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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 04:27

~~ Appel au Président de la République « La place de la France est aux côtés du peuple grec » Monsieur le Président de la République, La crise grecque s'exacerbe de façon alarmante. Chaque jour qui passe peut, soit nous rapprocher d'un accord utile à toute l'Europe, soit d'une rupture dont personne ne peut prévoir les conséquences. L'intransigeance des principaux dirigeants européens peut nous conduire alors au bord de l'abîme. Il est aussi vital que pressant de sortir de ce piège. Le moment est crucial. La responsabilité de chaque acteur concerné est directement engagée. Il serait sordide -et au demeurant parfaitement vain- d'escompter une capitulation du gouvernement grec. La fidélité de celui-ci au mandat que lui a confié son peuple n'est pas un défaut mais un exemple à suivre. S'il refuse la compromission, il s'est, en revanche, montré prêt au compromis. Une solution à la fois digne et réaliste est donc à portée de la main. Le moment ultime est venu pour la concrétiser. C'est dans ce contexte que nous vous lançons un appel solennel : la France ne peut, dans un tel moment, apparaître inerte sinon suiviste des puissants. Son message ne peut se réduire à un rappel docile des "règles" à respecter quand la maison brûle. D'autant que ces règles sont aujourd'hui massivement récusées par les peuples et reconnues contre-productives par nombre de leurs anciens protagonistes eux-mêmes. Aujourd'hui, alors que la crise de confiance entre les citoyens et les institutions européennes est à son comble, c'est en se montrant capable d'entendre l'exigence de justice, de dignité et de souveraineté d'un peuple debout qu'un pays comme le nôtre sert la cause européenne bien comprise. A l'inverse, qui humilie la Grèce obère l'avenir de la construction européenne. Car le refus de l'austérité et l'aspiration démocratique sont aujourd'hui en Europe les attentes les plus partagées. C'est pourquoi nous attendons de vous, que vous preniez une initiative politique de nature à débloquer les négociations entre l'"Eurogroup" et les autorités grecques. Nous n'évoquerons pas ici les transformations profondes à promouvoir en Europe qui font débat entre nous. L'acte urgent que nous vous demandons d'accomplir est de refuser de participer à la stratégie d'isolement de la Grèce, concernant en particulier le chantage financier et la nature des "réformes" exigées du gouvernement et du Parlement de ce pays. Apportez un soutien explicite aux mesures saines prises par les autorités grecques, telles que celles qui s'attaquent à la crise humanitaire en Grèce, ou qui permettent enfin de lutter contre l'évasion fiscale. Désolidarisez-vous en revanche nettement des exigences insoutenables de l'"Eurogroup" en matière de dérégulation du marché du travail, de révision du système des retraites ou de privatisations. Acceptez enfin le principe d'une renégociation de la dette grecque, dont une large part est notoirement illégitime. Cette situation est sans précédent dans l'Union européenne. La France doit prendre la place qui est la sienne dans l'Histoire, celle-ci est aux côtés du peuple grec et de son gouvernement. Signataires : Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du PGE Dominique Adenot, PCF, président de l'ANECR, maire de Champigny, Pouria Amirshahi, député PS François Asensi, député de Seine St Denis GDR, maire de Tremblay en France Eliane Assassi, Présidente du groupe CRC au Sénat Isabelle Attard, députée Nouvelle Donne Clémentine Autain, porte parole d'Ensemble Marinette Bache, Conseillère de Paris, RetS, Guillaume Balas, député européen PS Julien Bayou, porte parole EELV Martine Billard, Bureau national du PG Michel Billout, Sénateur CRC Frédéric Boccara, économiste Eric Bocquet, Sénateur CRC Jean-François Bolzinger, syndicaliste Marie George Buffet, députée GDR Fanelie Carrey-Conte, députée PS André Chassaigne, Président du groupe GDR, Laurence Cohen, Sénatrice CRC Eric Coquerel, coordinateur général du PG Catherine Coutard, Vice présidente du MRC Thomas Coutrot, Mouvement associatif, Karima Delli, députée europénne EELV Michèle Demessine, Sénatrice CRC Bernard Devert, syndicaliste Jean Pierre Dubois, militant associatif Marc Dolez, député GDR Hervé Falciani, lanceur d'alerte Bastien Faudot, SN et porte-parole du MRC Jean Pierre Fourré, Vice président honoraire Assemblée nationale, Ret S Jacqueline Fraysse, Députée GDR Elisabeth Gauthier, réseau Transform ! Europe Liem Hoang Ngoc, socialiste affligé Frédéric Hocquart, conseiller PS de Paris Nordine Idir, secrétaire général Jeunes communistes Lucien Jallamion, Secrétaire Général République et Socialisme Michel Jallamion, Convergences des Services Publics Eva Joly, députée européenne EELV Pierre Khalfa, Co-président Fondation Copernic Pierre Larrouturou, Nouvelle Donne Jean Luc Laurent, député, maire de Kremlin Bicètre, Président du MRC, Marie-Noelle Lienemann, Sénatrice PS Patrick Le Hyaric, député européen GUE-NGL, directeur de l'Humanité Emmanuel Maurel, député européen PS Gus Massiah, mouvement social Jean Luc Mélenchon, député européen GUE-NGL Alain Obadia, PCF, Président fondation Gabriel Péri Younous Omarjee, député européen GUE-NGL Christian Picquet, Gauche Unitaire Barbara Romagnan, députée PS Sandrine Rousseau, porte-parole EELV Anne Sabourin, PCF - Coordinatrice Forum européen des Alternatives Lydia Samarbakhsh, PCF, responsable International Nicolas Sansu, député GDR, maire de Vierzon Laura Slimani, Présidente MJS, présidente jeunes socialistes européens Aurélie Trouvé, militante associative Marie-Christine Vergiat, députée européenne GUE-NGL Francis Wurtz, PCF, député européen honoraire

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 06:58

Mardi, 23 Juin, 2015 Humanite.fr

Les chefs d’Etats de la zone Euro étaient réunis ce lundi soir à Bruxelles pour tenter, une énième fois, de trouver un accord permettant le déblocage d’une nouvelle tranche d’aide financière destinée à la Grèce et garantissant l’avenir européen du pays. Confrontée à une situation d’une gravité inédite, la Grèce fait face à d’importantes échéances de remboursement à l’adresse du FMI. Un accord avant le 30 juin apparait indispensable pour éviter un défaut de paiement qui plongerait le peuple grec dans une nouvelle vague de souffrances. Depuis l’arrivée au pouvoir de Syriza en janvier dernier, les « institutions » et le Gouvernement grec se livrent à une véritable partie d’échec qui met à mal l’avenir d’une Europe aujourd’hui en panne de solidarité et d’entente mutuelle. Les créanciers jouent de manière irresponsable la carte de l’asphyxie financière du pays et exigent de nouvelles mesures d’austérité, inacceptables pour un peuple qui n’en peut plus. Cette intransigeance, dont l’objectif est aussi de prouver aux autres peuples qu’il n’y a pas d’alternative à l’austérité, ainsi que ce chantage à la faillite ne sont plus acceptables. L’austérité doit cesser de toute urgence. Les dégâts de cinq ans de politique récessive sont connus : richesses nationales exsangues, chômage endémique, pauvreté alarmante, et endettement en hausse. La situation exige en réalité des mesures d’une toute autre nature : c’est bien à une restructuration, voire à une annulation d’une partie substantielle de la dette grecque qu’il convient d’opérer. La Commission sur « la vérité de la dette grecque » vient d’ailleurs de rendre ses premières conclusions. Il apparait qu’une partie de la dette grecque est illégale et illégitime. Les plans d’aide « concoctés » par les « institutions » n’avaient pas pour objectif principal d’aider le peuple grec mais de sauver avant tout les banques étrangères, notamment françaises et allemandes. L’Europe est aujourd’hui à un tournant et les décideurs européens doivent prendre toutes leurs responsabilités. La position défendue par les créanciers est particulièrement contradictoire : affichant leur volonté de voir la Grèce rester dans la zone euro, ils font tout pour que le contraire advienne. Dans ces négociations, le rôle de la France doit être clair : elle ne peut, dans un tel moment, apparaître inerte sinon suiviste des puissants, comme nous le clamions, aux côtés d’autres personnalités, dans une tribune parue vendredi dernier dans Libération et adressée au Président de la République. Nous tenons à réaffirmer tout notre soutien au combat mené par le Gouvernement grec, qui est parvenu à redonner un peu de dignité à un peuple dont les droits les plus élémentaires ont été bafoués. L’Europe doit aujourd’hui cesser d’être le gendarme de l’austérité et la gardienne des intérêts de l’oligarchie financière.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 17:14
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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 08:41

RÉSOLUTION DU COMITÉ CENTRAL DE SYRIZA : POUR LA VICTOIRE DE L’ESPOIR EN GRÈCE ET EN EUROPE

Publié le mai 27, 2015 par VangelisGoulas

24/05/2015
Résolution du Comité Central de SYRIZA

Depuis le 25 Janvier, le gouvernement mène avec constance et ténacité un combat politique singulier. Un combat pour la sortie définitive du pays du bourbier mémorandaire ; pour réconforter ceux qui ont du mal à survivre à cause des politiques menées pendant les cinq dernières années; pour relancer l’économie sur la voie d’un développement durable et socialement équitable; pour mettre fin au cercle vicieux de la dette et l’austérité.

Une combat pour faire naître l’espoir non seulement en Grèce mais partout en Europe. Parce que la confrontation avec les forces conservatrices qui insistent sur les politiques d’austérité en faillite, est un combat pan-européen. De son aboutissement ne dépend pas seulement l’avenir de la Grèce. C’est pour cela que tout est mis en œuvre pour faire avorter l’espoir représenté par SYRIZA et le gouvernement du salut social. C’est pour cela que nous sommes la cible des attaques de l’ Alliance sacrée – internationale et nationale – de l’austérité. Voilà pourquoi le combat que nous livrons est d’une importance historique pour l’avenir de l’Europe.

Tout au long de son parcours SYRIZA soulignait que la lutte contre la Sainte-Alliance de l’austérité ne sera pas sans embûches. Nous avions prévu qu’il serait long et rude notre combat. Malheureusement, les faits ont vérifié nos prévisions. Mais la gauche est résistante et promise aux victoires difficiles.

SYRIZA a par ailleurs toujours insisté sur sa singularité par rapport aux autres partis. Nous avons dit que nous sommes le parti qui défend les intérêts populaires d’aujourd’hui et les valeurs intemporelles de la Gauche. Et depuis quatre mois, nous prouvons chaque jour notre lien indissoluble avec le désir populaire pour la justice et la dignité. Depuis quatre mois, nous refusons les ultimatums insolents. Nous résistons à la tentative d’étranglement de l’économie et de la société. Nous bravons délibérément la campagne internationale de calomnie contre nous. Nous fermons les oreilles aux sirènes du ralliement et de la subordination.

Depuis quatre mois, jour après jour, nous défendons avec insistance les lignes rouges définies par le peuple lui-même le 25 Janvier. Le gouvernement ne signera aucun accord mémorandaire.

Le fait que nous rejetons les ultimatums ne signifie pas pour autant que nous ne cherchons pas une solution mutuellement bénéfique. Pendant tout ce temps, nous avons fait tous les efforts possibles pour sortir de l’impasse. La patience et l’ouverture d’esprit que nous avons démontrées ne doivent pas être interprétées comme une expression de faiblesse ou d’assimilation des conceptions prévalentes. Il s’agit plutôt d’ un acte de responsabilité envers la société grecque et les autres peuples de l’Europe.

Nous avons cherché et continuons de chercher un accord qui permettra la sortie du cercle vicieux de : « dette -austérité – augmentation de la dette ». Nous avons cherché et nous continuons de chercher un accord qui permettra de renforcer la cohésion des peuples européens. Et nous dénonçons tous ces défenseurs zélés de l’austérité qui minent le processus de négociation qui par leurs attitudes intransigeantes et par leurs tentatives d’ étranglement de l’économie grecque détruisent aussi la cohésion des peuples européens. Ceux qui croient qu’ils pourront ainsi humilier la Grèce jouent avec le feu.

Le difficile compromis du 20 Février a enregistré une partie importante de nos positions et a permis au gouvernement d’éviter le piège mortel tendu par des cercles internationaux et nationaux. Ainsi les actions sournoises mises en place par certains pour miner cet accord sont facilement compréhensibles. Dès le lendemain du 20 Février tous les moyens ont été mis en œuvre pour annuler insidieusement les points clés de l’accord du 20 Février et réintroduire progressivement la condition de la cinquième évaluation – prévue par le deuxième mémorandum – comme point de référence pour l’avancement de la négociation. Ce glissement vers la réhabilitation de la 5ème évaluation n’a pas été et ne peut pas être accepté par la partie grecque.

Malgré les tentatives de certains cercles de créanciers de miner l’accord du 20 Février, le gouvernement grec a agi en conformité de ses règles. En outre, alors que le gouvernement a activement démontré son engagement politique pour honorer les obligations internationales et internes du pays, l’économie grecque a été mise en épreuve et le pays subit un étranglement financier sans précédent dicté par des intentions politiques manifestes. Si l’asphyxie économique imposée se poursuit et nous sommes confrontés à une situation limite, il est évident que la priorité sera mise sur le paiement des salaires et des retraites et non pas sur les remboursements des prêts. Les gens sont au dessus de la dette.

Cependant, l’adversaire ne se trouve pas seulement à l’extérieur mais il se trouve aussi entre les murs. C’est cette oligarchie qui a été favorisée et renforcée les 25 dernières années, et elle a vu sa puissance s’envoler avec les politiques mémorandaires de l’extrême austérité et de déréglementation du marché du travail. C’est sur le résultat de ce duel par ailleurs que seront jugés à la fois le nouveau gouvernement et SYRIZA. Notre combat vise à promouvoir un modèle social et économique radicalement différent, fondé sur la redistribution des richesses, sur la promotion de l’égalité, sur la solidarité, sur le respect de la propriété publique, sur le soutien des biens publics, du travail salarié, du respect de l’environnement. C’est pour cela que certains s’y opposent farouchement.

Le réseau des oligarques a depuis quelque temps quitté le masque d’ impartialité et il a opté pour une confrontation directe avec le gouvernement sans intermédiaires politiques cette fois et sans faux semblants. Ce n’est pas un hasard si nous sommes la cible des attaques quotidiennes des médias impliqués depuis toujours dans le système de la collusion d’intérêts privés et politiques.

Cependant, SYRIZA a déjà démontré dans le passé et le démontre encore aujourd’hui dans la pratique qu’il ne se laisse pas intimider par la propagande grise. Parce qu’il a confiance au jugement du peuple grec. E les oligarques doivent enfin comprendre: Il est temps de mettre la main dans la poche. Il est temps de payer des impôts, de rembourser leurs prêts aux banques, de payer les fréquences de télévision, de remplir leurs obligations financières selon la loi et comme le reste de la population. Il est temps de payer ce qui n’a pas été payé depuis bien longtemps. Malgré la propagande grise qui se déchaîne contre nous, nous imposerons la justice quoi qu’il en soit. Nous avons devant nous quatre ans moins quatre mois pour le faire.

Et alors que nous abordons la dernière ligne droite des négociations, nous soulignons nos exigences spécifiques pour un compromis acceptable par nous :

A) des excédents primaires faibles,
B) aucune nouvelle baisse des salaires et des pensions,
C) restructuration de la dette,
D) paquet soutenu pour des investissements publics, notamment dans les infrastructures et les nouvelles technologies.

En outre, la restauration des conventions collectives et l’augmentation progressive de salaire à 751 euros constituent une condition sine qua non. L’exigence que tout changement de la politique fiscale doit contribuer au progrès de la justice sociale en réduisant les charges pour les revenus faibles et en enrayant la fraude fiscale des hauts revenus et des grosses fortunes est tout aussi nécessaire.

Le Comité central estime que l’adoption des initiatives législatives telles que l’adoption immédiate des projets de loi pour le rétablissement des négociations collectives et l’abolition de la clause du déficit zéro enverra un signal politique fort dans toutes les directions et renforcera la position du gouvernement.

Le travail législatif du gouvernement accompli jusqu’ici constitue la meilleure preuve de ses objectifs pour la négociation. Et même entravé par l’asphyxie financière qui a été imposée le gouvernement avance fermement dans la mise en œuvre du Programme de Thessalonique.

Nous rappelons :

  1. Le programme adopté pour faire face à la crise humanitaire et couvre les besoins d’alimentation-du logement-de l’accès à l’électricité, de la couverture sociale, et la suppression du « ticket d’entrée » de 5 euros pour les hôpitaux

  2. La première étape de relance de l’économie par la régularisation – très réussie – des dettes envers l’État et les Caisses d’assurance en 100 versements .

  3. La réintégration de 4500 fonctionnaires (femmes de ménage, gardiens scolaires, enseignants, etc.) qui avaient été illégalement licenciés par les gouvernements mémorandaires.

  4. La suspension de la clause du déficit zéro dont l’ application se traduirait par une réduction de 15% des pensions complémentaires en 2015, et aussi la suspension des réformes mémorandaires qui prévoyaient de nouvelles réductions des retraites et la limitation des bénéficiaires de l’allocation de solidarité aux retraités.

  5. Le recrutement des personnels hospitaliers qui donnera un nouveau souffle au Système national de santé.
  6. Le début du rétablissement des libertés démocratiques avec la reconstitution de l’ERT [audiovisuel public], la réforme humanitaire du système pénitentiaire, l’attribution de la nationalité grecque aux enfants d’origine immigrée nés sur le sol grec, le rétablissement de l’heure du premier ministre au Parlement et de l’information régulière des journalistes par le porte-parole du gouvernement.

  7. Redressement des torts causés à l’État par l’ancien système de collusion des intérêts privés et politiques et par la cupidité de quelques oligarques avec la taxation des transactions triangulaires, la vérification de toutes les listes des fraudes fiscales, l’imposition des chaînes de télévision, la réglementation du paysage audiovisuel.

  8. La réintroduction des normes de légalité dans le football professionnel.

  9. Les premiers changements progressifs dans le système éducatif.

  10. Le choix d’une politique étrangère multidimensionnelle en faveur de la paix et de la stimulation de l’économie.

Nous devons également mentionner la mise en place par le Parlement des Commissions :pour les réparations allemandes, sur les conditions d’introduction des mémorandums, d’audit de la dette publique, des institutions et de la transparence.

En quatre mois beaucoup de choses ont été faites et nous pouvons faire encore plus si nous gagnons la bataille de la négociation. Mais malgré le travail important accompli par le gouvernement, nous ne devons pas passer sous silence que des erreurs importantes d’appréciation ont été commises concernant certains choix politiques, des personnes et des arguments rhétoriques qui ont créé des interrogations tant au niveau du parti qu’au niveau des groupes sociaux qui nous soutiennent.

Le gouvernement doit procéder à la démocratisation de l’appareil étatique en abordant avec détermination les problèmes liés aux structures et aux enclaves du système mémorandaire précédent, donnant un autre exemple de gouvernance par la gauche. Les options du gouvernement doivent inspirer la société et les mouvements. Compte tenu des grandes difficultés qui nous attendent, il est nécessaire de renforcer les liens entre le gouvernement avec le parti et le groupe parlementaire.

Le gouvernement qui mène actuellement un combat historique a trois principaux alliés:

Le premier est notre parti. SYRIZA n’est pas seulement la synthèse de l’expression politique des travailleurs, des jeunes et des mouvements. Dans ce contexte particulier, il est à la fois le dépositaire du programme et des valeurs de la gauche, le bouclier du gouvernement contre les attaques abjectes dont il fait l’objet, et le veilleur prompt qui signale rapidement les excès et les dérives pour redresser immédiatement les torts.

Le rôle du parti est en effet plus important que jamais. Il est donc nécessaire d’accélérer les procédures de réorganisation qui ont déjà commencé. Les jours suivants les organisations des membres doivent discuter de la décision du Comité Central et du cours de la négociation. En même temps, les membres du parti doivent travailler intensivement pour organiser la mobilisation populaire contre le chantage exercé au gouvernement.

Le second allié du gouvernement est la solidarité internationale. Des mouvements, des syndicats, des partis progressistes, des intellectuels et des citoyens ordinaires d’Europe et du monde entier ont exprimé leur soutien sans réserve à notre juste lutte. Ils comprennent que la bataille que nous donnons ne concerne pas seulement la défense du droit inaliénable de notre peuple à déterminer lui-même son avenir, mais aussi la perspective d’une autre Europe sans mémorandums, sans la Troïka et l’austérité. Le Comité Central de SYRIZA salue la solidarité internationale et demande à tous les amis du peuple grec de renforcer leur mobilisation. Nous avons besoin que leurs voix se fassent entendre plus fort que jamais.

La troisième et plus décisif allié du gouvernement est le peuple lui-même. Face aux intérêts organisés, à la Sainte-Alliance de l’austérité, au pouvoir de la richesse, à la corruption et aux oligarques, le gouvernement compte sur le soutien actif de la grande majorité des citoyens. De la majorité citoyenne qui reconnaît dans ce gouvernement du salut social un gouvernement par le peuple, avec le peuple et pour le peuple. De la grande majorité qui réclame la fin de l’austérité et une nouvelle voie pour le pays. De la grande majorité qui rejette les ultimatums arrogants et demande au gouvernement de ne pas reculer et de défendre ses lignes rouges. De la grande majorité qui malgré les difficultés garde un esprit combatif. De la majorité qui est prête à descendre dans la rue pour réclamer le droit inaliénable à la dignité et à la justice.

Pour la victoire de l’espoir en Grèce et en Europe !

Αthènes (24/5/2015)

Traduction:Vassiliki Papadaki

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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL grece EUROPE
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 01:24

Cuba : "La France doit agir pour la levée immédiate du Blocus qui frappe Cuba"

La visite du président de la République François Hollande à Cuba marque un moment fort, un geste politique de grande importance dans les relations entre la France et Cuba. Elle ouvre un large éventail de possibilités de coopération dans des domaines différents.

Cette coopération, qui concerne les échanges universitaires, le domaine scientifique et de la recherche et la possibilité d'investissements, peut sur le plan politique se traduire par des convergences nouvelles avec Cuba et avec les pays de l'Amérique latine.

La sécurité internationale, la lutte contre les inégalités, le développement durable et le changement climatique ont été mentionnés par François Hollande comme champs possibles de travail commun. Une telle convergence implique de renoncer au recours à la force et de favoriser la résolution politique et diplomatique des conflits, ainsi qu'une action déterminée en faveur de la justice sociale et de la protection de la planète ainsi que la reconnaissance des responsabilités des grandes puissances industrialisées.

Cette visite aurait malgré tout pu avoir une portée bien plus importante si elle avait eu lieu avant le 17 décembre, date de l'annonce de la reprise des relations entre Cuba et les États-Unis.

La France aurait pu ainsi montrer son attachement à l'indépendance et au respect du modèle choisi par Cuba que le président français met en valeur aujourd'hui.

François Hollande a fait à La Havane une promesse : celle de faire de la France une « alliée fidèle » de Cuba. C'est une promesse qu'il peut honorer en agissant maintenant avec détermination en faveur de la levée immédiate effective du blocus qui frappe Cuba depuis un demi-siècle – position prise par la France depuis 1992.

François Hollande va t-il honorer cette promesse ou la France va-t-elle accommoder sa conduite en fonction de son principal allié, les États-Unis comme elle l'a fait devant les sanctions imposées par Washington contre la Banque BNP-Paribas pour ses liens d'affaires avec Cuba. Dans cette affaire, qui date de moins d'un an, la banque française a accepté de payer plus de 6 milliards d'euros de pénalités sans la moindre protestation des autorités françaises.

La position commune adoptée par l'UE en 1996 qui conditionne toute coopération avec Cuba reste en vigueur encore aujourd'hui malgré la volonté de la France d'instaurer un dialogue politique et de coopération entre Cuba et l'Union européenne.

Le Président de la République doit exiger l'annulation de cette mesure anachronique qui nuit aux bonnes relations avec Cuba.

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Published by bruno fornaciari - dans Cuba INTERNATIONAL
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 15:10
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 09:36

VOICI L'ENTRETIEN RÉALISÉ PAR GAËL DE SANTIS LE MARDI, 6 JANVIER, 2015 POUR

L'HUMANITÉ

Euclid Tsakalotos : « Ce qui est irréaliste, c’est de ne pas changer de direction »

Professeur d’économie et porte-parole sur les questions économiques pour la coalition de la gauche radicale (Syriza) au Parlement grec, Euclid Tsakalotos ­explique la stratégie de sa formation pour faire face à la crise humanitaire. 300 000 familles vivent au dessous du seuil de pauvreté. Entretien.

Si Syriza est amené à gouverner après les élections du 25 janvier, vous devrez affronter des forces puissantes. Quelle est votre stratégie pour appliquer votre programme ?

Euclid Tsakalotos Nous avons un ensemble de propositions à mettre en œuvre les cent premiers jours. Elles le seront quelle que soit la manière dont avancent les négociations. Ces mesures visent à faire face à la crise humanitaire. Elles vont du logement à l’accès des gens au fioul pour faire face à la précarité énergétique. D’un autre côté, nous ferons face à la question des prêts non recouvrables, ou de la dette au fisc que certains contribuables sont dans l’incapacité de payer. Parallèlement, nous expliquerons à nos créditeurs que les politiques menées jusqu’alors ont échoué. La Grèce a, depuis le début de la crise, perdu 27 % de son produit intérieur brut et a vu se développer un chômage de masse et une pauvreté endémique. Revenir à une dette soutenable en dégageant pendant des années des surplus budgétaires est inconcevable. Des économistes de gauche comme orthodoxes sont forcés de constater que la dette n’est plus soutenable. Nous paierons une partie seulement de la dette, mais dans des conditions nouvelles.

Avez-vous travaillé à une plate-forme commune avec d’autres forces en Europe ?

Euclid Tsakalotos Il existe maintenant une convergence de forces qui disent qu’il faut alléger les mesures d’austérité, que les objectifs budgétaires fixés aux pays européens sont bien trop stricts. Ces forces disent qu’il faut faire quelque chose concernant la dette, mais aussi que l’architecture de l’Union européenne (UE) ne fonctionne pas. Ces forces, de gauche comme de droite, indiquent que l’Union n’est bâtie ni sur la justice ni sur la démocratie. Nous disons que si l’on ne va pas vers la gauche, si l’on ne promeut pas une Europe plus démocratique et plus juste, les forces nationalistes – et peut-être pire encore – vont gagner du terrain. La zone euro serait en danger, non du fait de la gauche, mais des politiques actuelles qui proviennent de Berlin. Nous nous réjouissons que Podemos soit bien crédité en Espagne, que Sinn Féin progresse en Irlande. Si les citoyens voient que les gouvernements de gauche peuvent gagner, il peut y avoir un effet d’entraînement.

La dette est centrale pour Syriza. Que se passera-t-il si l’ensemble des autres pays européens bloquent l’annulation partielle de la dette ?

Euclid Tsakalotos Je ne vais pas dévoiler à un journal notre stratégie de négociations. Dans des pourparlers, on n’abat pas d’entrée toutes ses cartes. Mais nous dirons que si nos partenaires ne veulent pas parler à un gouvernement nouvellement élu, porteur d’un mandat fort, ce serait le signal que l’Union européenne a un problème avec la démocratie. Cela aurait un coût politique énorme.

Certains médias avancent que vous avez modéré votre programme. Qu’en dites-vous ?

Euclid Tsakalotos Syriza constitue une force qui est à la fois dans le réel et dans la confrontation. Nous sommes réalistes car nous avançons qu’il faut affronter les politiques d’austérité alors que nos opposants, en Grèce, disent qu’ils sont incapables de changer de politique, parce que Merkel domine l’Europe. Ils pensent que la seule chose réaliste est de courber l’échine, d’accepter tout ce qui provient de la chancellerie allemande et de la troïka. Il est irréaliste de ne pas changer de direction.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 20:02

lundi 27 avril 2015

Gaza : l'ONU rend Israël responsable d'attaques contre des écoles


L'armée israélienne est responsable de sept attaques contre des écoles de l'ONU lors de son offensive sur la bande de Gaza à l'été 2014, affirme lundi un rapport d'enquête de l'ONU. Ces attaques ont fait au moins 44 morts et 227 blessés entre le 16 juillet et le 26 août dans ces écoles qui étaient utilisées comme abris par les civils palestiniens. Le rapport, dont l'Agence France-Presse a obtenu un résumé transmis lundi au Conseil de sécurité de l'ONU, confirme aussi que des armes ont été dissimulées dans trois écoles de l'UNRWA (Agence des Nations unies pour l'aide aux réfugiés palestiniens) par des groupes armés palestiniens qui combattaient les forces israéliennes. La commission d'enquête estime possible que des combattants palestiniens aient pu utiliser deux de ces écoles pour lancer des attaques ou des tirs.
Pour chacun des sept incidents répertoriés où des victimes et des dégâts ont été causés par des tirs d'artillerie ou de missiles sur les écoles ou à proximité d'entre elles, les enquêteurs de l'ONU concluent à la responsabilité de l'armée israélienne. Ils notent dans certains cas que les témoins interrogés n'ont fait état d'aucune activité de groupes palestiniens dans l'école ou à proximité qui auraient pu justifier les tirs israéliens.
Le secrétaire général Ban Ki-moon avait nommé en novembre 2014 un groupe d'experts indépendants présidé par le Néerlandais Patrick Cammaert et chargé d'enquêter sur les attaques contre des installations des Nations unies pendant l'offensive de l'armée israélienne à Gaza contre le mouvement palestinien Hamas. Dans une lettre au Conseil de sécurité présentant les conclusions de cette commission d'enquête, Ban Ki-moon "déplore qu'au moins 44 Palestiniens aient été tués à la suite des actions israéliennes et au moins 227 blessés dans des locaux de l'ONU utilisés comme abris d'urgence". Il considère ces incidents comme "extrêmement graves" et réaffirme l'inviolabilité des installations de l'ONU. Il se déclare aussi "consterné" que des écoles de l'UNRWA aient pu être utilisées comme dépôt d'armes ou base d'opérations par des groupes armés palestiniens, mais souligne que "les trois écoles où des armes ont été trouvées étaient vides à l'époque et n'étaient pas utilisées comme abris".
Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Emmanual Nahshon, a fait valoir dans un communiqué que "tous les incidents attribués par le rapport à Israël ont déjà fait l'objet d'un examen minutieux et que des enquêtes pénales ont été lancées (en Israël) quand cela se justifiait". Il a souligné qu'Israël avait "pleinement coopéré" avec les enquêteurs de l'ONU et "s'engage à travailler avec l'ONU pour améliorer la sécurité des locaux des Nations unies à Gaza, et en particulier pour éviter qu'ils ne soient utilisés par des terroristes", en référence au Hamas.

(27-04-2015 - Avec les agences de presse)

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 06:44

Déclaration finale du Sommet des peuples - Panama 2015

Nous, les peuples de Notre Amérique, rassemblés au Sommet des peuples, des syndicats et des mouvements sociaux à l’Université du Panama les 9, 10 et 11 avril 2015, représentons plus de 3500 déléguéEs de centaines d’organisations ouvrières, syndicales, paysannes, autochtones, étudiantes, femmes et du mouvement social et populaire.

Dans le cadre d’un débat unitaire, fraternel et solidaire, les participants aux conférences et à 15 ateliers du Sommet des peuples,

DÉCLARONS :

Nous, les peuples de Notre Amérique, nous exprimons notre ferme soutien à la proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes comme une zone de paix libre du colonialisme, comme cela a été convenu à l’unanimité par tous les gouvernements des Amériques en janvier 2014 par le deuxième Sommet de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC).

À cet égard, nous rejetons le harcèlement militaire, les agressions et les menaces de toutes sortes faites par les États-Unis et ses alliés stratégiques contre notre région par des bases militaires, des sites et l’exploitation d’installations similaires, qui,dans les quatre dernières années, sont passés de 21 à 76 dans Notre Amérique, dont 12 d’entre eux au Panama et nous exigeons l’abrogation du pacte de neutralité, qui permet l’intervention de l’armée américaine dans la République du Panama.

L’Irak, l’Afghanistan, la Somalie, la Palestine, le Mali, la République centrafricaine, la Syrie, l’Ukraine, le Nigeria, le Pakistan, le Congo, la Mauritanie, la Libye et le Yémen sont quelques-unes des plus récentes interventions militaires des États-Unis avec son cortège de morts et de désolation. Nous ne voulons pas de cette situation dans notre Amérique.

Nous soutenons donc les déclarations faites par le Secrétariat général de l’Unasur demandant l’exclusion de toutes les bases militaires de notre région et nous réclamons qu’aucun pays n’ait le droit de juger la conduite d’un autre pays et beaucoup moins encore d’imposer des sanctions ou des pénalités pour leurs propres fins.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous appuyons le peuple cubain et sa révolution, nous saluons le retour des cinq héros cubains, un produit de la solidarité internationale et de la lutte inlassable de son peuple. Nous exigeons, avec tous les peuples du monde, la levée immédiate et inconditionnelle du blocus génocidaire contre la République de Cuba par le gouvernement des États-Unis et la fermeture immédiate de Guantanamo sans autre condition que le respect du droit international et de la Charte des Nations Unies.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous exprimons notre soutien inconditionnel et sans restriction à la Révolution bolivarienne et au gouvernement légitime dirigé par le camarade Nicolas Maduro.

Par conséquent, nous rejetons le décret interventionniste, injuste et immoral par lequel le gouvernement des États-Unis cherche à présenter la République bolivarienne du Venezuela comme une menace pour sa sécurité nationale, décret qui a déjà été rejeté unanimement par tous les pays de notre Amérique.

Nous, les peuples de l’Amérique, réaffirmons que Puerto Rico est un pays d’Amérique latine et des Caraïbes avec sa propre identité et son histoire distincte, dont les droits à l’indépendance et la souveraineté sont violés par une tutelle coloniale imposée arbitrairement depuis plus d’un siècle par l’impérialisme américain contre la lutte historique de Puerto Rico pour sa souveraineté et son autodétermination ; de nombreuses personnes, parmi lesquelles Oscar López Rivera, croupissent en prison et nous exigeons sa libération immédiate.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous réaffirmons notre appui solidaire et nous espérons que les Dialogues de paix en Colombie, qui ont lieu entre le gouvernement de la Colombie et les FARC-EP, nous demandons l’ouverture d’une négociation similaire avec l’ELN afin d’assurer la transition vers la construction d’un processus de paix ferme et durable basé sur la justice sociale. Nous nous félicitons des mesures prises par les différents gouvernements pour faciliter le succès de ce processus.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous réitérons notre soutien permanent et inconditionnel à l’Argentine dans ses efforts pour récupérer les îles Malouines, aussi, notre soutien à l’État plurinational de Bolivie à son aspiration toujours retardée d’avoir un accès à la mer . Nous exigeons le retrait immédiat des troupes d’occupation d’Haïti, geste qui permettra son autodétermination. Nous exigeons que le gouvernement du Mexique le retour, vivant des 43 professeurs stagiaires dans Ayotzinapa disparus.

Nous, les peuples des Amériques, exprimons la nécessité impérieuse de la construction et de l’approfondissement d’une nouvelle société de justice sociale et d’égalité des sexes, avec la participation active des jeunes et des différents acteurs sociaux, avec la solidarité comme principe essentiel pour le développement intégral et souverain de notre peuple. Aujourd’hui, dans notre Amérique, certains laquais de l’impérialisme existent et ils essaient de soutenir et d’imposer le modèle néolibéral comme la solution aux problèmes et aux besoins de notre peuple, un modèle qui s’est avéré être l’instrument le plus efficace pour l’aggravation de la pauvreté, de la misère, des inégalités, de l’exclusion et de la répartition inéquitable des richesses.

Dans cette situation, nous déclarons et nous appelons à se battre pour défendre nos ressources naturelles, la biodiversité, la souveraineté alimentaire, nos biens communs, la Terre-Mère, les droits ancestraux des peuples autochtones et les conquêtes et les droits sociaux. Nous luttons pour l’emploi, pour un travail et un salaire dignes, pour la sécurité sociale, les pensions, la négociation collective, la syndicalisation, le droit de grève, la liberté d’association, la santé au travail, les droits économiques et sociaux, le respect des migrants et des habitants d’origine africaine, l’éradication du travail des enfants et de l’esclavage et la justice par l’égalité de genre.

Tout cela est et sera possible que si nous travaillons dans l’unité dans le but de construire un rapport de forces pour remplacer le pouvoir du bloc dominant par un bloc social et politique qui défend les intérêts de nos peuples.

Dix ans après la déroute de la ZLEA, nous réaffirmons notre lutte contre les nouvelles formes d’accords de libre-échange ALE, PTC, TISA, l’Alliance du Pacifique. Donc, nous continuons également à maintenir que la dette extérieure de nos pays est impayable, illégitime et immorale.

Nous, les peuples de l’Amérique, nous nous félicitons du processus d’intégration qui fait primer l’autodétermination et la souveraineté de nos peuples, des processus tels que l’ALBA et la CELAC, processus qui ont renforcé l’unité latino-américaine. Nous croyons que nous devons compléter ces processus par la participation des organisations sociales, syndicales, par celle des organisations de base, afin de promouvoir davantage une intégration par et pour le peuple.

11 avril 2015

traduction libre | internacionales@granma.cu

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 00:16

Droits de l'Homme aux États-Unis et à Cuba : Parlons-en !
(par Netfa Freeman 08/04/2015, traduction Michel Taupin)

Cuba a ouvert des discussions avec les États-Unis sur les droits de l'homme, la semaine dernière, en rappelant que les États-Unis ne sont pas un modèle pour les autres nations. Les Cubains ont cité entre autres "la discrimination et le racisme dans la société américaine, l'aggravation des brutalités policières, les actes de torture et les exécutions extrajudiciaires dans la lutte contre le terrorisme et la situation de vide juridique des prisonniers du camp de la prison étasunienne de Guantanamo."

"La présence de Cuba sur la liste des pays terroristes établie par les Etats-Unis est un moyen de faire respecter le blocus américain contre Cuba. "
A tour de rôle, les médias qui ne cessent de mentir à propos de Cuba, racontent que la réunion du 31 Mars entre les États-Unis et Cuba sur les droits de l'homme, serait gênante pour Cuba. La propagande américaine a constamment matraqué que Cuba violait les droits humains de ses citoyens et emprisonnait des personnes simplement pour fait de dissidence politique. Mais, au contraire, c'est le sujet même des droits de l'homme qui donne l'occasion d'exposer la réalité dans les deux pays.
Pas d'annonces majeures ont émergé de la rencontre, le premier dialogue formel entre les pays sur les droits de l'homme depuis que le président américain Barack Obama et le président cubain Raul Castro ont annoncé le 17 Décembre 2014 qu'ils cherchaient à rétablir les liens diplomatiques.
Toutefois, le chef de la délégation cubaine aux pourparlers, Pedro Luis Pedroso a dit : "Nous avons exprimé nos préoccupations concernant les modes de discrimination et le racisme dans la société américaine, l'aggravation de la brutalité de la police, les actes de torture et d'exécutions extrajudiciaires dans la lutte contre le terrorisme et les formes juridiques floues des prisonniers dans le camp de la prison américaine de Guantanamo". Lors d'une conférence de presse à Washington, le directeur général adjoint pour les affaires multilatérales et du droit international au ministère cubain des Affaires étrangères a déclaré que la délégation de l'île avait également mis en avant sa préoccupation au sujet de la limitation des droits du travail et des libertés syndicales."

Certains d'entre nous qui travaillent dans le mouvement de solidarité avec Cuba, estiment que c'est aussi une fenêtre d'opportunité pour informer et soulever les questions des incarcérations de masse des États-Unis, de l'épidémie de meurtres de la police et du sort des prisonniers politiques comme le combattant de la liberté Leonard Peltier de l'American Indian Movement et du journaliste révolutionnaire noir Mumia Abu Jamal. Actuellement Mumia lutte pour sa vie en raison d'une exécution extrajudiciaire impitoyable à travers une faute médicale soutenue par l'État.

"Contrairement aux États-Unis, l'éducation, la santé, l'emploi ou les droits humains à Cuba ne sont pas un privilège."
Pendant trois mois, Mumia a montré des signes de diabète. Il a été examiné par les médecins de la prison à plusieurs reprises. Son sang a été prélevé trois fois en Février seulement, mais le diabète n'a pas été diagnostiqué jusqu'à ce qu'il a dû être transporté dans un hôpital extérieur après s'être évanoui dans la prison avec un taux de sucre dans le sang près du niveau du coma diabétique. Deux jours après, il était renvoyé dans la même prison, gardé par ceux-là même qui l'ont amené aux portes de la mort.
Il est compréhensible que les membres de la famille et tous ceux qui le soutiennent estiment que c'est une tentative consciente de procéder à une exécution extra-judiciaire par négligence médicale. À tout le moins, cela témoigne du traitement inadéquat et inhumain des personnes âgées incarcérées.

Seulement l'hypocrisie audacieuse du gouvernement américain en général et de Barak Obama en particulier, c'est de miser sur l'interprétation peu crédible de Cuba parce que "connu comme violeur des droits de l'homme" et sur le fait que c'est un sujet à aborder plus tard lors des négociations sur la normalisation des relations, tout en pratiquant un sanglant mépris pour la vie humaine, ici et ailleurs.

Compte tenu de la corrélation entre les droits humains et la justice économique, une comparaison entre Cuba et les États-Unis révèle de plus grands contrastes encore. Contrairement aux États-Unis, à Cuba, dans l'éducation, la santé, l'emploi ou les droits humains, il n'y a pas de privilèges. Cuba fournit une éducation gratuite, de la maternelle jusqu'au niveau universitaire, et la santé pour tous ses citoyens est entièrement gratuite. A Cuba révolutionnaire pas un emprisonné ne subirait ce à quoi Mumia Abu Jamal est actuellement confronté.

Qui sont les «dissidents» à Cuba?
Il faut une sorte d'éducation aux médias et de l'information contextuelle pour déconstruire les nouvelles de la presse ainsi que la propagande du gouvernement américain. Un rapport de Reuters sur les pourparlers dit, "Les Etats-Unis ont pressé Cuba pour améliorer les conditions des droits humains sur l'île communiste et s'inquiètent, en particulier, de l'emprisonnement de dissidents et de militants politiques et du traitement des prisonniers politiques ... Cuba a répondu à Washington qu'il ne tolérera pas d'ingérence dans ses affaires intérieures et a demandé que les États-Unis cessent de soutenir les dissidents ".
Les États-Unis ne reconnaissent pas, ni la presse d'ailleurs, l'existence de prisonniers politiques étatsuniens qui, certainement, ne sont pas à l'abri des conditions notoirement inhumaines d'autres prisonniers. En fait, ils sont souvent traités plus mal, enfermés en cellule d'isolement (aka le trou), une pratique étrangère à Cuba, selon une délégation de travailleurs sociaux des États-Unis qui a visité les prisons de l'île.
Si l'on n'est pas prudent, cependant, il peut être facile d'oublier la déclaration, rapportée par Reuters, que Cuba "ne tolérera aucune ingérence dans ses affaires intérieures et a demandé que les États-Unis cessent de soutenir les dissidents."

Cela devrait amener la question : qui sont ces «dissidents» et comment les Etats-Unis les soutiennent ?
"Cuba a des préoccupations de sécurité nationale très valables qu'aucun pays ne peut tout simplement se prévaloir."

Un document déclassifié datant d'Octobre 1961 rédigé par l'inspecteur général de la CIA, Lyman Kirkpatrick, «L'histoire du Projet cubain (US) commence en 1959» en souligne les aspects fondamentaux :
a) Formation d'une organisation cubaine en exil ... pour diriger les activités de l'opposition et fournir une couverture pour les opérations de l'Agence.
b) Développement d'une propagande offensive au nom de l'opposition.
c) Création à l'intérieur de Cuba d'une agence de renseignements clandestine et d'un appareil d'action pour répondre aux demandes de la direction de l'organisation en exil.
d) Développement hors de Cuba d'une petite force paramilitaire destinée à être introduite à Cuba pour organiser, former et diriger des groupes de résistance.

Ces activités restent en vigueur aujourd'hui sous le titre "Programme Cuba", en complément de l'Agence américaine pour le développement international (USAID). Cela signifie que Cuba a des préoccupations de sécurité nationale très valables ce qu'aucun autre pays ne peut tout simplement se prévaloir.
En réponse à ces attaques, Cuba a promulgué des lois spécifiquement conçues pour préserver ses citoyens de la nocivité de la loi américaine dite Helms-Burton, immorale et condamnée internationalement. La loi Helms-Burton (The Cuban Liberty and Democratic Solidarity - Libertad - Loi de 1996) renforce et étend l'application territoriale de l'embargo initial US, en le transformant en blocus - un acte de guerre - contre Cuba et incite les ressortissants cubains à commettre une trahison en se prétendant dissidents politiques tout en diffusant des informations fausses et trompeuses permettant aux États-Unis de justifier le blocus.

En 2003 Cuba a arrêté plusieurs de ses citoyens sur ces accusations. Le gouvernement américain et les medias ont utilisé ces arrestations pour accuser Cuba de "réprimer la dissidence" en dépit d'une impressionnante et très détaillée Conférence de presse tenue à Cuba le 9 Avril 2003 pour lutter contre la désinformation et les mensonges propagés par l'impérialisme américain.
Des décennies d'utilisation par les États-Unis d'une combinaison d'efforts internes de déstabilisation de l'île et de son vaste appareil de propagande internationale, a généré du scepticisme sur les droits de l'homme à Cuba. Mais ce sont aussi les informations de base étasuniennes qui peuvent nous donner un fond plus précis et nous permettre de comprendre.

Une note de service de 1994 envoyée par Joseph Sullivan, ancien chef de la Section des intérêts américains à La Havane, à l'ancien secrétaire d'Etat, Warren Christopher, à la Central Intelligence Agency CIA) et au Service de l'immigration et de la naturalisation (INS), examine les difficultés rencontrées pour trouver des cas légitimes de violations des droits de l'homme à Cuba. La note de service a été transmise aux Cubains par des «mains amies», et a été distribuée par Cuba aux Etats membres de l'Organisation des Nations Unies le 2 Mars 1994 afin de fournir des preuves des contorsions intentionnelles du gouvernement américain sur la situation des droits de l'homme à Cuba pour justifier sa politique d'agression.
"Certains ressortissants cubains se posent en dissidents politiques tout en diffusant des informations fausses et trompeuses au nom des États-Unis pour justifier le blocus."
La note va même jusqu'à admettre, même après que la Section des intérêts américains à La Havane ait assoupli ses conditions pour que plus de cubains puissent se qualifier "dissident politique", que l'on pourrait les classer au mieux dans la case "asile économique".

L'hypocrisie des États-Unis lorsqu'il s'agit de ses accusations contre Cuba est des plus étonnantes. Ils incluent même Cuba dans sa liste des "Etats soutenant le terrorisme", après que les États-Unis ont pratiqué et soutenu des décennies de terrorisme contre Cuba. Ce qui a conduit Cuba à envoyer 5 cubains en mission aux USA. Les 5 Cubains ont infiltré les groupes d'extrême-droite d'exilés cubains violents, basés à Miami, et devaient trouver des moyens non violents pour mettre fin ou contrecarrer leurs plans de terrorisme. Au lieu d'arrêter les terroristes, les États-Unis ont arrêté les 5 cubains. Les trois derniers qui étaient encore emprisonnés en Décembre ont été libérés dans le cadre du premier geste dans la normalisation des relations entre les deux pays. Il est important que la désignation de Cuba sur la liste du terrorisme par les Etats-Unis ne soit ni sous-estimée ni considérée inoffensive, quoique fausse accusation. La désignation est un moyen de faire respecter le blocus américain contre Cuba. C'est un moyen de dénier à d'autres pays d'accorder des crédits dans le système bancaire des EU et international. Il oblige le pays à faire des transactions en espèces, ce qui est pratiquement impossible pour n'importe quel gouvernement dans l'économie mondiale et en fait un fardeau pour sa mission diplomatique aux États-Unis qui doit mener à bien les fonctions normales du consulat ou de l'ambassade.

Il est clair que les intérêts américains dans la normalisation des relations ne sont pas un changement de cœur ou l'abandon de leurs intentions de saper la révolution cubaine. Peu importe, c'est un développement bienvenu. À tout le moins, il nous donne à tous l'occasion de placer les dossiers de ces deux pays côte à côte et de demander: "S'il vous plait, que le vrai violeur des droits de l'homme se lève!"

Netfa Freeman est depuis longtemps panafricaniste, militant des droits de l'homme, basé à Washington DC, travaillant à l'Institut d'études politiques et est co-animateur / producteur pour Voix Avec Vision sur WPFW 89,3 FM.

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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL Cuba
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BRUNO FORNACIARI

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