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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 07:50

 

Thierry Lepaon et le 1er mai: "Il y a beaucoup de sujets d'accord" avec les autres syndicats

 

 

Toulouse, envoyé spécial. Manifestation unitaire du 1er mai prochain, bataille de l'accord contre la transposition tel quel dans la loi de l'accord emploi (ANI) signé par le Medef et la CFDT, CFTC et CFE-CGC, le rôle de la CGT après son congrès et ses relations avec la majorité actuelle. Thierry Lepaon a apporté ses réponses en marge du rassemeblement de Toulouse. Extraits.

  • La mobilisation du 1er mai prochain:

"On peut envisager un 1er mai dynamique et unitaire. Il y a un point de désaccord (avec la CFDT sur l’ANI, ndlr), mais il y a beaucoup de sujets d’accord. Sur les salaires, sur les retraites, il y a des sujets sur lesquels on se rassemble. On le voit au niveau local, avec des banderoles où tous les logos des syndicats sont présents. Le 1er mai sera l’occasion pour nous de porter notre solidarité avec les salariés en lutte et les messages de ce congrès."

 

  • L’action de la CGT vis-à-vis de l'Accord national interprofessionnel:

"La loi sur l’ANI n’est pas encore écrite. En ce moment, on rend visite aux parlementaires dans leurs permanences pour les aider à comprendre ce qu’il y a dans ce projet de loi. Les entrevues qui devaient durer 20 minutes passent à une heure, une heure et demie. On leur explique que cet article là veut dire ceci pour le quotidien des gens. En nous écoutant, les parlementaires ouvrent les yeux tout grand. On mène de même ce travail pédagogique à l’Assemblée nationale et au Sénat. Et on voit bien que les choses bougent.

Il y a sept ou huit modifications importantes: sur la mise en conformité du projet de loi avec les textes de l’Organisation internationale du travail, sur la mobilité, sur la nature du licenciement… Par ailleurs, des discussions se mènent dans la majorité pour que cette loi ne soit pas mauvaise pour les salariés. Dans ce texte, les garanties données aux salariés sont renvoyées à plus tard. Celles données aux entreprises, c’est pour maintenant."

 

  • Un grand débat sur le travail

"Une partie de la France pense que le travail est un coût qu’il faut diminuer. Une autre partie, dont je suis, pense au contraire que le travail est une richesse et qu’il faut une meilleure répartition des ces richesses créées par le travail. Il y a besoin d’un vrai débat de société sur le sujet, sinon, on ne prendra jamais une décision. Le curseur de la répartition des richesses s’est déplacé de 18% en faveur du capital ces vingt dernières années. Pour moi, il faut pousser ce curseur dans le sens inverse.

Il y a aussi la question des aides publiques versées aux entreprises. On est passé d’une logique d’aide à une logique de droits. Les entreprises pensent que ces aides publiques sont un droit. Or, personne n’est capable d’évaluer le résultat de ces aides. Celles-ci représentent tout de même l’équivalent du produit intérieur brut de l’industrie française.

Toutes ces questions débordent le cadre de l’ANI. On veut un débat public plus large."

 

  • A quoi doit servir la CGT

"70% des salariés qui ont un travail estiment que les conditions ne sont pas réunies pour faire un bon travail. Il existe un mal-vivre au travail généralisé. Donc nous allons parler de temps de travail, de salaire, d’emploi, de formation. Cette question de mal-être au travail, qui faisait déjà partie de notre quotidien, devient une priorité. La structure de la CGT doit donc être accessible, utile et solidaire. S’il faut l’adapter pour cela, on le fera."

 

  • La CGT, Nicolas Sarkozy et François Hollande

"Ce sont deux situations différentes. On s’est heurté à un mur, parfois à de l’arrogance. J’ai en mémoire un président de la République qui a fait siffler le secrétaire général de la CGT. Cela ne viendrait pas à l’esprit du président actuel. A François Hollande, on dit deux choses: on a permis que les "autres" ne soient plus là et que le gouvernement actuel soit en place. La majorité actuelle s’est faite élire sur des questions sociales. C’est pour cela que nous sommes très exigeants vis-à-vis de ce gouvernement."

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 05:11

ANI : « la démocratie sociale n'est pas la domination d'une minorité sur la majorité »

 

Plus la vérité se fait jour sur le contenu de l'Accord national interprofessionnel conclu entre le Medef et certains syndicats de salariés, plus il devient évident qu'il s'agit d'un mauvais texte, qui va profondément dynamiter le code du travail.

Face à cette montée du mécontentement, le gouvernement et une partie des députés socialistes se mobilisent. Pour le ministre du Travail Michel Sapin, l'accord signé par 3 syndicats sur 5 est majoritaire et pour 100 députés signataires d'une tribune dans le JDD, il s'agit d'une avancée au nom de la « démocratie sociale ». Que de contre-vérités ! La « démocratie sociale » est devenue la nouvelle expression magique pour faire avaler de toute force ce projet si néfaste. Mais les mots ont un sens. La démocratie, c'est un homme, une voix et une majorité. L'ANI est tout sauf cela car élaboré par une minorité des représentants syndicaux. La démocratie même accolé de l'adjectif social, ce n'est pas la domination d'une minorité sur la majorité.

Cette accord ne doit pas être transposé par la gauche à l'assemblée qui est majoritaire, faut-il le rappeler. Le PCF, derrière les syndicats, appelle à la plus large mobilisation demain, mardi 5 mars, lors de la manifestation contre l'ANI.

Le PCF et ses partenaires du Front de gauche seront présents. En présence de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et sénateur, ainsi que de nombreux élu-e-s et militant-e-es communistes et du Front de gauche.

 

Pour ma part je serai, avec mon camarade commuiste Ernest Levindré et quelques autres à la manifestation organisée par la CGT et FO à Thouars à 11 H, face au Théâtre.

 

Bruno Fornaciari

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 10:49

Loi d’amnistie sociale : « toute la gauche doit se rassembler pour la gagner » (PCF)

Nous tenons à dénoncer fermement l'attitude de certains sénateurs de gauche qui, en votant contre, ont mis en minorité la proposition de loi d’amnistie sociale présentée par le groupe CRC lors de la réunion de la Commission des lois sénatoriale.

Face à la montée de la criminalisation de l’action syndicale, à la radicalisation des rapports sociaux impulsée par le grand patronat et à la casse des emplois par la multiplication des plans dits « sociaux », il est impératif et urgent que les salariés, qui portent dans les mouvements sociaux des propositions alternatives, disposent de droits et pouvoirs nouveaux dans les entreprises.

Le PCF et ses partenaires du Front de gauche avancent nombre de propositions pour que les salariés pèsent plus efficacement sur les stratégies patronales et gouvernementales. La proposition de loi d’amnistie sociale permet ainsi de réparer des injustices et de renforcer la capacité des salariés à se défendre. Toute la gauche doit se rassembler pour la gagner.

L'heure est à la mobilisation. Nous appelons toutes celles et ceux qui souhaitent que le monde du travail se fasse mieux entendre, disposant de représentants dotés de droits et pouvoirs nouveaux à se rassembler nombreux le mercredi 27 février 2013 à 14h30, devant le Sénat. C’est ce jour que, sur l’initiative des sénateurs communistes et républicains, la proposition de loi d’amnistie sociale sera débattue.

Didier Le Reste, dirigeant du PCF, animateur du Front des luttes,

Paris, le 13 février 2013.
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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 11:16

 

Le PCF soutient la mobilisation des personnels de la Fonction publique

Le PCF soutient les mobilisations des personnels de la Fonction publique ce 31 janvier. 1 million de personnes payées au SMIC et 4 ans de gel du point d'indice. Cela suffit ! Cessons cette politique de non remplacement des départs en retraite qui se poursuit dans de nombreux secteurs de la Fonction publique, ainsi que le gel du montant de la dotation publique de l’État aux collectivités, victimes d’un transfert de compétences sans compensation intégrale sous le précédent gouvernement.

Cette politique dégrade les conditions de travail des agents et la qualité du service public : il faut en finir avec la politique d’austérité qui se traduit par le développement de la précarité par le recours à l’externalisation, à l’intérim, aux contrats précaires ou par délégations de service public à des entreprises privées.

L’argent existe pour financer une toute autre politique. Pas moins de 50 milliards servent à payer les intérêts de la dette et 20 milliards viennent d'être accordés au patronat au titre du pacte de compétitivité. Cet argent doit servir à satisfaire les besoins sociaux et écologiques, pas à se
soumettre aux marchés financiers et au hold up des banques sur l’argent public. Le gouvernement doit entendre les revendications des fonctionnaires qui sont porteuses d’intérêt général. De nombreux élu-e-s et militant-e-s du PCF et du Front de gauche participeront aux manifestations.

Parti communiste français

Paris, le 31 janvier 2013.

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 06:07
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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 08:50
Lettre d'information n°6
01/02/2013
A LA UNE

Depuis que la grève a repris à l'usine d'Aulnay, la direction met le paquet pour tenter de l'arrêter. Elle a fait venir, en toute illégalité, une centaine de vigiles qui paradent en uniformes et rangers autour de l'usine. Le préfet de Seine-Saint-Denis, averti plusieurs fois de cette situation, refuse systématiquement de dénoncer la direction, alors que le droit du travail est explicite sur ce sujet.

Des cadres sont envoyés à Aulnay avec doublement de leur salaire et une prime de 10%. Ils ne sont pas là pour travailler mais servent à intimider et impressionner les salariés grévistes et non grévistes. La direction a embauché en toute illégalité des intérimaires pour remplacer les grévistes.

Bref, PSA viole la loi. Et ce multirécidiviste n'est pas inquiété par les pouvoirs publics complices de ces délits.

En revanche, des camarades de la CGT subissent de plein fouet la répression patronale. 6 militants CGT, organisateurs de la grève, sont convoqués à la Sureté Territoriale, c'est-à-dire directement au Parquet. D'après les dires des policiers eux-mêmes, ils seraient accusés des altercations avec des huissiers payés par la direction. 4 de ces militants convoqués par la police sont aussi sous le coup d'une procédure de licenciement avec mise à pied conservatoire à effet immédiat. L'enquête n'a pas démarré, mais la direction veut les mettre dehors. Elle montre ouvertement qu'elle cherche à casser la grève.

Vendredi 1er février, un rassemblement aura lieu devant la sûreté territoriale à Bobigny, 45 rue de Carency, derrière le TGI. Que les camarades viennent nombreux soutenir les militants CGT injustement accusés. Ne laissons pas le patronat et le gouvernement réprimer la lutte syndicale. 

Mardi 5 février, un grand rassemblement sera aussi organisé sur le parking de l'usine, à partir de 13h30 pour protester contre cette répression. Venez nombreux soutenir la lutte des salariés de PSA Aulnay.

Mardi 29 janvier, plusieurs centaines de grévistes d'Aulnay ont participé aux différentes manifestations organisées à Paris contre l'ensemble des licenciements que le monde du travail subit de plein fouet. Virgin, Sanofi, Goodyear et tant d'autres entreprises licencient alors qu'elles encaissent toujours plus de profits. Ne laissons pas les patrons nous jeter dans la misère. Organisons la riposte du monde du travail.

Ce même mardi 29 janvier, deux bonnes nouvelles sont tombées :

D'abord, l'action en justice des camarades de la CGT de Faurecia a porté ses fruits. Une fois encore PSA démontre qu'il ne respecte aucune loi et aucune procédure. Du coup, son plan social est suspendu provisoirement car le CCE de Faurecia n'a pas été consulté. Ce n'est qu'un petit recul, mais c'est quand même un camouflet pour PSA. Tant mieux ! Et nous allons utiliser ce temps gagné pour tenter d'amplifier la lutte.

Ensuite, à la réunion de négociation au siège de PSA, la direction concédait de nouveaux reculs. On reste loin du compte. Mais ces reculs sont la conséquence directe de la grève. Cela ne peut que renforcer notre détermination de la poursuivre.

Mercredi 30 janvier, 150 grévistes d'Aulnay se sont rendus en délégation, rencontrer les travailleurs en grève de Renault Cléon. Le rassemblement a été chaleureux, malgré la pluie normande !

Ces actions aident à populariser la grève et elles renforcent aussi la conscience que nous avons tous les mêmes patrons, les mêmes attaques et que nous ne pourrons nous défendre que tous ensemble. Ces actions préparent l'avenir.

À l'usine, malgré les tensions et les provocations organisées par la direction, la grève se poursuit. Des intérimaires débrayent régulièrement pour réclamer le paiement de la semaine de chômage partiel.

Communiqués
Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay31/01/2013
Les salariés en grève de PSA Aulnay se rassembleront ce vendredi 1er février à partir de 9h30 devant le commissariat de Police de Bobigny au 45 rue de Carency pour soutenir la militante CGT et organisatrice de la grève, Agathe Martin, mère de famille qui est convoquée. 5 autres militants de la CGT, eux ausi organisateurs de la grève ont été convoqué tous les jours de la semaine. Agathe Martin est menacée de licenciement avec mise à pieds conservatoire à effet immédiat.
 
Nos actions
 

La grève reprend à PSA Aulnay
France 3 Île-de-France
28/01/2013

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 08:18

"Je n'ai pas à m'excuser", estime Laurent Berger (CFDT)

Le Monde.fr | 18.01.2013 à 10h27 • Mis à jour le 18.01.2013 à 11h34Par Jean-Baptiste Chastand, Claire Guélaud et Michel Noblecourt

 


Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, au siège de la confédération syndicale, à Paris, le 17 janvier.

 

Le nouveau patron de la CFDT, Laurent Berger, assume. Sa signature de l'accord sur l'emploi, négocié vendredi 11 janvier avec le Medef et avalisé jeudi 17 à l'unanimité par son bureau national, est dictée par le seul intérêt des salariés, assure-t-il dans un entretien au Monde, daté du 19 janvier.  "La CFDT n'est dans les mains de personne", précise fermement le successeur de François Chérèque, face aux accusations de collusion avec le PS ou avec le Medef.

Lire l'intégralité de l'entretien Laurent Berger : Je n'ai pas à m'excuser...(abonnés)

Alors que les critiques de la gauche de la gauche, de la CGT et de FO se multiplient, il réplique : "Je n'ai pas à m'excuser d'apporter du plus [aux salariés] ni d'avoir encadré la flexibilité dans les entreprises, qui aujourd'hui est à la fois sauvage et omniprésente""Au minimum, l'accord est équilibré, moi je trouve qu'il est ambitieux !", vante le leader de la CFDT, en se réjouissant de l'encadrement des accords compétitivité-emploi, de l 'extension des mutuelles financées par les employeurs ou de l'élargissement des droits rechargables à l'assurance chômage.


 CONCEPTION "DIFFÉRENTE" DE LA CGT


"Les cotisations chômage des CDD de moins d'un mois vont augmenter de 75 % ! Près de 17 millions de contrats précaires vont être taxés plus fortement, ce n'est pas du tout anecdotique", plaide M. Berger. "Nous avons, avec la CGT, une conception fondamentalement différente de l'articulation entre la loi et la négociation", enfonce-t-il.

Il demande par ailleurs aux députés de cantonner au strict minimum leurs amendements au projet de loi transposant l'accord. "Le droit à amendements existe mais dans le respect du texte et de son équilibre", explique-t-il. "Il existe des marges de discussion (...) sur les modalités de désignation des représentants des personnels dans les conseils d'administration des grandes entreprises" ou "la reprise de sites rentables", estime-t-il simplement.

 

Pas rès convaincant cependant !

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 18:52

Social-Eco - le 14 Décembre 2012

Travail

La CGT met en scène les volontés du Medef         

De Paris à Marseille, la CGT a organisé, hier, plus de 95 actions pour dénoncer les propositions du patronat dans le cadre de la négociation sur le marché du travail.

 

«Aujourd’hui, nous sommes dans un carcan, nous, entrepreneurs. Abrogeons les trente-cinq heures, passons aux quarante-huit heures ! Arrêtons les retraites ! » À peine plus caricatural que l’original, le discours qui retentit devant le siège cossu du Medef, dans le 7e arrondissement de Paris, se retrouve cette fois-ci noyé sous les huées de centaines de manifestants.

 

Juché sur un camion CGT, le comédien qui endosse le rôle du patron tête à claques a tout de l’authentique dirigeant du CAC 40 : le costume en tweed, les accents de victime alternant avec les menaces apocalyptiques, le mépris le plus profond pour ceux qu’il exploite.

 

Pour marquer le coup de cette première manifestation contre l’assaut qu’a lancé le Medef contre les droits des salariés dans le cadre de la négociation sur la sécurisation de l’emploi, la CGT avait décidé d’organiser un petit happening théâtral en préambule du rassemblement plus traditionnel devant les locaux du syndicat patronal.

 

Mais au-delà de l’ambiance festive, le syndicat entend bien alerter les salariés sur l’importance et l’urgence des enjeux de la négociation paritaire, alors que le Medef espère bien aboutir à un accord la semaine prochaine. « On discute entre syndicats et employeurs sans que les salariés eux-mêmes sachent vraiment de quoi nous discutons, c’est pour cela qu’on veut informer sur les dangers que constitue le texte du Medef », explique Thierry Lepaon, membre de la direction confédérale de la CGT. « Il devient clair qu’on est passé d’une négociation sur la sécurisation professionnelle à une négociation qui vise à faire accepter aux salariés la fin du contrat de travail à durée indéterminée », insiste le dirigeant syndical.

 

 Dans les rangs de manifestants, les salariés des transports côtoient les enseignants, les chômeurs et les retraités. Venus en masse de Marne-la-Vallée, les employés de Disneyland sont particulièrement visibles dans la foule. « Nous la flexibilité, on la connaît à Disney ! Avec les trois-huit, certains travaillent le matin, d’autres le soir… Nous ne pouvons pas aujourd’hui laisser s’élargir la flexibilité sur le plan national », dénonce Amadou N’diaye, secrétaire de la CGT de Disneyland.

 

Plus de 95 actions ont eu lieu dans toute la France. À Marseille, ils partirent à une vingtaine de retraités au rendez-vous de 11 heures devant le siège du Medef mais avec le renfort des délégations CGT d’Ascométal, d’Exxon, des comités de chômeurs ou de Saint Louis Sucre, des cheminots, des dockers et agents des télécoms appuyés par des militants des unions locales CGT d’Aubagne ou des quartiers Nord de Marseille, ils se trouvèrent près du Vieux-Port suffisamment nombreux pour bloquer la Canebière au niveau de la chambre de commerce et d’industrie.

 

C’est au plus haut niveau de l’État que s’est « solennellement » adressé Mireille Chessa, la secrétaire générale de l’UD CGT 13. « Monsieur le président de la République, monsieur le premier ministre, jusqu’à quand allez-vous accepter de recevoir les ordres du Medef ? » s’est exclamée la dirigeante syndicale en appelant les autres confédérations de salariés à repousser, à l’issue de la conférence sociale, l’accord de « démolition du Code du travail » proposé par le patronat. « Voyez ce qui s’est passé en Espagne ! »

 

Derniers rounds de négociation

 

La réunion sur la réforme du marché du travail, initialement prévue hier, se déroulera les 19 et 20 décembre prochains. Syndicats et patronats préférant caler deux jours de négociations resserrés juste avant la trêve des confiseurs, afin de respecter les délais imposés par le gouvernement. Dans le cas où un accord ne serait pas trouvé, « alors le gouvernement prendra ses responsabilités en présentant lui-même un texte », a revendiqué le ministre du Travail, Michel Sapin, en prévenant que sa « liberté sera(it) totale ».D’ici là, le Medef s’est engagé à proposer un projet d’accord « profondément remanié ».

 

Loan Nguyen et Philippe Jérôme

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 08:41

Décembre 2012

 

Elections dans les Très Petites Entreprises : un fiasco prévisible (CGT)

Mots clés : cgttpe,

 

 

La CGT salue les électeurs qui ont bravé les difficultés pour participer aux élections TPE.

Si nous ne connaissons pas à cette heure le taux de participation final à la première élection professionnelle ouverte aux salariés des TPE, il est fort probable qu’il tourne autour de 10%.

C’est un fiasco qui était prévisible compte-tenu des conditions déplorables dans l’organisation du scrutin qui, malheureusement, n’a pas bénéficié d’une mobilisation sérieuse des pouvoirs publics.

Les critiques émises par la CGT depuis des mois étaient fondées. Moins de 2% des inscrits ont voté par internet alors que la Direction du Travail voulait en faire le seul mode d’expression.

Les votes par correspondance peuvent se poursuivre jusqu’au 17 décembre.

La forme et les modalités d’élection choisies, répondant aux injonctions patronales, ont organisé l’illisibilité de ce vote :

  • absence totale de lieux de négociations mis en place pour les salariés des TPE à l’issue du scrutin. Dans quelle démocratie avancée digne de ce nom peut-on imaginer une élection concernant plusieurs millions d’électeurs sur de simples sigles et sans qu’ils ne puissent élire nominativement des représentants ?
  • Multiplicité de candidatures, certaines fantaisistes, deux d’entre elles ayant finalement été invalidées après un recours de la CGT, compte-tenu qu’elles n’avaient pas le caractère d’organisations syndicales, alors que la Direction du Travail les avaient retenues sans examen approfondi.
  • Retard de près de 10 jours dans l’envoi du matériel électoral pour de nombreux salariés.
  • Pour la première fois en France, on ne vote pas en glissant un bulletin de vote dans une enveloppe mais en cochant des cases illisibles.
  • Électeurs inscrits n’ayant toujours pas reçu à ce jour le matériel électoral, sans avoir aucune possibilité de recours, malgré les demandes répétées de la CGT.
  • Vote par Internet rendu quasi impossible pour de nombreux salariés du fait des configurations informatiques exigées.
  • Aucun débat programmé sur les chaînes publiques de radio et de télévision  pour un scrutin qui concerne plus de 4,6 millions de salariés.

Quels que soient les résultats de ces élections, tous les enseignements de cette situation inacceptable doivent être tirés, tant pour l’organisation des prochaines échéances électorales dans les TPE que pour des scrutins nationaux comme les élections prud’homales. Lorsque des élections professionnelles sont correctement organisées, le taux de participation dépasse le plus souvent 60 à 70%. C’est pourquoi la CGT estime nécessaire que soient pris en compte à minima les enseignements suivants :

  • Mise en place d’institutions représentatives des salariés des TPE s’appuyant sur un scrutin de listes avec candidatures en territoires.
  • Refonte totale de ce scrutin TPE afin de privilégier le vote physique par la mise en place de bureaux de vote. L’option du vote par correspondance doit être ouverte.
  • La question de la fiabilité du vote par Internet est clairement posée et justifie la réalisation d’un audit global de toutes les expérimentations existantes pour identifier les inconvénients de ce type de vote et les parades possibles.
  • La CGT demande instamment aux pouvoirs publics d’ouvrir la concertation dès maintenant dans la perspective des futures élections prud’homales en intégrant les enseignements de ces élections TPE.

Montreuil, le 12 décembre 2012

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 14:03

 

Manifestation contre le Traité européen du 30 septembre 2012 (photo SG/l'Humanité.fr)

  - le 26 Octobre 2012

5 syndicats appellent à manifester contre l'austérité le 14 novembre

Les confédérations CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires ont appelé ce vendredi les salariés, retraités et chômeurs à manifester le 14 novembre dans le cadre de la journée européenne contre l'"austérité" et pour des "mesures de solidarité" avec "les pays les plus en difficulté".


Dans une déclaration commune, l'intersyndicale se range derrière le mot d'ordre lancé par la Confédération européenne des syndicats (CES) et condamne les "mesures d'austérité qui font plonger l'Europe dans la stagnation économique" et "ne font qu'aggraver les déséquilibres et créer des injustices". Les syndicats "appellent partout en France à manifester selon des modalités permettant la participation la plus large", sans les préciser.

 

 

L'intersyndicale incite les "salariés du privé et du public, les retraités et les chômeurs" à "manifester leur volonté de voir apporter des réponses concrètes aux difficultés que vivent tous les travailleurs en France et en Europe et en solidarité avec les travailleurs espagnols, portugais et grecs". Elle dénonce "les traitements de choc infligés aux travailleurs, notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal" qui "montrent l'impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux".

Un appel à la grève générale a été lancé à cette date au Portugal et des actions sont également prévues en Grèce et en Espagne.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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