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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 13:35
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 13:08

Médias. Le 4e pouvoir aux mains du CAC 40

CLAUDE BAUDRY

LUNDI, 1 AOÛT, 2016

L'HUMANITÉ

L'Humanité

Les opérations de rachat de titres de presse, de chaînes de radio ou de télévision par de grands groupes financiers font florès depuis quelques décennies. Le quotidien que vous tenez entre les mains est un ovni dans cette galaxie.

Ils sont milliardaires, leurs groupes forment une galaxie géante qui règne sur l’information de ce pays. Sans être exhaustifs, c’est ce que nous avons voulu montrer avec cette infographie qui témoigne de la concentration de plus en plus forte des médias. L’Humanité en est absente. Parce que le quotidien fondé par Jaurès n’est pas adossé, d’une manière ou d’une autre, à ces groupes dont la presse et les médias ne représentent en fait qu’une partie parfois infime de leurs activités industrielles ou financières.

Depuis plusieurs mois, les lecteurs et amis, les militants, les équipes du journal, journalistes et employés, se mobilisent pour assurer un avenir à leur journal dans le cadre de la campagne « Printemps de l’Humanité » lancée après l’alerte de PatrickLe Hyaric, son directeur, dans ces colonnes...

Les nombreux témoignages que nous publions depuis des semaines montrent le rôle original que joue l’Humanité dans le paysage de la presse française. Une voix différente, parfois raillée, souvent occultée, mais une voix qui compte par exemple sur le front des luttes sociales, des enjeux politiques, économiques et sociaux, internationaux, de la culture, dans le débat d’idées et la nécessaire confrontation qu’exige la situation.

L’Humanité sous protection citoyenne poursuit son combat avec, selon la formule de Patrick Le Hyaric, toujours la même « flamme indocile ». « Ce n’est pas un hasard si l’Huma, le journal, est menacé au moment où l’humain est tenu pour quantité négligeable par toutes sortes de financiers et de politiques qui ont construit les systèmes les plus sophistiqués pour accaparer les fortunes les plus considérables », argumentait dans les colonnes de l’Humanité Denis Sieffert, directeur de Politis, hebdomadaire qui, comme l’Humanité Dimanche, est indépendant des pouvoirs financiers. Pour le psychanalyste Roland Gori, l’Humanité est « la voix du peuple aujourd’hui recouverte par les haut-parleurs des industries médiatiques ». Pour que vive l’Humanité, Jeanne Puchol, dessinatrice de bande dessinée, a imaginé quant à elle un personnage portant une pancarte : « Je suis l’Humanité pour la liberté d’expression. »

Et puis il y a ces dons de lectrices et de lecteurs qui s’amplifient et ces mots qui traduisent leur attachement à ce journalpas comme les autres. Comme Marina et Didier, pour qui :« plus qu’un journal d’information, en lisant l’Huma et l’HumaDimanche, on est proches de tous ceux qui sont laissés pour compte ». Pour eux aussi, il faut que l’Humanité vive pour aider à bâtir une alternative politique.

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 15:26
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 08:21

Nous sommes le 5 septembre 2016. Aucun médias nous parlent de la manif du 15 contre la loi travail ni de la plus grande fête depopulaire de France et de Navarre qui va rassembler les progressistes de tous poils, des délégations de nombreux pays, régions, départements et villes françaises, artistes de toutes disciplines, des élus, des entreprises ( salon des collectivité) des débats, des rires et des joies, des luttes, des amours, des livres, des frites et du couscous...les médias préfèrent nous abreuver, nous abrutir même avec les primaires du "les Républicains" ou celle du PS. Sans oublier le retour du FN. Mélenchon quant à lui n'est pas oublié, il bénéficie d'invitations nombreuse. D'ailleurs, je mise un billet, que Mélenchon sera "honoré"par les caméras ...à le fête de l'Humanité.
C'est drôle , non ?

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 19:44

Etat d'urgence : « Nos groupes parlementaires ne voteront pas la prolongation » (Pierre Laurent)

Cinq jours après la terrible tuerie de Nice, qui a vu les vies de 84 femmes, hommes et enfants fauchées et des centaines d'autres blessées ou marquées pour toujours, notre nation reste endeuillée et profondément choquée. Cette folie terroriste aveugle a plongé le pays dans un angoissant questionnement sur les motivations du meurtrier Mohamed Lahouij-Bouhlel et sur les moyens de faire face à la terreur que cherchent à imposer de tels actes.

Au chagrin s'est mêlée depuis la colère devant les polémiques et les surenchères indécentes auxquelles se sont livrés sans recul nombre de responsables politiques.

Dès le 15 juillet, le Parti communiste français a refusé ce manque de dignité en appelant à la solidarité et au respect des familles endeuillées, en demandant le temps nécessaire à l'enquête et à la réflexion pour évaluer les nouvelles mesures à prendre face au palier franchi dans l'horreur. D'autres, singulièrement à droite et à l'extrême droite, ont préféré faire assaut de déclarations irresponsables et de surenchères sans fondement. Oui, nous le redisons avec force, contre la marée nauséabonde de tous les démagogues, il va falloir raisonner, penser pour pouvoir agir mieux et plus efficacement contre la menace terroriste grandissante, contre la violence criminelle qui se pare d'alibis ou de mobiles religieux ou politiques, et contre les haines et les divisions.

Le gouvernement a décidé, sans débat, de prolonger l'état d'urgence, sous la pression de la droite et de l'extrême droite qui veulent durcir encore le régime d'exception.

Or, force est de constater que l'état d'urgence n'a pas permis d'éviter le carnage de Nice, dans une ville que les élus de droite ont faite laboratoire de leurs expérimentations sécuritaires.

Avant d'annoncer précipitamment sa prolongation, le président de la République venait de la déclarer inutile en indiquant que les lois récemment votées après son déclenchement permettaient de prendre le relais. Le risque s’accroît donc d'une dérive répressive sans efficacité pour la sécurité de nos concitoyen-ne-s, et d'une atteinte à nos libertés publiques fondamentales.

Nos groupes parlementaires ne voteront donc pas cette prolongation.

Nous appelons en revanche à une réorientation profonde de nos politiques nationales, européennes et internationales. La lutte contre l'action terroriste et l'insécurité du monde est inséparable de la reconstruction d'une nouvelle civilisation commune à toute l'humanité.

Riposter à la violence terroriste et au projet politique meurtrier et dictatorial de Daesh, par la seule voie militaire, par l'engagement de notre pays dans une logique de guerre aveugle, sans stratégie politique visant le retour de la paix et de la sécurité internationale est une grave erreur. Elle alimente la propagande de Daesh sur les esprits qu'il domine.

Tous les promoteurs et artisans de la logique de « guerre des civilisations », depuis Daesh jusqu'à ceux qui prétendent la combattre sur le même terrain, entraînent notre pays et l'humanité dans une voie sans issue.

Les communistes appellent à résister à cette logique meurtrière, à faire reculer ensemble les violences, les haines et les politiques de la peur.

Nous avons, ensemble, la capacité de rejeter le terrorisme et tout ce qui le nourrit, ici en France et ailleurs dans le monde où les guerres et le chaos qu'elles entraînent lui servent de terreau pour son développement.

La France doit enfin accepter de réviser en profondeur ses choix internationaux pour des évolutions de paix au Proche-Orient et en Afrique. Les peuples du Proche-Orient et d'Afrique y aspirent profondément ; ce sont eux et les forces démocratiques et pacifiques que la France doit soutenir avec ardeur.

Ici en France, il est temps de déclarer l'état d'urgence sociale afin de stopper les politiques d'austérité (baisse des dotations aux collectivités locales, suppression de services et de personnel) et de déployer des moyens sans précédent de présence de l’État et des services publics dans tous les territoires de la République.

Sécurité de proximité, éducation, santé publique, accompagnement psychiatrique, prévention, aide psychologique, lutte contre les violences faites aux femmes, contre les trafics mafieux… sont des priorités d'une urgence absolue

C'est seulement dans ce cadre nouveau que les efforts immenses faits par les services de sécurité, de police et de gendarmerie, dont il faut saluer le dévouement, trouveront leur pleine efficacité.

Au-delà, c'est un autre avenir de développement et de solidarité, un avenir d'humanité commune, qu'il faut mettre à l'ordre du jour, en France, en Europe et dans le monde. Nous ne voulons plus de ce monde de l'argent, des concurrences et des guerres, qui nourrit tous les égoïsmes et les racismes.

Contre le déferlement de haine et de démagogie qui ouvrent aujourd'hui la voie aux populismes en tous genres et aux extrêmes droites violentes et xénophobes, les communistes œuvreront sans relâche pour que notre peuple, et toutes celles et ceux qui ont choisi la France pour y vivre, puissent débattre sereinement et démocratiquement de ces enjeux majeurs.

2017 sera pour cela une année cruciale durant laquelle nous ne laisserons pas le débat politique se rouler dans la fange.

Notre pays mérite mieux, afin de construire un dialogue avec les forces démocratiques du monde pour une humanité de paix, d'égalité et de partage.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 16:09
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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 06:24

Indice de confiance : 18 % pour Michel Field (SNJ-CGT)

Nous publions un communiqué du SNJ-CGT France télévisions, qui fait suite au vote, mardi 19 avril, d’une motion de défiance à l’égard de Michel Field par les rédactions de France 2, France 3 et du site FranceTV info (Acrimed).

Moins de 20 % de confiance en 4 mois de fonction, bel exploit pour le directeur de l’information !

Nous n’épiloguerons pas sur ses provocations, ses dérapages et ses mensonges. Tout a été dit et confirmé par les urnes. Plus grave est l’obstination de la présidente Delphine Ernotte à traiter le malaise des rédactions à la légère.

La nomination d’un rapporteur sur « les dysfonctionnements au sein de l’information » n’est qu’une façon de repousser les décisions, voire de ne rien faire.

Sur les dysfonctionnements, il existe déjà deux rapports, cités par la présidente elle-même dans son projet stratégique, il y a un an : « La perte de confiance peut conduire à une crise sociale rampante… qui débouche généralement sur la démobilisation des uns face à la suractivité des autres et donc sur l’exacerbation des conflits internes. Un climat de défiance est source d’inefficacité et d’appauvrissement…. Voilà pourquoi il convient de donner rapidement des signes clairs sur la transformation du management de l’entreprise…. ».

Quels signes a-t-elle donné depuis un an ? A part le changement du directeur de l’info : les mêmes cadres, les mêmes DRH, les mêmes méthodes déloyales, la même brutalité, la taylorisation débridée…. le mensonge en plus !

Les rédactions ont dit non à l’externalisation des magazines, déjà largement sous-traités à des producteurs privés. Il y a suffisamment de compétences en interne : des journalistes, des techniciens, des monteurs qui refusent d’être cantonnés à la couverture de l’actualité pour les JT.

La grève des JRI de France 2 en novembre dernier posait déjà la question. Maintenant, il faut des actes.

Stop au mouvement de privatisation de l’information. Cela concerne France 2 comme France 3 et maintenant aussi, la rédaction des sports.

Non aussi à la fusion et à la disparition de la rédaction nationale de France 3. Pas besoin de médiateur pour comprendre ! Un vote à 80 % et une grève le 7 avril ont clairement demandé l’abandon du projet Thuillier. Ce qui est en cause, ce ne sont pas les conservatismes et la crainte du changement. Non, c’est la pluralité de l’offre d’information qui est en danger avec l’amputation de France 3 de sa rédaction nationale.

A 94% les journalistes ont aussi rejeté le choix du nom "France Info" pour la future chaîne info, négation de 5 années de travail d’une rédaction, pour asseoir le site Francetv info.

Hors micro, beaucoup de CDD nous ont fait part de leurs angoisses : contrats non renouvelés, contrats de grille qui s’arrêtent, chantage à l’emploi, des horaires sans fin. La précarité est aussi une atteinte à l’indépendance des rédactions et à la liberté de l’information.

La liste des griefs envers la présidente commence à s’allonger dramatiquement : Casse des métiers pour s’aligner sur « les médias jeunes » (comprendre BFM et itélé), mensonges sur le fichage des salariés, bévues sur le jeunisme, fusion à marche forcée, externalisation de l’info etc.

A un moment où France Télévisions affiche de grandes ambitions sur le numérique, avec la chaîne info, la présidente de France Télévisions doit mettre fin à la déstabilisation des rédactions.

Paris, le 20 avril 2016

Source : site du SNJ-CGT.

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 17:44

Petits règlements de compte dans le OK Koral médiatique dont Jean-Luc Mélenchon en est le prétexte et le héros. Ce dernier devrait ne pas en souffrir, au contraire puisqu'il est mis sur orbite avec insistance, dans cette radio "publique" qui éprouve les règles de la concurrence dont JLM fait son miel.

Acrimed détaille le conflit qui oppose, par personnes interposées, Mélenchon à Cohen et France Inter à TF1.

Du grand art de la communication politique.

"« Matinales » de France Inter : Humour de microcosme et connivences en direct

par Denis Souchon, Henri Maler, Vendredi 22 Avril 2016

En mars 2015, Pascale Clark, soudain rebelle, avait capturé, avec la complicité de Patrick Cohen, l’antenne à son profit pour s’insurger contre le non-renouvellement (réglementaire) de sa carte de presse. Nous avions alors protesté contre « une appropriation narcissique de l’antenne de France Inter par deux intouchables arrogants, solidaires… d’eux-mêmes » [1].

Deux chroniques récentes montrent que ce narcissisme n’a pas cessé depuis.

Charline Vanhoenacker au service de Patrick Cohen

Le vendredi 11 mars 2016, dans « Le 7/9 » de France Inter, à 7h55, Charline Vanhoenacker lit à l’antenne sa chronique humoristique (« Le billet de Charline »). Lors de sa mise en ligne sur le site de l’émission ce billet sera titré « Meluche, notre Sylvester Staline, tu nous manques... ».

Le lancement résume, sur le ton de la complicité, le thème de la chronique :

– Patrick Cohen : « Charline Vanhoenacker vous avez un message à faire passer à Jean-Luc Mélenchon. »

– Charline Vanhoenacker : « Oui Patrick, à France Inter nous n’avons plus de ses nouvelles depuis, ben depuis combien de temps au fait ? »

– Patrick Cohen : « Ça fait à peu près un an et demi. » [2]

On peut apprécier, ou non, l’humour de Charline Vanhoenacker : ce n’est pas notre propos. On peut même trouver très drôle la chronique du jour et il n’est pas exclu que des sympathisants de Jean-Luc Mélenchon, éventuellement agacés, s’en soient amusés : ce n’est pas notre propos non plus. Le droit à la satire n’est pas affaire de sympathie. Mais… Car il y a un « mais » : Charline Vanhoenacker intervient directement dans une controverse qui oppose Jean-Luc Mélenchon et Patrick Cohen et met ouvertement, qu’elle s’en rende compte ou pas, sa chronique au service de ce dernier et, plus généralement, de la petite bande de la « matinale ».

La chronique en question (dont la transcription intégrale figure en annexe), est construite de telle manière que les auditeurs pensent que si Jean-Luc Mélenchon n’a plus participé au 7/9 de France Inter depuis « à peu près un an et demi », c’est uniquement parce qu’il fait un caprice d’enfant (ou de héros américain à mobilité mentale réduite), vexé par les questions de Patrick Cohen :

– Charline Vanhoenacker : Oulalala. Bon alors, cher Jean-Luc Mélenchon, mon méluche. Je prends mon plus beau micro pour te dire ceci : je ne sais pas si France Inter te manque, mais toi tu nous manques follement, douloureusement. Avec ton côté sanguin tu nous en veux de vouloir te titiller. Je te vois encore, tes petits poings fermés, faire des moulinets avec tes bras, quand tu t’énerves comme ça tu as la détermination d’un Rocky Balboa, tu es un petit peu notre Sylvester Staline. Jean-Luc, tu dis, tu dis que tu vis mal les questions de Patrick, mais moi je sais pourquoi, je sais qu’elles te renvoient aux brimades de Madame Carpachou, ta maîtresse du CM2. […] Par pitié Jean-Luc, si ce n’est pas pour la France, fais-le au moins pour Patrick Cohen. [On entend une voix masculine (celle de Patrick Cohen ?) dire « Non ! »] Je le connais bien, il n’est qu’amour. Il est peut-être un petit peu insistant dans ses questions […] Si tu reviens on te posera pas de questions, enfin si, un peu quand même. Mon méluche, il n’y a pas d’un côté la France insoumise et de l’autre côté la France Inter. Allez Jean-Luc, viens à la maison de la radio, il y a le printemps qui chante l’Internationale.

Évidemment, Charline Vanhoenacker ne tient aucun compte des raisons (bonnes ou mauvaises) invoquées par Jean-Luc Mélenchon pour refuser de participer au « 7/9 » de France Inter. Satire oblige ? Peut-être… Sans doute… Mais du même coup, la chronique exonère Patrick Cohen et ses « partenaires » du matin. Et les dispense de répondre réellement aux propos tenus par Jean-Luc Mélenchon le 31 octobre 2014 sur les matinales radiophoniques et notamment sur celle de France Inter ainsi que sur son animateur… Patrick Cohen.

Extraits de ces propos [3]

Alors on nous raconte des histoires, on nous dit « oui mais France Inter c’est le service public, c’est différent ». Oui c’est différent parce que non seulement ils sont d’accord avec les autres mais en plus ils sont arrogants, parce qu’ils voudraient qu’on avale le potage sous prétexte qu’ils sont censés être de gauche.

Et Mélenchon de s’en prendre à l’orientation politique des matinales :

Donc ce n’est pas des matinales. C’est le début de la grand’ messe du libéralisme qui commence avec les émissions du matin. Et alors on nous dit « allez une petite cuiller pour tonton Sarkozy, une petite cuiller pour tata Merkel, une petite cuiller… » et on commence à absorber le catéchisme, mais même pas avec des nuances, quelque chose qui rendrait ça supportable.

Et de conclure, en nuançant quelque peu son propos, mais en ciblant directement Patrick Cohen de France Inter :

Ce n’est pas tous les mêmes hein. Bon par exemple aller discuter avec Achilli c’est quand même d’un niveau plus élevé que d’aller discuter avec Cohen. C’est moins la propagande quoi. Ça dépend des gens. Bon y’a des gens c’est plaisant, d’autres c’est très désagréable, et je n’hésite pas à leur dire. Je les déteste comme eux ils me détestent.

Que l’on partage ou pas les arguments du député européen, on ne peut que constater que l’humour de Charline Vanhoenacker n’a que fort peu à voir avec les critiques émises par Jean-Luc Mélenchon pour justifier son refus de participer au show animé par Patrick Cohen, qui est ainsi conforté dans sa position de maître de cérémonie au-dessus de toute contestation.

Cette souriante complicité, que les auditeurs sont invités à partager, n’est pas finie…

Donnant-donnant : Une pause de publicité

Charline Vanhoenacker achève sa chronique en tournant en dérision la décision (au demeurant discutable) de Jean-Luc Mélenchon de participer, non à la matinale de France Inter, mais à une émission de « mélange des genres », diffusée par TF1 et animée par Alexandra Sublet :

Quant à Patrick [Cohen], depuis qu’il sait que tu vas sur TF1 dans la nouvelle émission d’Alessandra Sublet, il a cessé de s’alimenter. Jean-Luc, mais qu’est-ce qui t’a pris d’accepter l’invitation de TF1 ? Rassure-nous, tu ne vas tout de même pas te présenter à la primaire à droite. Méluche ! Mon gros lapin, comment peux-tu participer à une émission qui s’appelle « Action ou vérité » ? Alors qu’en tant qu’homme de gauche tu es contre les actionnaires et en tant qu’homme politique tu es contre la vérité. Si c’est pour les charmes d’Alessandra Sublet, tu sais, Patrick est prêt à faire l’interview en résille.

La régie publicitaire de TF1 a dû se féliciter de cette publicité gratuite pour une émission dont la première diffusion a eu lieu le 18 mars.

Mais, pour savourer tout le sel de cette séquence, quelques rappels sont nécessaires. On se souviendra avec émotion qu’Alessandra Sublet a animé de 2009 à 2013 « C à vous » sur France 5 : une émission dont l’un des chroniqueurs depuis 2011 s’appelle … Patrick Cohen. On se souviendra également que Patrick Cohen anime depuis septembre 2010 « Le 7/9 » de France Inter, station dans laquelle Alessandra Sublet fut [une éphémère animatrice [4] de septembre 2010 à février 2011. Le monde (médiatique) est petit...

… Très petit : on ne sera donc pas surpris d’apprendre que Patrick Cohen n’a pas oublié, à la fin de cette chronique, de signaler que Charline Vanhoenacker co-anime aussi l’après-midi une émission sur France Inter, bouclant ainsi la boucle de l’entre-soi médiatique. Donnant-donnant…

L’humour de Charline Vanhoenacker, journaliste, mais qui fait des blagues [5] est suffisamment consensuel pour qu’elle ne connaisse pas le sort de deux de ses prédécesseurs humoristes sur France Inter, Didier Porte et Stéphane Guillon [6]. Aussi corrosif soit-il, son humour n’est en effet pas du genre à mettre en question les intérêts de la fraction du microcosme social auquel appartient la chefferie de France Inter, ce qui lui permet de se voir décerner des brevets de rebellitude par ses pairs, bien que nous soyons loin du jour où elle fera une chronique sur l’infatuation de certain animateur de matinale radiophonique avec le même ton et les mêmes biais que dans celle consacrée à Jean-Luc Mélenchon.

« Mélange des genres » : Patrick Cohen au service de Cohen Patrick

La chronique de Charline Vanhoenacker du 11 mars ne pouvait rester sans suites : ni la polémique contre Jean-Luc Mélenchon, ni l’étalage de complicités, ni la page de publicité offerte à l’émission d’Alessandra Sublet, ancienne patronne de Patrick Cohen dans l’émission « C à vous » sur France 5. Et c’est… Patrick Cohen qui s’en est chargé lors de sa chronique quotidienne du jeudi 17 mars 2016, dans le 7/9 de France Inter, intitulée « Le 7h43 » (et dont une transcription intégrale figure en annexe) :

– Patrick Cohen : Jean-Luc Mélenchon – qui n’a pas encore répondu à votre appel Charline [On entend Charline Vanhoenacker simuler un « Ooohhh » de dépit], mais on garde bon espoir de le retrouver à ce micro… –, Jean-Luc Mélenchon sera demain soir sur TF1 le tout premier invité de la nouvelle émission de divertissement d’Alessandra Sublet, « Action ou Vérité ».

En 2 minutes et 26 secondes, Patrick Cohen parvient à faire coup triple ou quadruple : poursuivre sa misérable polémique contre Jean-Luc Mélenchon, faire l’éloge des émissions de « mélange des genres » et de sa propre participation à l’animation de telles émissions, soutenir sa camarade et ex-patronne Alexandra Sublet et offrir une nouvelle page de publicité à sa nouvelle émission.

Quoi que l’on pense de la participation de Jean-Luc Mélenchon à une telle émission, ce n’est pas une première. Patrick Cohen semble amnésique car le 28 juin 2013, on pouvait voir dans « C à vous », une émission de divertissement sur France 5, Jean-Luc Mélenchon, Alessandra Sublet et… le chroniqueur Patrick Cohen. Après avoir fait la bise à Alessandra Sublet, Jean-Luc Mélenchon déclarera ce jour-là : « Je suis venu 9 fois ici. »

– Patrick Cohen : Mélenchon interviewé par Sublet, on entend déjà les lamentations contre la dérive « peopolitique » ou les comparaisons d’époque du style : non mais est-ce que vous imaginez Georges Marchais questionné par Denise Fabre ? Ou de Gaulle chez Guy Lux ? Ou Raymond Aron avec Danièle Gilbert ? Et là, stupeur, archive fatale, révélation renversante. Raymond Aron, professeur au Collège de France, sur le plateau de Midi Première, aux côtés de Danièle Gilbert, entre deux chansons de C. Jérôme… c’est arrivé – en voici la preuve – en mars 77.

Les critiques des émissions de « mélange des genres » et de la « peopolisation » ? De simples « lamentations », dont il suffit pour en venir à bout, d’évoquer, pour les tourner en dérision, un très ancien exemple [7].

Patrick Cohen diffuse alors des extraits des échanges entre Danièle Gilbert et Raymond Aron. C’est l’occasion pour lui et les personnes qui sont à ses côtés en studio (Emmanuelle Cosse, Léa Salamé et Charline Vanhoenacker, notamment), de rire, entre gens qui se croient très intelligents, à gorge déployée aux prises de parole d’une animatrice d’une époque révolue.

Et notre Monsieur Loyal de terminer avec la maestria d’un passeur de plats confirmé :

Et voilà le travail. Qui prouve que le mélange des genres n’a pas été inventé par la télévision commerciale. Et Alessandra Sublet sera l’invitée de Sonia Devillers tout à l’heure dans « L’instant M » à 9h40 sur Inter.

Du grand art au service de pauvres causes : exonérer la télévision commerciale d’un genre qui aurait été inventé par le télévision publique, clore le débat sur les émissions de « mélange des genres » (en faisant mine de l’ouvrir) et sur l’opportunité pour des responsables politiques ou des intellectuels de passer dans ce type d’émission, et surtout plaider indirectement sa propre cause puisqu’il participe et obtient des profits de ce type d’émission, en l’occurrence « C à vous » sur France 5. Et pour couronner le tout, Patrick Cohen signale enfin que son ancienne patronne Alessandra Sublet sera l’invitée d’une émission de France Inter le jour même (pour y parler de sa nouvelle émission), comme si l’un des objectifs de cette chronique était précisément d’assurer la promotion de la nouvelle émission d’Alessandra Sublet [8].

Vous avez dit « confiscation de l’antenne » ?

Henri Maler et Denis Souchon

Annexe 1 : Transcription de « Le billet de Charline » du 11 mars 2016.

- Patrick Cohen : « Charline Vanhoenacker vous avez un message à faire passer à Jean-Luc Mélenchon. »

- Charline Vanhoenacker : « Oui Patrick, à France Inter nous n’avons plus de ses nouvelles depuis, ben depuis combien de temps au fait ? »

- Patrick Cohen : « Ça fait à peu près un an et demi. »

- Charline Vanhoenacker : « Oulalala. Bon alors, cher Jean-Luc Mélenchon, mon méluche. Je prends mon plus beau micro pour te dire ceci : je ne sais pas si France Inter te manque, mais toi tu nous manques follement, douloureusement. Avec ton côté sanguin tu nous en veux de vouloir te titiller. Je te vois encore, tes petits poings fermés, faire des moulinets avec tes bras, quand tu t’énerves comme ça tu as la détermination d’un Rocky Balboa, tu es un petit peu notre Sylvester Staline. Jean-Luc, tu dis, tu dis que tu vis mal les questions de Patrick, mais moi je sais pourquoi, je sais qu’elles te renvoient aux brimades de Madame Carpachou, ta maîtresse du CM2. Mais mon méluche, je t’en prie, passe au dessus de ça et reviens. [Charline Vanhoenacker lance une musique de piano de centre commercial]. Depuis que tu es parti l’ambiance ici n’est plus la même, Thomas Legrand a recommencé à boire, je comprends encore moins bien ce qu’il dit. Quant à Patrick, depuis qu’il sait que tu vas sur TF1 dans la nouvelle émission d’Alessandra Sublet, il a cessé de s’alimenter. Jean-Luc, mais qu’est-ce qui t’a pris d’accepter l’invitation de TF1 ? Rassure nous, tune vas tout de même pas te présenter à la primaire à droite. Méluche ! Mon gros lapin, comment peux-tu participer à une émission qui s’appelle “Action ou vérité” ? Alors qu’en tant qu’homme de gauche tu es contre les actionnaires et en tant qu’homme politique tu es contre la vérité. Si c’est pour les charmes d’Alessandra Sublet, tu sais, Patrick est prêt à faire l’interview en résille. Et si c’est parce que c’est trop tôt la direction est prête à déclasser, à déplacer le 7/9 à 15 heures. On a même pensé à déplacer l’émission dans un mobile home stationné en face de L’Élysée pour te faire plaisir. Thomas a mis la vodka au frais et Bernard Guetta amène sa boîte de cigares cubains qu’il tient de Fidel. Par pitié Jean-Luc, si ce n’est pas pour la France, fais le au moins pour Patrick Cohen. [On entend une voix masculine (celle de Patrick Cohen ?) dire “Non !”] Je le connais bien, il n’est qu’amour. Il est peut-être un petit peu insistant dans ses questions mais regarde le le soir sur France 5 il lui arrive de ne rien dire de mordant. Ben si, quand il mange, la bouche pleine. [Charline Vanhoenacker fait un signe pour que la régie arrête la diffusion de la musique.] Jean-Luc, pour tout te dire, bon ben voilà, on est sacrément dans la merde quand on veut inviter un politique de gauche. Voilà, il n’y en a plus, si tu viens pas, il va nous rester qui à gauche ? Ah ben ouais, il nous reste NKM, elle est encore venue hier. Si tu reviens on te posera pas de questions, enfin si, un peu quand même. Mon méluche, il n’y a pas d’un côté la France insoumise et de l’autre côté la France Inter. Allez Jean-Luc, viens à la maison de la radio, il y a le printemps qui chante l’Internationale. [Les voix de Charline Vanhoenacker et Patrick Cohen se recouvrent] Tes amis t’attendent. Viens. Reviens ! »

- Patrick Cohen : « Charline Vanhoenacker. Et on vous retrouve à 17 heures avec Alex Vizorek, Si tu reviens j’annule tout. Merci à vous. »

Annexe 2 : Transcription du « 7h43 », la chronique de Patrick Cohen du 17 mars 2016

- Patrick Cohen : « Jean-Luc Mélenchon – qui n’a pas encore répondu à votre appel Charline [On entend Charline Vanhoenacker simuler un Ooohhh de dépit], mais on garde bon espoir de le retrouver à ce micro… – Jean-Luc Mélenchon sera demain soir sur TF1 le tout premier invité de la nouvelle émission de divertissement d’Alessandra Sublet, “Action ou Vérité”. Mélenchon interviewé par Sublet, on entend déjà les lamentations contre la dérive “peopolitique” ou les comparaisons d’époque du style : non mais est-ce que vous imaginez Georges Marchais questionné par Denise Fabre ? Ou de Gaulle chez Guy Lux ? Ou Raymond Aron avec Danièle Gilbert ? Et là, stupeur, archive fatale, révélation renversante. Raymond Aron, professeur au Collège de France, sur le plateau de Midi Première, aux côtés de Danièle Gilbert, entre deux chansons de C. Jérôme… c’est arrivé – en voici la preuve – en mars 77. »

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 03:30

Accueil » Actualités » Réforme du collège 2016 » ATC & la réforme du collège » « Madame la Ministre, vous rendez-vous compte ? » article paru dans le journal l’Humanité du 22 mars 2016

« Madame la Ministre, vous rendez-vous compte ? » article paru dans le journal l’Humanité du 22 mars 2016

Robert Delord 18 avril 2016 ATC & la réforme du collège, Les actualités du site, Réforme du collège 2016Commenter cette publication 1,363 Vues

Notre article paru dans l’Humanité du 22 mars 2016
http://www.humanite.fr/maintenant-comment-sauver-les-enseig…

Madame la ministre de l’Éducation nationale, à quoi bon vous parler de la réforme du collège ? Toutes les demandes d’audience faites depuis un an sont restées lettre morte et il semble évident que vous ne souhaitez pas aborder la question avec des personnes qui la maîtrisent. À quoi bon vous parler des Humanités, dont vous reconnaissez toutes les qualités mais dont vous aviez pourtant planifié la disparition pure et simple ? Je préfère vous parler ici d’humanité, ou plutôt du manque d’humanité dont le ministère a fait preuve dans la conception et la mise en œuvre de cette réforme. Comment, en effet, un ministre de la République (du latin minister : « serviteur, domestique » et res publica : « la chose publique ») a-t-il pu oublier à ce point son devoir d’exemplarité, traiter ainsi certains de « pseudo-intellectuels » et prétendre que l’opposition massive à cette réforme proviendrait d’un malentendu, d’une mauvaise compréhension des enseignants ?

Vous avez ouvert la boîte de Pandore des insultes contre les enseignants inquiets à juste titre pour l’avenir de l’école. Réactionnaires, conservateurs, corporatistes, élitistes, privilégiés : ces invectives ont profondément blessé les hommes et les femmes dont vous avez la tutelle (tutela : « protection, défense »). Vous avez laissé ce phénomène prendre une ampleur nationale. Et votre cabinet de déclarer que latin et grec n’étaient pas assez « sexy » ; Stéphane Le Foll d’ironiser sur leur démantèlement : « Comment j’ai pu devenir ministre sans avoir fait de latin ? » ; Gilles Savary, député PS, de qualifier les élèves latinistes de « singes savants ». Le site Internet du gouvernement a participé au lynchage en publiant une caricature du prof de latin en vieux schnock forcément atteint de calvitie et sans élève. Le président lui-même, pour désigner les enseignants soucieux de préserver le collège républicain, parlera de « concert des immobiles ».

À l’insulte et au mépris, vous ajoutez intimidation et brimades qui ne sont pas le fruit d’initiatives individuelles mais bien une volonté délibérée de mettre au pas des opposants à une réforme bouclée dans la précipitation, sans concertation, à des fins idéologiques et politiques.

Des recteurs d’académie demandent aux proviseurs de dénoncer les enseignants rebelles. Certains subissent des retenues sur salaire pour avoir préféré faire cours à leurs élèves qu’assister aux formations à la réforme bâclées, sans contenu ni réponses, où l’on infantilise les stagiaires en les faisant émarger deux fois par jour, de peur qu’ils ne s’enfuient à midi.

Dans le même temps, on promet aux formateurs trouvés au pied levé (certains n’ont jamais enseigné au collège) évolution de carrière plus rapide ou agrégation au mérite. Les recteurs voient leur prime annuelle augmenter de 10 000 euros, dépassant ainsi les 25 000 euros, tandis que le gouvernement annonce, à la veille de 2017, une augmentation du point d’indice des fonctionnaires de 1,2 %, moins de 10 euros pour la plupart d’entre eux ! Des inspecteurs d’académie demandent aux enseignants de se contenter de fonctionner comme de bons fonctionnaires, sans poser de questions. Des proviseurs usent et abusent de la nouvelle autonomie qui leur est confiée, brandissant soit la menace de la note administrative, soit celle de la fermeture de poste pour les professeurs de lettres classiques qui se résoudraient trop mollement au démantèlement de leurs disciplines. Et pour mieux garder le contrôle, on ne demande aucun bilan de formation aux enseignants stagiaires ou on les rend nominatifs quand ils étaient anonymes. Les chaînes de télévision les plus regardées se voient même refuser par les rectorats les demandes d’autorisation de tournage qui portent sur la réforme.

Vous rendez-vous compte de la violence faite aux enseignants de lettres, qui perdent 40 % des heures d’enseignement de latin et de grec, dont certains postes sont supprimés et qui entendent Florence Robine, directrice générale de l’enseignement scolaire, déclarer dans son vocabulaire scientifique que « le français ne doit pas phagocyter la grille horaire des élèves », alors que vous nous aviez promis de faire du « renforcement du français un fondamental » de la réforme ? Vous rendez-vous compte de la violence faite aux élèves désireux d’étudier le latin ou le grec ancien (ils sont plus de 500 000 aujourd’hui, la troisième langue étudiée au collège) mais qui en seront privés dès septembre soit parce que l’enseignement va disparaître de leur collège, soit parce que le nombre de groupes sera divisé par deux ? Qui décidera alors quel élève a le droit ou non d’accéder à cet enseignement ? Sur quels critères si ce n’est celui des résultats dans les autres matières ? Vous rendez-vous compte que vous allez priver les élèves les moins favorisés de cet accès aux langues et cultures de l’Antiquité, que votre réforme va amplifier les phénomènes d’inégalité et d’élitisme qu’elle prétendait combattre ?

R. Delord
Président de l’Association ATC

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 16:11
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