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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 08:04
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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 02:13

Sortez les poubelles ! Montage de : otromundoesposible, pour #occupywallstreet

Monde - le 19 Septembre 2011


Au moins 3000 américains, se réclamant des Indignés d’Espagne et des révolutions arabes, occupent Wall Street et campent dans un parc proche depuis ce weekend. Casseroles, gueulantes, colère mais bon esprit règnent.

Leur but : recréer une place Tahrir devant la bourse de Wall Street. Ces jeunes américains tentent de s’installer dans la durée. Arrivés samedi par petits groupes, ils se sont vu rapidement interdire l’accès au carrefour devant la bourse par la police omniprésente. Ils ont planté des tentes dans un square proche, le parc Zuccoti. S’ils espéraient la venue de 20000 personnes, ils sont au moins 3000 à avoir pu passer les barrages de police. En bons indignés, le mouvement se structure sur Tweeter et IRC : OccupyWallSt est le HashTag à suivre.

L'étape cruciale et incertaine du lundi matin est passée avec succès, le mouvement continue. Les manifestants sont dans WallStreet, devant ces grandes banques qui ont reçu des centaines de milliards du gouvernement, alors que le chômage monte et la pauvreté explose. A la façon des indignés européens, les mots d’ordres s’écrivent par centaines sur des cartons et affiches. On y parle d’austérité, d’injustice : « créez des emplois, pas la guerre », « les humaines avant le profit »…

Très organisés, ils publient des photos par dizaines, ont déjà monté une hotline d’information, du contenu pour la presse, des affiches et tracts... Deux collectifs ont déjà apporté leur soutien au mouvement : Anonymous, les masques sont très présents dans les cortèges, et Adbusters, l’équivalent en plus gros des « Antipubs » français.
Une caméra permet de suivre le mouvement en direct.

Une vidéo de la journée du 17 étonnante : où l'on voit les manifestations, et le regard des banquiers sur les balcons en train de boire des coupes de champagne...

Voir aussi
Etats-Unis : retour vers le passé avec 46 200 000 de pauvres
Israël. La « tentifada » ne connaît pas de trêve
Les Indignés en route pour Bruxelles

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 09:02


Après cinq heures de discussion, ils sont parvenus à une déclaration commune faisant état de leur décision d’organiser
une « journée nationale d’action interprofessionnelle »,
en riposte au plan d’austérité annoncé par le gouvernement.

Ce sera le mardi 11 octobre, selon des modalités qui restent à arrêter. FO, qui a choisi de poursuivre son cavalier seul, et prévoit une « journée d’information » le 20 septembre, la CFTC et la CGC avaient décliné l’invitation à la réunion. « Partout, le débat sur le contexte, les enjeux et les modalités (manifestations, rassemble­ments, arrêts de travail, etc.) » de l’action « est nécessaire pour construire cette jour­née » du 11 octobre, dit le texte. Les parti­cipants à la rencontre n’ont pas dissimulé leurs différences d’approche sur ce dernier point. La CFDT estimant à ce stade que « la grève n’est absolument pas la bonne voie », en raison de « la situation très difficile du pouvoir d’achat et des inquié­tudes des salariés pour leur emploi », alors que les quatre autres organisations ne veu­lent, à tout le moins, « exclure aucune » forme d’action.

L’essentiel n’en demeure pas moins, aujourd’hui, l’accord des cinq syndicats pour juger « indispensable l’intervention des salariés pour peser sur le gouverne­ment, le patronat, les débats parlementai­res en cours et à venir ». Les députés seront saisis d’une partie des mesures de « rigueur » Fillon, avant de nouveaux paquets de pilules amères lors de l’exa­men, en octobre, des budgets de la Sécu­rité sociale et de l’état. Les syndicats ont exprimé d’une même voix les critiques qu’ils avaient déjà formulées séparément : le plan d’austérité est à la fois « injuste et inéquitable », la facture étant « principale­ment supportée par les salariés et les consommateurs », alors que la taxe sur les hauts revenus est « symbolique » et que les niches fiscales sans « aucune efficacité économique et sociale » sont épargnées.

Dans l’optique, tout à la fois, de « relancer la croissance », « réduire les inégalités », et « maîtriser les déficits », l’intersyndi­cale se prononce pour des « réformes structurelles », telles une réforme de la fiscalité pour la rendre plus progressive, une « politique industrielle coordonnée au niveau européen », et pour « des services publics de qualité ». Mais, dans l’immé­diat, elle se fixe l’objectif d’obtenir une série de « mesures urgentes ». Au premier rang : l’abandon de la taxation (à hauteur de 1,2 milliards d’euros dans le plan Fillon) des complémentaires santé et la suppression des exonérations et de la défiscalisation des heures supplémentai­res. Plus généralement, les syndicats demandent que toute aide publique soit désormais « conditionnée » à son effica­cité sociale et économique. La fin des sup­pressions d’emplois de fonctionnaires, le soutien au pouvoir d’achat, en particulier des plus bas revenus, et la réouverture des négociations salariales dans les entreprises et la Fonction, complètent leur cahier de doléances à court terme.

D’ici au 11 octobre, les syndicats vont donc se consacrer à populariser cette plateforme et à engager le débat au sein du monde du travail. Le 15 septembre, ils feront un « point d’étape », pour apprécier la rentrée sociale et l’état d’esprit des sala­riés, avant de fixer les formes du 11 octo­bre. Pour la CGT, qui avait lancé l’idée d’une mobilisation dès le mois de juin, il faudra « de toute façon aller à une journée significative, avec grèves, manifestations, rassemblements », a fait valoir Nadine Prigent, ajoutant : « peut-être que cette journée en amènera d’autres ». « Il ne s’agit pas seulement de ne pas subir, a-t-elle souligné, mais de construire d’autres solutions » à la crise, dégager des « recet­tes nouvelles pour répondre aux besoins de la population et mener une réelle politique d’emploi et de développement économique ». Le 11 octobre ne doit pas être « une journée de témoignage », mais une action pour « changer de cap », a renchéri la FSU, pour qui la décision de mobilisation « répond à l’attente des salariés ».

Annick Coupé, de Solidaires, pour sa part, a souligné l’existence d’un « sentiment d’injustice très grand dans le pays » ; il est de la responsabilité des syndicats de « commencer à construire un processus de mobilisation pour mettre un coup d’arrêt » à l’austérité n 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 10:19

                                      DENONCER LES MENSONGES DU POUVOIR ET DU MEDEF

                                                         CONTRECARRER LE DEFAITISME

        UNE NECESSITE POUR ASSURER LE SUCCES DE LA JOURNEE D’ACTION DU 11 OCTOBRE    

                                  

                                                               Guy POUSSY Syndiqué CGT     

                                    

Cinq syndicats ont décidé* d’une journée nationale d’action contre l’austérité le 11 octobre. La décision arrive à point puisque le pouvoir entend faire rembourser la dette par le peuple. Les formes et les modalités de l’action –manifestations, arrêts de travail- doivent être débattues avec les salariés dans les entreprises. Cette décision va permettre aux travailleurs de notre pays de rejoindre les luttes de grande ampleur qui se déroulent en Italie, Espagne, Grèce, Portugal, Belgique, Grande Bretagne. C’est une réponse concrète aux campagnes médiatiques qui consistent à accréditer l’idée selon laquelle en France » Les gens acceptent la situation actuelle, les luttes  ne servent  à rien »

 

Les responsabilités de la crise d’aujourd’hui doivent être clairement établies. Les responsables de la dette publique sont connus. Depuis des décennies, les gouvernements de gauche et de droite qui se sont succédés ont pris le parti de la finance, des spéculateurs,  des actionnaires, au détriment de l’industrie, de l’économie  réelle ,de l’emploi, de la rémunération du travail, et des services publics. En baissant la garde devant les marchés financiers, ils ont endetté le pays. Ils ont accepté la loi du marché libre et sans concurrence, la loi des agences de notation. Aujourd’  hui avec la « règle d’or » le pouvoir et le MEDEF entendent passer une camisole de force sur le dos du pays. Ils veulent faire taire le peuple afin d’accélérer leur agenda politique. Il consiste à démanteler, et ensuite balayer tous les acquis sociaux, ceux datant du programme du CNR, tel la sécurité sociale, ceux conquis par les luttes, en particulier après 1968.

 

Cette offensive se manifeste déjà avec les atteintes aux libertés syndicales qui se multiplient. Le pouvoir présidentiel devient de plus en plus autoritaire, et monarchique soignant ses courtisans, alors que le peuple plonge dans la misère. La situation économique et sociale, les guerres dans lesquelles la France est engagée illustrent comme jamais l’échec criant de la politique Sarkozyste, ainsi que le fort discrédit du système capitaliste. Il reste bien  intrinsèquement  pervers .Les grandes inégalités qu’il génère entre les salaires de misère et les rémunérations pharaoniques des grands patrons et des actionnaires des grandes entreprises nourrissent une colère sourde parmi le monde du travail et de la création, ainsi que dans la jeunesse. L’histoire de notre pays nous enseigne qu’un basculement de la société est rendu possible lorsque les injustices, les inégalités de classe, l’arrogance et la jouissance de la caste des nantis sont devenues trop voyantes, et trop fortes . En cette rentrée 2011 l’heure n’est donc pas à prêcher le défaitisme. C’est pourtant ce discours que les dirigeants de la CFDT ont choisi de tenir. F. CHEREQUE déclarant le 31 août »Je ne suis pas sûr.que l’organisation d’une journée de grève soit la bonne réponse pour les salariés » Son adjoint M. GRIGNARD a surenchéri parlant d’une « Situation très difficile pour le pouvoir d’achat et l’inquiétude des salariés pour leur emploi » Selon eux l’élection présidentielle de 2012 peut tout changer.

 

Aujourd’hui les confédérations syndicales, et leurs dirigeants, sont placés devant leurs responsabiltés : jouer le rôle de syndicats d’accompagnement, canalisant les mécontentements, ou de syndicats de lutte de classe, tel est le dilemme. Craindre les surenchères, les débordements lors de grèves dans les entreprises( ce fut le cas lors du mouvement contre la réforme des retraites), ne pas » Importer »l’expérience venant d’autres pays n’est pas une attitude de circonstance Tout ne saurait s’analyser, et se décider d’en haut. Pour préparer le 11 octobre puisqu’il convient de discuter des formes et des modalités d’action il est donc possible de mettre en débat parmi le monde du travail et de la création la préparation d’une grève nationale interprofessionnelle. L’imagination doit prendre le pouvoir afin de décider, en bas, des revendications, des formes d’action qui renouent avec la notion de luttes collectives, qui lèvent les clivages entre fonctionnaires et travailleurs du privé, entre les générations. L’alternance politique ne saurait avoir d’effet magique. Le peuple doit redécouvrir une réalité.  Quelque que soit le président de la République il devra lutter. Il est assez fort pour vaincre, faire prévaloir ses droits, hors et dans l’entreprise pour décider de son avenir, construire une société nouvelle. L’espoir est de ce coté.

 

                                                                                              Le 6 septembre 2011

*cgt,cfdt,fsu,unsa,solidaires

Fo,cgc,cftc,ne sont pas signataires

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 13:24

La justice a condamné l'enseigne de grande distribution Carrefour à verser 3,66 millions d'euros d'amendes pour non-respect du Smic à environ 1.200 salariés en France. C'est une grande victoire pour les salariés et leurs organisations syndicales, en lutte depuis de long mois.

Dans la bataille contre la cupidité d'un patronat avide, prêt à tout pour amasser plus de profits, le camps des travailleurs a remporté une manche importante. Ce succès va compter en premier lieu, pour les salariés eux-même victimes de Carrefour, mais aussi pour tous ceux qui subissent la morgue d'un patronat qui se croit tout permis, encouragé par un gouvernement dont la proximité avec le monde des affaires n'est plus à démontrer.

Le PCF salue ce succès qui en appelle d'autres. Aujourd'hui, plus un salarié ne doit être payé en dessous du SMIC. Le PCF demande que le salaire minimum soit augmenté au plus vite à 1600 euros.

 

Communiqué du Parti communiste français

Paris le 15 juin 2011.

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 02:29

Demain24 mai 2011  l'Humanité publiera un nouveau cahier de quatre pages Humaginaire, avec le concours de l’historienne Sophie Wahnich et des graphistes de l’Atelier Formes Vives. Il s’agit d’un cahier de doléances recueillies au mois d’avril à Vierzon (Cher). Une douzaine de femmes et d’hommes, citoyens ordinaires, tentent de déterminer, à travers une prise de parole individuelle, ce qui ne peut plus durer pour nous tous.

Et si il se passait quelque chose ? Il y a, dans l’air, un peu partout, un terme qui revient, pas simplement comme un appel rhétorique, mais presque désormais comme un fait établi ou, au moins, une impérieuse nécessité : révolution. Vous l’entendez, vous aussi ? En Tunisie et en Egypte, bien sûr. En Syrie, peut-être. Et maintenant, de l’autre côté de la Méditerranée, en Espagne, en Grèce aussi et même en Italie. Ça, alors !

C’est à Vierzon que j’ai cherché les doléances car, quand nous avons publié, dans l’Huma, avec Sophie Wahnich, Adrien Zammit et Nicolas Filloque, une première double page sur la crise des dettes publiques en Europe, les doléances et la révolution en juillet 2010, elle a eu un petit écho perceptible, saisissable dans cette ville-là, au moins. Nicolas Sansu, le maire PCF de Vierzon, avait repris, dans son discours du 14 juillet, la doléance qui barrait le journal ce jour-là : « La vie des pauvres doit être plus sacrée qu’une partie de la propriété des riches. »

Il faut de la suite dans les idées, on en manque souvent, c’est pour ça que je suis allé à Vierzon. Mais, sans cette petite histoire, ça pourrait être ailleurs, aussi.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 02:18

 

Social-Eco - le 24 Mai 2011

(source reelledemocratie.com)

 

Social-Eco - le 24 Mai 2011

Indignés de France : témoignez

L’Humanité.fr vous propose de publier vos témoignages, motivations et mots d’ordre sur la mobilisation croissante dans de nombreuses villes de France. Que vous y participiez activement ou que, simple curieux, vous souhaitiez apporter un regard sur ce mouvement, votre avis nous intéresse. Envoyez vos messages, photos et liens vidéos à cette adresse.

  • Message de Phil

Bonjour,
J'aimerais tant que cette mayonnaise prenne et qu'enfin le peuple de Gauche et beaucoup d'autres puisse révéler à ceux qui nous dirigent, comme à ceux qui pensent pouvoir nous diriger bientôt qu'il ne faudra pas rigoler une fois en place ! Il faudra redonner du sens à la solidarité et des moyens en re-nationnalisant et en redonnant aux services publics toute leur efficacité !

  • Billet d'humeur de Cathy

Quand on voit ce qui se passe en Espagne avec la révolution citoyenne... et la réaction de la droite espagnole qui fait semblant d'ignorer le mouvement, sans se rendre compte (et tant mieux !) qu'ils ne font qu'attiser le feu de la révolte, cela me réjouit ! Aujourd'hui un peu partout en France naissent et se développent des groupes de révolte populaires rassemblant des citoyens différents socialement mais unis pour crier leur colère face à une société ultra libérale, inique. Dans la presse et les milieux politiques conservateurs on ignore quasiment ces mouvements, à tort, car  je suis certaine (certains diront que je suis optimiste mais peu importe) que d'autres révoltes populaires vont se développer aujourd'hui et gonfler demain en France comme dans d'autres pays d'Europe dans les mois qui suivent !
L'automne sera chaud, j'en suis sûr ! Ce genre de manifestation ne peut que nous encourager, à nous petits partis politiques, d'accompagner intelligemment cette colère en proposant un vrai programme de transformation sociale de notre société !

 

  • Les rassemblements prévus ce 25 mai 

PERPIGNAN : Campement permanent Place République
LILLE : 12h, Place de la République
LYON : 19h Place Bellecour
STRASBOURG : Campement permanent Place République
BAYONNE : 18h, Place de la Mairie + campement
BORDEAUX : 19h, Place de la Victoire
CLERMONT-FERRAND : 14h, Place de Jaude
GRENOBLE : 20h, Place Victor Hugo
MARSEILLE 18h Place Thiers cours Estienne D'orves
MONTLUCON : 14h, Place Piquand
MONTPELLIER : 18h à l'esplanade
NANCY : 19h30, Place Maginot
NANTES : 18h, Place Royale (devenue place du peuple)
NICE : 20h, Place Garibaldi
PARIS : 19h à la Bastille
PAU : 20h Place Clémenceau
RENNES : 19h, Place de la Mairie
ROUEN : 19h, Théatre des Arts
STRASBOURG : 19h, Place de la République
TOULOUSE : 19h Place du Capitole
TOURS : 19h, Place Jean Jaurès
(source reelledemocratie.com)

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 09:50

Politique - le 16 Mai 2011

 

Alors que le FN dévoile des éléments de politique économique, l’économiste CGT Nasser Mansouri-Guilani montre en quoi le parti de Marine Le Pen surfe sur les peurs et prône des solutions qui remettent en question le modèle social français.


L’écart grandissant entre les promesses électorales de Nicolas Sarkozy et le bilan de son gouvernement, la dégradation de la situation du monde du travail, l’accumulation des difficultés pour la majorité des salariés, des privés d’emploi et des retraités, surtout après la crise économique et financière de 2008-2009, sont propices au développement des idées de l’extrême droite. Les propos scandaleux de Laurent Wauquiez, ministre des Affaires européennes, concernant les bénéficiaires du RSA, dans la foulée de ceux de Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, concernant, notamment, la présence des immigrés sur le territoire français, attestent de cette dérive dans le discours de l’extrême droite. Le Front national profite de ce contexte.

Tout en poursuivant la stratégie de son père, Marine Le Pen veut donner une image plus présentable de ce parti. Le FN cherche surtout à surfer sur les amertumes, les déceptions et les souffrances de nos concitoyens, particulièrement parmi les couches les plus défavorisées de la population. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que l’extrême droite procède ainsi. Et ce n’est pas la première fois non plus qu’une partie des couches sociales les plus défavorisées est séduite par des idées de l’extrême droite. À chaque fois, cette séduction a conduit au recul de la démocratie et à la régression sociale. La gestion des municipalités par l’extrême droite en est la preuve la plus convaincante. Il est absolument nécessaire de dévoiler cette tentative de séduction du FN. L’enjeu est énorme pour les travailleurs et pour la démocratie.

  • Le FN, un parti traditionaliste 
et ségrégationniste

Sur le fond, le FN demeure un parti conservateur, traditionaliste et ségrégationniste. Dans les médias, on fait beaucoup de bruits sur le « changement d’orientation » du FN après l’élection de Marine Le Pen à sa présidence. Mais on oublie très souvent de souligner que les fondements du programme du FN demeurent inchangés (1). ,En effet, le FN continue de penser que la « cohésion de la nation » repose sur quatre piliers : la famille, l’école, l’armée et la religion. Le changement de présidence du FN n’a donc rien changé en la matière.

Par ailleurs, prétextant du « caractère sacré de la vie », le FN programme des reculs sociétaux importants et préconise, notamment, un référendum sur l’avortement. Rien, non plus, ne change en ce qui concerne l’approche ségrégationniste du parti d’extrême droite. Comme par le passé, le FN stigmatise les travailleurs immigrés et leur demande des efforts supplémentaires. Ainsi, le parti d’extrême droite revendique une majoration de 35 % des cotisations maladie et chômage des travailleurs immigrés. Comme par le passé, le FN mise sur les peurs : peur des salariés 
de perdre leur emploi, peur de se trouver et de rester en permanence dans la précarité ou dans le chômage, peur de l’étranger… Marine Le Pen reprend la stratégie initiée par ses prédécesseurs.

  • Des mots au gré
des circonstances

Marine Le Pen a fait beaucoup de bruits autour de son programme économique. En réalité, elle n’a pas fourni de programme digne de ce nom. Elle a simplement présenté quelques éléments au cours d’une « conférence de presse ». Les éléments dévoilés montrent bien que Marine Le Pen poursuit totalement la démarche démagogique de son père, tant sur la forme que sur le contenu. L’agressivité verbale vis-à-vis des adversaires s’accompagne de promesses gratuites et d’une reprise plus prononcée des mots d’ordre des forces progressistes.

Comme son père, Marine Le Pen accuse indifféremment la gauche et la droite. En même temps, elle n’hésite pas à donner une « tonalité sociale » plus forte à ses propos, à reprendre des mots d’ordre développés et défendus par des organisations syndicales et des partis politiques de gauche, tout en s’opposant à eux. Par exemple, elle parle de la « nationalisation de certaines banques » sans poser aucunement la question fondamentale de la finalité des banques et celle des droits des salariés. Cela montre que le FN demeure le parti de la démagogie. Comme par le passé, ses pratiques font fi de toute honnêteté intellectuelle. Le changement de sa présidence ne modifie pas cette réalité.

Dans le discours du FN, les mots changent en fonction des circonstances, du climat politique et social, de l’audience, mais les idées demeurent inchangées. ,La reprise opportuniste des mots d’ordre des forces progressistes témoigne du fait que, dans la foulée de son père, Marine Le Pen veut profiter de la grande déception provoquée par les politiques désastreuses du gouvernement.

L’insistance sur les « valeurs traditionnelles » (famille, école, armée, religion, stigmatisation des immigrés, notamment d’origines africaine et asiatique…) et la reprise des mots d’ordre des forces progressistes donnent un caractère totalement incohérent et contradictoire au discours du FN.

Cela rend difficile, surtout pour le citoyen peu familier avec les mécanismes profonds du fonctionnement de l’économie, de se rendre compte des contradictions entre le discours du FN et son « projet de société ».

  • La crise sociale : 
le terreau
de l’extrême droite

La reprise des idées et des mots d’ordre progressistes par l’extrême droite n’est pas un phénomène nouveau. Notre civilisation est en crise. Un aspect majeur de cette crise est bien l’accroissement des inégalités sociales et le développement de la précarité et de la pauvreté, y compris au sein du salariat (2). Aux yeux d’une partie de la population, particulièrement des plus défavorisés parmi lesquels un nombre croissant de travailleurs (salariés, privés d’emploi, retraités), les fortes mutations en cours provoquent un déracinement social, un désarroi devant un monde qui change trop vite, pour ainsi dire. ,Ce désarroi conduit dans certains cas à un rejet des valeurs démocratiques, à un déni de solidarités, à un repli sur soi, etc.

Ce contexte est très favorable au développement des idées de l’extrême droite, voire aux idées fascisantes. Il permet à l’extrême droite de récupérer des mots d’ordre développés par les forces progressistes. ,L’objectif de l’extrême droite est de gagner les voix des déçus, des « laissés-pour-compte », non pour résoudre leurs problèmes, mais pour abuser de leur confiance afin de renforcer le système d’exploitation capitaliste.

  • Le « nouveau discours social » du FN 
n’est pas si nouveau

Contrairement à ce qui est souvent dit dans les médias, Marine Le Pen n’innove pas dans le domaine du discours social. En la matière, le changement de vocabulaire du FN a débuté dans les années 1990. Marine Le Pen lui donne un accent plus prononcé. Depuis pratiquement deux décennies, l’accent du FN est devenu de plus en plus « socialisant » au fur et à mesure que se développaient la précarité, les inégalités et l’insécurité sociale (3). Par-delà le vocabulaire, le FN ne veut pas d’une France plus solidaire ; il veut une France où les capitaux français auraient davantage de liberté pour exploiter les travailleurs français.

Jean-Richard Sulze, un théoricien de la doctrine économique du FN, par ailleurs conseiller régional du parti d’extrême droite dans le Nord-Pas-de-Calais, résume bien la philosophie du « projet de société » de ce parti. Ce « projet » demeure fondamentalement ancré dans le capitalisme national : « Liberté du commerce et de l’industrie à l’intérieur du pays, garantie par un État gendarme, qui lui-même sera plus protecteur vis-à-vis de l’extérieur. » (4)

  • Un « État gendarme » pour mieux défendre 
les intérêts des détenteurs de capitaux

La référence à l’« État gendarme » n’est pas fortuite. Il ne faut pas voir dans cette référence une quelconque rupture avec les traditions capitalistes. Contrairement aux idées reçues et largement propagées par les libéraux, le système capitaliste n’a jamais fonctionné sans État. L’intervention de l’État a toujours été indispensable pour le maintien et le développement du système capitaliste et de l’exploitation des travailleurs. Bien sûr, le contenu de l’intervention de l’État est conditionné par les luttes sociales et politiques. Ainsi, les luttes sociales en France ont donné lieu aux avancées sociales en faveur des travailleurs. Et c’est bien ces avancées-là qui sont aujourd’hui visées, tant par la droite que par le FN. En effet, le FN ne cache pas son hostilité à l’égard des forces de progrès, des forces sociales qui luttent pour défendre les intérêts des travailleurs et développer les droits sociaux. Cela explique, entre autres, l’opposition du FN au puissant mouvement social contre la réforme des retraites. Cela explique aussi et surtout son hostilité vis-à-vis de la CGT.

  • Des propositions dangereuses
pour les travailleurs

Le FN attribue, en dernière analyse, les difficultés de la France à deux facteurs principaux : l’euro et les « étrangers » (soit les immigrés, soit les pays étrangers). En termes d’outil de politique économique, cette vision conduit le FN à proposer trois mesures principales : sortie de l’euro, protectionnisme accru, préférence nationale. En attribuant les difficultés de la France à ces facteurs, le FN vise en fait à camoufler la vraie cause de nos difficultés, à savoir la stratégie de dévalorisation du travail au profit des détenteurs de capitaux.

Menée par les entreprises et soutenue par l’État, cette stratégie a surtout abouti à un développement sans précédent de la précarité et des bas salaires, à un accroissement des inégalités sociales. Elle a aussi conduit à un affaiblissement du potentiel productif du pays et au recul de la France sur la scène internationale (5).Les idées avancées par le FN ne permettent pas de remédier à ces difficultés. Au contraire, elles risquent de les aggraver.

 

Voyons pourquoi.

  • Sortir de l’euro,
 pour mieux exploiter 
les travailleurs français

La sortie de l’euro est présentée comme la pièce maîtresse des propositions économiques du FN : l’euro sera remplacé par le franc ; un « nouveau franc » à parité avec l’euro serait rétabli (autrement dit, ce nouveau franc vaudrait 1 euro) ; ce franc serait ensuite dévalué de 20 % à 25 %. L’argument avancé pour défendre ces idées est la suivante : « Donner des marges de manœuvre au pays. » Pour ne pas heurter les salariés qui sont constamment mis sous pression par le patronat avec l’argument de « compétitivité », le FN se garde bien d’utiliser cette expression. Mais en réalité, sa proposition correspond bien à la stratégie patronale de gains de compétitivité sur le dos des travailleurs.

 

La proposition du FN consiste bien à opérer une « dévaluation compétitive » avec comme seul objectif d’améliorer la « compétitivité-prix » des produits français. Le FN reprend donc à son compte, sans le dire explicitement, la vieille recette de dévaluation de la monnaie nationale au détriment des travailleurs.

 

Cette proposition provoque au moins trois effets pervers :

1. La dévaluation signifie une dévalorisation de la valeur de la force de travail des salariés français.

Cette politique a été déjà expérimentée en France. Elle n’a jamais profité aux travailleurs. Son but principal a toujours consisté à permettre aux capitaux de préserver leurs intérêts au détriment des travailleurs.

Les dévaluations successives des années antérieures à l’introduction de l’euro n’ont pas empêché, par exemple, la hausse du chômage ni la fermeture des sites industriels.

2. La dévaluation conduit automatiquement à une hausse des prix, obérant surtout le pouvoir d’achat des salariés, des privés d’emploi et des retraités. Une dévaluation de 20 % à 25 % signifie une baisse d’au moins autant du pouvoir d’achat.

3. Enfin, la dévaluation alourdira le poids de la dette publique dont deux tiers sont détenus par les « non-résidents », c’est-à-dire par des sociétés et des individus installés juridiquement à l’étranger ; elle alourdira également les charges d’intérêt de la dette. Les seuls bénéficiaires seront les 
détenteurs de capitaux financiers.

  • Un protectionnisme accru

Pour soi-disant mieux protéger l’intérêt national, le FN préconise, notamment, l’établissement de contingents d’importations et le rétablissement 
de droits de douane. Ici aussi le FN fait fi des effets pervers d’une telle mesure : représailles des autres pays, hausse des prix… Les exportations de la France comptent pour environ un quart de la production nationale. Inversement, un quart de ce qu’on consomme en France provient de l’étranger, soit pour la consommation directe des ménages, soit sous formes de matières premières et de produits intermédiaires utilisés par les entreprises. Il est fort possible que l’instauration des quotas d’importation conduise les autres pays à riposter.

 

En effet, on ne peut pas demander aux autres pays de continuer d’acheter des produits français et en même temps attendre d’eux de vendre moins de produits en France. Autrement dit, les prétendus et hypothétiques gains d’activité dus à l’instauration de quotas d’importations pourraient être annulés par les pertes potentielles d’activité liées à la baisse des exportations, qui pourrait résulter des mesures de représailles des autres pays.

De plus, l’instauration des droits de douane conduit généralement à la hausse des prix, ce qui obère le pouvoir d’achat des travailleurs.

  • Une préférence nationale 
pour dédouaner
la stratégie patronale

C’est peut-être là le sommet du 
cynisme et de la démagogie du FN. Selon le FN, la politique d’immigration française coûterait 40 milliards d’euros par an. Il suffirait, selon lui, de renvoyer les étrangers chez eux pour économiser cet argent et le dépenser « utilement ». Selon Marine Le Pen, « un étranger a vocation à rentrer chez lui s’il ne trouve pas d’emploi… Il faut réserver la protection sociale à certains, et notamment aux Français ». Cette vision cynique cherche en fait à blanchir la stratégie patronale de surexploitation des travailleurs immigrés. L’apport des travailleurs immigrés est indispensable au fonctionnement de l’économie française. De plus, les travailleurs immigrés rapportent plus aux caisses de l’État et de la Sécurité sociale qu’ils n’en reçoivent (voir la deuxième partie de la présente note).

  • Des propositions 
qui remettent en cause notre « modèle social »

Les propositions du FN en matière fiscale demeurent pour l’instant trop vagues. Mais elles vont dans le sens d’une remise en cause de notre système social. Le FN évoque un système fiscal articulé autour de 5 axes : impôts sur le revenu, sur les sociétés, sur le patrimoine, sur la consommation, droits de douane.

Ces axes ne sont pas détaillés. Dans l’état actuel des annonces, le FN viserait surtout à :

– « fusionner l’impôt sur le revenu, la CSG, la CRDS et les cotisations sociales salariales ». Ces impôts seraient prélevés à la source ;

– « unifier la loi de finances et la loi de financement de la Sécurité sociale ». Il n’y aurait qu’une seule loi régissant le budget de l’État et celui de la Sécurité sociale.

Ces idées remettent en cause la logique de notre système de protection sociale.

Fusionner l’impôt sur le revenu et les cotisations sociales conduit en fait à couper le lien entre le travail et la protection sociale, lien qui constitue le fondement de notre système de protection sociale. Le système de protection sociale se transformerait en système d’assistanat. De plus, une telle fusion mettra le système de protection sociale et sa gestion à la discrétion entière de l’État. Les travailleurs perdront toute possibilité d’intervention directe dans ce domaine. La protection sociale deviendra, encore plus, un facteur d’ajustement aux exigences des marchés financiers.

 

Les principaux bénéficiaires de telles idées sont des acteurs privés, notamment des compagnies d’assurance qui profitent déjà largement de la multiplication des restrictions budgétaires. Les principaux perdants seront donc les travailleurs, c’est-à-dire les salariés, les privés d’emploi et les retraités.

S’agissant du prélèvement à la source, il faut préciser que cette idée est défendue, notamment, par les libéraux depuis longtemps, libéraux que le FN prétend dénoncer. Le prélèvement à la source déséquilibrera davantage les rapports de forces entre l’employeur et les salariés, au détriment de ces derniers.

 

L’écart grandissant entre les promesses électorales de Nicolas Sarkozy et le bilan de son gouvernement, la dégradation de la situation du monde du travail, l’accumulation des difficultés pour la majorité des salariés, des privés d’emploi et des retraités, surtout après la crise économique et financière de 2008-2009, sont propices au développement des idées de l’extrême droite.

Les propos scandaleux de Laurent Wauquiez, ministre des Affaires européennes, concernant les bénéficiaires du RSA, dans la foulée de ceux de Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, concernant, notamment, la présence des immigrés sur le territoire français, attestent de cette dérive dans le discours de l’extrême droite. Le Front national profite de ce contexte.

 

Tout en poursuivant la stratégie de son père, Marine Le Pen veut donner une image plus présentable de ce parti. Le FN cherche surtout à surfer sur les amertumes, les déceptions et les souffrances de nos concitoyens, particulièrement parmi les couches les plus défavorisées de la population. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que l’extrême droite procède ainsi. Et ce n’est pas la première fois non plus qu’une partie des couches sociales les plus défavorisées est séduite par des idées de l’extrême droite. À chaque fois, cette séduction a conduit au recul de la démocratie et à la régression sociale. La gestion des municipalités par l’extrême droite en est la preuve la plus convaincante.

Il est absolument

 

NOTES

(1) Voir « Pourquoi la CGT combat l’extrême droite », 
Note économique, nº 108, mars 2007.

(2) Voir Note économique nº 131, mars-avril 2011.

(3) « Anti-utilitarisme et déterminisme identitaire », 
Sylvain Crépon, Revue du Mauss, nº 27, 2006.

(4) Revue Challenges, disponible sur : http://www.challenges.fr/actualites/politique_economique/20110311.CHA402....

(5) Cf. « Récession sociale et récession économique : quels liens ? Quelles réponses ? », 
Note économique, nº 120, septembre 2008.

Nasser Mansouri-Guilani

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 07:51

3/05. Meeting du Front de gauche au Gymnase Jappy (Paris 11ème)

POUR MENER UNE POLITIQUE DE GAUCHE EN FRANCE ET POUR CHANGER L’EUROPE

IL FAUT COMMENCER PAR DIRE NON AU PACTE EURO-PLUS SARKOZY - MERKEL

 

La crise économique, sociale et écologique est loin d’être finie et les gouvernements veulent la faire payer aux peuples. En France, les luttes sociales sont fortes pour défendre les hôpitaux, se battre contre les fermetures de classes, augmenter les salaires pour permettre de vivre dignement. Ces mobilisations défendent l’intérêt général contre l’enrichissement d’une minorité.

Alors que les banques et les actionnaires ont accumulé des profits énormes, l’Union européenne (UE) et ses gouvernements, sous la pression des marchés financiers et avec le concours du Fonds monétaire international (FMI), imposent une « super austérité » pour les peuples. Sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel, le pacte « Euro Plus » vient d’être imposé aux peuples européens lors du dernier Conseil européen des 24-25 mars.

Face aux mouvements sociaux d'ampleur qui mettent en cause ces cures d'austérité - en Grèce, en Irlande, en Grande Bretagne, en France et au Portugal, partout en Europe –, et alors que partout dans le monde des peuples se soulèvent pour en finir avec des régimes autoritaires, l'Union européenne est à contre courant de l'histoire. Ce pacte, c'est la mise sous tutelle des peuples à une politique de grande régression sociale.

 

  • Pacte pour l’Euro : décryptage d’une offensive contre les peuples

- « Renforcer la compétitivité », traduire par : comprimer les salaires, mettre en concurrence les travailleurs des pays européens.

- « Promouvoir l’emploi », traduire par : favoriser la précarité en promouvant la « flexicurité ».

- « Améliorer la viabilité des finances publiques », traduire par : allonger l’âge de la retraite, casser les services publics et niveler par le bas les droits sociaux.

- « Renforcer la stabilité financière », traduire par : imposer des plan d’austérités aux populations.

Le Parti de la gauche européenne (PGE), dont sont membres le PCF, le PG et la GU, est fermement opposé à ce pacte porteur d’une conception ultra régressive de la construction européenne. Il a lancé un appel à créer des fronts de résistance partout en Europe. De nombreuses luttes grandissent en Europe contre les plans d’austérité, contre la précarité. Des mobilisations se développent pour défendre les valeurs de service public, de biens communs, des conditions décentes de travail et l’augmentation des salaires.

En France, les mensonges de Sarkozy ne passent plus ! Pour se faire réélire en 2012, il tente de faire oublier les 5 années de dégradation sociale, économique et morale que la société a connu. Il multiplie les discours stigmatisants envers les immigrés, les Roms, les musulmans pour désigner des boucs émissaires. Ainsi, il ouvre dangereusement la voie à la politique du Front national de Marine Le Pen.

Pour barrer la route à la droite et l’extrême droite, il y a urgence à construire un nouvel espoir à gauche. Pour répondre à la crise, il faut une véritable alternative de rupture avec le libéralisme et le productivisme. Il faut une gauche décomplexée, qui soit prête à s’affronter aux marchés financiers, à se libérer du carcan du Traité de Lisbonne et à refuser les politiques d’austérité du FMI. C’est la condition pour engager une véritable politique de gauche en France, impulser les réformes radicales dont l'Europe a besoin et donner la priorité aux intérêts des peuples. C’est la démarche qu’a engagé le Front de Gauche depuis trois ans. Lors des dernières élections cantonales, le Front de Gauche est devenu la deuxième force à gauche, en voix et en sièges et la seule à progresser depuis les élections régionales. C’est un événement considérable que nous entendons amplifier à l’avenir. Aujourd’hui, dans nos forums, nous élaborons avec les citoyennes et les citoyens qui le souhaitent, le programme partagé que nous entendons porter dans les luttes et dans les urnes. Rien ne se fera sans l’implication populaire : construisez le Front de Gauche avec nous !

  • INTERVENANTS

Avec Patrick Le Hyaric, député européen de la circonscription ;  Martine Billard, députée de Paris, Alexis Tsipras (Synaspismos, Grèce, vice-président du PGE) ; Mehrdad Payandeh (directeur du secteur politiques économiques financières et fiscales du DGB, Allemagne) ; Maité Mola (PCE , Espagne, vice-présidente du PGE).

Des représentants du mouvement social et associatif : Aurélie Trouvé, co-présidente d’Attac France, Jean-Marc Canon (CGT), Pierre Khalfa (co-président de la Fondation Copernic).

Christian Picquet, porte parole de la Gauche unitaire, Jean-Luc Mélenchon, député européen, co-président du parti de gauche, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et président du PGE.

  • Mardi 3 mai, 20 heures, Gymnase Jappy

(2, rue Jappy, Paris 11ème, métro Voltaire ou Charonne, ligne 9)

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 01:46

Maladresse ou vraie pique ? Dimanche, François Chérèque s’est autorisé à évoquer un « syndicalisme unique » dans le secteur portuaire. Emboîtant le pas 
de l’argumentaire patronal, le secrétaire général de 
la CFDT a fustigé un « corporatisme » où les « syndicats font l’embauche » et qui « met en danger les bassins économiques ». Hier, Bernard Thibault n’a pas manqué de rétorquer qu’il y a quelque temps, « la CFDT avait des adhérents dans le port de Marseille. Elle n’en a plus et ce n’est pas que de la responsabilité de la CGT ». Le secrétaire général de la CGT a jugé que cette querelle intersyndicale « n’a pas grand sens », alors que le « gouvernement porte la totale responsabilité » du conflit en revenant sur un accord reconnaissant la pénibilité du travail des dockers.

 

 

Nouvelle explosion  des ruptures conventionnelles 

En décembre 2010, le nombre de ruptures conventionnelles entre salariés et employeurs 
s’est élevé à 24 149, ce qui porte à 478 667 leur total depuis la création du dispositif en août 2008, selon des données du ministère du Travail. Cette forme 
de licenciement, soi-disant à l’amiable, connaît une montée en puissance : 254 871 ont été homologuées pour l’ensemble de l’année 2010, contre 223 796 durant les dix-sept premiers mois de son entrée en vigueur. Elle touche particulièrement les plus de cinquante ans. Les syndicats dénoncent une préretraite déguisée et un contournement des plans sociaux.

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BRUNO FORNACIARI

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