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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 10:46
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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 05:35

Fernand Grenier, celui qui a permis le droit de vote des femmes

PUBLIÉ LE 21/04/2014

Nord Eclair

Il y a 70 ans, le Général de Gaulle signait l’ordonnance pour le droit de vote aux femmes. Mais que l’on doit en fait à Fernand Grenier, un Tourquennois.

RÉCIT

Si l’ordonnance donnant le droit de vote aux femmes a été prise il y a 70 ans jour pour jour par le Général de Gaulle, cette avancée, on la doit à un Tourquennois. Fernand Grenier rédigera l’amendement, un mois plus tôt, lors de l’assemblée constituante provisoire, installée à Alger : « Les femmes seront électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». Un texte sans ambiguïté mais qui suscita le débat. Un amendement adopté par 51 voix sur 67 votants.

En janvier 1943 pourtant, lorsque se constitue l’assemblée consultative provisoire, « les débats sur l’organisation des pouvoirs publics ne prévoyaient pas le vote des femmes », relate Fernand Grenier dans un article de L’Humanité (18/04/1991). En 1943, le Tourquennois, au nom du parti communiste rejoint à Londres le Général de Gaulle. « C’est ainsi que je fus amené à poser la question du vote des femmes pour la première fois quand le Général de Gaulle me proposa de faire partie d’une commission de réforme de l’État, écrit-il encore. Je pensais qu’il serait injuste de continuer à considérer les femmes comme incapables de se servir du bulletin de vote ».

Mais comment ce Tourquennois a-t-il gravi les échelons ? Pour le comprendre, il faut remonter à la jeunesse de Fernand Grenier. Et cette figure du père qui va le marquer profondément. Édouard Grenier, marié à Léontine Ghesquière, tous deux belges, va donner naissance à Fernand le 9 juillet 1901. « Mon père arrivé illetré de sa Wallonie, va apprendre à lire et écrire par les cours du soir », raconte Fernand Grenier dans Ce Bonheur là.* Un père livreur, militant socialiste, organisateur du syndicat des transports de Tourcoing. En raison de son action syndicale, il sera licencié plusieurs fois. C’est durant cette période que Fernand découvre l’univers socialiste : les lectures du père, l’achat du pain à la coopérative La solidarité ouvrière, les dimanches à la maison du peuple, siège du parti ouvrier, alors qu’il n’a que 11 ans. Cette figure paternelle va disparaître en 1917. Arrêté par les Allemands, il décédera dans une compagnie disciplinaire des travailleurs. « C’est une épreuve qui devait marquer ma jeunesse, j’avais 16 ans ». Et il était orphelin. Fernand Grenier avait perdu sa mère alors qu’il n’avait que 9 ans. « J’étais fier de mon père. À chaque événement marquant de ma propre vie de militant, le souvenir de mon père s’imposera », écrit Fernand Grenier.

Apprenti mouleur à la fonderie, apprenti boulanger où il sera licencié car syndiqué, Fernand est ensuite embauché comme aide comptable à l’école des Mutilés de Tourcoing. Il habite alors Neuville – où il épousera en 1926 Andréa Beulque – et, en février 1922, adhère à la section communiste. « J’avais sans m’en rendre compte découvert le chemin de la vie : la joie de servir le peuple auquel on appartient ». Après le service militaire, Fernand Grenier intégrera l’école centrale du Parti et en sortira instructeur pour le Roubaisis et le Valenciennois. Élu au comité exécutif régional en 1925, Fernand sera dépêché à Halluin, comme employé de mairie pour « aider la municipalité communiste contre laquelle le puissant patronat de Roubaix Tourcoing concentrait tous ses moyens ».

Au début des années 30, Fernand Grenier est appelé à Paris, non sans hésitation. « À Neuville, en adhérant au parti, j’avais commencé à ouvrir les yeux aux réalités sociales. L’âpreté de la lutte sociale contre la bourgeoisie, Halluin me l’avait apporté », raconte-t-il. Président des amis de l’URSS, Fernand Grenier bataillera à Saint-Denis où il sera élu conseiller municipal en 1937, puis en deviendra le député jusqu’en 1968. « C’était quelqu’un de très attaché à sa région, raconte Claudie Gillot-Dumoutier, fille d’Auguste Gillot, ancien maire de Saint-Denis. Il chantait tout le temps Le P’tit Quinquin ». Arrêté en 1940, il s’évadera de Châteaubriant. En1943, il partira à Londres représenter le parti communiste clandestin auprès du Général de Gaulle. Il décédera en 1992 à Saint-Denis. FLORENT STEILING

Ce bonheur Là, de l’horizon d’un homme à l’horizon de tous », Fernand Grenier, Éditions sociales, 1974

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 11:41

Lorsque j'netends le mot "gauche" je pense Parti Communiste Français. Pourtant lorsque j'écoute médias, presse et audiovisuel confondus, c'est une toute autre impression qui se dégage. D'abord, la gauche, c'est tout le monde sauf le PCF. Y passe les socilaistes de tous bords, de droite de gauche et du centre, puis, les individus et organisations issues ou proche de la "social-démocratie", proche des "ex)communiés" du PCF torskistes et autres mouvances, jusqu'au FN aujourd'hui que certains présentent, (sur le plan économique) comme de gauche. si l'on dénombre les personnalités invités dans tous les médias l'on constatera, objectivement, une ségrétation, un ostracisme vis-à-vis du PCF et de ses dirigeants, intellectuels, élus. Et j'inclus dans ces constatations, des médias qui colporte une réputation de gauche comme France Inter ou France Culture. Il en est de même de l'émission de Danile Mermet autrefois diffusée sur France Inter. La liberté d'expression et de diffusion des idées, comme des faits, est encore à conquérir, partout. Ni la démocratie, ni les solutions à la crise de notre société ne pourront émerger sans elle.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 10:03

C’est sur une proposition du communiste Fernand Grenier que les femmes sont pleinement citoyennes.

Si l’on retient souvent, comme on le lit dans une tribune de Jacques Chirac pour le cinquantenaire de l’événement, que « le général de Gaulle donnait aux femmes le droit de vote », c’est en fait une double faute. D’abord, comme le rappelait en 1994 Fernand Grenier, parce que : « Bien qu’il ait porté par la suite la signature du président du gouvernement provisoire, il n’est pas conforme à la vérité historique de présenter le général de Gaulle comme ayant octroyé le vote des femmes par sa seule initiative et sa seule volonté. » Mais surtout, parce que personne n’a donné aux femmes le droit de voter. Elles l’ont conquis.
IL FALLUT UN AMENDEMENT DU COMMUNISTE FERNAND GRENIER, DISPOSANT SANS AMBIGUÏTÉ QUE « LES FEMMES SERONT ÉLECTRICES ET ÉLIGIBLES DANS LES MÊMES CONDITIONS QUE LES HOMMES » POUR QU’ENFIN LES FRANÇAISES SOIENT PLEINEMENT CITOYENNES.

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 13:30

#LaMarseillaise : la renaissance annoncée

  • Écrit par Christian Digne
  • jeudi 16 avril 2015 08:06
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La mobilisation de tous aura permis de sauvegarder le titre. photo robert terzian L'utilisation de l'article, la reproduction, la diffusion est interdite - LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise

Le tribunal de commerce de Marseille a accepté l’offre de reprise de « la Marseillaise » par les Éditions des Fédérés. Malgré un coût social très lourd, le projet de relance est très prometteur.

Ce 15 avril 2015 fera date dans la déjà longue et riche histoire de la Marseillaise. Dans son jugement rendu public hier, le tribunal de commerce de Marseille a déclaré « recevable l’offre de reprise » du quotidien « présentée par la SAS les Éditions des Fédérés » et « ordonne la cession de l’entreprise Seilpca au profit des Éditions des Fédérés ». Derrière la sécheresse du vocabulaire juridique, la décision judiciaire est sans ambiguïté. La Marseillaise est sauvée. Elle vivra et continuera la mission progressiste confiée par ses fondateurs il y a 70 ans.

Ce qui change dès aujourd'hui

Dans les locaux du quotidien, parmi le personnel mais aussi tous ceux - lecteurs et amis - qui se sont engagés pour la survie du journal, la nouvelle a été accueillie avec soulagement. Certes, ils l’attendaient puisque le procureur et l’administrateur judiciaire avaient émis chacun un avis favorable à la reprise mais l’officialisation referme enfin la porte de l’une des périodes les plus douloureuses de notre histoire.

Une porte qui malheureusement ne sera pas rouverte pour les 90 salariés dont les emplois sont supprimés puisque les Éditions des Fédérés ne reprennent que 117 postes sur 208 actuellement. Les syndicats SNJ-CGT et Filpac-CGT sont pleinement engagés à leurs côtés pour que leurs droits soient totalement respectés. « C’est un déchirement », reconnaît Pierre Dharréville, président des Fédérés, journaliste, écrivain, qui occupe également les fonctions de secrétaire départemental du PCF dans les Bouches-du-Rhône (lire son éditorial ici).

Cette « renaissance » de la Marseillaise intervient après plusieurs mois d’indécision suite à la mise sous redressement judiciaire en novembre dernier. Pour ce redémarrage, deux repreneurs s’étaient portés candidats. Les Fédérés (le 15 janvier) mais aussi les Nouvelles Éditions Marseillaises (le 24 février). Mais ces dernières, dont les propositions avaient pu susciter certaines illusions, ont déclaré forfait le 3 avril dernier dans l’incapacité de présenter un plan financier crédible.

Une vitrine du pluralisme

à l’inverse des Fédérés qui, malgré les nombreux obstacles rencontrés, ont élaboré un projet d’entreprise cohérent qui assure tout à la fois le respect de la vocation éditoriale de la Marseillaise et garantit sa pérennité économique et financière. Après négociations, le repreneur a ainsi obtenu le soutien du Fonds de développement économique et social et des prêts bancaires de la Caisse d’Épargne, de la Société Marseillaise de Crédit et du CIC.

Reste maintenant à construire au quotidien cette renaissance. Le projet de reprise s’articule autour de trois axes, explique Pierre Dharréville : le support papier, le développement du numérique et la présence du titre dans la société. Dans la prochaine période, les lecteurs pourront visualiser les premiers changements.

Des changements qui seront portés par l’ensemble du personnel, très mobilisé pour sauver le journal et qui le restera dans l’élaboration du nouveau projet. « Nous voulons bâtir ensemble la Marseillaise de demain », soulignait hier un journaliste de la rédaction marseillaise. Une mobilisation qui concernera aussi la question des salaires et des conditions de travail.

Dès hier, des messages de soutien nous ont été adressés. Notamment par les responsables de la fédération communiste mais aussi la députée socialiste Marie-Arlette Carlotti et le président du groupe socialiste au conseil municipal de Marseille. Tous se félicitent d’une victoire pour la liberté d’expression et le droit à l’information. Plus que jamais, la Marseillaise sera la vitrine du pluralisme au cœur de Marseille, de la Provence et du Languedoc.

Christian Digne

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 18:59

Robert Clément

4 h · Modifié ·

Voici le texte que j'avais publié en décembre 2014. Il concernait la véritable censure dont est l'objet le PCF !!!!
**************************************************************************
PAS DE LIBERTÉ, PAS DE DÉMOCRATIE SANS UN PLURALISME VÉRITABLE !
Adresse à Monsieur Olivier SCHRAMECK, Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel
Depuis des mois la discrimination à l’égard du Parti Communistes Français dans les médias télévisés est devenue une constante insupportable pour les citoyens attachés à la démocratie et au pluralisme.
Pierre LAURENT, son secrétaire national fait l’objet d’un ostracisme révoltant. Cela fait au moins douze ans qu’aucun secrétaire du Parti communiste n’a été invité à participer à une émission de début de soirée.

TROP C’EST TROP, C’EST L’OVERDOSE !

La mise en scène d’un match à trois (UMP-PS-FN) est un jeu dangereux et une grave atteinte à la démocratie !

• Le Front national a table ouverte permanente sur tous les plateaux de télévision.
• Le petit écran est envahi par l’UMP et le retour de celui qu’une grande partie de nos compatriotes ne veulent plus.
• Nous sommes invités à passer notre dimanche en compagnie du Parti socialiste et du premier ministre.

Et pendant ce temps :
• Les communistes réunis en conférence nationale lancent un appel pour construire une alternative à l’austérité : PAS UN MOT !
• Les parlementaires communistes se rendent à un péage pour dénoncer le scandale des sociétés d’autoroutes : PAS UN MICRO NE LEUR EST TENDU !
• Des militants communistes défilent grimés en patrons pour dénoncer le Medef qui en demande toujours plus : LES TÉLÉSPECTATEURS N’EN SAURONT RIEN !

CE SILENCE EST ASSOURDISSANT !

C’est à une véritable disparition du courant d’opinion représenté par le Parti communiste à laquelle nous assistons !
C’est intolérable ! Cela pose la question de la représentation légitime dans les médias d’une formation, fondatrice du Front de gauche, comptant 120.000 adhérent et restant la troisième force politique en termes d’élus locaux !

La France va mal ! Elle souffre ! Elle connaît une grave crise de confiance, une grave crise démocratique ! La majorité de notre peuple ne veut plus de la politique actuellement mise en œuvre !
Quelle alternative ? La question est posée !
Y répondre appelle débat, confrontations, écoute de la société, propositions d’alternatives syndicales, sociales, économiques, écologiques, politiques et culturelles !
La parole des communistes doit être respectée et entendue !

C’est pourquoi nous exigeons que soit mis un terme à la mise à l’écart du Parti communiste français et de son secrétaire national ! C’est tout simplement faire droit au respect du pluralisme sans lequel la démocratie serait une coquille vide !

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 15:19

Sylvain Chazot

  • "Je voudrais préciser, parce que cela pourrait surprendre quelques téléspectateurs, que nous avons lancé moult invitations à des responsables du Front national pour participer à l'ensemble des débats de cette soirée mais au Front national, il y a peu de gens qui parlent. Celui qui parle, c'est Florian Philippot. Il était invité à 22h et, jusqu'à minuit, nous n'en aurons pas d'autres et c'est un regret de notre part car nous aurions souhaité qu'il puisse participer à tous les débats de ce soir."

Les mots de Christophe Hondelatte, dimanche 29 mars sur BFMTV, sonnent comme un aveu : le Front national a deux têtes de gondole, Florian Philippot et Marine Le Pen. Mais à part eux, c'est morne plaine au FN.

Cela oblige à un peu de souplesse. Et à un certain sens de l'organisation. Car entre dimanche 29 mars 20h et lundi 30 mars 20h, Florian Philippot comptabilise pas moins de 12 passages dans les médias, soit un passage dans les médias toutes les deux heures en moyenne.

Dans le détail, cela donne ça :

- En plateau sur France 2, dimanche 29 mars à 20h

- En plateau sur iTÉLÉ, dimanche 29 mars à 21h15

- En plateau sur BFMTV, dimanche 29 mars à 22h

- En plateau sur France 3, dimanche 29 mars à 23h

- En duplex sur France Info, lundi 30 mars à 7h

- En studio sur RMC, lundi 30 mars à 7h45

- En plateau sur BFMTV, lundi 30 mars à 8h15

- En plateau sur LCP, lundi 30 mars à 8h50

- En duplex sur France Inter, lundi 30 mars à 13h30

- En duplex sur iTÉLÉ, lundi 30 mars à 14h25

Le vice-président du FN est également attendu lundi 30 mars sur BFMTV à 19h puis surLCI à 19h30. On arrive donc à 11 passages en moins de 24h. De quoi donner le tournis à n'importe quel politique, mais pas à Florian Philippot, grand habitué des médias et souvent en tête de classement mensuel des squatteurs de matinales concocté par le Lab(remember). Une jolie perf', d'autant que la journée de Florian Philippot ne se limitait pas à intervenir dans les médias. Un Bureau politique du FN se tenait aussi lundi après-midi au siège du parti, à Nanterre.

Heureusement pour lui, la plupart des télévisions et radios sont situées dans le même secteur de Paris.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 10:16
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 10:19

Battre la droite et l’extrême droite

DIEGO CHAUVET DE L'HUMANITÉ DIMANCHE

VENDREDI, 27 MARS, 2015

HUMANITÉ DIMANCHE

Les résultats du premier tour annoncent une passe difficile pour la gauche au second. Difficile, mais pas impossible si elle sait se rassembler contre la droite et l’extrême droite. Le FN, lui, s’enracine davantage dans le paysage politique, même s’il n’est pas le premier parti de France comme annoncé durant la campagne. Quant à Nicolas Sarkozy, il va tenter d’exploiter ce modeste succès de l’UMP-UDI ...

La gauche est-elle en mesure d’éviter une lourde défaite dimanche prochain ? La situation créée par les résultats du premier tour ne lui offre que deux alternatives: battre la droite et l’extrême droite. Après le scrutin du 22 mars, la gauche et tout particulièrement le PS sont en difficulté. Le PS est en effet éliminé de plus de 500 cantons dès le premier tour. Il risque de perdre des bastions historiques comme le Nord et le Pasde-Calais. Dans l’Essonne, sa situation est très incertaine. Dans nombre de cantons, des binômes droite et FN s’affronteront. Dans de plus rares cas, ce sont des candidats de gauche qui devront affronter l’extrême droite. Et dans cette configuration, l’UMP a déjà une position officielle: ce sera le « ni-ni » de Nicolas Sarkozy, soit ni FN ni PS, en contradiction avec la position des centristes de l’UDI. À gauche en revanche, la position est différente.
Les responsables socialistes ont déjà annoncé qu’ils appelleraient leurs candidats à se désister (lorsqu’ils sont qualifiés pour le second tour) en cas de risque de victoire du FN, ou à voter contre le parti d’extrême droite dans les cantons où la gauche a été éliminée. Au PCF également, la consigne était claire dès dimanche soir: le 29 mars, il faudra battre la droite et l’extrême droite. Et dans les triangulaires où la gauche est qualifiée, c’est la règle du « désistement républicain » qui sera en vigueur.
Les candidats de gauche les mieux placés devront obtenir le soutien des autres formations de la gauche.
Dans le Val-de-Marne, l’Allier, la Seine-Saint-Denis ou encore l’ Essonne, cette mobilisation peut permettre à la gauche de l’emporter.

LE FN AU PLUS HAUT ?
Car le FN est bien placé à l’issue du premier tour pour enfoncer le clou le 29 mars, et accentuer le séisme politique que son ascension a déclenché.
Son score de 25 % au niveau national peut lui permettre de l’emporter dans plusieurs départements: notamment l’Aisne, l’Oise, le Vaucluse, le Var ... Il remporte d’entrée de jeu 6 élus au premier tour: deux dans le Var, à Fréjus, deux dans le Vaucluse, à Avignon. Dans ce même département, les électeurs du canton d’Orange n’auront le choix qu’entre deux binômes d’extrême droite ... Au total, le FN est en tête dans 327 cantons et 43 départements.

DANS LES TRIANGULAIRES OÙ LA GAUCHE EST QUALIFIÉE, C’EST LA RÈGLE DU « DÉSISTEMENT RÉPUBLICAIN » QUI SERA EN VIGUEUR.
Le pourcentage de voix du parti d’extrême droite reste stable par rapport aux élections européennes.
S’il ne se hisse pas comme le « premier parti de France », ainsi que l’ont annoncé les instituts de sondages et les grands médias, il occupe toute de même la deuxième position au niveau national, derrière l’union des droites et devant le PS. Surtout, il s’enracine au niveau local, ce qui fait planer une installation dans la durée de son rôle nuisible dans la vie politique. L’an dernier, il avait déjà conquis 14 mairies aux municipales.
Et sur ces territoires d’expérimentation, il confirme son enracinement.
Le cas du Pontet dans le Vaucluse est révélateur: le maire FN, pourtant invalidé, s’est fait élire le 22 mars dès le premier tour. La perspective de l’élection d’autres conseillers départementaux permettrait au FN de se tisser un important réseau d’élus locaux qui renforcerait son poids au niveau national, dans la perspective des élections régionales ... et de la présidentielle de 2017.

AU PS, ON NE CHANGE RIEN, ON CONTINUE!
Dans ce contexte, au soir du premier tour, les socialistes ne semblent pas vouloir bouger d’un iota la ligne qui est la leur. Dès l’annonce des résultats, le premier ministre Manuel Valls a relativisé la défaite de son parti. Le premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, est allé encore plus loin: selon lui, le résultat du 22 mars prouve que « les thèmes portés par les socialistes se retrouvent confortés après le premier tour » (sic). Pour Manuel Valls, c’est le score du FN qui semblait être l’enjeu principal de cette élection.
« Ce soir, les formations républicaines ont tenu leur place. » Et d’ajouter: « Je m’en félicite, car je me suis personnellement engagé.
Quand on mobilise la société, quand on mobilise les Français, ça marche. » De ce satisfecit très personnel, il n’y a qu’un pas pour que le premier ministre le transforme en chèque en blanc pour suivre son cap politique, en faisant semblant de n’avoir rien entendu. Lors de son intervention, il n’a d’ailleurs rien dit du contenu de sa politique. « Le total des voix de gauche est l’équivalent de celui de la droite. » Fermez le ban ? Le premier ministre s’est contenté d’un appel aux « républicains». De la part du gouvernement comme de la direction du PS, aucun message n’a été adressé aux nombreux électeurs de gauche qui ne se sont pas déplacés pour voter, déçus par les revirements du pouvoir depuis 2012.

FEU SUR LES « DIVISIONS DE LA GAUCHE »
Les autres formations et candidats de gauche, en revanche, ont été visés et pointés comme responsables de cette défaite « relative »... Dès dimanche soir, le premier ministre comme le premier secrétaire du PS ont désigné un coupable: la division de la gauche. Entendons la multiplication de candidatures à la gauche du PS. Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, est parmi les premiers à sortir l’argument massue. « C’est la division qui va nous empêcher d’être présents au second tour dans un certain nombre de cantons », lâche l’exprésident de la Seine-Saint-Denis.
La direction du PS n’a plus qu’à embrayer. Jean-Christophe Cambadélis appelle « les partis de gauche à faire bloc » pour le second tour, choix qu’ils ont déjà tous fait face à la droite et à l’extrême droite.
L’argument de la division fait encore fi de ce qui a créé ce fossé entre la gauche au pouvoir et les autres formations qui ont pris leurs distances avec le PS: la politique d’austérité du gouvernement, sa dérive à droite qui a provoqué jusqu’au départ de ses ministres écologistes et de l’aile gauche du parti à la fin de l’été dernier. En brandissant la menace de la gauche qui perd parce qu’elle est divisée, le gouvernement tente à nouveau de rallier tout le monde sous sa bannière sans discussion possible sur les contenus de sa politique. Et c’est justement en refusant d’entendre toute une partie de la gauche (et de son électorat) que le PS creuse davantage le fossé qui le sépare des organisations du Front de gauche et des écologistes d’EELV.
Au final, ce sont les électeurs de la gauche qui risquent de le payer.
Ainsi que le rappelait Pierre Laurent sur France 3 au soir du 22 mars, ce sont bien les familles du département de la Seine-et-Marne par exemple qui paieront l’addition du changement de majorité en faveur de la droite en matière de politiques sociales.

L’ÉMERGENCE D’UNE NOUVELLE GAUCHE ?
Avant le scrutin, les appels à voter pour les binômes du Front de gauche et d’Europe Écologie-les Verts devaient favoriser l’émergence d’une nouvelle gauche. Nombre de candidats ont avancé cet argument à leurs électeurs. Au final, cette alternative a-t-elle émergé ? Selon les nomenclatures choisies pour compter les voix de chaque camp, la réponse diffère quelque peu ... Ainsi, nombre de binômes du Front de gauche ont été classés « divers gauche » par le ministère de l’Intérieur, et donc retranchés du score des candidats Front de gauche ... pour être ajoutés à ceux du PS. Sur France 2, le PS a ainsi été donné au soir du 22 mars à 28 %, alors que le Front de gauche plafonnait sur la même chaîne à 6,5%. Quant à EELV, les médias parlent de quasidisparition: 2 % au mieux, toujours selon ce mode de comptage. Des chiffres qui ont permis à Claude Bartolone de clamer: « Il n’y a pas d’alternative à la gauche du PS, nous ne sommes pas la Grèce. » La réalité est un peu différente.
« Loin des chiffres annoncés par le ministère de l’Intérieur, la totalisation des candidatures soutenues par le Front de gauche s’élève à 9,4 % sur la métropole », déclarait le 23 mars le PCF dans un communiqué, après recomptage des voix de tous les candidats. « Sur 448 cantons où le Front de gauche et EELV étaient présents ensemble, la moyenne s’élève à 13,6 % », ajoute le PCF. S’il ne s’agit pas encore de la percée d’une nouvelle force politique, ces scores sont tout de même conséquents et « encourageants pour l’avenir » précise le PCF. EELV entre toutefois dans une période de fortes turbulences entre partisans de la construction de cette force alternative et ceux d’un éventuel retour des écologistes au gouvernement en cas de remaniement postélectoral. Le sénateur Jean-Vincent Placé a ainsi attribué le résultat de son parti (selon les comptes du ministère de l’Intérieur) à « une stratégie désastreuse». Le député EELV François de Rugy a également dénoncé les alliances avec le Front de gauche: « Quand la stratégie des écologistes est illisible, c’est l’écologie qui devient invisible. »


LA VICTOIRE TRÈS RELATIVE DE NICOLAS SARKOZY

Face à cette « défaite relative » du PS, à l’enracinement du FN, et à ces possibles recompositions au sein de la gauche, Nicolas Sarkozy a choisi d’entrer dans le costume du grand vainqueur de ce scrutin. Selon ses partisans, dès dimanche soir, c’est la stratégie de l’ex-président de la République sur le retour qui se retrouve ainsi validée. Alors que sa longue marche vers 2017 patine depuis son retour officiel en septembre dernier, Nicolas Sarkozy avait besoin d’une victoire électorale de l’UMP pour se légitimer comme chef incontestable de la droite. Mais derrière sa posture du soir du premier tour se cache une autre réalité.
Compte tenu de l’alliance avec le centre et de l’impopularité du pouvoir, la droite aurait pu viser un score plus haut. Nicolas Sarkozy ne manquera toutefois pas de s’appuyer sur ce score pour imposer sa ligne. Ensuite, c’est un attelage UMP-UDI qui a atteint les 30 % le 22 mars. Ce qui n’est pas forcément la tasse de thé de l’ex-président mais plutôt la stratégie défendue par son principal rival, Alain Juppé: le rassemblement de la droite et du centre pour 2017. Du coup, la stratégie du « ni-ni » réaffirmée par Nicolas Sarkozy, qui fait grincer les dents à l’UDI et à des responsables de l’UMP, pourrait s’avérer contreproductive. Dans cet attelage qui s’est hissé en tête du premier tour, tout le monde n’est pas emballé par la stratégie de la droite décomplexée ... Si, pour le second tour, le ni FN ni PS de Nicolas Sarkozy ne s’avérait pas payant, comme ce fut le cas au mois de février pour la législative partielle du Doubs, le président du futur parti intitulé étrangeme n t « l e s R é p u b l i c a i n s » continuerait à patiner.

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 22:04

Sondages honteux sur les départementales 2015

11 MARS 2015 | PAR LES INVITÉS DE MEDIAPART

  • Gérard Dahan, économiste et docteur en sociologie, qui dirige depuis 30 ans un institut de sondage analyse les trois derniers sondages parus dans la presse (Odoxa, Ifop et CSA) sur les élections départementales et compile imprécisions et manipulations.

Pour des raisons d'économie ou de dissimulation de leur méthodologie, les instituts de sondages respectent de moins en moins les principes de base des sondages et accumulent les "biais d'enquête". Concernant les sondages qui viennent d'être publiés sur les départementales, on peut être choqué par le fait que des instituts semblent avoir oublié un principe de base de la méthode des sondages : l'échantillon des personnes interrogée doit être représentatifs de la population concernée.
Pour les prochaines départementales, la population concernée habite dans des départements qui votent et déclare qu'elle ira voter les 22 et 29 mars prochain.

Sur les 3 derniers sondages Internet publiés dans la presse Odoxa(1), IFOP(2), CSA(3), on peut manifestement affirmer qu'ils ne respectent pas ce principe puisqu'ils interrogent en toute conscience et sans le préciser aux lecteurs (citons en vrac) : des personnes qui ne sont pas concernées par le scrutin, des personnes qui n'iront pas voter et qui viennent de le dire ou qui se voient proposer des listes qui ne sont pas présentes dans leurs cantons.

Une accumulation d'approximations, de bidouillages et de silences qui sont de véritables scandales en terme de déontologie professionnelle.

Assez hypocritement, les instituts de sondages prennent l'habitude de préciser que les résultats annoncés ne sont pas des prédictions, mais des états de l'opinion au moment où le sondage a été réalisé. C'est une précision classique et importante d'autant que l'opinion est de plus en plus volatile et que près de 20% à 25% des français déclarent se décider dans l'isoloir.

Mais encore faut-il que les principes de base des sondages aient été respectés et notamment que l'échantillon interrogé soit "représentatif".

Ainsi, les instituts de sondages se sont-ils à plusieurs reprises trompés lors des élections à la présidence des partis politiques en interrogeant des sympathisants alors que seuls les adhérents du partis allaient voter. Les échantillons de ces sondages n'étaient pas représentatifs des votants.

Cependant, dans le cadre de ces départementales, les approximations et les "dissimulations" plus ou moins intentionnelles sont bien plus nombreuses.

Scandale n° 1 : des évaluations d'intentions de votes réalisées sur des personnes ayant précisé qu'elles n'iraient pas voter.

La "normalité méthodologique" voudrait que les personnes interrogées ayant précisé qu'elles ne pensaient pas aller voter, soient écartées et que l'on ne continue pas à les interroger "sur le candidat pour lequel elles auraient le plus de chance de voter"(4).
Or, pour conserver des échantillons numériquement présentables, les instituts ont interrogé sur leur préférence en matière de vote des personnes qui venaient juste de dire qu'elles ne pensaient pas aller voter.

L'IFOP annonçait pourtant un taux de votants de 43% et le CSA évaluait à 42% les personnes "sûres" d'aller voter(5). Mais les instituts pour des raisons de taille d'échantillon ont volontairement omis de filtrer les abstentionnistes.
Cette pratique rend, dès lors, l'échantillon "non représentatif" des votants aux départementales.

Scandale n° 2 : interroger sur leurs intentions de vote aux départementales des personnes qui ne sont pas concernées par cette élection.

Par ailleurs, pour que cet échantillon soit représentatif, il faut que les personnes interrogées fassent effectivement partie des personnes concernées par l'élection.
On verrait mal interroger sur l'élection par exemple à la mairie de Paris, des habitants de Lyon ou de Marseille.
C'est pourtant ce qui a été fait dans 2 des sondages sur 3, sur les sondage Odoxa et IFOP, où les habitants de zones non concernées par les départementales ont été interrogés.
En effet, ces instituts ont interrogé les habitants de Paris et de l'agglomération lyonnaise qui ne sont pas concernés par les départementales (mais représentent cependant une proportion non négligeable de l'échantillon interrogé). Seul l'institut CSA a effectivement tenu compte des zones concernées par l'élection.

Scandale n° 3 : proposer aux répondants des listes qui ne sont pas présentes dans leurs cantons, biaisant totalement les réponses.

Sur les 3 instituts ayant remis des résultats début mars, 2 d'entre eux (Odoxa et l'IFOP) ont soumis aux personnes interrogées des listes nationales hypothétiques sans tenir compte des véritables listes qu'on allait proposer dans les différents cantons.
Ainsi, on a pu proposer à des personnes de l'échantillon, des listes non présentes dans leurs cantons.
Dans ce cas, une personne interrogée peut très bien avoir désigné une liste pour laquelle elle ne pourra pas voter dans la réalité.
Par ailleurs, dans la mesure où ces listes étaient "hypothétiques" les instituts de sondages n'en ont pas retenu le même nombre.

1- Odoxa à posé une question en proposant 7 listes nationales génériques : Extrême gauche, Front de gauche, Europe-Ecologie-Les verts, PS et ses alliés, UDI et UMP, Front National, Autres (dont Modem)

2- L'IFOP à posé sa question en proposant 6 listes : Front de Gauche, Parti socialiste, Europe-Ecologie-Les Verts, Modem, UDI et UMP, Front National (La même liste sans la proposition "Extrême gauche").

Seul l'institut CSA a adopté une méthode juste et fiable en proposant aux personnes interrogées et selon leur localisation, la véritable offre qu'ils auront dans le cadre des départementales.
Au final, l'institut CSA affiche un regroupements de 10 listes et obtient des résultats tenant compte de l'offre réelle proposées aux électeurs : Extrême gauche, Front de Gauche, Europe-Ecologie-Les Verts, PS et union de la gauche, Divers gauche, UDI-Modem, UMP et union de la droite, Divers Droite, Front National et Autres.

En revanche, comme les autres instituts, le CSA semble avoir interrogé sur leur intentions de vote l'ensemble des personnes de l'échantillon et pas seulement celles sûres d'aller voter.

Scandale n°4 : on ne doit interpréter comme étant une "intention de vote" que des réponses à une question parlant explicitement "d'intention de vote"

L'IFOP qui a probablement perçu le problème de cette interrogation de "non votants", a trouvé une parade astucieuse que l'institut se garde de relever en posant une question qui n'est absolument pas la même qu'une intention de vote :

La question posée était : "Vous personnellement, souhaitez-vous pour les prochaines élections départementales le succès de... " (suivent les propositions de 7 listes nationales)

Bien évidemment, les journalistes n'ont pas relevé la différence et traitent la question comme s'il s'agissait d'une intention de vote.

Quand on sait qu'un changement de mot dans une question peut entrainer une différence de résultats de 10% à 20%, quand on sait que se multiplient les "votes stratégiques" de personnes qui intentionnellement ne votent pas pour le candidat qu'elles souhaitent voir triompher, on peut penser qu'une telle différence de question est non négligeable et ne peut pas être confondue avec une question d'intention de vote.

Cependant, et c'est toute l'astuce de l'IFOP, on ne peut pas reprocher à l'institut d'avoir interrogé des personnes qui ne pensaient pas aller voter.

Scandale n° 5 : Le flou sur les personnes qui ne se sont pas prononcées aux intentions de vote.

Odoxa annonce avoir interrogé 807 personnes par Internet et semble n'avoir posé qu'une seule question dans le cadre probable d'une enquête omnibus.(6) La société reconnait que 24% des personnes interrogées "ne se sont pas prononcées" à cette question.

On peut s'interroger sur la signification de ces 24% ? S'agit-il de personnes qui sont hésitantes sur leur vote ? S'agit-il de personnes qui savaient qu'elles ne votaient pas et qui ont refusé qu'on les force à répondre ? Ou s'agit-il encore de personnes venant de dire qu'elles n'iraient pas voter et choquées qu'on leur pose tout de même la question....
Odoxa est totalement muet sur le sujet, se contentant de laisser pudiquement dans le flou ce qui est peut-être un énorme "biais" d'enquête.

L'institut CSA qui a interrogé par Internet 965 personnes, semble également avoir interrogé l'ensemble de son échantillon alors que seules 42% des personnes étaient sûres d'aller voter. A la question d'intentions de vote, il annonce 20% des personnes "ne s'étant pas prononcées" et on peut s'interroger sur la signification de ces 20% : hésitations ou refus de répondre ?

L'IFOP qui pose une question différente sur le souhait de succès aux départementales qui n'est pas conditionné au vote de la personne, ne recueille pas cette proportion étonnante de gens ne se prononçant pas.

Scandale n° 6 : la mystification sur la précision des résultats annoncés.

Dans la question posée par Odoxa sur les intentions de vote, 24% des gens ne se prononcent pas. L'échantillon exprimé à prendre en compte pour évaluer la précision des résultats, n'est donc pas de 807 personnes, mais de 613 personnes.
Une absence de rappel à la limite de l'abus, d'autant qu'une seule question est posée.

En ce qui concerne les résultats attribués au Front National : à 33% et pour un échantillon de 613 personnes interrogées la précision est de ± 3,72%
Le résultat du FN obtenu par Odoxa a donc une précision comprise entre 29,3% et 36,7% (intervalle de 7%).

Ceci étant si on considère que plus de 50% des 607 personnes interrogées n'iront probablement pas voter, on peut aussi dire que l'échantillon pertinent n'était en fait que d'environ 300 personnes et l'intervalle de confiance pour 306 votants probables interrogés de ± 5,27%.

L'institut CSA qui a interrogé par Internet 965 personnes annonce que 20% des personnes "ne se sont pas prononcées". C'est donc un échantillon de 772 personnes qui a répondu à la question.
La précision des résultats n'est donc pas comme l'indique son tableau déterminée sur 1000 personnes, mais sur 772 personnes soit une précision pour un résultat à 29% (score attribué au FN) de ± 3,2%. Le résultat annoncé pour le FN est donc compris dans un intervalle qui va de 25,8% à 32,2%.

En guise de conclusion :

On peut très clairement affirmer au vue de plusieurs facteurs, que les échantillons interrogés sur ces 3 sondages ne sont pas représentatifs des votants aux départementales. Ce qui ne veut pas dire que les résultats obtenus seront faux. Je n'en sais rien...

Mais le plus grave dans cette présentation, c'est l'image d'absence de déontologie professionnelle que donnent aujourd'hui un certain nombre d'instituts de sondage.

Absence de déontologie que les Français perçoivent et qui devrait être sanctionné par la commission des sondages qui malheureusement intervient très peu.

Notre pays on le sait est le 2ème pays au monde en termes de consommation de sondages et cependant, la défiance déclarée vis-à-vis des sondages est dans certaines enquêtes de près de 70% des Français.

Au vu des derniers sondages sur les départementales, on peut comprendre les réactions de nos compatriotes.

(1) http://www.odoxa.fr/wp-content/uploads/2015/03/Odoxa-pour-le-Parisien-Aujourdhui-en-France-Rapport-de-force-aux-%C3%A9lec....pdf

(2) http://www.ifop.com/media/poll/2952-1-study_file.pdf

(3) http://www.csa.eu/multimedia/data/sondages/data2015/opi20150304-csa-bfmtv-les-elections-departementales.pdf

(4) Aucune mention n'est faite sur un tel filtrage, on peut donc penser que c'est la totalité des échantillons qui a été interrogés.

(5)Personnes ayant mis la note 10 sur une échelle de certitude d'aller voter de 1 à 10.

(6)Enquête "fourre-tout" où les sujets d'enquête se succèdent, sans avoir généralement aucun rapport entre eux, ce qui permet rarement aux personnes interrogées, des réponses réfléchies et qui tend à énerver les répondants. Donc d'assez mauvaises conditions d'enquête. Rappelons cependant qu'il s'agissait d'une enquête Internet. Les enquêtes Internet sont "gratifiées", et les personnes répondent parce qu'elles en attendent un cadeau, des points où l'équivalent d'une rémunération.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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