Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 09:54
Repost 0
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 09:59

Combien devra faire le Front de Gauche pour qu'on parle de lui ?

Heureusement, il y a l'Huma !

Les médias glosaient sur les prétendues percées d'Europe Ecologie et du Front National, en omettant totalement le score à deux chiffres du Front de Gauche...

Les préoccupations des grands médias sont ainsi faites qu'un rassemblement comme le Front de Gauche, ayant obtenu plus de 10 % au premier tour, et 121 élus à l'issue du second, ne paraît pas digne d'intérêt pour les éditorialistes des grands quotidiens nationaux, hormis, bien évidemment, l'Humanité, qui aura été exemplaire avant, pendant et après les cantonales, en faisant beaucoup d'articles, de reportages, d'interviews et de débats, ainsi que de nombreux appels à la mobilisation citoyenne et à la participation électorale. Les autres quotidiens ont beau jeter des larmes de crocodile en constatant l'historique taux d'abstention, il ne tenait qu'à eux d'écrire et de mettre en valeur des reportages sur ces cantonales au sein de leurs colonnes. Et encore heureux (si l'on peut s'exprimer ainsi...) que l'UMP ait focalisé les débats dans l'entre-deux tours avec sa cacophonie sur les consignes de votes, cela a semble-t-il réveillé les journalistes qui ont ainsi parlé du scrutin - même si ce n'était pas pour les raisons qu'on aurait pu espérer et que cela a peut-être contribué à dégoûter encore plus les électeurs de la politique - et ce n'est pas un hasard si la participation a sensiblement augmenté au deuxième tour par rapport au premier.

Mais je suis désabusé de constater que la plupart des quotidiens se répandent sur des pages entières du score du FN (la promotion organisée et orchestrée par ces mêmes journaux autour de "Marine" depuis des mois n'y est sans doute pas étrangère...), sur les bisbilles à l'UMP, sur une prétendue percée d'Europe-Ecologie-les-Verts (qui n'obtient qu'une vingtaine d'élus, pas toujours de manière très fairplay vis à vis de ses partenaires de gauche...), qui octroie même une interview à...François Bayrou (en s'évertuant à le classer au centre ni gauche ni droite, comme si le MoDem n'était pas un parti de centre-droit...), mais ne dit rien ou presque sur l'implantation du Front de Gauche qui, sans alliance avec le PS, parvient à augmenter les scores du PCF en 2004 et 2008, et augmenter significativement son nombre d'élus !

Alors il est temps de le dire, une des données importantes de ce scrutin est la progression du Front de Gauche. Conjugué à l'abstention, cela indique que l'électorat politisé, ou, du moins, qui s'intéresse suffisamment à la politique pour faire partie des quelques Français qui se sont déplacés pour ces cantonales, porte une attention toute particulière sur le Front de Gauche et son programme proche des citoyens et des problématiques des élections (comment expliquer que le FN soit fort aux cantonales sur un programme parlant de sécurité ou d'immigration, thématiques sur lesquelles les Conseils Généraux ne peuvent pas agir). De plus, beaucoup d'électeurs de gauche, qui votent traditionnellement socialiste, ou qui votaient autrefois communiste, semblent percecptifs au discours et aux méthodes citoyennes du Front de Gauche, et reviennent vers une gauche ancrée dans le social, une sorte de prolongation politique dans les urnes de la colère qui grandit et des mouvements sociaux de l'automne dernier. L'apport du Parti de Gauche et de Mélenchon, pour redonner espoir à des électeurs socialistes consternés et désespérés par la paralysie d'un Parti socialiste de plus en plus mondain et plus proche des potins que des programmes et projets politiques, semble jouer un rôle important. La tradition et la culture de gouvernement du Parti Communiste Français et de ses nombreux élus permet à ce rassemblement de rester dans le concret et la crédibilité, sans tomber dans une radicalité stérile.

Outre la Gauche Unitaire, le Front de Gauche doit s'ouvrir à d'autres formations (FASE, M'PEP...), pour étendre et rassembler le plus possible les branches de toute "l'autre gauche" de transformation sociale au coeur de cette gauche enracinée dans le mouvement social et qui a pour but d'agir concrètement, radicalement et efficacement dans les institutions.

 

Blaqui Boulaf

Repost 0
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 07:17

Après les rassemblements du 9 novembre en soutien au journaliste condamné à mort, il faut poursuivre la mobilisation.

La délégation qui s’est rendue mardi à Philadelphie pour une audience de la cour d’appel statuant sur le cas de Mumia Abu-Jamal, journaliste noir américain dans le couloir de la mort depuis vingt-huit ans, revient en France avec une conclusion : il faut poursuivre la mobilisation. Le 9 novembre, la cour d’appel se réunissait, à la demande de la Cour suprême, pour valider ou rejeter la suspension de la condamnation à mort, prononcée en 2008. En fait, la cour d’appel doit soit confirmer la peine capitale, soit convoquer un nouveau jury qui statuera sur la peine de Mumia, aujourd’hui âgé de cinquante-six ans et accusé du meurtre d’un policier : la mort administrée ou la mort en cellule. « La question en tant que progressiste est que Mumia Abu-Jamal doit pouvoir bénéficier d’un nouveau procès », prévient la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin, restée stupéfaite par le fonctionnement de la justice américaine, où les condamnations ne sont pas les mêmes selon la couleur de la peau du prévenu. Car de nombreux éléments troublants n’ont pas été examinés. Ainsi, l’enquête balistique a été bâclée. Malgré un rapport accablant de l’organisation des droits de l’homme Amnesty International montrant comment le cas d’Abu-Jamal est exemplaire d’une justice américaine qui ne fonctionne pas, malgré la mobilisation internationale, jamais la justice n’a voulu revenir sur sa décision. Mais la mobilisation, tels les innombrables rassemblements qui se sont tenus le 9 novembre, n’est pas vaine. À plusieurs reprises, la mobilisation internationale a sauvé de la chambre d’exécution Mumia, qui continue de clamer son innocence. Ce soutien est d’autant plus nécessaire aujourd’hui que, note Brigitte Gonthier-Maurin, à la veille de la nouvelle audience, le réalisateur Tigre Hill présentait, à Philadelphie, un film à charge contre le journaliste noir américain, et cela en présence d’un procureur. Vingt-neuf ans après la mort du policier, la machine de guerre contre celui qu’on appelle la « Voix des sans-voix » est encore bien en marche. Pour les défenseurs de Mumia, il convient de lui résister.

Repost 0
26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 06:48

source AGORA VOX

Le pluralisme politique sur BFM ?

J’aimerais vous parler de la liberté et du pluralisme de l’expression selon le journaliste Jean Jacques Bourdin sur BFM TV dans son émission Bourdin Direct ...

On peut voir sur le site bfmtv.com les vidéos de toutes ses interviews :
 
Si on fait l’inventaire de l’appartenance politique de ses invités politiques au mois de Novembre :
  • Laurent fabius – Parti socialiste
  • Nathalie Kosciusko-Morizet – UMP
  • Chritian Jacob – UMP
  • Arnaud Montebourg – Parti socialiste
  • Valéry Giscard d’Estaing – UMP
  • François Bayrou – Modem
  • Pierre Moscovici – Parti socialiste
  • Hervé Morin – Nouveau centre
  • François Hollande – Parti socialiste
  • Bernard Debré – UMP
  • Eva Joly – Europe écologie
  • Jean-Louis Debré – UMP
  • Benoist Apparu – UMP
  • Jean-Pierre Jouyet – UMP
  • Jean-Pierre Raffarin – UMP
  • Jean-François Copé – UMP¨
  • Manuel Valls – Parti socialiste

Ainsi si l’on reprend la liste des principaux partis politiques en France on obtient :

  • UMP – 9 interventions
  • Parti socialiste – 5 interventions
  • Nouveau centre – 1 intervention
  • Modem – 1 intervention
  • Europe écologie – 1 intervention
  • Front de gauche – aucune intervention
  • NPA – aucune intervention
  • Front national – aucune intervention
  • Lutte ouvrière – aucune intervention
  • Debout la république – aucune intervention

Conclusion :

Il semble que pour Monsieur Bourdin, et c’est chaque mois pareil à quelques petites différences près, visiblement seuls l’UMP et le PS ont quelque chose à dire, et surtout l’UMP.

Bourdin semble oublier que son devoir en tant que journaliste est de permettre la liberté d’expression de tous, et non pas de faire la propagande de quelques uns et d’empêcher l’expression de tous les autres.

Malheureusement Jean Jacques Bourdin n’est pas un cas isolé dans le paysage médiatique français, au contraire il représente assez bien tous les autres membres de sa profession. C’est donc à l’échelle nationale, dans tous les médias, que se pratique le même genre de propagande et de boycott, et toujours au profit de l’UMP et du PS.

Comment voulez-vous que l’on puisse voter en toute connaissance de cause quand finalement les seuls points de vue que l’on entend sont ceux des membres de l’UMP et du PS ?

Franchement, si on veut un jour vraiment vivre en démocratie en France, il faudra inexorablement réguler tout ça et indiquer, gentiment de préférence, à coup de pied au cul s’il le faut, à ces journalistes qui ne remplissent pas leur devoir de citoyenneté la porte de la sortie.

Repost 0
4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 08:30

 Suite au rassemblement, jeudi 3 mars 2011, devant le Mémorial de la Marseillaise à l'occasion de son inauguration par Luc Châtel Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF 13, a envoyé un Appel à l'ensemble des forces de gauche APPEL Le ministre de l’Éducation Nationale Luc Chatel a décidé de venir à Marseille inaugurer le mémorial de "La Marseillaise" le 3 mars prochain. Plusieurs organisations syndicales et associatives, réunies au sein du collectif "Un pays, une école, notre avenir", ont pris l’initiative d’un rassemblement ce même jour pour protester contre la remise en cause "systématique des principes républicains d’égalité, des services publics, et en particulier celui de l’éducation laïque et gratuite pour tous". Cette bataille est aussi la nôtre.

 

La droite a pris la fâcheuse habitude d’organiser la récupération de symboles républicains et progressistes pour masquer la réalité antisociale et antidémocratique de sa politique. Dans l’Éducation nationale, les réformes engagées, ajoutées aux suppressions massives de moyens, constituent un démantèlement sans précédent de l’école de la République, concourant à une maltraitance des enfants, des personnels et de notre avenir. Cette politique se traduit dans tous les domaines.

 

La réforme des collectivités territoriales qui vise à faire disparaître les lieux fondamentaux de la démocratie locale et de l’intervention citoyenne en est un exemple dramatique. C’est également le cas de la casse des services publics comme celui de La Poste et de tant d’autres. La capitulation devant les marchés financiers porte elle aussi la marque d’un pouvoir qui réduit la République à une peau de chagrin.

 

C’est pourquoi nous appelons à participer à ce rassemblement. Nous ne laisserons pas le gouvernement s’accaparer indûment le chant des révolutionnaires marseillais. A l’heure où les peuples se libèrent du joug des dictateurs, ce n’est pas dans les rangs du gouvernement que souffle l’esprit révolutionnaire. Nous combattrons avec détermination les tentatives nauséabondes liées à l’identité nationale. "La Marseillaise", chantée par les Fédérés de Marseille, devenue l’hymne national, entonnée par les résistants devant les fusils nazis, est de ce fait devenu un symbole impossible pour la droite. Nous ne la laisserons pas faire.

Repost 0
4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 08:18

Bonjour, dans certaines académies, la hiérarchie de l'éducation nationale freine la participation des enseignants, en dehors de leur métier, à  participer aux débats électoraux. C'est inadmissible. Dans l'Académie  de Clermont-Ferrand, le zèle est allé encore plus loin. Ci-dessous la réaction d'Adnré Chassaigne, député du Puy-de-Dôme. André CHASSAIGNE  Député du Puy-de-Dôme

 

André Chassaigne interpelle Monsieur Luc Chatel, ministre de  l’Education nationale, sur la légalité des injonctions faites au  personnel de l’éducation nationale de s’abstenir de participer à des  manifestations publiques avant les élections cantonales.  En effet, les personnels du Ministère de l’Education nationale, et  notamment les chefs d’établissements et directeurs d’école, ont reçu  de la part des inspecteurs d’académie de leur département un courrier  leur demandant de « s’abstenir de participer à des manifestations  publiques entre le 7 mars et le 27 mars inclus » dans le cadre « de la  période de réserve » et « en application des instructions de Monsieur  le Ministre de l’ntérieur ».  Ces mêmes courriers précisent qu’ « il convient dès le 14 février  2011, d’apprécier, au cas par cas, l’opportunité de votre présence  lors de manifestations susceptibles de présenter un caractère  préélectoral, soit par les discussions qui pourraient s’y engager,  soit en raison de la personnalité des organisateurs ou de leurs  invités, et de soumettre à mon arbitrage toute situation appelant une  interrogation de votre part. »  Quelques semaines avant les élections cantonales, les enseignants sont  donc sommés par leur hiérarchie de renoncer à leur liberté d’opinion,  en contradiction avec l’article 10 de la Déclaration des droits de  l’homme et du citoyen de 1789, qui vaut pour les fonctionnaires comme  pour tout citoyen : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions,  même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »  Cette injonction vient également remettre en cause l’article 6 de la  loi Le Pors du 13 juillet  1983 sur les droits et obligations des fonctionnaires qui rappelle  cette liberté fondamentale :  « La liberté d'opinion est garantie aux fonctionnaires. »  En tant que citoyens, ces personnels sont donc au contraire appelés à  participer aux débats et confrontations d'idées qui s'instaureront  dans la période, notamment sur la politique à conduire en matière  d’éducation dans notre pays.  Par conséquent, André Chassaigne demande à Monsieur le ministre  comment il compte démentir les injonctions faites par voie  hiérarchique aux personnels de l’éducation nationale dans les plus  brefs délais. 

 

Question publiée au JO le 1 er mars 2011

Repost 0
20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 10:50

Le sénateur Billout écrit à Nicolas Sarkozy pour l'interpeller sur la situation de Florence Cassez et de Salah Hamouri

" Monsieur le Président,


Vous vous êtes engagé publiquement à porter assistance à tous nos  compatriotes et cela « quoi qu'ils aient fait ». Votre soutien renouvelé à Florence Cassez illustre bien cet engagement.

 

Ainsi, dans votre déclaration du 14 février dernier au Palais de l'Élysée, vous avez fait référence à « l'enfer que vit Florence Cassez », vous vous êtes ému de ses conditions de détention, vous avez dénoncé les procédures judiciaires mexicaines, et Madame la Ministre des Affaires étrangères a rappelé lors des questions d'actualité au gouvernement devant l'Assemblée nationale du 15 février que la France « n'abandonnera pas Florence Cassez ».*

 

Je ne peux que m'associer à cette fermeté de propos.

 

Cependant, il me semble que votre action gagnerait en lisibilité si elle reposait sur les valeurs universelles de respect des droits de l'homme et que vous les appliquiez avec la même fermeté partout dans le monde. C'est pourquoi je souhaite une nouvelle fois attirer votre attention sur la situation faite à notre compatriote, Salah Hamouri.*

 

Ce jeune franco-palestinien est en effet emprisonné depuis le 13 mars 2005 en Israël pour des faits qui n'ont toujours pas été prouvés.

 

Le 17 avril 2008, après trois ans d’emprisonnement au cours desquels une vingtaine d’audiences ont fait l’objet de reports successifs faute de témoins et/ou d’éléments de preuve permettant d’établir sa culpabilité, Salah a été condamné par le tribunal militaire israélien d’Ofer (situé dans les Territoires palestiniens illégalement occupés) à 7 ans de prison pour « complot et appartenance aux jeunesses du FPLP », et ce à la suite d’une procédure de  compromis (« plea bargain »).

Salah a été contraint d’accepter ce compromis, sur les conseils de son avocate israélienne, Maître Léa Tsemel : les termes du compromis étant, en effet, « soit vous acceptez et ce sera 7 ans, soit ce sera pire ».

 

Depuis lors, l'illicéité des conditions de déroulement du procès et de toute la procédure judiciaire n'a toujours pas été invoquée par la France. Prononcer une telle condamnation, sans infraction et sans preuve, contrevient pourtant de façon flagrante aux dispositions de nombreuses conventions signées et ratifiées par la France, à commencer par la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, a fortiori si le tribunal qui la prononce est illégal.

 

Vous avez reçu dix fois les parents de Florence Cassez mais vous avez toujours refusé de recevoir les parents de Salah Hamouri, malgré l'insistance de nombreux parlementaires dont je fais partie.

 

La différence de traitement évidente entre nos deux compatriotes réside en réalité dans les liens étroits exercés par les autorités françaises avec le gouvernement israélien. Il semblerait qu'Israël, qui bafoue le droit international depuis des décennies, puisse continuer à le faire avec le soutien et le silence complice de la France.

 

Loin de moi la volonté d'opposer les deux situations terribles que vivent nos deux compatriotes. Je souhaite seulement qu'ils bénéficient équitablement des moyens diplomatiques dont dispose notre pays et de l'attention de la part des plus hautes instances de l'État qu'ils méritent tousles deux.

 

En espérant que vous prendrez les décisions qui s'imposent en faveur deSalah Hamouri autant que pour Florence Cassez, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma haute considération."

 

Michel Billout

Sénateur de la Seine-et-Marne
Membre de la Commission des Affaires Étrangères, de la Défense et des Forces Armées
Vice-président de la Commission des Affaires Européennes

Repost 0
14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 11:20

Liste des derniers invités politiques de Bourdin
http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/bourdin/

Ma lettre à BOURDIN de RMC

Mr BOURDIN,

Vous qui êtes si prompt à vous compter parmi les rares animateurs radio indépendants, permettant à chaque courant de pensée de s'exprimer, vous me fournissez un élément d'analyse fondamental sur votre façon de pratiquer pluralisme et  démocratie sur vos ondes.

En effet, à l'inverse de ce que vous affirmez, vous n'êtes absolument pas plus soucieux du respect du pluralisme politique dans notre pays que vos collègues et  la liste de vos invités de 8h30 pour une écrasante majorité issus de droite, le démontre sans contestation possible.

Vous participez comme l'ensemble des grands médias de l'audiovisuel, à instaurer un bi-partisme dangereux en ne plaçant que le Parti Socialiste en digne représentant de la gauche.

Comme je vous l'avais déjà dit il y a plusieurs années, vous continuez à pratiquer à l'encontre du Parti Communiste Français une scandaleuse  censure.
Pourtant en terme d'élu le PCF est le 3ème parti de France, et  est également riches en initiatives et actions politiques.

Mr Bourdin, vous ne faites décidément pas honneur à la profession de journaliste, en exerçant cette censure qui dans un état démocratique n'est pas acceptable

 

 

Mario

Repost 0
1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 05:04

 

ou l’esprit de revanche contre la gauche qui ne renonce pas

Dans le Point, Franz-Olivier Giesbert évoque en ces termes la grève des dockers et grutiers qui serait, selon lui « une histoire bien française qui résume notre déclin ». Une histoire, écrit-il, « où l’on a du mal à faire la part entre ce qui relève du corporatisme, de la pègre, du syndicalisme et de la bêtise pure et simple. Elle se déroule dans tous les ports de France, où les grutiers et les dockers se plaignent en permanence de la « pénibi­lité » de leur métier, où la plupart ne font certes pas 35 heures par semaine ». On reste interdit devant tant de haine. On croit entendre la droite au temps du Front populaire stigmatisant « les salopards en cas­quette ». Et ces guillemets, placés autour de la « pénibilité » ! Car, il sait ce que c’est, sans doute, Franz-Olivier Giesbert, la pénibilité, à son poste de directeur du Point, avec ses émissions de télé et le salaire corres­pondant. Bien sûr, il va nous répondre que nous voilà suspects de popu­lisme et pétris 
de rancœur à l’encontre « des élites » autoproclamées ! Les dockers, donc, comme le titre cet article, sont « ceux qui massacrent l’économie française ». Oubliés les traders, les parachutes dorés, les fan­tastiques salaires des grands patrons, les vagues de licenciements, les délocalisations. La crise du capitalisme n’est toujours pas finie et l’on crie « Vive le capitalisme » ! 
Car on sent dans cette haine comme un lâche soulagement.

Ce dont l’article de Franz-Olivier Giesbert est le nom, c’est de l’esprit de revanche de la classe dominante après l’automne des retraites. Des témoignages qui se multiplient dans les départements font état d’un regain antisyndical touchant particulièrement la CGT. L’automne, face au pouvoir, face au Medef et à la puissance de la Finance, a démontré à l’envi qu’en France, le peuple ne courbait pas la tête 
et que le système lui-même était en question. Nicolas Sarkozy avait tenté, l’été précédent, une diversion majeure et indigne avec les Roms, 
les délinquants étran­gers… Depuis deux mois maintenant, on nous ressert régulièrement Mme Le Pen et le lifting de son vocabulaire, que d’aucuns feignent de prendre pour un nouveau visage. Faut-il se demander pourquoi ? La réponse va de soi. Toujours et partout, hier comme aujourd’hui en Europe, les extrêmes droites 
ont servi à détourner les aspirations popu­laires 
et les révoltes. Et, tandis que la tentation de faire grandir le FN pour affaiblir la droite effleure certains esprits, d’autres y voient une rai­son d’aller toujours plus à droite, jusqu’à saluer, comme Ivan Rioufol dans le Figaro, 
« un électrochoc utile ».

Mais il ne suffit pas d’assurer la promotion et la banalisation de Mme Le Pen. Il faut aussi discréditer toute volonté de changement et toute pers­pective alternative à la politique actuelle. L’épisode tout à la fois scanda­leux et surprenant du dessin de Plantu (Mélenchon et Le Pen, même combat, disait – dessinait – ce gaillard) n’est pas 
un fait isolé. Voilà des semaines que les chroniqueurs en cour, dans leurs diverses tribunes, distillent cet amalgame entre le FN et la gauche qui n’a pas renoncé. Mais c’est aussi le livre de Stéphane Hessel, que certains commentateurs ont inscrit sur leur liste noire au nom de la stérilité, voire de la « bêtise » selon Luc Ferry, philosophe instrumental, de « l’indignation ». 


Et c’est ainsi que Franz-Olivier Giesbert perd pied, 
dans un pathétique naufrage de l’esprit critique.

 

Et cela continuera sans doute.

 

 

Repost 0
2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 15:19

Mesdames et Messieurs les "journalistes"

 

Si j'emploie les guillemets pour vous désigner, c'est, parce que la plupart du temps, lorsque je vous écoute, ce qui domine, c'est l'allégeance au pouvoir. Pour la plupart, vous vous faîtes les hérauts des logiques des société libérales.

Je vous entends "défendre" la liberté d'expression ailleurs, à l'étranger, surtout en Chine, mais vous entend peu défendre ce droit dans notre propre pays. Je parle de droit réel et non pas de droit formel qui se révèle être fictif. Le pluralisme de l'information que vous réclamez pour d'autres pays, vous ne le conduisez pas dans le vôtre. Pourtant, vous êtes bien placés, avez une bonne formation, de bons salaires, des responsabilités, vous réclamez (et obtenez pour vous-même) respect, dignité et liberté, mais dans la fonction qui est la vôtre vous êtes des propagandistes, des censeurs.Vous offusquez? Allons, soyez francs, soyez honnêtes pour une fois. Au moins avec vous-mêmes. J'exagère ? Ah bon ?

Si je vous demande de communiquer par exemple sur le pluralisme dans les émissions dont vous avez la responsabilité, la charge ou l'animation, allez-vous le faire ?

Pourriez-vous nous indiquer à la fin de chaque année, au moins, la qualité et le positionnement politique de vos invités, dans vos journaux, celle des"spécialistes" ou "experts" auxquels vous fîtes appel  en permanence ?


NON, vous ne le ferez pas pas. Parce que vous savez bien que ma critique est avérée. Que vous ne pourrez pourrez pas prétendre le contraire et en apporter la preuve. La réponse que vous m'apporterez c'est que vous "vous efforcez au mieux de rendre compte et que vous entendez bien conservez votre libre arbitre et votre liberté éditoriale". Fût-ce en pratiquant régulièrement la censure.

 

Je me fais une autre idée du journalisme que votre pratique n'honore pas. Et ils sont nombreux, vos confrères qui ne vous approuvent pas et  qui  font honnêtement leur métier. Ils en portent souvent la honte malgré eux.

 

Vous avez choisi le confort et l'argent, vous avez choisi votre camp, et l'idéologie qui le défend, Je ne suis pas de "vôtre" monde, et je ne le regrette pas. Mais je revendique le droit d'être représenté et  d'avoir accès aux différents médias publics et privés. En toutes libertés bien sûr.


Tous mes voeux.


Cordialement

 


 

Bruno FORNACIARI

Repost 0

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre