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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 19:34
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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 04:10

Mali : « L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre »

 Le PCF partage l'inquiétude des maliens devant l'offensive armée des groupes djihadistes vers le sud de leur pays. Ces groupes islamistes radicaux, avec leurs pratiques violentes, ont montré le danger qu'ils représentent pour la dignité humaine, pour les libertés, la justice et la stabilité du Mali et de toute la région.

Le PCF exprime une nouvelle fois son inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée au Mali. L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre et d'enlisement sans véritable solution durable pour le peuple malien et pour la reconstruction du pays. Cette intervention,  suscite l'angoisse légitime des familles des otages car la vie de ceux-ci est sérieusement mise en danger. On sait d’ailleurs que Denis Allex, retenu en otage en Somalie, a été assassiné par ses "geôliers" suite à une opération de la DGSE dans la nuit de vendredi à samedi. Cela montre quels sont  les périls dramatiques et les limites de ces opérations militaires.

 

Le PCF rappelle que la réponse à la demande d'aide du Président du Mali aurait du s'inscrire dans le cadre d'une mission de l'ONU et de l'Union africaine, réalisée sous drapeau de l'ONU, par des forces maliennes et africaines, dans le strict respect de la Charte des Nations-Unies, dans les limites imposées par l'exigence de la souveraineté malienne. La France, ancienne puissance coloniale, ne peut apparaître comme voulant poursuivre les pratiques dominatrices de la "françafrique". Cette intervention militaire n'efface pas la nécessité de la recherche d'une solution politique et d'un dialogue avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali. C'est ce que demandent les résolutions de l'ONU.

Le PCF demande que les autorités françaises répondent aux lourdes questions posées par une intervention militaire déclenchée sur décision du Président de la République et engagée sans débat préalable au Parlement.

 

______________________________________________________________________________________________________________

 

 

Conférence de presse du parti SADI le 9/02/2012 sur la situation au Nord Mali

 

 

Mesdames et messieurs les journalistes.

 
Les maliens doivent comprendre que les responsables de cette situation désastreuse à tous points de vue ne sont pas les paisibles communautés touareg, maures et arabes.

Les vrais et seuls responsables sont :
- ATT et son Gouvernement ;
- Le MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) ;
- Certains anciens militaires de Lybie ;
- AQMI ;
- Les narcotrafiquants.

 
Une situation grave, désastreuse, tragique sévit dans le Nord de notre pays.
Elle est grave en ce sens que l’unité et l’intégrité territoriale sont entachées. Des populations du même pays s’opposent. La guerre s’installe. Une partie du pays est occupée par des rebelles.

Réagir sur le forum du Parti Sadi : La situation dans le Nord-Mali 


Comment comprendre l’attitude du Ministre de l’Agriculture Aghatam Ag Alassane qui va au Burkina Faso « sécuriser sa famille » au lieu de proposer au Gouvernement une stratégie de protection pour toutes les victimes potentielles ? C’est inacceptable !

Enfin, la situation est tragique, en ce sens que des Maliens meurent depuis le 23 Mai 2006 date de la 1ère rébellion de l’ère ATT. Les tueries n’ont plus cessé, qu’elles soient d’origine mauritanienne, de l’alliance du 23 mai, ou récemment du MNLA à Aguel Hoc où la façon barbare de tuer des soldats désarmés, ligotés, dépasse tout entendement.

1. La responsabilité d’ATT 

Sa gestion solitaire des problèmes du Nord l’a conduit à des décisions contraires aux principes de la République, aux intérêts de notre pays, à l’esprit et à la lettre du serment qu’il a prêté devant la Cour Suprême les 8 juin 2002 et 2007, je cite « Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain de respecter et de faire respecter la Constitution et la Loi, de remplir mes fonctions dans l’intérêt supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national. Je m’engage solennellement et sur l’honneur à mettre tout en œuvre pour la réalisation de l’unité africaine ». Aricle 37 de la constitution de 1992

En quoi il n’a pas respecté son serment ? Les Maliens et les Maliennes se souviennent que le 23 mai 2006, l’ancien Caporal chef Ibrahim Ag Bahanga et le Lieutenant-colonel félon Hassan Ag Fagaga et des hommes de troupe attaquent la caserne de Ménaka, la caserne et le Centre de communication de Kidal. Un homme est tué.

Les bandits commettent des actes criminels comme l’attaque du poste militaire de Diabali dans la zone de l’Office du Niger, du camp militaire d’Abeibara dans la nuit du 20 au 21 mai 2008 faisant 27 morts et 31 blessés.

Le bandit de Bahanga qui a flirté avec le GSPC (AQMI) en Algérie a développé des relations aussi au Niger. Il a établi des bases au Mali dont la principale était Boureïssa à la frontière algérienne. Il circulait librement. Son complice déserteur était intégré dans l’armée. Il a été vu à Kidal en tenue militaire à la fête du cinquantenaire en 2010.

L’accord d’Alger signé en 2006 avec l’Alliance du 23 mai dont Bahanga était le premier responsable, a signifié clairement l’abandon de souveraineté. L’Assemblée Nationale n’a pas été saisi de la signature de cet accord par le Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales le Général Kafougouna Koné, l’envoyé du Président de la République. Le point ahurissant et inacceptable de cet accord était que l’armée se retire des régions du Nord. Ce qui va permettre à ces bandits d’avoir les coudées franches pour s’installer et maitriser la zone.

A cette rébellion armée se sont ajoutées d’autres monstruosités dans cette partie du pays abandonnée par l’Etat, à part une administration prédatrice.

1. AQMI s’implante, développe ses tentacules jusque dans notre société de la frontière mauritanienne à la frontière nigérienne. Le monde sait les moyens militaires et financiers de cette bande d’assassins.
2. Les narcotrafiquants ont eu des complicités pour faire atterrir deux avions bourrés de drogue dure. Une des personnes impliquées au plus haut niveau a été arrêtée et déferrée à la prison de Bamako. Elle vient d’être libérée sans autre forme de procès.
3. Les militaires de l’armée libyenne ont eu les mêmes facilités d’arrivée sur notre territoire où ils se sont installés avec toute leur logistique (véhicules, armes sophistiquées). Nos voisins comme l’Algérie, le Niger, la Mauritanie ont désarmé les leurs avant de leur permettre de rentrer sur leurs territoires.

C’est autour de toutes ces forces existantes de 2006 à maintenant que s’est constitué le MNLA (Mouvement Nationale de Libération de l’Azaouad). Le MNLA est le fruit de l’abandon de souveraineté par ATT.

IL n’est pas compréhensible et acceptable que depuis la naissance de l’Alliance du 23 Mai avec toutes les attaques qui ont été perpétrées qu’un Etat ne se prépare pas à la guerre. C’est mettre le pays en péril que de ne pas prendre les dispositions sur le plan de la préparation militaire, sur le plan de l’implication des institutions de la République, des Partis politiques, de la société civile, sur le plan de l’information, toute chose qui aurait permis d’éviter cette tragédie et l’inimitié entre les peuples de notre pays. ATT, loin de faire face à ses obligations pour sauver le pays et respecter son serment engage l’organisation des festivités du cinquantenaire pour 7 milliards 500 millions de FCFA annoncés. Il engage aussi un referendum constitutionnel dont les préparatifs sont évalués à 9 milliards de FCFA. Tout dernièrement il nomme un Gouvernement de 33 membres, introduit un découpage administratif, nomme plusieurs Généraux. Autant d’activités qui nécessitent des engagements financiers énormes.

ATT est responsable de cette situation et a montré ses limites.

Le peuple malien n’est ni par sa culture, ni son histoire et son éducation un peuple à comportement tribaliste. Il n’y a jamais eu au Mali de pogroms contre des communautés ou des ressortissants d’autres nationalités même pendant les moments les plus difficiles : comme par exemple la guerre avec le Burkina en 1985, les massacres de maliens en Côte-d’Ivoire en 1999, 2002, et 2011, les rebellions successives de 1963, 1990, 1992, 2006.

C’est le sentiment d’injustice suscité par la politique de corruption de l’Etat qui se formalise par des :
-intermédiaires véreux qui font des mouvements de rébellion un fonds de commerce ;
-privilèges injustifiés et régulièrement accordés à ceux qui prennent les armes ;
- investissements massifs par rapport à la situation générale des zones et couches déshéritées du territoire malien ;
- complicités avérées de certains éléments des communautés à tous les niveaux, y compris dans les plus hautes institutions de l’Etat avec les différentes rebellions, qui expliquent ces débordements regrettables que nous avons connus ces derniers temps.

Et le fait que l’Etat et la communauté internationale ignorent la souffrance des autres citoyens maliens et des familles touchées par le deuil et mettent en avant les exodes massifs de réfugiés touaregs, arabes et maures au Burkina Faso, au Niger et en Algérie, attise ce sentiment de révolte générale dans le pays.

Pour le Parti SADI, les racines de cette colère populaire sont le résultat du déni de droit et d’humanité pour les autres maliens qui sont touchés par le problème, la désinvolture et le larbinisme des autorités qui ne sont soucieuses que de satisfaire les attentes de la soi disant « communauté internationale ».

2. La responsabilité du Gouvernement

 
Il a montré ses carences pour enrayer les différentes crises : crise de l’école, l’emploi, la famine, la corruption, la cherté de la vie, l’insécurité qui frappe aujourd’hui toutes les villes du Mali. Le Gouvernement a aussi étalé son incapacité à organiser les élections crédibles et transparentes, sa volonté étant de privilégier le candidat de son choix. C’est pourquoi au jour d’aujourd’hui aucun fichier électoral n’est présenté à notre peuple à trois mois des élections.

3. La responsabilité du MNLA.

 
Ce mouvement s’est constitué dans une alliance entre la première rébellion et un groupe de militaires venu de Lybie. L’avenir nous dira la réalité des rapports tissés avec AQMI. Le MNLA a posé la revendication de l’autodétermination sans attendre qu’un dialogue soit mis en place il engage des opérations militaires et occupe Ménaka, Anderaboukane, Abeibara, Tinessako, Léré et Aguel Hoc où il commet des atrocités qui ne sont dénoncées ni par l’ONU, ni par l’Union Européenne, encore moins la France dont le Ministre des Affaires Etrangères dans sa demande de cessez-le-feu reconnaît au MNLA d’avoir réussi d’importants succès. Ce qui est un soutien direct à l’attaque d’un territoire légalement constitué par un groupe armé. Cela n’est pas étonnant puisque la France a agi de même contre AQMI en violant notre territoire en duo avec la Mauritanie. La Mauritanie avait d’ailleurs tué une famille de 4 personnes dont un enfant, famille qui voyageait tranquillement dans une 4X4. Ni ATT, ni son Gouvernement n’avait réagi à cette époque contre ces interventions militaires sur notre territoire et l’assassinat de quatre de nos compatriotes. Aujourd’hui encore, aucune réaction n’est faite contre les propos d’Alain Juppé. Un silence est observé quant au schéma qui se profile à l’horizon c’est-à-dire la prise en charge par les Nations-Unies et les puissances occidentales de la question du Nord comme au Soudan. Les maliens doivent percevoir cela clairement et s’y opposer de façon patriotique. Le MNLA a non seulement tué sauvagement, mais il est aussi responsable que le Gouvernement du dénuement, de la peur, du désarroi et de l’exode massif des maliens du Nord.

Le Parti SADI, loin de se confiner dans le chauvinisme a toujours eu en perspective les intérêts généraux des travailleurs, des peuples et de ceux qui luttent pour le changement démocratique et le progrès social par delà les frontières.

Concrètement, c’est dans le cadre de la nation, c’est-à-dire d’un pays avec son territoire, sa société organisée, ses institutions communes, que l’action de lutte pour le changement doit se réaliser. Car, comme le veut les rebelles du MNLA, si on liquide cette base, c’est à dire le cadre dans lequel les gens se reconnaissent et s’identifient, on supprime toute possibilité d’organiser et de mobiliser les forces démocratiques. Le MNLA est condamnable et n’a aucun potentiel révolutionnaire tout comme est condamnable l’usage de la force. Il n’est pas un mouvement de changement démocratique et son passage douloureux à Aguel Hoc prouve qu’il ressemble à un groupe terroriste.

Dans cette nation, les maliens ne sont pas martyrisés seulement dans sa partie Nord. Ils le sont ô combien dans sa partie Sud, dans sa partie Est et Ouest par un Gouvernement qui a tourné le dos à leurs intérêts et aux idéaux de mars 1991.

Les propositions du Parti SADI pour une solution définitive de la crise

 
Au-delà de toute cette situation de tourmente que nous vivons, du peu de crédit du Président Amadou Toumani Touré et de son Gouvernement, l’unité nationale et la cohésion sociale recommandent une direction claire et responsable au pays. Le Président actuel et son Gouvernement peuvent-ils en répondre ? Notre réponse est non ! La vague déferlante des femmes de kati, des populations de Kati et Bamako, de Ségou, Kita, Kayes, Sikasso, Koulikoro a montré à suffisance que le peuple malien n’a plus confiance aux hommes et aux femmes qui le dirigent. Les maliens sont inquiets. Ceux qui sont partis précipitamment le sont encore plus. Ceux qui sont dans les camps de refugiés dans les conditions pénibles demandent qu’ils soient rassurés. Nous devons tout faire pour les protéger et les faire venir dans leurs foyers. Il faut d’autres hommes et d’autres femmes pour prendre en charge la fin de la guerre et instaurer le dialogue.

Le Président de la République et son Gouvernement doivent démissionner.

Le nouveau Gouvernement doit être réduit à 15 membres pour mettre fin à la fin à la guerre et mener le dialogue avec le MNLA, assurer la sécurité dans le pays, organiser sérieusement les élections présidentielles et législatives.

Le Referendum de toute évidence n’a plus sa raison d’être en considération des évènements qui prévalent. L’allègement du Gouvernement et la suppression du referendum vont dégager suffisamment de fonds pour faire face aux problèmes cités plus haut : la crise de l’école, l’insécurité, la famine…

L’argent des Partis Politiques 1 milliard 115 millions de FCA peut aider nos compatriotes dans les camps de réfugiés.

Dans la perspective d’un dialogue entre le nouveau Gouvernement et la rébellion du MNLA, les dispositions suivantes sont obligatoires :
- Désarmement immédiat et sans condition des rebelles ;
- Retrait des villes et villages occupés par le MNLA pour assurer le retour des populations partis à l’exode et pour leur sérénité ;
- Rejet de tout schéma d’interposition entre notre armée et les rebelles. Les agitations de la France et des Nations-Unies sont suffisamment claires d’une telle éventualité.
- Tenue du dialogue sur notre territoire et plus précisément à Mopti, qui de par sa position géographique se trouve au milieu du Pays.
- Audit de tous les projets affectés dans le Nord-Mali ;
- Condamnation ferme des exactions des deux côtés (MNLA et Forces Armées et de sécurité) des populations civiles et militaires désarmées ;
- Soutien total aux Forces Armées et de Sécurité du Mali ;
- ouverture d’une enquête judiciaire sur tous les cas d’atrocités avérées afin de poursuivre leurs auteurs.

La situation est grave : les dernières nouvelles indiquent une poussée des actes de sabotage des installations stratégiques des villes par le MNLA. Après Kidal et Tessalit, maintenant c’est le tour de Tonka, Léré, Ménaka, Tessit, Tinzawaten.

Il faut sauver le Mali !

Pour le Bureau Politique
Le Président Cheick Oumar Sissoko

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 06:27

 

Pendant qu'Israël et l'Iran se font des menaces, le journal anglais le « Sunday times » révèle l'un des secrets que l'armée israélienne garde en cas de guerre contre l'Iran. Ce secret serait qu'Israël attaquerait avec la bombe électromagnétique.

Le « Sunday times » a parlé avec des spécialistes américains en sécurité, qu'ils pensent que la crainte s'agrandit, qu'Israël envoi la bombe électromagnétique.

C'est une bombe qui se met en marche dans les airs pour désactiver tout appareil électrique et électronique, ainsi que brouiller les télécommunications au sol, ce qui ramènerait l'Iran à l'âge de pierre.

Ce n'est pas la première fois que l'on révèle les programmes israéliens ou américains sur une éventuelle attaque contre l'Iran. Et maintenant voici les révélations sur la bombe électromagnétique.
Cette publication du « Sunday times », peut augmenter la dissuasion israélienne, et peut aussi avertir, qu'une attaque contre l'Iran s'approche.

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 13:12
 

 

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Le CRIF en flagrant délit de mensonge et d’appel à la haine.

mardi 20 décembre 2011 par le Bureau National de l’UJFP

Salah Hamouri n’est pas si tôt libéré que diverses officines sionistes déclenchent contre lui une campagne de diffamation et de haine.

Le président du CRIF Richard Prasquier y va de son couplet, publiant des propos supposés de Salah alors même qu’il les a démentis ainsi que, preuves à l’appui, les journalistes de l’agence Reuters censés les avoir recueillis ! Il en fait même un éditorial.

Monsieur Prasquier est un adepte de l’adage : « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ».

S’il ne prononce pas dans les heures qui viennent démenti et excuses, nous proposerons à toutes les organisations démocratiques d’exiger ensemble qu’il soit poursuivi pour appel à la haine.

Aujourd’hui, nous recevons les photos de la mosquée de Décines taguées de croix gammées mais Monsieur Prasquier n’a rien à en dire. Car Monsieur Prasquier développe un communautarisme de guerre.

 

L’Union Juive Française pour la Paix ne laissera aucun racisme en paix.


Bureau National de l’UJFP le 20-12-2011

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 17:17

 

Politique - le 14 Octobre 2011

 

La ville de Neuilly-sur-Seine refuse de commémorer la répression du 17 octobre 1961

La ville de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a refusé de commémorer le 50e anniversaire de la répression du 17 octobre 1961, durant laquelle de nombreux Algériens avaient été tués, et cette décision a été jugée vendredi "inacceptable" par le maire de Nanterre Patrick Jarry.


"Je suis indigné par cette décision inacceptable", écrit dans un communiqué Patrick Jarry (Gauche citoyenne) qui a invité le maire de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin (Divers droite), à une cérémonie sur l'île du Pont avec les maires d’Argenteuil, Asnières, Clichy-la-Garenne, Colombes et Gennevilliers.

 

Le maire de Neuilly a expliqué son refus d'accueillir "cette manifestation d'ampleur régionale" par le fait que sa ville "n'a jamais été associée à cet événement par le passé".

 

"Cette affirmation est contraire à la vérité historique: c'est bien du Pont de Neuilly que ce funeste 17 octobre 1961, des centaines de manifestants pacifiques, des enfants, des femmes et des hommes, dont beaucoup venaient de Nanterre, ont été réprimés, battus, tués et jetés dans la Seine par la police", lui a répondu Patrick Jarry.

 

Une bonne partie des 30.000 personnes qui avaient répondu à l'appel à manifester du Front de libération nationale (FLN) étaient partis de Nanterre qui abritait une forte communauté algérienne.

 

  • A lire aussi :

17 octobre 1961, un crime d’État oublié. Tribune de Mouloud Aounit, président d’Honneur du MRAP, et Madjid Si Hocine, animateur du collectif l’Égalité d’abord !
Sur la commémoration du 17 octobre 1961 à Nanterre

--> Lundi 17 octobre, l’Humanité célèbre le cinquantième anniversaire du massacre des manifestants algériens à Paris avec un supplément de 8 pages consacré à ces heures noires de l’histoire de France

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 10:17

Le chanoine de Latran en rêvait, le chef de l’état l’a fait : la France sous son règne, il la veut désormais en fille aînée de l’OTAN. Certes, il consent à partager ce rôle en une position gémellaire avec le locataire du 10 Downing Street mais, depuis hier, champagne! On peut pavoiser à l’Élysée et laisser tomber le masque. Il y a quelques jours encore, Paris indiquait que « la France ne participe pas à l’assaut ». Hier, des «sources diplomatiques» faisaient savoir de même et sans rire à l’Agence France presse que les forces spéciales n’y étaient pour rien, tout le mérite de cet épilogue devant revenir aux hommes d’Alassane Ouattara. L’affreux Laurent Gbagbo est arrêté et c’est bien grâce à l’intervention de la force Licorne sous la bannière de l’ONU. Entre temps, plus de 500 000 ivoiriens croupissent, réfugiés, aux frontières du pays, la population d’Abidjan n’a plus à manger et, avis à qui serait tenté de choisir son «bon» et son «méchant» dans cette affaire, demeure le spectre du massacre de Duékoué. Une seule chose est certaine: Bolloré, Total, Bouygues et autres France Télécom peuvent respirer; comme le disait un politologue à un quotidien économique, voilà quelques jours, « les investisseurs français ont de beaux jours devant eux en Côte d’Ivoire ».

Ah, les beaux jours... En moins d’un mois, notre pays est engagé dans deux guerres. Ceux qui hier, y compris à gauche, soutenaient l’intervention du bras tricolore armé de l’atlantisme en Libye, commencent à trouver celle-ci plus embarrassante. Elle ne l’est pas moins que le risque d’enlisement de la première, décrétée pour faire passer au second plan la voix des peuples de Tunisie et d’Égypte. Le choix délibéré de donner la priorité au bombardement d’un régime à bout de souffle dans un pays où l’idée de nation fait moins florès que dans les autres de la région, a laissé toute latitude à la dégradation mortifère de la situation en Côte d’Ivoire, traînant depuis l’élection présidentielle. De quelle «légitimité» le nouvel homme fort d’Abidjan ainsi propulsé au pouvoir réel pourra-t-il jouir, dans son pays, aux divisions plus qu’explosives, comme dans la région, qui ne l’est pas moins? Là où la force de la politique devrait primer, le président de la République et ses amis du G8 ont délibérément opté pour la politique de la force.

Avec la Libye, l’Organisation des Nations Unies a réitéré le précédent de 1998 de la guerre atlantiste à la Serbie, au prétexte du Kosovo. Avec la Côte d’Ivoire, l’ONU ne sort pas grandie de devenir la chambre d’enregistrement des cibles de l’Empire et de l’un de ses deux chiens de garde. On mesure dans cette instance le poids non-négligeable de la France: négatif ici par contraste à la position prise en 2003 contre la guerre du pétrole en Irak. Pas plus que le pouvoir n’a daigné laisser débattre de ces questions un Parlement, pourtant fort majoritairement acquis à sa cause, il n’entend, avec ses «Alliés» laisser les Africains maîtres d’une histoire, dans laquelle, il est vrai, il estime qu’ils ne sont pas entrés. Le mépris dans lequel sont tenus les peuples comme leurs intellectuels ou leur instance de dialogue régional, l’Union africaine, en Libye comme en Côte d’Ivoire, ne restera pas sans trace; pas plus qu’il ne peut servir la moindre solution, politique comme humanitaire. De la Libye à la Côte d’Ivoire, on ne peut que persister à penser, avec Rony Brauman, que «Jamais des bombardements n’ont permis d’installer la démocratie ou de pacifier un pays». Qu’ils aient ou non le faux-nez d’une licorne.

La priorité au bombardement du régime à bout de souffle de Khadafi pour détourner l’attention des mouvements des peuples arabes a laissé toute latitude à la dégradation mortifère de la situation en Côte d’Ivoire.

 

Par Michel Guilloux

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 07:17

Par LEXPRESS.fr, publié le 26/03/2010 à 18:23 - mis à jour le 29/03/2010 à 18:13

 
 

Etats-Unis et Russie ont annoncé, vendredi 26, la signature le 8 avril d'un nouvel accord de désamement nucléaire remplaçant le traité de réduction des armes stratégiques START I, qui est arrivé à échéance le 5 décembre. Rappel des grandes étapes du désarmement.

 

1er juillet 1968 : Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Entré en vigueur le 5 mars 1970, il interdit aux cinq détenteurs officiels de l'arme nucléaire - Etats-Unis, URSS, Royaume-Uni, Chine, France - de livrer du matériel ou des renseignements aux autres Etats, lesquels s'engagent à ne pas produire de bombes. Lors des conférences de révision du TNP, menées tous les cinq ans à partir de 1975, l'absence d'interdiction des tests constitue la principale source de discorde. 

26 mai 1972 : Accords SALT I (Strategic Arms Limitation Treaty), signés à Moscou entre les Etats-Unis et l'URSS sur la limitation de leurs armements stratégiques. Ils gèlent pour cinq ans le nombre de lanceurs d'engins nucléaires et sous-marins stratégiques des deux pays. 

26 mai 1972 : Traité sur la limitation des systèmes de missiles antimissiles balistiques (ABM) entre les Etats-Unis et l'URSS. Un protocole additionnel est ajouté le 3 juillet 1974. Les Etats-Unis se retirent du traité ABM en 2002. 

18 juin 1979 : Accords SALT II, signés à Vienne entre les Etats-Unis et l'URSS, limitant la croissance quantitative et qualitative des armes nucléaires stratégiques américaines et soviétiques. Les Etats-Unis décident, en novembre 1986 de ne pas ratifier le traité.  

8 décembre 1987 : Traité sur les Forces nucléaires intermédiaires (FNI), entre l'URSS et les Etats-Unis, visant à l'élimination de leurs missiles à portée intermédiaire et à plus courte portée (5 000 à 5 500 kilomètres). Entrée en vigueur le 1er juin 1988. 

19 novembre 1990 :Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE). Signé à Paris entre l'OTAN et le Pacte de Varsovie, il vise à éliminer l'avantage numérique dont disposent les forces du Pacte de Varsovie en terme d'armement conventionnel. Depuis sa ratification, plus de 60 000 chars, missiles, batteries d'artillerie, avions et hélicoptères de combat ont été mis hors service.  

 

31 juillet 1991 : Traité START I (Strategic Arms Reduction Treaty). Signé à Moscou par George Bush et Mikhail Gorbatchev. Le traité prévoit la réduction d'un tiers des arsenaux d'armes nucléaires stratégiques, soviétiques et américaines (1 600 vecteurs et 6 000 ogives actives). Ratifié par l'URSS en 1994. 

3 janvier 1993 : Traité START II, signé à Moscou par George Bush et Boris Eltsine. Il prévoit l'élimination des missiles sol-sol dotés de têtes nucléaires (MIRV), la réduction du nombre d'armes nucléaires stratégiques américaines à 3 500 et le nombre d'armes stratégiques russes à 3 000. Il est ratifié par le Sénat américain en janvier 1996. La Douma russe le ratifie en avril 2000. Il a permis de ramener de 10 000 à environ 6 000 le nombre des têtes nucléaires déployées respectivement par les Etats-Unis et la Russie, et à 1 600 le nombre de leurs vecteurs (missiles) stratégiques. Il est arrivé à échéance le 5 décembre 2009. 

24 septembre 1996 : Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE)- ou CTBT (Comprehensive Test Ban Treaty). Signé à ce jour par 155 Etats, dont les cinq pays dotés de l'arme nucléaire. 44 Etats désignés parce que considérés comme des puissances nucléaires par l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), doivent ratifier le Traité pour qu'il entre en vigueur. Parmi ceux-ci, ni l'Inde ni le Pakistan ni la Corée du Nord, ne l'ont encore signé. La France et le Royaume-Uni ont été le 6 avril 1998 les premiers Etats dotés de l'arme nucléaire à le ratifier. Les Etats-Unis, la Russie et la Chine ne l'ont pas ratifié. 

24 mai 2002 : signature du Traité de désarmement stratégique (SORT) à Moscou par le président américain George W. Bush et le président russe Vladimir Poutine. Ce traité engage les deux Etats à réduire de deux-tiers leur arsenal d'armes nucléaires stratégiques qui passera de 6 000 têtes nucléaires environ à à une fourchette de 1 700 à 2 200 chacun d'ici 2012. Il est officiellement ratifié le 1er juin 2003 lors d'un sommet à Saint-Pétersbourg en Russie.  

30 novembre 2007 : Moscou suspend sa participation au traité FCE (1990) en raison du projet de Washington d'installer des sites de défense antimissile en Pologne et en République tchèque, et menace de dénoncer le traité FNI de 1987. 

6 juillet 2009 : les présidents Barack Obama et Dimitri Medvedev signent à Moscou un accord préalable sur la réduction de leurs arsenaux nucléaires stratégiques. Les Etats-Unis et la Russie conviennent d'abaisser à respectivement 1 500/1 675 le nombre des têtes nucléaires et à 500 et 1 100 le nombre des vecteurs nucléaires (missiles intercontinentaux, embarqués à bord de sous-marins et bombardiers stratégiques) de chacun des deux pays. 

26 mars 2010 : Washington et Moscou annoncent avoir conclu un accord sur un nouveautraité de désarmement START; ils doivent le signer le 8 avril à Prague. Prévoyant de limiter à 1 550 le nombre d'ogives nucléaires (contre 2 200 en vertu du traité de Moscou signé en 2002), ce traité doit remplacer celui de 1991, qui a expiré en décembre 2009. Il réduit à 800 le nombre de lanceurs autorisés de chaque côté et même à 700 le nombre de lanceurs déployés (contre 1 600). Les deux pays détiennent plus de 90 % des quelque 23 000 têtes nucléaires existant dans le monde.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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