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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 05:37

 Publié le :
Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF 13 a écrit une lettre à Jean-Marc Ayrault, premier ministre nommé hier par le nouveau président de la République François Hollande. La voici :

"Monsieur le Premier ministre,

Permettez-moi tout d'abord de vous adresser mes félicitations pour votre nomination au levant de cette nouvelle ère pour notre pays. Vous allez dans les heures qui viennent désigner les membres de votre gouvernement.

Et déjà, les urgences frappent à la porte, comme je l'ai expliqué au Président de la République dès le 7 mai dernier par un courrier.

Dans les Bouches-du-Rhône, le temps presse pour les salariés de Fralib, que la multinationale Unilever a de nouveau assignés au tribunal afin de les sortir de leur usine et de pouvoir s'approprier les machines pour délocaliser.
Le gouvernement précédent s'était délibérément placé du côté des actionnaires, il est attendu de vous que vous choisissiez le camp des salariés. S'il vous était demandé d'employer les forces de l'ordre à leur encontre, nous vous demandons de refuser cet acte qui serait dramatique pour les hommes et les femmes qui se battent depuis des mois et des mois, et pour tous ceux et celles qui attendent quelque chose de la gauche.

Par ailleurs, l'administration qui a semble-t-il été empêchée de faire son travail de contrôle des procédures de plan social doit être rétablie dans son rôle. Mais surtout, il faut immédiatement que le gouvernement par la personne du ministre que vous nommerez se saisisse du dossier et marque le soutien de l'Etat aux perspectives de poursuite de l'activité tracées par les salariés. Il y a matière à exiger qu'Unilever assume ses responsabilités au regard des profits qui ont été accumulés ici.

Deuxième urgence : le sort de la SNCM exige que des signes soient donnés rapidement afin de mettre fin à la décrépitude organisée de ce maillon essentiel pour un service public de la continuité territoriale, en affichant ainsi la ferme volonté de faire respecter le droit du travail sur notre territoire par tous, et de mettre fin à l'utilisation de fonds publics par des officines privées à des fins de profits et de dumping social.

Troisième urgence : l'avenir du Grand Conseil de la Mutualité dont les oeuvres sanitaires bénéficient à 10% de la population de notre département. Il faut leur donner un avenir et cela suppose de l'Etat qu'il assume ses responsabilités en matière de santé. Les attaques contre le mouvement mutualiste et contre le droit à la santé, la mise en concurrence organisée à l'échelle européenne ont créé d'énormes difficultés auxquelles il faut faire face rapidement dans le délai de quelques mois qui a été imparti.

Parmi les autres dossiers importants figurent la situation de LyondellBasell, celle d'Arkema et celle de la centrale de Gardanne qui n'attend qu'un décret pour pouvoir commencer à mettre en oeuvre le projet biomasse qui est essentiel.
La situation des rroms est également préoccupante et la chasse entreprise par le pouvoir précédent doit
prendre fin, et laisser place à la recherche de solutions.

Je me permets également de vous alerter sur le dossier de Paul Michel et Francis Battista, délégués syndicaux de NextiraOne à Marseille injustement licenciés sur intervention du ministre Xavier Bertrand et dont le recours gracieux court encore.

Veuillez excuser, Monsieur le Premier ministre le caractère lapidaire de mon propos, mais il est ainsi fait pour souligner l'urgence et la simplicité de ce qu'il est possible de faire, de ce qui est attendu de vous.

Avec mes amis du Front de gauche, nous saurons faire valoir ces exigences au côté de celles et ceux qui mènent bataille courageusement face aux forces de la finance pour défendre l'intérêt général.
Parce qu'ils ne veulent qu'une chose : ils veulent vivre !

Veuillez agréer, monsieur le Premier ministre l'expression de ma considération,

Pierre Dharréville"
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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 01:38

 

Pierre Laurent galvanise les cheminots

Les cheminots ternois ont expliqué leurs inquiétudes face au manque de sécurité et au dumping social.

Les cheminots ternois ont expliqué leurs inquiétudes face au manque de sécurité et au dumping social.


TERGNIER - En tournée dans l’Aisne avec le Front de gauche, le n°1 du PCF est venu écouter les cheminots ternois et leur redonner du courage.

 

Avant le grand meeting du Front de gauche à Soissons mercredi soir, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF a rencontré les représentants syndicaux et les retraités cheminots ternois.


Pendant une heure, à la cantine SNCF, l'élu communiste d'Ile-de-France, a débattu avec eux des questions et inquiétudes autour du transport ferroviaire et des propositions du Front de gauche sur ce thème.
« On est là pour échanger pour mieux cerner les problèmes qui vous sont chers et qui nous sont chers », a lancé en préambule, Jean-Luc Lanouilh, le vice-président du conseil général et candidat à la 4e circonscription de l'Aisne, en souhaitant un débat libre et sans tabou.


Une demande qui a trouvé un écho plus que favorable, reflétant le ras-le-bol et le mal-être des cheminots, à l'image des autres services publics. Retraité du fret depuis 11 ans, Patrice se désole du virage pris le Fret SNCF. « A l'époque on tirait 52 milliards de tonnes, maintenant on est à 22 milliards. On a préféré mettre 2,5 millions de camions de plus sur les routes. Je considère que le Grenelle de l'environnement est de la foutaise. On avait annoncé 100 milliards de tonnes tirées ; on en est bien loin », a-t-il fustigé.

 

« Certains ont peur d'aller travailler »

 

Et alors que la concurrence devait augmenter le nombre de kilomètres transportés, c'est l'inverse qui s'est produit, dénoncent les cheminots avec la mise en place d'un dumping social et la volonté de faire des économies partout même sur la sécurité. Faire arriver les trains en toute sécurité, des missions propres aux cheminots qui ne sont plus autant le souci des dirigeants de la SNCF. Les exemples d'accidents ou d'incidents sont devenus légion, presque quotidiens, reconnaissent les syndicats, en pointant du doigt les recours aux CDD et intérimaires, moins expérimentés.


Arnaud Macko, responsable CGT souligne l'espacement grandissant entre les visites de sécurité et le mal-être par rapport aux dangers plus fréquents. « C'est une vraie catastrophe, certains ont peur d'aller travailler », a-t-il affirmé. Pour expliquer l'origine de ces changements, le syndicaliste se tourne vers la hiérarchie. « On n'est plus dirigé par des cheminots, mais par des gestionnaires. Quand ils arrivent, ils nous disent on va vous apprendre à travailler. Jusqu'à présent on ne savait pas faire ». Et sur la question du service minimum, les cheminots attendent beaucoup de la gauche.


Pour répondre à leurs inquiétudes, Pierre Laurent a redit l'importance de revaloriser le transport par le rail. « Le ferroviaire doit occuper une place centrale dans la politique des transports ».


Pour cela le représentant du Front de gauche a rappelé la nécessité de « réinvestir massivement. Il y a un énorme problème de sous-investissement. On a pris un grand retard dans l'investissement. [...] C'est du développement utile de l'activité surtout en temps de crise. Cela nécessite de reprendre du pouvoir sur la manière dont on utilise l'argent de la SNCF et de l'Etat. Il faut mettre fin au dumping social. On organise le marché pour tirer les prix vers le bas et avec les problèmes de sécurité que l'on connaît ».


Sur le service minimum, « évidemment il faut revenir dessus [...]. Il faudra obtenir de la majorité future qu'elle remette en question la loi », a-t-il plaidé. A la manière de Jean-Luc Mélenchon, il a incité les cheminots « à reprendre du pouvoir sur le pouvoir politique ». Ceci pour que « les gens retrouvent la fierté de ce qu'ils font ».

Thibaut VERRIER

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 19:19

Politique

Politique - le 4 Janvier 2012

Les Conti, la Gauche et 4 candidats à la Présidentielle aux côtés de Xavier Mathieu

300 personnes, en majorité des ouvriers de Continental accompagnés de Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud, étaient venus soutenir le délégué CGT Xaxier Mathieu, en procès à Amiens pour avoir refusé de se soumette à un prélèvement ADN.


Une amende de 1000 à 1500 euros a été requise ce mercredi contre le syndicaliste CGT de l'ancienne usine Continental Xavier Mathieu, lors de son procès devant la cour d'appel d'Amiens pour refus de prélèvement d'ADN. Le charismatique délégué CGT dénonce du harcèlement. Il avait déjà été relaxé en juin 2010 mais le parquet avait fait appel.

Lire : Syndicaliste, il refuse le fichage génétique, pour tous les détails.

 

Quatre candidats de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Eva Joly (EELV),  Nathalie Arthaud (LO) et Philippe Poutou (NPA), ont manifesté avant l'ouverture du procès en soutien au syndicaliste. La sénatrice de l'Oise Laurence Rossignol était présente pour le PS.

 

"Ce qui se joue ici, ce n'est pas une affaire locale. Il s'agit de la liberté, car si on accepte que, pour défendre son emploi, on soit demain traduit comme un délinquant, cela signifie que la liberté constitutionnelle de l'action syndicale est niée" a expliqué le candidat du Front de Gauche.


"Ces gens-là trouvent-ils normal que je me retrouve avec Dutroux dans un fichier ?", s'est insurgé Xavier Mathieu, combatif et ému par le soutien apporté par ses collègues de Continental et les candidats de gauche.

 

 

Fichage

Syndicaliste, Xavier MATHIEU refuse le fichage génétique

Relaxé en première instance pour refus de prélèvement ADN, Xavier Mathieu se défendra mercredi devant la cour d’appel d’Amiens face à un État qui s’acharne contre les luttes sociales.

 

«Ce n’est pas seulement mon combat ou celui des Conti, mais celui du droit à revendiquer et à résister », a estimé Xavier Mathieu, deux jours avant son procès devant la cour d’appel d’Amiens. Alors que le gouvernement n’hésite plus à sortir le bras armé de la loi et de la police pour réprimer les luttes des salariés, l’État prouve une nouvelle fois sa détermination en ordonnant au parquet de continuer les poursuites contre Xavier Mathieu.

 

Le syndicaliste CGT et porte-parole des ouvriers de Continental dans la lutte contre la fermeture de l’usine de Clairoix avait pourtant été relaxé en première instance alors qu’il était poursuivi pour avoir refusé un prélèvement ADN en juillet 2010. Une décision historique, alors qu’en 2003, Nicolas Sarkozy avait fait étendre la possibilité de fichage génétique à tous types d’infraction, considérant le refus de se soumettre au prélèvement ADN comme un délit en lui-même. La relaxe de Xavier Mathieu prononcée par le tribunal de grande instance de Compiègne, en juin dernier, était apparue comme un désaveu cinglant de la tentative du gouvernement de criminaliser les luttes des salariés.

 

« Ces faits (les dégradations effectuées à la sous-préfecture de Compiègne en avril 2009 par plusieurs centaines de salariés de Continental – NDLR) ont été commis (…) dans le cadre d’une manifestation organisée, et s’inscrivent dans une logique parfaitement lisible de combat syndical, et non dans une démarche à vocation purement délinquante et antisociale », pouvait-on lire dans le jugement de première instance. Insistant sur le phénomène global du fichage de militants syndicaux et de salariés en lutte, Xavier Mathieu a interpellé les responsables politiques de gauche sur les mesures qu’ils prendraient sur la question des prélèvements ADN. Des représentants du PCF, du PG, d’Europe Écologie-les Verts, du NPA et de LO ont exprimé leur soutien au syndicaliste poursuivi. « Nous avons déposé un projet de loi pour abroger le fichage génétique, et il faut aussi vider les fichiers existants et mettre en place une commission d’éthique », a déclaré Éric Corbeaux, secrétaire national aux entreprises et aux luttes sociales du PCF, venu représenter Marie-George Buffet.

 

Un précédent chez ASF


En avril 2011, au terme de huit ans d’acharnement patronal 
et judiciaire, Philippe Galano n’était finalement condamné qu’à 150 euros d’amende avec sursis pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement ADN à la suite de sa condamnation à trois mois de prison avec sursis pour enlèvement et séquestration. Son crime ? En 2003, le salarié des Autoroutes du sud de la France (ASF) et syndicaliste CGT avait envahi la direction régionale d’ASF pour protester contre le licenciement de salariés mobilisés contre la réforme des retraites. Si le syndicaliste a bien été condamné pour avoir refusé le fichage génétique, le caractère symbolique de la peine et le fait qu’il n’ait finalement pas été forcé à fournir son empreinte ADN l’amènent à parler de « victoire », le tribunal correctionnel de Perpignan ayant noté que des actions syndicales ne pouvaient être assimilées à des opérations mafieuses.

 

Loan Nguyen

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 13:22

Editorial | LEMONDE | 23.12.11 | 12h55   •  Mis à jour le 23.12.11 | 12h59

 
 

En cette veille de Noël, le gouvernement a décidé de prendre un conflit social en otage. Depuis huit jours, une grève des agents de sûreté aéroportuaire, employés par des entreprises privées, touche plusieurs aéroports. Le transport aérien est-il, pour autant, "paralysé", selon le mot de François Fillon ? Nullement : aucun vol n'est annulé. Le "droit de partir en vacances", invoqué par Nicolas Sarkozy, est-il mis en cause ? Pas davantage, alors que, selon une étude du Credoc en 2010, 65 % des Français ne prennent pas de vacances d'hiver et seuls 10 % partent tous les ans.

Pourtant, depuis le 22 décembre, des effectifs de la police des frontières - au grand dam de certains syndicats de policiers - et de la gendarmerie ont été requis pour remplacer des grévistes dans deux terminaux de l'aéroport de Roissy. La durée d'attente des passagers aux postes de filtrage et de contrôle a été à peine réduite, les policiers n'ayant pas la formation nécessaire pour inspecter les bagages sur les écrans. "Le gouvernement a fait le choix d'amoindrir les critères de sécurité", a ironisé Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, pour "tenter d'accroître l'opposition entre les usagers et les grévistes".

A quatre mois du premier tour de l'élection présidentielle, M. Sarkozy a choisi de montrer ses muscles avec l'habituelle rengaine de la "prise en otage des usagers". Claude Guéant, le ministre de l'intérieur, est monté en première ligne, faisant le pari que cette fermeté sera douce aux oreilles des franges les plus à droite de l'électorat. Le droit de grève, qui, rappelons-le, est inscrit dans la Constitution comme principe de "valeur supérieure" à la loi, est respecté, affirme M. Sarkozy. "Aucune réquisition n'a été prise ", ajoute M. Guéant, qui se souvient peut-être que lors du conflit sur la réforme des retraites, en 2010, la réquisition de salariés grévistes dans des raffineries avait valu à la France les remontrances de l'Organisation internationale du travail.

 

Il n'empêche : le remplacement inédit de grévistes par des policiers, en l'absence d'atteinte à l'ordre public, est une atteinte au droit de grève. Le code du travail est très clair : l'article L. 1251-10 interdit le recours à des intérimaires ou à des contrats à durée déterminée pour remplacer des grévistes. La jurisprudence de la Cour de cassation va dans le même sens. Et la loi du 21 août 2007 sur le service minimum, adoptée à la va-vite, ne concerne que les transports terrestres. Face à ce type de conflit, le gouvernement, au lieu de céder à une démagogie populiste du plus mauvais aloi, n'a qu'une obligation, dès lors que la continuité du service public reste assurée : celle d'imposer le dialogue social.

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 14:43

Points chauds

 

Le gouvernement et sa majorité sont revenus au principe d’une baisse des indemnités journalières, initialement envisagée dans le projet de budget de la Sécu, mais l’ont limité aux salaires de plus de 2 500 euros brut. Cette nouvelle mesure, qui ne rapportera que 150 millions d’euros, a provoqué la colère du PCF. « Une fois encore, 
ce sont les salariés qui vont trinquer pour payer les errances de la politique économique du gouvernement. »

 

 

Journée d’action européenne contre les mesures d’austérité


Les organisations syndicales CGT, FSU et UNSA 
de la fonction publique appellent aujourd’hui, avec 
la Fédération syndicale européenne des services publics, à une journée d’action syndicale européenne contre les mesures d’austérité. Elles dénoncent les attaques menées contre le service public « par 
la diminution du nombre de postes, la remise 
en cause du statut des agents, la réforme 
de leur protection sociale et une politique salariale régressive ». En Île-de-France, un rassemblement aura lieu à midi devant l’agence de notation Moody’s, 96 bd Haussmann, Paris 8e.

 

 

Grève chez McCain dans la plus grande usine de frites du monde

 

L’usine de frites surgelées McCain de Matougues (Marne), présentée comme la plus grande du monde, est paralysée par une grève depuis hier matin. Les salariés de cette usine, qui produit 700 tonnes de frites surgelées par jour, six jours par semaine, réclament une augmentation de salaire supérieure aux propositions 
de la direction. Les négociations doivent se poursuivre.

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 14:40

Social-Eco - le 29 Novembre 2011

Compromis sur les arrêts-maladie : "Ce sont encore les salariés qui vont trinquer"

Le chef de file des députés communistes, Roland Muzeau, s'est dit mardi "très en colère" après le compromis passé entre le gouvernement et la majorité UMP sur une baisse des indemnités maladie pour les salaires au-dessus de 2 500 euros bruts.


"Une fois encore, ce sont les salariés qui vont trinquer pour payer les errances de la politique économique du gouvernement: c'est véritablement scandaleux et cela nous met en colère", a déclaré Roland Muzeau à la presse, dans les couloirs de l'Assemblée nationale. "Il y a aussi plein de dispositions qui tombent sur la tête des classes moyennes" a-t-il ajouté, "alors même que nous avons fait des dizaines de propositions en montrant qu'il est possible de trouver des financements autres pour la Sécurité sociale : retraites-chapeaux, bonus, stock-options..."

.

Le gouvernement et la majorité UMP se sont mis d’accord sur une baisse des indemnités maladie pour les salaires au-delà de 1,8 fois le Smic (environ 2.500 euros bruts), afin d’éviter d’instaurer un quatrième jour de carence. Le compromis est intervenu mardi matin entre le gouvernement et un groupe de travail constitué au sein du groupe UMP à l'Assemblée pour trouver une solution alternative à l'instauration d'un quatrième jour de carence pour les arrêts maladie du secteur privé.

L'instauration d'un quatrième jour de carence dans le secteur privé, dont l'abandon avait été annoncé mardi dernier par François Fillon, devait permettre une économie de quelque 220 millions d'euros pour le budget de la sécurité sociale.

 

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 09:16

LILLE / LILLE

« Nous ne paierons pas votre crise »

Les manifestants s'étaient donné rendez-vous place de la République. Ils ont ensuite marché vers la rue Royale et les bureaux du Medef. Les manifestants s'étaient donné rendez-vous place de la République. Ils ont ensuite marché vers la rue Royale et les bureaux du Medef.

Ce sont les mots choisis par le Parti communiste français (PCF) et le Front de gauche pour exprimer leur colère face aux mesures d'austérité du gouvernement. Hier, plus de 1 000 personnes appelaient à un véritable changement de politique.




« Nous sommes les prochains » : Michel en est convaincu, après les Grecs, ce sera aux Français de payer les frais de la crise. Avec d'autres militants ou sympathisants, cet enseignant en lycée professionnel a participé à « la marche de la colère » organisée par le PCF et le Front de gauche. Mégaphone dans une main et drapeau rouge dans l'autre, ils ont dit leur refus de devoir payer pour une crise qui n'est pas la leur. Pour Fabien Roussel, secrétaire départemental du PCF, les mesures prises par le gouvernement sont injustes et inefficaces : « Il faut faire en sorte que les richesses créées aillent vers l'emploi et non dans la poche des actionnaires ». D'après lui, en 2010, ces derniers ont reçu près de 220 milliards d'euros. Dans le même temps, l'investissement dans les entreprises n'a été que de 175 milliards.
L'organisation d'un cycle de débats citoyens au mois de décembre devrait permettre au PCF et au Front de gauche de présenter leurs propositions. La première rencontre se tiendra la 16 décembre à la MEP en présence de l'économiste Jacques Généreux. D'ici là, ce sont les sénateurs communistes qui se seront fait entendre au Palais du Luxembourg. Ils doivent en effet présenter une contre-proposition de budget cette semaine. w


PAULINE SOUDANNE

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 07:38

 

  - le 10 Novembre 2011

Le 15 novembre : Reprenons le pouvoir aux banques ! Rassemblement à Pantin (communiqué)

Après les récentes décisions politiques des sommets européens, du G20 et les mesures annoncées lundi François Fillon, la droite Sarkozyste montre plus que jamais sa détermination à faire payer la crise aux citoyen-nes pour satisfaire les intérêts des marchés financiers et obligations des agences de notations.

 

Notre département, est touché encore plus fortement par la crise et les conséquences des politiques du gouvernement. Ici plus qu’ailleurs la population trinque, des menaces de licenciements massifs sont annoncées de PSA Aulnay à BNP Paribas.

Il est temps de construire une riposte sans précédent pour exiger le retrait de ces mesures et rassembler notre peuple autour de propositions politiques permettant à la France de sortir de la crise et de réussir le changement.

 

Nous voulons enflammer le débat et être à la hauteur des défis de la crise. Pour cela nous proposons :


· La mise en place d’un contrôle citoyen sur la dette publique illégitime et un moratoire des remboursements.

· Remettre en cause le recours aux marchés financiers comme mode de financement des états et instaurer un nouveau rôle à la Banque Central Européenne.

· Engager la réforme de ma fiscalité avec la création d’un impôt sur les sociétés, pénalisant les entreprises qui font de la spéculation et encourageant celles qui développent emplois-formations, qualifications.

· Taxer les transactions financières pour commencer à frapper durement les spéculateurs.

· Engager une grande réforme du crédit par la création d’un pôle public bancaire et financier.

· Créer un fond national de sécurisation de l’emploi et de la formation.

· Moratoire sur tous les plans de licenciements.


Toutes les forces du Front de Gauche appellent à :


Un rassemblement populaire devant le siège de la BNP-Paribas/ Sécurities Services aux Grands Moulins de Pantin, quai de l’Ourcq, le mardi 15 novembre à partir de 17h30.


PCF, PG, GU, FASE, Convergences et alternatives


Pantin le 10/11/2011

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 05:32

Conférence de presse des parlementaires communistes, républicains, citoyens et l’Anecr

 

vendredi 28 octobre 2011



Les parlementaires communistes, républicains, citoyens et les élus de l’Anecr ont présenté le 27 octobre au Sénat, lors d’une conférence de presse, des propositions concrètes pour assurer le financement des infrastructures ferroviaires et pour permettre aux Régions d’assumer leurs compétences en matière de transports collectifs.

 

 

Décryptage par William Le Bellec :

 

Elles consistent tout d’abord, par la mise en œuvre dès 2012, d’un Versement Transport Régional (VTR), permettant aux Régions de province de disposer d’une ressource propre, pérenne et dynamique comme c’est le cas aujourd’hui pour les Autorités organisatrices de Transports Urbains et le STIF en Ile-de-France.

 

Porteur de cette proposition, Pierre Mathieu Vice-Président (région Champagne-Ardenne) explique qu’il est urgent de sortir de l’impasse financière dans laquelle les décisions gouvernementales ont placées le financement du TER par les conseils régionaux. Cette proposition se décline de la manière suivante : un taux régional sur les zones hors Périmètre de Transport Urbain (PTU), plafonné à 0,3% et un taux additionnel au versement transport existant dans les PTU, plafonné à 0,2%.

 

Le produit de ce VTR serait affecté au financement des dépenses d’investissements et de fonctionnement des transports de voyageurs régionaux. Il abonderait également les opérations visant à améliorer l’intermodalité avec les transports publics mis en œuvre par d’autres collectivités locales et EPCI ainsi qu’à l’intermodalité entre les transports régionaux et le vélo.

 

« Les estimations dont nous disposons montrent, pour les 20 régions (hors Ile de France) que sur la base d’une taxation basse (0,1% PTU + 0,2% hors PTU) le VTR apporterait une ressource d’un peu plus de 500 millions d’euros, et que sur la basse d’une taxation haute (0,2% PTU + 0,3% hors PTU) la ressource potentielle serait d’un peu plus de 850 millions d’euros.

 

Nous allons déposer des amendements dans ce sens dès la 1ère semaine de novembre à l’Assemblée Nationale et nous allons proposer aux élus de gauche majoritaire au Sénat de porter ensemble cette proposition lors de l’examen du Projet de Loi de Finances 2012 ».

 

 

Rétablissement d’une maîtrise publique des sociétés d’autoroutes


Annoncé également lors de cette conférence de presse, une proposition de loi des sénateurs CRC relative à « la nationalisation des sociétés concessionnaires d’autoroutes et à l’affectation des dividendes à l’agence de financement des infrastructures de transports (AFITF) ».

 

Pour rappel, le réseau autoroutier en France est depuis 2005 largement concédé. Marie-France Beaufils (sénatrice, maire de Saint-Pierre-des-Corps) tient à préciser que la vente des parts de l’Etat n’a que peu servi au financement de l’AFITF puisque l’essentiel du produit de la vente a été utilisé en vue du désendettement de l’Etat et non au financement des infrastructures de transports.

 

« Seuls 4 milliards sur les 14, 8 milliards de recette ont été affecté à celle-ci. Elément aggravant de cette décision, selon diverses projections, dont celle retenue par l’Etat, d’ici à 2032, les sociétés d’autoroute auraient rapporté environ 37 milliards d’euros de dividendes à l’Etat ! »

 

Ainsi, selon l’association « 40 millions d’automobilistes » entre 2005 et 2010 le tarifs des péages ont augmenté de 7,79% (cofiroute) à 11,07 % (Autoroute du sud de la France). En 2032, date de fin de la concession des autoroutes, on estime ainsi que ces sociétés auront engrangé le chiffre pharaonique de 40 milliards d’euros de bénéfices !

 

« Les usagers des autoroutes ne doivent pas être considérée comme une rente captive, dont la contribution est uniquement guidée par le besoin de rentabilité des actionnaires. Par ailleurs, les dividendes issues des péages doivent servir le principe posé par le grenelle de réorientation de la route vers le ferroviaire, réorientation dont l’AFITF est un rouage important ».

 

 

Création d’un nouveau livret d’épargne populaire


Enfin, dernière proposition de loi porté par les députés communistes : la création d’un nouveau livret d’épargne défiscalisé, sur le modèle du Livret A.

Daniel Paul (député de Seine-Maritime) indique qu’il s’agit d’un produit d’épargne sécurisé, dont les fonds seraient partiellement centralisés par la Caisse des Dépôt et Consignations et disponibles pour des prêts à très long terme, afin de financer des projets retenus au Schéma National des Infrastructures (SNIT), mais aussi des investissements réalisés par les collectivités territoriales pour améliorer les performances des réseaux de transports.

 

« Ces fonds seraient accessibles pour des investissements nouveaux, pour des travaux de maintenance et de régénération. Ils n’excluent évidemment pas les subventions publiques ».

 

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 09:37

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Un mois de sursis pour les "culassiers" de la Fonderie du Poitou Alu d’Ingrandes

Le parquet a requis mercredi devant le tribunal de commerce de Nanterre une poursuite d'activité d'un mois pour la Fonderie du Poitou Alu (FDPA, Montupet) d'Ingrandes (Vienne) où les salariés ont entamé leur septième semaine de grève.


"La liquidation judiciaire aurait pu être prononcée dès ce matin, c'est donc un petit soulagement", a réagi Eric Bailly, secrétaire CGT du CE. "Mais l'épée de Damoclès est toujours au-dessus de nos têtes, nous n'avons aucune assurance" quant à "l'issue finale", a-t-il dit. Le ministère public a également demandé la nomination d'un administrateur judiciaire, a indiqué Me Malika Ménard, l'avocate du comité d'entreprise de la Fonderie Alu, ajoutant que la juridiction de Nanterre, compétente puisque le siège de Montupet est à Clichy (Hauts-de-Seine), rendrait sa décision jeudi matin. "Nous avons fait valoir que le plan de compétitivité", qui prévoit jusqu'à 25% de baisses de salaire, "n'était pas tenable", a relaté le conseil.

Présent à l'audience, le PDG de Montupet, Stéphane Magnan, a affirmé de son côté que le groupe pouvait injecter de 500 à 850.000 euros dans le site pour assurer au plus un mois d'activité, selon Me Ménard. Le dirigeant a réitéré le souhait de Montupet de se séparer de la fonderie, a ajouté l'avocate. A terme, on se dirige donc vers une cession de l'entreprise ou, faute de repreneurs, vers une liquidation judiciaire, a-t-elle estimé.

 

En cessation de paiement depuis lundi, la fonderie, qui fabrique des culasses essentiellement pour Renault, est paralysée depuis le 2 septembre par une grève contre un plan de "compétitivité" qui prévoit jusqu'à 25% de baisses de salaires pour les ouvriers, 15% pour les cadres. Le site d'Ingrandes emploie environ 470 personnes.

 

Mercredi devant le tribunal de commerce de Nanterre l'intersyndicale a réitéré ses demandes, à savoir le retrait du plan de compétitivité, la mise en place d'un plan de continuation de l'activité et d'un projet industriel, le maintien du savoir-faire et des emplois et de la grille des salaires. 

 

Jeudi après-midi, une manifestation est prévue devant la mairie de Châtellerault en présence du secrétaire général de la CGT Bernard Thibault.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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