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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 01:34

  - le 13 Février 2012

Le Front de gauche décrète la solidarité avec le peuple grec

Le candidat du Front de gauche à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon et 500 sympathisants, scandant "Résistance" ou "Solidarité avec le peuple grec", se sont réunis ce lundi soir devant l'ambassade de Grèce à Paris, en soutien aux manifestations massives dans ce pays contre un nouveau plan de rigueur.


Sur l'avenue d'Iéna, artère huppée du XVIe arrondissement de Paris, Jean-Luc Mélenchon a pris la parole pour se demander: "Je ne sais pas à quoi ont pu croire les bureaucrates qui ont imposé neuf plans d'austérité à la Grèce, il y a un moment où les gens n'ont plus rien à perdre. Et la Banque centrale européenne possède des titres de dette grecque (...). Elle touche des intérêts sur ces titres, on marche sur la tête!"

 

"Je voudrais interpeller François Hollande en l'appelant à voter contre le mécanisme de stabilité que va mettre en place l'Union européenne", a-t-il encore affirmé.

Dans la foule l'entourant se côtoyaient militants du Front de Gauche, du PCF, du NPA, ainsi que des Indignés et des manifestants portant le masque caractéristique des "Anonymous".

  • A lire:

"Solidarité avec le peuple grec"

par Patrick Le Hyaric, député au parlement européen et directeur de l'Humanité

"Je m'adresse à  tous les salariés, à tous les peuples de l’Europe.

 

Et si dans les mois, les années qui viennent nous étions traités comme le sont les Grecs ? Plan d’austérité après plan d’austérité, les autorités européennes leur imposent une effroyable purge sociale : diminution du salaire minimum de près d’un quart -en France une telle mesure ramènerait le SMIC à 1000€-, suppression cette année de quinze mille emplois publics, nouvelle baisse des retraites, diminution de la sécurité sociale, privatisation de quatre nouvelles entreprises. C’est une effroyable saignée qui épargne les armateurs, la  riche Eglise orthodoxe, les banquiers et les  spéculateurs. On ne peut tolérer que soit ainsi traité au XXIème siècle, sur le continent européen, un peuple qui a légué au monde les principes de la démocratie aujourd’hui piétinés par les autorités européennes... Lire la suite...

  • A lire aussi:

Grèce: "Qui sème la misère récolte le vent" (Pierre Laurent, PCF)

La Grèce sacrifiée sur l'autel de la dette (Attac France)

La Grèce s'inflige une nouvelle saignée pour être maintenue sous perfusion 

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 19:45

Athènes, dimanche soir

  - le 12 Février 2012

Grèce: malgré la résistance de la rue, Athènes adopte l’austérité

Athènes, envoyé spécial. Malgré les défections d'une quarantaine de députés des partis de la coalition gouvernementale, le nouveau plan d'austérité imposé à la Grèce par l'Union européenne et le Fonds monétaire international a été adopté par le parlement. Dans la rue, les manifestations sévèrement réprimées ont fait au moins 50 blessés à Athènes et de nombreux immeubles en feu. Deux figures historiques de la Grèce contemporaine, Manolis Glezos et Mikis Theodorakis, présents dans la manifestation, ont reçu de fortes doses de gaz lacrymogène. Retour sur cette journée cruciale avec le récit de notre envoyé spécial, Fabien Perrier.

Les scènes qui se déroulent actuellement à Athènes sont d’une violence inouïe, indécente dans un pays membre de l’Union Européenne, censée respecter des valeurs aussi fondamentales que les droits de l’Homme ou la démocratie. Alors que les milliers de manifestants se rassemblaient tranquillement sur la place Syntagma, à l’appel des deux confédérations syndicales GSEE (privé) et Adedy (public) et de la gauche (Syriza, Andarsia…) ou sur la place Omonia à l’appel du KKE, la police a littéralement gazé la place, puis les rues alentours. Le prétexte invoqué pour justifier ces actes: des groupes de contestataires ont fait pression sur un cordon des forces antiémeutes devant l'esplanade du soldat inconnu, en contrebas du parlement, selon les images en direct du site internet Zougla.

Au sein de la Vouli, les députés débattaient d'un plan d’austérité, dont l’application est une condition sine qua non afin que les gouvernements de l’Union Européenne accordent un nouveau prêt à la Grèce. Ce plan comporte pourtant le même type de mesures que celles appliquées depuis mai 2010, lors du vote du 1er mémorandum contre un premier prêt de 110 milliards d’euros. Depuis, la Grèce s’enfonce dans la récession, le chômage et la misère. Le nombre de chômeurs a ainsi franchi la barre des 1 million dans un pays qui compte 12 millions d’habitants! Dans ce contexte, le ras-le-bol grimpe dans la population. Son expression alterne cependant entre un sentiment d’impuissance, correspondant à un reflux des protestations, et une volonté d’agir, voire d’en découdre, correspondant à un renouveau des mouvements sociaux.

Tout a été fait pour vider la place de la Constitution

Depuis lundi 6 février, les Grecs auront ainsi vécu 3 grèves générales, dont une de 48 heures, trois journées d’action consécutives, avec, à la clé, un dimanche au cours duquel l’encerclement du Parlement était prévu. Il n’aura pu avoir lieu tant tout a été mis en œuvre pour vider la place de la Constitution du moindre manifestant : gaz lacrymogènes, et autre produits chimiques, bombes assourdissantes, escadrons de police à moto… 

A 22 heures, 5 heures après le début de la manifestation, la population restait cependant massée dans les artères avoisinantes. La télévision grecque, publique comme privée, passait sous silence cette persistance de la contestation. En revanche, elle ne cessait de retransmettre les débats dans la Vouli, où les deux principaux groupes, Pasok (socialistes) et Nouvelle Démocratie (droite) tenaient le discours de la dramatisation: le nouveau plan ou la faim.

Des barricades dans les rues

La faim, de toute façon, est elle aussi contenue dans le plan: baisse de 22% du salaire minimum, coupe dans les retraites, licenciements facilités… Tous les ingrédients de la paupérisation que connait actuellement le pays sont renforcés. Mais la population ne souhaite pas accepter cette dose supplémentaire d’austérité. Ainsi, à 22h.15, elle commençait à établir des barricades dans les rues adjacentes à la place Syntagma. La sécurité civile évacuait des blessés. Des bâtiments étaient en feu. Malgré tout, une importante quantité d’irrésistibles continuait à rester dans les rues, bravant les forces de l’ordre, défiant un pouvoir qui refuse de les entendre.

 

  • A lire:

La Grèce s'inflige une nouvelle saignée pour rester sous perfusion

L'UE ramène la Grèce au Moyen-Age

Notre dossier consacré à la Grèce

Fabien Perrier

 


 

DETTE

Au sujet de la dette grecque,je pense qu'il faudrait d'abord préciser qu'il ne s'agit pasd'argent entièrement dépensé...L'Euro impose d'emprunter aux banques privées,leur fournissant ains une bonne rente.,et du même coup imposant aux etats pas mal d'intérêts à leur verserAnisi la dette française serait quasiment nulle si nous avions la chance de pouvoir comme ces "Gauchistes"de gouvernements du japon,de Gb,des USA de pouvoir emprunter directement auprès de notre BCE(cecipour montrer que la "dette" des européens n'est pas faite que d'argent dilapidé..)..Autre aspect de la question,c'est que Goldmann Sachs a grandement "aidé" les gecs à rentrer dans le piège européen.Il faut encore ajouterqu'une partie de la dette a bien pofitéà des marchands d'armes Français et allemands et enfin que Papandréou a bien volontairement "endetté" la Grèce
Autre remarque importante ,la zone Euro sans frontières est devenue une jungle où les excédents des uns font les déficits des autres,favorisant les tricheurs qui au lieu de se fournir dans la Zone vont chercher leurs fournitures en Asie,ce qui bien entendu ne favorise pas les pays comme la Grèce
l'Europe est en train de démontrer plus que les "populistes "qu'elle n'est qu'un espace commercial sans loi et sans unitéDes règles sont décidées dans un arbitraire total .posons une seule question,serait-il souhaitable que l'Euro explose immédiatement avant qu'il nous ait tous condamnésà la régression politique ,économique ,morale???....

 

Je m'appelle Hélène...

Je m'appelle Hélène...

Je m’appelle Hélène…Je suis grecque… la Grèce… quelle étrange tendresse ?
Ma ville natale ne s’écrit plus en lettres capitales
ATHÈNES mère, marraine !
J’ai décidé sous l’œil de cette caméra
De mettre fin à mes jours
De m’arroser d’essence et de m’immoler par le feu
Parce que je n’ai pas envie de te céder
Pour une poignée d’euros
Ni de concéder une goutte d’hydrogène et deux gouttes d’oxygène pour combler un trou que l’Europe a creusé pour nous abuser toutes les deux.
Athènes, mère, marraine !
Je n’ai pas envie que tu meures
Je n’ai pas envie qu’on t’assiste
Pour respirer, manger ou bouger
Je n’ai pas envie de te confier à un tiers
Ni te mettre entre les mains de quelques pervers europhiles… des financiers déguisés en justiciers pour te sous-traiter comme une vulgaire marchandise avant de te retirer tes organes vitaux et te vider de ton sang et jeter tes mémoires dans les poubelles de l’histoire…
Pour eux, ta vie ne vaut pas un euro
Et un euro qu’est-ce que ça vaut ?

http://www.lejournaldepersonne.com/2012/02/je-mapelle-helene/

 

Soutient total !

Peu de place accordé dans votre article à la lutte exemplaire que mènent les communistes grecs, de plus dans votre article il n'est cité nul part la manifestation du PAME (le front des travailleurs) syndicat rouge grec qui mène lui aussi une lutte de classe face a la dictature bourgeoise ! Dans un contexte comme le notre il serait pourtant bien de montrer que le Parti communiste est l'organisation des travailleurs, celle de la lutte contre le capitalisme et de la construction d'une société nouvelle en Grèce comme en France. Le front de Gauche OK mais n'oublions pas qui nous sommes

 
 

Parti communiste Grecque

Le rassemblement, les manifestations et la resistance contre la dictature des grands financiers à Athènes sont à l'appel notamment du parti communiste Grecque et des principaux syndicats du pays

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 19:44

lundi 13 février 2012

Grèce : "Qui sème la misère récolte la colère" (Pierre Laurent)

Les dirigeants européens et le FMI ont exigé du gouvernement grec – non élu et illégitime – un nouveau plan d'austérité pour le déblocage de l'aide de l'UE. Cette aide n'est pourtant pas destinée au développement social dont la Grèce a un besoin vital, mais à garantir le remboursement des dettes de l'Etat grec aux banques.
Ceux qui en France, Nicolas Sarkozy en tête, ont mis la pression pour que ces mesures indignes soient adoptées - et qui d'ailleurs imposent les mêmes aux français - nous font honte. Ils ne représentent pas le peuple français, solidaire du peuple grec.
C'est le 8ème plan d'austérité qui, comme les 7 premiers, est censé régler une fois pour toutes le problème de la crise de la dette grecque.
Les 7 autres plans ont consisté à baisser les salaires des fonctionnaires de 50%, à privatiser les services publics, fermer des écoles et asphyxier les hôpitaux, pour au final, n'avoir pour conséquence que l'explosion du chômage, de la précarité et de la pauvreté.
Aujourd'hui, alors que la récession économique est bien installée, la troïka remet le couvert et le pays est mis sous tutelle pour de nouvelles attaques sur les retraites, la suppression du salaire minimum dans le secteur privé, nouvelles suppressions d'emploi dans la fonction publique... Bref, les mêmes recettes, la même méthode et les mêmes qui trinquent.
Comment alors ne pas comprendre l'exaspération populaire qui s'exprime en ce moment même à Athènes et dans de nombreuses villes grecques ? Comme on dit «Qui sème la misère récolte la colère».
Le PCF soutient les citoyens grecs en lutte et les parlementaires de gauche qui ont porté la parole du peuple dans la Vouli en votant contre ce texte dangereux pour la Grèce comme pour toute l'Europe. Il appelle, aux côtés de ses partenaires du Front de gauche, au rassemblement ce soir devant l'ambassade grecque à 18h30 à Paris.
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Président du PGE

Paris, le 13 février 2012.

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 13:33

 

Amis socialistes, allez vous faire voir chez les Grecs

Quelle joie, ce matin, au réveil de lire de belles proclamations de solidarité avec le peuple grec !

Hier soir, je m’étais allé coucher avec des images terribles : des dizaines de milliers de manifestants dans les rues d’Athènes, laissant éclater leur colère, au moment où, dans un terrifiant élan d’union sacrée, le Pasok (la social-démocratie grecque), la droite et l’extrême-droite hellènes s’apprêtaient à voter un nième plan d’austérité entérinant une baisse de 22 % du pouvoir d’achat de nos frères Grecs. Une fois de plus, les esclaves et les ilotes modernes passaient par pertes et profits et les 2 % de Grecs bénéficiant de la citoyenneté sacrifiaient les autres sur l’autel austéritaire des exigences combinées de la Banque centrale européenne, de l’Union européenne et du Fonds monétaire international.

On comprend donc que, dans ce pays qui a vu la naissance - à tout le moins théorique - de la démocratie, le peuple manifeste sa colère. Même de manière violente. Les grèves de l’année 2011 assorties de cortèges jamais vu dans la péninsule n’ayant été entendues, oui, je partage la colère et la révolte de mes camarades Grecs. Qui ne ressent et fait sienne cette émotion ? L’excellent Gérard Filoche n’a eu de cesse, avec ses amis de Démocratie et Socialisme, d’afficher un beau soutien au peuple grec. Sur twitter, j’ai lu ce superbe : « En Grèce les “casseurs” ce sont le l’UE, la BCE et le FMI ! N’en déplaise à la presse aux ordres ! », signé d’un rédacteur de Démocratie et Socialisme. Je partage !

Sur son blog, Gérard Filoche va plus loin : sa note est très lucidement titrée« Si vous n’êtes pas solidaires des Grecs vous subirez leur sort : le néolibéralisme Merkel Sarkozy c’est la barbarie ». J’ai été surpris de lire, via twitter, que l’ex lieutenant de Dominique Strauss-Kahn, Jean-Christophe Cambadélis, partageait une opinion assez proche finalement. Je suis donc allé sur son blog pour lire ceci : « Tout cela démontre que non seulement l’Europe est loin d’être sauvée par le traité Merkel, mais l’explosion sociale est au bout de l’austérité. »

Je n’en peux mais. Ces propos sont extrêmement proches de ceux tenus par le Front de Gauche. En témoigne l’appel lancé par le Parti de Gauche à une manifestation de soutien au peuple grec, ce lundi 13 février à 18h30 place d’Uruguay à Paris, à proximité immédiate de l’ambassade de Grèce mais aussi des bureaux parisiens du FMI. Voici ce que déclare le PG : « Dimanche, le peuple grec a dit non à la soumission de la majorité de ses députés au diktat des marchés. Il dit non à un plan d’austérité imposé par le FMI et l’union européenne qui finirait de l’étrangler. Il crie “résistance” en son nom mais aussi en celui de tous les peuples européens qui sont victime du système financier. » Est-ce que j’exagère en soulignant les convergences entre Filoche, Cambadélis et ma modeste organisation politique ?

Pendant ce temps-là, que dit le candidat soutenu par mes amis Gérard et Jean-Christophe ? Les choses sont on ne peut plus claires puisqu’il s’est exprimé sur Canal+ dans l’émission Dimanche+ : D’abord, il justifie les terribles plans d’austérité adoptés par le Parlement grec dont le dernier qui prévoit une baisse du SMIC ! En effet, il regrette que le gouvernement n’ait pas fait « plus fort, plus vite ». Hollande déclare donc que la rigueur (austérité) devait être plus forte et qu’elle s’imposait plus tôt pour sortir la Grèce de la faillite. Il regrette que Papandréou « ait fait preuve de mansuétude ». A tout le moins, il y a de la cohérence avec sa « rigueur juste ».

Docteur Gérard et Mister Filoche

Je ne conteste en rien le droit de François Hollande d’assumer sa cohérence politique. Je propose en revanche à MM. Filoche et Cambadélis d’affirmer leur cohérence. Soit ils considèrent que ce qui se passe en Grèce est révélateur de ce que produit l’austérité comme drame et ils rejoignent le Front de Gauche. Soit ils considèrent que le plus important est l’élection de François H. et, dans ce cas, il serait bien qu’ils ne tirent pas dans le dos de leur héraut. Je dis ça, c’est pour eux. Enfin, surtout pour lui. Mais pour eux aussi, parce que là, chacun peut se poser la question : sont-ils schizophrènes ou simplement malhonnêtes intellectuellement ?

Pour ma part, je suggère à mes amis socialistes, pour trancher leur débat et qu’ils se rendent compte des effets mortifères de l’austérité, d’aller se faire voir chez les Grecs.

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 10:02

Athènes, dimanche soir

  - le 12 Février 2012

Grèce: malgré la résistance de la rue, Athènes adopte l’austérité

Athènes, envoyé spécial. Malgré les défections d'une quarantaine de députés des partis de la coalition gouvernementale, le nouveau plan d'austérité imposé à la Grèce par l'Union européenne et le Fonds monétaire international a été adopté par le parlement. Dans la rue, les manifestations sévèrement réprimées ont fait au moins 50 blessés à Athènes et de nombreux immeubles en feu. Deux figures historiques de la Grèce contemporaine, Manolis Glezos et Mikis Theodorakis, présents dans la manifestation, ont reçu de fortes doses de gaz lacrymogène. Retour sur cette journée cruciale avec le récit de notre envoyé spécial, Fabien Perrier.


Les scènes qui se déroulent actuellement à Athènes sont d’une violence inouïe, indécente dans un pays membre de l’Union Européenne, censée respecter des valeurs aussi fondamentales que les droits de l’Homme ou la démocratie. Alors que les milliers de manifestants se rassemblaient tranquillement sur la place Syntagma, à l’appel des deux confédérations syndicales GSEE (privé) et Adedy (public) et de la gauche (Syriza, Andarsia…) ou sur la place Omonia à l’appel du KKE, la police a littéralement gazé la place, puis les rues alentours. Le prétexte invoqué pour justifier ces actes: des groupes de contestataires ont fait pression sur un cordon des forces antiémeutes devant l'esplanade du soldat inconnu, en contrebas du parlement, selon les images en direct du site internet Zougla.

Au sein de la Vouli, les députés débattaient d'un plan d’austérité, dont l’application est une condition sine qua non afin que les gouvernements de l’Union Européenne accordent un nouveau prêt à la Grèce. Ce plan comporte pourtant le même type de mesures que celles appliquées depuis mai 2010, lors du vote du 1er mémorandum contre un premier prêt de 110 milliards d’euros. Depuis, la Grèce s’enfonce dans la récession, le chômage et la misère. Le nombre de chômeurs a ainsi franchi la barre des 1 million dans un pays qui compte 12 millions d’habitants! Dans ce contexte, le ras-le-bol grimpe dans la population. Son expression alterne cependant entre un sentiment d’impuissance, correspondant à un reflux des protestations, et une volonté d’agir, voire d’en découdre, correspondant à un renouveau des mouvements sociaux.

 

Tout a été fait pour vider la place de la Constitution


Depuis lundi 6 février, les Grecs auront ainsi vécu 3 grèves générales, dont une de 48 heures, trois journées d’action consécutives, avec, à la clé, un dimanche au cours duquel l’encerclement du Parlement était prévu. Il n’aura pu avoir lieu tant tout a été mis en œuvre pour vider la place de la Constitution du moindre manifestant : gaz lacrymogènes, et autre produits chimiques, bombes assourdissantes, escadrons de police à moto… 

 

A 22 heures, 5 heures après le début de la manifestation, la population restait cependant massée dans les artères avoisinantes. La télévision grecque, publique comme privée, passait sous silence cette persistance de la contestation. En revanche, elle ne cessait de retransmettre les débats dans la Vouli, où les deux principaux groupes, Pasok (socialistes) et Nouvelle Démocratie (droite) tenaient le discours de la dramatisation: le nouveau plan ou la faim.

 

Des barricades dans les rues


La faim, de toute façon, est elle aussi contenue dans le plan: baisse de 22% du salaire minimum, coupe dans les retraites, licenciements facilités… Tous les ingrédients de la paupérisation que connait actuellement le pays sont renforcés. Mais la population ne souhaite pas accepter cette dose supplémentaire d’austérité. Ainsi, à 22h.15, elle commençait à établir des barricades dans les rues adjacentes à la place Syntagma. La sécurité civile évacuait des blessés. Des bâtiments étaient en feu. Malgré tout, une importante quantité d’irrésistibles continuait à rester dans les rues, bravant les forces de l’ordre, défiant un pouvoir qui refuse de les entendre.

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 09:10

Grèce:  les députés choisissent l'euro et votent l'austérité, Athènes s'enflamme

La Grèce a choisi dimanche d'accepter l'austérité imposée par ses créanciers afin de pouvoir échapper à la faillite et rester dans la zone euro, après un vote du parlement en faveur d'un programme de rigueur draconienne violemment contesté lors de spectaculaires manifestations.

Photographe : :: Le ministre des Finances Evangelos Venizelos et le Premier ministre Lucas Papademos le 12 février 2012 au Parlement à Athènes photo : AFP

Après un débat en procédure d'urgence au parlement, le programme a été adopté par 199 voix de majorité sur un total de 300 députés, dont 278 présents, dans une enceinte où le gouvernement de coalition socialistes-conservateurs pouvait théoriquement compter sur 236 voix.

 

Les membres du gouvernement avaient solennellement mis en garde contre des scénarios d'apocalypse ou de "chaos" pour la Grèce, si les députés votaient contre le programme, en affirmant que le pays serait alors conduit à se déclarer rapidement en cessation de paiement, et à sortir à plus ou moins long terme de l'euro.

Le chaos, il était dans les rues de la capitale.

De violentes manifestations réunissant 80.000 personnes à Athènes selon la police, ont littéralement enflammé Athènes, avec une quarantaine de départs de feu ou incendies dans des bâtiments ou équipements du centre, selon un communiqué du ministère de la Protection du citoyen. Une boutique d'articles culinaires de luxe a été ravagée par les flammes, les pompiers éprouvant des difficultés à se frayer un passage au milieu de rues où s'affrontaient les forces de l'ordre et des  manifestants.

 

A Athènes, le ministère de la Santé a recensé 54 personnes blessées. A Salonique, les manifestations ont rassemblé 20.000 personnes et la police a recensé six banques endommagées.

 

A peine la manifestation contre le plan proposé aux députés avait-elle commencé vers 15H00 GMT que les premiers incidents ont démarré lorsqu'un important groupe de contestataires regroupés devant le parlement a fait pression sur l'important cordon policier disposé autour du bâtiment. La police a aussitôt riposté en faisant usage de gaz lacrymogènes.

 

Aux  jets de gaz lacrymogènes des forces antiémeutes   Les manifestants se sont alors retirés dans les rues adjacentes, qui se sont transformées en champs de bataille: des manifestants qui répliquaient jetaient des pierres, des morceaux de marbre et des cocktails Molotov sur les forces de répression.

 

La colère des personnes mainfestants à brisé des vitrines de magasins sur les grandes avenues du centre.

 

Les contestataires avaient commencé à affluer sur la place Syntagma en début d'après-midi à l'appel des deux grandes centrales syndicales grecques, la GSEE pour le privé et l'Adedy pour le public, ainsi que de la gauche radicale. "Les députés s'apprêtent à voter des mesures qui vont conduire à la mort de la Grèce (...) mais le peuple ne va pas céder", s'est exclamé le compositeur grec Mikis Theodorakis qui s'est joint aux contestataires à Athènes, juste devant le Parlement.

A l'intérieur du parlement, dont les abords étaient gardés par quelque 3.000 policiers, les discussions ont été très vives, marquées par de fréquents incidents de séance entre les rangs gouvernementaux et l'opposition de gauche communiste.

 

Visiblement tendu, le ministre des Finances Evangélos Vénizélos, qui mène depuis des semaines des négociations difficiles avec les créanciers du pays, avait rappelé aux députés que le programme devait être adopté dimanche soir pour éviter la faillite. Il a souligné que l'Eurogroupe, qui pourrait se réunir mercredi, réclamait un vote positif des députés en préalable au déblocage du deuxième plan de sauvetage du pays, combinant renflouement via des prêts publics de 130 milliards d'euros et désendettement via l'effacement de 100 milliards d'euros de créances.

 

Le pays espère entamer cette dernière opération avec ses créanciers privés d'ici au 17 février, a précisé M. Vénizélos. Le représentant des créanciers privés, Charles Dallara, avait lui aussi appelé les députés à voter oui, et prévenu que la Grèce n'avait plus une minute à perdre, dans un entretien avec le quotidien Kathimérini.

 

Avant le vote, le président du parti de droite Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, et celui du parti socialiste Georges Papandréou ont appelé à la tribune les députés à voter en faveur du paquet d'austérité, un des votes les plus "difficiles de l'histoire" en raison des contraintes qu'il impose au peuple grec, selon M. Samaras. Chacun des deux partis a prononcé l'exclusion d'une vingtaine de députés qui ne sont pas conformés aux consignes de vote.

 

Le Premier ministre Lucas Papademos a condamné la violence et les destructions qui ont eu lieu, tout en soulignant l'importante du choix fait par les parlementaires: "avancer avec l'Europe et la monnaie unique" ou "précipiter le pays dans la misère, la banqueroute, la marginalisation et l'exclusion de l'euro". Sans cet aval, la Grèce n'avait aucune chance de recevoir le moindre centime d'aide pour éviter un défaut de paiement incontrôlé en mars, à l'échéance de créances de 14,5 milliards d'euros.

 

Juste avant le vote, les ministres allemands des Finances et des Affaires étrangères avaient accentué les pressions sur Athènes. "Les promesses de la Grèce ne nous suffisent plus. Ils doivent, lors d'un nouveau programme, d'abord mettre en oeuvre les parties de l'ancien programme et économiser", avait déclaré le ministre des Finances Wolfgang Schäuble.

Mais le plan d'austérité accepté en échange du renflouement et du désendettement ouvre la voie à une chute brutale des salaires dans le privé, censée redonner de la compétitivité aux entreprises du pays.

 

Les syndicats ont jugé que ce plan faisait le "tombeau de la société", tandis que la gauche communiste et radicale a réitéré au parlement sa demande d'élections immédiates, considérant que la Grèce n'a rien à perdre à mettre ses créanciers au défi de la lâcher. L'accord gouvernemental affiché jeudi sur ce plan s'était vite fissuré, avec la démission dès le lendemain de six membres du gouvernement: deux socialistes et quatre cadres de la formation d'extrême droite Laos, qui avait rallié en novembre le gouvernement de coalition.

 

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 23:29

3029La plus grande manifestation de ces trente dernières années au Portugal : 300 000 manifestants à l'appel de la CGTP à Lisbonne contre les nouvelles mesures d'austérité

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

    300 000 manifestants sont descendus dans les rues de Lisbonne ce samedi 11 février, à l'appel de la seule CGTP, pour dire Non à une nouvelle déclaration de guerre contre les travailleurs portugais.

    La manifestation, partie de la Place des Restaurateurs vers le Terreiro do Paço, une des plus grandes places d'Europe, est selon le secrétaire de la CGTP, « la plus grande manifestation de ces trois dernières décennies ».

    En ligne de mire des manifestants, les mesures dites d'austérité proposées par le nouveau gouvernement de droite, avec l'accord du PS qui a mis en œuvre les quatre plans d'austérité précédents, et imposées par la « troïka » BCE/Union européenne/FMI.

    Le nouveau gouvernement a déjà fait passé fin 2011 une nouvelle hausse de la TVA, la suppression des treizième et quatorzième mois pour les fonctionnaires, la concession de parts de l’État dans diverses entreprises publiques (électricité, caisse des dépôts) ou encore de nouvelles exonérations de cotisations patronales.
   
    En ce début d'année 2012, il avait fait de l'augmentation du temps de travail d'une demi-heure par jour (soit trois heures par semaine) sa mesure phare. Confronté à une résistance de plus en plus forte dans les entreprises, matérialisée par la grève massivement suivie du 24 novembre, le patronat a reculé sur cette mesure pour mieux avancer sur son agenda de casse sociale.

Objectif de la CGTP : retrait de l'accord inique signé entre le patronat et l'UGT dans le cadre du « dialogue social »

    Si le mot d'ordre général de la manifestation porté par la CGTP était « Non à l'exploitation, aux inégalités et à la paupérisation », le premier syndicat portugais avait fixé un objectif plus concret : obtenir le retrait de l'accord-projet de loi signé en janvier 2012 entre le patronat et le deuxième syndicat portugais d'obédience social-démocrate, l'UGT.

    Accord qui feint un recul patronal sur la hausse du temps du travail pour avancer sur la dérégulation des licenciements, devenus plus faciles et moins onéreux pour le patron, la flexibilisation des horaires de travail avec l'instauration de la « banque d'heures », la baisse des salaires réels avec la minoration du paiement des heures supplémentaires ou encore la remise en cause du principe de la négociation collective.

    Le nouveau secrétaire-général de la CGTP, Arménio Carlos, a appelé à la lutte pour le retrait du projet de loi : « Cet accord récent de concertation sociale est une des plus grandes arnaques du siècle ! Mais cet accord n'a pas force de loi, il nous faut donc le combattre de toutes nos forces pour obtenir son retrait ».

    Le mot d'ordre « A luta continua ! » scandé par les manifestants a trouvé un écho dans la conclusion du discours du dirigeant syndical portugais pour qui la perspective est celle de « la mobilisation générale, pour informer les travailleurs, agir et lutter sur tous les lieux de travail contre ces mesures de recul social et civilisationnel ».

La CGTP et les communistes en première ligne de la lutte contre « le pacte d'agression »

    La nouvelle trahison de l'UGT, syndicat de tradition socialiste qui avait fait passer les plans d'austérité du gouvernement Socrates, n'est pas une surprise mais reste éclairante sur les divergences entre un syndicat réformiste qui privilégie le « dialogue social » et un syndicat de classe comme la CGTP, qui construit la lutte pour mettre en échec les plans d'austérité successifs.

 cartaz12congresso.jpg   Le XIIème Congrès de la CGTP, qui s'est tenu les 27 et 28 janvier dernier a réaffirmé la ligne de lutte que se donne le syndicat pour les semaines à venir :

1) Le choix de la lutte pour mettre en échec les nouvelles mesures d'austérité négociées entre patronat,


2) Unité d'action à la base plutôt qu'accords de sommet ;


3) Alternative politique pour un « Portugal développé et souverain – un travail avec des droits » insistant entre autres sur la rupture avec la politique de l'UE et sur des nationalisations démocratiques ;

    Dans le respect de l'indépendance du premier syndicat portugais, la Conférence a également marqué un nouveau rapprochement entre la CGTP, et son parti historique de référence, le PCP, avec l'élection à la tête de la centrale syndicale d'un dirigeant du Parti communiste, Arménio Carlos, membre du Comité Central du PCP.

    La CGTP a déjà annoncé qu'elle continuerait à construire la mobilisation, avec la poursuite des actions locales coordonnées nationalement dans le cadre de la campagne des « Semaines de lutte », avec la journée européenne du 29 février comme étape d'une mobilisation plus large, construite entreprise par entreprise mais avec une perspective de lutte nationale.

    Selon le secrétaire-général du Parti communiste portugais, Jeronimo de Sousa, la seule voie est aujourd'hui celle de « la lutte de masses : lutte contre l'exploitation, lutte contre ce pacte d'agression, une lutte chargée d'espoir ».

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 14:40

Espagne : les syndicats appellent à la mobilisation générale le 19 février

Les deux principaux syndicats espagnols, UGT et CCOO, ont appelé samedi à la mobilisation générale et à manifester dans tout le pays le 19 février contre la réforme du travail, estimant qu'elle démantèle les droits sociaux et "va détruire des emplois" et non en créer.

Photographe : Jose Jordan :: Manifestation contre la réforme du travail le 11 février 2012 à Valence photo : Jose Jordan, AFP

"CCOO et UGT, nous mettons en marche un processus de mobilisation qui va aller, nous l'espérons, crescendo", a affirmé le secrétaire général du CCOO, Ignacio Fernández Toxo, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue de l'UGT Cándido Méndez.

"Le 19 février, nous voulons que les rues d'Espagne se remplissent d'une clameur et de manifestations contre la réforme du travail", a ajouté M. Toxo.

 

Interrogé sur une éventuelle grève générale, il a précisé que les syndicats allaient passer dans le plus d'entreprises possibles pour mobiliser les salariés et expliquer que la réforme "attaque les bases fondamentales du modèle de bien-être social" et vise au "démantèlement des droits" des salariés.

 

"Cela ressemble à une démocratie sous surveillance", a-t-il affirmé.

 

Mais "ce qui n'arrivera pas, c'est que le chef du gouvernement décide de la date de la grève générale", a-t-il ajouté.

"Cette réforme va me coûter une grève générale", avait indiqué récemment le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, surpris par un micro à Bruxelles.

 

Cette réforme "va détruire des emplois à court terme et augmenter la précarité à moyen terme" et "va augmenter la frustration de la population" déjà touchée par plusieurs plans de rigueur, a renchéri Candido Mendez.

 

Selon lui, elle va se traduire par "une classe moyenne plus pauvre". "Les adultes vont être licenciés pour pas cher et les jeunes vont être embauchés peut-être plus facilement mais peu payés".

 

Le gouvernement a adopté vendredi une nouvelle réforme du marché du travail, incluant la baisse des indemnités de licenciement et des mesures pour stimuler l'emploi des jeunes, alors que le pays souffre d'un taux de chômage record de plus de 22% de la population active et de près de 50% pour les jeunes.

 

"L'objectif est d'arrêter l'hémorragie du chômage", a expliqué la ministre de l'Emploi Fatima Banez à l'issue du Conseil des ministres.

La réforme prévoit notamment une réduction des indemnités de licenciement de 45 jours de salaires par année travaillée à 33 jours, voire 20 en cas de licenciement économique dans certaines conditions.

 

Elle prévoit également qu'une entreprise n'aura plus besoin d'autorisation administrative pour procéder à des licenciements économiques en cas de pertes ou si elle accumule trois trimestres consécutifs de baisse de revenus ou de vente.

 

Cette réforme "facilite et déjudiciarise le licenciement. C'est brutal", a dénoncé M. Toxo.

"C'est une violation monumentale" des droits sociaux et elle va conduire à "un licenciement unique à 20 jours (ndlr: d'indemnités par année travaillée), à un licenciement libre", a estimé M. Mendez.

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 10:03

 
 09/02/2012 à 09:40

La Grèce espère un accord à Bruxelles sur un deuxième plan d'aide

La Grèce espère décrocher une nouvelle aide de ses partenaires européens jeudi lors d'une réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles, même si les partis de la coalition gouvernementale n'ont pas approuvé totalement le programme de réformes de rigueur proposé par les bailleurs de fonds du pays.

Photographe : Yiorgos Karahalis :: Le Premier ministre grec Papademos, le socialiste Papandréou, le conservateur Samaras et le leader d'extrême droite Karatzaferis, le 8 février 2012 à Athènes photo : Yiorgos Karahalis, AFP

Au terme d'une nuit blanche, le ministre des Finances Evangélos Vénizélos a reconnu jeudi matin qu'il restait "des questions devant être résolues" avant que les trois partis représentés au gouvernement n'accordent leur soutien à l'ensemble des mesures réclamées à la Grèce pour décrocher un deuxième prêt international vital.

 

Sans cette nouvelle aide d'au moins 130 milliards d'euros, la Grèce s'expose à un défaut de paiement le 20 mars, à l'expiration de 14,5 milliards d'obligations.

 

M. Vénizélos a espéré que les ministres des Finances de la zone euro qui se réunissent ce jeudi dans la soirée prendront une "décision positive" sur ce nouveau plan d'aide, alors qu'il ne reste plus, selon le porte-parole du gouvernement Pantelis Kapsis, que "600 millions d'euros" d'économies à trouver "dont 325 millions seront réalisés par des abaissements de retraites".


"Pour le reste (275 millions d'euros), nos créanciers nous ont donné un délai de 15 jours pour trouver une solution", a déclaré M. Kapsis jeudi matin à la presse.

 

Les socialistes grecs, la droite et l'extême -droite d'accord pour faire payer le peuple.

 

Le socialiste Georges Papandréou, le conservateur Antonis Samaras et le leader d'extrême droite Georges Karatzaferis se sont mis d'accord sur "tous les points du plan sauf un", avait indiqué dans la nuit un communiqué des services du Premier ministre Lucas Papademos, qui espère boucler un accord avec eux "avant la réunion de l'Eurogroupe".

 

En sortant de chez le Premier ministre, M. Samaras avait indiqué que le différend portait sur des coupes envisagées dans les pensions de retraite, tout en soulignant que "les négociations continuaient" sur cette question.

 

Sans cesse ajournée depuis lundi, et retardée toute la journée, la réunion des chefs de parti, cruciale pour le pays et suivie par l'ensemble de la zone euro, avait débuté à 15h00 GMT.

 

Ils étaient appelé à donner leur blang-seing aux 50 pages d'un avant-projet d'accord entre le gouvernement grec et ses bailleurs de fonds, imposant des conditions drastiques d'assainissement des finances publiques du pays et des mesures de relance économique passant par une sévère dérégulation du marché de travail et un abaissement du coût de la main d'oeuvre.

 

L'assentiment des chefs de parti à cette nouvelle cure de rigueur est attendu fiévreusement par les partenaires de la Grèce, exaspérés par plusieurs jours d'atermoiements politiques autour des mesures en jeu.

 

De fait, si les partis finissent par donner leur accord dans la journée malgré le timing de plus en plus serré, ce programme de réformes doit théoriquement être déposé dès vendredi au parlement grec, où la coalition gouvernementale peut compter sur 255 voix (sur 300), en vue d'un vote d'urgence prévu pour dimanche selon l'agence Ana.

 

Selon des fuites dans la presse, le train de mesures prévoit une baisse de 22% du salaire minimum ainsi ramené autour de 586 euros bruts sur 14 mois, des coupes dans les retraites complémentaires, et 15.000 suppressions d'emplois dans l'année dans le secteur public.

 

Les conséquences sociales seront douloureuses dans un pays qui entame sa cinquième année de récession. Le syndicat communiste Pame a appelé à des manifestations à Athènes jeudi soir, deux jours après une grève générale de 24 heures qui a fait battre le pavé à quelque 20.000 manifestants.

 

Le prix politique s'annonce aussi élevé pour des partis qui se préparent à des élections législatives anticipées en mars ou avril. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la troïka des créanciers souhaite avoir leur engagement explicite à poursuivre le programme.

 

Actuellement, la Nouvelle démocratie (droite) mène dans les sondages.

 

Le temps presse pour la Grèce qui a promis d'aborder la semaine prochaine l'autre volet de cette négociation internationale à plusieurs niveaux : l'opération d'effacement par les créanciers privés de 100 milliards de dettes grecques, quasi-finalisée fin janvier à l'issue de tractations entre Athènes et les créanciers privés de la Grèce, représentés par l'Institut de la finance internationale (IFF).

 

Le comité des créanciers privés de la Grèce a annoncé que ces derniers se retrouveraient jeudi à Paris.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 11:40

Monde - le 6 Février 2012

Démission du gouvernement roumain face à la rue

Le gouvernement roumain a présenté ce matin sa démission, après plusieurs semaines de manifestations nationales contre ses mesures d'austérité et avant la tenue d'élections législatives prévues cette année.


Après avoir adopté l’une des pires cures d’austérité de l’Union européenne, le gouvernement roumain a réformé en profondeur le système de santé, avec notamment la privatisation des urgences. C’est était trop pour les Roumains qui manifestent sans relâche, dans des dizaines de villes du pays mais aussi devant les ambassades roumaines de différents pays de l’Union Européenne. Syndicats, Indignés, opposition politique : la contestation à l’austérité était trop forte.


Le Premier ministre roumain Emil Boc a donc annoncé lundi sa démission et celle du gouvernement de centre droit qu'il dirigeait et dont la cote de confiance s'est effondrée. "J'ai pris la décision de présenter la démission du gouvernement", a annoncé le Premier ministre lors d'un conseil des ministres diffusé en direct sur les télévisions, motivant sa décision par la volonté de "détendre la situation politique et sociale du pays".

 

Des consultations entre le président Basescu et les partis politiques représentés au parlement sont prévues en fin de matinée. Cette annonce intervient au lendemain de la fin d'une mission du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne, qui a donné son satisfécit aux réformes menées par le gouvernement Boc ces derniers mois.

 

L'opposition réunie au sein de l'Union social-démocrate (USL) avait entamé la semaine dernière une grève parlementaire, assurant qu'elle ne retournerait dans l'hémicycle que lorsque la coalition au pouvoir accepterait l'organisation d'élections anticipées.

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BRUNO FORNACIARI

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