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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 07:43

Leopoldo Lopez, un délinquant de première, soutenu par Washington

PIERRE BARBANCEY
MARDI, 1 AOÛT, 2017
L'HUMANITÉ
AFP

C’est l’une des figures de l’opposition et l’homme clé de la stratégie américaine. Son parcours : violence, détournement et tentative de coup d’État.

Caracas (Venezuela), envoyé spécial.

À la veille du scrutin vénézuélien, le vice-président américain, Mike Pence, s’est fendu d’un appel téléphonique à Leopoldo Lopez, l’une des figures de l’opposition, pour le féliciter de « son courage et sa défense de la démocratie vénézuélienne ». Mais qui est Lopez ? Une gueule de Brad Pitt latino ou un Delon aux traits gras, comme on voudra, genre voyou beau gosse. Ce qu’il semble effectivement être, son CV comportant des accusations de corruption, de coups, d’incitation à la violence, et même de tentative de coup d’État. Déclaré coupable par la procureure générale de l’époque, Luisa Ortega, en 2014, il a écopé, en 2015, d’une condamnation à treize ans et neuf mois de détention, et se trouve actuellement en résidence surveillée, extrait de sa prison récemment pour raisons de santé. Il a reçu le soutien de « démocrates » aussi célèbres que le Mexicain Felipe Calderon, dont la guerre de la drogue a fait 100 000 morts, ou le milliardaire chilien proche de Pinochet, Sebastian Pinera.

De droite, Leopoldo Lopez l’a toujours été. Et il aime l’argent. Né en 1971, diplômé aux États-Unis, il est rentré au Venezuela pour travailler, de 1996 à 1999, dans la compagnie pétrolière PDVSA, où il va se faire remarquer : une enquête conclut que Lopez a « volé de l’argent et a pratiqué le trafic d’influence », ce qui lui a permis de détourner de l’argent pour financer son mouvement. Il sera suspendu, mais peu lui importe. Il est vrai que sa position et ses idées politiques lui ont permis de rencontrer beaucoup de monde. Évidemment, avec l’élection de Chavez, il va s’affirmer comme l’un des fers de lance de l’opposition. À partir de 2002, il se rend souvent à Washington, où il rencontre la famille Bush et visite l’International Républican Institute (IRI), qui fait partie du National Endowment for Democracy (NED, dotation nationale pour la démocratie), qui va injecter des dizaines de millions de dollars dans les groupes d’opposition au Venezuela, dont celui de Lopez, Justice First (la justice d’abord, sic). En 2002 toujours, Leopoldo Lopez fait partie de la marche de l’opposition venue s’affronter avec les partisans d’Hugo Chavez qui manifestaient devant le palais présidentiel de Miraflores. Une expédition punitive, préméditée, qui se soldera par la mort de douzaines de personnes. Le but était de justifier le coup d’État et le kidnapping de Chavez. On ne s’étonnera donc pas de savoir que, de 2000 à 2008, Lopez a été le maire du riche quartier de Caracas, Chacao. L’un des quartiers les plus violents ces derniers jours pour s’opposer à l’élection de la Constituante. 

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 14:03

Venezuela : Le PGE condamne la tentative de coup d’État parlementaire

L'ouverture annoncée d'un dialogue entre le gouvernement du président Nicolas Maduro et les représentants de l'opposition, avec le soutien de l'UNASUR et des présidents Lionel Fernandez, Martin Torrijos et José Luis Rodriguez Zapatero et avec la médiation du représentant du Vatican Emil Paul Tscherrig s'est écrasé devant le mur du refus de l'aile la plus extrémiste de l'opposition.

 Depuis toujours, la confrontation brutale et le rejet de tout dialogue fait partie des méthodes utilisées par cette opposition. Après les élections législatives de décembre 2015, la nouvelle majorité des représentants des vieux partis cherche à hâter la fin du gouvernement progressiste venezuelien et imposer ses politiques néolibérales.

 Le Tribunal suprême de Justice en reconnaît plus la légitimité de ce parlement qui a imposé, de la manière la plus autoritaire, que trois députés de l'opposition siègent malgré leur élection contestée et entachée par la fraude.

 L'opposition utilise la provocation en voulant imposer un référendum révocatoire cette année alors que les partis de l'opposition ont toujours su qu'ils en pourront obtenir ce référendum puisqu'ils n'ont pas entamé la procédure nécessaire dans les temps prévus par la constitution. L'objectif de ses dirigeants est, encore une fois, la déstabilisation politique, et porter ombre sur la légitimité du gouvernement chaviste.

 La déclaration que l'Assemblée nationale vient de faire publique est un pas de plus dans cette guerre déclarée contre la révolution bolivarienne et est une tentative flagrante de provoquer un coup d’État parlementaire qui rappelle d'autres qui ont eu lieu contre d'autres gouvernements progressistes de la région.

 L'accuser le président Nicolas Maduro d'être l'auteur d'un coup d’État es une manière cynique d'inverser les rôles. Le véritable coup d’État en cours au Venezuela aujourd'hui est celui que l'opposition essaye de mettre en place en d’arrogant des compétences dont elle en peut pas disposer et qui lui permettraient de soumettre le président élu à un procès politique, nommer un nouveau Conseil national électoral et designer des nouveaux magistrats au Tribunal suprême de Justice.

 L’ingérence de la part des alliés de Washington dans la région en s'est pas fait attendre. Le Secrétaire exécutif de l'OEA, le président argentin Mauricio Macri et d'autres représentants des gouvernements de droite ont fait des déclarations qui rappellent les temps où les Etats-Unis pouvaient faire et défaire des gouvernements en Amérique latine.

 Le Parti de la gauche européenne condamne énergiquement cette nouvelle tentative de coup d’État contre le gouvernement légitime du président Nicolas Maduro et déclare son soutien le plus ferme et sa solidarité avec le peuple venezuelien et avec les forces progressistes qui font face à l'offensive des forces du passé.

 Être solidaires avec le Venezuela est favoriser le dialogue qui reste la seule voie pour trouver une issue à la crise actuelle.

 

Source: Parti de la Gauche Européenne

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 18:26
L’image contient peut-être : une personne ou plus, mème et texte
Laurence Cohen
6 h

Venezuela : Un vote qui appelle le retour immédiat à la paix et au dialogue 🇻🇪

41,53% des Vénézuéliens ont pu se rendre aux urnes ce dimanche 30 juillet, malgré un climat de violence accru par l'opposition au président Nicolas Maduro qui refusait de présenter des candidats au scrutin et qui entendait l'empêcher en rendant la situation incontrôlable. 10 personnes ont ainsi perdu la vie au cours de cette journée de vote, montant le bilan macabre de ces quatre derniers mois d'affrontements politiques aigus à près de 130 morts.

Le peuple vénézuélien paie d'un lourd tribut son aspiration à la paix. La veille du vote, des militants masqués prétendant défendre la démocratie avaient saccagé du matériel électoral en le brûlant en place publique.

L'opposition appelle déjà à des actions lundi et mercredi, jour d'installation de l'Assemblée constituante ; elle est notamment appuyée par l'Administration américaine qui parle, avec l'élection de dimanche, d'un "pas vers la dictature" et qui brandit à nouveau la menace de sanctions, et par les autorités de Colombie, où 1 million de Vénézuéliens ont émigré pour fuir les violences et trouver du travail.

C'est continuer à jeter de l'huile sur le feu alors qu'il s'agirait pour la communauté internationale de créer les conditions d'une médiation internationale sous égide de l'ONU afin de rétablir la paix et la sécurité au Venezuela.

Le Parti communiste français, partisan de la paix et du dialogue national, appelle le gouvernement français à agir fermement en ce sens plutôt que d'emboîter le pas à un président Trump qui multiplie ces jours-ci les déclarations et décisions agressives.

Le PCF adresse aux forces de la paix, de la justice sociale et de la démocratie vénézuéliennes sa solidarité et affirme la nécessité d'un arrêt immédiat des violences qui endeuillent le peuple du Venezuela.

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 06:51
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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 04:49

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : LE TRAITÉ D’INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES VIENT D’ÊTRE ADOPTÉ À L’ONU

Historique !

Aujourd’hui, vendredi 7 juillet, les Nations Unies ont approuvé un Traité d’interdiction des armes nucléaires. La Présidente de la Conférence des Nations Unies sur l’interdiction des armes nucléaires, Elayne Whyte Gómez, du Costa Rica a indiqué hier que « c’est un moment historique, c’est le premier traité multilatéral de désarmement nucléaire à être conclu en plus de 20 ans », a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’ONU.

Selon le projet de texte, le traité couvre tout l’éventail des activités liées aux armes nucléaires, interdisant à tout État partie de s’engager dans le développement, le test, la production, la fabrication, l’acquisition, la possession ou le stockage d’armes nucléaires ou d’autres dispositifs nucléaires explosifs (source ONU).

Les interdictions s’appliquent également à tout engagement à utiliser ou à menacer d’utiliser des armes nucléaires ou d’autres dispositifs nucléaires explosifs.

C’est une grande victoire pour les peuples du monde entier. Après les armes chimiques et les armes bactériologiques, ce sont les armes nucléaires qui sont interdites en tant qu’armes de destruction massive, sur la base d’un Traité d’interdiction.

L’humanité dispose désormais d’un instrument juridique contraignant pour interdire les armes nucléaires en déclarant, sans ambiguïté, que les armes nucléaires ne sont pas seulement immorales, mais aussi illégales.

Tant d’années et tant de travail acharné de générations de militants contre les armes nucléaires sont couronnés par un succès.

Ces luttes conduites depuis 1950, ont mobilisé des dizaines de millions de personnes à travers des rassemblements multiformes, mais aussi des appels souvent initiés par les survivants d’Hiroshima et de Nagasaki (les hibakushas). Ainsi, nous avons obtenu successivement l’arrêt des essais nucléaires dans l’atmosphère, sous la mer, puis un traité d’interdiction définitif des essais nucléaires et des Zones exemptes d’armes nucléaires sur les ¾ de la surface du Globe.

Aujourd’hui c’est un Traité d’interdiction des armes nucléaires, élaboré dans le cadre de l’ONU par 122 Etats qui concrétise l’article 6 du Traité de Non-Prolifération signé par la France.

L’existence de ce traité va imposer à la nouvelle Assemblée Nationale de ratifier ce traité et de bannir des arsenaux français les armes nucléaires et les stratégies suicidaires qui les accompagnent.

Cette question va avoir un retentissement et susciter débat dans tout l’espace public, puisque le traité interdit tous les soutiens, techniques, financiers, logistiques qui participent à l’existence des armes nucléaires. Les élus locaux, administrant les riverains des sites nucléaires militaires devront eux aussi participer au débat, car le traité affirme sans ambigüité, que par leur seule présence, les armes atomiques constituent un risque majeur de catastrophe humanitaire.

Le Mouvement de la Paix, conscient que ce traité marque une rupture historique au sein des relations internationales en offrant l’opportunité de raviver l’esprit de la Charte des Nations Unies pour construire un processus pacifique de sécurité collective, est déterminé à mobiliser l’opinion publique en France pour que le gouvernement respecte ses engagements et ratifie ce traité en choisissant la raison contre l’enfer.

Le Mouvement de la Paix invite ses comités et amis ainsi que la population et toutes les organisations investies dans le combat pour un monde sans armes nucléaires à :

  • Propager et fêter dès à présent cette bonne nouvelle partout en France en particulier à travers des initiatives publiques.
  • Signer la pétition demandant l’arrêt des programmes de modernisation des armes nucléaires pour lesquels il est prévu de doubler les crédits consacrés aux armes nucléaires dans le budget de la France.
  • Participer (et/ou initier) partout en France aux marches pour la paix qui auront lieu le samedi 23 septembre à l’appel du collectif en marche pour la paix qui a parmi ses objectifs la mise en œuvre du traité d’interdiction des armes nucléaires et le gel des programmes de modernisation de ces armes.
  • Participer aux mobilisations qui auront lieu le Dimanche 7 octobre autour des sites liés aux armes nucléaires en France (Île Longue, Valduc, Istres, Le Barp, etc.)

Saint-Ouen, le 7 juillet 2017

Le Mouvement de la Paix

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 04:20
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 17:44

Après le discours hostile de TRUMP à Miami : une déclaration du gouvernement révolutionnaire de CUBA

Le 16 juin 2017, Donald Trump, président des États-Unis, a prononcé dans un théâtre de Miami qui porte le nom d’un mercenaire de Playa Girón [Baie des cochons - NdR], un discours bourré d’une rhétorique hostile rappelant l’époque de la guerre déclarée contre notre pays, et dans lequel il a dévoilé la politique que son administration suivra contre Cuba et qui annule des progrès faits ces deux derniers années, après que les présidents Raúl Castro et Barack Obama eurent décidé, le 17 décembre 2014, de rétablir les relations diplomatiques et de s’engager sur la voie de la normalisation des liens entre les deux pays.

Dans ce discours, ainsi que dans un décret de politique intitulé : « Mémorandum présidentiel de sécurité nationale sur le renforcement de la politique des États-Unis envers Cuba » signé au même endroit, Trump inflige une régression aux relations entre les deux pays : il élimine les échanges éducationnels « interpersonnels » que pouvaient faire les individus, il instaure un plus grand contrôle de tous les voyageurs se rendant à Cuba et il prohibe les transactions économiques, commerciales et financières de sociétés étasuniennes avec différentes entreprises cubaines liées aux Forces armées révolutionnaires et aux service de renseignement et de sûreté, en vue de priver notre pays des revenus correspondants. Le président étasunien a, pour justifier cette nouvelle politique, avancé comme prétexte son inquiétude devant l’état des droits de l’homme à Cuba et son obligation d’appliquer rigoureusement les lois du blocus, dont la levée ainsi que toute amélioration des relations bilatérales seront conditionnées, selon lui, par les modifications que notre pays devra opérer dans son ordre constitutionnel.

Trump a aussi dérogé le décret de politique intitulé : « Normalisation des relations entre les États-Unis et Cuba”, émis par le président Obama le 14 octobre 2016. Ce décret, tout en n’occultant pas les visées interventionnistes de la politique étasunienne ni la volonté de la Maison-Blanche de fomenter des changements dans l’organisation économique, politique et sociale de notre pays, reconnaissait toutefois, d’une part, l’indépendance, la souveraineté et l’autodétermination de Cuba, d’autre part le gouvernement cubain comme un interlocuteur légitime sur un pied d’égalité, ainsi que les avantages qu’une coexistence civilisée procurerait aux deux pays et aux deux peuples, malgré les grandes différences existant entre leurs gouvernements. Le décret admettait aussi que le blocus devait être éliminé en tant que politique anachronique.

La nouvelle administration étasunienne en revient aux méthodes coercitives du passé et adopte des mesures qui renforcent le blocus toujours en vigueur depuis février 1962, lequel non seulement inflige des dommages et des privations au peuple cubain et constitue un obstacle indéniable au développement de notre économie, mais viole aussi la souveraineté et les intérêts de pays tiers, d’0ù son rejet par la communauté internationale.

Les mesures annoncées imposent des entraves supplémentaires aux occasions déjà fort limitées dont bénéficiait le secteur entrepreneurial étasunien pour faire du commerce et investir à Cuba.

Elles restreignent encore plus le droit des Étasuniens à visiter notre pays, alors pourtant qu’ils doivent déjà demander des autorisations discriminatoires, au moment même où le Congrès du pays, reflétant la volonté de vastes secteurs de la société, réclame la levée non seulement de cette prohibition aux voyages, mais aussi des restrictions imposées au commerce avec Cuba.

Les mesures annoncées par le président Trump prennent le contrepied de l’opinion publique étasunienne, dont celle de l’émigration cubaine, qui soutient dans sa majorité la levée totale du blocus et l’instauration de relations normales entre Cuba et les États-Unis.

Au contraire, de nouveau mal conseillé, le président étasunien prend des décisions favorables aux intérêts politiques d’une minorité extrémiste d’origine cubaine implantée dans l’État de la Floride qui, poussée par des motifs misérables, s’entête à vouloir punir le peuple cubain d’exercer tout simplement son droit légitime et souverain d’être libre et de prendre en main ses propres destinées.

Nous analyserons ensuite plus en profondeur la portée et les implications de cette annonce.

Tout en dénonçant ces nouvelles mesures visant à durcir le blocus, le gouvernement cubain tient à signaler qu’elles sont toutefois vouées à l’échec, comme le passé l’a démontré à maintes reprises, et qu’elles ne parviendront pas à affaiblir la Révolution ni à faire plier le peuple cubain qui a fait la preuve, pendant presque soixante ans, de sa capacité de résistance aux agressions, de quelque type ou origine qu’elles soient.

Le gouvernement cubain refuse la manipulation à des fins politiques et selon un deux poids deux mesures de la question des droits de l’homme. Le peuple cubain jouit des droits et libertés fondamentales, et peut se vanter avec fierté d’acquis qui restent une chimère dans de nombreux pays du monde, y compris aux États-Unis, tels que le droit à la santé, à l’éducation, à la sécurité sociale, le droit à un salaire égal à travail égal, les droits de l’enfant, le droit à l’alimentation, à la paix et au développement. Cuba a aussi contribué à améliorer les droits de l’homme dans de nombreux endroits du monde, malgré ses modestes ressources et malgré les limitations que lui impose sa condition de pays soumis à un blocus.

Les États-Unis ne sont pas en droit de nous faire la leçon. Nous sommes sérieusement préoccupés, pour notre part, devant la façon dont les droits de l’homme sont respectés et garantis dans ce pays, qui connaît de nombreux cas d’assassinats, de brutalités et d’abus de la police, notamment contre la population afro-étasunienne ; où le droit à la vie est violé à cause de la prolifération d’armes à feu ; où l’on peut constater le travail des enfants et de graves manifestations de discrimination raciale ; où les services de santé sont menacés de nouvelles restrictions qui laisseraient vingt-trois millions de personnes sans assurance-maladie ; où la femme ne touche pas le même salaire que l’homme ; où les émigrants et les réfugiés, notamment ceux provenant de pays islamiques, sont marginalisés ; où l’on prétend ériger des murs conçus pour discriminer et dénigrer les voisins ; et où les dirigeants bafouent des engagements internationaux visant à préserver l’environnement et à faire face aux changements climatiques.

Nous sommes tout aussi inquiets devant les violations des droits de l’homme que les États-Unis commettent dans d’autres pays, y compris dans le nôtre où ils maintiennent en détention arbitraire et torturent des dizaines de personnes sur le territoire qu’ils occupent illégalement dans la base navale de Guantánamo ; devant les exécutions extrajudiciaires et les assassinats de civils par drones interposés ; et devant les guerres déclenchées contre des pays comme l’Irak, fondées sur des mensonges tels que l’existence d’armes de destruction massive, avec toutes les conséquences néfastes que l’on sait pour la paix, la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient.

Nous rappelons que Cuba est partie à quarante-quatre instruments internationaux sur les droits de l’homme, alors que les États-Unis ne le sont qu’à dix-huit, de sorte que nous avons beaucoup à montrer, à dire et à défendre.

Quand ils ont décidé de renouer les relations diplomatiques, Cuba et les États-Unis ont ratifié leur intention de développer des liens de respect et de coopération entre leurs peuples et gouvernements, conformément aux buts et principes consacrés dans la Charte des Nations Unies. Dans sa Déclaration du 1er juillet 2015, le Gouvernement révolutionnaire de Cuba a réaffirmé : « Ces relations devront reposer sur le respect absolu de notre indépendance et de notre souveraineté, sur celui du droit inaliénable de tout État de choisir son système politique, économique, social et culturel, sans aucune ingérence de quelque nature qu’elle soit ; de l’égalité souveraine et de la réciprocité, tous principes incontournables du droit international », qui ont été d’ailleurs entérinés par les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC) quand ils ont signé à La Havane, à leur Deuxième Sommet, la Proclamation faisant de l’Amérique latine et des Caraïbes une Zone de paix. Cuba n’a pas renoncé à ces principes et elle n’y renoncera jamais !

Le gouvernement cubain réitère sa volonté de poursuivre un dialogue respectueux et une coopération dans des domaines intéressant les deux pays, ainsi que de négocier le contentieux bilatéral avec le gouvernement étasunien. Comme n’a cessé de le répéter Raúl Castro Ruz, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres de Cuba, les deux pays ont prouvé ces deux dernières années qu’ils pouvaient coopérer et coexister d’une manière civilisée, à condition qu’ils sachent respecter leurs différences et promouvoir tout ce qui est bénéfique aux deux nations et aux deux peuples. Mais qu’on n’espère pas en échange que Cuba fasse des concessions sur des questions inhérentes à sa souveraineté et à son indépendance, ni qu’elle accepte des conditions, de quelque nature qu’elles soient.

N’importe quelle stratégie visant à modifier le système politique, économique et social de Cuba, que ce soit par des pressions et des diktats, que ce soit par des méthodes plus subtiles, est vouée à l’échec.

Car c’est le peuple cubain qui continuera de décider en toute souveraineté, comme il l’a fait depuis 1959, des changements qu’il conviendra d’apporter à Cuba, telle, en l’occurrence, l’Actualisation de notre modèle économique et social.

Comme nous l’avons fait depuis le triomphe du 1er janvier 1959, nous courrons tous les risques et continuerons résolument, sûrs de nous, de bâtir une nation souveraine, indépendante, socialiste, démocratique, prospère et écologiquement durable.

La Havane, le 16 juin 2017

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 13:22

Retrait des USA de l'accord de Paris: Macron doit passer de la poignée de main au poing tapé sur la table!

 

Retrait des USA de l'accord de Paris : Macron doit passer de la poignée de main au poing tapé sur la table ! (PCF)

 

Ainsi Trump, président de la première puissance émettrice de gaz à effets de serre, a donc pris la décision de se retirer de l'Accord de Paris sur le climat. 

Cette décision, au service des climato-sceptiques du monde entier, répond avant tout aux attentes des magnats des multinationales des énergies fossiles américains qui ont financé sa campagne électorale. Les intérêts financiers égoïstes et de court terme sont donc gravement privilégiés au détriment de l'avenir de l’humanité. 

Cet acte très controversé dans son propre pays, par les acteurs de nombreuses sphères de la société, affaiblit considérablement le fragile consensus auquel l'ONU était parvenue en 2015. 

L’aspect non contraignant de cet accord permet donc, comme nous l'avions souligné à l'époque, à un État de se retirer sans aucune contrainte ni sanction. L'absence des Etats-Unis sera particulièrement préjudiciable si l'on veut, à l'échelle de la planète, gagner la course de vitesse engagée contre le réchauffement climatique. 

C'est le vrai visage du capitalisme, du libéralisme, que nous montrent les Etats-Unis de Donald Trump.

Les États-Unis viennent d'ajouter un obstacle majeur à l'émergence d'une vision solidaire du développement humain durable planétaire.

Le président de la République française, Emmanuel Macron, doit passer de la forte poignée de main au poing tapé sur la table, sans attendre. La France doit condamner et rappeler aux Etats-Unis, lors de la prochaine Assemblée générale de l'ONU, les immenses espoirs nés à Paris lors de la COP 21. 

L'intervention des peuples doit reprendre de la vigueur partout dans le monde. 

Les communistes français seront aux côtés de toutes les forces sociales, écologiques et politiques qui, aux États-Unis, se mobilisent pour faire revenir Trump sur sa décision. Le PCF est fortement mobilisé, dans le cadre des élections législatives et le sera encore ensuite, à l'Assemblée nationale, avec les député-e-s communistes et du Front de gauche pour mettre ce sujet à l'ordre du jour.

 

 

 
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 21:02

Rencontre Macron–Poutine : Passer de l'opération de comm' à une politique de sécurité et de coopération collectives (PCF)

La recherche nécessaire d’un « dialogue exigeant » , voire celle d’un nouveau partenariat avec la Russie, au-delà des intentions, doit se traduire par une véritable implication de la diplomatie française dans des propositions et une politique extérieure portant sur la définition de nouveaux espaces communs de sécurité et coopération collectives, contrecarrant les logiques de guerre et promouvant au contraire la recherche d’une solution pacifique, politique et diplomatique, des conflits.

Or rien, dans les intentions affichées par le président Emmanuel Macron devant Vladimir Poutine, ce 29 mai, ne laisse entrevoir que la diplomatie française s’engagerait dans une telle direction.

S'agissant du conflit en Syrie, comment parler de « relancer une solution politique contre le terrorisme incluant la Russie » quand, dans le même temps, à l'occasion du sommet de l’Otan, c'est d'un engagement direct de l'Alliance atlantiste dans la coalition internationale, sous commandement américain, qui a été décidé ? Et cela, dans un contexte où le Président des États-Unis vient de conclure un accord d’armement avec l’Arabie saoudite de 100 milliards de dollars.

La France devrait notamment prendre ses distances avec la politique nord-américaine et œuvrer à la tenue d’une conférence internationale de l'ONU pour la paix et le développement au Proche-Orient, mettant autour de la table les représentants de tous les pays et forces impliqués dans les conflits dans la région.

S'agissant du conflit ukrainien, comment prétendre relancer la recherche d’un nouveau partenariat avec la Russie et relancer le processus de mise en œuvre des Accords de Minsk tout faisant porter sur la seule Russie l’entière responsabilité de la situation actuelle qui a déjà fait plus de 10 000 victimes ? et en menaçant la Russie de sanctions supplémentaires, comme lors du G7 de Taormina.

Sans dédouaner la Russie de ses propres responsabilités dans ce conflit, force est de constater que les pays occidentaux, États-Unis en tête, portent une très lourde responsabilité dans l’évolution catastrophique de la situation dans l'est de l'Ukraine et dans tout le pays, et dans les relations avec la Russe depuis déploiement des forces de l’OTAN dans son voisinage.

La France se grandirait en recherchant les conditions d’un authentique partenariat avec la Russie pour la sécurité et la coopération collectives en Europe, en rompant avec sa politique interventionniste et militariste déployée dans le cadre de l’Otan et inscrite dans le marbre des traités européens.

Le président Macron dont nulle vision ou ambition neuve de politique extérieure ne transparaît pour l'heure aurait été bien inspiré de plaider pour la proposition adoptée à l'unanimité en février au Parlement français à l'initiative des élus communistes et Front de gauche de l'organisation, sous égide de l'ONU, d'une COP de la finance mondiale, de l'harmonisation et de la justice fiscales.

PCF - Parti Communiste Français,
Paris, le 30 mai 2017

 
 
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 11:04

Le parlement Européen adopte le CETA : « Amplifions la mobilisation pour faire échec à sa ratification nationale » (Pierre Laurent)

 

Par 408 voix pour, 254 voix contre et 33 abstentions, le parlement européen vient d’adopter le traité de libre-échange conclu entre l'UE et le Canada (ou CETA) qui de fait va entrer en vigueur de manière provisoire avant toute ratification des parlements nationaux.

Jusqu’au bout, les députés du groupe GUE-NGL se sont battus avec les nombreuses organisations et manifestants contre l’adoption de ce texte qui nie les droits de douanes pour plus de 90% de produits agricoles canadiens arrivant sur le marché européen, qui déréglemente les protections environnementales, les droits sociaux ou encore l’alimentation. Ce texte soumettra nos collectivités locales à appliquer les procédures du CETA dans de nombreux domaines comme l’ouverture des marchés publics, l'ouverture de leurs services locaux ou encore sur la réglementation des activités des entreprises canadiennes sur leur sol.

 

De plus, par des accords bilatéraux que Donald Trump pourra conclure au nom des Etats-Unis avec le Canada, s’ouvrira des passerelles pour continuer à commercer avec l’Europe sous les conditions du CETA, tout en poursuivant son discours d’apparat contre le Traité Transatlantique (TAFTA).

 

En ce sens, le CETA se révèle comme un véritable cheval de Troie, ouvrant la voie royale à une nouvelle génération de traités commerciaux qui nient les souverainetés nationales en dessaisissant les gouvernements et parlements de leur libre administration dans l'intérêt général, comprenant des dispositions d'arbitrage, de coopération réglementaire ou encore de libéralisation des services par voie de liste négative, ou d'ouverture de nos marchés publics à davantage d'entreprises étrangères.

 

Plus que jamais la mobilisation doit s’amplifier pour faire échec à sa ratification nationale.

La semaine dernière, sur proposition des députés communistes et du FDG, une résolution a été adoptée à l’Assemblée Nationale exigeant une consultation d’urgence du parlement avant la mise en œuvre provisoire du CETA prévu le 1er mars et d’autre part de soumettre sa ratification à la volonté populaire par l’organisation d’un référendum.

Le PCF et ses élus vont continuer de rassembler autour de cette exigence de référendum faisant appel à l’intelligence collective des citoyens, à la fois pour mesurer le contenu réel du CETA et d’ouvrir le débat nécessaire sur une régulation de la mondialisation économique, commerciale, sociale, culturelle et environnementale à contrario de la priorisation de la concurrence effrénée sur les droits les plus fondamentaux, qui détruit nos sociétés et notre planète.

 

 
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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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