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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 21:06

 

Social-Eco - le 8 Novembre 2012

Thierry Lepaon (CGT): le plan compétitivité est "une erreur politique"

Le futur secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a estimé jeudi que le plan du gouvernement pour la compétitivité était une "erreur politique". Le syndicat poursuit son offensive contre les annonces d’Ayrault entamée hier par Bernard Thibault.


L'octroi d'un crédit d'impôt de 20 milliards d'euros pour favoriser 300.000 créations d'emploi, "ça fait environ 70.000 euros l'emploi" dans le privé "alors qu'on refuse de donner les moyens au service public de notre pays de fonctionner normalement, je pense que c'est une erreur politique", a déclaré sur RTL celui qui succèdera en mars à Bernard Thibault. Le financement de ce plan au moyen notamment d'une hausse de la TVA signifie que "ce sont les salariés, les ménages qui vont une nouvelle fois être mis à contribution".

 

"On confie encore l’avenir des salariés à un patron"


Thierry Lepaon rappelé qu’en France, le problème n'est pas le coût du travail, "c'est le problème du coût du capital". Pour sa première interview suite à sa nomination officielle, Le futur secrétaire général poursuit l’offensive lancée mercredi par Bernard Thibault : "La CGT conteste fortement les volets essentiels du dispositif" présenté mardi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault en soutien à la compétitivité avait-il lancé. Le syndicat dénonce "une vaste campagne consistant à culpabiliser les salariés sur le coût du travail", mais aussi le financement du plan, via la hausse de la TVA, "un impôt très inégalitaire".

 

Autre point de contestation, les 20 milliards d'euros de crédit d'impôt prévus par le plan, "vont bénéficier à toutes les entreprises y compris à celles qui distribuent des dividendes. C'est inacceptable pour nous". Surtout que ces milliards "s'ajoutent à 160 mds d'exonérations déjà accordées. Je dis stop".

  • Et de rappeler que pour l’instant, "87 manifestations et rassemblements sont prévus" le 14 novembre à l’appel de la Confédération européenne des syndicats, dont sont membres notamment la CGT et la CFDT.

 

CGT: Thierry Lepaon adoubé pour succéder à Bernard Thibault

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 13:55

 


14 novembre : contre l’austérité, pour la solidarité !

 

Le 14 novembre, pour la première fois en Europe, une grève générale internationale est organisée par le mouvement syndical au Portugal, en Espagne, en Grèce, à Chypre et à Malte, et soutenue par les mouvements sociaux et des partis politiques. Dans le même temps, la Confédération européenne des syndicats a lancé un appel à une journée  d’action et de solidarité coordonnée en Europe.

 

Cette mobilisation exceptionnelle émerge au moment où, partout en Europe, les politiques d’austérité organisent la baisse des salaires et des pensions, la destruction des droits sociaux, de la négociation collective et des services publics, et provoquent récession,  chômage, précarité et misère. Elle témoigne d’une convergence des mobilisations qui se sont construites dans de nombreux pays contre ces politiques imposées sans débat démocratique, et qui mènent l’Europe dans le gouffre.

 

En France, le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique mène depuis des mois une mobilisation unitaire pour dénoncer l’instrumentalisation de la dette publique et l’imposition de politiques d’austérité économiquement stupides, écologiquement irresponsables et socialement injustes – touchant de plein fouet les populations les plus précaires, femmes, jeunes, ouvriers, mal-logés, immigré-es. En septembre, il a organisé des mobilisations contre le Traité budgétaire pour provoquer le débat public que le gouvernement tentait d'esquiver.

 

Aujourd’hui, le gouvernement poursuit sur une voie sans issue, avec un budget d’austérité qui essaye désespérément de tenir l’objectif irréaliste d’un déficit public limité à 3 % du PIB en 2013. En cédant aux sirènes du patronat qui réclame un « choc de compétitivité », il poursuivrait, comme en Grèce en Espagne et au Portugal, sur la voie mortifère du dumping salarial et de la remise en cause des protections collectives.

 

En France comme en Europe, l’austérité doit cesser ! Ce n’est pas de purges budgétaires ou de concurrence exacerbée dont l’Europe a besoin, c’est de solidarité, d’une meilleure répartition des richesses, et de démocratie !


C’est pourquoi le Collectif appelle à participer aux manifestations organisées à l’initiative de l’Intersyndicale le 14 novembre. Au-delà du refus des mesures inacceptables imposées aux peuples d’Europe du Sud, c’est un appel à se battre pour une autre Europe, solidaire, écologique et démocratique !

 

Le 14 novembre et après, le Collectif contribuera à l’émergence de mobilisations à l’échelle européenne. Il participe et  soutient  le processus de l’Altersummit, qui sera lancé lors de la rencontre européenne à Florence du 8 au 11 novembre.

 

Le 14 novembre montre la voie : les mobilisations contre l’austérité doivent converger pour une Europe sociale et solidaire !

 

Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique

 

Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (http://www.audit-citoyen.org/) est composé d’une soixantaine d’organisations associatives et syndicales, avec le soutien d’organisations politiques.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 00:30

- le 18 Septembre 2012

Sodimédical: le déni de justice se poursuit

Alors que les employées de l’entreprise de matériel médical se battent toujours pour obtenir le paiement de leurs salaires, la liquidation a été prononcée. Les salariés et leur avocat crient au déni de justice.


Nouveau coup de massue pour les Sodimédical. Alors que les 52 employées sont sans salaire depuis bientôt un an, le tribunal de commerce de Troyes, a prononcé hier, la liquidation judicaire de l’entreprise de fabrication de matériel médical basée à Plancy l’Abbaye (Aube). Maître Philippe Brun, leur avocat, est furieux. « Le tribunal a rendu son jugement avant même que j’ai plaidé le fond du dossier. Ma parole a été bâillonnée ».

 

"Se débarrasser du dossier"

La décision intervient alors que ce même tribunal de commerce s’était engagé, le 10 janvier 2012, à ne pas statuer avant que la Cour de cassation n’ait rendu ces deux arrêts sur l’affaire. « La parole judicaire n’a pas été respectée, c’est comme s’ils voulaient se débarrasser du dossier », constate Maître Brun.

C’est déjà la quatrième procédure de liquidation judiciaire subie par les Sodimédical. En octobre 2011, la Cour d’appel de Reims avait déjà annulé une demande, estimant que Lohmann et Rauscher avait « asphyxié sa filiale en la soumettant à la concurrence interne des usines chinoise et tchèque ». En lutte depuis 28 mois pour sauver leur usine, après plus de 40 procédures en justice en leur faveur, la colère est immense.

 

"L'Etat nous a laissé tomber"

Angélique Debruyne, porte-parole du Comité d’Entreprise, est « écoeurée ». « Le procureur a demandé la liquidation immédiate de l’entreprise. Le mandataire était déjà là à la sortie du tribunal, alors que personne ne fait rien pour exécuter les décisions sur le paiement de nos salaires ! Pour l’instant, l’Etat nous a laissé tomber ». Le 11 juillet dernier, la Cours d’appel de Reims avait pourtant condamné la maison mère à payer les salaires sous astreinte et à relocaliser l’activité. Sans succès. François Hollande avait assuré les Sodimédical de tout son soutien.

 

Révoltant

 

Mais comme l’explique maître Philippe Brun, « le ministère du travail nous propose de mettre en place du chômage partiel, plutôt que de faire respecter les décisions de justice ». Depuis septembre, les employées, dont certaines étaient présentes à la Fête de l'Humanité pour faire connaître leur combat au plus grand nombre, tiennent le coup financièrement notamment grâce à leurs parrains. De nombreuses personnalités du Front de Gauche ont donné un coup de pouce aux salariés. Le PCF dans un communiqué a d’ailleurs qualifié cette décision de « révoltante face au combat exceptionnel et d’une grande dignité de ces femmes ». Pour Angélique Debruyne, malgré les difficultés, « On continue à lutter, abandonner n’est pas du tout d’actualité ». La bataille devant les tribunaux continue. Leur avocat va saisir la chambre sociale de la Cour d’appel de Reims pour suspendre le jugement.

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 23:00

 

La plaisanterie Montebourg a assez duré ! En appelant les organisations syndicales de PSA Peugeot Citroën à « la responsabilité économique », le ministre du redressement productif va trop loin et ce discours s’apparente à celui que nous venons de subir pedant 5 ans sous un gouvernement sarkozyste.

 

Pour lui, les syndicats « doivent avoir en tête de construire l’avenir »… Méconnaît-il autant les organisations syndicales pour tenir un discours aussi méprisant envers celles et ceux qui luttent quotidiennement pour sauvegarder l’emploi en France ?

 

Mettre sur un même plan de responsabilité ceux qui perdent leurs emplois et les actionnaires qui se sont partagé de larges dividendes, c’est la politique de Ponce Pilate.

 

L’argument stipulant que « les syndicats doivent penser à tous ceux qui restent, les 100.000 salariés de Peugeot », ne tient pas la route. En effet, en luttant pour sauvegarder leur emploi, les syndicalistes pensent également, et à juste titre, à ceux qui ne sont pas encore concernés par cette annonce, et œuvrent non seulement pour les 8.000 emplois actuellement susceptibles d’être supprimés, mais aussi pour que ne viennent se rajouter des milliers d’autres dans les années à venir.

 

Le Parti de Gauche soutient les salariés de PSA dans leur combat et sera présent dans toutes les actions que les organisations syndicales engageront afin de sauver le site d’Aulnay. Il appelle Arnaud Montebourg à se reprendre en proposant des lois à même de faire face aux plans de licenciements : lois d’interdiction des licenciements, droit de préemption et de véto pour les salariés…

 

Laurence Sauvage, Secrétaire nationale en charge des luttes sociales

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 21:00

Juillet 2012

PSA/Montebourg : « Un moratoire sur les restructurations engagées » (Pierre Laurent)

Le CCE de PSA a permis, grâce à la mobilisation des salariés et à l'unanimité des syndicats, de bloquer le déclenchement du plan de licenciements.

 

Un expert est nommé, du temps est gagné mais les intentions de la direction n'ont pas varié d'un iota. C'est maintenant la mobilisation qui pourra faire reculer la direction. Le point marqué ce matin doit être mis à profit pour faire la clarté sur les mensonges des actionnaires.

 

Malheureusement, dans ce moment décisif, les salariés n'ont pas pu compter sur l'appui du gouvernement. Le plan d'aide d'Arnaud Montebourg aux voitures électriques et hybrides est à côté du problème posé. Il élude la question qui fâche : les garanties d'une pérennisation de la production automobile et de ses investissements en France. Le bavardage de Michel Sapin sur le dialogue social n'était en rien à la mesure de la gravité des décision de PSA.

 

Le PCF renouvelle son soutien aux salariés de PSA et de toute la filière automobile. Il exige un moratoire sur les restructurations engagées et amplifiera son combat pour des mesures anti licenciements réelles, de nouveaux droits pour les salariés et une stratégie industrielle globale.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 12:16

Lutte contre le FN

le symbole Gilardo (Var)


à loccasion de la cantonale partielle dans le Var qui lopposait au candidat du FN, Claude Gilardo, maire communiste de Brignoles,
a remporté le 1er juillet le siège de conseiller général dans le Var.

Pierre Laurent a tenu à « féliciter Claude Gilardo ainsi que tous les militants qui lont soutenu et qui ont rendu cette élection possible face à lextrême droite ».

Cest une très belle victoire que cette élec­tion du maire communiste de Brignoles, candidat unique de toute la gauche et ce, malgré lattitude détestable de lUMP qui na donné aucune consigne de vote au 2ème tour. Voilà qui en dit long sur les passerelles désormais bien visibles entre lUMP et le FN.

Cette élection est aussi et surtout la recon­naissance du travail impulsé par Claude Gilardo pour le développement social et solidaire de Brignoles, ville dont il est maire. 

Le PCF et ses partenaires du Front de gau­che se sont battus tout au long des cam­pagnes présidentielle et législatives pour faire barrage à lextrême droite.

Lélection de Claude Gilardo dans le Var est le symbole de cette lutte et la preuve que, face au danger, lunion de toutes les forces de gauche est la garantie de la vic­toire n

 

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lorsque le "bruit et la fureur" échoue face au FN à Hennin-beaumont, Gilardo, Maire communiste poursuit la lutte en vainqueur à Brignoles dans le var.

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 05:37

 Publié le :
Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF 13 a écrit une lettre à Jean-Marc Ayrault, premier ministre nommé hier par le nouveau président de la République François Hollande. La voici :

"Monsieur le Premier ministre,

Permettez-moi tout d'abord de vous adresser mes félicitations pour votre nomination au levant de cette nouvelle ère pour notre pays. Vous allez dans les heures qui viennent désigner les membres de votre gouvernement.

Et déjà, les urgences frappent à la porte, comme je l'ai expliqué au Président de la République dès le 7 mai dernier par un courrier.

Dans les Bouches-du-Rhône, le temps presse pour les salariés de Fralib, que la multinationale Unilever a de nouveau assignés au tribunal afin de les sortir de leur usine et de pouvoir s'approprier les machines pour délocaliser.
Le gouvernement précédent s'était délibérément placé du côté des actionnaires, il est attendu de vous que vous choisissiez le camp des salariés. S'il vous était demandé d'employer les forces de l'ordre à leur encontre, nous vous demandons de refuser cet acte qui serait dramatique pour les hommes et les femmes qui se battent depuis des mois et des mois, et pour tous ceux et celles qui attendent quelque chose de la gauche.

Par ailleurs, l'administration qui a semble-t-il été empêchée de faire son travail de contrôle des procédures de plan social doit être rétablie dans son rôle. Mais surtout, il faut immédiatement que le gouvernement par la personne du ministre que vous nommerez se saisisse du dossier et marque le soutien de l'Etat aux perspectives de poursuite de l'activité tracées par les salariés. Il y a matière à exiger qu'Unilever assume ses responsabilités au regard des profits qui ont été accumulés ici.

Deuxième urgence : le sort de la SNCM exige que des signes soient donnés rapidement afin de mettre fin à la décrépitude organisée de ce maillon essentiel pour un service public de la continuité territoriale, en affichant ainsi la ferme volonté de faire respecter le droit du travail sur notre territoire par tous, et de mettre fin à l'utilisation de fonds publics par des officines privées à des fins de profits et de dumping social.

Troisième urgence : l'avenir du Grand Conseil de la Mutualité dont les oeuvres sanitaires bénéficient à 10% de la population de notre département. Il faut leur donner un avenir et cela suppose de l'Etat qu'il assume ses responsabilités en matière de santé. Les attaques contre le mouvement mutualiste et contre le droit à la santé, la mise en concurrence organisée à l'échelle européenne ont créé d'énormes difficultés auxquelles il faut faire face rapidement dans le délai de quelques mois qui a été imparti.

Parmi les autres dossiers importants figurent la situation de LyondellBasell, celle d'Arkema et celle de la centrale de Gardanne qui n'attend qu'un décret pour pouvoir commencer à mettre en oeuvre le projet biomasse qui est essentiel.
La situation des rroms est également préoccupante et la chasse entreprise par le pouvoir précédent doit
prendre fin, et laisser place à la recherche de solutions.

Je me permets également de vous alerter sur le dossier de Paul Michel et Francis Battista, délégués syndicaux de NextiraOne à Marseille injustement licenciés sur intervention du ministre Xavier Bertrand et dont le recours gracieux court encore.

Veuillez excuser, Monsieur le Premier ministre le caractère lapidaire de mon propos, mais il est ainsi fait pour souligner l'urgence et la simplicité de ce qu'il est possible de faire, de ce qui est attendu de vous.

Avec mes amis du Front de gauche, nous saurons faire valoir ces exigences au côté de celles et ceux qui mènent bataille courageusement face aux forces de la finance pour défendre l'intérêt général.
Parce qu'ils ne veulent qu'une chose : ils veulent vivre !

Veuillez agréer, monsieur le Premier ministre l'expression de ma considération,

Pierre Dharréville"
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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 01:38

 

Pierre Laurent galvanise les cheminots

Les cheminots ternois ont expliqué leurs inquiétudes face au manque de sécurité et au dumping social.

Les cheminots ternois ont expliqué leurs inquiétudes face au manque de sécurité et au dumping social.


TERGNIER - En tournée dans l’Aisne avec le Front de gauche, le n°1 du PCF est venu écouter les cheminots ternois et leur redonner du courage.

 

Avant le grand meeting du Front de gauche à Soissons mercredi soir, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF a rencontré les représentants syndicaux et les retraités cheminots ternois.


Pendant une heure, à la cantine SNCF, l'élu communiste d'Ile-de-France, a débattu avec eux des questions et inquiétudes autour du transport ferroviaire et des propositions du Front de gauche sur ce thème.
« On est là pour échanger pour mieux cerner les problèmes qui vous sont chers et qui nous sont chers », a lancé en préambule, Jean-Luc Lanouilh, le vice-président du conseil général et candidat à la 4e circonscription de l'Aisne, en souhaitant un débat libre et sans tabou.


Une demande qui a trouvé un écho plus que favorable, reflétant le ras-le-bol et le mal-être des cheminots, à l'image des autres services publics. Retraité du fret depuis 11 ans, Patrice se désole du virage pris le Fret SNCF. « A l'époque on tirait 52 milliards de tonnes, maintenant on est à 22 milliards. On a préféré mettre 2,5 millions de camions de plus sur les routes. Je considère que le Grenelle de l'environnement est de la foutaise. On avait annoncé 100 milliards de tonnes tirées ; on en est bien loin », a-t-il fustigé.

 

« Certains ont peur d'aller travailler »

 

Et alors que la concurrence devait augmenter le nombre de kilomètres transportés, c'est l'inverse qui s'est produit, dénoncent les cheminots avec la mise en place d'un dumping social et la volonté de faire des économies partout même sur la sécurité. Faire arriver les trains en toute sécurité, des missions propres aux cheminots qui ne sont plus autant le souci des dirigeants de la SNCF. Les exemples d'accidents ou d'incidents sont devenus légion, presque quotidiens, reconnaissent les syndicats, en pointant du doigt les recours aux CDD et intérimaires, moins expérimentés.


Arnaud Macko, responsable CGT souligne l'espacement grandissant entre les visites de sécurité et le mal-être par rapport aux dangers plus fréquents. « C'est une vraie catastrophe, certains ont peur d'aller travailler », a-t-il affirmé. Pour expliquer l'origine de ces changements, le syndicaliste se tourne vers la hiérarchie. « On n'est plus dirigé par des cheminots, mais par des gestionnaires. Quand ils arrivent, ils nous disent on va vous apprendre à travailler. Jusqu'à présent on ne savait pas faire ». Et sur la question du service minimum, les cheminots attendent beaucoup de la gauche.


Pour répondre à leurs inquiétudes, Pierre Laurent a redit l'importance de revaloriser le transport par le rail. « Le ferroviaire doit occuper une place centrale dans la politique des transports ».


Pour cela le représentant du Front de gauche a rappelé la nécessité de « réinvestir massivement. Il y a un énorme problème de sous-investissement. On a pris un grand retard dans l'investissement. [...] C'est du développement utile de l'activité surtout en temps de crise. Cela nécessite de reprendre du pouvoir sur la manière dont on utilise l'argent de la SNCF et de l'Etat. Il faut mettre fin au dumping social. On organise le marché pour tirer les prix vers le bas et avec les problèmes de sécurité que l'on connaît ».


Sur le service minimum, « évidemment il faut revenir dessus [...]. Il faudra obtenir de la majorité future qu'elle remette en question la loi », a-t-il plaidé. A la manière de Jean-Luc Mélenchon, il a incité les cheminots « à reprendre du pouvoir sur le pouvoir politique ». Ceci pour que « les gens retrouvent la fierté de ce qu'ils font ».

Thibaut VERRIER

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 19:19

Politique

Politique - le 4 Janvier 2012

Les Conti, la Gauche et 4 candidats à la Présidentielle aux côtés de Xavier Mathieu

300 personnes, en majorité des ouvriers de Continental accompagnés de Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud, étaient venus soutenir le délégué CGT Xaxier Mathieu, en procès à Amiens pour avoir refusé de se soumette à un prélèvement ADN.


Une amende de 1000 à 1500 euros a été requise ce mercredi contre le syndicaliste CGT de l'ancienne usine Continental Xavier Mathieu, lors de son procès devant la cour d'appel d'Amiens pour refus de prélèvement d'ADN. Le charismatique délégué CGT dénonce du harcèlement. Il avait déjà été relaxé en juin 2010 mais le parquet avait fait appel.

Lire : Syndicaliste, il refuse le fichage génétique, pour tous les détails.

 

Quatre candidats de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Eva Joly (EELV),  Nathalie Arthaud (LO) et Philippe Poutou (NPA), ont manifesté avant l'ouverture du procès en soutien au syndicaliste. La sénatrice de l'Oise Laurence Rossignol était présente pour le PS.

 

"Ce qui se joue ici, ce n'est pas une affaire locale. Il s'agit de la liberté, car si on accepte que, pour défendre son emploi, on soit demain traduit comme un délinquant, cela signifie que la liberté constitutionnelle de l'action syndicale est niée" a expliqué le candidat du Front de Gauche.


"Ces gens-là trouvent-ils normal que je me retrouve avec Dutroux dans un fichier ?", s'est insurgé Xavier Mathieu, combatif et ému par le soutien apporté par ses collègues de Continental et les candidats de gauche.

 

 

Fichage

Syndicaliste, Xavier MATHIEU refuse le fichage génétique

Relaxé en première instance pour refus de prélèvement ADN, Xavier Mathieu se défendra mercredi devant la cour d’appel d’Amiens face à un État qui s’acharne contre les luttes sociales.

 

«Ce n’est pas seulement mon combat ou celui des Conti, mais celui du droit à revendiquer et à résister », a estimé Xavier Mathieu, deux jours avant son procès devant la cour d’appel d’Amiens. Alors que le gouvernement n’hésite plus à sortir le bras armé de la loi et de la police pour réprimer les luttes des salariés, l’État prouve une nouvelle fois sa détermination en ordonnant au parquet de continuer les poursuites contre Xavier Mathieu.

 

Le syndicaliste CGT et porte-parole des ouvriers de Continental dans la lutte contre la fermeture de l’usine de Clairoix avait pourtant été relaxé en première instance alors qu’il était poursuivi pour avoir refusé un prélèvement ADN en juillet 2010. Une décision historique, alors qu’en 2003, Nicolas Sarkozy avait fait étendre la possibilité de fichage génétique à tous types d’infraction, considérant le refus de se soumettre au prélèvement ADN comme un délit en lui-même. La relaxe de Xavier Mathieu prononcée par le tribunal de grande instance de Compiègne, en juin dernier, était apparue comme un désaveu cinglant de la tentative du gouvernement de criminaliser les luttes des salariés.

 

« Ces faits (les dégradations effectuées à la sous-préfecture de Compiègne en avril 2009 par plusieurs centaines de salariés de Continental – NDLR) ont été commis (…) dans le cadre d’une manifestation organisée, et s’inscrivent dans une logique parfaitement lisible de combat syndical, et non dans une démarche à vocation purement délinquante et antisociale », pouvait-on lire dans le jugement de première instance. Insistant sur le phénomène global du fichage de militants syndicaux et de salariés en lutte, Xavier Mathieu a interpellé les responsables politiques de gauche sur les mesures qu’ils prendraient sur la question des prélèvements ADN. Des représentants du PCF, du PG, d’Europe Écologie-les Verts, du NPA et de LO ont exprimé leur soutien au syndicaliste poursuivi. « Nous avons déposé un projet de loi pour abroger le fichage génétique, et il faut aussi vider les fichiers existants et mettre en place une commission d’éthique », a déclaré Éric Corbeaux, secrétaire national aux entreprises et aux luttes sociales du PCF, venu représenter Marie-George Buffet.

 

Un précédent chez ASF


En avril 2011, au terme de huit ans d’acharnement patronal 
et judiciaire, Philippe Galano n’était finalement condamné qu’à 150 euros d’amende avec sursis pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement ADN à la suite de sa condamnation à trois mois de prison avec sursis pour enlèvement et séquestration. Son crime ? En 2003, le salarié des Autoroutes du sud de la France (ASF) et syndicaliste CGT avait envahi la direction régionale d’ASF pour protester contre le licenciement de salariés mobilisés contre la réforme des retraites. Si le syndicaliste a bien été condamné pour avoir refusé le fichage génétique, le caractère symbolique de la peine et le fait qu’il n’ait finalement pas été forcé à fournir son empreinte ADN l’amènent à parler de « victoire », le tribunal correctionnel de Perpignan ayant noté que des actions syndicales ne pouvaient être assimilées à des opérations mafieuses.

 

Loan Nguyen

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 13:22

Editorial | LEMONDE | 23.12.11 | 12h55   •  Mis à jour le 23.12.11 | 12h59

 
 

En cette veille de Noël, le gouvernement a décidé de prendre un conflit social en otage. Depuis huit jours, une grève des agents de sûreté aéroportuaire, employés par des entreprises privées, touche plusieurs aéroports. Le transport aérien est-il, pour autant, "paralysé", selon le mot de François Fillon ? Nullement : aucun vol n'est annulé. Le "droit de partir en vacances", invoqué par Nicolas Sarkozy, est-il mis en cause ? Pas davantage, alors que, selon une étude du Credoc en 2010, 65 % des Français ne prennent pas de vacances d'hiver et seuls 10 % partent tous les ans.

Pourtant, depuis le 22 décembre, des effectifs de la police des frontières - au grand dam de certains syndicats de policiers - et de la gendarmerie ont été requis pour remplacer des grévistes dans deux terminaux de l'aéroport de Roissy. La durée d'attente des passagers aux postes de filtrage et de contrôle a été à peine réduite, les policiers n'ayant pas la formation nécessaire pour inspecter les bagages sur les écrans. "Le gouvernement a fait le choix d'amoindrir les critères de sécurité", a ironisé Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, pour "tenter d'accroître l'opposition entre les usagers et les grévistes".

A quatre mois du premier tour de l'élection présidentielle, M. Sarkozy a choisi de montrer ses muscles avec l'habituelle rengaine de la "prise en otage des usagers". Claude Guéant, le ministre de l'intérieur, est monté en première ligne, faisant le pari que cette fermeté sera douce aux oreilles des franges les plus à droite de l'électorat. Le droit de grève, qui, rappelons-le, est inscrit dans la Constitution comme principe de "valeur supérieure" à la loi, est respecté, affirme M. Sarkozy. "Aucune réquisition n'a été prise ", ajoute M. Guéant, qui se souvient peut-être que lors du conflit sur la réforme des retraites, en 2010, la réquisition de salariés grévistes dans des raffineries avait valu à la France les remontrances de l'Organisation internationale du travail.

 

Il n'empêche : le remplacement inédit de grévistes par des policiers, en l'absence d'atteinte à l'ordre public, est une atteinte au droit de grève. Le code du travail est très clair : l'article L. 1251-10 interdit le recours à des intérimaires ou à des contrats à durée déterminée pour remplacer des grévistes. La jurisprudence de la Cour de cassation va dans le même sens. Et la loi du 21 août 2007 sur le service minimum, adoptée à la va-vite, ne concerne que les transports terrestres. Face à ce type de conflit, le gouvernement, au lieu de céder à une démagogie populiste du plus mauvais aloi, n'a qu'une obligation, dès lors que la continuité du service public reste assurée : celle d'imposer le dialogue social.

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BRUNO FORNACIARI

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