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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 10:59

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André Chassaigne

nicolas sansu

Rail : la grève a bien aiguillé l’Assemblée nationale

Adrien Rouchaleou

Vendredi, 20 Juin, 2014

En séance, le texte sur la réforme ferroviaire a été fortement amendé, notamment par le groupe communiste. Un compromis en forme de recul pour le gouvernement.

Et si le rapport de forces payait parfois ? Dans la nuit de mercredi à jeudi, le projet de loi de réforme ferroviaire débattu à l’Assemblée nationale a subi une modification majeure, par le vote d’amendements déposé par le groupe Gauche démocratique et républicaine (GDR) et son président, André Chassaigne. Des modifications assez significatives pour qu’il se dise, ici et là, qu’elles pourraient mettre fin à la situation de crise qui dure depuis dix jours, avec un mouvement de grève particulièrement fort des agents de la SNCF.

C’est le cœur des revendications des cheminots en grève qui était en question. Ceux-ci demandent la réunion de la SNCF et de Réseau ferré de France (RFF), séparés en 1997, en une seule entreprise, quand le projet du gouvernement en prévoyait trois : une structure « mère » chapeautant deux autres structures, pour le « réseau » (les rails) et pour la « mobilité » (les trains). Une différence entre un choix d’unicité (celui des syndicats cheminots) et un choix d’unité (celui du gouvernement) lourd de conséquences, puisque cette seconde proposition permettrait à l’avenir sans grande difficulté de séparer à nouveau les deux établissements, dans le cadre de la libéralisation du transport ferroviaire.

« Avoir un employeur unique »

Le groupe GDR a, dans les débuts du débat, défendu, par la voix du député communiste Nicolas Sansu, un amendement réunissant toutes les activités dans un seul établissement public industriel et commercial (Epic). Sans grand espoir de le voir adopté : il aurait été contraire aux exigences de Bruxelles, et aurait de fait changé trop profondément la nature du projet gouvernemental.

Cette éventualité logiquement rejetée, les députés communistes n’ont pas pour autant prévu de désarmer : « en manière de repli », selon l’expression d’André Chassaigne, ils passent à l’offensive pour obtenir une très forte intégration des trois Epic prévus par le texte, avec une forte prééminence de la structure mère. « Il faudrait que cet établissement de tête soit suffisamment musclé pour qu’on ne puisse pas le morceler demain », avait annoncé le chef de file des députés Front de gauche dès l’ouverture des débats.

C’est un amendement défendu par André Chassaigne sur l’article premier qui modifie assez l’équilibre du texte pour que Thierry Lepaon puisse estimer, au matin du jeudi, que le mouvement à la SNCF était « arrivé à un tournant ».

Le principe en est assez simple : les cheminots ne seront pas employés par « SNCF réseau », ni par « SNCF mobilité », les deux Epic filles, mais par l’Epic mère. « Avoir un employeur unique est l’une des conditions de la réunification de la famille cheminote, même s’il ne s’agit que d’une partie des missions pouvant lui être confiées », défend le député du Puy-de-Dôme. « Cet amendement participe à la construction d’un employeur unique, qui serait l’aboutissement de l’intégration sociale. » Tout comme des amendements finalement déposés par la majorité sur la création d’un comité central d’entreprise au niveau du groupe, qui sera aussi le niveau de référence des négociations sociales.

Les cheminots se prononceront en AG

Étrangement, en séance publique, le rapporteur de la commission du développement durable, Gilles Savary (PS), comme le secrétaire d’État aux Transports, Frédéric Cuvillier, se sont montrés très enthousiastes, alors qu’en commission ils en avaient demandé le retrait. « Je ne peux pas être favorable à cet amendement. Tous les salariés du groupe ne seront pas employés par l’Epic de tête », avait alors déclaré le rapporteur. À l’UMP, on avait compris le fond de l’amendement. « Je félicite M. André Chassaigne pour cet amendement très habile : cette disposition d’apparence anodine fait virtuellement sauter la totalité de la réforme ! » s’était exclamé Laurent Furst. Un autre amendement, déposé par Europe Écologie-les Verts, renforce cette recherche d’unicité du groupe, actant « le caractère indissociable et solidaire » des trois Epic.

Que s’est-il passé entre-temps pour que la majorité et l’exécutif opèrent ce revirement ? Peut-être qu’après tout la grève n’est pas si inutile que ça de nos jours ! Les AG de cheminots doivent se prononcer vendredi sur la poursuite du mouvement. Le secrétaire de la fédération des cheminots de la CGT, Gilbert Garrel, mettait, hier, en garde contre « l’enfumage » que représentent pour lui les amendements votés.

Encore des batailles à mener Toutes les questions ne sont pas réglées. Reste notamment celle de la dette de 40 milliards d’euros qui plane sur la SNCF. C’est elle qui pèse sur l’emploi et conduit l’entreprise à privilégier des embauches contractuelles plutôt que sous statut. C’est elle aussi qui limite les investissements pourtant nécessaires. Les députés PCF préconisent qu’elle soit placée dans une caisse de défaisance avec ressources propres.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 08:36

A travers un communiqué commun, 11 vice-présidents communistes de régions chargés des transports réagissent au mouvement à la SNCF et au vote de la réforme. Parmi ces 11 vice-présidents, Pierre Mouraret, maire de Dives-sur-Mer.

“Comme nous avons eu l’occasion de l’exprimer à plusieurs reprises notre pays a besoin d’une réforme ambitieuse du système ferroviaire pour répondre aux besoins de mobilité de nos concitoyens, pour réussir la transition énergétique. Une réforme qui donne au rail et au service public les moyens d’une nouvelle efficacité. Force est de constater que le projet de loi du gouvernement ne répond pas à ces défis et ce sont ces questions qui sont au cœur du mouvement de grève des cheminots. Un mouvement qui est force de propositions pour une réelle réunification du système, son désendettement et le maintien du statut garant d’une haute sécurité ferroviaire. L’absence de réponse aux questions majeures du désendettement du système ferroviaire et de la mise en place de financements nouveaux, pérennes, dynamiques compromet à court terme le service public ferroviaire. Il manque annuellement 1,5 milliard d’euros pour son financement, c’est l’équivalent des intérêts annuels de cette dette qui atteint 40 milliards d’euros. C’est la raison pour laquelle nous sommes en accord avec la proposition syndicale de création d’une structure de défaisance de la dette à l’instar de ce qui avait été fait pour résorber en son temps celle du Crédit Lyonnais. Alors qu’il y a besoin d’investissements plus importants pour assurer le maintien de l’offre et de la qualité des trains du quotidien (Transillien, TER, TET), pour le renouvellement du matériel ferroviaire, pour la remise à niveau des voies empruntées par nombre de trains régionaux trop souvent délaissés des programmes de modernisations en cours, il n’y a toujours pas d’engagement clair du gouvernement pour la mise en place d’une ressource dédiée pour contribuer au financement des transports régionaux qui assure pourtant aujourd’hui la part majeure des déplacements indispensables à l’activité du pays. Nous affirmons qu’une réforme beaucoup plus ambitieuse du système ferroviaire est possible. Les revendications et propositions des cheminots doivent être prises en compte. Il en va de l’intérêt général, il en va de devenir du TER, de la qualité du service public, de la réponse à la crise environnementale. Il n’est pas acceptable que ce gouvernement ne tire pas enseignement des alertes fortes dont témoignent les résultats des élections municipales et européennes. Il est encore moins acceptable qu’il joue sur l’enlisement du conflit et sur la division. L’avenir de ce service public est l’affaire de tous, il en va du droit au transport, du développement du fret ferroviaire. Nous appelons le gouvernement à entendre les exigences d’une réforme structurelle et financière ambitieuse qui s’expriment depuis des mois bien au-delà des milieux syndicaux”.

> Jean-Michel Bodin (Région Centre), Gilles Bontemps (Région Pays de la Loire), Daniel Beurdeley (Région Picardie), Luc Bourduge (Région Auvergne), Patrick Hatzig (Région Lorraine), Gérard Lahellec (Région Bretagne), Noël Levillain (Région Haute-Normandie), Charles Marziani (Région Midi-Pyrénées), Pierre Mathieu (Région Champagne-Ardenne), Pierre Mouraret (Région Basse-Normandie), Jean-Paul Pinaud (Région Bourgogne)

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 16:21

Syndicat CGT de France Télévision : SNCF, France 2 ou la haine du gréviste

SNCF, France 2 ou la haine du gréviste

Le 13 juin 2014, les cheminots, majoritairement en conflit avec leur direction, décident la
grève dont l’objectif à termes est le maintien de leur statut social dans la fonction publique.

Le commentaire à l’antenne ne s’attardera pas, bien sur, sur l’ouverture du rail à la
concurrence en 2002 exigée par l’Union Européenne, ni sur le fait que la réforme crée une entité supplémentaire au-dessus de la SNCF et de RFF, ouvrant la porte à la privatisation.

OUI ! Les salariés de la SNCF sont inquiets. Les exemples en matière de privatisation ne
manquent pas qui ont donnés les catastrophes que l’on sait comme le rail en Grande
Bretagne et les cascades d’accidents ferroviaires qui ont suivis. Ou encore comme
« Orange » avec les dégâts humains qui ont fait la « Une » de nos éditions.
Le journal du 20H de France 2, au service du public, y consacre un reportage en longueur, mais pas sur le fond. Ce sont de multiples interviews sur le ressenti des usagers qui expriment, pour beaucoup, leur mécontentement.

Pourtant... Quel droit de réponse des salariés gréviste pour expliquer cette situation aux
français ? Quid de l’égalité du temps de parole ? Le motif de cette grève est peu expliqué
par la rédaction de France 2. Est-ce à dessein ? On peut s’interroger.

Le vrai scandale, c’est que faute de négociation les cheminots soient contraints à la grève.

Plusieurs journées sans salaire pour un cheminot seraient sans aucune incidence ?

L’autre scandale, c’est l’attitude de la rédaction qui « omet » d’en exposer les motifs pour
ne relever que la gêne sur les usagers ! Pourquoi aucun syndicaliste de la CGT, premier
syndicat des cheminots, ou de SUD RAIL, n’est-il sollicité pour répondre à France 2 ?

Pourquoi un journaliste en « stand-up » sur le plateau parle-t-il des salaires des cheminots ? Quel est le rapport avec l’actualité ? Seraient-ils grassement payés ? Auraient-ils même la garantie de l’emploi ? Certains partiraient-ils à 60 ans, cet âge privilégié ?

S’il s’agissait d’autres pays récemment dans l’actualité, nous parlerions de propagande. Ici le jeu est plus subtil puisque c’est précisément à l’échelle d’une vaste interview collective « in vivo » où l’usager même donne son avis, presqu’en direct à la télévision, au journal de 20 H... Alors forcément, cela devient une vérité incontestable.

Quelle est cette méthode journalistique réductrice qui n’enquête pas et qui n’informe pas
sur les tenants et les aboutissants ? Quelle est cette méthode journalistique populiste qui
jette une partie des français, les bons et légitimes contre les autres, les mauvais ceux qui
se battent non seulement pour leurs droits mais également pour un vrai service public ?

Pourquoi un tel parti pris antisocial dans le traitement de l’information sur le service public, qu’il s’agisse de faits de grève dans les transports en commun ou ailleurs ?

Cette vision tendancieuse et libérale du journalisme est choquante et devient malheureusement trop systématique à France 2 dès lors qu’elle relate des conflits

La CGT dénonce avec force cette information tronquée et orientée qui ne sert ni à la compréhension ni au décryptage de la réalité si indispensable aujourd’hui.


Paris, Le 17 juin 2014

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 14:50

Casse de la SNCF : tous concernés, tous solidaires des cheminots !

mardi 17 juin 2014

Le 16 octobre dernier, Frédéric Cuvillier, secrétaire d’Etat aux transports, a présenté son projet de loi de « réforme » du système ferroviaire. Selon monsieur Cuvillier, ce projet aurait pour objectif « d’unifier » et de « renforcer » le service public du transport, ainsi que d’améliorer le statut social des travailleurs du rail. Il affirme qu’il s’agit aussi de réduire les coûts et d’augmenter la rentabilité de la SNCF, tout en finissant d’ouvrir totalement le rail à la concurrence, exigence « européenne » ardemment défendue par le patronat français... A moins que le secrétaire d’Etat ne soit tombé par hasard sur la baguette magique d’Harry Potter, il semble difficile de concilier tous ces objectifs.

Pas dupes, les syndicats CGT, SUD et UNSA de la SNCF ont bien compris que, parmi ces objectifs contradictoires, ceux favorables au service public et aux conditions de travail des cheminots seraient sacrifiés. En effet, le gouvernement prétend réunifier les deux entreprises séparées en 1997, la SNCF et Réseau Ferré de France (RFF), en en créant une troisième : le « groupe SNCF ». Au lieu de deux structures ayant chacune leur propre conseil d’administration et leurs propres institutions représentatives du personnel, il y en aurait donc trois. Bel exemple d’unification ! De plus, la création du groupe et la filialisation de la SNCF et de RFF – puis leur transformation, à terme, en Sociétés Anonymes (comme pour La Poste) – ouvrent la voix à un démembrement total du service public du transport ferroviaire. Il suffira de couper la tête pour que les membres se disloquent.

Pas dupe non plus, le patronat français voit là une occasion de s’emparer d’un marché juteux en détruisant le service public. Il l’a d’ailleurs fait savoir par la voix d’un de ses représentants, le député UMP Dominique Bussereau, qui a déclaré dans La vie du rail : « Lorsque nous reviendrons au pouvoir, il sera très aisé de faire disparaître l’EPIC [1] de Tête pour éclater définitivement le système comme nous le souhaitons ». La droite a au moins le mérite d’annoncer plus clairement la couleur que le Parti « Socialiste » !

Solidarité avec les grévistes !

Les grands médias présentent la grève des cheminots comme une « prise d’otage » par des travailleurs arc-boutés sur leurs « privilèges » et incapables d’évoluer. Au passage, les médias surfent sur le mécontentement des usagers. Or le mécontentement des usagers date d’avant la grève. Il vient de l’augmentation des prix des billets, de la baisse des fréquences, de la vétusté de certaines lignes, qui entraîne accident et retards... Bref, le mécontentement des usagers vient de la dégradation du service public, conséquence directe des politiques gouvernementales.

Les trains ne roulent pas tous seuls. La construction et l’entretien de milliers de kilomètres de voie, une bonne formation et de bonnes conditions de travail pour les aiguilleurs et les conducteurs, gages de sécurité pour les voyageurs, et tout ce qui est nécessaire au transport : cela à un coût et nécessite de gros investissements. Ces investissements ont été pris en charge par des générations de travailleurs qui, par leurs impôts et leur travail, ont construit une infrastructure immense et de qualité qu’aucun groupe capitaliste n’aurait pu mettre en place. Aujourd’hui, le patronat voudrait s’approprier les fruits de cet effort collectif en dépeçant le service public pour s’en approprier les parts les plus rentables.

Les travailleurs usagers et les travailleurs du rail ont le même intérêt – un service public de qualité – et un même ennemi – la classe dirigeante et sa cupidité sans borne. Nous ne devons pas nous laisser diviser, nous devons organiser la solidarité entre tous les travailleurs et nous rappeler que quand les cheminots font grève pour défendre le service public du rail, ce sont les droits de tous qu’ils défendent !

Martin Carmine

[1] « Etablissement Public Industriel et Commercial », une entreprise publique gérée comme une entreprise privée.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 14:23

Venez soutenir les piquets de grève des cheminots !

Publié le 16 juin 2014 | Maj le 18 juin

Les cheminots ont besoin de votre soutien, passer sur un piquet de grève, apporter des croissants, discuter un moment, venir exprimer sa solidarité, permettent aux grévistes de tenir et de se sentir moins seuls dans la lutte.

D’après les dernières informations reçues par des camarades du "Collectif Les Piratés", aux différentes AG des cheminots il y a en ce moment :
Gare Part-Dieu : 200 personnes
Gare de Perrache : 300 personnes
Oullins : 100 personnes

Les AG ont décidé de poursuivre la grève mercredi !

Voici une liste non exhaustive des piquets de grève de l’agglomération lyonnaise :

La Mouche (Rue Pierre Seymard, Lyon 7eme)
UP Scaronne (11 Av. Leclerc, Lyon 7)
Gare de triage Sibelin (entre Solaize et Feyzin)
Rue Croix barret (entre route de Vienne et rue de Gerland)
Venissieux (rue pierre semard)
Gare de Perrache (Plusieurs : Vers Perrache Effia, vers rue dugas Montbel)
Gare Part-Dieu
Conducteur Part Dieu : Rue Michel Rambaud - derrière les Brotteaux)
Oullins (Angle quai Pierre Semard / rue Gabriel Péri)

Vos compléments sont les bienvenus pour étoffer cette liste.
Tournée de solidarité des piquets de grève mardi, RDV à 4h00 !!

Proposer un complément d'infos

  • Le 17 juin à 20:53, par bertin#

    comme beaucoup de français non fonctionnaires, je n’ai jamais trop soutenu les revendications des cheminots (une certaine jalousie ..) mais là je vous soutiens +++ le problème c’est que vous avez les media contre vous, que vous expliquez mal aux français les raisons de votre grève ( les medias ne parlent que de l’âge du départ à la retraite .. ce qui est peu populaire en France) et que même vos syndicats sont divisés et vous défendent très mollement ..en plus vous avez la gauche et la droite contre vous ..je vous donne une idée.. puisqu’on vous dit que c’est une réforme européenne nécessaire et qu’on nous bassine en nous disant que les Allemands sont des meilleurs européens que nous, exigez que la réforme qui vous est appliquée soit la même qu’en Allemagne !! lisez l’article du Monde à l’adresse :http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/30/la-liberalisation-du-rail-se-fera-aux-conditions-allemandes_1824374_3234.html ; la chancellière allemande a soutenu les cheminots allemands(elle !! bravo !!) et a obtenu (contre les exigences de Bruxelles !!) qu’il n’y ait pas de " séparation totale des activités de gestion des infrastructures et d’exploitation commerciale des lignes." !! puisqu’ils l’ont obtenu (’Allemagne et Autriche), pourquoi Hollande et la gauche et les syndicats ne se battent pas pour obtenir la même chose ! expliquez ça aux français et ils vous soutiendront !bon courage et tous mes voeux !

  • Le 16 juin à 18:17, par#

    à Grenoble aussi on lache rien :
    101 présent à l’AG ce lundi alors qu’on était 98 vendredi !

    piquet tous les matin à 5h30 devant l’Escale quai A de la gare

Articles de la thématique Syndicalisme-mouvement ouvrier

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 06:05
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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 07:51

Les prix des billets de train ont triplé en Grande-Bretagne depuis la privatisation du rail, en 1994

Les prix des billets de train ont triplé en Grande-Bretagne depuis la privatisation du rail, en 1994

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Pour combattre idéologiquement la « réforme ferroviaire » en France – qui ouvre la voie à la libéralisation-privatisation du rail – il est nécessaire de faire le bilan de la privatisation du rail dans un pays voisin, comparable : la Grande-Bretagne, pionnier du processus il y a 20 ans.

Combien ça coûte, une privatisation ? Le syndicat des transports britannique TSSA livre l'addition, salée en ce 1 er avril. Hélas, la blague est mauvaise : en moyenne les tarifs des lignes entre Londres et les grandes villes de province ont triplé depuis 1994.

1994, c'est la date de la privatisation du « British Rail », la SNCF britannique. « British Rail » est éclaté d'une part en 25 opérateurs privatisés (correspondant aux lignes de train), d'autre part en un gestionnaire d'infrastructures (« Railtrack ») lui-même privatisé en 1996.

Une privatisation inscrite dans le processus d'intégration européenne, et le respect de la directive 91/440 qui réclame la séparation du gestionnaire du réseau et des opérateurs, livrant les services de transport à la concurrence privée.

Les groupes privés nés de la privatisation des bus …

à l'assaut du rail britannique privatisé en 1994 !

Chacune des lignes urbaines, infra-régionales et inter-cités a été concédé à une multitude d'acteurs privés vite regroupés en monopoles britanniques – souvent issus de privatisations antérieures –, concurrencés par les grands monopoles européens, français, hollandais ou allemands.

Aujourd'hui, sur les cinq principales lignes, la East Coast main line (Londres-Edimbourg),Great Western main line (Londres-Cardiff), la Midland main line (Londres-Leeds) appartiennent à des groupes britanniques, respectivement « National express », « First Group » et « Stagecoach group ».

Ces trois entreprises se sont enrichies grâce à la privatisation des bus dans les années 1980. Privatiser un secteur (ici les bus), en créant une fausse concurrence, pour ensuite ouvrir les autres secteurs (là, le rail) à la concurrence privée, telle a été la stratégie poursuivie en Grande-Bretagne.

Les deux autres lignes sont entre les mains de monopoles multi-nationaux, c'est le cas de la « Great Eastern main line » (Londres-Norwich) qui appartient à la société des chemins de fer hollandaise (« Nederlandse spoorwagen ») et surtout le joyau de la « West Coast main line » (reliant Londres à Manchester, Liverpool, Glasgow) concédé à Virgin de Richard Branson.

Entre 141 et 245 % de hausse des tarifs

Le bilan se passe de commentaires, les prix ont augmenté entre 141 % et 245 % sur les dix principales lignes nationales entre 1994 et 2014, dépassant largement le taux d'inflation global (officiel) de 78 %.

Les records vont aux lignes gérées par « Virgin » : l'aller-retour libre (« anytime return ») entre Londres et Manchester s'élève à 321 £ (390 €!) en 2014 contre 93 £ (112 €) en 1994 ( + 245 %), le même trajet entre Londres et Liverpool revient à 300 £ contre 91 £ il y a 20 ans.

La liste est longue : aller à Bristol coûte désormais 193 £ (contre 56 £ en 1994, + 245 %), à Cardiff 213 £ (+ 209 %), Birmingham 164 £ (+ 204 %), Nottingham 160 £ (+ 182 %), Glasgow 352 £ (+ 179 %), Leeds 249 £ (+ 179 %), Newcastle 301 £ (+ 151 %), Edimbourg 304 £ (+ 141 %).

Les propos du secrétaire-général du syndicat des transports TSSA sonnent juste : « Cela prouve ce que chaque passager subit dans sa chair : l'industrie du chemin de privé privé nous spolie depuis vingt ans ».

Les tarifs du rail britannique sont désormais les plus chers d'Europe, ils sont en moyenne deux fois plus élevés qu'en France.

Tarifs prohibitifs, sécurité en berne, trains en retard, subventions publiques exorbitantes : l'enfer de la privatisation !

Le rapport publié par le Congrès des syndicats britanniques (TUC) en juin dernier : « The great train robbery » (le « grand hold-up du rail ») allait contre toutes les idées reçues, tout l'argumentaire fallacieux des privatiseurs il y a 20 ans :

Les investissements sont déficients du côté des investisseurs privés, le matériel roulant est de plus en plus vieux. Inquiétant quand on se souvient la vague d'accidents qui avait endeuillé le rail britannique au début des années 2000, au plus fort de la privatisation du secteur

Ce système fragmenté et anarchique est très coûteux (40 % de plus que le système français), c'est aussi un gouffre en subventions publiques (deux fois plus d'argent consacré aux projets d'infrastructures fructifiés par le privé).

On pourrait enfin ajouter que les trains sont de plus en plus en retard, un train sur six circule avec plus de 10 minutes de retard en Grande-Bretagne contre un sur dix en France : comme quoi Tchatcher n'a « pas fait arriver les trains à l'heure » !

La privatisation a surtout permis la domination de monopoles britanniques ou internationaux, souvent branche internationale des anciens ou actuels monopoles publics nationaux : « Nederlandse spoorwagen » hollandaise, « Deutsche bahn » allemande et SNCF française.

pendant ce temps la SNCF investit des milliards en Angleterre !

Pour la SNCF, c'est sa branche Keolis qui s'est occupé de se tailler une partie de plus en plus importante du réseau, la conquête de « parts de marché » ayant commencé en 2007, essentiellement par la mise en place de « joint ventures » (entreprises co-gérées par plusieurs maisons mères), notamment dans « Govia » avec le groupe britannique « Go-Ahead ».

Ainsi, Keolis s'occupe en partenariat de quatre ligne de trains : le Transpennine express (reliant les villes du nord), le London Midland (entre Londres et Birmingham), le Southern et le Southeastern faisant la liaison entre Londres et le sud de l'Angleterre.

En tout, la SNCF via Keolis contrôle désormais 4 500 km de réseau en Grande-Bretagne, 920 trains, 7 500 employés, pour un trafic annuel de 420 millions de passagers.

Et Keolis ne compte pas s'arrêter là. Il est en concurrence avec « Virgin » et « Stagecoach » pour récupérer une des cinq lignes majeures du pays : la « East coast main line » qui mène de Londres à Edimbourg, un contrat d'un milliard d'euros par an qui commence en 2015 … pour un réseau comparable au réseau Corail inter-cités français !

Qui peut encore prétendre après que les caisses sont vides à la SNCF et qu'il manque d'argent pour entretenir le réseau, garantir des prix accessibles et assurer aux salariés des conditions de travail décentes quand une filiale de la SNCF investit des milliards à l'étranger ?

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 07:15

Ils soutiennent le mouvement des cheminots !

Lundi, 16 Juin, 2014

Nous, citoyen-nes aux engagements divers, demandons que le gouvernement suspende l’examen de ce projet de loi et ouvre les débats sur la situation du transport ferroviaire en France pour permettre de construire un véritable projet pour un service public unifié du transport ferroviaire.

Depuis le 10 juin, les cheminots sont en grève reconductible. Le projet de loi gouvernemental qui prétend réunifier RFF et SNCF en une société unique en façade, entraîne dans les faits la création de trois entités, qui renforceront la séparation entre gestion des infrastructures et exploitation du réseau.

Cette soi-disant « réforme » s’inscrit dans le cadre de la libéralisation du transport européen et revient à soumettre les transports ferroviaires à la logique du marché alors même que l’échec de l’ouverture à la concurrence dans le fret est patent. Dans la réalité, cela risque encore d’accroître le risque de retards et d’accidents au nom de la rentabilité.

La question de la dette accumulée ces dernières années par la SNCF, et qui sert de justification au projet de loi, relève largement de la responsabilité de l’Etat qui a notamment imposé la construction des Lignes à grande vitesse, source d’emprunts très lourds pour la SNCF.

En défendant le service public du rail, les cheminots préservent ce qui doit être un bien commun. Il ne s’agit nullement d’un mouvement « corporatiste » ou visant à sauver de soi-disant « privilèges ». C’est l’intérêt de tous, et c’est une nécessité écologique, de bénéficier de transports communs qui fonctionnent correctement.

La direction de la SNCF et le gouvernement cherchent à opposer les usagers aux salariés en grève et agite les conséquences pour les épreuves du baccalauréat qui commencent le lundi 16 juin. Mais les principaux responsables de cette situation sont ceux qui refusent de prendre le temps d’une véritable discussion sur l’avenir de la SNCF.

Le Président de la République François Hollande et le Premier Ministre Manuel Valls refusent d’entamer une négociation sérieuse et appellent purement et simplement à reprendre le travail, voulant passer en force ce projet à l’Assemblée nationale. On est loin du « dialogue social » prôné par le gouvernement.

Nous, citoyen-nes aux engagements divers, demandons que le gouvernement suspende l’examen de ce projet de loi et ouvre les débats sur la situation du transport ferroviaire en France pour permettre de construire un véritable projet pour un service public unifié du transport ferroviaire.

La liste des signataires :

Clémentine Autain (porte-parole d’Ensemble!)

Ana Azaria (présidente de Femmes Egalité)

Nicolas Benies (économiste)

Christophe Benzitoun (linguiste)

Sophie Béroud (sociologue)

Michel Bianco (conseil d’orientation Fondation Copernic)

Martine Billard (co-présidente du PG)

Frédéric Boccara (économiste)

Paul Boccara (économiste)

Alain Bonhomme (Inspecteur général honoraire des affaires culturelles)

Claire Bornais (mathematicienne)

Anne Bory (sociologue)

Martine Boudet (professeure de lettres)

Ali Boulayoune (sociologue)

Claudy Bouyon (linguiste)

Claude Calame (anthropologue)

Bernard Cassen (secrétaire général de Mémoire des Luttes)

Christian Celdran (administrateur civil honoraire)

Vincent Charbonnier (philosophe)

Pierre Concialdi (économiste)

Eric Coquerel (secrétaire national du PG)

Philippe Corcuff (sociologue)

Jacques Cossart (économiste)

Pierre Cours-Salies (sociologue)

Isabelle Coutant (sociologue)

Thomas Coutrot (économiste, Attac)

Alexis Cukier (philosophe)

Monique Crinon (féministe)

Guillaume Dautel (inspecteur du travail)

Marielle Debos (politiste)

Claude Debons (retraité SNCF)

Christian Delarue (Mrap)

Christian De Montlibert (sociologue)

François Denord (sociologue)

Jean-Michel Drevon (enseignant)

Emmanuelle Desjean (cadre territorial)

Paola Diaz (sociologue)

Yves Dimicoli (économiste)

Paul Dirkx (sociologue)

Aurelien Djament (mathématicien)

Denis Durand (économiste)

Cédric Durand (économiste)

Philippe Enclos (juriste)

Jean-Baptiste Eyraud (Droit au Logement)

Eric Fassin (sociologue)

Jean-Michel Faure (sociologue)

Sonia Fayman (Cedetim)

Fabrice Flipo (philosophe)

Gérard Filoche (Bureau national du Parti socialiste)

Anny Fradin (biologiste)

Pascal Franchet (vice président du CADTM France)

Jean Gadrey (économiste)

Sandrine Garcia (sociologue)

Véronique Gallais (co-fondatrice de l’association Action Consommation)

Florent Gaudez (sociologue)

Elisabeth Gauthier (Espace Marx)

Bertrand Geay (politiste)

Susan George (écrivain)

Jean-Luc Gibelin (commission santé du PCF)

Jean-Luc Godet (physicien)

Nicolas Gregori (psychologue)

Jean-Pierre Guelfucci (physicien)

Caroline Guibet-Lafaye (philosophe)

Fabrice Guilbaud (sociologue)

Françoise Guillou-Pinlet (paysagiste)

Ozgur Gun (économiste)

Patrick Hallinger (Convergence Nationale de défense des services publics)

Jean-Marie Harribey (économiste)

Henri Heckert (sociologue)

Elisabeth Hervouet (syndicaliste FSU)

Georges Hugot (géomorphologue)

Sabina Issehnane (économistes atterrés)

Lucien Jallamion (République et Socialisme)

Michel Jallamion (président de Convergence nationale de défense des services publics)

Fanny Jedlicki (sociologue)

Esther Jeffers (économiste)

Gisèle Jean (ex directrice d’IUFM)

Anne Jollet (historienne)

Marie-Pierre Julien (sociologue)

Pierre Khalfa (co-président de la Fondation Copernic)

Bernard Lacroix (politiste)

Rose-Marie Lagrave (sociologue)

Jean-Paul Lainé (enseignant)

Pierre Laurent (PCF)

Frédéric Lebaron (sociologue)

Jacques Le Bohec (professeur en sciences de l’éducation)

Catherine Leclercq (sociologue)

Hervé Le Crosnier (informaticien)

Serge Le Quéau (membre du CESER de Bretagne)

Thierry Lescant (Sud santé sociaux)

Claire Le Strat (déléguée générale de la Fondation Copernic)

Gilles Lemaire (Aitec)

Laurent Lévy (avocat)

Wenceslaz Lizé (sociologue)

Vincent Lhuillier (économiste)

Corinne Lucas-Fiorato (professeur de civilisation italienne et romane)

Pascal Maillard (syndicaliste snesup)

Jean Malifaud (mathematicien)

Marc Mangenot (économiste)

Myriam Martin (porte-parole d’Ensemble!)

Olivier Masclet (sociologue)

Gustavo Massiah (économiste)

Christiane Marty (chercheuse)

Lilian Mathieu (sociologue)

Gérard Mauger (sociologue)

Jean-Luc Mélenchon (coprésident du PG)

Julian Mischi (sociologue)

Catherine Mills (économiste)

Philippe Nabonnand (philosophe)

Mustapha Nadi (physicien)

Delphine Naudier (sociologue)

Christian Navarro (enseignant)

Frédéric Neyrat (sociologue)

Marie-Sol Ortola (professeure de civilisation espagnole)

Francis Parny (vice-président du Conseil Régional d’Ile de France, PCF)

Willy Pelletier (coordinateur général de la Fondation Copernic)

Roland Pfefferkorn (sociologue)

Jean-François Pélissier (porte-parole d’Ensemble!)

Josiane Pinto (psychologue)

Louis Pinto (sociologue)

Vanessa Pinto (sociologue)

Christian Piquet (porte-parole de la GU)

Claude Poliak (sociologue)

Christopher Pollmann (juriste)

Véronique Ponvert (syndicaliste FSU)

Bernard Pudal (politiste)

Frédéric Rauch (économiste)

Fanny Renard (sociologue)

Monique Rigal (enseignant)

Daniel Rome (Attac)

Christine Rosemberg (ingénieure d’études CNRS)

Jean-Paul Scot (historien)

Claude Serfati (économiste)

Patrick Silberstein (médecin généraliste)

Arnault Skornicki (politiste)

Eric Soriano (ethnologue)

Valérie Soumaille (enseignante)

Philippe Sultan (haut fonctionnaire)

Claude Szatan (militant associatif)

Lucie Tanguy (sociologue)

Annie Thébaud-Mony (sociologue)

Marie-Pierre Toubhans (porte-parole d’Ensemble!)

Christian Topalov (sociologue)

Pierre Torasso (mathématicien)

Maryse Tripier (sociologue)

Aurélie Trouvé (Attac)

Christophe Ventura (Mémoire des Luttes)

Cécile Vignal (sociologue)

Louis Weber (Savoir/Agir)

Françoise Willmann (professeure de civilisation germanique)

Karel Yon (sociologue)

Malika Zediri (APEIS)

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 09:03

Mobilisons-nous contre l’ANI Assurance-Chômage

L’accord signé par la CFDT, la CFTC et FO doit maintenant passer par l’étape de l’agrément du gouvernement.
La CGT revendique qu’il ne soit pas agréé, car il est injuste, déséquilibré et fait porter les efforts uniquement par les demandeurs d’emploi qui subissent la double peine : perdre son emploi et combler le déficit de l’Unedic.
La mise en place des droits rechargeables, qui ne profitera qu’à une partie des demandeurs d’emploi, va être financée par une diminution des droits de l’ensemble des chômeurs et particulièrement par les intérimaires. Ce sont 800 millions d’euros d’économies qui sont planifiées par le patronat et les syndicats signataires.
Les 2 millions de salariés intérimaires sont lourdement touchés ; plus de 300 millions d’euros d’économies sur leur dos ! L’annexe 4, qui régit les règles d’indemnisation des intérimaires, est vidée de son contenu et les nouvelles règles de l’activité réduite qui leur seront appliquées les rendent perdants à tous les coups - entre 10 et 300 euros par mois -, selon les situations. Flexibles, mobiles et volés ! Voilà le résultat pour eux de cet accord.
Pour les salariés relevant des annexes 8 et 10, c’est-à-dire les intermittents du spectacle, trois mesures régressives sont actées :
le plafonnement des indemnités chômage à 3 154 euros ;
le relèvement du taux de cotisation de 2 points ;
la mise en place d’un différé qui retardera le paiement des allocations chômage.
Des économies faites sur le dos des privés d’emploi : 
la modification de l’activité réduite qui permettait de cumuler un salaire d’activité et des allocations. Le nouveau calcul pénalise de nombreux salariés qui vont dans la plupart des cas y perdre entre 50 et 100 euros, mais parfois bien plus ;
l’allocation journalière, qui ne pouvait être inférieure à 57,4 % du salaire de référence, le sera désormais jusqu’à 57 %, soit - 0,4 % ;
lorsque les salariés perçoivent une indemnité supra légale dans le cadre d’une rupture de contrat de travail ; le délai de carence qui était de 75 jours pourra aller jusqu’à 180 jours avant de percevoir ses indemnités chômage, selon le montant de cette supra légale, sauf pour les licenciés économiques ;
les seniors bénéficieront du maintien de leurs allocations jusqu’à la date de liquidation de la retraite à taux plein à 62 ans au lieu de 61 ans ;
pour les plus de 65 ans en activité, ils seront désormais soumis à cotisation, selon les mêmes modalités que les autres actifs.
Sans les premières mobilisations, nous aurions eu un accord pire notamment avec :
la suppression pure et simple des annexes 8 et 10 ;
la modulation des allocations en fonction du taux de chômage ;
le passage de 50 à 52 ans pour bénéficier des 36 mois d’indemnisation ;
le différé sans plafond sur toutes les ruptures de contrat de travail, dont les licenciements économiques (comme les « La Redoute »).
Ces premières mobilisations ont eu leurs effets, mais ne suffisent pas, chacun-e- d’entre nous doit se mobiliser pour que le gouvernement assume ses responsabilités lorsqu’il décidera d’agréer ou pas cet accord. Nos revendications sont claires : mieux former, mieux indemniser et lutter contre la précarité. En particulier, il faut : 
mettre en place une cotisation pour les entreprises qui recourent abusivement ou qui entretiennent la précarité,
mettre en place une contribution pour toute rupture conventionnelle. Le déficit de l’Unédic est créé par les entreprises qui choisissent la précarité et les suppressions d’emploi pour garantir leur rentabilité.


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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 22:30

Fonctionnaires : aucun nouveau sacrifice ne sera accepté ! (CGT)

 

 

Le président de la République l’a annoncé. Pour trouver, d’ici 2017, les 50 milliards de nouvelles exonérations accordées au MEDEF dans le cadre du « pacte de responsabilité » ce sont les budgets de l’Etat, des collectivités et de la sécurité sociale qui doivent être revus à la baisse. Bref, se sont une nouvelle fois les salariés, retraités et les privés d’emploi qui seront durement ponctionner.

Le 5 février c’est le ministre PEILLON qui, confirmant des rumeurs persistantes, déclare que le gouvernement envisage un gel pendant deux ans de toutes les promotions des agents des trois versants de la FP et la fin des avancements accélérés d’échelons au motif d’une simplification des carrières !

Cela s’ajouterai à 4 années consécutives de gel des salaires, inacceptable !

Ce projet d’une baisse drastique du pouvoir d’achat des agents publics s’inspire tout simplement des mesures appliquées en Grèce, en Espagne et au Portugal, partout en Europe les mêmes recettes et partout les mêmes échecs ! La CGT est porteuse d’autres propositions. D’évidence ce sont les prochaines négociations sur les carrières et les salaires dans la fonction publique qui sont aujourd’hui sous tension.

Aussi, le 13 février, l’ensemble des organisations syndicales de la Fonction publique (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FAFPT, FSU, Solidaires, UNSA, FO) a fait une déclaration commune :

« Le contexte actuel marqué par les déclarations médiatiques contradictoires des derniers jours ne crée pas les conditions propices à la poursuite des discussions préparatoires à la négociation. Les organisations syndicales attendent un courrier du Premier ministre affirmant que le gouvernement n’envisage pas le gel des avancements et des primes des agents de la Fonction publique. C’est sur cette base que les discussions pourront reprendre. »
Avec sa campagne « le coût du capital » et ses propositions, la CGT rappelle qu’il existe d’autres voies pour assainir les finances publiques et assurer une rémunération décente aux salariés du public comme du privé.

Ce sujet comme les autres nourrissent et nourriront les mobilisations en cours et à venir.

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BRUNO FORNACIARI

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