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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 10:20

Liste des derniers invités politiques de Bourdin
http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/bourdin/

Ma lettre à BOURDIN de RMC

Mr BOURDIN,

Vous qui êtes si prompt à vous compter parmi les rares animateurs radio indépendants, permettant à chaque courant de pensée de s'exprimer, vous me fournissez un élément d'analyse fondamental sur votre façon de pratiquer pluralisme et  démocratie sur vos ondes.

En effet, à l'inverse de ce que vous affirmez, vous n'êtes absolument pas plus soucieux du respect du pluralisme politique dans notre pays que vos collègues et  la liste de vos invités de 8h30 pour une écrasante majorité issus de droite, le démontre sans contestation possible.

Vous participez comme l'ensemble des grands médias de l'audiovisuel, à instaurer un bi-partisme dangereux en ne plaçant que le Parti Socialiste en digne représentant de la gauche.

Comme je vous l'avais déjà dit il y a plusieurs années, vous continuez à pratiquer à l'encontre du Parti Communiste Français une scandaleuse  censure.
Pourtant en terme d'élu le PCF est le 3ème parti de France, et  est également riches en initiatives et actions politiques.

Mr Bourdin, vous ne faites décidément pas honneur à la profession de journaliste, en exerçant cette censure qui dans un état démocratique n'est pas acceptable

 

 

Mario

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 04:04

 

ou l’esprit de revanche contre la gauche qui ne renonce pas

Dans le Point, Franz-Olivier Giesbert évoque en ces termes la grève des dockers et grutiers qui serait, selon lui « une histoire bien française qui résume notre déclin ». Une histoire, écrit-il, « où l’on a du mal à faire la part entre ce qui relève du corporatisme, de la pègre, du syndicalisme et de la bêtise pure et simple. Elle se déroule dans tous les ports de France, où les grutiers et les dockers se plaignent en permanence de la « pénibi­lité » de leur métier, où la plupart ne font certes pas 35 heures par semaine ». On reste interdit devant tant de haine. On croit entendre la droite au temps du Front populaire stigmatisant « les salopards en cas­quette ». Et ces guillemets, placés autour de la « pénibilité » ! Car, il sait ce que c’est, sans doute, Franz-Olivier Giesbert, la pénibilité, à son poste de directeur du Point, avec ses émissions de télé et le salaire corres­pondant. Bien sûr, il va nous répondre que nous voilà suspects de popu­lisme et pétris 
de rancœur à l’encontre « des élites » autoproclamées ! Les dockers, donc, comme le titre cet article, sont « ceux qui massacrent l’économie française ». Oubliés les traders, les parachutes dorés, les fan­tastiques salaires des grands patrons, les vagues de licenciements, les délocalisations. La crise du capitalisme n’est toujours pas finie et l’on crie « Vive le capitalisme » ! 
Car on sent dans cette haine comme un lâche soulagement.

Ce dont l’article de Franz-Olivier Giesbert est le nom, c’est de l’esprit de revanche de la classe dominante après l’automne des retraites. Des témoignages qui se multiplient dans les départements font état d’un regain antisyndical touchant particulièrement la CGT. L’automne, face au pouvoir, face au Medef et à la puissance de la Finance, a démontré à l’envi qu’en France, le peuple ne courbait pas la tête 
et que le système lui-même était en question. Nicolas Sarkozy avait tenté, l’été précédent, une diversion majeure et indigne avec les Roms, 
les délinquants étran­gers… Depuis deux mois maintenant, on nous ressert régulièrement Mme Le Pen et le lifting de son vocabulaire, que d’aucuns feignent de prendre pour un nouveau visage. Faut-il se demander pourquoi ? La réponse va de soi. Toujours et partout, hier comme aujourd’hui en Europe, les extrêmes droites 
ont servi à détourner les aspirations popu­laires 
et les révoltes. Et, tandis que la tentation de faire grandir le FN pour affaiblir la droite effleure certains esprits, d’autres y voient une rai­son d’aller toujours plus à droite, jusqu’à saluer, comme Ivan Rioufol dans le Figaro, 
« un électrochoc utile ».

Mais il ne suffit pas d’assurer la promotion et la banalisation de Mme Le Pen. Il faut aussi discréditer toute volonté de changement et toute pers­pective alternative à la politique actuelle. L’épisode tout à la fois scanda­leux et surprenant du dessin de Plantu (Mélenchon et Le Pen, même combat, disait – dessinait – ce gaillard) n’est pas 
un fait isolé. Voilà des semaines que les chroniqueurs en cour, dans leurs diverses tribunes, distillent cet amalgame entre le FN et la gauche qui n’a pas renoncé. Mais c’est aussi le livre de Stéphane Hessel, que certains commentateurs ont inscrit sur leur liste noire au nom de la stérilité, voire de la « bêtise » selon Luc Ferry, philosophe instrumental, de « l’indignation ». 


Et c’est ainsi que Franz-Olivier Giesbert perd pied, 
dans un pathétique naufrage de l’esprit critique.

 

Et cela continuera sans doute.

 

 

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 14:19

Mesdames et Messieurs les "journalistes"

 

Si j'emploie les guillemets pour vous désigner, c'est, parce que la plupart du temps, lorsque je vous écoute, ce qui domine, c'est l'allégeance au pouvoir. Pour la plupart, vous vous faîtes les hérauts des logiques des société libérales.

Je vous entends "défendre" la liberté d'expression ailleurs, à l'étranger, surtout en Chine, mais vous entend peu défendre ce droit dans notre propre pays. Je parle de droit réel et non pas de droit formel qui se révèle être fictif. Le pluralisme de l'information que vous réclamez pour d'autres pays, vous ne le conduisez pas dans le vôtre. Pourtant, vous êtes bien placés, avez une bonne formation, de bons salaires, des responsabilités, vous réclamez (et obtenez pour vous-même) respect, dignité et liberté, mais dans la fonction qui est la vôtre vous êtes des propagandistes, des censeurs.Vous offusquez? Allons, soyez francs, soyez honnêtes pour une fois. Au moins avec vous-mêmes. J'exagère ? Ah bon ?

Si je vous demande de communiquer par exemple sur le pluralisme dans les émissions dont vous avez la responsabilité, la charge ou l'animation, allez-vous le faire ?

Pourriez-vous nous indiquer à la fin de chaque année, au moins, la qualité et le positionnement politique de vos invités, dans vos journaux, celle des"spécialistes" ou "experts" auxquels vous fîtes appel  en permanence ?


NON, vous ne le ferez pas pas. Parce que vous savez bien que ma critique est avérée. Que vous ne pourrez pourrez pas prétendre le contraire et en apporter la preuve. La réponse que vous m'apporterez c'est que vous "vous efforcez au mieux de rendre compte et que vous entendez bien conservez votre libre arbitre et votre liberté éditoriale". Fût-ce en pratiquant régulièrement la censure.

 

Je me fais une autre idée du journalisme que votre pratique n'honore pas. Et ils sont nombreux, vos confrères qui ne vous approuvent pas et  qui  font honnêtement leur métier. Ils en portent souvent la honte malgré eux.

 

Vous avez choisi le confort et l'argent, vous avez choisi votre camp, et l'idéologie qui le défend, Je ne suis pas de "vôtre" monde, et je ne le regrette pas. Mais je revendique le droit d'être représenté et  d'avoir accès aux différents médias publics et privés. En toutes libertés bien sûr.


Tous mes voeux.


Cordialement

 


 

Bruno FORNACIARI

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 11:33
LOIS
Le « déficit démocratique » est toujours là

Adaptation du règlement du Sénat au traité de Lisbonne Par Nicole Borvo Cohen-Seat / 20 décembre 2010


Monsieur le président, mes chers collègues, près de trois ans après la modification de la Constitution permettant la ratification du traité de Lisbonne, le Sénat se met à jour, un an et demi après l’Assemblée Nationale. Autant dire que cela n’avait pas l’air très important !

 

La proposition de résolution concerne la « transposition » dans le règlement du Sénat des dispositions des articles 88-6 et 88-7 de la Constitution.

 

L’article 88-6 introduit un droit de contrôle du Parlement sur le respect du principe de subsidiarité par les actes législatifs européens.

 

L’article 88-7 concerne le droit d’opposition reconnu aux parlements nationaux par l’article 48 du traité de Lisbonne.

Avant d’examiner rapidement les dispositions de cette proposition de résolution, je souhaite souligner le caractère presque dérisoire du débat d’aujourd’hui.

 

En 2008, les défenseurs du traité de Lisbonne promettaient que son adoption renforcerait le rôle des parlements nationaux, notamment via les deux articles que je viens de mentionner. Or ce n’est pas du tout le cas. Un exemple récent le démontre : aucun débat n’a eu lieu sur le plan d’aide à l’Irlande, auquel contribue évidemment notre pays. Mon groupe avait pourtant formulé officiellement une demande en ce sens, dans le cadre de l’article 50-1 de la Constitution, qui prévoit la possibilité d’organiser des débats de politique générale.

 

Le Gouvernement et la majorité du Sénat ont refusé cette proposition au double titre, d’une part, que le Président de la République ne devait pas être gêné dans son action et, d’autre part, que les marchés pourraient être inquiets d’une intrusion du politique dans leur sphère. Une démonstration similaire peut être effectuée s’agissant des politiques budgétaires de chaque État.

 

L’offensive menée par le Nicolas Sarkozy et les dirigeants européens contre l’indépendance budgétaire des États prend également à contre-pied l’idée d’un renforcement du rôle des parlements nationaux sur des questions importantes.

Il n’est pas possible de défendre l’idée du renforcement des parlements tout en acceptant le principe d’un contrôle préalable des budgets nationaux par les autorités européennes, Commission en tête. Il s’agit, nous le voyons bien, de contester le droit absolu des citoyens à décider des dépenses de leur pays.

 

En réalité, la mise sous tutelle des États européens, de leurs institutions propres, par la Commission européenne et la Banque centrale européenne, la BCE, se renforce encore avec la crise. Ce sont bien les « marchés » qui gouvernent l’Europe, au travers d’instances dépourvues de réelle légitimité démocratique. Les agences de cotations et les opinions de M. Trichet pèsent beaucoup plus lourd que les avis ou votes des instances nationales.

Ces deux exemples confirment la faible portée des articles 88-6 et 88-7 de la Constitution, qu’il nous est proposé de rendre applicables aujourd’hui. Ce que beaucoup, bien au-delà des partisans du non au référendum de 2005, ont appelé le « déficit démocratique » est toujours là. Ce ne sont pas les mesurettes d’aujourd’hui qui y changeront quoi que ce soit !

 

Le statut de la Banque centrale européenne demeure fondé sur le principe d’indépendance à l’égard des États et a fortiori des parlements nationaux.

 

Si les souhaits des Français exprimés en 2005 avaient été entendus, le traité de Lisbonne aurait instauré un contrôle politique de la Banque centrale européenne par les parlements européens et nationaux. Nous en sommes bien loin ! Nous voyons bien que, comme je l’ai déjà indiqué, seuls les marchés dictent aujourd’hui leur loi à la BCE.

 

Plus généralement, nous ne pouvons que le constater, rien n’a changé ! Les institutions européennes n’ont pas été réformées ; elles n’ont pas été démocratisées non plus. Les pouvoirs sont concentrés dans des instances non élues comme, outre la BCE, la Commission européenne ou encore la Cour de justice de l’Union européenne, qui détient – je vous le rappelle – une part importante du pouvoir législatif dans l’Union européenne et, par voie de conséquence, dans chacun des États membres.

 

À la différence de nos juridictions, la Cour de justice de l’Union européenne statue pour l’avenir par dispositions générales et opposables à tous, comme la loi elle-même. Qui sont ces juges surpuissants ? Qui les nomme ? Qui les contrôle ? Certainement pas les parlements nationaux, ni le Parlement européen !

 

Je note enfin que rien n’a été fait pour renforcer la procédure de contrôle a priori de l’élaboration des actes communautaires, l’actuel article 88-4 de la Constitution refusant toujours et encore le caractère de mandat impératif donné par le Parlement aux ministres, contrairement à ce qui existe, par exemple, au Danemark.

 

Les nouvelles dispositions constitutionnelles à l’égard des parlements nationaux auxquelles cette proposition de résolution fait référence concernent uniquement un contrôle du respect du principe de subsidiarité et un pouvoir d’empêchement relatif de la mise en œuvre de la procédure qui permet de passer du principe de l’unanimité au principe de la majorité qualifiée dans tel ou tel domaine.

 

En quelques mots, je souhaite souligner que ces dispositions sont de peu de portée, car elles ont peu de chances d’aboutir et concernent des domaines très limités.

 

Monsieur le rapporteur, vous indiquez dans votre rapport que le contrôle du respect du principe de subsidiarité à l’égard des actes législatifs européens doit se faire dans le cadre d’un avis motivé adressé aux présidents des institutions de l’Union, dans un délai de huit semaines à compter de la date à laquelle le projet d’acte européen a été transmis. Ce délai est si court qu’il rend par lui-même la procédure très difficile. Certes, vous nous avez incités à nous dépêcher, mais le fait est là, ce délai est très court.

 

Par ailleurs, les autorités européennes peuvent « tenir compte » de cet avis – sans plus ! – et il faut qu’un tiers ou 25 % des parlements nationaux se soient prononcés dans le même sens. Pour le contrôle a posteriori du principe de subsidiarité, grande innovation, les parlements peuvent saisir la Cour de justice, alors que tout Européen pouvait le faire jusqu’alors. Il faut noter que les recours ne peuvent porter que sur le principe de subsidiarité. Là aussi, le délai de réflexion est très court : deux mois. Enfin, nous n’acceptons pas qu’un recours doive être signé par soixante sénateurs pour être de droit. Nous étions favorables au fait qu’un groupe parlementaire dispose d’une telle prérogative. Un groupe parlementaire ne peut-il pas disposer des mêmes droits que n’importe quel Européen ?

 

M. Roland Courteau. C’est vrai !

 

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. Dernier point important : un parlement national a la possibilité d’opposer son veto à l’utilisation d’une clause passerelle par les autorités européennes. Mais c’est la moindre des choses !

 

En effet, l’article 48 du traité de Lisbonne prévoit la possibilité d’abandonner la règle de l’unanimité, pourtant fixée comme principe, dans tel ou tel domaine par les parlements ou peuples qui l’ont validé.

 

Ces clauses passerelles permettent de remettre en cause la souveraineté de chaque État dans des secteurs où elle était maintenue jusqu’à présent. C’est un acte suffisamment lourd pour mériter un avis éventuellement contraire !

Cela étant, la proposition de résolution en elle-même n’est que la mise en musique réglementaire de la Constitution. Elle ne pose donc pas de problème en soi.

 

Par conséquent, nous nous abstiendrons.

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 02:48

Je publie ci-après la liste des 52 derniers invités de Jean-Jacques BOURDIN officiant pour RTL/BFM-TV

 

 

Manuel Vals                                        PS

Nadine Morano                                          UMP- Gouvernement

Dominique Bussereau                                UMPex Ministre

Eric Besson                                               UMP-Gouvernement

Frédéric BOUZET                                                                                    Dir Gal CITROËN

Nathalie Kocisco-Morizet                             UMP-Gouvernement

Luc Chatel                                                  UMP-Gouvernement

Didier Migaud                                      PS

Georges Tron                                              UMP-Gouvernement

Rama Yade                                                 UMP ex ministre

Michèle Alliot-Marie                                      UMP Gouvernement

Jean-Marc Ayrault                                PS

Professeur OlivierCaen                                                                              Medecin

Roselyne Bachelot                                        UMP Gouvernement

Olivier Besancenot                                                                                                           NPA

Nadine Morano                                             UMP Gouvernement

Jean-Louis Borloo                                        Centre-Gouvernement

Bruno Lemaire                                              UMP Gouvernement

Xavier bertand                                              UMP secr. Gal

Valérie Pacresse                                           UMP Gouvernement

Benoît Hamon                                       PS

Luc Chatel                                                    UMP Gouvernement

Général Vincent Deportes                                                                            Armée

Manuel Vals                                           PS

Jean-François Copé                                      UMP Gouvernement

Jean-Pierre Raffarin                                      UMP ex ministre

Jean-Pierre JOUYET                                              Gouvernement

Benoît Apparu                                                UMP Gouvernement

Jean-Louis Debré                                           UMP ex Pdt Assemblée Nat.

Pierre Asam                                                                                                 Medecin

Olivier Morice                                                                                               Avocat

Giscard d'Estaing                                            ancien Pdt République

Arnaud Montebourg                                PS

Christian Jacob                                               UMP Gouvernement

Nathalie Mocisko -Morizet                                 UMP Gouvernement

Laurent Fabius                                        PS

Jean-Luc Mélanchon                                                                                                            PG

François Baroin                                                UMP

Marine Le pen                                                                                                                      FN

Chantal Jouano                                                 UMP Gouvernement

Cécile Duflot                                                                                                                         VERT

Bernard Hugonnier                                                                                       DG adj OCDE

Nadine Morano                                                   UMP Gouvernement

Ségolène Royal                                       PS

Christine Lagarde                                              UMP Gouvernement

Danie Vaillant                                          PS

Pierre Laurent                                                                                                                       PCF

Fadela Amara                                                            Gouvernement

Dominique de Villepin                                          UMP ex Ministre

Jérôme Cahuzac                                     PS 

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 09:58

Il est pour le moins curieux, que des policiers, qui sont chargés de faire respecter la loi, la transgressent allègrement.,Ils fomentent  des mensonges afin de s'exonérer de leurs responsablités, en accusant un innocent au risque d'une  condamnation de plusieurs années de prison. C'est écoeurant.  En outre que le Ministre de l'intérieur, les soutienne dépassent l'entendement, car, au fond, il réclame l'impunité pour des policiers qui utilisent des méthodes de voyous. Que de surcroit il s'attaque au jugement des magistrats est inadmissible. Monsieur Hortefeu veut-il que, désormais,  la police remplace la justice? Après sa condamnation pour ses mises en scène du tryptique" immigation/délinquance/racisme, ce Ministre en rajoute encore et glisse désormais vers un autoritarisme dangereux et un fascime latent. Il déshonore notre pays. De son côté, en offrant une tribune au FN et à ses provocations, Arlette Chabot et le service public de la télévision se déshonorent eux aussi. Exigeons le pluralisme et l'honnêtteté de l'information à la radio et à la télévision. Une fois de plus,ce pouvoir montre qu'il est dangereux pour nos libertés. Soyons vigilants.

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 15:45
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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 14:55
Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /2010 15:47

Voilà 29 ans que Mumia Abu-Jamal est privé de liberté. C'est le 9 décembre 1981 qu'il fut gravement blessé et arrêté lors de la fusillade qui coûta la vie au policier Faulkner et dont il fut "jugé" coupable ... Depuis il n'a eu de cesse de crier son innocence sans jamais pouvoir la défendre.

 

Qui est Mumia ?

 

Mumia Abu-Jamal est né le 24 avril 1954. Né Wesley Cook, Mumia choisira ce prénom swahili au lycée, sous l’influence d’un enseignant d’origine kenyane. Il y ajoutera “Abu-Jamal” à la naissance de son premier fils, Jamal. A l’âge de 14 ans, Mumia est arrêté et battu pour avoir protesté contre un meeting du candidat ultraraciste George Wallace, à Philadelphie. Peu après, il est fiché par le FBI pour avoir voulu rebaptiser son lycée “Malcolm X”.

En 1969, le jeune homme est chargé de l’information à la section de Philadelphie du Black Panther Party. Le FBI le considère comme l’une des personnes “à surveiller et interner en cas d’alerte nationale”.

Il est l’une des cibles du Cointelpro (programme d’infiltration et de contre-espionnage) dont seront victimes Leonard Peltier et d’autres membres de l’Américan Indian Movement et des Black Panthers.

Devenu journaliste de radio apprécié, lauréat de plusieurs prix, Mumia est surnommé “la voix des sans-voix” pour sa critique de la corruption de la police et des dirigeants politiques locaux. Depuis 1978, il dénonce la violente répression qui frappe la communauté MOVE et, en 1981 suit le procès de son fondateur, John Africa, qui sera acquitté des charges fabriquées contre lui. Le soutien de Mumia à MOVE exaspère les politiques et la police de Philadelphie et lui vaut le renvoi d’une des stations de radio où il exerce. Pour faire vivre sa famille, Mumia est contraint de travailler comme taxi de nuit

Aux premières heures du 9 décembre 1981, Mumia Abu-Jamal est grièvement blessé lors d’une fusillade dans le quartier sud de la ville, où il vient de déposer un client. Arrêté, il est accusé du meurtre d’un policier, Daniel Faulkner, tué dans cette fusillade. Malgré ses dénégations, malgré son absence d’antécédents judiciaires, une enquête inéquitable (expertises balistiques inexistantes, balles non identifiables, absence de relevé d’empreintes, zone des faits non sécurisée, tests non effectués, etc.) conclut à la culpabilité de Mumia. Témoins menacés, subornés, écartés, rapports de police contradictoires, violations de ses droits, mèneront, en juillet 1982, à la condamnation à mort de cet opposant politique gênant sous la pression d’un juge recordman de la sentence... Mumia est “le coupable idéal”

En juin 1999, un ancien tueur à gages, Arnold Beverly, avoue à l’une des avocates de Mumia avoir tué l’officier Faulkner dans le cadre d’un contrat mêlant police et mafia. Corroborés par un faisceau d’éléments et de témoignages concordants, les aveux de Beverly n’ont jamais été entendus par la justice au prétexte qu’ils sont “hors des délais de la procédure”.

Le 18 décembre 2001, la sentence de mort de Mumia a été provisoirement écartée, mais il est toujours considéré coupable et menacé de voir cette sentence à nouveau prononcée. Mumia Abu-Jamal lutte toujours depuis le couloir de la mort, enfermé 23h/24h dans une cellule grande comme une salle de bains et dans un isolement sensoriel inhumain. La mobilisation internationale a empêché par deux fois son exécution, en 1995 et 1999.

Aujourd’hui les options d’appel s’amenuisent.

En date du 8 octobre 2003, les ultimes appels d’Etat ont été rejetés, renvoyant l’affaire au niveau fédéral. La vie de Mumia demeure en grand danger, comme le précisait récemment son avocat fédéral, Me Bryan.

 


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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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