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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 17:09
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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 07:24

Indice de confiance : 18 % pour Michel Field (SNJ-CGT)

Nous publions un communiqué du SNJ-CGT France télévisions, qui fait suite au vote, mardi 19 avril, d’une motion de défiance à l’égard de Michel Field par les rédactions de France 2, France 3 et du site FranceTV info (Acrimed).

Moins de 20 % de confiance en 4 mois de fonction, bel exploit pour le directeur de l’information !

Nous n’épiloguerons pas sur ses provocations, ses dérapages et ses mensonges. Tout a été dit et confirmé par les urnes. Plus grave est l’obstination de la présidente Delphine Ernotte à traiter le malaise des rédactions à la légère.

La nomination d’un rapporteur sur « les dysfonctionnements au sein de l’information » n’est qu’une façon de repousser les décisions, voire de ne rien faire.

Sur les dysfonctionnements, il existe déjà deux rapports, cités par la présidente elle-même dans son projet stratégique, il y a un an : « La perte de confiance peut conduire à une crise sociale rampante… qui débouche généralement sur la démobilisation des uns face à la suractivité des autres et donc sur l’exacerbation des conflits internes. Un climat de défiance est source d’inefficacité et d’appauvrissement…. Voilà pourquoi il convient de donner rapidement des signes clairs sur la transformation du management de l’entreprise…. ».

Quels signes a-t-elle donné depuis un an ? A part le changement du directeur de l’info : les mêmes cadres, les mêmes DRH, les mêmes méthodes déloyales, la même brutalité, la taylorisation débridée…. le mensonge en plus !

Les rédactions ont dit non à l’externalisation des magazines, déjà largement sous-traités à des producteurs privés. Il y a suffisamment de compétences en interne : des journalistes, des techniciens, des monteurs qui refusent d’être cantonnés à la couverture de l’actualité pour les JT.

La grève des JRI de France 2 en novembre dernier posait déjà la question. Maintenant, il faut des actes.

Stop au mouvement de privatisation de l’information. Cela concerne France 2 comme France 3 et maintenant aussi, la rédaction des sports.

Non aussi à la fusion et à la disparition de la rédaction nationale de France 3. Pas besoin de médiateur pour comprendre ! Un vote à 80 % et une grève le 7 avril ont clairement demandé l’abandon du projet Thuillier. Ce qui est en cause, ce ne sont pas les conservatismes et la crainte du changement. Non, c’est la pluralité de l’offre d’information qui est en danger avec l’amputation de France 3 de sa rédaction nationale.

A 94% les journalistes ont aussi rejeté le choix du nom "France Info" pour la future chaîne info, négation de 5 années de travail d’une rédaction, pour asseoir le site Francetv info.

Hors micro, beaucoup de CDD nous ont fait part de leurs angoisses : contrats non renouvelés, contrats de grille qui s’arrêtent, chantage à l’emploi, des horaires sans fin. La précarité est aussi une atteinte à l’indépendance des rédactions et à la liberté de l’information.

La liste des griefs envers la présidente commence à s’allonger dramatiquement : Casse des métiers pour s’aligner sur « les médias jeunes » (comprendre BFM et itélé), mensonges sur le fichage des salariés, bévues sur le jeunisme, fusion à marche forcée, externalisation de l’info etc.

A un moment où France Télévisions affiche de grandes ambitions sur le numérique, avec la chaîne info, la présidente de France Télévisions doit mettre fin à la déstabilisation des rédactions.

Paris, le 20 avril 2016

Source : site du SNJ-CGT.

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 18:44

Petits règlements de compte dans le OK Koral médiatique dont Jean-Luc Mélenchon en est le prétexte et le héros. Ce dernier devrait ne pas en souffrir, au contraire puisqu'il est mis sur orbite avec insistance, dans cette radio "publique" qui éprouve les règles de la concurrence dont JLM fait son miel.

Acrimed détaille le conflit qui oppose, par personnes interposées, Mélenchon à Cohen et France Inter à TF1.

Du grand art de la communication politique.

"« Matinales » de France Inter : Humour de microcosme et connivences en direct

par Denis Souchon, Henri Maler, Vendredi 22 Avril 2016

En mars 2015, Pascale Clark, soudain rebelle, avait capturé, avec la complicité de Patrick Cohen, l’antenne à son profit pour s’insurger contre le non-renouvellement (réglementaire) de sa carte de presse. Nous avions alors protesté contre « une appropriation narcissique de l’antenne de France Inter par deux intouchables arrogants, solidaires… d’eux-mêmes » [1].

Deux chroniques récentes montrent que ce narcissisme n’a pas cessé depuis.

Charline Vanhoenacker au service de Patrick Cohen

Le vendredi 11 mars 2016, dans « Le 7/9 » de France Inter, à 7h55, Charline Vanhoenacker lit à l’antenne sa chronique humoristique (« Le billet de Charline »). Lors de sa mise en ligne sur le site de l’émission ce billet sera titré « Meluche, notre Sylvester Staline, tu nous manques... ».

Le lancement résume, sur le ton de la complicité, le thème de la chronique :

– Patrick Cohen : « Charline Vanhoenacker vous avez un message à faire passer à Jean-Luc Mélenchon. »

– Charline Vanhoenacker : « Oui Patrick, à France Inter nous n’avons plus de ses nouvelles depuis, ben depuis combien de temps au fait ? »

– Patrick Cohen : « Ça fait à peu près un an et demi. » [2]

On peut apprécier, ou non, l’humour de Charline Vanhoenacker : ce n’est pas notre propos. On peut même trouver très drôle la chronique du jour et il n’est pas exclu que des sympathisants de Jean-Luc Mélenchon, éventuellement agacés, s’en soient amusés : ce n’est pas notre propos non plus. Le droit à la satire n’est pas affaire de sympathie. Mais… Car il y a un « mais » : Charline Vanhoenacker intervient directement dans une controverse qui oppose Jean-Luc Mélenchon et Patrick Cohen et met ouvertement, qu’elle s’en rende compte ou pas, sa chronique au service de ce dernier et, plus généralement, de la petite bande de la « matinale ».

La chronique en question (dont la transcription intégrale figure en annexe), est construite de telle manière que les auditeurs pensent que si Jean-Luc Mélenchon n’a plus participé au 7/9 de France Inter depuis « à peu près un an et demi », c’est uniquement parce qu’il fait un caprice d’enfant (ou de héros américain à mobilité mentale réduite), vexé par les questions de Patrick Cohen :

– Charline Vanhoenacker : Oulalala. Bon alors, cher Jean-Luc Mélenchon, mon méluche. Je prends mon plus beau micro pour te dire ceci : je ne sais pas si France Inter te manque, mais toi tu nous manques follement, douloureusement. Avec ton côté sanguin tu nous en veux de vouloir te titiller. Je te vois encore, tes petits poings fermés, faire des moulinets avec tes bras, quand tu t’énerves comme ça tu as la détermination d’un Rocky Balboa, tu es un petit peu notre Sylvester Staline. Jean-Luc, tu dis, tu dis que tu vis mal les questions de Patrick, mais moi je sais pourquoi, je sais qu’elles te renvoient aux brimades de Madame Carpachou, ta maîtresse du CM2. […] Par pitié Jean-Luc, si ce n’est pas pour la France, fais-le au moins pour Patrick Cohen. [On entend une voix masculine (celle de Patrick Cohen ?) dire « Non ! »] Je le connais bien, il n’est qu’amour. Il est peut-être un petit peu insistant dans ses questions […] Si tu reviens on te posera pas de questions, enfin si, un peu quand même. Mon méluche, il n’y a pas d’un côté la France insoumise et de l’autre côté la France Inter. Allez Jean-Luc, viens à la maison de la radio, il y a le printemps qui chante l’Internationale.

Évidemment, Charline Vanhoenacker ne tient aucun compte des raisons (bonnes ou mauvaises) invoquées par Jean-Luc Mélenchon pour refuser de participer au « 7/9 » de France Inter. Satire oblige ? Peut-être… Sans doute… Mais du même coup, la chronique exonère Patrick Cohen et ses « partenaires » du matin. Et les dispense de répondre réellement aux propos tenus par Jean-Luc Mélenchon le 31 octobre 2014 sur les matinales radiophoniques et notamment sur celle de France Inter ainsi que sur son animateur… Patrick Cohen.

Extraits de ces propos [3]

Alors on nous raconte des histoires, on nous dit « oui mais France Inter c’est le service public, c’est différent ». Oui c’est différent parce que non seulement ils sont d’accord avec les autres mais en plus ils sont arrogants, parce qu’ils voudraient qu’on avale le potage sous prétexte qu’ils sont censés être de gauche.

Et Mélenchon de s’en prendre à l’orientation politique des matinales :

Donc ce n’est pas des matinales. C’est le début de la grand’ messe du libéralisme qui commence avec les émissions du matin. Et alors on nous dit « allez une petite cuiller pour tonton Sarkozy, une petite cuiller pour tata Merkel, une petite cuiller… » et on commence à absorber le catéchisme, mais même pas avec des nuances, quelque chose qui rendrait ça supportable.

Et de conclure, en nuançant quelque peu son propos, mais en ciblant directement Patrick Cohen de France Inter :

Ce n’est pas tous les mêmes hein. Bon par exemple aller discuter avec Achilli c’est quand même d’un niveau plus élevé que d’aller discuter avec Cohen. C’est moins la propagande quoi. Ça dépend des gens. Bon y’a des gens c’est plaisant, d’autres c’est très désagréable, et je n’hésite pas à leur dire. Je les déteste comme eux ils me détestent.

Que l’on partage ou pas les arguments du député européen, on ne peut que constater que l’humour de Charline Vanhoenacker n’a que fort peu à voir avec les critiques émises par Jean-Luc Mélenchon pour justifier son refus de participer au show animé par Patrick Cohen, qui est ainsi conforté dans sa position de maître de cérémonie au-dessus de toute contestation.

Cette souriante complicité, que les auditeurs sont invités à partager, n’est pas finie…

Donnant-donnant : Une pause de publicité

Charline Vanhoenacker achève sa chronique en tournant en dérision la décision (au demeurant discutable) de Jean-Luc Mélenchon de participer, non à la matinale de France Inter, mais à une émission de « mélange des genres », diffusée par TF1 et animée par Alexandra Sublet :

Quant à Patrick [Cohen], depuis qu’il sait que tu vas sur TF1 dans la nouvelle émission d’Alessandra Sublet, il a cessé de s’alimenter. Jean-Luc, mais qu’est-ce qui t’a pris d’accepter l’invitation de TF1 ? Rassure-nous, tu ne vas tout de même pas te présenter à la primaire à droite. Méluche ! Mon gros lapin, comment peux-tu participer à une émission qui s’appelle « Action ou vérité » ? Alors qu’en tant qu’homme de gauche tu es contre les actionnaires et en tant qu’homme politique tu es contre la vérité. Si c’est pour les charmes d’Alessandra Sublet, tu sais, Patrick est prêt à faire l’interview en résille.

La régie publicitaire de TF1 a dû se féliciter de cette publicité gratuite pour une émission dont la première diffusion a eu lieu le 18 mars.

Mais, pour savourer tout le sel de cette séquence, quelques rappels sont nécessaires. On se souviendra avec émotion qu’Alessandra Sublet a animé de 2009 à 2013 « C à vous » sur France 5 : une émission dont l’un des chroniqueurs depuis 2011 s’appelle … Patrick Cohen. On se souviendra également que Patrick Cohen anime depuis septembre 2010 « Le 7/9 » de France Inter, station dans laquelle Alessandra Sublet fut [une éphémère animatrice [4] de septembre 2010 à février 2011. Le monde (médiatique) est petit...

… Très petit : on ne sera donc pas surpris d’apprendre que Patrick Cohen n’a pas oublié, à la fin de cette chronique, de signaler que Charline Vanhoenacker co-anime aussi l’après-midi une émission sur France Inter, bouclant ainsi la boucle de l’entre-soi médiatique. Donnant-donnant…

L’humour de Charline Vanhoenacker, journaliste, mais qui fait des blagues [5] est suffisamment consensuel pour qu’elle ne connaisse pas le sort de deux de ses prédécesseurs humoristes sur France Inter, Didier Porte et Stéphane Guillon [6]. Aussi corrosif soit-il, son humour n’est en effet pas du genre à mettre en question les intérêts de la fraction du microcosme social auquel appartient la chefferie de France Inter, ce qui lui permet de se voir décerner des brevets de rebellitude par ses pairs, bien que nous soyons loin du jour où elle fera une chronique sur l’infatuation de certain animateur de matinale radiophonique avec le même ton et les mêmes biais que dans celle consacrée à Jean-Luc Mélenchon.

« Mélange des genres » : Patrick Cohen au service de Cohen Patrick

La chronique de Charline Vanhoenacker du 11 mars ne pouvait rester sans suites : ni la polémique contre Jean-Luc Mélenchon, ni l’étalage de complicités, ni la page de publicité offerte à l’émission d’Alessandra Sublet, ancienne patronne de Patrick Cohen dans l’émission « C à vous » sur France 5. Et c’est… Patrick Cohen qui s’en est chargé lors de sa chronique quotidienne du jeudi 17 mars 2016, dans le 7/9 de France Inter, intitulée « Le 7h43 » (et dont une transcription intégrale figure en annexe) :

– Patrick Cohen : Jean-Luc Mélenchon – qui n’a pas encore répondu à votre appel Charline [On entend Charline Vanhoenacker simuler un « Ooohhh » de dépit], mais on garde bon espoir de le retrouver à ce micro… –, Jean-Luc Mélenchon sera demain soir sur TF1 le tout premier invité de la nouvelle émission de divertissement d’Alessandra Sublet, « Action ou Vérité ».

En 2 minutes et 26 secondes, Patrick Cohen parvient à faire coup triple ou quadruple : poursuivre sa misérable polémique contre Jean-Luc Mélenchon, faire l’éloge des émissions de « mélange des genres » et de sa propre participation à l’animation de telles émissions, soutenir sa camarade et ex-patronne Alexandra Sublet et offrir une nouvelle page de publicité à sa nouvelle émission.

Quoi que l’on pense de la participation de Jean-Luc Mélenchon à une telle émission, ce n’est pas une première. Patrick Cohen semble amnésique car le 28 juin 2013, on pouvait voir dans « C à vous », une émission de divertissement sur France 5, Jean-Luc Mélenchon, Alessandra Sublet et… le chroniqueur Patrick Cohen. Après avoir fait la bise à Alessandra Sublet, Jean-Luc Mélenchon déclarera ce jour-là : « Je suis venu 9 fois ici. »

– Patrick Cohen : Mélenchon interviewé par Sublet, on entend déjà les lamentations contre la dérive « peopolitique » ou les comparaisons d’époque du style : non mais est-ce que vous imaginez Georges Marchais questionné par Denise Fabre ? Ou de Gaulle chez Guy Lux ? Ou Raymond Aron avec Danièle Gilbert ? Et là, stupeur, archive fatale, révélation renversante. Raymond Aron, professeur au Collège de France, sur le plateau de Midi Première, aux côtés de Danièle Gilbert, entre deux chansons de C. Jérôme… c’est arrivé – en voici la preuve – en mars 77.

Les critiques des émissions de « mélange des genres » et de la « peopolisation » ? De simples « lamentations », dont il suffit pour en venir à bout, d’évoquer, pour les tourner en dérision, un très ancien exemple [7].

Patrick Cohen diffuse alors des extraits des échanges entre Danièle Gilbert et Raymond Aron. C’est l’occasion pour lui et les personnes qui sont à ses côtés en studio (Emmanuelle Cosse, Léa Salamé et Charline Vanhoenacker, notamment), de rire, entre gens qui se croient très intelligents, à gorge déployée aux prises de parole d’une animatrice d’une époque révolue.

Et notre Monsieur Loyal de terminer avec la maestria d’un passeur de plats confirmé :

Et voilà le travail. Qui prouve que le mélange des genres n’a pas été inventé par la télévision commerciale. Et Alessandra Sublet sera l’invitée de Sonia Devillers tout à l’heure dans « L’instant M » à 9h40 sur Inter.

Du grand art au service de pauvres causes : exonérer la télévision commerciale d’un genre qui aurait été inventé par le télévision publique, clore le débat sur les émissions de « mélange des genres » (en faisant mine de l’ouvrir) et sur l’opportunité pour des responsables politiques ou des intellectuels de passer dans ce type d’émission, et surtout plaider indirectement sa propre cause puisqu’il participe et obtient des profits de ce type d’émission, en l’occurrence « C à vous » sur France 5. Et pour couronner le tout, Patrick Cohen signale enfin que son ancienne patronne Alessandra Sublet sera l’invitée d’une émission de France Inter le jour même (pour y parler de sa nouvelle émission), comme si l’un des objectifs de cette chronique était précisément d’assurer la promotion de la nouvelle émission d’Alessandra Sublet [8].

Vous avez dit « confiscation de l’antenne » ?

Henri Maler et Denis Souchon

Annexe 1 : Transcription de « Le billet de Charline » du 11 mars 2016.

- Patrick Cohen : « Charline Vanhoenacker vous avez un message à faire passer à Jean-Luc Mélenchon. »

- Charline Vanhoenacker : « Oui Patrick, à France Inter nous n’avons plus de ses nouvelles depuis, ben depuis combien de temps au fait ? »

- Patrick Cohen : « Ça fait à peu près un an et demi. »

- Charline Vanhoenacker : « Oulalala. Bon alors, cher Jean-Luc Mélenchon, mon méluche. Je prends mon plus beau micro pour te dire ceci : je ne sais pas si France Inter te manque, mais toi tu nous manques follement, douloureusement. Avec ton côté sanguin tu nous en veux de vouloir te titiller. Je te vois encore, tes petits poings fermés, faire des moulinets avec tes bras, quand tu t’énerves comme ça tu as la détermination d’un Rocky Balboa, tu es un petit peu notre Sylvester Staline. Jean-Luc, tu dis, tu dis que tu vis mal les questions de Patrick, mais moi je sais pourquoi, je sais qu’elles te renvoient aux brimades de Madame Carpachou, ta maîtresse du CM2. Mais mon méluche, je t’en prie, passe au dessus de ça et reviens. [Charline Vanhoenacker lance une musique de piano de centre commercial]. Depuis que tu es parti l’ambiance ici n’est plus la même, Thomas Legrand a recommencé à boire, je comprends encore moins bien ce qu’il dit. Quant à Patrick, depuis qu’il sait que tu vas sur TF1 dans la nouvelle émission d’Alessandra Sublet, il a cessé de s’alimenter. Jean-Luc, mais qu’est-ce qui t’a pris d’accepter l’invitation de TF1 ? Rassure nous, tune vas tout de même pas te présenter à la primaire à droite. Méluche ! Mon gros lapin, comment peux-tu participer à une émission qui s’appelle “Action ou vérité” ? Alors qu’en tant qu’homme de gauche tu es contre les actionnaires et en tant qu’homme politique tu es contre la vérité. Si c’est pour les charmes d’Alessandra Sublet, tu sais, Patrick est prêt à faire l’interview en résille. Et si c’est parce que c’est trop tôt la direction est prête à déclasser, à déplacer le 7/9 à 15 heures. On a même pensé à déplacer l’émission dans un mobile home stationné en face de L’Élysée pour te faire plaisir. Thomas a mis la vodka au frais et Bernard Guetta amène sa boîte de cigares cubains qu’il tient de Fidel. Par pitié Jean-Luc, si ce n’est pas pour la France, fais le au moins pour Patrick Cohen. [On entend une voix masculine (celle de Patrick Cohen ?) dire “Non !”] Je le connais bien, il n’est qu’amour. Il est peut-être un petit peu insistant dans ses questions mais regarde le le soir sur France 5 il lui arrive de ne rien dire de mordant. Ben si, quand il mange, la bouche pleine. [Charline Vanhoenacker fait un signe pour que la régie arrête la diffusion de la musique.] Jean-Luc, pour tout te dire, bon ben voilà, on est sacrément dans la merde quand on veut inviter un politique de gauche. Voilà, il n’y en a plus, si tu viens pas, il va nous rester qui à gauche ? Ah ben ouais, il nous reste NKM, elle est encore venue hier. Si tu reviens on te posera pas de questions, enfin si, un peu quand même. Mon méluche, il n’y a pas d’un côté la France insoumise et de l’autre côté la France Inter. Allez Jean-Luc, viens à la maison de la radio, il y a le printemps qui chante l’Internationale. [Les voix de Charline Vanhoenacker et Patrick Cohen se recouvrent] Tes amis t’attendent. Viens. Reviens ! »

- Patrick Cohen : « Charline Vanhoenacker. Et on vous retrouve à 17 heures avec Alex Vizorek, Si tu reviens j’annule tout. Merci à vous. »

Annexe 2 : Transcription du « 7h43 », la chronique de Patrick Cohen du 17 mars 2016

- Patrick Cohen : « Jean-Luc Mélenchon – qui n’a pas encore répondu à votre appel Charline [On entend Charline Vanhoenacker simuler un Ooohhh de dépit], mais on garde bon espoir de le retrouver à ce micro… – Jean-Luc Mélenchon sera demain soir sur TF1 le tout premier invité de la nouvelle émission de divertissement d’Alessandra Sublet, “Action ou Vérité”. Mélenchon interviewé par Sublet, on entend déjà les lamentations contre la dérive “peopolitique” ou les comparaisons d’époque du style : non mais est-ce que vous imaginez Georges Marchais questionné par Denise Fabre ? Ou de Gaulle chez Guy Lux ? Ou Raymond Aron avec Danièle Gilbert ? Et là, stupeur, archive fatale, révélation renversante. Raymond Aron, professeur au Collège de France, sur le plateau de Midi Première, aux côtés de Danièle Gilbert, entre deux chansons de C. Jérôme… c’est arrivé – en voici la preuve – en mars 77. »

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 04:30

Accueil » Actualités » Réforme du collège 2016 » ATC & la réforme du collège » « Madame la Ministre, vous rendez-vous compte ? » article paru dans le journal l’Humanité du 22 mars 2016

« Madame la Ministre, vous rendez-vous compte ? » article paru dans le journal l’Humanité du 22 mars 2016

Robert Delord 18 avril 2016 ATC & la réforme du collège, Les actualités du site, Réforme du collège 2016Commenter cette publication 1,363 Vues

Notre article paru dans l’Humanité du 22 mars 2016
http://www.humanite.fr/maintenant-comment-sauver-les-enseig…

Madame la ministre de l’Éducation nationale, à quoi bon vous parler de la réforme du collège ? Toutes les demandes d’audience faites depuis un an sont restées lettre morte et il semble évident que vous ne souhaitez pas aborder la question avec des personnes qui la maîtrisent. À quoi bon vous parler des Humanités, dont vous reconnaissez toutes les qualités mais dont vous aviez pourtant planifié la disparition pure et simple ? Je préfère vous parler ici d’humanité, ou plutôt du manque d’humanité dont le ministère a fait preuve dans la conception et la mise en œuvre de cette réforme. Comment, en effet, un ministre de la République (du latin minister : « serviteur, domestique » et res publica : « la chose publique ») a-t-il pu oublier à ce point son devoir d’exemplarité, traiter ainsi certains de « pseudo-intellectuels » et prétendre que l’opposition massive à cette réforme proviendrait d’un malentendu, d’une mauvaise compréhension des enseignants ?

Vous avez ouvert la boîte de Pandore des insultes contre les enseignants inquiets à juste titre pour l’avenir de l’école. Réactionnaires, conservateurs, corporatistes, élitistes, privilégiés : ces invectives ont profondément blessé les hommes et les femmes dont vous avez la tutelle (tutela : « protection, défense »). Vous avez laissé ce phénomène prendre une ampleur nationale. Et votre cabinet de déclarer que latin et grec n’étaient pas assez « sexy » ; Stéphane Le Foll d’ironiser sur leur démantèlement : « Comment j’ai pu devenir ministre sans avoir fait de latin ? » ; Gilles Savary, député PS, de qualifier les élèves latinistes de « singes savants ». Le site Internet du gouvernement a participé au lynchage en publiant une caricature du prof de latin en vieux schnock forcément atteint de calvitie et sans élève. Le président lui-même, pour désigner les enseignants soucieux de préserver le collège républicain, parlera de « concert des immobiles ».

À l’insulte et au mépris, vous ajoutez intimidation et brimades qui ne sont pas le fruit d’initiatives individuelles mais bien une volonté délibérée de mettre au pas des opposants à une réforme bouclée dans la précipitation, sans concertation, à des fins idéologiques et politiques.

Des recteurs d’académie demandent aux proviseurs de dénoncer les enseignants rebelles. Certains subissent des retenues sur salaire pour avoir préféré faire cours à leurs élèves qu’assister aux formations à la réforme bâclées, sans contenu ni réponses, où l’on infantilise les stagiaires en les faisant émarger deux fois par jour, de peur qu’ils ne s’enfuient à midi.

Dans le même temps, on promet aux formateurs trouvés au pied levé (certains n’ont jamais enseigné au collège) évolution de carrière plus rapide ou agrégation au mérite. Les recteurs voient leur prime annuelle augmenter de 10 000 euros, dépassant ainsi les 25 000 euros, tandis que le gouvernement annonce, à la veille de 2017, une augmentation du point d’indice des fonctionnaires de 1,2 %, moins de 10 euros pour la plupart d’entre eux ! Des inspecteurs d’académie demandent aux enseignants de se contenter de fonctionner comme de bons fonctionnaires, sans poser de questions. Des proviseurs usent et abusent de la nouvelle autonomie qui leur est confiée, brandissant soit la menace de la note administrative, soit celle de la fermeture de poste pour les professeurs de lettres classiques qui se résoudraient trop mollement au démantèlement de leurs disciplines. Et pour mieux garder le contrôle, on ne demande aucun bilan de formation aux enseignants stagiaires ou on les rend nominatifs quand ils étaient anonymes. Les chaînes de télévision les plus regardées se voient même refuser par les rectorats les demandes d’autorisation de tournage qui portent sur la réforme.

Vous rendez-vous compte de la violence faite aux enseignants de lettres, qui perdent 40 % des heures d’enseignement de latin et de grec, dont certains postes sont supprimés et qui entendent Florence Robine, directrice générale de l’enseignement scolaire, déclarer dans son vocabulaire scientifique que « le français ne doit pas phagocyter la grille horaire des élèves », alors que vous nous aviez promis de faire du « renforcement du français un fondamental » de la réforme ? Vous rendez-vous compte de la violence faite aux élèves désireux d’étudier le latin ou le grec ancien (ils sont plus de 500 000 aujourd’hui, la troisième langue étudiée au collège) mais qui en seront privés dès septembre soit parce que l’enseignement va disparaître de leur collège, soit parce que le nombre de groupes sera divisé par deux ? Qui décidera alors quel élève a le droit ou non d’accéder à cet enseignement ? Sur quels critères si ce n’est celui des résultats dans les autres matières ? Vous rendez-vous compte que vous allez priver les élèves les moins favorisés de cet accès aux langues et cultures de l’Antiquité, que votre réforme va amplifier les phénomènes d’inégalité et d’élitisme qu’elle prétendait combattre ?

R. Delord
Président de l’Association ATC

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 17:11
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 11:38
Des soins pour Mumia !

Posté le 18 février 2016

En novembre 2015 je me suis rendu aux Etats-Unis, dans l’état de Pennsylvanie pour rencontrer Mumia Abu-Jamal emprisonné depuis 33 ans à la suite d’un procès inique. Mumia est atteint depuis plusieurs mois maintenant de l’hépatite C. Très affaibli, il ne bénéficie d’aucun soin adéquat. Cette maladie grave lui occasionne d’autres problèmes de santé tels que diabète et eczéma et commence à s’attaquer à son foi. Malgré cela les autorités de Pennsylvanie refusent de lui administrer un traitement, alors qu’un médicament efficace existe à cette maladie bien connue.

Avant mon départ j’ai écrit au gouverneur de Pennsylvanie, M. Tom Wolf, pour lui faire part de ce déplacement et pour l’interroger sur la situation de Mumia qui risque aujourd’hui des complications toujours plus graves représentant un réel danger de mort. Vous pouvez consulter cette lettre ici : Patrick LE HYARIC Lettre au gouverneur – anglais / Patrick LE HYARIC lettre au Gouverneur – français

En réponse à ce courrier j’ai reçu une première réponse du bureau du gouverneur m’informant qu’en raison des règles sur le respect de la vie privée, il leur est interdit de discuter et de communiquer des informations sur la santé des détenus. Néanmoins on nous assure que M. Mumia Abu Jamal est correctement traité. Vous pouvez lire cette réponse ici : Réponse bureau du gouverneur – anglais / Réponse bureau du Gouverneur – français

Le 29 janvier 2016, l’administration pénitentiaire de Pennsylvanie m’a adressé un courrier que je porte à votre connaissance ci-dessous. La réponse est la même : ils ne peuvent communiquer au sujet de la santé de leurs détenus et assurent apporter les soins nécessaires à Mumia. Vous pouvez consulter ce courrier ici : réponse de l’administration pénitentiaire pennsylvanie – anglais / Réponse de l’adminisatrion pénitentiaire pennsylvanie – français

Après avoir rencontré Mumia, ses soutiens et ses avocats, j’ai pu constater qu’il ne bénéficiait pas des soins appropriés et que son état de santé est inquiétant. En effet l’hépatite C si elle n’est pas soignée peut causer des problèmes de santé irréversibles et entraîner sa mort.

Suite à ce constat alarmant j’ai largement informé le public mais aussi mes collègues parlementaires européens et nationaux de cette situation pouvant lui être fatale.

C’est pourquoi, avec 109 autres parlementaires, nous avons fais parvenir au Gouverneur de Pennsylvanie, M. Tom Wolf, une lettre dans laquelle nous exprimons nos vives inquiétudes quant à la santé de Mumia Abu-Jamal et demandons qu’il intervienne afin que ce dernier bénéficie de soins médicaux comme le prévoit le droit international. (Cliquez ici pour lire cette lettre)

Rappelons que 10 000 autres prisonniers de Pennsylvanie sont atteints de l’hépatite C et ne bénéficient d’aucun traitement.

Exigeons pour Mumia et pour tous les autres détenus le respect de leurs droits humains, le droit aux soins.

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 18:34

16 décembre 2013

2

À propos des droits de l’Homme à Cuba (Granma)

José Luis Centella Gomez

Le travail de promotion de l’égalité des genres et de l’autonomisation de la femme se poursuit dans la société cubaine.

Cuba est un pays au développement humain élevé, qui occupe la 51e place sur 187 pays, selon le Rapport mondial sur le Développement humain 2011

Depuis un certain temps, de nombreux personnages de la dénommée dissidence interne cubaine transitent par l’Espagne. Des personnages qui sont reçus par les plus hautes autorités de l’État, y compris par le chef du Gouvernement. Comme par hasard, on ne les voit pas avec les Cubains, arrivés à d’autres moments, qui aujourd’hui manifestent devant le gouvernement du Parti populaire parce que, disent-ils, ils n’ont pas reçu ce qui leur avait été promis, qui n’était rien d’autre que certains privilèges qu’ils pensaient mériter pour leur opposition au gouvernement cubain. Au milieu de ce va-et-vient, il est bon de mettre les choses à plat pour comprendre les allégations de ces personnes.

Le sujet essentiel qu’ils mettent en avant est le débat sur les droits de l’Homme qui serait un élément de discorde avec le gouvernement cubain, et qui justifierait leur dissidence…

Entrons donc dans le débat sur les droits de l’Homme à Cuba, sans complexe, en reconnaissant que Cuba n’est pas un paradis et n’a pas non plus résolu tous ses problèmes, mais en insistant sur des questions évidentes et concrètes, acceptées aujourd’hui par la communauté internationale, qui reconnaît qu’en matière de droits humains de base, malgré le blocus imposé par les États-Unis et son immense poids économique et social – question dont nous pourrions parler à un autre moment –, Cuba est l’un des rares pays à avoir atteint en grande partie les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), concernant la mortalité infantile et maternelle.

Concrètement, nous pouvons souligner que l’Île caraïbe a atteint :

  • l’indicateur No 1, à savoir éliminer l’extrême pauvreté et la faim ;
  • le No 2 : assurer l’éducation primaire pour tous ;
  • et le No 4 : réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans.

Par ailleurs, Cuba avance de façon conséquente vers la réalisation du No 3 : promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Dans ce sens, nous aimerions insister sur le fait que Cuba est un pays au développement humain élevé, qui occupe la 51e place parmi 187 pays, selon le Rapport sur le Développement humain 2011.

Par ailleurs, selon l’Indicateur de développement humain non économique, Cuba figure à la 17e place au niveau mondial, en étant le pays en développement affichant les meilleurs résultats.

Il faut notamment souligner l’importance que Cuba attache au Droit à la santé. Ce pays garantit l’accès universel et gratuit à la Santé publique. En 2012, le taux de mortalité infantile s’élevait à 4,6 pour 1 000 enfants nés vivants, le plus bas d’Amérique latine et de la Caraïbe. En 2013, le taux de mortalité maternelle était de 21,5 pour 100 000, ce qui situait Cuba parmi les pays affichant les taux les plus bas sur le plan international. Quant au Programme de vaccination, il garantit une des plus larges couvertures de vaccination dans le monde, qui assure la prévention contre 13 maladies.

Ceci a permis l’élimination du paludisme, de la poliomyélite, de la diphtérie, de la coqueluche, de la rougeole, de la rubéole, du syndrome de la rubéole congénitale, du tétanos néonatal et de la méningite tuberculeuse. Malgré les restrictions imposées par les blocus des États-Unis dans l’acquisition des ressources et des technologies, les programmes de recherche concernant les vaccins contre les virus du choléra, de la dengue et du sida, entre autres, s’intensifient.

Concernant le Droit à l’éducation, le Rapport de suivi de l’Éducation pour tous de l’UNESCO (2011) reconnaît que Cuba présente un développement éducatif élevé et la situe en 14e position dans le monde pour ce qui est de l’Indice de développement de l’Éducation pour tous.

Cuba continue à promouvoir une approche préventive en matière d’éducation et de réinsertion sociale afin d’éviter la délinquance. Le travail de prévention dans les écoles se base sur la lutte contre la consommation de stupéfiants et de psychotropes, l’élimination des conduites sociales déviantes, le bon usage de la langue maternelle, l’éducation aux valeurs éthiques et le développement d’un comportement sexuel responsable.

Les services de la Ligne d’aide téléphonique pour la prévention de la consommation de stupéfiants, et pour l’éducation sexuelle avec une approche de genre et de droits, se développent.

Je voudrais également signaler les avancées en matière de Droit à une alimentation adéquate, une question qui de nos jours est malheureusement d’actualité, par ces temps de crise. En 2012, une nouvelle politique agro-industrielle a été adoptée, afin de développer les lignes de travail stratégiques concernant ce droit humain. Un nouveau modèle de gestion économique se met en place, avec de nouvelles formes de production non étatiques.

Le gouvernement cubain, malgré le blocus et la crise, continue de garantir les produits alimentaires de base à des prix subventionnés à l’ensemble de la population, ce qui comprend la vente de légumes secs, de céréales, de protéines, d’huile, de sel et de sucre, indépendamment des revenus de chaque personne et de sa famille.

Cuba garantit également un litre de lait par jour aux enfants de 0 à 7 ans. Seulement en 2010, la dépense pour subventionner l’achat des produits de base s’est élevée à 750 millions de dollars. Le Plan intégral pour la prévention et le contrôle de l’anémie par carence en fer se poursuit, pour les enfants et les femmes enceintes, ce qui permet de maintenir ce dérèglement nutritionnel à un taux infime.

Il existe également un Service d’alimentation subventionné pour les personnes âgées, les personnes handicapées et autres en situation à risque. Toutes ces mesures sont appliquées sans les aides d’organismes internationaux que reçoivent d’autres États.

En plus de ces avancées sociales, Cuba continue de développer sa coopération avec d’autres pays :

1. En matière de santé, en réponse à des demandes nouvelles de certains pays, de façon très novatrice, Cuba a participé entre 2007 et 2010 à une étude clinique génétique et psychologique des personnes handicapées en Bolivie, Équateur, Nicaragua, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, avec pour objectif de promouvoir l’intégration sans discrimination de ces personnes.

Par ailleurs, le programme Opération Miracle, destiné à rendre la vue à des milliers de personnes dans le monde, démarré en 2004, a permis de réaliser 2 261 987 interventions chirurgicales jusqu’en 2012. 34 pays d’Amérique latine, de la Caraïbe et d’Afrique en ont bénéficié. Dans le cadre de cet effort, 47 centres ophtalmologiques ont été construits à l’étranger, avec 59 blocs opératoires, où travaillent 525 coopérants dans 16 pays.

Depuis la création du Contingent international de médecins spécialisés en situation de catastrophes naturelles et de graves épidémies (Brigade Henry Reeve), 5 490 coopérants cubains ont apporté une assistance médicale à plus de trois millions de sinistrés alors que le nombre de patients pris en charge ne cesse d’augmenter. Ce contingent a réalisé plus de 33 800 opérations chirurgicales et a permis de sauver 468 000 vies.

À signaler également que l’École latino-américaine de médecine (ELAM) et la formation de professionnels de la Santé à Cuba ont permis à 9 960 étudiants de 58 pays d’obtenir leur diplôme entre 2005-2011. Durant l’année universitaire 2011-2012, 21 217 étudiants de 122 pays étaient inscrits en médecine (18 364), psychologie (1), technologie de la santé (417), infirmerie (362), stomatologie (66) et troisième cycle (207).

2. En matière d’éducation, la coopération cubaine se développe aux divers niveaux de l’enseignement. De 2004 à ce jour, la coopération s’est poursuivie dans les programmes d’alphabétisation et de post-alphabétisation grâce aux méthodes cubaines Yo si puedo (Moi, je peux), lauréate du prix Roi Sejong, Ya puedo leer y escribir (Je sais lire et écrire) et Yo si puedo seguir (Moi, je peux continuer). Jusqu’à la fin de novembre 2012, 6 950 693 personnes avaient été alphabétisées avec la méthode Yo si puedo, et 975 837 avaient approfondi leur apprentissage avec la méthode Yo si puedo seguir. Cette méthode est appliquée dans 29 pays.

Actuellement, elle est utilisée dans 16 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, d’Afrique, d’Asie, d’Océanie, d’Europe et du Canada.

Je tiens à le souligner, parce qu’ils sont moins connus, les progrès en matière d’égalité de genre et d’autonomisation de la femme, en rappelant que Cuba fut le premier pays à signer et le second à ratifier la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination contre la femme. En 2010, le gouvernement cubain a présenté le 7e et le 8e Rapports au Comité établi en vertu de cette Convention.

Comme résultat des stratégies gouvernementales destinées à promouvoir l’accès des femmes à des postes de responsabilité publique, la proportion de femmes à l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire atteint 45%. Proportionnellement, Cuba occupe la troisième place au niveau mondial en ce qui concerne les femmes parlementaires, comme le confirme le Rapport de l’Union interparlementaire (UIP), de janvier 2012. Pour la première fois, on compte une femme vice-présidente du Conseil d’État et une autre vice-présidente de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire (Parlement). Neuf des quinze assemblées provinciales du Pouvoir populaire (législatures provinciales) sont présidées par des femmes. Neuf ministères sont dirigés par des femmes, qui représentent, de plus, 40% du Conseil d’État.

En 2011, les femmes détenaient 41,2% des postes de direction et représentaient 65,5% de la main-d’œuvre professionnelle et technique du pays. Elles représentent 47,3% de la population active.

Les droits sexuels et reproductifs, y compris le droit à l’avortement et le libre choix de la fécondité, sont pleinement garantis et les services du planning familial pour les hommes et les femmes sont accessibles, gratuits et universels. Parmi les défis de la société cubaine, figurent la nécessité de poursuivre la promotion de la perspective de genre, d’assurer un meilleur accès à l’emploi des femmes handicapées et de supprimer les stéréotypes sexistes qui persistent dans la société. À travers le Plan d’action nationale de Suivi des accords de Pékin, cette situation est évaluée avec le concours des institutions de l’État et des organisations de la société civile.

Pour conclure, j’aimerais souligner les bonnes pratiques et la gestion efficace des catastrophes naturelles qui provoquent de sérieux dommages au pays. Cela a permis de limiter au maximum les pertes en vies humaines durant le passage des ouragans. Ce fut le cas en 2008, lorsque Cuba fut touchée par trois ouragans de grande intensité et par deux tempêtes tropicales, qui causèrent dix milliards de dollars de dégâts. Cependant, les pertes en vies humaines sont considérablement inférieures à celles qui se produisent aux États-Unis, malgré les différences de moyens. Il faut dire qu’à Cuba les personnes sont protégées en priorité, tandis que les États-Unis donnent la priorité à la propriété privée.

En conséquence, dans ce débat qui doit être comme je le disais sans complexes, nous pouvons et nous devons témoigner notre reconnaissance aux efforts fournis par Cuba dans la défense des droits de l’être humain, malgré les difficultés que représente le blocus cruel et inhumain, qui devrait être le principal motif de dénonciation de toutes les organisations qui sur la planète parlent des droits de l’Homme. En effet, malgré toutes les limitations, malgré tous les problèmes, malgré toutes les erreurs qui peuvent être commises, l’important, c’est de reconnaître qu’à Cuba, l’économie et la société sont en fonction de l’intérêt général, de l’intérêt de l’être humain et non en fonction du profit économique de quelques uns…

Que chacun l’appelle comme il l’entende. Nous continuons de l’appeler « la construction du socialisme ».

José Luis Centella Gomez - Secrétaire général du Parti communiste espagnol

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 13:50

Saint-Varent le 19 janvier 2016

RÉAGIR face à l'ostracisme dont est victime le PCF

Nous sommes tous intéressés à trouver les réponses à la crise du système politique et économique dans lequel évoluent nos sociétés. Pour cela, nous avons besoin des éléments d'analyses et statistiques les plus divers, par ses sources, et contradictoires par les analyses et les réponses proposées. Or il faut bien le constater, le dispositif public de l'information des citoyens, notamment télés et radios ne remplit pas le rôle qu'il devrait jouer pour favoriser la réflexion de tous. L'iniquité flagrante eu égard aux idées et propositions du Parti Communiste, confère à ce sytème le caractère obscurantiste, ostracisant, censitaire, que ne devrait pas tolérer, une société fondée sur les "droits de l'homme" et ceux, constitutionnels, de la liberté d'expression. Après et en réponse aux attentats de "Charlie Hebdo" des millions de personnes se sont levées pour défendre ce droit. Il est bafoué aujourd'hui. Les idées développées par les communistes notamment, tout comme leur dirigeants, leurs élus, leurs militants sont victimes et avec eux tous ceux qui seraient intéressés à les connaître pour les approuver ou les critiquer dans un débat serein, ce cette pratique d'uniformisation des esprits. Il n'est qu'à recenser les accès aux médias pour confirmer cette appréciation. Les analyses, la présence permanente des laudateurs du libéralisme étouffent les quelques apparitions brèves et rares des contradicteurs. Chaque jour, chaque semaine, nous sommes bercés, "éduqués", sommés même de donner quitus à ce que l'on nous présente comme le seul horizon, imparfait bien sûr, inégal sûrement, mais moderne et universel. Le seul qui doit avoir voix au chapitre. Si nous considérons que l'accès aux médias est importante, voire décisive, dans la capacité à influer sur les idées et les comportements, si nous considérons que cette question de l'information est une des dimensions de la luttes des classes aujourd'hui, ne devons-nous pas de nous emparer de celle-ci comme une dimension de notre lutte et de notre politique. Nos différentes tentatives, anciennes, nous ont laissé d'amers souvenir jusqu'à faire un syndrome (intervention musclée à TF1 dans les années 70/80). Depuis longtemps nous sommes muets sur cette question pourtant essentielle. Les prises de position récentes de nos dirigeants et de notre presse confirment la volonté et la nécessité de prononcer pour une information véritablement pluraliste. Le traitement de l'ensemble des médias lors des régionales, en faisant du FN le référent à déplacé les enjeux de cette élection et favoriser le résultat de droitisation de la société déjà à l'oeuvre. Bref, beaucoup de choses à dire. Surtout beaucoup de choses à faire. Des campagnes, nationales, locales, pour la liberté d'expression et le pluralisme de l'information, des interventions des députés et sénateurs communistes et du FDG, une question d'actualité à l'Assemblée Nationale, la demande d'une commission d'enquête parlementaire par exemple, pourrait être de nature à engager ce débat indispensable jusqu'à obtenir de sensibles amélioration dans ce domaine favorisant ainsi une émergence démocratique. Parmi d'autre questions soulevées par les communistes, elle devra être traitée en vue d'une réponse appropriée, lors du 37e congrès du PCF qui se prépare dès maintenant.

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 09:31

Goodyear : Le PCF exige l'annulation de ce jugement inique et l'amnistie pour les militants syndicaux

La peine infligée hier aux huit salariés de Goodyear accusés de défendre leur entreprise et l'emploi est d une extrême gravité et appelle à une riposte d ampleur : comme tout récemment à Air France, elle est une atteinte insupportable aux droits de salariés, de syndicalistes de défendre leurs emplois, en défendant par là même l'intérêt de populations et de territoires saignés par les choix de grands Groupes dont la seule boussole est la rémunération des actionnaires au détriment de l'intérêt général.

Elle est aussi plus largement, au même titre que le projet de déchéance de la nationalité, une atteinte à la République et à ses valeurs : peut-on faire vivre les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité en criminalisant l'action syndicale, en interdisant aux salariés d'intervenir sur les choix de leur entreprise ? Contester les choix stratégiques patronaux, avancer d'autres propositions doit-il devenir un délit puni de prison ferme ?

Nous ne l'acceptons pas, nous ne le supportons pas ; nous n'acceptons pas que la dérive sécuritaire dans laquelle le gouvernement cherche à nous enfermer s'accompagne de violations des droits syndicaux et citoyens, des Droits de l'Homme.

Le Parti communiste français, ses parlementaires, ses élus, ses militants expriment avec une immense fraternité leur soutien et leur solidarité aux salariés de Goodyear. Ils exigent l'annulation de ce jugement inique et, au-delà, l'amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés, conformément à l'exigence portée par le Groupe communiste républicain et citoyen au sénat. Ils portent l'exigence de moratoires immédiats dès l'annonce de licenciements ou suppressions d'emplois pour permettre aux salariés et à leurs représentants, aux populations et élus des territoires concernés de débattre de propositions, à égalité avec les représentants des directions et avec des droits renforcés en ce domaine.

Nous sommes disponibles et mobilisés pour toute action, tout débat en ce sens, pour que se lève dans ce pays l'espoir d'une alternative aux politiques d'austérité et à la mainmise de la finance sur les choix économiques et industriels du pays. Disponibles et mobilisés pour une extension des droits et des libertés au lieu de politiques de répression et d'étouffement des contestations.

Pour une République dont il est désormais urgent de redonner sens, celui de la démocratie et des droits pour tous.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 17:41

PRISON FERME POUR DES EX GOODYEAR

Deux poids, deux mesures innaceptables

Huit anciens salariés de Goodyear Amiens jugés pour avoir séquestré deux cadres de l’entreprise en 2014 viennent d’être condamnés à deux ans de prison, dont neuf mois fermes, par le tribunal correctionnel d’Amiens.

Je suis totalement indigné d’apprendre que la « justice » vient de condamner huit ex-salariés de l’usine Goodyear d’Amiens en lutte pour sauvegarder leur entreprise, leur outil de travail et leur emploi, à 9 mois de prison ferme (et 15 mois avec sursis).

C’est une décision inique qui montre une nouvelle fois que s’applique en France une justice de classe selon que l’on est ouvrier ou dirigeant, citoyen ou ministre, justiciable ou évadé fiscal. Ex-ministres, grands patrons et autres fraudeurs à grande échelle, eux, s’en sortent toujours à bon compte. Deux poids, deux mesures !

Les salariés de Goodyear se sont battus pour vivre dignement et empêcher l’usine de mettre la clé sous la porte. L’histoire récente a pourtant donné raison à leur combat alors que le pays connaît un certain regain de l’industrie automobile, particulièrement dans la région Nord Pas de Calais Picardie où les carnets de commande reprennent de la vigueur et qu’il y aura besoin ici de ces ouvriers qualifiés dans leur domaine.

Ce jugement vise purement et simplement à servir d’exemple pour étouffer dans l’œuf toute tentative de relever la tête contre les décisions les plus inacceptables. Nous refusons cette justice à deux vitesses et sommes solidaires des salariés condamnés injustement.

Fabien Roussel

Secrétaire départemental du PCF Nord

PRISON FERME POUR DES EX GOODYEAR

 
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Deux poids, deux mesures innaceptables

Publié le 12 janvier 2016

Huit anciens salariés de Goodyear Amiens jugés pour avoir séquestré deux cadres de l’entreprise en 2014 viennent d’être condamnés à deux ans de prison, dont neuf mois fermes, par le tribunal correctionnel d’Amiens.

 

Je suis totalement indigné d’apprendre que la « justice » vient de condamner huit ex-salariés de l’usine Goodyear d’Amiens en lutte pour sauvegarder leur entreprise, leur outil de travail et leur emploi, à 9 mois de prison ferme (et 15 mois avec sursis).

C’est une décision inique qui montre une nouvelle fois que s’applique en France une justice de classe selon que l’on est ouvrier ou dirigeant, citoyen ou ministre, justiciable ou évadé fiscal. Ex-ministres, grands patrons et autres fraudeurs à grande échelle, eux, s’en sortent toujours à bon compte. Deux poids, deux mesures !

Les salariés de Goodyear se sont battus pour vivre dignement et empêcher l’usine de mettre la clé sous la porte. L’histoire récente a pourtant donné raison à leur combat alors que le pays connaît un certain regain de l’industrie automobile, particulièrement dans la région Nord Pas de Calais Picardie où les carnets de commande reprennent de la vigueur et qu’il y aura besoin ici de ces ouvriers qualifiés dans leur domaine.

Ce jugement vise purement et simplement à servir d’exemple pour étouffer dans l’œuf toute tentative de relever la tête contre les décisions les plus inacceptables. Nous refusons cette justice à deux vitesses et sommes solidaires des salariés condamnés injustement.

Fabien Roussel

Secrétaire départemental du PCF Nord

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BRUNO FORNACIARI

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