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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 05:59

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Europe 1 et RTL s’offrent des patrons

par Denis Peraisle 17 septembre 2013

En cette rentrée médiatique, les deux grandes radios privées font la démonstration de leur amour inconditionnel pour les patrons. Pierre Bergé, co-propriétaire du Monde avec Xavier Niel et Matthieu Pigasse, Mourad Boudjellal, PDG des éditions du Soleil, spécialisé dans la BD tout en étant aussi le propriétaire-président du Racing Club Toulonnais, et Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef intègrent ainsi l’équipe de « polémistes » de l’émission « On refait le monde » sur RTL ; la troisième réussissant le tour de force de se faire aussi embaucher par Europe 1, pour une chronique hebdomadaire le samedi à 12h50 dans la tranche 12h30-13h pilotée par Patrick Roger.

Déjà omniprésents sur les ondes comme nous le relevions dans notre article « En direct des ondes patronales », ces nouvelles tribunes devraient permettre à leurs bénéficiaires de développer la doxa patronale en toute tranquillité.

D’autant plus que leurs hôtes savent leur présenter les « honneurs » qu’ils « méritent », comme le montre l’accueil particulièrement chaleureux réservé aussi bien par Jean-Pierre Elkabbach (le 10 janvier sur Europe 1) que Laurent Bazin (le 21 février sur RTL) à l’ancienne présidente du Medef, ou la grande cordialité de Jean-Jacques Bourdin devant le PDG de Total, Christophe de Margerie (le 15 février sur RMC) [1]. Des journalistes justifiant ainsi pleinement d’être désignés comme des « chiens de garde » de l’ordre établi.

De son côté, Laurence Parisot se défend bien entendu de vouloir faire valoir unilatéralement ses positions ou celles du Medef en déclarant le 29 août 2013 sur la station de Lagardère que« l’objectif de cette émission avec Patrick [Roger], c’est de créer les conditions d’un débat mais sans a priori, sans tabou, en essayant de dépasser les clivages » [2].

Pourtant, dès la première émission, l’entrevue avec l’élu d’Europe-Écologie-Les Verts, Denis Baupin, sur la fiscalité écologique vient apporter un démenti cinglant à cette prétention : elle utilisera bien cette tribune pour défendre les intérêts de sa corporation [3] avec un discours de combat, en l’occurrence contre toute fiscalité « verte » imposée aux entreprises déjà forcément « asphyxiées » par les « charges » [4].

Inutile de chercher dans les médias dominants la moindre critique sur ces « liaisons dangereuses », potentiellement porteuses de conflits d’intérêts, entre médias et milieux d’affaires (qui les possèdent). Pour lire quelque chose sur le sujet, il faut se reporter à un communiqué du SNJ-CGT du 3 septembre 2013 qui précise notamment : « On remarquera que les patrons des deux radios se sont facilement accommodés de la convention collective en ce qui concerne les collaborations multiples de Mme Parisot, quandils les interdisent aux journalistes. » [5]

On peut supposer que ces « pigistes de luxe » seront grassement rémunérés, alors même qu’ils perçoivent déjà des revenus plantureux de diverses sources. Mme Parisot, toujours dirigeante de l’Ifop, siège aussi au conseil d’administration de la BNP et de la Coface, ainsi qu’au conseil de surveillance de Michelin. Quant à la nouvelle avocate Jeannette Bougrab, elle siège encore au Conseil de réflexion de l’assurance (Cora), le lobby des assureurs. Comme l’écrit le SNJ-CGT dans son communiqué : « Au moment où les patrons de la presse écrite et audiovisuelle "dégraissent" les rédactions, ces embauches […] sont une insulte à la profession de journaliste  ».

Denis Perais

Nota bene  : si les radios privées ont donné le beau rôle aux patrons en cette fin d’été, signalons aussi que France Culture s’est installée à Jouy-en-Josas au cœur de l’université d’été du Medef le 28 août 2013, profitant de l’occasion pour interviewer Pierre Gattaz, président du Medef. Le journaliste Benoît Bouscarel a déroulé le tapis rouge pour Pierre Gattaz… et pour ses idées.

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 17:39

Capture des Nouveaux Chiens de Garde, de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat

MÉDIAS -  le 22 Août 2013

 

La France sous dictature médiatique

 

 

C'est un monde, la chronique de José FortUne liberté fondamentale – le droit à l’information honnête et pluraliste – va être une nouvelle fois mise à mal à la rentrée par les principaux médias français.

Un système spécieux se met en place avec la complicité de la droite, du gouvernement socialiste, du patronat et des puissances de l’argent. Les représentants des organes de presse dépendant de Lagardère, Dassault, Berger et quelques autres vont rafler tous les postes de chroniqueurs sur les radios et les télévisions privées et publiques.

Le Nouvel Obs, le Point, l’Express, le Figaro, le Figaro Magazine, Valeurs actuelles etc. auront table ouverte avec pour caution de gauche « Marianne » et « Mediapart ». Vous retrouverez les mêmes Barbier,  Joffrin, Domenach, Plenel… Avec des petits nouveaux : l’ancienne patronne du Medef, Laurence Parisot et l’actionnaire du « Monde » Pierre Berger. Quant à la presse de gauche, la vraie gauche, comme « l’Humanité » ou « Politis », rien, nada. Elle n’existe pas.

Ainsi va la liberté de l’information dont se gaussent les personnes citées plus haut. L’affaire n’est pas nouvelle. Mais attention : nous sommes entrés totalement dans un nouveau temps, celui de la dictature médiatique.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 08:51

Souscription pour l'Humanité

L’éducation populaire en soutien à l’Humanité

 

Samedi, à Ivry-sur-Seine, s’est tenue l’assemblée générale de l’association Livres en lutte. L’occasion de réaffirmer l’importance du soutien militant à l’Humanité.

Depuis plusieurs années, à l’occasion de la Fête de l’Humanité et de diverses initiatives politiques, syndicales et associatives, des tables de littérature sont tenues par des militants CGT et PCF du Val-de-Marne. Ce qui n’était au début que la volonté de présenter quelques livres est devenu aujourd’hui une librairie associative, baptisée Livres en lutte. Née de la réflexion sur le recul progressif de la lecture parmi les nouvelles générations, Livres en lutte se donne pour objectif de transmettre les livres qui ont contribué à l’éducation politique et syndicale des militants âgés aux plus jeunes, en échange d’une contribution au pluralisme de la presse : l’intégralité des recettes des ventes est reversée au journal l’Humanité, ce qui a permis de récolter, à ce jour, plus de 8 000 euros pour le journal (dont 2 500 depuis le début de l’année 2013).

Samedi soir, dans les locaux de la CGT cheminots d’Ivry-sur-Seine, s’est tenue l’assemblée générale de l’association, en présence de Didier Le Reste, syndicaliste et animateur du Front des luttes, et d’Isabelle Lorand, membre du conseil national du PCF. Une trentaine de militants ont écouté attentivement le rapport introductif du président de Livres en lutte, Robert Séguéla, cheminot retraité et militant PCF-CGT. Évoquant « le contexte lourd dans lequel se déroule l’assemblée générale », il a rappelé les menaces continues sur les acquis sociaux et la démocratie, mais aussi l’espoir de réussir à imposer un vrai changement de politique : « À (son) modeste niveau, la librairie associative peut participer (à ce changement de cap), grâce à la relance de l’éducation populaire des travailleurs salariés. »

« Livres en lutte, poursuit-il, doit maintenant prendre son véritable essor » : la librairie associative dispose en effet d’un fonds très important (plus de 40 000 livres et 3 000 disques qui ont été donnés par les militants), les initiatives se sont démultipliées en 2012-2013 (présence d’une table au congrès de l’Association républicaine des anciens combattants, à plusieurs meetings du Front de gauche, ou encore à la Fête de l’Humanité) mais elle n’a pas encore de locaux propres permettant d’accueillir le public.

La discussion a ainsi été centrée sur l’opportunité de louer une petite boutique associative à Ivry-sur-Seine et sur l’importance de la transmission des livres et le soutien au pluralisme de la presse. « J’ai imprimé avec ma mère l’Humanité clandestine en 1939 et l’appel de Thorez-Duclos en 1940, lance Gilbert, quatre-vingt-cinq ans, ancien résistant. C’est dire si je sais combien il est important de lire et de soutenir la presse militante ! » Pour Isabelle Lorand, l’initiative de Livres en lutte « n’est pas seulement mémorielle : c’est aussi l’occasion de nous redonner les moyens de former les futurs cadres ouvriers, activité quelque peu négligée dans une période récente ». Didier Le Reste remarque qu’il est « bon de dire que l’Humanité est un outil indispensable pour comprendre la société ». Mais, poursuit-il, « autre chose est de faire : la librairie associative, en consacrant l’intégralité de ses recettes à l’Huma, fait un geste fondamental en direction du pluralisme de la presse ». Après la présentation du bilan financier et le vote pour le renouvellement du bureau, les participants à la soirée se sont retrouvés autour d’un repas convivial. Avec un espoir : « Que d’autres associations s’inspirent du modèle de Livres en lutte pour être passeurs de mémoire et également soutiens actifs de l’Humanité », conclut Didier Le Reste.

Paolo Stuppia

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 05:53

 

MONDE

L'Humanité de ce lundi 24 juin 2013

MONDE -  le 23 Juin 2013

 

Marché transatlantique: le mandat européen secret dévoilé dans l'Humanité ce lundi

 

 

DOCUMENT. L’Humanité s’est procurée le texte du mandat grâce auquel la Commission européenne négociera une zone de libre-échange avec les États-Unis. Si un accord est trouvé, les États abdiqueraient une partie de leur pouvoir aux multinationales. A consulter ici.

Les négociations sur l’accord transatlantique ont débuté. Du côté des États-Unis, l’administration de Barack Obama mène ces pourparlers. Du côté de l’Union européenne (UE), la Commission s’en chargera. Elle dispose d’un mandat secret que lui ont confié les États, le 14 juin, et dont l’Humanité s’est procuré une copie, qui circule par ailleurs sur Internet.

Cet accord ne vise pas uniquement, en réduisant les droits de douane et en harmonisant les règles, l’établissement d’une zone de libre-échange censée apporter 0,5 % de croissance supplémentaire en… 2027. Revient par le bout de la lorgnette l’accord multinational sur l’investissement (AMI), abandonné en 1998 du fait de l’opposition du gouvernement français, de gauche plurielle. «Le but des discussions sur l’investissement sera de négocier la libéralisation de celui-ci», lit-on dans le document qui pourrait transformer le Vieux Continent en terrain de jeu pour multinationales.

L’avenir des services publics est aussi dans les mains de la Commission. « Les droits de propriété intellectuelle » devront être « inclus » dans l’accord. Certaines dispositions pourraient aussi s’avérer inquiétantes: il faudrait s’entendre pour protéger les investisseurs contre les « expropriations ».

A lire dans l'Humanité de ce lundi nos décryptage:

  • Au bonheur des multinationales
  • Le choix de l'arbitrage ou la voie d'une justice privatisée
  • Un coup de grâce au besoin d'Europe solidaire
  • Exception culturelle ou exception temporaire?

A découvrir aussi:

  • La leçon de Villeneuve-sur-Lot, l'édito de Jean-Paul Piérot
  • Droit de vote des étrangers: le long chemin d'un droit nouveau
  • Au Bourget, l'aéronautique, une filière d'avenir en mal d'emplois
  • Travail: risques psychiques et travail, un lien tabou pour les employeurs
  • Le Sénat déboulonne le statut des profs de fac
  • Afrique du Sud: entretien avec Solly Mapaila, secrétaire général adjoint du parti communiste sud-africain
  • Qatar: Paris-Doha, les liaisons douteuses
  • Les matchs truqués, fléau du sport
  • Culture: notre sélection théâtre
  • La musique n'est pas à la fête à la télévision
  • L'invitée de la semaine, Catherine Tanvier, ex-numéro un française de tennis, écrivaine
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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 07:38

 

 Comme nous l'apprend le "Petit Journal", c'est bien le service com du FN qui tourne et fourni les images du meeting aux médias. France2 entre autre, dans son repotage sur le 1er mai donne à voir, pour argent comptant  la "réalité" FN du meeting, sans préciser aux téléspectateur la provenance des images. Qui sont pure et simple falsification et manipullation.

 

Bravo le service public qui promeut des tricheurs et des menteurs.

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 05:27

 

 

MÉDIAS -  le 3 Mai 2013

 

Retrouvez dans l’HD cette semaine : D’accord pour une nouvelle politique à gauche

 

 

L’Humanité Dimanche publie cette semaine une rencontre entre Pierre Laurent, secrétaire National du PCF et Emmanuel Maurel de l’aile gauche du PS. Avant la marche du 5 mai, ils confrontent leurs propositions et idées pour une nouvelle politique à gauche. Extraits.

HD. Comment expliquer les renoncements du gouvernement et l’en empêcher ?

Emmanuel Maurel: C’est une sorte de social-défaitisme. Certains de mes amis socialistes qui sont au pouvoir anticipent un rapport de forces défavorable, contre le patronat ou la droite allemande et sont à la recherche d’un compromis a priori. Or, c’est parce qu’on est en période de crise, et précisément parce que le rapport de forces est défavorable, qu’il faut mener le combat au bout. Nous aurons le soutien de tous ceux qui n’en peuvent plus, qui ne supportent plus ces politiques et le monde dans lequel on vit. Je repensais, en écoutant Pierre Laurent, au slogan du Front de gauche pendant la campagne présidentielle : « l’Humain d’abord ». Mais pourquoi nous sommes-nous engagés à gauche, socialistes comme communistes ? C’est parce que nous refusons que l’argent soit la mesure de toute chose. Parce que les inégalités sociales nous révoltent et que nous avons la volonté de faire émerger un monde où l’égalité serait réalisée. Je ne dis pas qu’il n’y a pas des phases de découragement mais l’objectif politique reste là.

Pierre Laurent : Le social-défaitisme dont parle Emmanuel Maurel, chacun peut le constater en France et en Europe. Cette logique qui anticipe un rapport de forces défavorable ne conduit en aucune façon à l’amélioration de la situation. On constate partout qu’il se passe l’exact inverse. En France beaucoup de gens, qui jugeaient nécessaires des paroles dites « raisonnables » au début, constatent que ce manque de combativité risque au contraire de nous conduire dans une situation dégradée. Je ne cherche pas à régler des comptes. Je ne dis pas à ceux qui n’ont pas voté comme moi l’an dernier ou ceux qui n’ont pas pensé comme moi depuis un an, « vous avez eu tort et moi raison ». J’appelle chacun à réfléchir à la situation. Elle montre une chose : si nous continuons sur ce cap-là, nous n’allons pas nous sortir de la situation, nous allons mettre le pays et la gauche en difficulté. Ce qui me frappe, c’est qu’un nombre de plus en plus important de voix à gauche sont en train de faire le même constat. J’ai envie de me tourner vers l’avenir et leur dire que, si nous parvenons à un diagnostic qui converge sur la nécessité d’un changement de cap, alors, construisons-le ensemble. C’est le sens des assises du 16 juin. Cette démarche de confrontation positive est indispensable si nous voulons réenclencher une dynamique pour enrayer le mouvement actuel qui entraîne la résignation et conduit au retour de la droite.

Retrouvez l'intégralité de l'entretien, réalisé par Cédric Clérin et Stéphane Sahuc, dans l'Humanité Dimanche de cette semaine.


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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 23:09

 

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En direct des ondes patronales (extraits)

par Benjamin AccardoBlaise MagninDenis Peraisle 19 avril 2013

Les « matinales » et les « rendez-vous » politiques des grandes radios, bien qu’ils n’aient pas l’impact des JT en termes d’audience, font référence dans le paysage de l’information. Aussi, la qualité du traitement des grands dossiers socio-économiques y apparaît-elle particulièrement cruciale. La comparaison, au sein de quelques-unes de ces émissions radiophoniques, du nombre d’invitations réservées aux représentants du patronat et des milieux d’affaires d’un côté, et des syndicats de salariés de l’autre, peut constituer un bon indice du pluralisme qui y a cours. Résultat ? Une victoire par KO des représentants du patronat.

Une présence démesurément patronale

Le décompte détaillé des invitations (voir ci-dessous) montre que les « grands rendez-vous » de l’information des principales radios ne s’encombrent pas avec la recherche d’un quelconque équilibre : 151 invitations pour les représentants du patronat et des milieux d’affaires (71,9 %), et 59 seulement (28,1 %) pour ceux des syndicats de salariés. La distorsion devient même vertigineuse lorsque l’on sait que la France compte 2,7 millions d’entreprises, et donc autant d’entrepreneurs, pour… dix fois plus d’actifs (28,4 millions) !

Pis encore : en dehors de Laurence Parisot, ce sont des représentants de la centaine d’entreprises qui dépassent le seuil de 5 000 salariés qui monopolisent la parole, les représentants des petites et moyennes entreprises n’ayant pas droit de cité au micro des « grands intervieweurs ». Ce qui ne veut pas dire que leur situation n’est pas régulièrement convoquée à l’antenne par les éditocrates pour justifier des politiques toujours plus favorables à toutes les entreprises. RMC s’illustrant particulièrement dans cet exercice (voir p. 32-33, « À quoi sert RMC ? »).

Décompte précis par station

- Europe 1 : entretiens matinaux de Bruce Toussaint et de Jean-Pierre Elkabbach (18 juin 2012-11 mars 2013) + « Le Grand Rendez-Vous » (2 janv. 2011-10 mars 2013) : 
- Patronat, milieux d’affaires et de la finance (MAF) : 68, dont Laurence Parisot (8), Jacques Attali (5), Alain Minc (3) 
- Syndicats : 17. CFDT (6) + CGT (8) + FO (2) + Solidaires (1)

- RTL : entretiens matinaux de Jean-Michel Aphatie (18 juin 2012- 11 mars 2013) + « Le Grand Jury » (3 sept. 2006-10 mars 2013) : 
- Patronat et MAF : 39. Laurence Parisot : 10 
- Syndicats : 17. CFDT (6) + CGT (10) + FO (1)

- RMC : entretiens matinaux de Jean-Jacques Bourdin (18 juin 2012-11 mars 2013) : 
- Patronat et MAF : 13. Laurence Parisot : 4 
- Syndicats : 5. CFDT (2) + FO (2) + CGT (1)

- France Inter : entretiens matinaux de Patrick Cohen (18 juin 2012-11 mars 2013) + « Radio France Politique » devenu « Tous politiques » (4 sept. 2011-10 mars 2013) : 
- Patronat et MAF : 18. Laurence Parisot : 1 
- Syndicats : 11. CFDT (5) + CGT (4) + FO (2)

- France Info : entretiens matinaux de Raphaëlle Duchemin (18 juin 2012-11 mars 2013) : 
- Patronat et MAF : 13, dont Laurence Parisot (3), Jacques Attali (1)
- Syndicats : 9. CFDT (5) + CGT (2) + FO (2)

- Total  : 
- Patronat et MAF : 151, dont 26 rien que pour Laurence Parisot, 8 pour Jacques Attali et 5 pour Alain Minc [1
- Syndicats : 59. CFDT (24) + CGT (25) + FO (9) + Solidaires (1)

[…]

***

Si vous souhaitez en savoir plus sur la domination médiatique des thèses et des représentants patronaux, vous trouverez la suite de cet article et tout un dossier consacré aux « Médias de démobilisation sociale » dans le dernier numéro de notre magazine trimestriel, Médiacritique(s), disponible au numéro, ou sur abonnement.

Notes

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 10:22

Marcel Trillat: "Tant que l’Huma est là, il y a de l’espoir"

Urgence pour l'Humanité
Féru d’histoire, Marcel Trillat, journaliste et documentariste, demeure attaché à l’Humanité pour la parole qu’elle donne à la classe ouvrière et aux intellectuels.

L'Humanité et l'Humanité Dimanche sont en grand danger. Des difficultés de trésorerie les menacent gravement. Pour faire face à cette situation, l'Humanité et ses équipes font appel à leurs lectrices et lecteurs, aux organisations progressistes et démocratiques, à toutes les personnes attachées au pluralisme des idées et de la presse

L’Humanité est dans une situation de trésorerie très délicate. Comment réagissez-vous à l’idée qu’elle soit menacée 
de disparaître?

Marcel Trillat. Mes raisons d’être attaché à l’Huma sont multiples et évidentes. D’abord, c’est le journal fondé par Jaurès, pour qui j’ai toujours eu une grande admiration. Ce titre est né avec l’apport de la classe ouvrière, à laquelle il était d’abord destiné, mais aussi avec celui des grands intellectuels de l’époque. C’était quelque chose, dans le contexte ! Mais je songe également à l’Huma durant la Seconde Guerre mondiale, clandestine, avec ses exemplaires ronéotés avec les moyens du bord, par des gens qui risquaient leur vie. Tout cela a une valeur sentimentale. Et puis, je suis né à la politique pendant la guerre d’Algérie, j’avais quatorze ans en 1954. Avec d’autres jeunes, on se battait comme des chiens contre les horreurs de cette guerre. Et je me souviens de l’Huma paraissant avec des grands espaces blancs sur la première page, à l’emplacement d’articles censurés parce que jugés trop fraternels. Nous avions eu des parents résistants, nous faisions le rapprochement. Cette période d’horreurs, de tortures en Algérie m’a définitivement marquée. Et l’Huma, malgré des moments moins glorieux, dus aux aveuglements du Parti communiste à une époque, participe de cet imaginaire-là.

 

Pour la réalisation de vos films historiques, il vous a été précieux de consulter ses archives?

Marcel Trillat. Oui, je m’y suis replongé souvent! Mais mon attachement a aussi des raisons plus actuelles. Je lis tous les journaux. Je cherche mon miel un peu partout, il faut admettre que j’en trouve de moins en moins. Qu’est-ce qui resterait comme journal de gauche s’il n’y avait plus l’Huma?

 

Justement, que serait, selon vous, le monde médiatique sans l’Humanité?

Marcel Trillat. Ce serait un véritable désastre. Certes, le manque de moyens se ressent parfois à la lecture. Je me mets parfois à votre place, me disant que ne plus avoir les moyens de multiplier les reportages doit être un crève-cœur. Mais, malgré cela, vous avez réussi à continuer à faire un grand journal. En faisant participer de grands intellectuels, notamment. Cela apporte énormément de choses. Je me jette dessus! Et puis, j’adore le supplément Cactus du jeudi et le suivi des grandes luttes sociales. L’Huma est souvent désespérément seul pour défendre ceux dont la vie est en train d’être bousillée par la finance. L’Huma leur donne la parole et explique pourquoi tout cela est insupportable et comment les choses pourraient se passer autrement. Ça, c’est irremplaçable! Oui, pour tous les gens qui se battent aujourd’hui, l’Huma est irremplaçable. Laisser disparaître ce journal aujourd’hui, ce serait comme leur mettre un bâillon sur la bouche. Tant que l’Huma est là, il y a de l’espoir!

Faire un don en ligne à l'Humanité

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 05:17

 

MÉDIAS -  le 18 Avril 2013

 

Découvrez les éditions numériques de l’Humanité

Nous lançons aujourd’hui les éditions numériques de l’Humanité, de l’Humanité Dimanche et de La Terre. Cette offre nouvelle s’inscrit dans les projets de développement et de modernisation de vos journaux, afin de mieux répondre à la diversité de vos usages et modes de lecture de la presse. Les éditions numériques de nos trois titres ne s’opposent pas à la diffusion des journaux papier. Elles renforcent et élargissent notre offre éditoriale au service des luttes sociales et des idées alternatives au capitalisme.

Cet espace va évoluer progressivement au fil des mois. Il va connaître des améliorations et des évolutions afin, notamment, d’enrichir les articles par des contenus digitaux. De nouveaux titres, exclusivement sur support numérique, vous seront bientôt proposés. Une offre tarifaire spéciale sera proposée dans les prochaines semaines aux abonnés de nos titres papier.
La liseuse numérique de l’Humanité.fr vous permet de feuilleter et lire en mode texte l’Humanité, l’Humanité Dimanche et La Terre depuis votre ordinateur, mais également depuis votre tablette ou votre smartphone. Il vous faut pour cela télécharger l’application mobile depuis les différents opérateurs. Vous pouvez également lire vos éditions achetées hors connexion, à l’aide de votre bibliothèque personnelle et vos identifiants de compte l’Humanite.fr
Nous vous invitons à découvrir via le kiosque numérique de l’Humanité.fr un exemplaire en démonstration.
Cette nouvelle étape pour l’Humanité.fr est une première pierre d’un projet ambitieux de développement de notre plateforme numérique, afin d’être toujours plus utile au rassemblement des forces populaires et citoyennes, intellectuelles et culturelles, de la transformation sociale et écologique, toujours plus utile au combat émancipateur contre toute forme de domination et d’exploitation : enrichissement des contenus éditoriaux, nouveaux outils numériques : “social média”, fil rouge géolocalisé de l’actualité politique, syndicale et associative…
L’Humanité travaille à s’adapter à vos besoins, à vos envies, à vos combats.  Aidez-nous à porter toujours mieux la confrontation d’idées, le refus du fatalisme, l’espoir d’une société plus humaine. Faites-nous part de nos remarques, achetez nos titres, partagez nos articles sur les réseaux sociaux, intervenez, commentez. Ensemble déployons l’Humanité au service de tous les débats et de tous les combats.

Merci par avance,

Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité


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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 16:59

Chaque vendredi en fin d'APM sur France Inter  (FIRPO ou france Inter Radio Pourrie) la voix de son maître (le libéralisme) avec Coroline Fourest, François Colombani et Dominique  Régnier.

 

Mauvaise foi et propagande garanties.

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BRUNO FORNACIARI

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