Représentants du Peuple, afin d’éviter une telle différentiation ;
  • Renforcer d’avantage l’article 48 en incluant une disposition obligeant les juges à toujours interpréter les textes de loi, y compris la Constitution, de manière plus favorable à l'application d’un droit ou d'une liberté fondamentale, en précisant qu'ils doivent tenir compte de l'interprétation des traités relatifs aux droits humains par tous les organes conventionnels, en tant que norme minimale ;
  • Renforcer les garanties des droits économiques, sociaux et culturels, en précisant que la Tunisie a l'obligation d'assurer progressivement le plein exercice de ces droits, en utilisant le maximum des ressources disponibles dans le pays, notamment en prévoyant des mécanismes spécifiques pour mettre graduellement en œuvre ces droits ;
  • Consacrer les principes d'égalité et de non-discrimination devant la loi et les appliquer à toute personne relevant de la juridiction nationale tunisienne, les citoyens comme les étrangers. L’article 20 devrait préciser que la discrimination, directe et indirecte, est interdite pour des raisons de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou autre, d'origine nationale ou sociale, de propriété, de naissance ou toute autre situation, et que les lois ou politiques étatiques discriminatoires sont inconstitutionnelles. Le projet actuel limite la protection des droits aux citoyens et ne précise pas les motifs de discrimination interdits.
  • Énoncer le principe d'égalité entre les hommes et les femmes dans toutes ses dimensions. La Constitution devrait préciser que les hommes et les femmes sont égaux et ont droit à la pleine égalité en droit et en fait, ainsi qu’à l'égalité des chances dans tous les domaines de la vie – qu'ils soient civils, culturels, économiques, politiques ou sociaux, tels que définis dans les normes internationales relatives aux droits humains. L’article 45 devrait spécifier l’égalité en opportunité et droits entre les hommes et les femmes. La phrase suivante devrait être amendée : « L’État prend toutes les mesures nécessaire pour éliminer la violence contre la femme » pour y inclure « toutes formes de discrimination et de violence ». L'Assemblée devrait envisager d'ajouter une disposition visant à amener l'État à adopter des mesures positives dans tous ces domaines pour parvenir à une émancipation effective et égale des femmes.
  • Préciser clairement dans l’article 79 que toute restriction aux droits et libertés en situation d’état d'urgence doit être définie par la loi, manifestement nécessaire dans le but de protéger un objectif légitime, d'une manière qui soit proportionnée à la protection de cet objectif, pour une durée limitée, nécessaire aux exigences de la situation, et sous réserve de contrôle constitutionnel juridictionnel. En outre, préciser que les droits considérés comme intangibles, ou absolus, par le droit international, tels que l’interdiction de la torture et de l’esclavage et le droit à la liberté de conscience demeurent protégés et interdire leur restriction en vertu des pouvoirs d'urgence.
  • Indiquer clairement une interdiction des traitements ou peines cruels, inhumains et dégradants et faire respecter le principe de non-refoulement, c'est-à-dire le retour forcé vers un pays où il y’a un risque sérieux de persécution.
  • Intégrer dans l’article 104 les normes internationales sur l'indépendance de la magistrature, notamment l'affirmation sans équivoque de la garantie d’inamovibilité, ainsi que les garanties relatives à la nomination, l’évolution de la carrière et la discipline. Préciser que la révocation des juges n’est possible que pour faute grave, à la suite de garanties d'un procès équitable et lorsque décidée par un haut conseil de la magistrature. De plus, le chapitre sur le pouvoir judiciaire devrait inclure des garanties solides de l’indépendance du parquet vis-à-vis du pouvoir exécutif.

Les organisations appellent également l’ANC à adopter les formulations proposées par la Commission des Consensus dans le projet qu’elle a soumis:

  • Adopter le texte du projet recommandé par la Commission des Consensus afin de supprimer les restrictions excessives sur les droits et libertés dans la majorité des dispositions, y compris la liberté de circulation, la liberté d’expression et information, et la liberté de manifestation ;
  • Adopter le texte présenté par la Commission des Consensus renforçant la formulation de l’article 48 (clause de limitation générale des droits et libertés). La commission a proposé un texte qui reflète mieux les obligations juridiques internationales de la Tunisie en disposant que n’importe quelle restriction sur les droits et libertés devrait être limitée à ce qui est « nécessaire et proportionnel pour la protection d’un but légitime».
  • Adopter le texte présenté par la Commission des Consensus concernant les dispositions transitoires, notamment, l’octroi à la Cour Constitutionnelle, et ce, dès sa création qui doit se faire dans l’année qui suit les élections législatives, d’un pouvoir total pour contrôler la constitutionalité des lois (chapitre 10) et l’extension du droit de saisine de la cour au premier ministre ainsi qu’à 30 membres de l’Assemblée des Représentants du Peuple, en plus du Président de la République.
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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 02:43

Affrontements entre manifestants et policiers, vendredi 3 janvier à Phnom Penh

MONDE -  le 3 Janvier 2014

 

Cambodge : la répression policière sur les ouvriers du textile fait trois morts

 

 

Des policiers cambodgiens ont fait au moins trois morts en ouvrant le feu, ce vendredi à Phnom Penh, sur des ouvriers du secteur de la confection qui manifestaient contre leurs conditions de travail, dernier épisode violent d'une mobilisation qui dure depuis des semaines pour réclamer des augmentations de salaires.

Les tirs ont eu lieu alors que des milliers d'ouvriers bloquaient une route devant leurs usines et que certains manifestants armés de bâtons, de pierres et de cocktails Molotov se sont opposés aux forces de l'ordre. La police militaire a d'abord effectué des tirs de semonce, avant d'ouvrir le feu directement sur les manifestants, selon un photographe de l'AFP. "Trois personnes sont mortes et deux ont été blessées", a déclaré Chuon Narin, commissaire adjoint de la police de Phnom Penh.

La mobilisation des ouvriers du textile, qui coïncide avec des manifestations de l'opposition réclamant le départ du Premier ministre Hun Sen, avait déjà conduit en novembre dernier à la mort d'une femme par balle. "Cette fois, ils ont utilisé des fusils", a dénoncé Chan Soveth, du groupe de défense des droits de l'Homme Adhoc, qui était sur place, assurant qu'une dizaine de manifestants avaient été gravement blessés.

Détérioration des conditions de travail selon l'OIT

Les manifestations du secteur textile, crucial pour l'économie cambodgienne, se sont multipliées ces dernières années pour dénoncer les conditions de travail. Les syndicats se plaignent notamment d'évanouissements collectifs, attribués à la sous-alimentation et au surmenage. L'Organisation internationale du travail (OIT) a souligné récemment que les conditions de travail s'étaient détériorées. Au coeur des revendications de cette dernière mobilisation: le passage à un salaire minimum de 160 dollars par mois en 2014. Il est jusqu'ici de 80 dollars et le gouvernement a promis récemment de le porter à 95 dollars dès avril 2014, ce que les syndicats jugent insuffisant. Le secteur textile emploie quelque 650.000 ouvriers, dont 400.000 pour des sociétés qui travaillent pour des grandes marques internationales.

Les ouvriers du textile se sont récemment alliés aux manifestants de l'opposition qui réclament de nouvelles élections, estimant que celles de juillet ont été entachées de fraudes massives. "Nous déplorons ces violences, que nous condamnons avec la plus grande vigueur", a déclaré vendredi le chef de l'opposition Sam Rainsy. "C'est une tentative inacceptable de casser non pas seulement une grève ouvrière, mais c'est une tentative pour casser le mouvement ouvrier dans son ensemble. Et derrière le mouvement ouvrier, de casser le mouvement démocratique qui est en train de se développer au Cambodge", a-t-il ajouté.

L'opposition réclame de nouvelle élection

Le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) de Rainsy, qui manifeste quotidiennement dans la capitale, prévoit un grand rassemblement de trois jours à partir de dimanche. Après la "fusillade" de vendredi, "les gens sont certes choqués mais ils sont plus déterminés que jamais à obtenir pour les ouvriers un salaire minimum décent et pour tous les citoyens cambodgiens de nouvelles élections", a insisté Rainsy. Mais l'opposition a revendiqué la victoire et dénoncé un "coup d'Etat constitutionnel". Ses députés boycottent l'Assemblée nationale depuis son ouverture en septembre, notamment pour protester contre le fait que Rainsy, rentré d'exil juste avant le scrutin, n'avait pas été autorisé à y participer. Hun Sen, 61 ans, au pouvoir depuis 1985, a promis d'y rester encore au moins dix ans. Malgré sa croissance rapide, le Cambodge reste l'un des pays des plus pauvres de la planète, et le mécontentement de la population augmente face à l'accaparement des richesses, notamment des terres, par les proches du pouvoir.

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 16:38

Dieudonné, l’imposteur raciste, n’est pas l’ami du peuple palestinien

vendredi 3 janvier 2014

Der­niè­rement Dieu­donné a déclaré au sujet de Patrick Cohen, jour­na­liste à France Inter : « Moi, tu vois, quand je l’entends parler, Patrick Cohen, j’me dis, tu vois, les chambres à gaz… Dommage. » Il ne s’agit ni d’une « erreur » ni d’un dérapage. Mais de posi­tions anti­sé­mites clai­rement et déli­bé­rément assumées depuis une bonne dizaine d’années. Les exemples en sont innom­brables.

Dieu­donné n’est pas un simple humo­riste, c’est avant tout un militant poli­tique d’extrême-droite. Et il y a une spé­ci­ficité. Avec une forme d’expression par­ti­cu­lière (humour), un voca­bu­laire pseudo-​​révolutionnaire (anti­système), et une cible du style fas­ciste des années30 (le complot du "pouvoir juif mondial", de la finance mon­diale, de l’axe Israël-​​USA …), Dieu­donné attire cer­taines caté­gories, par­ti­cu­liè­rement dans la jeu­nesse, que le Front national serait inca­pable de mobi­liser.

C’est le cas par exemple quand il fait applaudir le néga­tion­niste Robert Fau­risson par 5.000 per­sonnes au Zenith en 2008. C’est le cas aussi quand il inter­viewe Serge Ayoub, alias Batskin, le chef de l’organisation d’extrême-droite JNR, Jeu­nesses natio­na­listes révo­lu­tion­naires, dis­soute après la mort de Clément Méric. La vidéo se conclut par une poignée de main entre ces deux hommes et une décla­ration « On repré­sente la France d’en bas … on a le même ennemi, c’est une évidence ».

C’est le cas aussi quand il prétend défendre les Pales­ti­niens en déve­loppant des thèses racistes et anti­sé­mites sous le couvert de l’antisionisme. Il détourne ainsi au profit de l’extrême-droite le juste sen­timent d’exaspération face à l’amalgame fait par les sou­tiens de la poli­tique israé­lienne entre anti­sio­nisme et anti­sé­mi­tisme. Il donne prise à tous ceux qui se com­plaisent dans une dénon­ciation sélective des diverses formes de racisme. Il fait le jeu d’Israël et de tous ses sou­tiens qui cherchent à dis­cré­diter voire cri­mi­na­liser toute forme de contes­tation de la poli­tique israé­lienne..

L’AFPS condamne et rejette ces amal­games qui amènent à traîner devant les tri­bunaux en toute igno­minie les mili­tants du boycott citoyen qui dénoncent la poli­tique colo­niale et raciste de l’Etat d’Israël.

L’AFPS condamne et rejette toute ins­tru­men­ta­li­sation de la cause pales­ti­nienne au service de délires com­plo­tistes racistes qui font le jeu de ses adversaires.

Le peuple pales­tinien n’a aucun besoin de tels faux amis. Notre combat pour les droits nationaux du peuple pales­tinien se fonde sur les prin­cipes uni­versels du droit des peuples. Il suppose le rejet déterminé de toute forme de racisme, d’antisémitisme et d’islamophobie, poisons dan­gereux que nous com­bat­trons sans faiblesse.

Le Bureau national

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 15:55
Jeudi 2 janvier 2014

Arabie Saoudite : Accusée de tolérance et d’être proche des laïques, la romancière et écrivaine Saoudienne Balkis MELHEM est assassinée par ses frères.  


 

Un terrible assassinat fratricide a coûté la vie à la romancière et écrivaine Saoudienne Balkis MELHEM.

Assassinée par des membres de sa famille à cause de ses prises de positions tolérantes envers d’autres sectes islamiques et pour être proches des laïques.

Des sources saoudiennes informées certifient l’implication des deux frères de la romancière, ultras-religieux,  dans son meurtre.  Selon des informations sûres, les autorités saoudiennes ont procédé à l’arrestation des auteurs du crime suite à la plainte déposée par le fils de la regrettée auprès du ministère de l’intérieur, accusant ses oncles du meurtre de sa mère. Les autorités qui poursuivent les investigations ont mis à nu la falsification du certificat de décès qui décrit la mort de Balkis comme naturelle tandis que l’acte infâme s’inscrit sur fond d’extrémisme religieux au sein même de la famille.

La défunte, diplômée du département des études islamiques à l’université du Roi Fayçal est enseignante au niveau primaire. Mère de cinq enfants, MELHEM a récemment publié un certain nombre d’articles critiquant la quasi ignorance qui affecte la famille du prophète. Elle a également écrit de nombreux récits et romans littéraires. Il est à noter que son frère cadet et membre d’El-Qaïda. Voilà un article que la défunte a écrit quelques jours avant sa mort; elle dit:

Ils nous ont appris que celui qui n’accomplit pas la prière de groupe à la mosquée est hypocrite!  

Mon père en était un.


Que celui qui fume est un fornicateur! Mon frère Mohamed en est un.
Que celui qui ne porte pas des habits longs ira en enfer! Mon frère Trek en est un.
Que le beau visage de ma mère est une sédition! Mais.. personne ne ressemble à ma mère.
Que ma sœur Mériem qui se complaît à écouter les chansons de Abdel-Halim-HAFEDH  aura sans nul doute du feu moulé dissous dans les tympans. Je dois ajouter qu’elle l’aime, sera-t-elle jugée avec lui? C’est ainsi qu’ils trancheront, j’en ai peur!
Que ma faculté mixte est un lieu de perdition! Pourtant j’y est appris le plus noble des métiers; la médecine.
Que moi-même, passive quant à la promotion de la vertu et à la préservation contre le vice, suis partenaire dans le pêché et passible de la punition!
Que mon amie Salwa, qui m’a invitée à son anniversaire est une mauvaise fréquentation!
Que notre femme de ménage chrétienne est impure!
Que ma collègue chiites est plus pernicieuse que les sionistes!
Que mon oncle instruit est laïque!
Que mon autre oncle, féru de séries égyptiennes est efféminé!


Seulement j’ai découvert que mon père est l’être le plus subtil au monde. Il m’embrassait chaque soir avant de dormir. Il me donnait mon argent de poche chaque fois qu’il partait au travail. Mes frères Mohamed et Tarek ont dépassé ce que j’imaginais pour eux; Mohamed préside une association caritative dans l’une des facultés australienne. Tarek est bénévole dans un centre pour orphelins de la ville, il y enseigne les arts martiaux. Ma sœur Mériem s’est privée de mariage pour nous élever après la mort de notre mère. Ma mère? Elle est ensevelit sous terre avec la satisfaction de mon père. Ma faculté mixte? Elle m’a offert une famille heureuse en me mariant au chef du service de chirurgie d’où j’ai élevé ses trois enfants orphelins de son premier mariage. Quant à mes passe-temps, c’est mon amie Salwa qui était mon échappatoire.

Ensembles, nous avons appris à tricoter et à peindre des boîtes vides pour les vendre aux enchères en faveur des foyers nécessiteux. D’ailleurs,  ma soeur Mériem  dirigeait ce bazar annuel. Notre femme de ménage?  je ne me rappelle que de ses larmes de Crystal,  ce jour là, elle nous a sauvé d’un incendie qui a failli nous dévorer moi et mes frères. Elle s’en est sortie avec des brûlures. Ma collègue Chiite? c’est elle qui m’a secourue lors d’un voyage au zoo. Je suis tombée dans la mare aux canards.  Sans hésiter, elle s’est jetée dedans pour me sauver, elle s’est fracturée le bras. Mon oncle Adnan est un bon joueur de luth. Chaque année, il organise au Caire un dîner caritatif au profit des orphelins. Les invités quittent son cercle remplis de piété.
Il a érigé une mosquée du nom de ma grand-mère paraplégique. Je me demande sans cesse pourquoi ils nous apprennent à haïr les autres?

A quand ce grand cri de protestation des sensés et des romanciers pour dénoncer ces vils assassins? Qui a le droit d’ôter la vie à un être humain? Quand-est-ce que ces obscurantistes auront un cerveau et arrêteront le terrorisme et les assassinats?

Z.Ahmed 

News of Tunisia

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 09:44
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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 08:26

 

Palestine- visas pour la France : Quand l'absurde le dispute à l'indigne (PCF)

Empêchés de se rendre au Consulat général de Jérusalem par la présence d'un mur et de colonies israéliennes, illégaux l'un comme les autres, des milliers de Palestiniens de Cisjordanie se voient maintenant privés du droit d'obtenir un visa pour la France.

De nouvelles décisions européennes renforçant le contrôle de l'entrée dans l'espace Schengen, et imposées depuis le 14 novembre – veille de la visite officielle de François Hollande en Palestine,  obligent le Consulat de France de recueillir les empreintes digitales des demandeurs de visa avec un équipement qu'il n'a même pas en sa possession !

 

Il faut mettre un terme immédiatement à ces restrictions et prendre les dispositions nécessaires pour la poursuite de la délivrance des visas dans les conditions en vigueur jusqu'ici.
Les autorités françaises, François Hollande et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, doivent faire entendre raison à l'Union européenne.

À la veille de la journée mondiale de solidarité avec la Palestine, le 29 novembre, et la venue attendue en France de Mahmoud Abbas, président palestinien, la France doit se montrer digne de l'amitié que lui porte le peuple palestinien et refuser d'appliquer cette mesure «technique» qui revient à exclure une fois de trop les Palestiniens d'un droit reconnu à tout citoyen de la planète.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 17:04

Israël propose son mur de séparation comme base des discussions

Israël a proposé que le tracé de la barrière de séparation en Cisjordanie serve de base aux discussions de paix et non les lignes d’avant 1967, comme le réclament les Palestiniens, rapportaient mardi les médias israéliens.

Les négociateurs israéliens ont proposé à leurs homologues palestiniens que cette barrière (dont le tracé se trouve à 85 % en Cisjordanie, isolant 9,4 % du territoire palestinien, Jérusalem-Est compris, selon l’ONU) serve de point de départ aux discussions, selon le quotidien Yediot Aharonot et la radio publique israélienne.

En outre, Israël veut conserver certaines colonies juives isolées de Cisjordanie - Beit El, Psagot et Nokdim -, selon les mêmes sources.

Interrogé, un porte-parole du premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou n’a pas confirmé ces informations, indiquant qu’il ne commentait pas les négociations en cours, sur lesquelles le secrétaire d’État américain, John Kerry, a imposé aux deux parties un black-out médiatique.

La question du statut de Jérusalem a également été abordée, croient savoir les médias israéliens. « Les détails ne sont pas clairs, mais lors d’une rencontre, une zone dans laquelle les deux parties seraient libres de circuler a été discutée », explique le Yediot, ajoutant qu’à la demande d’Israël, la plupart des réunions ont porté sur la sécurité.

Un haut responsable israélien a indiqué sous couvert de l’anonymat qu’Israël avait « dit clairement aux Palestiniens que Jérusalem resterait unifiée sous souveraineté israélienne ».

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 11:54

 

Accord sur le nucléaire iranien : « Saisir l'opportunité de stopper la surenchère et les escalades militaires »

L'accord intérimaire signé dans la nuit de samedi à dimanche par les 5 membres du Conseil de sécurité, l'Allemagne, l'Union européenne et l'Iran sur le nucléaire iranien est une avancée de première importance pour tous les peuples et nations de la planète. Au terme de 10 ans de pourparlers, ces 5 derniers jours débouchent sur une bonne nouvelle, même si tout reste à faire.

Cet événement indique d'abord qu'il est possible de résoudre par la voie diplomatique et politique des problèmes d'une extrême gravité qui font peser sur le monde entier de très lourdes menaces.

 

Ensuite, sur le cas précis du nucléaire iranien, cela confirme que la négociation si difficile qu'elle soit peut aboutir si chaque partie prend en compte les pas en avant faits par les autres. Évidemment, un texte, même signé par tous, ne résout pas du jour au lendemain le problème qu'il traite mais il constitue un engagement mutuel public dont il s'agira d'évaluer la mise en oeuvre effective – par tous –.

 

La réaction très négative du gouvernement israélien par la voix de son ministre de l'économie – lequel est issu d'un parti d'extrême-droite – est éloquente des obstacles à la réalisation de cet accord, et de ce à quoi la « communauté internationale » doit maintenant consacrer tous ses efforts : la reprise et l'aboutissement des négociations de paix israélo-palestiniennes, la pacification du Proche-Orient.

 

Cet accord doit permettre d'avancer vers l'objectif de dénucléarisation du Proche et du Moyen-Orient adopté par l'Assemblée générale de l'ONU. Ce processus doit s'ouvrir, et impliquer tous les pays de la région, Israël compris qui est le seul à posséder l'arme atomique. Ainsi le risque de prolifération, se trouvant d'autant diminué, seront créées des conditions plus favorables au dialogue politique et à la paix.

 

L'accord du 24 novembre de Genève représente une opportunité historique internationale qu'il va falloir saisir et mettre à profit.

 

La France doit s'engager pour stopper la surenchère et les escalades militaires au Proche-Orient.

 

Les étapes suivantes de l'accord de Genève sont donc maintenant la dénucléarisation du Proche-Orient, la reprise de véritables négociations entre Israël et Palestine, et la mise en oeuvre de la conférence de paix sur la Syrie.

 

La France doit prendre ses responsabilités pour faire aboutir dans ses trois domaines des solutions politiques et diplomatiques significatives. Elle en a la capacité, il faut que ses dirigeants en aient la volonté.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 10:07

Le ministre des Affaires étrangères iranien jubile. Son homologue français Laurent Fabius donne le change.

Monde - le 25 Novembre 2013

Nucléaire iranien: de l’intransigeance à l’accord, la drôle d’attitude française

L'analyse de Pierre Barbancey après la signature d'un accord transitoire sur le nucléaire iranien dimanche matin


Le 9 novembre dernier, alors qu’un accord était déjà possible, la France jouait l’intransigeance. Laurent Fabius, dur parmi les durs, mélange de Kissinger 
et de Rumsfeld, repartait alors de Genève persuadé d’avoir sauvé le monde d’une prochaine guerre nucléaire. Ce dimanche matin, pourtant, à l’issue de l’accord sur le nucléaire iranien finalement passé, le même Laurent Fabius a voulu faire bonne figure, posant devant les caméras en levant 
le pouce de la victoire. À le voir on pourrait donc penser que son attitude a permis de dégager une nouvelle entente dans laquelle ses exigences étaient prises en compte. Sinon, pourquoi toute cette agitation? Eh bien, non! Pratiquement aucune, si ce n’est aucune, des demandes françaises n’a été prise en compte. Soutenues par Israël 
et l’Arabie saoudite, elles visaient à empêcher voire 
à interdire tout enrichissement de l’uranium par l’Iran 
et insistaient sur le démantèlement de l’usine d’eau lourde d’Arak. Des lignes rouges pour l’Iran, qui a toujours clamé son droit à l’enrichissement. Le lui refuser c’est empêcher tout accord et préparer la guerre.

Deux semaines après, un accord est signé. Les demandes 
françaises sont balayées et la France, pourtant, accepte.

Pis, Fabius et Hollande font comme si c’était une victoire 
obtenue grâce à leur intransigeance. Exactement comme cela 
s’est passé lors du vote de la résolution de l’ONU consacrée à la Syrie, fin septembre. Ce qui tend à montrer les limites de la diplomatie française et de la stratégie internationale 
de l’Élysée. Que la France joue une carte originale 
à l’échelle mondiale, tant mieux. Mais en l’occurrence, bien ancrée au sein de l’Otan, Paris cherche surtout à passer pour le meilleur allié de Washington (au détriment de Londres) 
et tenter ainsi de jouer sa propre partition sur certains terrains, comme en Afrique de l’Ouest ou au Moyen-Orient. Et quand on veut jouer dans la cour américaine, l’un des instruments brandis n’est autre que le recours à la force. 
Ce qui est le cas: Libye, Mali, Syrie, Centrafrique… 
La solution a visiblement toujours la couleur kaki.

 

Cet accord ouvre la voie à une nouvelle attitude française, d’autant que tous les dossiers régionaux sont liés. 
Il convient donc d’œuvrer pour un Proche-Orient exempt d’armes nucléaires, d’aider à la tenue de la conférence 
de Genève 2 sur la Syrie et, enfin, de réactiver de véritables négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens, 
en forçant Tel-Aviv à stopper la colonisation.

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Comme d'habitude pourrait-on dire, Guétat sur france inter à la rescousse du gouvernement qu'il présente comme "l'intransigeant" qui a permis de...

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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL
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BRUNO FORNACIARI

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