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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 13:44

Face aux attentats, rassemblons-nous pour la liberté, l'égalité, la fraternité, et la paix (Pierre Laurent)

Notre pays vient de vivre l'un des pires événements de son histoire. Les attaques terroristes simultanées de la nuit dernière à Paris et à Saint-Denis, revendiquées par Daesh, faisant à cette heure 127 morts et 200 blessés, sont effroyables. La France est en deuil.

Au lendemain de ce carnage, nos premières pensées se tournent vers les victimes, leurs familles, leurs proches, les témoins et tous ceux dont la vie a été menacée. Pour tous, la douleur est immense. Chacun en France s'en sent profondément meurtri.

Nous saluons l'action des forces de l'ordre, des secours, des urgentistes et personnels de santé et des agents territoriaux dont la mobilisation a été exemplaire ainsi que la solidarité des habitants qui s'est immédiatement manifestée.

Moins d'un an après les attentats de janvier dernier, la République est frappée en son cœur.

Alors que l’État d'urgence vient d'être décrété par le gouvernement, le renforcement des moyens de police et de justice est un impératif. L’État doit trouver durablement les moyens adaptés pour garantir la sécurité de toutes et de tous.

J'appelle notre peuple à ne pas céder à la peur, à se rassembler pour la liberté, l'égalité et la fraternité, et pour la paix. Nous devons refuser les amalgames et les stigmatisations. Ensemble, nous devons rejeter fermement la haine et les racismes.

La France est touchée par la guerre et la déstabilisation qui minent le Proche et le Moyen-Orient. La lutte contre le terrorisme appelle une mobilisation redoublée et des solutions internationales.

Elle ne pourra triompher que dans la mobilisation pour un projet de société solidaire qui place au cœur de tous ses choix l'émancipation humaine, les valeurs de la République et la paix.

Le PCF, ses représentants et ses élus, seront de toutes les initiatives qui, dans les prochains jours, permettront à nos concitoyens de se rassembler pour faire face à cette épreuve et ouvrir un chemin d'espoir pour notre peuple.

Dans ce moment tragique, le PCF a interrompu toute activité de campagne électorale.

Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti Communiste français,

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 08:12

Liberons les medias (2)

22 OCTOBRE 2015

Pluralisme et campagne électorale

Ça bouge dans le PAF, et dans le paysage médiatique en général. Et ça bouge vite. Une espèce de révolution à la mode libérale s’y déploie.

Et des argentiers se constituent des magots pour acheter à tour de bras tout ce qui passe dans le secteur (Libération ou L’Express vendus à prix bradés, NextRadioTv, Canal+, sociétés de production, salles de spectacles, sociétés de contenus numériques, etc).

Il y a là des vieux crocodiles genre Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Martin Bouygues, Serge Dassault, Arnaud Lagardère et puis des nouveaux aventuriers qui viennent bousculer la donne. Comme Patrick Drahi ou Xavier Niel, « des nouveaux entrants, venus de l’industrie de la finance, et qui appliquent des mesures radicales de restructuration » note Le Figaro Economie.

Est à l’oeuvre une concentration capitalistique intense, remarquée avec la formation d’agrégats d’un nouveau genre.

Désormais, en effet, les propriétaires des tuyaux veulent aussi être propriétaires des médias. Ils mélangent allègrement business et idéologie.

Comme Drahi qui possède Numéricable d’un côté, Libération et l’Express de l’autre. Désormais, si vous vous abonnez à SFR, on vous offre un abonnement à L’Express. Elle est pas belle, la vie ?

Ils mettent de l’idéologie dans les télécoms pour vendre plus de télécoms, qui assurera demain une plus grande couverture idéologique, etc. La déontologie journalistique de ces messieurs, c’est « qu’il faut être rentable ! ».

Concentration capitaliste accélérée, donc, et on peut penser que les crocodiles n’ont pas fini de s’entre-dévorer. L’été dernier, Drahi envisageait d’absorber Bouygues. Et ce Drahi, pourtant endetté à la hauteur de 30 milliards d’euros, obtint immédiatement, sur un « claquement de doigts » (dixit la presse économique), une avance de 10 milliards de Paribas ! L’opération n’a pas eu lieu. Sans doute partie remise.

Formatage

Uniformisation du propos d’autre part, avec un formatage idéologique haute dose ( c’est comme si chaque chaîne, chaque média voulait son petit « débat » Finkielkraut/Onfray, arbitré par F.O. Gisbert...), une propagande libérale sans retenue qui marginalise de plus en plus la parole critique, qui banalise, valorise, encourage le discours de Marine Le Pen.Cette créature est aussi un produit du PAF recomposé.

Le dernier numéro du Journal du Dimanche (11 octobre) faisait toute la Une sur ce personnage, et consacrait à sa formation les pages 2, 3 et 4, soit la totalité de la vie politique, alors que rien dans l’actualité ne le justifiait !

Bref, c’est toujours les mêmes qui servent la même soupe. Jusqu’à la nausée. Canal+ est mis au pas. La création est bafouée. Face aux tycoons dominants, le secteur public, paupérisé, se défend mal. Les rédactions et journalistes de France 3 sont malmenés. Et puis, côté contenu, on observe dans ce secteur public, une même volonté d’alignement. Voir Daniel Mermet et « Là-bas si j’y suis » qui a du émigrer sur Internet.

On peut légitimement penser que derrière cette fébrilité ambiante se mettent en place aussi des dispositifs propagandistes des futurs candidats à la présidentielle. Les Bolloré- Arnault-Bouygues louchent à droite, côté libéraux/Républicains, c’est connu. Les Niel-Pigasse-Bergé ( avec le Monde et Le Nouvel Obs entre autres) seraient plutôt tendance libéraux-sociaux à la sauce Macron : « Ils lèvent 500 millions pour racheter des médias et rivaliser avec Vivndi » dit la presse (6 octobre).

Evidemment ce double mouvement de concentration et de normalisation s’accompagnent d’un recul sensible du pluralisme. Ce phénomène est d’autant plus notable dans la période électorale où nous entrons.

Rappelons par exemple les chiffres du CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, qui a d’ailleurs l’air largué par cette bourrasque libérale) concernant le temps de parole des partis politiques lors des dernières municipales.

BFM (groupe Drahi) a accordé 43 % du temps d’antenne au FN ( !), 17 % au PS, 15 % à l’UMP, 3 % au PCF. Sur iTélé, l’UMP a eu droit à 41 % de temps d’antenne, le PS 20 %, le FN 15 % et le PC 2 %. LCI a donné 38 % du temps au PS, 27 % à l’UMP, 19% au FN ; le score du PCF n’apparaît même pas au compteur.

Or il existe tout de même une loi (du 30 septembre 1986, article 6) sur l’organisation du pluralisme en période électorale.

Autant de bonnes raisons, donc, à quelques semaines des régionales, qui ont poussé le PCF à lancer sa campagne « Libérons les médias ! ».

Il va s’agir de demander aux rédactions de respecter la loi. Et la démocratie. Ajoutons que dans sa contribution « La France en commun », le PCF propose « une réappropriation populaire des médias » et demande « d’attribuer le droit de veto des rédactions sur la nomination des cadres éditoriaux et des sièges pour les salariés des médias dans les conseils d’administration ».

Gérard Streiff

Pour information, quelques (premiers) numéros de téléphone des pôles régionaux de France 3 : Pôle Nord Ouest (Normandie, Bretagne, Pays de Loire, Centre, Paris) : 0299017909 Pôle Sud Est : 0491234545

http://www.gerardstreiff.fr/spip.php?article1659

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lire ou relire : descente aux enfers de l’information (SNJ-CGT)

les médias détenus à 95 % par 7 personnes !

la liste des maîtres de la presse parisienne épouse aujourd’hui plus étroitement qu’il y a quinze ans le classement des milliardaires français.
Les Échos de Bernard Arnault (1re fortune française),
Le Point de François Pinault (3e),
Le Figaro de Serge Dassault (4e),
Libération et L’Express de Patrick Drahi (6e),
Le Monde et Le Nouvel Observateur de Xavier Niel (7e),
Direct Matin et Canal Plus de Vincent Bolloré (10e).
Et je vous ai épargné Bouygues, Tapie, quelques autres.

http://www.acrimed.org/article4566.html

http://blogs.mediapart.fr/blog/morvan56/201015/descente-aux-enfers-de-l-information-snj-cgt

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 08:27

LIBEREZ L’INFORMATION ! Un été meurtrier pour le pluralisme

Vous ne vous reconnaissez pas dans les médias ? Vous trouvez que les débats n'y sont pas réellement contradictoires ? C'est toujours les mêmes qui y parlent, souvent les mêmes qui en sont absents ? Pas étonnant !

► Les grands patrons du CAC 40 ont fait main basse sur la plupart des médias

►Contre ce déni démocratique permanent, le Parti communiste lance une campagne « Libérez les médias » à la Fête de l'Humanité

La période estivale 2015 a mis en exergue tous les dangers qui pèsent sur une information pluraliste avec l’accélération des concentrations et son corollaire qu’est le contrôle des médias par une poignée de grands groupes capitalistes nationaux ou à taille mondiale. Le pluralisme de l’information est battu en brèche alors que la démocratie dépend de la transmission des informations aux citoyen-ne-s pour leur permettre de posséder les clés pour comprendre les questions aussi variées et controversées que la crise grecque, l’arrivée de réfugiés en Europe fuyant la guerre et la misère, la crise palestinienne, mais aussi les politiques d’austérité appliquées par les gouvernements successifs en France, comme dans les autres pays. Sans oublier les questions économiques, les problèmes sociaux, les sujets sociétaux, le sport ou la culture.

Les grands patrons du CAC40, de Drahi à Bolloré, de Lagardère à Arnault, du trio Berger-Niels-Pigasse à Dassault, Lagardère ou Bouygues, tous ont mis la main sur les industries des médias et de la culture de ce pays au détriment de liberté de l’information et du savoir. Leur conquête des contenants et contenus a été réalisée avec la complicité des pouvoirs politiques, de la droite décomplexée aux représentants du social-libéralisme.

Le groupe NextRadioTV (RMC/BFM-TV) est passé en juillet sous la coupe de Patrick Drahi, le propriétaire de SFR Numéricâble, 6e fortune de France. Il a acquis auparavant Libération et de nombreux titres du groupe Roularta. L’homme d’affaire, exilé en Suisse, possède la chaîne d’information i24 News. Le groupe du luxe LVMH(Louis Vitton Moët-Hennesy) s’est « payé » Le Parisien Libéré qui est passé du groupe Amaury à celui de Bernard Arnault, qui règne déjà sur Les Echos. Le PDG de LVMH, 3ème fortune de France, a vu l’action de son groupe croître de 34% en 2014. Vincent Bolloré, patron de Canal+ via Vivendi (I-Télé, Unviversal etc), a mis de l’ »ordre » dans la chaîne en censurant « Les Guignols de l’Info » qui seront désormais cryptés. La liberté de ton et les critiques des amis politiques du milliardaire ne plaisaient pas à tout le monde. Toujours prêt à aider son clan, Bolloréaurait joué les censeurs empêchant la diffusion d’un reportage sur Canal accusant une des filiales de son ami banquier Michel Lucas (Crédit Mutuel) de favoriser l’évasion fiscale. Lucas possède le premier groupe de presse quotidienne régionale (toute la zone nord-est de la France).

Qui s’étonnera alors du monopole de la pensée unique qui triomphe au détriment du pluralisme, du débat démocratique, d’une information citoyenne censée donner des clés pour appréhender les questions sur l’état du monde, de la société.

A quand la vérité cryptée ?

Le pouvoir actuel, comme le précédent, acquiesce aux vente-acquisitions des titres par ces capitaines d’industrie, qui s’accompagne du bradage des contenus, des mises au pas des rédactions, de la précarisation des journalistes, de plans de départ…Les promesses du candidat Hollande ont fait pschitt, tant sur les aides à la presse, que sur les droits des journalistes (secret des sources)… Jamais le secteur des industries de l’information n’a été à ce niveau contrôlé par les grands groupes bancaires ou industriels liés, pour certains, aux commandes de l’Etat. Clairement, il n’existe quasiment plus de titres indépendants hormis des titres comme l’Humanité, Politis, La Croix.…

Aujourd’hui, la liberté de la presse, la liberté d’expression, le pluralisme sont en danger. Il y a urgence à ne plus laisser faire. Il y a urgence à réaffirmer les valeurs du CNR pour faire vivre le pluralisme comme élément clé de la démocratie. Il y a urgence à poser tous ensemble la question de la libération de l’information des chaînes de l’argent et de la rentabilité.

Pour en savoir plus

http://www.pcf.fr/701

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 07:56
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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 20:28

Ce qui frappe dans l’affaire de "Tel-Aviv plage", c’est la totale légèreté avec laquelle elle a été traitée par la Mairie de Paris. Légèreté qui repose sur une perception complètement faussée de ce qu’est aujourd’hui la situation israélo-palestinienne. Et de l’enjeu stratégique que constitue l’image d’Israël, image qui n’a cessé de se dégrader au fil des agressions contre Gaza et de la fuite en avant de la colonisation.

L’entrevue du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens mercredi 12 août avec Patrick Klugman, adjoint aux relations internationales de la ville de Paris, pour faire annuler la manifestation ou tenter de lui donner un autre contenu n’a fait que nous le confirmer : ne voyant aucunement les implications politiques d’une telle initiative, la ville s’en est remise à une agence privée pour la gestion de l’événement.

Il s’agit en l’occurrence de « l’agence culturelle » de Lionel Choukroun, toute la communication extérieure de l’événement passant par le site « coolisrael »… dont le nom de domaine appartient à l’Ambassade d’Israël en France. Lequel est directement géré par Elad Ratson, directeur des relations publiques de cette même ambassade. Tout simplement. Il s’agit donc d’une opération de communication directement gérée par l’Ambassade pour redorer, via Tel-Aviv, l’image ternie d’Israël et faire la promotion du tourisme israélien en plein marasme depuis l’agression de l’an dernier contre Gaza.

Les choses sont donc claires et le filtrage des entrées à la « plage » sous la supervision des nervis de la LDJ n’est que la cerise sur le gâteau. Mais comment Madame Hidalgo a-t-elle pu ne pas voir que cette grossière opération de com allait faire scandale ? Comment a-t-elle pu faire preuve d’une telle cécité politique ?

Tout simplement parce qu’elle est, comme bien d’autres, restée dans sa bulle sans voir quelle est la réalité politique de l’impasse actuelle. Elle en est restée à l’idée qu’il suffirait d’un peu de bonne volonté et d’écarter les « extrémistes » pour que le conflit se règle entre gens de bonne volonté, sans voir que ses amis travaillistes ont été des artisans majeurs de l’impasse actuelle en donnant en leur temps plein feu vert à la colonisation. S’ils peuvent aujourd’hui regretter les « excès » de Benjamin Netanyahou, ils ont été ses partenaires et n’ont malheureusement, pas plus aujourd’hui qu’hier, ni la volonté ni le courage de regarder la réalité en face et de voir l’autre, le Palestinien, véritablement comme un égal qui a les mêmes droits personnels ou nationaux et n’attend pas qu’on les lui octroie.

Madame Hidalgo peut rêver d’une Tel-Aviv symbole de partage et d’échanges, mais le conseil municipal de la ville amie a refusé que le nom de la ville figure en arabe sur son logo… jugeant sans doute que trop peu « d’Arabes » (pour ne pas dire de Palestiniens) vivent aujourd’hui à Jaffa qui fait partie de la ville… et est prisée des milieux artistes pour sa belle architecture ottomane.

Elle devrait tirer les leçons du fiasco de « Tel-Aviv plage », cesser de caresser les chimères d’un « rapprochement » qui ferait l’impasse sur ce qui fâche et oser enfin affronter la réalité.

Taoufiq Tahani
Président de l'Association France Palestine Solidarité (AF
PS)

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 10:46
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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 05:35

Fernand Grenier, celui qui a permis le droit de vote des femmes

PUBLIÉ LE 21/04/2014

Nord Eclair

Il y a 70 ans, le Général de Gaulle signait l’ordonnance pour le droit de vote aux femmes. Mais que l’on doit en fait à Fernand Grenier, un Tourquennois.

RÉCIT

Si l’ordonnance donnant le droit de vote aux femmes a été prise il y a 70 ans jour pour jour par le Général de Gaulle, cette avancée, on la doit à un Tourquennois. Fernand Grenier rédigera l’amendement, un mois plus tôt, lors de l’assemblée constituante provisoire, installée à Alger : « Les femmes seront électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». Un texte sans ambiguïté mais qui suscita le débat. Un amendement adopté par 51 voix sur 67 votants.

En janvier 1943 pourtant, lorsque se constitue l’assemblée consultative provisoire, « les débats sur l’organisation des pouvoirs publics ne prévoyaient pas le vote des femmes », relate Fernand Grenier dans un article de L’Humanité (18/04/1991). En 1943, le Tourquennois, au nom du parti communiste rejoint à Londres le Général de Gaulle. « C’est ainsi que je fus amené à poser la question du vote des femmes pour la première fois quand le Général de Gaulle me proposa de faire partie d’une commission de réforme de l’État, écrit-il encore. Je pensais qu’il serait injuste de continuer à considérer les femmes comme incapables de se servir du bulletin de vote ».

Mais comment ce Tourquennois a-t-il gravi les échelons ? Pour le comprendre, il faut remonter à la jeunesse de Fernand Grenier. Et cette figure du père qui va le marquer profondément. Édouard Grenier, marié à Léontine Ghesquière, tous deux belges, va donner naissance à Fernand le 9 juillet 1901. « Mon père arrivé illetré de sa Wallonie, va apprendre à lire et écrire par les cours du soir », raconte Fernand Grenier dans Ce Bonheur là.* Un père livreur, militant socialiste, organisateur du syndicat des transports de Tourcoing. En raison de son action syndicale, il sera licencié plusieurs fois. C’est durant cette période que Fernand découvre l’univers socialiste : les lectures du père, l’achat du pain à la coopérative La solidarité ouvrière, les dimanches à la maison du peuple, siège du parti ouvrier, alors qu’il n’a que 11 ans. Cette figure paternelle va disparaître en 1917. Arrêté par les Allemands, il décédera dans une compagnie disciplinaire des travailleurs. « C’est une épreuve qui devait marquer ma jeunesse, j’avais 16 ans ». Et il était orphelin. Fernand Grenier avait perdu sa mère alors qu’il n’avait que 9 ans. « J’étais fier de mon père. À chaque événement marquant de ma propre vie de militant, le souvenir de mon père s’imposera », écrit Fernand Grenier.

Apprenti mouleur à la fonderie, apprenti boulanger où il sera licencié car syndiqué, Fernand est ensuite embauché comme aide comptable à l’école des Mutilés de Tourcoing. Il habite alors Neuville – où il épousera en 1926 Andréa Beulque – et, en février 1922, adhère à la section communiste. « J’avais sans m’en rendre compte découvert le chemin de la vie : la joie de servir le peuple auquel on appartient ». Après le service militaire, Fernand Grenier intégrera l’école centrale du Parti et en sortira instructeur pour le Roubaisis et le Valenciennois. Élu au comité exécutif régional en 1925, Fernand sera dépêché à Halluin, comme employé de mairie pour « aider la municipalité communiste contre laquelle le puissant patronat de Roubaix Tourcoing concentrait tous ses moyens ».

Au début des années 30, Fernand Grenier est appelé à Paris, non sans hésitation. « À Neuville, en adhérant au parti, j’avais commencé à ouvrir les yeux aux réalités sociales. L’âpreté de la lutte sociale contre la bourgeoisie, Halluin me l’avait apporté », raconte-t-il. Président des amis de l’URSS, Fernand Grenier bataillera à Saint-Denis où il sera élu conseiller municipal en 1937, puis en deviendra le député jusqu’en 1968. « C’était quelqu’un de très attaché à sa région, raconte Claudie Gillot-Dumoutier, fille d’Auguste Gillot, ancien maire de Saint-Denis. Il chantait tout le temps Le P’tit Quinquin ». Arrêté en 1940, il s’évadera de Châteaubriant. En1943, il partira à Londres représenter le parti communiste clandestin auprès du Général de Gaulle. Il décédera en 1992 à Saint-Denis. FLORENT STEILING

Ce bonheur Là, de l’horizon d’un homme à l’horizon de tous », Fernand Grenier, Éditions sociales, 1974

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 11:41

Lorsque j'netends le mot "gauche" je pense Parti Communiste Français. Pourtant lorsque j'écoute médias, presse et audiovisuel confondus, c'est une toute autre impression qui se dégage. D'abord, la gauche, c'est tout le monde sauf le PCF. Y passe les socilaistes de tous bords, de droite de gauche et du centre, puis, les individus et organisations issues ou proche de la "social-démocratie", proche des "ex)communiés" du PCF torskistes et autres mouvances, jusqu'au FN aujourd'hui que certains présentent, (sur le plan économique) comme de gauche. si l'on dénombre les personnalités invités dans tous les médias l'on constatera, objectivement, une ségrétation, un ostracisme vis-à-vis du PCF et de ses dirigeants, intellectuels, élus. Et j'inclus dans ces constatations, des médias qui colporte une réputation de gauche comme France Inter ou France Culture. Il en est de même de l'émission de Danile Mermet autrefois diffusée sur France Inter. La liberté d'expression et de diffusion des idées, comme des faits, est encore à conquérir, partout. Ni la démocratie, ni les solutions à la crise de notre société ne pourront émerger sans elle.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 10:03

C’est sur une proposition du communiste Fernand Grenier que les femmes sont pleinement citoyennes.

Si l’on retient souvent, comme on le lit dans une tribune de Jacques Chirac pour le cinquantenaire de l’événement, que « le général de Gaulle donnait aux femmes le droit de vote », c’est en fait une double faute. D’abord, comme le rappelait en 1994 Fernand Grenier, parce que : « Bien qu’il ait porté par la suite la signature du président du gouvernement provisoire, il n’est pas conforme à la vérité historique de présenter le général de Gaulle comme ayant octroyé le vote des femmes par sa seule initiative et sa seule volonté. » Mais surtout, parce que personne n’a donné aux femmes le droit de voter. Elles l’ont conquis.
IL FALLUT UN AMENDEMENT DU COMMUNISTE FERNAND GRENIER, DISPOSANT SANS AMBIGUÏTÉ QUE « LES FEMMES SERONT ÉLECTRICES ET ÉLIGIBLES DANS LES MÊMES CONDITIONS QUE LES HOMMES » POUR QU’ENFIN LES FRANÇAISES SOIENT PLEINEMENT CITOYENNES.

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 13:30

#LaMarseillaise : la renaissance annoncée

  • Écrit par Christian Digne
  • jeudi 16 avril 2015 08:06
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La mobilisation de tous aura permis de sauvegarder le titre. photo robert terzian L'utilisation de l'article, la reproduction, la diffusion est interdite - LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise

Le tribunal de commerce de Marseille a accepté l’offre de reprise de « la Marseillaise » par les Éditions des Fédérés. Malgré un coût social très lourd, le projet de relance est très prometteur.

Ce 15 avril 2015 fera date dans la déjà longue et riche histoire de la Marseillaise. Dans son jugement rendu public hier, le tribunal de commerce de Marseille a déclaré « recevable l’offre de reprise » du quotidien « présentée par la SAS les Éditions des Fédérés » et « ordonne la cession de l’entreprise Seilpca au profit des Éditions des Fédérés ». Derrière la sécheresse du vocabulaire juridique, la décision judiciaire est sans ambiguïté. La Marseillaise est sauvée. Elle vivra et continuera la mission progressiste confiée par ses fondateurs il y a 70 ans.

Ce qui change dès aujourd'hui

Dans les locaux du quotidien, parmi le personnel mais aussi tous ceux - lecteurs et amis - qui se sont engagés pour la survie du journal, la nouvelle a été accueillie avec soulagement. Certes, ils l’attendaient puisque le procureur et l’administrateur judiciaire avaient émis chacun un avis favorable à la reprise mais l’officialisation referme enfin la porte de l’une des périodes les plus douloureuses de notre histoire.

Une porte qui malheureusement ne sera pas rouverte pour les 90 salariés dont les emplois sont supprimés puisque les Éditions des Fédérés ne reprennent que 117 postes sur 208 actuellement. Les syndicats SNJ-CGT et Filpac-CGT sont pleinement engagés à leurs côtés pour que leurs droits soient totalement respectés. « C’est un déchirement », reconnaît Pierre Dharréville, président des Fédérés, journaliste, écrivain, qui occupe également les fonctions de secrétaire départemental du PCF dans les Bouches-du-Rhône (lire son éditorial ici).

Cette « renaissance » de la Marseillaise intervient après plusieurs mois d’indécision suite à la mise sous redressement judiciaire en novembre dernier. Pour ce redémarrage, deux repreneurs s’étaient portés candidats. Les Fédérés (le 15 janvier) mais aussi les Nouvelles Éditions Marseillaises (le 24 février). Mais ces dernières, dont les propositions avaient pu susciter certaines illusions, ont déclaré forfait le 3 avril dernier dans l’incapacité de présenter un plan financier crédible.

Une vitrine du pluralisme

à l’inverse des Fédérés qui, malgré les nombreux obstacles rencontrés, ont élaboré un projet d’entreprise cohérent qui assure tout à la fois le respect de la vocation éditoriale de la Marseillaise et garantit sa pérennité économique et financière. Après négociations, le repreneur a ainsi obtenu le soutien du Fonds de développement économique et social et des prêts bancaires de la Caisse d’Épargne, de la Société Marseillaise de Crédit et du CIC.

Reste maintenant à construire au quotidien cette renaissance. Le projet de reprise s’articule autour de trois axes, explique Pierre Dharréville : le support papier, le développement du numérique et la présence du titre dans la société. Dans la prochaine période, les lecteurs pourront visualiser les premiers changements.

Des changements qui seront portés par l’ensemble du personnel, très mobilisé pour sauver le journal et qui le restera dans l’élaboration du nouveau projet. « Nous voulons bâtir ensemble la Marseillaise de demain », soulignait hier un journaliste de la rédaction marseillaise. Une mobilisation qui concernera aussi la question des salaires et des conditions de travail.

Dès hier, des messages de soutien nous ont été adressés. Notamment par les responsables de la fédération communiste mais aussi la députée socialiste Marie-Arlette Carlotti et le président du groupe socialiste au conseil municipal de Marseille. Tous se félicitent d’une victoire pour la liberté d’expression et le droit à l’information. Plus que jamais, la Marseillaise sera la vitrine du pluralisme au cœur de Marseille, de la Provence et du Languedoc.

Christian Digne

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BRUNO FORNACIARI

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