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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 13:25

Mobilisé-e-s le 9 mars contre la « Loi Travail - El Khomri »

► Avec la loi dite « El Khomri », le gouvernement Valls/Hollande a encore frappé. L’avant-projet de loi sur la négociation collective, le travail et l’emploi, contient des attaques sans précédent contre le droit du travail. Tout y passe.

► Sous l'effet des premières mobilisations, notamment la pétition, le gouvernement a reculé l'examen de la loi. Mais ce projet n'est pas amendable, il doit être retiré. Le 9 mars, les salarié-e-s, les jeunes (voir appel au dos) seront dans la rue. Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, appelle les députés de gauche au dépôt d'une motion de censure.

PRECAIRES UN JOUR PRECAIRES TOUJOURS ?
Les jeunes, étudiant.e.s, et lycéen.ne.s disent non au projet de loi Travail !

A travers le projet de la Loi Travail, le gouvernement vient de déclencher une offensive sans précédent contre les jeunes et les salarié.e.s. Nous, lycéen.ne.s, étudiant.e.s, jeunes chômeur.se.s, sommes déjà précaires pendant nos études et notre insertion professionnelle, il faudrait maintenant que nous acceptions d’être précaires à vie !

Le contenu de ce projet, directement inspiré des revendications du MEDEF, représente un véritable retour au siècle dernier pour le monde du travail avec une fois de plus les jeunes comme cibles favorites. Les accords se-raient négociés au sein de l'entreprise et primeraient sur les accords de branche et le Code du Travail, exerçant un dangereux chantage pour les salarié.e.s. Ceux-ci auront pour conséquences d'imposer des augmentations de temps de travail et des baisses de salaires aux salarié.e.s. Ce que le gouvernement nous promet c’est :

Travailler plus pour gagner moins : avec cette réforme le patronat pourra nous imposer des semaines allant jusqu’à 46 heures et des heures supplémentaires moins rémunérées qu’auparavant. Les apprenti.e.s de moins de 18 ans pourront être contraint.e.s de travailler jusqu’à 10h par jour et 40h par semaine.

Se faire virer plus facilement : les licenciements seront possibles sans réels motifs économiques et même de façon abusive avec le plafonnement des indemnités prudhommales

Augmenter encore le chômage : du temps de travail supplémentaire pour celles et ceux qui ont un emploi, et moins d'offres d’emplois disponibles pour notre génération alors que 25% d’entre nous sommes au chô-mage voire 40 ou 50% dans les quartiers populaires ou en Outre-mer.

Avec cette réforme le gouvernement veut donc nous précariser à vie. La succession de réformes libérales ren-force le bizutage social dont nous sommes victimes, nous obligeant à enchaîner les contrats précaires, les stages et les services civiques rémunérés à la moitié du Smic.

L’ensemble de ces mesures est inacceptable et nous appelons tou.te.s les jeunes de ce pays à se mobiliser pour exiger le retrait du projet de loi Travail et des mesures immédiates pour la dignité des jeunes et des salarié.e.s :

Pour les apprenti.e.s et les stagiaires : rémunération et droits à la hauteur du poste occupé. Pas de rémunéra-tion en dessous du SMIC et mêmes droits que les autres salarié.e.s comprenant une protection sociale. Les années d’apprentissage doivent être prises en compte dans le calcul de la retraite. L’apprentissage ne doit être légal qu’à partir de 16 ans et doit déboucher sur un emploi stable.

La mise à disposition de budgets supplémentaires pour offrir à tous les jeunes une éducation avec une formation de qualité, qui joue son rôle d'ascenseur social. Mettre en place et une véritable protection sociale durant leurs études avec un revenu, ainsi que compter les années d’études dans le calcul de la retraite et de l'assurance chômage.

En finir avec la précarité : le CDI comme norme d’emploi, la répartition par la diminution du temps de travail sans baisse de salaire entre toutes et tous pour en finir avec le chômage et assurer une protection sociale suffisante à chacun, salarié.e.s comme personnes sans emploi.

Pour cela nous appelons tou.te.s les jeunes à se réunir, à débattre et à s’organiser dans les lycées, les universi-tés, les quartiers et les entreprises. Nous appelons à une journée d’actions et d’initiatives le mercredi 9 mars, à l’occasion du passage du projet de la loi travail en Conseil des ministres.

À L’image de la mobilisation contre le Contrat Première Embauche, où la jeunesse avait fait reculer gouvernement aux côté des salarié.e.s, nous appelons à poursuivre le mouvement, notamment lors des journées de mobilisation intersyndicale.

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 13:23

Loi travail : Le PCF appelle à la mobilisation le 9 mars

La mobilisation ne cesse de grandir dans notre pays contre le projet de loi El Khomri et le dynamitage, inédit depuis 1945, du code du travail qu'il prépare.

Le PCF, ses militant-e-s, ses élu-e-s, ses parlementaires, sont entièrement mobilisés pour s'opposer à ce texte, pour participer à toutes les initiatives, pour contribuer à ce que cette mobilisation se renforce jusqu'au retrait de ce texte rétrograde.

La riposte doit être à la hauteur de la gravité de l'attaque portée au monde du travail, aux salariés, à la jeunesse, à l’emploi.

Ce texte organise, au nom de la « modernité », le retour au 19ème siècle : il cherche à tuer l'idée même de progrès humain et d'extension des droits, il dilapide les conquêtes sociales et progressistes conquises de haute lutte. Il veut en finir avec l'existence en France d'une gauche de transformation sociale qui agit au service des intérêts populaires, pour la réduire à la simple obéissance aux exigences du MEDEF.

Le PCF français refuse cette perspective.

Les centaines de milliers de signatures recueillies en quelques jours, les convergences sur le front syndical, des organisations de la jeunesse, de l'évolution du débat à gauche ont permis un premier recul du gouvernement.

La mobilisation doit se poursuivre jusqu'au retrait du texte. Pour y contribuer, le PCF invite ses militant-e-s et elu-e-s à agir pour atteindre et dépasser le million de signatures, à être présents et contribuer partout au succès de la mobilisation, en commençant par celle prévue pour la journée du 9 mars.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 15:22

Au terme d'une lutte victorieuse, les employés de Senerval reprennent le travail

Eugénie Barbezat

Jeudi, 12 Juin, 2014

En grève depuis le 21 mars 2014, les employés de l'usine d'incinération de Strasbourg, qui se battaient pour leur sécurité et de meilleures conditions de travail, viennent d'obtenir gain de cause.

C'est après 80 jours de combat et de détermination qu'un protocole de fin de conflit a été signé, le 10 juin, entre les délégués syndicaux et le groupe Séché environnement, en présence du Préfet et du Président de la CUS. L’usine d’incinération, gérée par la société Senerval, filiale du groupe Séché, dans le cadre d’une délégation de service public signé en 2010 avec la CUS, était à l’arrêt depuis le 21 mars. La reprise du travail a eu lieu ce jeudi

Les revendications des grévistes de Sénerval portaient sur leurs conditions de travail (dont des normes de sécurité, non respectées) mais également sur les questions environnementales liées aux risques encourus par la population avoisinant l'entreprise située au Port du Rhin, près de Strasbourg. En cause : des émanations de poussières classées comme cancérogènes et toxiques.

Selon l'accord conclu au terme des négociations qui se sont poursuivies sous l’égide du préfet du Bas-Rhin, Stéphane Bouillo, mardi soir jusqu'à 22h30, les conditions de travail seront sécurisées (notamment grace à des travaux réalisés à la demande de la préfecture), et le recrutement est lancé pour pourvoir cinq postes supplémentaires nouvellement créés.L’augmentation de salaire réclamée par les grévistes n’a pas été accordée par la direction, mais les salariés se verront attribuer une "prime de transition" de 50€ par mois jusqu’à fin 2014, qui sera ensuite intégrée à leurs salaires. Par ailleurs, l’accord sur le temps de travail des 35 heures, qui était remis en question avant le conflit, est maintenu.

Les 41 employés en grève demandaient le paiement des 80 jours de grève. Sénerval leur a accordé une "prime de redémarrage" d’environ 1,6 mois de salaire, ce qui laisse aux ouvriers environ 30 jours non payés. La CGT a néanmoins versé des indemnisations aux grévistes, issues d’un fonds de solidarité. Le secrétaire régional de la CGT, Raymond Ruck, affiche sa satisfaction et se dit confiant :

"Sénerval a pris des engagements devant le préfet du Bas-Rhin et le président de la CUS sur lesquels ils ne pourront pas revenir. Nous avons eu raison de tenir bon puisqu’au final, tout le monde y gagne y compris les Strasbourgeois", a-il déclaré.

« Au total, quarante-huit points ont été listés, a expliqué un porte-parole de l’entreprise Senerval. Les négociations sont le résultat de discussions préalables qui ont duré quinze jours sous la tutelle de l’Etat ».

« C’est l’aboutissement d’une fin heureuse, se félicitait hier soir Robert Herrmann, le président de la CUS. Le préfet comme la communauté urbaine seront vigilants sur le respect de l’accord et sur l’ensemble des mesures qui ont concouru à la reprise du travail. »

Pour la fédération du Bas Rhin du Parti Communiste qui salue cette lutte exemplaire

"C'est un modèle pour toutes celles et tous ceux qui subissent des conditions de travail très difficiles dans leurs entreprises. Cette lutte est un souffle d'espoir pour les batailles à mener contre les requins de la finance."

"A travers ce mouvement, il apparaît clairement que la délégation des services publics comme le traitement des déchets ne peut pas être abandonné aux multinationales dont le seul objectif est la rentabilité financière au mépris des risques sanitaires et aux dépens des contribuables.Le désengagement des collectivités territoriales et la réforme territoriale annoncée ne sont que la confirmation de choix politiques désastreux visant à libéraliser les services publics", précise un communiqué du PCF, qui propose qu'une réflexion soit engagée sur la délégation de service public au privé avec l'ensemble des forces progressistes et la population.

lire aussi :

http://www.humanite.fr/senerval-hors-la-loi-522570

http://www.humanite.fr/senerval-lettre-ouverte-des-salaries-en-lutte-aux-elus-522031

http://www.humanite.fr/les-fumees-noires-de-senerval-520504

http://www.humanite.fr/les-ordures-de-senerval-menacent-la-sante-des-salaries-et-des-riverains-520155

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 08:46
Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, était jeudi, à Dunkerque pour parler emploi avec des élus locaux du parti et des représentants syndicaux. Une journée de rencontres au cours de laquelle il a principalement été question de l’avenir de la sidérurgie et du statut des travailleurs détachés. Ce dernier sujet a le plus marqué le responsable politique. « C’est un véritable scandale ce qui se passe au terminal méthanier, s’est-il ému. Du début à la fin, ce chantier a été confié à des entreprises qui usent et abusent des travailleurs détachés dans une totale opacité. » Selon les chiffres fournis par les représentants syndicaux, environ 60 % des quelque 1 300 salariés employés sur le site seraient des travailleurs détachés. Ce statut a été adopté par une directive de 1996 et permet à une entreprise européenne d’envoyer ses salariés travailler provisoirement dans un autre État membre. Un exemple symbolique Les élus communistes ont affirmé leur détermination à « dénoncer » l’utilisation parfois abusive de cette forme de main-d’œuvre. « De plus en plus d’entreprises utilisent ce statut pour sous-payer les salariés et les exploiter. Le terminal méthanier en est un exemple symbolique mais le nombre de travailleurs détachés est en augmentation dans beaucoup de secteurs comme l’agriculture, le transport ou l’agroalimentaire. » À l’autre bout de l’échiquier politique, le Front national dénonce régulièrement le statut de travailleur détaché. Un point de convergence que Pierre Laurent rejette vivement. « À la différence du FN, nous ne stigmatisons pas l’ouvrier bulgare ou polonais. Pour nous, les responsables sont ceux qui exploitent, pas les travailleurs étrangers. Cette situation tire les conditions de tout le monde vers le bas. » Et d’expliquer le cas de Français employés par des sociétés d’intérim au Luxembourg pour effectuer des missions en France. Habitué aux sorties remarquées, Jacky Hénin, ancien maire de Calais et député européen, parle d’un détournement de la loi et n’hésite pas à qualifier la situation d’« esclavage des temps modernes. Les salariés sont payés le SMIC mais on leur retire des frais de transport ou de logement. Ils touchent moins de 700 € par mois, et les entreprises ne paient de cotisations sociales ni en France ni à l’étranger. » L’élu va même plus loin en posant la « question de la complicité. Les élus locaux voient ce qui se passe et ils laissent faire sans rien dire. Ils consentent l’esclavage, ni plus ni moins. » Pour faire évoluer cette situation et mettre un terme à ce qu’ils estiment être « une zone de non-droit dans le plus grand chantier de France », les élus ont affirmé leur volonté d’amener la question au cœur du débat public. L’intention est à la hauteur de l’indignation, mais les responsables communistes le savent, leur champ d’action est limité dans la mesure où cette pratique est légale. Restent alors des actions publiques pour « alerter la population » et des amendements pour rendre la loi plus acceptable à leurs yeux.
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 03:04

SOCIAL-ECO -  le 4 Février 2014

 

Document l'Humanité: la manipulation médiatique de Mory Ducros pour contraindre les syndicats à signer

 

 

L'Humanité dévoile un document interne à Mory Ducros qui trahit un vaste plan d'intox pour faire pression sur les medias et obliger les syndicats, notamment la CFDT, à accepter le plan de reprise de l'actionnaire principal du transporteur, Arcole industries.

L'opération a fonctionné à merveille. Ce mardi après-midi, la CFDT Transport a fini par signer l'accord de reprise de Mory Ducros proposé par son actionnaire principal Arcole industries, après avoir dessaisi le négociateur délégué syndical du groupe transporteur. Le syndicat majoritaire a été mis sous pression par la direction du transporteur afin qu'il accepte ce plan de reprise dans lequel 2210 salariés seront repris et les 3000 autres licenciés.

Manipulation des médias

Pour ce faire et comme le révèle le document que nous publions, la direction d’Arcole Industries, repreneur annoncé, a constitué un groupement de «Mory», dit «Collectif 2.210», du nombre des salariés théoriquement repris à l’issue de ces négociations imposées. Ce collectif serait né spontanément d’une volonté majoritaire dans l’entreprise d’arriver à une signature rapide de l’accord. Le document que s’est procuré L’Humanité montre, bien au contraire, une véritable manipulation de l’information.

Un cadre supérieur de l’entreprise édicte, dans un mail envoyé à d’autres collègues, les règles à suivre face aux médias: «Dans les agences où vous le pouvez, vous devez nommer un interlocuteur », conseille-t-il. « Son rôle sera (… ) d’être disponible pour les journalistes qui pourraient et voudraient relayer notre message. Ce correspondant devra être ferme sur le fait qu’il n’y a aucune instrumentalisation de la part des directeurs régionaux et que ce sont des âmes de bonne volonté qui se sont concertés pour rédiger le document » (sic). Ces gentils cadres sup, qui eux vont garder leur emploi, poussent jusqu’à indiquer des expressions à utiliser, comme l’éculée «nous en avons assez d’être pris en otage». Et, naturellement, «cette communication doit arroser l’ensemble des médias locaux de vos régions et agences». Imparable.

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 18:46
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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 14:29

Des salariés d'Alcatel-Lucent manifestent devant l'hôtel des Invalides à Paris le 15 octobre pour protester contre un plan de suppressions d'emplois

Politique - le 13 Novembre 2013

 

Le PCF articule les luttes avec la bataille idéologique contre le coût du capital

En vue de leur «semaine d’actions» du 25 novembre au 1er décembre, des militants d’entreprises du PCF (Alcatel, BNP, Barclays, La Poste, SNCF, STX) engagent la réflexion à partir des luttes concrètes des salariés.


Les communistes en ont conscience : la tâche est immense, mais le chantier est prometteur. En décidant de mener la bataille contre le « coût » que le capital fait peser sur la société par ses prélèvements prédateurs sur l’activité économique, les communistes s’attaquent au « nerf » de la guerre : celui de l’existence d’immenses richesses détournées du travail. C’est dans la perspective de la « semaine d’actions » qu’ils proposent de mener avec le Front de gauche, du 25 novembre au 1er décembre, que des militants d’entreprises (Alcatel, BNP-Paribas, Barclays, La Poste, SNCF,…), des élus, des membres de la commission économique du PCF ont tenu une réunion de travail, vendredi dernier, sur ce thème. Objectif : se former et s’armer en vue de la « grande bataille idéologique » à mener contre le coût du capital, explique en préambule Éric Corbeaux, en charge de l’activité du parti dans les entreprises et les lieux de travail.

 

Silence patronal et gouvernemental sur le « coût du capital »

Pas une semaine ne passe en effet sans que soit dénoncé le « coût du travail », qui n’est rien d’autre que la somme des salaires et des cotisations sociales employeurs, rappelle l’économiste Frédéric Boccara. Mais silence patronal et gouvernemental, en revanche, sur le « coût du capital » que subissent les entreprises, lequel est constitué de la somme des dividendes versés aux actionnaires et des charges financières payées aux banques sous forme d’intérêts d’emprunt. Un total qui avoisine les 300 milliards d’euros pour l’an dernier (298,9 milliards exactement) selon l’Insee, soit près du double du montant des cotisations sociales effectivement versées par les employeurs (157,9 milliards en 2012).

 

>>> Lire : Alcatel, un plan qui ne passe pas

Pour Frédéric Boccara, ce coût exprime « le pouvoir du capital » qui impose ses vues, sa logique sur la société tout entière. « Pour alimenter les revenus du capital, il faut en passer par des licenciements, opérer des choix dans les investissements », déterminant ainsi « un type de croissance et de développement dominés par les exigences de rentabilité » du capital. A contrario, il s’agit de changer de logique, en « menant la bagarre pour baisser ces coûts parasitaires » qui s’opposent aux « dépenses nécessaires de formation, de protection sociale et de service public ». Ces dépenses-là ne sont pas des « coûts » car elles permettent au contraire de « multiplier l’efficacité humaine », insiste Frédéric Boccara. Il propose de jouer sur deux leviers : « pénaliser » et « inciter », pour faire reculer ces prélèvements du capital (taxation, baisse des intérêts bancaires) et favoriser en retour le développement du potentiel d’efficacité sociale (développement et sécurisation de l’emploi et de la formation). Agir en « aval » mais aussi en « amont », ajoute-t-il, sur le crédit bancaire, le rôle de la Banque centrale européenne (BCE), de l’État et de ses aides publiques, et par l’octroi de nouveaux pouvoirs aux salariés et aux citoyens.

 

Un chantier qu’il s’agit d’ouvrir tout de suite, à partir des luttes des salariés, comme chez Alcaltel. Un syndicaliste rappelle ainsi comment le « groupe s’est endetté » auprès des banques, et comment il a « comblé les trous en vendant ses filiales ». Résultat, l’entreprise est plombée par les frais financiers et de restructuration, alors même que « certaines filiales sont financées à 40 % par de l’argent public » qui sert aussi à financer des emplois en Chine, faute de contrôle de l’utilisation des fonds, dénonce le cégétiste. Au contraire, renégocier les dettes pour faire baisser les intérêts bancaires, faire entrer l’État au capital et contrôler l’argent public permettraient d’inverser cette logique.

Les choix rentables pour le capital sont aussi mis en cause chez STX, aux chantiers navals de Saint-Nazaire, témoigne Philippe Denis, conseiller régional des Pays de la Loire. La stratégie du tout-paquebot, productrice de valeur ajoutée pour le capital, s’avère non seulement contre-productive en période de crise mais risque de priver les salariés de la commande d’autres navires, à l’instar des ferries pour assurer la liaison de service public avec la Corse. Propriétaire d’un tiers du capital des chantiers de Saint-Nazaire, « l’État doit assumer ses responsabilités », en privilégiant les intérêts industriels contre ceux du capital, estime l’élu communiste.

 

 

À la SNCF aussi, les choix financiers sont mis en cause, rappelle l’ancien responsable syndical Didier Le Reste, pointant les politiques de « libéralisation » et les attaques contre le « coût du travail » des cheminots, mis en concurrence avec des opérateurs privés moins « chers » mais au prix de la mise en péril de la sécurité, et aussi les « frais financiers » générés par la dette de Réseau ferré de France, deux milliards annuels qui manquent pour moderniser le réseau.

Autant de cas concrets à partir desquels articuler, en associant le cas échéant les fédérations communistes des départements concernés, « contestation et critique », mais aussi propositions nouvelles et « expériences d’actions », dans une « campagne au long cours » qui se veut aussi de formation et de débats, a synthétisé en conclusion Nicolas Marchand, membre du conseil national du PCF.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 08:43

A Roanne, avec T. Lepaon. @JMD

Social-Eco - le 5 Novembre 2013

Un mois avec sursis requis contre les cinq de Roanne malgré la belle mobilisation

Les cinq militants CGT qui avaient refusés de se soumettre à un prélèvement ADN comparaissaient ce mardi devant le tribunal de Roanne. Une peine d'un mois de prison avec sursis a été requise. Des milliers de militants étaient venus de toute la France leur apporter leur soutien.


Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 17 décembre. Les cinq militants de la CGT convoqués devant le tribunal correctionnel de Roanne, quatre hommes et une femme fonctionnaires de la Défense et agents hospitaliers, comparaissaient pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement de leur empreinte ADN en mai dernier. Ils encourent un an de prison et 15.000 euros d'amende, lors de cette procédure « absurde » dénonce Didier Marchand, l’un des cinq militants accusé. "On est dans l'absurde, nous ne sommes pas des voyous ni des délinquants, la justice a autre chose à faire que dépenser l'argent du contribuable pour cela", a déclaré devant la foule ce secrétaire syndical CGT à l'hôpital de Roanne.

 

Car des dizaines de cars ont acheminé les manifestants sur une esplanade située en périphérie de la ville, près du port au bord d'un canal de la Loire entre Roanne et Digoin. Une grande scène y a été installée, surmontée d'une banderole "syndicalistes, pas voyous". Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, ainsi que le secrétaire national du Parti de gauche, Eric Coquerel, étaient présents, de même que des élus socialistes locaux.

 

"Ce rassemblement est destiné à soutenir nos 5 camarades de Roanne mais aussi les centaines de militants inquiets dans l'accomplissement de leur mandats syndicaux", a déclaré à la presse Thierry Lepaon, qui a souligné "la gravité de la situation". "Nos camarades se retrouvent malgré eux sur le devant de la scène car ils ont choisi de refuser de subir ce qu'on fait à des violeurs ou des voleurs". "On est en droit d'attendre un autre comportement de la majorité parlementaire", a-t-il ajouté, affirmant qu'"il aurait été justice de procéder à une loi d'amnistie pour ceux qui se sont battus dans un cadre collectif". A l’écoute du verdict, Thierry Lepaon a lancé : "Nous avons besoin d'une autre justice" et un changement radical en matière de droit social. Il a demandé l'amnistie pour les syndicalistes.

 

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Et pendant ce temps là, les "bonnetsrouges" patrons casseurs et voyous, en toute impunités, adsressent ultimatum au gouvernement. Mais que fait Manuel Valls ?

 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 09:20

Le conseil des prud'hommes de Compiègne a invalidé les licenciements pour défaut de motif économique et non-respect des obligations de reclassement.

Un salarié de l'usine Continental de Clairoix (Oise) manifeste place de la Bourse à Paris, le 18 mai 2013.Un salarié de l'usine Continental de Clairoix (Oise) manifeste place de la Bourse à Paris, le 18 mai 2013. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
Par Francetv info avec AFP

Mis à jour le 30/08/2013 | 09:53 , publié le 30/08/2013 | 09:03

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Les "Conti" ont obtenu gain de cause. Les licenciements de près de 700 ex-salariés de Continental, sur les 1 200 que comptait l'usine, ont été invalidés par le conseil des prud'hommes de Compiègne (Oise), vendredi 30 août. Les salariés avaient été licenciés en 2010 par la direction de l'usine.

Aujourd'hui, la justice revient sur cette décision, alors que 200 ex-employés étaient rassemblés devant les prud'hommes. "Continental a été condamné pour défaut de motif économique et pour non-respect de leurs obligations de reclassement", a expliqué Me Alexandra Soumeire, avocate des salariés. C'est ce que réclamaient les salariés du fabricant de pneus, ainsi que des dommages et intérêts équivalents à deux à quatre ans de salaire chacun.

Continental n'a pas respecté un accord de 2007 sur le temps de travail. La direction prévoyait à l'époque un retour aux 40 heures contre le maintien de l'emploi dans le site jusqu'en 2012. La société-mère allemande a été reconnue par la justice française responsable du renvoi des 700 ex-salariés. Elle avait invoqué comme prétexte la crise de la filière automobile en 2008, un faux-argument pour les avocats des Conti.

 

(France 2)

 

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    20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 07:14

     

     

    POLITIQUE -  le 19 Mai 2013

     

    "Aux Glières, nous nous retrouvons autour de l'esprit de résistance du CNR"

    Mots clés : résistance droitthorens-glièrescnr,

     

     

    Plateau des Glières, envoyé spécial. Cette année encore, des centaines de personnes se retrouvent sur le plateau des Glières, haut lieu de la résistance. À l'initiative du collectif Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui, le rassemblement de cette année célèbre particulièrement le 70ème anniversaire du Conseil National de la Résistance. Paroles de citoyens et militants des Glières.

    • Annie de Annecy

    « Je suis venue à titre personnel à ce week-end. Je ne représente personne. Je suis simplement citoyenne. Je crois qu'on assiste depuis des décennies à une dégradation de la notion de collectif et à une promotion non pas de l'individu mais de l'individualisme. Le capitalisme se nourrit de cela. C'est pour cela que nous devons préciser ce que nous entendons par défense du collectif. Ici aux Glières, nous nous retrouvons autour de l'esprit de résistance né avec la création du CNR. Mais le Conseil national de la résistance avait réussi à trouver un message universel dépassant l'analyse des différents partis et opinions de l'époque. Des valeurs d'égalité de liberté...Je ne suis pas encore sûre que ces valeurs collectives soient tout à fait présentes aujourd'hui dans la multitudes des associations, collectifs, et organisations politiques qui se retrouvent ici. L'analyse est commune, mais il faut sortir  de ces mouvements collectifs personnalisés. Seul un message universel commun, affirmé et déclamé pourra permettre cette réunion et l'essor d'un esprit de résistance réelle et efficace. Ce genre de rendez vous peut permettre de créer ce lien. »

    • Isabelle Velarde, 46 ans, membre de l'association Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui (CRHA), animatrice de la discussion « Droit des femmes, droit des étrangers, urbanisme, droit de la terre et paysans », samedi, dans le cadre du Forum des résistances

    « Cette année, c'est la première fois que le Réseau citoyen résistant (RCR) participe activement à l'organisation des débats du forum des résistances. Et l'idée est vraiment de construire des débats participatifs, car il me semble que c'est le lieu pour que les gens deviennent acteur des échanges d'idées et soient force de proposition. Et ça marche. Le public citoyen apprécient la méthode. Et finalement, les intervenants au débat sont beaucoup plus des personnes ressources qui permettent d'enrichir les échanges. C'est une forme de débat spécifique. Maintenant, sur le fond, il est très important de ne pas laisser toutes les choses qui émergent durant ces échanges, lettre mortes, que ce ne soit pas juste ponctuel. Le but est de faire du réseautage entre associations, de mettre les gens et les structures en relation de sorte qu'ils continuent à construire ensemble, après, une fois les débats clos. C'est tout le principe de la construction d'alternatives. Montrer que ça fonctionne et faire que les initiative s'essaiment. C'est ça, selon moi, être résistant aujourd'hui. D'abord faire le constat de ce qui ne marche pas, de choses face auxquelles il faut résister et montrer par l'action qu'on peut faire autrement, c'est ca, l'acte de résistance. Constat. Opposition. Résistance. Alternatives. C'est faire de la politique... »

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      BRUNO FORNACIARI

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