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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 15:28

 

  - le 1 Octobre 2012

Kadhafi, Bachar al-Assad et la France, les étonnantes révélations

Un agent des services secrets français qui aurait achevé Mouammar Kadhafi. Bachar al-Assad qui aurait vendu à la France le numéro de téléphone de l'ex-dictateur libyen contre un peu de tranquillité pour son régime en Syrie. Ces étonnantes "révélations " distillées dans la presse européenne ces derniers jours, proviennent toutes de la même source: un ex-membre de la rébellion à Benghazi.


Sur son compte Twitter, il se présente comme un "révolutionnaire, ancien officiel du Comité national de transition libyen, farouche fervent du combat pour un régime souverain, démocratique et libre en Libye". A chaque fois, Rami El Obeidi, désigné dans les différents articles comme un ancien chef des services de renseignements de la rébellion, confirme les "fuites" sur la façon dont les Français auraient localisé puis éliminé Mouammar Kadhafi.

 

Source tombée en disgrâce

Un autre quotidien anglais, The Telegraph, notait dimanche à propos de Rami El Obeidi que ce dernier était tombé en disgrâce auprès de la plus puissante faction de la rébellion libyenne du fait de ses liens avec le général Abdoul Fatah Younes, ex-chef de l'opposition qui a été éliminé par ses propres partisans en juillet 2011. Mais qu'il continuait ses activités de renseignement, à "un niveau semi-officiel mais élevé". Reste à savoir pour le compte de qui il distille ces révélations.

 

Les Français localisent Kadhafi…

Ce lundi, le Daily Telegraph affirme, confirmations d'El Obeidi à la clé, que Bachar al-Assad aurait offert le numéro de téléphone satellitaire Iridium de Kadhafi aux services français, en échange d'une pause dans les sanctions à l'encontre du régime syrien secoué par les premières manifestations en Syrie en lien avec le printemps arabe. "Cette pause a effectivement eu lieu", affirme Rami El Obeidi.

Toujours selon ce dernier, les services secrets français seraient alors parvenus à localiser Mouammar Kadhafi à Syrte, grâce à un appel que celui-ci aurait passé à l'un de ses partisans, Youssouf Shakir, ainsi qu'à un militant palestinien basé en Syrie, Ahmed Jibril.

 

… chapeautent l'opération d'arrestation…

Les Français auraient alors supervisé directement l'opération pour débusquer le dictateur libyen, alors même que des officiers des renseignements anglais et turcs étaient sur place. Ils auraient envoyé un groupe de miliciens de l'opposition vers la zone où le convoi de Mouammar Kadhafi avait été pilonné quelques jours plus tard par l'aviation de l'OTAN. "Les Français ont donné la localisation du lieu où il devait être appréhendé, mais, quand il a été pris vivant, ils n'ont pas fait grand cas du fait qu'il ait été battu ou blessé."

 

Selon la version officielle délivrée par l'OTAN, le convoi de Kadhafi aurait été pris pour cible par l'aviation anglaise sans savoir que le dictateur se trouvait dedans. Ce dernier aurait été tué peu après avoir été retrouvé dans un conduit, alors qu'il était mené par les miliciens vers Misrata (à lire: Kadhafi, la fin sanglante).

 

… pour mieux le faire abattre?

Une autre source citée par El Corriere della serra, Mahmoud Jibril, ancien premier ministre du Comité national de transition et actuel chef de parti en Libye, va plus loin en affirmant qu'un agent "étranger" était engagé dans l'opération qui s'est achevée par la mort de Kadhafi. Le quotidien italien se fonde sur une autre source, cette fois un diplomate occidental en poste à Tripoli, pour expliquer que cet agent étranger "était presque assurément français". L'organe de presse transalpin en tire la conclusion que si la France a mené de bout en bout l'opération, c'est parce que Nicolas Sarkozy n'avait pas intérêt à ce que Mouammar Kadhafi révèle tous les secrets des relations nouées entre le président français et son homologue libyen, notamment pour un financement présumé de la campagne de la présidentielle française de 2007 du désormais ex-hôte de l'Elysée.

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 09:22

 

Le PCF exprime sa très grande inquiétude devant la décision des autorités françaises d’engager la France dans un soutien opérationnel à une intervention militaire de la CEDEAO au Mali.

 

Le PCF souligne son opposition catégorique à une telle expédition aux risques considérables. Les dangers d’enlisement et de déstabilisation régionale sont énormes et ils ont d’ores et déjà suscité des réserves au sein même de l’ONU. Le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki Moon, a exprimé ses réticences. Hilary Clinton elle-même, qui s’y connaît dans le domaine de la guerre, parle de «poudrière». Il est consternant que la France puisse s’engager militairement ainsi dans une aventure à l’issue plus qu’incertaine et dont les conséquences pourraient être désastreuses.

 

Il est par ailleurs particulièrement choquant que le sort des 6 otages français ne soit pas sérieusement pris en compte alors qu’à l’évidence cette intervention militaire met leur vie même en danger. Le PCF appelle à la responsabilité et à l'arrêt immédiat de tous les préparatifs de guerre. Les forces spéciales françaises déjà engagées sur le terrain, en contradiction avec les déclarations officielles, doivent être retirées.

 

Non satisfaites d’avoir déstabilisé hier l’ensemble de la zone sahélo-saharienne en Afrique de l’Ouest par la guerre de Libye, les autorités françaises d’aujourd’hui – au lieu de tirer les enseignements du passé le plus récent - prennent le risque évident de prolonger et d’aggraver encore la situation. C’est inacceptable.

 

Cette grave crise malienne doit être traitée par les maliens eux-mêmes. Ils ont été des milliers à marcher aujourd'hui dans les rues de Bamako contre la politique de la France et de la CEDEAO "pour un Mali souverain, libre, laïque et démocratique".  Ils demandent la tenue d'une Convention nationale souveraine et des moyens nationaux pour la libération des zones du Nord.

 

Toute l’aide nécessaire doit être apportée aux maliens afin de rétablir l’autorité de l’Etat, de reconstituer une armée et une capacité à récupérer la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire. Il est anormal et inadmissible que des armements qui auraient dû être délivrés aux autorités maliennes pour la défense du territoire aient été bloquées par la CEDEAO à Dakar et Conakry avec l’accord tacite de la France.

 

Les autorités de notre pays doivent aider le Mali à se redresser. Elles doivent exiger la fin d'un soutien périlleux et irresponsable de l’Arabie Saoudite et du Qatar à des forces de l’islamisme politique, y compris les plus réactionnaires, au Mali.

 

La CEDEAO et la France devraient encourager le dialogue interne de l’ensemble des forces politiques et sociales maliennes dont une partie importante s'opposent à la guerre, appellent à la reconstitution de l’Etat, à la concertation, à une solution politique et y compris des négociations.

 

Il est temps que l’Europe considère enfin l’Afrique et la constitution d’un grand partenariat pour le développement dans toutes ses dimensions comme une priorité, face à la pauvreté massive, à la crise alimentaire, aux exigences sociales les plus urgentes.

 

En France, l’ensemble des collectivités territoriales et des élus engagés durablement dans la coopération décentralisée, et très sensibilisés à l’avenir du Mali, sont prêts à s’investir pour contribuer à une réponse réelle à ces urgences. Il faut donner au peuple malien les ressources nécessaires pour qu’il puisse affronter l’agression dont il est l’objet. Le peuple malien, ami de la France et des citoyens de notre pays, a besoin de la solidarité, pas de la guerre.

 

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Réaction de José Fort ancien journaliste de "l'Humanité"

Il y a quelques mois, une déclaration du PCF favorable au coup d'Etat au Mali avait annoncé la couleur d'une grave dérive interne à sa section de pol ext. Le texte qui vient d'être publié affirmant l'hostilité à une intervention contre les fous furieux installés dans le nord du pays a fini de confirmer une attitude irresponsable et incompétente. Dans cette déclaration refusant l'intervention logistique de la France aux côté de forces africaines, (prenant étrangement appui sur Mme Clinton) il est dit que "cette affaire malienne doit être réglée par les Maliens eux-mêmes." C'est ne rien comprendre au drame vécu par les populations et au contexte régional. Il n'y a rien de commun entre la Libye et le Mali sinon l'armement récupéré par les extrémistes après le conflit et alors que des armes sont livrés régulièrement sur un aéroport proche de Goa par l'Arabie Saoudite et le Qatar aux intégristes. Le Mali est dans un état de mort clinique. Sans une intervention dirigée par l'ONU et avec la participation française les terroristes de tous poils vont s'installer dans ce qui représente trois fois la France. Les responsables progressistes maliens - compte tenu de l'état de délabrement général du pays et de son armée - ne voient pas d'autre solution que de s'affronter directement aux forces réactionnaires et obscurantistes. Le PCF, me disait cet après midi un responsable malien, ferait mieux de se taire ne sachant pas en fait de quoi il parle. Où alors, il est manipulé.
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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 14:35

 

La rue fait reculer le gouvernement portugais

 

Jusqu'à présent, malgré des manifestations monstres, les gouvernements asservis à la Troïka sont restés sourds. Mais on dirait que le vent tourne...

Contraint par l'opinion publique, le gouvernement portugais a reculé. Les nouvelles mesures d'austérité annoncées ces dernières semaines ne seront pas appliquées.

Réuni pendant plus de huit heures, le Conseil d'Etat, convoqué par le président Anibal Cavaco Silva, a fait part, dans la nuit de vendredi à samedi, "de la disponibilité du gouvernement d'étudier des alternatives" aux dernières mesures d'austérité. Le Conseil, un organe consultatif composé d'anciens présidents et de différentes personnalités, a précisé que discussions auraient prochainement lieu entre le gouvernement, les syndicats et le patronat. Il a appelé l'exécutif à déployer "des efforts pour que l'assainissement des finances publiques et les transformations structurelles de l'économie améliorent les conditions pour l'emploi, tout en préservant la cohésion sociale".

"Robin des Bois des riches"

Rappel des faits. Le 7 septembre, le Premier ministre de centre-droit, Pedro Passos Coelho, avait décidé d'augmenter l'année prochaine les cotisations sociales des salariés de 11% à 18% et de réduire dans le même temps les cotisations patronales de 23,75% à 18%. Ce projet avait provoqué un flot de critiques et lui avait valu le surnom de "Robin des Bois des Riches". "La mesure emblématique de la baisse des cotisations patronales, compensée par la contribution accrue des travailleurs, est mort-née. Paix à son âme", a commenté samedi le quotidien Diario de Noticias dans un éditorial.

Alors que le Conseil d'Etat était réuni, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées devant la présidence et y sont restées jusqu'à la fin des délibérations pour clamer leur mécontentement. "Voleurs, voleurs...", "Le peuple est fatigué d'être volé et humilié", ont scandé les manifestants. Les protestataires répondaient à un appel, lancé sur les réseaux sociaux, par un mouvement apolitique [1] déjà à l'origine des manifestations qui, il y a une semaine, avait réuni des centaines de milliers de personnes à Lisbonne et dans une trentaine de villes.

La classe politique est secouée

L'ampleur de la contestation a surpris la classe politique et pris de court les syndicats. De crainte de perdre la main, la principale centrale, la CGTP, a annoncé un grand rassemblement à Lisbonne le 29 septembre.

Frappé par une grave crise économique, le Portugal, a obtenu en mai 2011 une aide de 78 milliards d'euros de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, en contrepartie d'un sévère programme de réformes et d'austérité. Problème, la rigueur a entrainé un recul du PIB de plus de 3% au deuxième semestre et le chômage dépasse désormais 15% de la population active. Le gouvernement, qui peine a réduire ses déficits, a obtenu de la "troïka" (UE-FMI-BCE), représentant les bailleurs de fonds du pays, un délai pour y parvenir alors que le renforcement de l'austérité, prévue par M. Passos Coelho, était également destinée à rassurer les créanciers.

Tensions au sein du gouvernement

Face au mécontentement, le Premier ministre a dû mettre de l'eau dans son vin. Lors d'une intervention au Parlement, précédant la réunion du Conseil d'Etat, il s'était déjà déclaré disposé "à discuter du problème" du renforcement de l'austérité. "Je ne confonds pas la détermination et l'intransigeance", avait-il dit. Une forte tension était également apparue au sein de la coalition au pouvoir, entre le Parti social-démocrate (PSD) de M. Passos Coelho et le parti conservateur (CDS-PP) du ministre des Affaires étrangères, Paulo Portas, partisan d'une révision des mesures. Les deux partis ont toutefois réussi à surmonter leurs divergences et réaffirmé, à l'issue d'une récente réunion, leur volonté de préserver la coalition.

(Source : La Tribune)


[1] C'est ce qu'on dit pour discréditer la politique et faire croire que le bon peuple ne s'y intéresse pas (comme ça, les politiques peuvent continuer à faire leur sale cuisine sans lui, sur un air de Tina — There is no alternative). Sauf que, dès l'instant où il descend dans la rue, le bon peuple fait de la politique, non ? Et, quand il descend dans la rue, c'est pour revendiquer une autre politique, pas vrai ?

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 09:03

  - le 5 Septembre 2012

Les libéraux chassés du pouvoir au Québec

Par ici la sortie pour le Parti libéral québécois. Le parti du Premier ministre sortant Jean Charest a été devancé par le Parti Québécois lors des législatives de mardi au Québec, mais sans obtenir la majorité, ce qui limitera sa marge de manoeuvre.


Avec environ 32% des voix, le Parti Québécois (PQ) enlève 54 des 125 sièges à l'Assemblée nationale du Québec, contre 50 sièges et 31,1% pour le Parti libéral (PLQ) du Premier ministre sortant Jean Charest, selon les résultats quasi définitifs. Troisième, la Coalition Avenir Québec de François Legault (CAQ, centre droit) a obtenu 19 sièges et 27% des voix, tandis que le petit parti de gauche indépendantiste Québec solidaire remporte 2 sièges.

 

Le PQ reprend le pouvoir à la tête de la province francophone après une éclipse de neuf ans, et Pauline Marois devient la première femme chef de gouvernement de l'histoire de la Belle province. Elle devra diriger un gouvernement minoritaire, sans pouvoir s'appuyer sur une majorité parlementaire. Pour y parvenir, elle devrait avoir au moins 63 députés dans une assemblée comptant 125 membres.

 

La fin de la hausse des droits de scolarité


"Je crois qu'elle devra modérer les positions qui ont été mises de l'avant, notamment sur la souveraineté, par ses partisans les plus radicaux", estime le politologue québécois François Gélineau. En revanche, elle ne devrait pas avoir de difficulté à revenir sur la hausse des droits de scolarité contre laquelle la jeunesse s'est mobilisée en masse pendant plusieurs mois,  puisqu'elle a le pouvoir de le faire par décret exécutif.

 

Fusillade au Parti québécois. Un homme armé a ouvert le feu dans la salle où Pauline Marois s'adressait à ses partisans après la victoire de son Parti québécois aux élections provinciales, faisant un mort, a annoncé la police mercredi. L'homme a surgi dans l'enceinte du Métropolis tandis que la chef de file des séparatistes québécois se trouvait sur scène et il a ouvert le feu sur deux personnes. L'une d'entre elles est décédée. Pauline Marois n'a pas été touchée. Evacuée de la scène par ses gardes du corps, elle est revenue un peu plus tard. Selon le porte-parole de la police Danny Richer, un homme d'une cinquantaine d'années a été arrêté. Il est également soupçonné d'avoir mis le feu à l'arrière du bâtiment.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 20:28

Québec. La nouvelle Première ministre va annuler la hausse des frais de scolarité

Publié le 05/09/2012 | 20:42 , mis à jour le 05/09/2012 | 21:05
Pauline Marois, la nouvelle Première ministre du Québec, lors de son discours à Montréal, le 4 septembre 2012.

Pauline Marois, la nouvelle Première ministre du Québec, lors de son discours à Montréal, le 4 septembre 2012.

(ROGERIO BARBOSA / AFP)
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PRINTEMPS ERABLE - Ce sera l'une de ses premières mesures. La souverainiste Pauline Marois, devenue mardi 4 septembre la première femme chef de gouvernement de la province du Québec (Canada), compte annuler rapidement la hausse des frais de scolarité. Cette mesure, décidée par le gouvernement libéral sortant de Jean Charest, a été à l'origine du printemps érable, le plus long conflit étudiant du pays.

Pauline Marois, dont le premier discours a été entaché par une fusillade mardi à Montréal, compte aussi supprimer la loi spéciale du 18 mai limitant les manifestations. Officiellement censée garantir le libre accès aux cours des étudiants non-grévistes, elle a contribué à retourner une partie de l'opinion publique.

Un gouvernement formé dans les prochains jours

Les Québécois, jusque-là favorables à la hausse des frais de scolarité (+82% sur sept ans) pour financer les université, se sont retournés contre leur gouvernement, jugeant qu'il allait trop loin et empiétait sur les libertés fondamentales. Notamment la liberté d'expression.

Pauline Marois avait pris fait et cause pour les étudiants, arborant leur emblème, le carré rouge, à l'Assemblée nationale. Elle leur promettait d'annuler, en cas de victoire aux législatives, les mesures prises par les libéraux. Jean Charest en avait fait un argument pour l'accuser de se mettre du côté de "gens de la rue" pratiquant "la violence et l'intimidation". Le Parti québécois n'en a pas moins remporté, mardi, les législatives, d'une courte tête. La Première ministre doit former, dans les prochains jours, un gouvernement minoritaire.

FTVi avec AFP

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 08:39

Françoise David rejoint Amir Khadir à l’Assemblée nationale

Rayonnante, Françoise David a remercié hier soir les électeurs de Gouin pour son élection : « Je pense que vous faites plaisir à beaucoup de monde. »
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Rayonnante, Françoise David a remercié hier soir les électeurs de Gouin pour son élection : « Je pense que vous faites plaisir à beaucoup de monde. »
La voix de Québec solidaire (QS) continuera de résonner à l’Assemblée nationale. Et elle sera plus forte, puisque les coporte-parole Françoise David et Amir Khadir y siégeront côte à côte dès l’ouverture de la nouvelle législature.

« Debout ! Debout ! Françoise ! Françoise ! », scandaient les 2000 solidaires rassemblés à l’Olympia, à Montréal, à l’annonce de l’élection de la présidente de la formation politique dans la circonscription de Gouin.


Le fief du Parti québécois (PQ) est tombé mardi soir dans l’escarcelle de Québec solidaire. Françoise David récoltait au moment de rédiger ces lignes 46 % des votes, comparativement à 32,5 % pour le député péquiste sortant, Nicolas Girard. « Quelle joie ! », a déclaré la nouvelle élue après s’être faufilée tout sourire entre ses sympathisants, agglutinés dans le parterre de la grande salle. Mme David a exprimé sa gratitude aux électeurs de Gouin qui « croient en [elle] et en Québec solidaire ». « Ce soir, vous, gens de Gouin, je pense que vous faites plaisir à beaucoup de monde », a-t-elle ajouté.


Pour sa part, Amir Khadir a été réélu avec facilité dans la circonscription de Mercier, arrachée au PQ lors des élections générales de 2008. Jean Poirier, qui briguait les suffrages sous la bannière du PQ, a échoué à ravir au premier élu solidaire la circonscription montréalaise, dont les limites épousent grossièrement celles de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Le coporte-parole de QS jouissait, mardi en fin de soirée, d’une avance confortable d’environ 6800 votes sur l’ancien président du syndicat d’Aveos. En 2008, il s’était emparé de la circonscription, aux mains du PQ depuis plus de cinq ans, avec une majorité de 810 votes sur son principal adversaire, Daniel Turp.


D’autres espoirs


Québec solidaire a toutefois échoué à faire tomber le fief de Sainte-Marie -Saint-Jacques, aux mains du PQ depuis 1989. Récoltant plus du quart des votes, la candidate Manon Massé accusait un retard de près de 2250 voix sur le candidat vedette du PQ, Daniel Breton (35 %), au moment d’écrire ces lignes. « Nous sommes victimes du mode de scrutin… mais ça va changer. Il faut dès maintenant se mettre en marche ! », a déclaré Manon Massé aux militants en fin de soirée.


L’état-major de QS nourrissait d’autres fous espoirs dans la circonscription de Laurier-Dorion, soit celui de faire élire Andrés Fontecilla. Pari perdu. Profitant de la division du vote entre le PQ et QS, Gerry Sklavounos (PLQ) s’est faufilé au premier rang. « C’est pas grave. On bâtit pour l’avenir », a dit Amir Khadir.


Quelque 6 % des électeurs québécois se sont tournés vers QS. « Beaucoup plus de gens que ça nous aiment. On est même leur choix, leur favori, mais ce foutu mode de scrutin les a forcés à voter contre et non pour leurs idées », a affirmé M. Khadir, convaincu que son parti aurait pu récolter bien plus de votes.


« Je vais à l’Assemblée nationale parce que la justice, ce n’est pas qu’un mot, on veut que ça soit la réalité », a conclu Amir Khadir, qui savourait avec Françoise David un « moment de doux espoir pour le Québec et Québec solidaire ».

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 06:43

nde - le 3 Septembre 2012

"Normalement, le Parti Quebécois devrait être élu"

Les élections au Québec se tiendront le 4 septembre. Louise Beaudoin, députée du Parti Québécois, le parti social-démocrate favori des élections, nous a accordé un entretien dans lequel elle dresse un portrait de l’offre politique à la veille de ce scrutin anticipé.


Les étudiants ont-ils participé à avancer les élections ?


C’est une des justifications que M. Charrest a utilisées pour expliquer ces élections qui sont précipitées. Il aurait dû les faire en décembre ou début 2013. Mais s’il a décidé de les faire là, c’est parce qu’il espérait que son thème de la loi et l’ordre serait prépondérant. Mais il y avait une autre raison plus profonde. Il y a une commission d’enquête sur la collusion et la corruption dans la construction et l’attribution des contrats publics qui commence à siéger le 7 septembre. Ça a beaucoup inquiété M. Charrest qui sait que son parti, le parti libéral, va être épinglé par cette commission. Il voulait faire les élections avant que la commission commence à siéger.

 

La question du Plan Grand Nord aurait aussi réveillé la conscience collective québécoise au même moment où l’on demandait aux étudiants de payer plus. Les Québécois sont-ils en train de renouer avec la question de l’inégalité sociale, de l’inégale répartition des richesses ?


Sûrement. Cette dimension est également présente. Les étudiants ont sonné le réveil sur la question des inégalités sociales, c’est au cœur leur combat. Il y a eu un mouvement qui a dépassé le printemps érable, la simple question des droits de scolarité et touchait par exemple le Plan nord et la création et la redistribution des richesses.

 

C’est pourquoi que QS (Québec Solidaire, coalition de gauche progressiste) prend un peu d’avance…


QS ne peut pas faire plus de 10% des votes, ils ne peuvent pas former le gouvernement.

 

Ils captent des voix sur le Parti québécois…


Sans doute. Mais le parti québécois fait une campagne de centre gauche, plus proche du PS que du PC ou de Mélenchon.

 

Le PQ fait une campagne sociale-démocrate mais qui plait à 32-33% des électeurs ce qui lui donne une avance. Sera-t-elle suffisante pour former un gouvernement majoritaire, c’est que l’on verra le 4 septembre. Mais déjà QS a dit que sur un certain nombre de questions, si jamais le gouvernement québécois, du parti québécois, était minoritaire, il pourrait l’appuyer.

 

M. Charrest a-t-il une possibilité d’être reconduit ?


Ça m’étonnerait qu’il puisse gagner les élections. Mais on peut toujours se tromper car c’est une campagne très compliquée, avec beaucoup de partis et un mode de scrutin uninominal à un tour. Une élection créée pour le bipartisme or nous avons plusieurs partis y compris à droite. Mais Charrest, à mon avis, est en baisse.

 

Vous êtes confiante pour le PQ ?


Oui ! Mais je suis prudente parce que comme je vous dis, il y a beaucoup de partis, c’est donc difficile à dire. Mais normalement, le PQ devrait être élu.

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 00:59

figueroa-CUT.jpg

Depuis plus d'un an, le Chili connaît des mouvements de lutte inédits depuis la chute de la dictature. Manifestations étudiantes et enseignantes, occupations de lycées, grèves de mineurs : la lutte a touché tous les secteurs et s'est assuré la solidarité de l'immense majorité d'un peuple exaspéré par les réformes libérales du gouvernement de droite.

Pourtant, hormis dans certaines branches plus combatives, la direction de la CUT (Centrale unitaire des travailleurs) est apparue comme avançant à reculons dans ce mouvement, privilégiant la voie du « dialogue social » à celle de la grève générale, suscitant la défiance des bases militantes.

Ce 23 août, les 750 000 syndiqués de la CUT étaient appelés à ré-élire leurs instances dirigeantes, à travers l'élection indirecte de 60 conseillers nationaux.

Les communistes à la tête de la CUT, une première depuis 40 ans

Quatre listes étaient présentées au vote : la liste A (« Alternative unitaire ») menée par le syndicaliste du pétrole, démocrate-chrétien, Nolberto Diaz, la liste C (« Les travailleurs au pouvoir») conduite par les gauchistes du MIR et surtout les deux listes principales :


-la liste D (« Autonomie syndicale ») de la direction sortante réformiste, menée par le socialiste Arturo Martinez, à la tête de la centrale depuis douze ans, prônant un syndicalisme de co-gestion ;

 

-liste B (« Unité et lutte ») conduite par les dirigeants syndicaux communistes, Barbara Figueroa, du syndicat des enseignants, et Cristian Cuevas, secrétaire du syndicat des mineurs de cuivre (CTC) ;


Les résultats définitifs tombés le 27 août confirment la victoire étroite de la liste soutenue par le Parti communiste avec 320 000 voix (44%) et 27 délégués, devant la liste de la direction sortante avec 300 000 voix (42%) et 25 délégués. La liste A, démocrate-chrétienne, obtient 98 000 voix (13%) et la liste C, gauchiste, 6 000 (1%).


La victoire est historique. Cela faisait quarante ans que les communistes n'étaient plus à la tête de la Centrale unitaire des travailleurs (CUT), la confédération syndicale historiquement dominante au sein de la classe ouvrière chilienne.

 

Tensions au sein du Parti communiste : soutien à la direction réformiste du syndicat ou liste d'opposition sur des bases de classe ?


Et pourtant, la mise sur pied de cette liste « communiste » a été tout sauf un long fleuve tranquille. Elle a révélé de profondes tensions non seulement au sein du syndicat mais aussi dans le Parti communiste.


D'une part, les débats préalables à la constitution de la liste ont confirmé l'existence d'un puissant courant réformiste dans les rangs communistes.


Au cours des dernières années, aussi au nom des alliances politiques « de gauche » avec le PS, les dirigeants du Parti communiste se sont souvent accommodés de la direction syndicale réformiste de Arturo Martinez. Ils n'ont tout du moins pas manifesté une ligne cohérente vis-à-vis du mouvement syndical.

 

Des syndicalistes affiliés au Parti communiste ont par ailleurs accédé aux plus hautes sphères du syndicat : Jaime Gajardo, président du Syndicat des professeurs, était devenu secrétaire-général de la CUT tandis que Guillermo Salinas s'installait comme sous-secrétaire de la CUT, et devenait le bras droit officieux du président Martinez.

 

D'autre part, les mouvements de lutte dans les secteurs des mines et de l'éducation ont mis sur le premier plan des figures d'un syndicalisme plus combatif. On pense à Camila Vallejo, jeune communiste et secrétaire du syndicat des étudiants de l'Université du Chili (FECH), mais aussi Cristian Cuevas, secrétaire de la Centrale des travailleurs du cuivre (CTC).

 

Cristian Cuevas, militant du Parti communiste, n'a pas hésité dans les dernières semaines à exprimer son opposition frontale à la ligne réformiste, de concertation, et à la gestion du syndicat quasi mafieuse d'Arturo Martinez, appelant les dirigeants communistes à s'en dissocier.

 

Après des tensions vives entre dirigeants syndicaux « communistes », partagés entre ceux intégrés à la direction réformiste et contestataires de la ligne de la direction, c'est une liste de compromis qui a été établie par le Parti communiste :

 

Cristian Cuevas nommé numéro 2 de la liste et Barbara Figueroa, secrétaire-générale du syndicat enseignant, figure de la lutte de l'an dernier pour l'éducation publique, était désignée tête de liste.

 

Parmi les membres actuels de la direction de la CUT, si Jaime Gajardo se ralliait – après une période de tensions assez vives avec Cuevas – à la liste communiste, Guilllermo Salinas décidait lui de soutenir jusqu'au bout la liste de la direction syndicale réformiste.

 

A la suite de la victoire, la nouvelle présidente de la CUT, Barbara Figueroa, a tenu à affirmer la victoire, non pas d'un « courant » politique mais bien d'une conception de la lutte syndicale et politique alternative, plus combative :

 

« On a perdu en crédibilité et en confiance, car pendant des années on a soutenu une ligne de concertation, de petits accords, avec la logique du 'on fait ce qu'on peut'. Cela manquait cruellement de combativité. Cette façon de faire du syndicalisme, c'est terminé. C'est une nouvelle étape qui s'ouvre, plus combative, où non seulement on va aller au combat, mais où surtout nous devrons être capables de gagner des avancées ».

 

Au Chili, comme en Uruguay en octobre 2011, les communistes – avec des contradictions et des tensions internes – sont parvenus à mettre en échec les directions réformistes des centrales syndicales unitaires.

 

Au moment où la lutte des étudiants et des enseignants est relancée, où le mouvement des mineurs pour la défense de leurs conditions de vie et la re-nationalisation du cuivre est toujours d'actualité, la victoire historique du courant de classe dans la CUT ouvre aux travailleurs chiliens de meilleures perspectives pour mettre en échec les projets gouvernementaux et ouvrir, par la lutte, une alternative au système hérité de Pinochet.

 

Article AC

 

Source : "Solidarité Internationale PCF"  

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 19:06
Le Rapport Anti-Empire
Que faudra-t-il à l’Empire US pour s’effondrer ?
William BLUM
« Nous prêtons allégeance à la république représentée par l'Amérique et non à l'empire qui la fait souffrir » (1) Il a fallu une révolution à Louis XVI, deux défaites militaires historiques à Napoléon, de multiples révolutions dans le Nouveau Monde à l'empire espagnol, une révolution communiste au Tsar russe, la Première Guerre Mondiale à l'empire Austro-hongrois et Ottoman, la Deuxième Guerre Mondiale au Troisième Reich, deux bombes atomiques à l'Empire du Soleil Levant, un coup d'état militaire à domicile à l'empire portugais en Afrique. Que faudra-t-il pour l'Empire américain ? Peut-être l'érosion d'admiration et de soutien, d'un groupe de personnes après l'autre, d'un pays après l'autre, à chacune de ses guerres, de ses bombardements, occupations, tortures, et mensonges qui rongent la façade de la bien-aimée et légendaire « Amérique » ; un empire sans pareil dans toute l'histoire, qui est intervenu massivement et brutalement, en temps de paix comme en temps de guerre, dans la plupart des pays de la planète, (...) Lire la suite »
Arabie Saoudite : le silence complice des bourgeoisies occidentales sur les révoltes populaires
Mohamed BELAALI

Les manifestations contre la dynastie des Al Saoud notamment dans les provinces orientales se poursuivent et se ressemblent. Chaque manifestation se termine par une répression sanglante. Cette violence exercée sur des manifestants pacifiques se fait à huis clos. Le silence des États-Unis, de l’Europe et de leurs médias sur ces exactions est impressionnant. Leur complicité avec ce Royaume moyenâgeux est totale. Les richesses pétrolières enfouies sous le sable de l’Arabie, le rôle de défenseur des intérêts impériaux de l’impérialisme américain font de cet État féodal un « ami » de toutes les bourgeoisies occidentales et l’ennemi de tous les travailleurs et de tous les peuples qui aspirent à se libérer du joug des régimes d’un autre âge et de leurs protecteurs impérialistes.

« Nous ne sommes pas la Tunisie, ni l’Égypte, ni ... » répètent souvent le régime saoudien et ses médias. Certes la contestation en Arabie Saoudite n'a ni l'ampleur ni la portée des soulèvements populaires en Tunisie, en Égypte, à Bahreïn ou au Yémen. Mais le peuple saoudien, comme l'ensemble des peuples arabes, aspire lui aussi à se débarrasser de la dynastie des Al Saoud et à se réapproprier sa fabuleuse richesse pétrolière. Il sait également que cette richesse est la plus convoitée et la plus protégée au monde. La famille royale qui possède tous les pouvoirs, n'est en fait qu'un instrument entre les mains de l'impérialisme américain qui l'utilise conformément à ses propres intérêts. Le pétrole reste encore une ressource économique vitale pour la bourgeoisie américaine d'autant plus que ses propres réserves ne cessent de diminuer. Les compagnies pétrolières des États-Unis étaient présentes sur le sol saoudien dès 1933 avec la Standard Oil of California (Socal) qui formera un groupe avec Texas Oil Company (...) Lire la suite »
Espagne. Un sauvetage bancaire, mais à quel prix ?
Jérôme DUVAL
Face à une dette privée des institutions financières (banques principalement) devenue dangereuse car reposant sur une accumulation de crédits hypothécaires à risques, c’est-à-dire avec une forte probabilité de non paiement, le royaume d’Espagne, sur le conseil de sociétés privées, a décidé de transférer ce risque aux institutions publiques. Mais qui sont ces sociétés privées, et quels intérêts servent-elles ? L’Etat paie 2 millions d’euros des entreprises privées au bilan douteux pour le conseiller Le 21 juin 2012, les cabinets d’audit Olivier Wyman et Roland Berger, engagés par le gouvernement Rajoy, livrent leurs rapports tant attendus et confirment ce que tout le monde savait : le secteur bancaire espagnol a besoin d’être assaini. Ils précisent toutefois que le montant nécessaire pourrait aller jusqu’à 62 milliards d’euros. Ces sociétés privées ont empoché la bagatelle de quelque 2 millions d’euros aux frais du contribuable pour ce travail « d’expertise ». Mais qui sont ces cabinets d’audit censés livrer le (...) Lire la suite »
Pussy Riot et Amnesty International : Le déclin de la protestation politique (Counterpunch)
Diana JOHNSTONE
Il était une fois une organisation appelée Amnesty International qui se consacrait à la défense des prisonniers de conscience partout dans le monde. Son action était guidée par deux principes qui ont contribué à son succès : la neutralité et la discrétion. Dans le contexte de la Guerre Froide, Amnesty International à ses débuts prenait soin d'équilibrer ses campagnes en faveur des prisonniers entre les trois régions idéologiques : l'Occident capitaliste, l'Est communiste et les pays en voie de développement du Sud. Les campagnes étaient discrètes, évitant les polémiques idéologiques et se concentrant sur les conditions physiques et juridiques des prisonniers. Leur objectif n'était pas de se servir des prisonniers comme d'une excuse pour s'épancher contre un gouvernement « ennemi », mais de convaincre les gouvernements de cesser toute persécution contre des dissidents non-violents. L'organisation réussit à exercer une influence civilisatrice universelle. Depuis la fin de la Guerre Froide, le travail (...) Lire la suite »
L’Amérique sombre dans la pauvreté - Les méga riches et les "bouches inutiles" (Counterpunch)
Paul CRAIG ROBERTS
Les Etats-Unis se sont effondrés sur le plan social, politique, légal, constitutionnel, environnemental et moral. Le pays qui existe aujourd'hui n'est plus que l'ombre du pays où je suis né. Dans cet article, je vais traiter de l'effondrement économique des Etats-Unis. Dans les articles suivants je traiterais d'autres aspects du collapsus étasunien. Sur le plan économique, les Etats-Unis ont atteint le stade de la pauvreté. Comme dit Peter Edelman "Les petits salaires sont la norme." Aujourd'hui dans l'Amérique de "la paix et la démocratie", la "seule superpuissance de la planète", un quart de la main d'oeuvre travaille pour un salaire de moins de 22 000 dollars par an (17 500 E), le seuil de pauvreté pour une famille de quatre personnes. Parmi ces personnes dont le salaire est si bas, il y a les diplômés des universités qui ont fait des emprunts énormes pour payer leurs études et qui partagent leur appartement avec trois ou quatre autres infortunés de leur espèce. Il y a aussi les familles (...) Lire la suite »
BHL : "Une intervention internationale contre Israël est un impératif historique !"
Djamaleddine BENCHENOUF
BHL est aux avant-postes de la révolution du Kéfieh, aux côtés des révolutionnaires, depuis le premier jour du printemps palestinien. New-York, le 2 mars 2013 : Il est partout ! C’est grâce à lui que l’insurrection palestinienne a forcé le black-out qui tentait de l’occulter, pour que le carnage puisse, encore une fois, se commettre à huis-clos. Il a interpellé, sans désemparer, toutes les puissances occidentales, et a exigé que les forces de l’OTAN interviennent énergiquement contre le régime israélien. Il n’y a pas de jour où il ne convoque la presse, pour la tenir informée des exactions de masse, commises par l’armée sioniste. Hier, à New-York, devant un parterre de journalistes venus du monde entier, il a déclaré que les démocraties occidentales devaient prendre leurs responsabilités historiques, et qu’un tel carnage de populations civiles exigeait une réaction vigoureuse de la communauté internationale. Il a particulièrement exhorté le Président français à « se bouger le cul », pour reprendre sa propre (...) Lire la suite »
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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL
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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 18:56

 

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