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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 08:51

 

 

Sondage Ifop-l'Humanité: Estimez-vous qu'en France, à l'heure actuelle, la lutte des classes est une réalité?

  le 9 Janvier 2013

Sondage

Jérôme Fourquet: "La lutte des classes est un constat"

Jérôme Fourquet « En 2013, le vocable de classe sociale n’est pas périmé »

 

Au vu du sondage Ifop que l'Humanité publie ce mercredi, la lutte des classes est une réalité bien vivante. N'en déplaise à Jérôme Cahuzac, qui assénait à Jean-Luc Mélenchon lors de leur débat de lundi soir: "La lutte des classes, au fond, ça résume notre réelle divergence. Vous, vous y croyez toujours et moi je n’y ai jamais cru".

Pour le directeur du département opinion de l’Ifop, qui a mené cette étude sur les Français et le lutte des classes, Jérôme Fourquet, « la perception d’une société divisée en classes reste opérante ».


N’est-il pas surprenant 
de constater que le sentiment d’appartenance 
à une classe sociale 
ne recule pas ?

Jérôme Fourquet. Quand on voit ces chiffres, cela remet un peu en cause ce que l’on disait du déclin de la conscience de classe qui allait avec le déclin du marxisme. Au milieu des années 1980, un Français sur deux disait avoir le sentiment d’appartenir à une classe. Cette année, vingt-six ans plus tard, ces chiffres n’ont pas bougé. Cette perception d’une société divisée en classes et de l’appartenance à une classe reste opérante. Cela, sans le contredire, permet deremettre légèrement en question l’idée d’une montée des classes moyennes qui marcherait de pair avec une société de plus en plus individualisée. Je pense que l’élément à retenir, c’est que le vocable de classe sociale n’est pas périmé.

  • Question: Avez-vous le sentiment d'appartenir à une classe sociale? Le oui par catégories socioprofessionnelles

C’est pourtant parmi les revenus relativement haut que le sentiment d’appartenance semble le plus prégnant…

Jérôme Fourquet. Cela n’a guère bougé depuis les années 1960. Les choses n’ont pas tant basculé qu’on le dit après 1968. Mais attention, dire qu’on se sent appartenir à une classe sociale n’implique pas la reconnaissance de la grille d’analyse marxiste de la société. Pour beaucoup de Français, ce sentiment est celui d’appartenir à la classe moyenne. Et le sentiment d’un risque de dégringolade, de déclassement, peut renforcer ce sentiment d’appartenance.

 

Compte tenu des résultats sur la question 
de l’appartenance à une classe sociale, 
les réponses à votre question sur l’actualité de la lutte des classes sont surprenantes…

Jérôme Fourquet. À la veille de 1968, nous étions 20 points plus bas qu’aujourd’hui ! La lutte des classes est un terme connoté au marxisme. Sans doute, cette doctrine a beaucoup perdu de son influence, mais pour autant,l’idée d’antagonismes d’intérêts entre les groupes sociaux est très nettement majoritaire aujourd’hui. Sans doute la crise n’y est-elle pas pour rien: une partie de la campagne présidentielle s’est faite sur la fiscalité avec des propositions fortes (taxe à 75 %, salaire maximum…). Si l’idée de la lutte des classes comme moteur historique 
de l’évolution des sociétés a perdu du terrain, l’idée qu’il y a des conflits 
de classes se porte bien.

  • Question: estimez-vous qu'en France, à l'heure actuelle, la lutte des classes est une réalité? Le oui par catégories socioprofessionnelles

Que peut-on conclure de cette progression ?

Jérôme Fourquet. Avec une acception qui n’est plus tout à fait celle du marxisme, la lutte des classes est sans doute moins un fait qu’un constat. Certains peuvent reconnaître l’actualité de la lutte des classes pour la regretter, comme quand on entend à droite que « la France n’aime pas les riches ». La conclusion que nous pouvons tirer est que nous ne vivons pas dans une société apaisée. La crise a accru les inégalités. Cela ne fait qu’aggraver les tensions. On retrouve cela politiquement en voyant une courbe en U sur l’échiquier politique: l’existence de la lutte des classes est plus fortement reconnue aux deux extrêmes.

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 09:42

 

SOCIAL-ECO

 

SOCIAL-ECO -  le 3 Janvier 2013

Enquête 2013

Entreprises : celles qui vivent sont celles qui luttent... Toujours

 

 

Pour la plupart, nos lecteurs les connaissent bien. Leurs mots, leurs visages, leurs combats s’étalent souvent dans nos colonnes. L’Humanité revient ici sur quelques luttes emblématiques de ces salariés qui n’ont pas baissé les bras face au pire avenir promis à leur entreprise en 2012. Rien d’exhaustif dans cet inventaire : d’autres, comme Electrolux à Revin dans les Ardennes, auraient pu y figurer. 2013 est déjà là, tous sont toujours sur la brèche. Pour sauver les emplois, les savoir-faire, mais aussi l’avenir des territoires, ces mobilisations ont permis de changer 
le cours de l’histoire.

Fralib à gémenos,
la scop TI, c’est parti. L’année 2012 aura été pour les Fralib, dont la production de thé a été délocalisée en Pologne, celle de tous les entretiens. Entretien de l’espoir pendant la campagne présidentielle avec la visite de tous les candidats de gauche qui tous ont repris le mot d’ordre des salariés de l’usine de Gémenos près d’Aubagne et de leurs syndicats CGT et CFE-CGC : « Éléphant est français, en Provence, il doit rester. » Entretien de la campagne de boycott des produits Lipton et des machines enfin cédées par Unilever pour l’euro symbolique à la communauté urbaine de Marseille, nouveau propriétaire des terrains sur lesquels devrait cette année, en lieu et place de Fralib, démarrer la Société coopérative ouvrière provençale de thé et d’infusions (Scop TI). Entretiens aussi avec les ministres Arnaud Montebourg et Benoît Hamon qui approuvent la constitution de cette coopérative dont la naissance officielle a été annoncée en décembre dernier à l’Assemblée nationale par les syndicalistes et par André Chassaigne, le député communiste coprésident du comité national de soutien. Entretien enfin avec le nouveau président de la République à l’Élysée : après avoir passé leur troisième réveillon de lutte, les Fralib se tournent à nouveau vers François Hollande afin qu’il mette ses actes en accord avec ses bonnes paroles. Et fasse enfin plier la multinationale qui devra payer cher pour tous les dégâts humains commis au pays de Pagnol !

Pilpa. Les salariés tiennent
les murs de leur boîte. Le 5 juillet 2012, le groupe R&R annonçait vouloir se séparer rapidement du site de fabrication de glaces Pilpa de Carcassonne (Aude) racheté au glacier 3A à peine neuf mois auparavant. Ce sont 122 salariés qui décident alors de se battre pour garder outil de travail et emplois dans ce département où l’industrie se meurt. La filière laitière souffrirait également de ce gâchis. Ce rachat par R&R n’avait qu’un objectif, selon eux : récupérer les licences pour les glaces Oasis et Disney, les savoir-faire et se débarrasser d’un concurrent. R&R est aux mains du fonds d’investissement américain Oaktree Capital Management, qui perçoit des intérêts exorbitants atteignant 11 %. Mais le site de Carcassonne est rentable et viable. En atteste une étude du cabinet Progexa. Les salariés, emmenés par la CGT, ont multiplié les actions publiques, participant notamment à la Fête de l’Humanité à La Courneuve en septembre dernier, et ont saisi la justice.

Le 11 décembre, le juge des référés de Carcassonne a considéré que le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) présenté par la direction était « manifestement insuffisant dans les mesures de reclassement proposées au regard des moyens du groupe », le licenciement collectif prévu constituant « un trouble manifestement illicite ». Le juge a ordonné la suspension de cette procédure de licenciement collectif. La direction doit présenter un nouveau PSE. Durant les fêtes qui se traduisent par un arrêt des activités jusqu’au 3 janvier, les salariés se sont relayés sur un piquet de garde devant l’entrée du site pour surveiller l’entreprise. Pas question de voir les machines partir à leur insu. Tout en espérant qu’un repreneur se présente, ils travaillent eux-mêmes à un projet de reprise de l’activité en coopérative (Scop).

Petroplus. une fiducie toujours à disposition. Ils ont déplacé des montagnes, convaincus de l’emporter à la fin... Pour les 480 salariés de la raffinerie Petroplus (ex-Shell) de Petit-Couronne (Seine-Maritime), pas question de laisser tomber Mémé, comme ils surnomment affectueusement leur outil de travail : alors qu’une bonne dizaine de raffineries ont disparu en deux décennies, la France ne peut, selon eux, tabler sur les importations de pétrole produit dans des conditions qui favorisent un dumping social et environnemental. Alors, les Petroplus continuent le combat. À plusieurs reprises, ils ont cru leur heure arrivée devant le tribunal de commerce, mais les repreneurs, d’autant plus sérieux à leurs yeux que l’intersyndicale avait réussi à mettre en place une fiducie couvrant quoi qu’il arrive les salariés, ne sont jamais parvenus à convaincre les juges. La raffinerie a été mise en liquidation il y a deux mois, mais rien n’est fini : les syndicalistes maintiennent la pression sur Shell ainsi que sur François Hollande et sur le gouvernement Ayrault.

Les Lilas. et la lutte accoucha d’une nouvelle maternité. Jusqu’à il y a un an, les personnels de santé craignaient le pire pour la maternité des Lilas (Seine-Saint-Denis). Tant d’établissements de proximité ont déjà été fermés ces dernières années, ou sont encore menacés. Créée au début des années 1960, Les Lilas, c’est, bien plus qu’une simple maternité, un établissement non lucratif qui fut pionnier pour l’accouchement sans douleur, qui a accueilli les avortements avant la loi Veil de 1975, et se distingue encore par un moindre recours à la péridurale ou à la césarienne. Handicapée par des locaux trop exigus, la maternité devait s’agrandir pour continuer de pratiquer quelque 1 700 accouchements et 1 300 IVG par an. Mais sous divers prétextes, l’agence régionale de santé (ARS) a longtemps suspendu le projet de rénovation. Une ardente bataille mobilisant professionnels de santé, anciennes patientes, élus de gauche, personnalités, amènera finalement l’ARS à donner, fin janvier 2012, son feu vert à la reconstruction.

My ferry Link. Ne l’appelez plus 
jamais seafrance ! « J’ai ressenti beaucoup de plaisir à reprendre la mer. C’est une délivrance. C’est quelque chose qu’on attendait depuis longtemps qui se concrétise. Tout le monde s’est investi à fond. On travaille pour nous, c’est dix fois plus motivant », confiait un des ex-SeaFrance, filiale de la SNCF, le lundi 20 août dernier, dans son costume de steward de la Scop My Ferry Link, tandis que les rotations entre la France et l’Angleterre reprenaient après neuf mois d’arrêt. À l’issue d’une bataille juridique au long cours, cette Scop initiée par des syndicalistes CFDT et adossée à Eurotunnel a permis d’engager plus de trois cents personnes. L’enjeu était de sauver des emplois et de garder des navires sous pavillon français dans le Pas-de-Calais. Le combat des marins et des sédentaires, maintenant ? Reconquérir une clientèle. My Ferry Link table sur 12 à 14 % de parts de marché pour l’activité marchandises et 8 à 10 % pour l’activité passagers, dans un contexte de concurrence rude sur le détroit, où l’anglais P&O a renforcé sa flotte, tandis que le consortium associant Louis-Dreyfus Armateurs (LDA) et le danois DFDS vient de s’implanter.

TRW. au forceps, les vosgiens contraignent renault et psa à sauver leur usine. Fin juillet 2012, TRW, poids lourd de l’équipement automobile, décide de pousser son usine de Ramonchamp (Vosges) vers le redressement judiciaire, après l’avoir mis artificiellement en cessation de paiement en détournant ses commandes vers une autre usine du groupe. Le procédé est classique : en asséchant l’une de ses filiales, le groupe espère licencier ses 313 salariés vosgiens à moindres frais en laissant les AGS, le régime de garantie des salaires en cas de défaillance des entreprises, supporter le coût du plan de casse sociale.

C’était sans compter la mobilisation exceptionnelle de l’ensemble des salariés, allant jusqu’à manifester au siège européen de TRW à Düsseldorf, et la détermination de leur avocat Me Ralph Blindauer et du procureur de la République d’Épinal, bien décidés à faire assumer à l’équipementier le coût de la casse sociale. Résultat : TRW se voit contraint de mettre une enveloppe de 18 millions d’euros sur la table, pas seulement pour payer des indemnités dignes de ce nom aux salariés, mais également pour leur permettre de reprendre l’usine et de pérenniser une partie des emplois.

Seule condition : que les principaux donneurs d’ordres, les puissants constructeurs français PSA et Renault, s’engagent sur un volume de commandes suffisant pendant la période de transition, ce que les constructeurs rechignent à faire. Au final, c’est encore au forceps que les salariés obtiennent gain de cause fin décembre : suite à une manifestation devant le siège de Renault à Billancourt et à des interpellations au ministère du Redressement productif, Renault et PSA promettent de fournir un chiffre d’affaires de 15,5 millions d’euros à l’usine de Ramonchamp. Le projet de reprise devrait donc voir officiellement le jour lors d’une prochaine audience, le 17 janvier, au tribunal de commerce d’Épinal.

Continentale nutrition. tout à reconstruire ! Une première victoire qui en appelle une autre, définitive : le réaménagement du site de Vedène avec un plan de formation pour les salariés licenciés et la création de 120 emplois, dont 40 réservés aux Conti qui se sont battus de bout en bout. Un résultat obtenu après 431 jours de lutte dont, en 2012, 315 jours d’occupation de leur usine d’aliments pour animaux abandonnée par la direction de Continentale Nutrition au profit d’une concentration, aidée par des fonds publics, autour de la maison mère de Boulogne-sur-Mer (Nord). Sur le terrain cédé à un prix raisonnable, la société APRC Développement d’Aix-en-Provence, démarchée par l’agence de développement économique du conseil général, devrait édifier des locaux dans lesquels pourraient s’installer des entreprises de logistique industrielle en 2014. L’année à venir sera donc pour ces Conti-ci celle de la reconstruction du site, de leurs vies et, pour beaucoup, de l’apprentissage d’un nouveau métier.

m-Real. quand la fatalité est mise en déroute. Il en aura fallu, de la sueur et de la salive, pour vaincre. Journées portes ouvertes, marches pour l’emploi, visites de candidats à la présidentielle, sièges des ministères, constitution, à l’initiative du maire PCF d’Alizay (Eure), d’un large front politique pour les défendre, bataille pour l’expropriation pour des raisons d’utilité publique, etc. Pendant plus de trois ans, les ouvriers de M-Real, fleuron de l’industrie papetière, ont imaginé des alternatives à la fermeture pure et simple de leur usine décidée par leurs propriétaires finlandais : un de leurs projets les associait avec leurs voisins de la raffinerie Petroplus. Début décembre, ils ont gagné ! Si l’État a reculé devant la nationalisation à Florange, le département de l’Eure a porté un projet de « départementalisation » : le 10 décembre, le conseil général s’est porté acquéreur de l’usine de papier d’Alizay par une décision unanime. Il se fait l’intermédiaire d’une transaction entre le vendeur M-Real et les acheteurs, un groupe thaïlandais associé à une filiale du groupe Direct Énergie. À terme, près de deux cent cinquante emplois devraient être recréés sur place.

sobrena. Une lutte le vent en poupe à Brest. Au printemps dernier, en pleine campagne présidentielle, les 210 salariés de la Sobrena, entreprise de réparation navale de Brest (Finistère), obtiennent la sauvegarde de leurs emplois, après 6 mois de lutte et d’actions quotidiennes avec le soutien de la population locale, des élus, de la presse. Alors que l’entreprise avait été placée en redressement judiciaire en décembre 2011, le tribunal de commerce valide fin mars la reprise par le néerlandais Damen, qui s’engage à garder tous les salariés, alors qu’Eiffage voulait reprendre l’activité mais en supprimant cent emplois. Pour marquer cette victoire, les salariés démontent l’étrave qu’ils avaient érigée face à l’hôtel de ville de Brest pour symboliser leur lutte, vers un rond-point à l’entrée de la ville.

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 07:43

Elections TPE

Les salariés des TPE placent la Cgt très largement en tête

vendredi 21 décembre 2012

Avec un résultat de 29,54%, la Cgt arrive très largement en tête du premier scrutin de représentativité dans les très petites entreprises. Scrutin où 465 756 électeurs et électrices se sont exprimé-e-s malgré les innombrables obstacles.

La Cgt remercie les salarié-e-s qui ont porté leur choix sur la Cgt. Ce résultat vient après d’autres signes forts quand à la place majeure occupée par la Cgt dans le paysage social. La deuxième organisation syndicale recueille quant à elle 19,26% et la troisième organisation recueille 15,25%.

Le résultat obtenu donne encore plus de poids à ceux qui n’acceptent pas une régression sociale majeure dans la négociation sur l’emploi en cours.

Dans les conventions collectives et au niveau national interprofessionnelle, ce résultat renforce la place de la Cgt. Il donne du poids aux exigences portées par les salarié-e-s des TPE et renforce leur volonté d’obtenir à l’avenir de véritables lieux de négociations avec des élu-e-s pour les représenter.

Au cours de plusieurs mois de campagne, la Cgt dans les territoires et avec ses organisations professionnelles a tissé de nombreux liens avec des milliers de salarié-e-s des TPE qui lui ont réservé un accueil très favorable.

La Cgt entend poursuivre cet effort au-delà de l’élection et créer les conditions pour que le syndicalisme et la négociation collective prennent toute leur place auprès de ces salarié-e-s.

Forts de ce résultat, les salarié-e-s peuvent compter sur la présence de la Cgt pour agir avec eux en faveur de nouvelles conquêtes sociales. Elle les appelle aussi à prendre toute leur place dans cette mobilisation en rejoignant massivement la Cgt.

Montreuil, le 21 décembre 2012

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 03:29

Après le rapport Gallois et les annonces du gouvernement : c’est Noël avant l’heure pour les patrons !

 

le 06 novembre 2012

 

Jean-Marc Ayrault a annoncé les mesures gouvernementales à la suite du rapport Gallois « sur la compétitivité française ». Malheureusement, le gouvernement a décidé de reprendre beaucoup de choix de ce rapport qui préconise de renforcer l’austérité et les cadeaux aux patrons.

 

Voici un florilège des principales mesures : 20 milliards de cotisations patronales en moins sur trois ans. Cette mesure sera compensée par une hausse de la TVA (de 19,6 à 20%) et une baisse de 10 milliards des dépenses publiques. Les mesures administratives des entreprises seront également « simplifiées ». On peut donc s’attendre à un affaiblissement du droit du travail. Le nombre d’apprentis sera doublé d’ici 2017, pour atteindre 500 000, mais sans que des éléments sur leur statut ne soit donné. Enfin, le Haut conseil du financement de la protection sociale est saisi pour travailler à « une réforme de son financement ».

 

Le « coût » du travail : c’est de nos vies dont on parle !

 

Le MJCF ne peut que déplorer ces mesures injustes qui valident les thèses patronales sur le coût du travail alors que la précarité et les bas salaires sont la norme pour les travailleurs depuis des années. Pire, on affaiblit le système de solidarité de protection sociale et on augmente les impôts les plus injustes au nom d’un effort national qui est loin d’être partagé. Faut-il rappeler qu’en 2011, les dividendes des sociétés non financières et les intérêts payés aux banques s’élevaient à 309 milliards ? N’est-ce pas dans ces sommes qu’il faut prélever pour relancer l’économie et les investissements ?

 

Clairement, le gouvernement a tranché en faveur de ce patronat et de cette bourgeoisie qui affirme déjà que les mesures sont insuffisantes malgré tous les cadeaux qui leur sont faits ! Les appels à la responsabilité et à « l’esprit d’équipe » des entreprises seront vains face à la logique de profit sans fin. Ce qu’ils veulent, c’est la fin du système de sécurité sociale, du droit du travail, des services publics.

 

Dans les prochains jours, les jeunes communistes feront valoir d’autres exigences répondant aux besoins humains et en solidarité avec les mobilisations européennes par des rassemblements devant les sièges locaux du MEDEF. Ce ne sont pas des pigeons, ce sont des vautours ! Ils ont les milliards, nous sommes des millions !

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 21:06

 

Social-Eco - le 8 Novembre 2012

Thierry Lepaon (CGT): le plan compétitivité est "une erreur politique"

Le futur secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a estimé jeudi que le plan du gouvernement pour la compétitivité était une "erreur politique". Le syndicat poursuit son offensive contre les annonces d’Ayrault entamée hier par Bernard Thibault.


L'octroi d'un crédit d'impôt de 20 milliards d'euros pour favoriser 300.000 créations d'emploi, "ça fait environ 70.000 euros l'emploi" dans le privé "alors qu'on refuse de donner les moyens au service public de notre pays de fonctionner normalement, je pense que c'est une erreur politique", a déclaré sur RTL celui qui succèdera en mars à Bernard Thibault. Le financement de ce plan au moyen notamment d'une hausse de la TVA signifie que "ce sont les salariés, les ménages qui vont une nouvelle fois être mis à contribution".

 

"On confie encore l’avenir des salariés à un patron"


Thierry Lepaon rappelé qu’en France, le problème n'est pas le coût du travail, "c'est le problème du coût du capital". Pour sa première interview suite à sa nomination officielle, Le futur secrétaire général poursuit l’offensive lancée mercredi par Bernard Thibault : "La CGT conteste fortement les volets essentiels du dispositif" présenté mardi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault en soutien à la compétitivité avait-il lancé. Le syndicat dénonce "une vaste campagne consistant à culpabiliser les salariés sur le coût du travail", mais aussi le financement du plan, via la hausse de la TVA, "un impôt très inégalitaire".

 

Autre point de contestation, les 20 milliards d'euros de crédit d'impôt prévus par le plan, "vont bénéficier à toutes les entreprises y compris à celles qui distribuent des dividendes. C'est inacceptable pour nous". Surtout que ces milliards "s'ajoutent à 160 mds d'exonérations déjà accordées. Je dis stop".

  • Et de rappeler que pour l’instant, "87 manifestations et rassemblements sont prévus" le 14 novembre à l’appel de la Confédération européenne des syndicats, dont sont membres notamment la CGT et la CFDT.

 

CGT: Thierry Lepaon adoubé pour succéder à Bernard Thibault

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 13:55

 


14 novembre : contre l’austérité, pour la solidarité !

 

Le 14 novembre, pour la première fois en Europe, une grève générale internationale est organisée par le mouvement syndical au Portugal, en Espagne, en Grèce, à Chypre et à Malte, et soutenue par les mouvements sociaux et des partis politiques. Dans le même temps, la Confédération européenne des syndicats a lancé un appel à une journée  d’action et de solidarité coordonnée en Europe.

 

Cette mobilisation exceptionnelle émerge au moment où, partout en Europe, les politiques d’austérité organisent la baisse des salaires et des pensions, la destruction des droits sociaux, de la négociation collective et des services publics, et provoquent récession,  chômage, précarité et misère. Elle témoigne d’une convergence des mobilisations qui se sont construites dans de nombreux pays contre ces politiques imposées sans débat démocratique, et qui mènent l’Europe dans le gouffre.

 

En France, le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique mène depuis des mois une mobilisation unitaire pour dénoncer l’instrumentalisation de la dette publique et l’imposition de politiques d’austérité économiquement stupides, écologiquement irresponsables et socialement injustes – touchant de plein fouet les populations les plus précaires, femmes, jeunes, ouvriers, mal-logés, immigré-es. En septembre, il a organisé des mobilisations contre le Traité budgétaire pour provoquer le débat public que le gouvernement tentait d'esquiver.

 

Aujourd’hui, le gouvernement poursuit sur une voie sans issue, avec un budget d’austérité qui essaye désespérément de tenir l’objectif irréaliste d’un déficit public limité à 3 % du PIB en 2013. En cédant aux sirènes du patronat qui réclame un « choc de compétitivité », il poursuivrait, comme en Grèce en Espagne et au Portugal, sur la voie mortifère du dumping salarial et de la remise en cause des protections collectives.

 

En France comme en Europe, l’austérité doit cesser ! Ce n’est pas de purges budgétaires ou de concurrence exacerbée dont l’Europe a besoin, c’est de solidarité, d’une meilleure répartition des richesses, et de démocratie !


C’est pourquoi le Collectif appelle à participer aux manifestations organisées à l’initiative de l’Intersyndicale le 14 novembre. Au-delà du refus des mesures inacceptables imposées aux peuples d’Europe du Sud, c’est un appel à se battre pour une autre Europe, solidaire, écologique et démocratique !

 

Le 14 novembre et après, le Collectif contribuera à l’émergence de mobilisations à l’échelle européenne. Il participe et  soutient  le processus de l’Altersummit, qui sera lancé lors de la rencontre européenne à Florence du 8 au 11 novembre.

 

Le 14 novembre montre la voie : les mobilisations contre l’austérité doivent converger pour une Europe sociale et solidaire !

 

Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique

 

Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (http://www.audit-citoyen.org/) est composé d’une soixantaine d’organisations associatives et syndicales, avec le soutien d’organisations politiques.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 00:30

- le 18 Septembre 2012

Sodimédical: le déni de justice se poursuit

Alors que les employées de l’entreprise de matériel médical se battent toujours pour obtenir le paiement de leurs salaires, la liquidation a été prononcée. Les salariés et leur avocat crient au déni de justice.


Nouveau coup de massue pour les Sodimédical. Alors que les 52 employées sont sans salaire depuis bientôt un an, le tribunal de commerce de Troyes, a prononcé hier, la liquidation judicaire de l’entreprise de fabrication de matériel médical basée à Plancy l’Abbaye (Aube). Maître Philippe Brun, leur avocat, est furieux. « Le tribunal a rendu son jugement avant même que j’ai plaidé le fond du dossier. Ma parole a été bâillonnée ».

 

"Se débarrasser du dossier"

La décision intervient alors que ce même tribunal de commerce s’était engagé, le 10 janvier 2012, à ne pas statuer avant que la Cour de cassation n’ait rendu ces deux arrêts sur l’affaire. « La parole judicaire n’a pas été respectée, c’est comme s’ils voulaient se débarrasser du dossier », constate Maître Brun.

C’est déjà la quatrième procédure de liquidation judiciaire subie par les Sodimédical. En octobre 2011, la Cour d’appel de Reims avait déjà annulé une demande, estimant que Lohmann et Rauscher avait « asphyxié sa filiale en la soumettant à la concurrence interne des usines chinoise et tchèque ». En lutte depuis 28 mois pour sauver leur usine, après plus de 40 procédures en justice en leur faveur, la colère est immense.

 

"L'Etat nous a laissé tomber"

Angélique Debruyne, porte-parole du Comité d’Entreprise, est « écoeurée ». « Le procureur a demandé la liquidation immédiate de l’entreprise. Le mandataire était déjà là à la sortie du tribunal, alors que personne ne fait rien pour exécuter les décisions sur le paiement de nos salaires ! Pour l’instant, l’Etat nous a laissé tomber ». Le 11 juillet dernier, la Cours d’appel de Reims avait pourtant condamné la maison mère à payer les salaires sous astreinte et à relocaliser l’activité. Sans succès. François Hollande avait assuré les Sodimédical de tout son soutien.

 

Révoltant

 

Mais comme l’explique maître Philippe Brun, « le ministère du travail nous propose de mettre en place du chômage partiel, plutôt que de faire respecter les décisions de justice ». Depuis septembre, les employées, dont certaines étaient présentes à la Fête de l'Humanité pour faire connaître leur combat au plus grand nombre, tiennent le coup financièrement notamment grâce à leurs parrains. De nombreuses personnalités du Front de Gauche ont donné un coup de pouce aux salariés. Le PCF dans un communiqué a d’ailleurs qualifié cette décision de « révoltante face au combat exceptionnel et d’une grande dignité de ces femmes ». Pour Angélique Debruyne, malgré les difficultés, « On continue à lutter, abandonner n’est pas du tout d’actualité ». La bataille devant les tribunaux continue. Leur avocat va saisir la chambre sociale de la Cour d’appel de Reims pour suspendre le jugement.

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 23:00

 

La plaisanterie Montebourg a assez duré ! En appelant les organisations syndicales de PSA Peugeot Citroën à « la responsabilité économique », le ministre du redressement productif va trop loin et ce discours s’apparente à celui que nous venons de subir pedant 5 ans sous un gouvernement sarkozyste.

 

Pour lui, les syndicats « doivent avoir en tête de construire l’avenir »… Méconnaît-il autant les organisations syndicales pour tenir un discours aussi méprisant envers celles et ceux qui luttent quotidiennement pour sauvegarder l’emploi en France ?

 

Mettre sur un même plan de responsabilité ceux qui perdent leurs emplois et les actionnaires qui se sont partagé de larges dividendes, c’est la politique de Ponce Pilate.

 

L’argument stipulant que « les syndicats doivent penser à tous ceux qui restent, les 100.000 salariés de Peugeot », ne tient pas la route. En effet, en luttant pour sauvegarder leur emploi, les syndicalistes pensent également, et à juste titre, à ceux qui ne sont pas encore concernés par cette annonce, et œuvrent non seulement pour les 8.000 emplois actuellement susceptibles d’être supprimés, mais aussi pour que ne viennent se rajouter des milliers d’autres dans les années à venir.

 

Le Parti de Gauche soutient les salariés de PSA dans leur combat et sera présent dans toutes les actions que les organisations syndicales engageront afin de sauver le site d’Aulnay. Il appelle Arnaud Montebourg à se reprendre en proposant des lois à même de faire face aux plans de licenciements : lois d’interdiction des licenciements, droit de préemption et de véto pour les salariés…

 

Laurence Sauvage, Secrétaire nationale en charge des luttes sociales

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 21:00

Juillet 2012

PSA/Montebourg : « Un moratoire sur les restructurations engagées » (Pierre Laurent)

Le CCE de PSA a permis, grâce à la mobilisation des salariés et à l'unanimité des syndicats, de bloquer le déclenchement du plan de licenciements.

 

Un expert est nommé, du temps est gagné mais les intentions de la direction n'ont pas varié d'un iota. C'est maintenant la mobilisation qui pourra faire reculer la direction. Le point marqué ce matin doit être mis à profit pour faire la clarté sur les mensonges des actionnaires.

 

Malheureusement, dans ce moment décisif, les salariés n'ont pas pu compter sur l'appui du gouvernement. Le plan d'aide d'Arnaud Montebourg aux voitures électriques et hybrides est à côté du problème posé. Il élude la question qui fâche : les garanties d'une pérennisation de la production automobile et de ses investissements en France. Le bavardage de Michel Sapin sur le dialogue social n'était en rien à la mesure de la gravité des décision de PSA.

 

Le PCF renouvelle son soutien aux salariés de PSA et de toute la filière automobile. Il exige un moratoire sur les restructurations engagées et amplifiera son combat pour des mesures anti licenciements réelles, de nouveaux droits pour les salariés et une stratégie industrielle globale.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 12:16

Lutte contre le FN

le symbole Gilardo (Var)


à loccasion de la cantonale partielle dans le Var qui lopposait au candidat du FN, Claude Gilardo, maire communiste de Brignoles,
a remporté le 1er juillet le siège de conseiller général dans le Var.

Pierre Laurent a tenu à « féliciter Claude Gilardo ainsi que tous les militants qui lont soutenu et qui ont rendu cette élection possible face à lextrême droite ».

Cest une très belle victoire que cette élec­tion du maire communiste de Brignoles, candidat unique de toute la gauche et ce, malgré lattitude détestable de lUMP qui na donné aucune consigne de vote au 2ème tour. Voilà qui en dit long sur les passerelles désormais bien visibles entre lUMP et le FN.

Cette élection est aussi et surtout la recon­naissance du travail impulsé par Claude Gilardo pour le développement social et solidaire de Brignoles, ville dont il est maire. 

Le PCF et ses partenaires du Front de gau­che se sont battus tout au long des cam­pagnes présidentielle et législatives pour faire barrage à lextrême droite.

Lélection de Claude Gilardo dans le Var est le symbole de cette lutte et la preuve que, face au danger, lunion de toutes les forces de gauche est la garantie de la vic­toire n

 

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lorsque le "bruit et la fureur" échoue face au FN à Hennin-beaumont, Gilardo, Maire communiste poursuit la lutte en vainqueur à Brignoles dans le var.

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BRUNO FORNACIARI

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