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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 17:11
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 11:38
Des soins pour Mumia !

Posté le 18 février 2016

En novembre 2015 je me suis rendu aux Etats-Unis, dans l’état de Pennsylvanie pour rencontrer Mumia Abu-Jamal emprisonné depuis 33 ans à la suite d’un procès inique. Mumia est atteint depuis plusieurs mois maintenant de l’hépatite C. Très affaibli, il ne bénéficie d’aucun soin adéquat. Cette maladie grave lui occasionne d’autres problèmes de santé tels que diabète et eczéma et commence à s’attaquer à son foi. Malgré cela les autorités de Pennsylvanie refusent de lui administrer un traitement, alors qu’un médicament efficace existe à cette maladie bien connue.

Avant mon départ j’ai écrit au gouverneur de Pennsylvanie, M. Tom Wolf, pour lui faire part de ce déplacement et pour l’interroger sur la situation de Mumia qui risque aujourd’hui des complications toujours plus graves représentant un réel danger de mort. Vous pouvez consulter cette lettre ici : Patrick LE HYARIC Lettre au gouverneur – anglais / Patrick LE HYARIC lettre au Gouverneur – français

En réponse à ce courrier j’ai reçu une première réponse du bureau du gouverneur m’informant qu’en raison des règles sur le respect de la vie privée, il leur est interdit de discuter et de communiquer des informations sur la santé des détenus. Néanmoins on nous assure que M. Mumia Abu Jamal est correctement traité. Vous pouvez lire cette réponse ici : Réponse bureau du gouverneur – anglais / Réponse bureau du Gouverneur – français

Le 29 janvier 2016, l’administration pénitentiaire de Pennsylvanie m’a adressé un courrier que je porte à votre connaissance ci-dessous. La réponse est la même : ils ne peuvent communiquer au sujet de la santé de leurs détenus et assurent apporter les soins nécessaires à Mumia. Vous pouvez consulter ce courrier ici : réponse de l’administration pénitentiaire pennsylvanie – anglais / Réponse de l’adminisatrion pénitentiaire pennsylvanie – français

Après avoir rencontré Mumia, ses soutiens et ses avocats, j’ai pu constater qu’il ne bénéficiait pas des soins appropriés et que son état de santé est inquiétant. En effet l’hépatite C si elle n’est pas soignée peut causer des problèmes de santé irréversibles et entraîner sa mort.

Suite à ce constat alarmant j’ai largement informé le public mais aussi mes collègues parlementaires européens et nationaux de cette situation pouvant lui être fatale.

C’est pourquoi, avec 109 autres parlementaires, nous avons fais parvenir au Gouverneur de Pennsylvanie, M. Tom Wolf, une lettre dans laquelle nous exprimons nos vives inquiétudes quant à la santé de Mumia Abu-Jamal et demandons qu’il intervienne afin que ce dernier bénéficie de soins médicaux comme le prévoit le droit international. (Cliquez ici pour lire cette lettre)

Rappelons que 10 000 autres prisonniers de Pennsylvanie sont atteints de l’hépatite C et ne bénéficient d’aucun traitement.

Exigeons pour Mumia et pour tous les autres détenus le respect de leurs droits humains, le droit aux soins.

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 18:34

16 décembre 2013

2

À propos des droits de l’Homme à Cuba (Granma)

José Luis Centella Gomez

Le travail de promotion de l’égalité des genres et de l’autonomisation de la femme se poursuit dans la société cubaine.

Cuba est un pays au développement humain élevé, qui occupe la 51e place sur 187 pays, selon le Rapport mondial sur le Développement humain 2011

Depuis un certain temps, de nombreux personnages de la dénommée dissidence interne cubaine transitent par l’Espagne. Des personnages qui sont reçus par les plus hautes autorités de l’État, y compris par le chef du Gouvernement. Comme par hasard, on ne les voit pas avec les Cubains, arrivés à d’autres moments, qui aujourd’hui manifestent devant le gouvernement du Parti populaire parce que, disent-ils, ils n’ont pas reçu ce qui leur avait été promis, qui n’était rien d’autre que certains privilèges qu’ils pensaient mériter pour leur opposition au gouvernement cubain. Au milieu de ce va-et-vient, il est bon de mettre les choses à plat pour comprendre les allégations de ces personnes.

Le sujet essentiel qu’ils mettent en avant est le débat sur les droits de l’Homme qui serait un élément de discorde avec le gouvernement cubain, et qui justifierait leur dissidence…

Entrons donc dans le débat sur les droits de l’Homme à Cuba, sans complexe, en reconnaissant que Cuba n’est pas un paradis et n’a pas non plus résolu tous ses problèmes, mais en insistant sur des questions évidentes et concrètes, acceptées aujourd’hui par la communauté internationale, qui reconnaît qu’en matière de droits humains de base, malgré le blocus imposé par les États-Unis et son immense poids économique et social – question dont nous pourrions parler à un autre moment –, Cuba est l’un des rares pays à avoir atteint en grande partie les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), concernant la mortalité infantile et maternelle.

Concrètement, nous pouvons souligner que l’Île caraïbe a atteint :

  • l’indicateur No 1, à savoir éliminer l’extrême pauvreté et la faim ;
  • le No 2 : assurer l’éducation primaire pour tous ;
  • et le No 4 : réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans.

Par ailleurs, Cuba avance de façon conséquente vers la réalisation du No 3 : promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Dans ce sens, nous aimerions insister sur le fait que Cuba est un pays au développement humain élevé, qui occupe la 51e place parmi 187 pays, selon le Rapport sur le Développement humain 2011.

Par ailleurs, selon l’Indicateur de développement humain non économique, Cuba figure à la 17e place au niveau mondial, en étant le pays en développement affichant les meilleurs résultats.

Il faut notamment souligner l’importance que Cuba attache au Droit à la santé. Ce pays garantit l’accès universel et gratuit à la Santé publique. En 2012, le taux de mortalité infantile s’élevait à 4,6 pour 1 000 enfants nés vivants, le plus bas d’Amérique latine et de la Caraïbe. En 2013, le taux de mortalité maternelle était de 21,5 pour 100 000, ce qui situait Cuba parmi les pays affichant les taux les plus bas sur le plan international. Quant au Programme de vaccination, il garantit une des plus larges couvertures de vaccination dans le monde, qui assure la prévention contre 13 maladies.

Ceci a permis l’élimination du paludisme, de la poliomyélite, de la diphtérie, de la coqueluche, de la rougeole, de la rubéole, du syndrome de la rubéole congénitale, du tétanos néonatal et de la méningite tuberculeuse. Malgré les restrictions imposées par les blocus des États-Unis dans l’acquisition des ressources et des technologies, les programmes de recherche concernant les vaccins contre les virus du choléra, de la dengue et du sida, entre autres, s’intensifient.

Concernant le Droit à l’éducation, le Rapport de suivi de l’Éducation pour tous de l’UNESCO (2011) reconnaît que Cuba présente un développement éducatif élevé et la situe en 14e position dans le monde pour ce qui est de l’Indice de développement de l’Éducation pour tous.

Cuba continue à promouvoir une approche préventive en matière d’éducation et de réinsertion sociale afin d’éviter la délinquance. Le travail de prévention dans les écoles se base sur la lutte contre la consommation de stupéfiants et de psychotropes, l’élimination des conduites sociales déviantes, le bon usage de la langue maternelle, l’éducation aux valeurs éthiques et le développement d’un comportement sexuel responsable.

Les services de la Ligne d’aide téléphonique pour la prévention de la consommation de stupéfiants, et pour l’éducation sexuelle avec une approche de genre et de droits, se développent.

Je voudrais également signaler les avancées en matière de Droit à une alimentation adéquate, une question qui de nos jours est malheureusement d’actualité, par ces temps de crise. En 2012, une nouvelle politique agro-industrielle a été adoptée, afin de développer les lignes de travail stratégiques concernant ce droit humain. Un nouveau modèle de gestion économique se met en place, avec de nouvelles formes de production non étatiques.

Le gouvernement cubain, malgré le blocus et la crise, continue de garantir les produits alimentaires de base à des prix subventionnés à l’ensemble de la population, ce qui comprend la vente de légumes secs, de céréales, de protéines, d’huile, de sel et de sucre, indépendamment des revenus de chaque personne et de sa famille.

Cuba garantit également un litre de lait par jour aux enfants de 0 à 7 ans. Seulement en 2010, la dépense pour subventionner l’achat des produits de base s’est élevée à 750 millions de dollars. Le Plan intégral pour la prévention et le contrôle de l’anémie par carence en fer se poursuit, pour les enfants et les femmes enceintes, ce qui permet de maintenir ce dérèglement nutritionnel à un taux infime.

Il existe également un Service d’alimentation subventionné pour les personnes âgées, les personnes handicapées et autres en situation à risque. Toutes ces mesures sont appliquées sans les aides d’organismes internationaux que reçoivent d’autres États.

En plus de ces avancées sociales, Cuba continue de développer sa coopération avec d’autres pays :

1. En matière de santé, en réponse à des demandes nouvelles de certains pays, de façon très novatrice, Cuba a participé entre 2007 et 2010 à une étude clinique génétique et psychologique des personnes handicapées en Bolivie, Équateur, Nicaragua, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, avec pour objectif de promouvoir l’intégration sans discrimination de ces personnes.

Par ailleurs, le programme Opération Miracle, destiné à rendre la vue à des milliers de personnes dans le monde, démarré en 2004, a permis de réaliser 2 261 987 interventions chirurgicales jusqu’en 2012. 34 pays d’Amérique latine, de la Caraïbe et d’Afrique en ont bénéficié. Dans le cadre de cet effort, 47 centres ophtalmologiques ont été construits à l’étranger, avec 59 blocs opératoires, où travaillent 525 coopérants dans 16 pays.

Depuis la création du Contingent international de médecins spécialisés en situation de catastrophes naturelles et de graves épidémies (Brigade Henry Reeve), 5 490 coopérants cubains ont apporté une assistance médicale à plus de trois millions de sinistrés alors que le nombre de patients pris en charge ne cesse d’augmenter. Ce contingent a réalisé plus de 33 800 opérations chirurgicales et a permis de sauver 468 000 vies.

À signaler également que l’École latino-américaine de médecine (ELAM) et la formation de professionnels de la Santé à Cuba ont permis à 9 960 étudiants de 58 pays d’obtenir leur diplôme entre 2005-2011. Durant l’année universitaire 2011-2012, 21 217 étudiants de 122 pays étaient inscrits en médecine (18 364), psychologie (1), technologie de la santé (417), infirmerie (362), stomatologie (66) et troisième cycle (207).

2. En matière d’éducation, la coopération cubaine se développe aux divers niveaux de l’enseignement. De 2004 à ce jour, la coopération s’est poursuivie dans les programmes d’alphabétisation et de post-alphabétisation grâce aux méthodes cubaines Yo si puedo (Moi, je peux), lauréate du prix Roi Sejong, Ya puedo leer y escribir (Je sais lire et écrire) et Yo si puedo seguir (Moi, je peux continuer). Jusqu’à la fin de novembre 2012, 6 950 693 personnes avaient été alphabétisées avec la méthode Yo si puedo, et 975 837 avaient approfondi leur apprentissage avec la méthode Yo si puedo seguir. Cette méthode est appliquée dans 29 pays.

Actuellement, elle est utilisée dans 16 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, d’Afrique, d’Asie, d’Océanie, d’Europe et du Canada.

Je tiens à le souligner, parce qu’ils sont moins connus, les progrès en matière d’égalité de genre et d’autonomisation de la femme, en rappelant que Cuba fut le premier pays à signer et le second à ratifier la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination contre la femme. En 2010, le gouvernement cubain a présenté le 7e et le 8e Rapports au Comité établi en vertu de cette Convention.

Comme résultat des stratégies gouvernementales destinées à promouvoir l’accès des femmes à des postes de responsabilité publique, la proportion de femmes à l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire atteint 45%. Proportionnellement, Cuba occupe la troisième place au niveau mondial en ce qui concerne les femmes parlementaires, comme le confirme le Rapport de l’Union interparlementaire (UIP), de janvier 2012. Pour la première fois, on compte une femme vice-présidente du Conseil d’État et une autre vice-présidente de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire (Parlement). Neuf des quinze assemblées provinciales du Pouvoir populaire (législatures provinciales) sont présidées par des femmes. Neuf ministères sont dirigés par des femmes, qui représentent, de plus, 40% du Conseil d’État.

En 2011, les femmes détenaient 41,2% des postes de direction et représentaient 65,5% de la main-d’œuvre professionnelle et technique du pays. Elles représentent 47,3% de la population active.

Les droits sexuels et reproductifs, y compris le droit à l’avortement et le libre choix de la fécondité, sont pleinement garantis et les services du planning familial pour les hommes et les femmes sont accessibles, gratuits et universels. Parmi les défis de la société cubaine, figurent la nécessité de poursuivre la promotion de la perspective de genre, d’assurer un meilleur accès à l’emploi des femmes handicapées et de supprimer les stéréotypes sexistes qui persistent dans la société. À travers le Plan d’action nationale de Suivi des accords de Pékin, cette situation est évaluée avec le concours des institutions de l’État et des organisations de la société civile.

Pour conclure, j’aimerais souligner les bonnes pratiques et la gestion efficace des catastrophes naturelles qui provoquent de sérieux dommages au pays. Cela a permis de limiter au maximum les pertes en vies humaines durant le passage des ouragans. Ce fut le cas en 2008, lorsque Cuba fut touchée par trois ouragans de grande intensité et par deux tempêtes tropicales, qui causèrent dix milliards de dollars de dégâts. Cependant, les pertes en vies humaines sont considérablement inférieures à celles qui se produisent aux États-Unis, malgré les différences de moyens. Il faut dire qu’à Cuba les personnes sont protégées en priorité, tandis que les États-Unis donnent la priorité à la propriété privée.

En conséquence, dans ce débat qui doit être comme je le disais sans complexes, nous pouvons et nous devons témoigner notre reconnaissance aux efforts fournis par Cuba dans la défense des droits de l’être humain, malgré les difficultés que représente le blocus cruel et inhumain, qui devrait être le principal motif de dénonciation de toutes les organisations qui sur la planète parlent des droits de l’Homme. En effet, malgré toutes les limitations, malgré tous les problèmes, malgré toutes les erreurs qui peuvent être commises, l’important, c’est de reconnaître qu’à Cuba, l’économie et la société sont en fonction de l’intérêt général, de l’intérêt de l’être humain et non en fonction du profit économique de quelques uns…

Que chacun l’appelle comme il l’entende. Nous continuons de l’appeler « la construction du socialisme ».

José Luis Centella Gomez - Secrétaire général du Parti communiste espagnol

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 13:50

Saint-Varent le 19 janvier 2016

RÉAGIR face à l'ostracisme dont est victime le PCF

Nous sommes tous intéressés à trouver les réponses à la crise du système politique et économique dans lequel évoluent nos sociétés. Pour cela, nous avons besoin des éléments d'analyses et statistiques les plus divers, par ses sources, et contradictoires par les analyses et les réponses proposées. Or il faut bien le constater, le dispositif public de l'information des citoyens, notamment télés et radios ne remplit pas le rôle qu'il devrait jouer pour favoriser la réflexion de tous. L'iniquité flagrante eu égard aux idées et propositions du Parti Communiste, confère à ce sytème le caractère obscurantiste, ostracisant, censitaire, que ne devrait pas tolérer, une société fondée sur les "droits de l'homme" et ceux, constitutionnels, de la liberté d'expression. Après et en réponse aux attentats de "Charlie Hebdo" des millions de personnes se sont levées pour défendre ce droit. Il est bafoué aujourd'hui. Les idées développées par les communistes notamment, tout comme leur dirigeants, leurs élus, leurs militants sont victimes et avec eux tous ceux qui seraient intéressés à les connaître pour les approuver ou les critiquer dans un débat serein, ce cette pratique d'uniformisation des esprits. Il n'est qu'à recenser les accès aux médias pour confirmer cette appréciation. Les analyses, la présence permanente des laudateurs du libéralisme étouffent les quelques apparitions brèves et rares des contradicteurs. Chaque jour, chaque semaine, nous sommes bercés, "éduqués", sommés même de donner quitus à ce que l'on nous présente comme le seul horizon, imparfait bien sûr, inégal sûrement, mais moderne et universel. Le seul qui doit avoir voix au chapitre. Si nous considérons que l'accès aux médias est importante, voire décisive, dans la capacité à influer sur les idées et les comportements, si nous considérons que cette question de l'information est une des dimensions de la luttes des classes aujourd'hui, ne devons-nous pas de nous emparer de celle-ci comme une dimension de notre lutte et de notre politique. Nos différentes tentatives, anciennes, nous ont laissé d'amers souvenir jusqu'à faire un syndrome (intervention musclée à TF1 dans les années 70/80). Depuis longtemps nous sommes muets sur cette question pourtant essentielle. Les prises de position récentes de nos dirigeants et de notre presse confirment la volonté et la nécessité de prononcer pour une information véritablement pluraliste. Le traitement de l'ensemble des médias lors des régionales, en faisant du FN le référent à déplacé les enjeux de cette élection et favoriser le résultat de droitisation de la société déjà à l'oeuvre. Bref, beaucoup de choses à dire. Surtout beaucoup de choses à faire. Des campagnes, nationales, locales, pour la liberté d'expression et le pluralisme de l'information, des interventions des députés et sénateurs communistes et du FDG, une question d'actualité à l'Assemblée Nationale, la demande d'une commission d'enquête parlementaire par exemple, pourrait être de nature à engager ce débat indispensable jusqu'à obtenir de sensibles amélioration dans ce domaine favorisant ainsi une émergence démocratique. Parmi d'autre questions soulevées par les communistes, elle devra être traitée en vue d'une réponse appropriée, lors du 37e congrès du PCF qui se prépare dès maintenant.

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 09:31

Goodyear : Le PCF exige l'annulation de ce jugement inique et l'amnistie pour les militants syndicaux

La peine infligée hier aux huit salariés de Goodyear accusés de défendre leur entreprise et l'emploi est d une extrême gravité et appelle à une riposte d ampleur : comme tout récemment à Air France, elle est une atteinte insupportable aux droits de salariés, de syndicalistes de défendre leurs emplois, en défendant par là même l'intérêt de populations et de territoires saignés par les choix de grands Groupes dont la seule boussole est la rémunération des actionnaires au détriment de l'intérêt général.

Elle est aussi plus largement, au même titre que le projet de déchéance de la nationalité, une atteinte à la République et à ses valeurs : peut-on faire vivre les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité en criminalisant l'action syndicale, en interdisant aux salariés d'intervenir sur les choix de leur entreprise ? Contester les choix stratégiques patronaux, avancer d'autres propositions doit-il devenir un délit puni de prison ferme ?

Nous ne l'acceptons pas, nous ne le supportons pas ; nous n'acceptons pas que la dérive sécuritaire dans laquelle le gouvernement cherche à nous enfermer s'accompagne de violations des droits syndicaux et citoyens, des Droits de l'Homme.

Le Parti communiste français, ses parlementaires, ses élus, ses militants expriment avec une immense fraternité leur soutien et leur solidarité aux salariés de Goodyear. Ils exigent l'annulation de ce jugement inique et, au-delà, l'amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés, conformément à l'exigence portée par le Groupe communiste républicain et citoyen au sénat. Ils portent l'exigence de moratoires immédiats dès l'annonce de licenciements ou suppressions d'emplois pour permettre aux salariés et à leurs représentants, aux populations et élus des territoires concernés de débattre de propositions, à égalité avec les représentants des directions et avec des droits renforcés en ce domaine.

Nous sommes disponibles et mobilisés pour toute action, tout débat en ce sens, pour que se lève dans ce pays l'espoir d'une alternative aux politiques d'austérité et à la mainmise de la finance sur les choix économiques et industriels du pays. Disponibles et mobilisés pour une extension des droits et des libertés au lieu de politiques de répression et d'étouffement des contestations.

Pour une République dont il est désormais urgent de redonner sens, celui de la démocratie et des droits pour tous.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 17:41

PRISON FERME POUR DES EX GOODYEAR

Deux poids, deux mesures innaceptables

Huit anciens salariés de Goodyear Amiens jugés pour avoir séquestré deux cadres de l’entreprise en 2014 viennent d’être condamnés à deux ans de prison, dont neuf mois fermes, par le tribunal correctionnel d’Amiens.

Je suis totalement indigné d’apprendre que la « justice » vient de condamner huit ex-salariés de l’usine Goodyear d’Amiens en lutte pour sauvegarder leur entreprise, leur outil de travail et leur emploi, à 9 mois de prison ferme (et 15 mois avec sursis).

C’est une décision inique qui montre une nouvelle fois que s’applique en France une justice de classe selon que l’on est ouvrier ou dirigeant, citoyen ou ministre, justiciable ou évadé fiscal. Ex-ministres, grands patrons et autres fraudeurs à grande échelle, eux, s’en sortent toujours à bon compte. Deux poids, deux mesures !

Les salariés de Goodyear se sont battus pour vivre dignement et empêcher l’usine de mettre la clé sous la porte. L’histoire récente a pourtant donné raison à leur combat alors que le pays connaît un certain regain de l’industrie automobile, particulièrement dans la région Nord Pas de Calais Picardie où les carnets de commande reprennent de la vigueur et qu’il y aura besoin ici de ces ouvriers qualifiés dans leur domaine.

Ce jugement vise purement et simplement à servir d’exemple pour étouffer dans l’œuf toute tentative de relever la tête contre les décisions les plus inacceptables. Nous refusons cette justice à deux vitesses et sommes solidaires des salariés condamnés injustement.

Fabien Roussel

Secrétaire départemental du PCF Nord

PRISON FERME POUR DES EX GOODYEAR

 
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Deux poids, deux mesures innaceptables

Publié le 12 janvier 2016

Huit anciens salariés de Goodyear Amiens jugés pour avoir séquestré deux cadres de l’entreprise en 2014 viennent d’être condamnés à deux ans de prison, dont neuf mois fermes, par le tribunal correctionnel d’Amiens.

 

Je suis totalement indigné d’apprendre que la « justice » vient de condamner huit ex-salariés de l’usine Goodyear d’Amiens en lutte pour sauvegarder leur entreprise, leur outil de travail et leur emploi, à 9 mois de prison ferme (et 15 mois avec sursis).

C’est une décision inique qui montre une nouvelle fois que s’applique en France une justice de classe selon que l’on est ouvrier ou dirigeant, citoyen ou ministre, justiciable ou évadé fiscal. Ex-ministres, grands patrons et autres fraudeurs à grande échelle, eux, s’en sortent toujours à bon compte. Deux poids, deux mesures !

Les salariés de Goodyear se sont battus pour vivre dignement et empêcher l’usine de mettre la clé sous la porte. L’histoire récente a pourtant donné raison à leur combat alors que le pays connaît un certain regain de l’industrie automobile, particulièrement dans la région Nord Pas de Calais Picardie où les carnets de commande reprennent de la vigueur et qu’il y aura besoin ici de ces ouvriers qualifiés dans leur domaine.

Ce jugement vise purement et simplement à servir d’exemple pour étouffer dans l’œuf toute tentative de relever la tête contre les décisions les plus inacceptables. Nous refusons cette justice à deux vitesses et sommes solidaires des salariés condamnés injustement.

Fabien Roussel

Secrétaire départemental du PCF Nord

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 03:35

Les députés du Front de Gauche


Règles applicables à l'élection présidentielle: "La philosophie de ce texte est d’avantager les partis les mieux installés. Ce verrouillage est très grave sur le plan démocratique" s’indigne Marc Dolez.

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Bruno Fornaciari même la droite n'a pas osé. Empêcher les idées contestataires modernes de s'exprimer. c'est bien le but. Mettre les pensées sous cloche, c'est de toutes façons au-dessus de leurs forces. Mais les électeurs, les militants, les élus socialistes qui n'avaient pas de mots assez dur pour fustiger le centralisme démocratique du PCF, vont-ils accepter, justifier, voter une mesure qui restreint la liberté, d'expression qu'ils défendaient pour "Charly" ? Ce serait avouer une belle hypocrisie. Vont-ils mettre leur toise sur les opinions ? Ce serait une attaque en règle contre le pluralisme. Et cette mesure serait-elle constitutionnelle ? Ce serait un comble...démocratique

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 14:11
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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 14:07
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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 08:43

Marcel Trillat. « Quand il y avait Berlinguer »

Hommage circonstancié au dirigeant et intellectuel italien

MARDI, 29 DÉCEMBRE, 2015

L'HUMANITE

Guillaume CLEMENT

Par Marcel Trillat Réalisateur

La télévision, si souvent décevante, offre parfois des moments miraculeux, d’une beauté à pleurer. C’était le cas le soir du 15 décembre sur Arte. Deux documentaires diffusés coup sur coup, comme si, l’espace d’une soirée, s’affrontaient sous nos yeux le pire et le meilleur de cette espèce paradoxale : l’humanité. On venait de subir, accablés, les aboiements de haine de l’auteur de Mein Kampf et, sans transition, comme pour nous consoler, comme pour nous dire : « Attendez, ne perdez pas espoir, l’espèce humaine n’enfante pas que des monstres assassins de masse. Elle a parfois le visage d’un ange ! »

En une heure, Walter Veltroni faisait revivre l’un de ces êtres qui semblent avoir été touchés par la grâce, Enrico Berlinguer, secrétaire général du Parti communiste italien, symbole inoubliable de cet « euro-communisme » qui enchanta tellement notre jeunesse. Autre paradoxe, cet homme admirable avait fait son apparition en Italie une poignée d’années après la mise hors d’état de nuire de l’autre monstre qui galvanisait les foules en hurlant lui aussi à la mort, Benito Mussolini, l’inventeur du fascisme.

Difficile d’imaginer deux hommes, enfantés par la même nation, la même civilisation, plus opposés que ces deux-là : le matamore bouffi d’orgueil, brutal et sans pitié, et l’humaniste timide, nageant dans ses costumes, provoquant l’adhésion et l’affection de milliers de ses concitoyens grâce aux seules armes de son charme, de son intégrité, de son intelligence, de sa force de conviction, de sa main tendue fraternelle. Défenseur des humbles, ami des artistes, bête noire des Américains, des services secrets à leur solde et de la fameuse loge P2, c’est aussi un démocrate intransigeant et courageux qui n’hésite pas à faire l’apologie de la liberté, à Moscou, en plein congrès du Parti communiste soviétique, sous le regard glacial de Leonid Brejnev, qui vient tout juste d’envoyer ses chars mater à Prague les partisans du « socialisme à visage humain ».

Je sais, je sais, pour un marxiste « il n’est pas de sauveur suprême, ni Dieu, ni César, ni tribun », et ce sont les peuples qui décident de leur destin, pas les leaders, si charismatiques soient-ils. Parfois, pourtant, il y a comme un état de grâce entre les uns et les autres, fait de respect mutuel, étranger à toute manipulation. Enrico Berlinguer était l’ami de Salvador Allende et ce n’est pas par hasard. La dernière séquence du film tire les larmes. Berlinguer est en campagne électorale à Padoue. Il va jusqu’au bout de son dernier discours qui se termine par un hommage vibrant aux femmes luttant pour leur émancipation. Ivre de fatigue, il vacille sous les encouragements de la foule : « Enrico ! Enrico ! » Dans quelques heures, il va mourir dans sa chambre d’hôtel. Les images de ses obsèques à Rome sont bouleversantes. Tout un peuple en larmes, des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, des prolétaires, des intellectuels. Près du cercueil, un homme effondré, Marcello Mastroianni.

Quelques années plus tard, j’étais correspondant de France 2 à Rome. François Mitterrand est venu passer quelques jours de vacances en Toscane. À ma grande surprise, les premiers à venir se prosterner devant celui qu’on surnommait « le Florentin », dont l’excellent film de William Karel montrait, la veille justement sur France 2, à quel point il était la parfaite antithèse d’Enrico Berlinguer, furent ses successeurs – Occhetto, D’Alema – qui s’apprêtaient à faire du grand PCI un petit parti démocrate à l’américaine, converti sans état d’âme au plus pathétique des libéralismes. Berlinguer était bien mort. Deux fois !

Faire retrouver au communisme son fondement démocratique

Né le 25 mai 1922 en Sardaigne, celui qui en deviendra le secrétaire général de 1972 à sa mort, le 11 juin 1984, adhère au Parti communiste italien (PCI) en 1943 en même temps qu’il participe à la résistance antifasciste. Élu au Comité central en 1948, Enrico Berlinguer est nommé par Palmiro Togliatti responsable des jeunesses communistes italiennes en 1949. Élu député en 1968, il critique lors d’un congrès à Moscou l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques pendant le printemps de Prague. « Nous voulons parvenir à réaliser, dans l’Occident européen, un modèle économique, social, étatique, qui ne soit plus capitaliste mais qui ne recopie aucun modèle et ne répète aucune des expériences socialistes jusqu’ici réalisées, et qui, en même temps, ne se réduise pas à exhumer des expériences de type social-démocrate, lesquelles se sont limitées à la gestion du capitalisme », déclara-t-il dans un entretien à la Repubblica daté du 2 août 1978 intitulé « L’identité du PCI ». « Berlinguer voulait que le PCI se réapproprie pleinement la représentation de classe », écrit Guido Liguori, dans Berlinguer rivoluzionario. Ses héritiers politiques, qui poussseront à la dissolution du PCI en janvier 1991, liquideront son héritage en se mettant à la remorque du réformisme libéral.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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