Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 21:35

 

 

L’arrogance d’une frange de l’élite politico-médiatico française n’est plus supportable. Elle vient de s’exprimer à nouveau avec le décès d’Hugo Chavez : un mélange d’inculture, de bêtise et de haine. La politique de Chavez et du Venezuela peut ne pas être partagée. Mais pourquoi tant de mensonges, de violences ? La politique de répartition de la richesse pétrolière est la raison principale de l’hystérique campagne des médias ignorants et des réactionnaires de tous poils.

 

Une dictature ? Quatorze consultations électorales sur quinze remportées par Chavez et ses compagnons. Aucune manifestation de l’opposition réprimée, aucune arrestation. C’est au mois de février 1989 que remonte la dernière répression de masse dirigée par l’ancien président et vice-président de l’Internationale socialiste, Carlos Andrès Perez, lors des émeutes de la faim. Des milliers de manifestants, la plupart descendus des bidonvilles et des étudiants avaient été abattus par l’armée sur ordre du gouvernement de l’époque.  C’est au lendemain de ces événements que le « chavisme » commença à émerger.

 

La presse bâillonnée ? 80% de la presse écrite, la majorité des radios et des chaînes de télévision restent entre les mains de l’oligarchie vénézuélienne.

 

La pauvreté ? Alors qu’elle augmente en Europe et en France, elle a considérablement diminué depuis l’arrivée au pouvoir de Chavez, selon les chiffres de l’ONU.

 

La santé ? Jamais les couches déshéritées de ce pays n’avait bénéficié de moyens aussi importants pour se soigner.

 

L’enseignement ? L’analphabétisme a spectaculairement reculé depuis dix ans, selon l’Unesco.

 

La solidarité latino-américaine ? Elle s’est déployée avec tous les pays particulièrement avec Cuba, l’Argentine, l’Equateur, la Bolivie.

 

La souveraineté nationale ?  Le pays n’est plus une colonie yankee.

 

La rente pétrolière ? Elle ne va plus dans les  poches de l’oligarchie corrompue mais finance les plans sociaux.

 

Voilà ce que ne disent pas les médias. Voilà ce que combattent les droites françaises et certains caciques socialistes. Un jour viendra où les peuples vénézuélien et latino-américains nous riant au nez diront à la France : gardez votre arrogance nous n’avons pas besoin de vous.

 

José Fort   

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
commenter cet article
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 07:55
Des millions de Vénézuéliens rendent un dernier hommage à Hugo Chavez

C’est la deuxième journée de procession et d’émotion pour des millions de Vénézuéliens. Après la longue procession d’hier, ils défilaient ce jeudi devant la dépouille d’Hugo Chavez, pour apercevoir une dernière fois le visage du défunt dans une chapelle ardente de l'Académie militaire de Caracas. La file d’attente fait plusieurs kilomètres. Le Commandante présente une expression sereine et est vêtu d'un costume vert olive et de son fameux béret rouge. Les funérailles nationales auront lieu vendredi.

Les chaînes multimédia

See video
Plus belles les luttes…
See video
"il faut reconnaître l'acte de décès de la stratégie de Lisbonne"
See video
Salah Hamouri a eu 25 ans en prison
See video
"Lever totalement " le blocus de Gaza

Un entretien avec Patrick Le Hyaric, député européen, vice-président du groupe...

Manifestations du 24 juin contre la réforme des retraites

Reportages photos réalisés par la Photothèque du mouvement...

See video
Des riches.... de plus en plus riches
See video
Rencontre débat sur la Palestine avec Leïla Shahid
See video
Le clip de la Fête de l'Humanité 2009
See video
La Fête de l'Humanité 2009
See video
Conférence de presse de groupe GUE/NGL au Parlement européen sur la Présidence Belge de l’Union Européenne
See video
Chistophe Lemaître, dans la cours des grands +
See video
La CGT a déposé 214 188 pétitions sur les retraites au ministère du Travail
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
commenter cet article
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 13:52

 

 

 

  le 17 Février 2013

 

Venezuela: les vraies photos de Hugo Chavez

 

 

Les chroniques vénézuéliennes, par Jean Ortiz.  Le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela a rendu public ce samedi 16 février 2013 un nouveau rapport médical sur la poursuite du traitement administré à Cuba au président Chavez, deux mois après son opération du 11 décembre, accompagné de photos du président alité, entouré de ses deux filles, Rosa Virginia et Maria Gabriela.

Le communiqué indique qu'après deux mois d'un "processus postopératoire compliqué", le président Chavez "reste conscient", "jouit de toutes ses facultés intellectuelles", et prend sa part aux décisions gouvernementales. Le texte précise que l'infection respiratoire est "contrôlée", mais qu'il demeure un certain degré d'insuffisance respiratoire qui oblige les médecins à faire respirer le patient par une "cánula traqueal", une canule trachéale, ce qui rend son élocution temporairement malaisée. Selon le communiqué, le traitement est "énergique", et "non exempt de complications".

sensibilité des citoyens

Le ministre des Sciences et Technologies a montré plusieurs photos du président. Ce jeune ministre, Jorge Arreaza, a dénoncé la campagne médiatique de la droite vénézuélienne et internationale au sujet de la santé du président. Elles "jouent avec la sensibilité des citoyens", en ressassant inlassablement et avec cynisme l'annonce de la mort prochaine du chef de l'Etat. "C'est de la nécrophilie journalistique", s'indigne-t-il. Nicolas Maduro, le vice-président, quant à lui, souligne qu'elles "ne sont guidées que par la haine du président".

Rappel: les fausses photos d'El Pais

Le 24 janvier 2013, le quotidien espagnol "El Pais", proche des socialistes et de la monarchie, dit "de référence", publiait en "une", sur demi page... le scoop du siècle!! Une photo "de Chavez" hospitalisé, mourant, "intubé" de la bouche, du nez...Une photo absolument insupportable, déplacée, fût-elle de Chavez ou d'un quidam de base. Une violation insupportable de l'intimité, de l'intégrité, de n'importe quel malade hospitalisé. Une insulte à la déontologie du métier de journaliste. Mais tout est bon dans "l'antichavisme", dans cette haine aveugle, de classe...et de race.

La photo était un faux et le quotidien "de référence" tenta de limiter les dégâts en refaisant sa "une" dans la nuit, et en essayant de récupérer quelques milliers d'exemplaires déjà partis...J'ai pu moi-même acheter l'édition caviardée en gare de Toulouse. C'est dire si le mal était déjà fait...Le lendemain, le principal quotidien espagnol, propriété de la multinationale "Prisa", proche du PSOE, s'excusa mollement et petitement. Hier, "El Pais" n'a pas jugé de bon de publier les "vraies photos" du "dictateur" Chavez. Une belle leçon d'éthique politique et journalistique... Qui porte atteinte aux libertés d'information, d'expression, etc? Chavez ou "El Pais"? "El Pais", "social-libéral", défend la liberté..."d'entreprendre". On connaît la musique...Mais elle parvient à tromper, tromper...

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
commenter cet article
9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 12:26

@raphaellebd "Pierre Laurent brandit une carte du PCF qui date de 1944... sans faucille et marteau"

  le 8 Février 2013

 

La faucille, le marteau et les "archéo médias"

 

 

Chaque jour, le congrès du PCF vu par Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l'Humanité.

"Ecoutez la différence! Jeudi, les délégués au congrès du PCF ont évoqué un communisme de nouvelle génération, ont vibré avec les salariés de Florange ou des hôpitaux, ont applaudi l’ambassadeur de Palestine…Nulle part, il n’a été question de la faucille et du marteau. Mais vendredi matin sur France Inter, un reportage inventait des assises secouées par un débat sur le sujet.

Les auditeurs ne risquaient pas d’entendre un journaliste de l’Humanité rétablir les faits. Ce quotidien n’est quasiment jamais invité sur cette antenne à présenter ses points forts ou à commenter l’actualité. A la… différence de la plupart de ses confrères et notamment du très patronal Les Echos qui y a chaque jour chronique ouverte."

Vidéos l'Humanité.fr: Ce qu'ils attendent du 36ème Congrès du PCF

 

 

 

 

Retrouvez notre dossier spécial consacré au 36ème congrès du PCF

Par Patrick Apel-Muller

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
commenter cet article
14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 09:26

Le Point.fr - Publié le 11/01/2013 à 19:36

Hélène Fontanaud, la journaliste pour laquelle Jean-Pierre Elkabbach avait demandé conseil à Nicolas Sarkozy, rejoint... le Parti socialiste !

Jean-Pierre Elkabbach.

Jean-Pierre Elkabbach. © Fred Dufour / AFP


  •  

La journaliste Hélène Fontanaud, 53 ans, rejoint, à partir de lundi, leParti socialiste en tant que responsable du service de presse. L'information prend une certaine saveur quand on se souvient que c'est à son sujet que Jean-Pierre Elkabbach avait essuyé une vive polémique en février 2006. À l'époque, Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur et président de l'UMP, avait confié avoir été consulté par "JPE" au moment de recruter Hélène Fontanaud au service politique d'Europe 1. Elkabbach avait alors été secoué par sa rédaction à propos de son "sarkozysme".

Elle quitte les Inrocks à l'arrivée d'Audrey Pulvar

En apprenant, aujourd'hui, qu'Hélène Fontanaud rejoint le Parti socialiste, Jean-Pierre Elkabbach ne peut s'empêcher de rire. "Quand je pense qu'on m'accusait d'être le petit télégraphiste de Sarkozy ! s'amuse l'intervieweur d'Europe 1. La vérité, c'est que je lisais les éditos d'Hélène Fontanaud qui, à l'époque, travaillait pour Reuters. J'appréciais son travail, mais je ne la connaissais pas. Je me suis renseigné sur elle. J'ai appris qu'elle était déjà proche d'Harlem Désir. Elle l'avait connu du temps de SOS Racisme. Et c'est, en fait, Julien Dray qui me l'avait recommandée. Quand elle est arrivée dans mon bureau, j'ai découvert une journaliste au look atypique, quasiment en pantalon militaire. Elle était loin de l'idée que je me faisais d'elle. Néanmoins, je l'ai engagée sur-le-champ."

Hélène Fontanaud a pris la direction du service politique d'Europe 1 puis, de 2008 à 2011, elle a rejoint La Tribune. Elle s'en va ensuite aux Inrockuptibles et fait partie des journalistes qui, l'été dernier, ont préféré quitter le mensuel lorsqu'Audrey Pulvar en a pris les commandes. Bref, la journaliste soi-disant "sarkozyste" recrutée pour tenir la barre d'Europe 1 pendant la campagne de 2007 n'a pas vraiment le parcours de la militante UMP de base. C'est tout le contraire ! Hélène Fontanaud a milité au sein de SOS Racisme jusqu'en 1988.

En prenant la direction du service de presse du PS, Hélène Fontanaud entend rendre le Parti socialiste un peu plus audible qu'à présent. Drôle d'épilogue... En tout cas, il ne fait plus de doute que Nicolas Sarkozy a vraiment du flair pour "recommander" des journalistes à Elkabbach...

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
commenter cet article
12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 13:28

Solidarité avec les grévistes de France Inter (Communiqué d’Acrimed)

le 10 janvier 2013

Nous publions ci-dessous un communiqué d’Acrimed, suivi de documents sur la grève qui a commencé le lundi 7 janvier 2013.


L’association Acrimed (Action-Critique-Médias) tient à exprimer sa pleine et entière solidarité avec les techniciens de France Inter en grève depuis le lundi 7 janvier et, plus généralement, avec les producteurs et salariés de cette station en butte aux décisions parfaitement néfastes et totalement arbitraires de la direction de Radio France et de la station.

 

Des décisions néfastes : comment justifier en effet la suppression de 4 postes de techniciens d’antenne et de production sur 34, alors que 4 autres postes avaient déjà été supprimés en 2011 (soit une réduction de plus de 20% des effectifs depuis un an) ? Comment croire que France Inter puisse être partie prenante d’un service public de l’information et de la culture si l’on demande à ses salariés de faire plus et mieux avec moins de moyens ?


Des décisions arbitraires : comment justifier l’existence depuis mars 2012 de simulacres de consultation et de concertation, alors que les décisions sont déjà prises ? Comment croire que France Inter puisse être partie prenante d’un service public de l’information et de la culture quand ses salariés sont traités en simples exécutants des choix d’une direction incontrôlable ?


Acrimed, le 10 janvier 2013


PS. Au moment où nous publions ce communiqué, ce jeudi 10 janvier à 15h45, l’intersyndicale est convoquée par la direction à une réunion de négociation. Il est temps ! Dans le même temps, nous apprenons que la grève est reconduite jusqu’à demain, 11 janvier. À suivre…


Communiqué de Presse envoyé à l’AFP le lundi 7 janvier


Aujourd’hui 90% des techniciens de France Inter sont en grève (les non-grévistes étant CDD), ainsi que 100% des techniciens du centre de modulation, qui gère les liaisons extérieures avec tous les studios de Radio France. Le mouvement est également suivi dans des stations locales.


Le motif de ce mouvement de grève est, contrairement au message diffusé à l’antenne par la direction, la suppression de 4 postes de techniciens d’antenne et de production sur 34. 4 autres postes avaient déjà été supprimés en 2011, ce qui fait au total une réduction de plus de 20% des effectifs depuis un an.


Ces mesures sont imposées dans le cadre d’un plan de redéploiement qui touche l’ensemble de Radio France et qui a déjà suscité d’autres journées de grève les mois précédents. Le gouvernement impose à Radio France le développement de l’activité multimédia, l’ouverture de nouvelles stations de France Bleu sans un seul emploi supplémentaire. Le budget de Radio France va même subir une diminution de 25 millions d’euros en 2013 par rapport à ce que prévoyait le Contrat d’Objectif et de moyens. Ces coupes doivent se poursuivre en 2014 et 2015.


A France Inter, cette nouvelle diminution de l’effectif des techniciens amputerait directement le volume de production et, de fait, toucherait la qualité de l’antenne. Elle rendrait entre autre impossible un retour à des programmes en direct la nuit, mission de service public que France Inter n’assure plus depuis la grille de septembre.


Ces suppressions de postes conduiraient, en outre, à des plannings inacceptables, déjà rejetés deux fois par les instances représentatives du personnel (CE et CHSCT).


Le préavis de grève a été déposé le 18 décembre, afin de laisser une large place à la négociation. La direction, qui refuse de discuter de la suppression de ces postes, porte l’entière responsabilité de ce blocage.

***

Communiqué des personnels de production de France Inter

Si la grève en cours à France Inter depuis le lundi 7 janvier a été initiée par les seuls techniciens, les revendications qu’elle porte ne sont en aucun cas des revendications d’ordre catégoriel mais concernent bel et bien l’ensemble des personnels de la chaîne.

 

C’est la production dans son ensemble, la qualité de nos programmes et de notre travail qui sont directement menacées.


Le message d’antenne annonçant les motifs de la grève diffusé depuis lundi est mensonger et désinforme gravement les auditeurs. Il est d’autant plus choquant qu’il a été rédigé et enregistré sans concertation avec les organisations syndicales.


C’est pourquoi, nous, personnels de production, producteurs, attachés de production, chargés de réalisation, metteurs en ondes, programmateurs musicaux, reporters, collaborateurs spécialisés, chroniqueurs, etc., exigeons le retrait immédiat de ce message.


Paris, le 9 janvier 2013

***

Appel aux journalistes de France Inter - Communiqué SNJ CFDT CGT SUD CFTC)


Voilà déjà trois jours que la grève entamée lundi 7 janvier s’entend sur France Inter et sur d’autres antennes de Radio France. Cette grève contre la suppression de 4 techniciens d’antenne à France Inter est massivement suivie par les techniciens, touchés en premier lieu, mais elle concerne l’ensemble des salariés de la chaîne, car c’est la qualité des productions et de l’antenne qui est en jeu. S’ils s’appliquaient, le redéploiement et la réorganisation que veulent imposer la direction aux techniciens aurait des effets sur le travail de tous, et notamment des journalistes.


Ce conflit aurait largement pu être évité si la direction ne s’était pas entêtée jusque-là à vouloir imposer contre l’avis des techniciens, contre l’avis des instances représentatives du personnel, sans concertation avec la rédaction et les équipes de production, une réorganisation qui pose comme préalable cette suppression de 4 postes.


Les organisations syndicales signataires de ce texte, appellent les journalistes de France Inter à entrer massivement dans la grève ce jeudi.


Une rédaction en grève ce jour là, aux côtés des techniciens sera un message fort. La direction compte sur le pourrissement du mouvement et la division des salariés. C’est irresponsable. Elle doit négocier immédiatement et sans préalable, dans le cadre du préavis de grève. Les journalistes sont couverts par le préavis déposé le 18 décembre. Ne restez pas spectateurs !

***

CHRONIQUE D’UNE GREVE ANNONCEE (Communiqué CGT SUD CFDT CFTC Radio France)

- 7 mars : Lancement d’une consultation pour pourvoir 4 postes de technicien(ne)s à France Inter.

- 3 juillet : Annonce de la suppression de l’émission de Serge Le Vaillant en direct la nuit. Projet de rediffusion automatisée par un robot de 1h à 5h du matin de programmes de la journée.

- 12 juillet : Suspension par la DRH de la consultation portant sur les 4 postes.

- Juillet : Les 4 postes qui avaient été mis en consultation, antérieurement occupés par des salariés en mobilité, changent de statut. Les salariés ne sont plus en mobilité, ils sont désormais en détachement : amorce insidieuse de la suppression des postes.

- Fin juillet : Suite à la pression des journalistes de la rédaction, le projet d’automatisation est abandonné, la DGATTN reconnaissant la nécessité de la présence de technicien(ne)s la nuit pour assurer la mission de service public.

- 27 aout : Début de la nouvelle grille intégrant la fin de l’émission de Serge Le Vaillant de 1h à 5h en semaine.

- 28 août : Consultation du CHSCT sur les nouveaux tableaux de service accompagnant cette nouvelle grille. Leur présentation ayant lieu après leur mise en œuvre, le CHSCT interpelle l’inspecteur du travail qui fait un courrier de rappel à la direction. Ce nouveau planning conduit à une surcharge de travail entre 19h30 et 1h. Pour assurer le travail et l’antenne dans de bonnes conditions 2 des 4 technicien(ne)s arrivent de leur propre volonté de manière récurrente 1/2h avant leur prise de service officielle.

- 16 octobre : La DGATTN présente aux techniciens de France Inter une nouvelle organisation de travail sur la base de la suppression de 4 postes, projet à mettre en place « le plus tôt possible ». Elle propose la formation d’un groupe de travail sur cette base afin de réfléchir à une nouvelle organisation des plannings. Les technicien(ne)s refusent de participer à un groupe de travail qui a comme préalable la suppression des 4 postes.

- 15 novembre : Suite au refus de participer à ce groupe de travail le directeur de la DGATTN organise une réunion pour présenter ses tableaux de service définitifs. Au terme de cette réunion celui-ci, s’adressant à un technicien, lui demande de « mettre ses couilles sur le billot ». Ce débordement donnera lieu à des excuses une semaine après, mais il traduit l’atmosphère détestable que la direction fait régner sur ces réunions qu’elle qualifie de concertation.

- 30 novembre : Consultation du CHSCT à propos des nouveaux plannings prévus pour le 7 janvier. Les élu(e)s, notant la dégradation de la sureté de l’antenne, des conditions de travail et de l’état de santé des technicien(ne)s font une déclaration unanime jugeant cette organisation du travail dangereuse pour la santé et inapplicable.

- 17 décembre : Consultation du CE. Une délégation d’expert(e)s démontre que l’organisation du travail découlant de la suppression de 4 postes de technicien(ne)s d’antenne est inapplicable. Un avis négatif est adopté à l’unanimité.

- 18 décembre : En dernier recours les organisations syndicales, à la demande des technicien(ne)s, déposent un préavis de grève pour le 7 janvier 2013. Elles prennent le soin de le déposer 3 semaines avant pour laisser la place à la négociation.

- 18 au 21 décembre : Aucune réaction de la direction

- 21 décembre - 15h34 : Un courriel de C. Mettot (DRH) est adressé aux organisations syndicales leur demandant de reporter le préavis de grève sous prétexte de congé, au 4 février 2013. Il propose de transformer les réunions de négociation inhérentes au préavis de grève en simples réunions de concertation… toujours sur la base des 4 suppressions de postes. Il fixe un ultimatum pour la réponse des organisations syndicales au 3 janvier à 12h.

- 3 janvier : Les organisations syndicales répondent dans un courrier commun où elles font part de leur étonnement quant aux méthodes de la DRH.

- 4 janvier - 15h : Réunion de négociation avec Antoine Martin qui, comme seule proposition, répète en boucle le contenu du courriel de C. Mettot. Lors de la suspension de séance demandée par la direction, les technicien(ne)s reçoivent sur leur messagerie les nouveaux plannings contestés par le préavis. Dans le même temps ils sont informés de l’enregistrement du message de grève destiné à être diffusé à l’antenne, message qui réduit le problème de la suppression des 4 postes à un simple différend sur les tableaux de service. Signalons que les changements de planning qui accompagnent chaque changement de grille n’ont jamais été prétexte à un mouvement de grève à France Inter. Considérant que M. Martin ne répond pas aux revendications exprimées dans le préavis, les organisations syndicales demandent alors un rendez-vous à Jean-Luc Hees.

- 18h : Jean-Luc Hees, accompagné de C. Sueur et de C. Mettot, reçoit les organisations syndicales. Après avoir écouté les demandes des salarié(e)s J-L. Hees propose de lever le préavis et de mener une concertation en une semaine sur la base des 4 suppressions de postes. Nous nous séparons en laissant une ouverture durant les 48h de week-end pour une éventuelle reprise.

- 7 janvier : Après un week-end sans aucune manifestation de la part de la direction la grève commence. 90% des techniciens sont en grève à France Inter, soit 100% des CDI au tableau de service. Sans nouvelle, l’intersyndicale appelle la direction pour renouer le dialogue. J-L Hees accepte de recevoir une délégation à 18h. Il réitère alors sa seule proposition : celle de C. Mettot faite le 21 décembre.

- 8 janvier : 100% de technicien(ne)s grévistes à France Inter.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
commenter cet article
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 12:48

 


 
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
commenter cet article
24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 18:50

 

Médias - le 31 Août 2012

De nouvelles pages d’histoire pour préparer l’avenir

Notre journal lance une collection exceptionnelle consacrée à des événements marquants du XXe siècle. Richement illustré, le premier volume rassemble vingt-sept articles. 


La grande histoire du XXe siècle vue, écrite, parfois vécue par de grandes plumes de l’Humanité et illustrée par les plus grandes signatures du photojournalisme... C’est le pari réussi de l’Humanité Histoire. Les grands événements du XXe siècle. Une nouvelle collection exceptionnelle consacrée à l’histoire que lance l’Humanité. Le premier volume est sorti jeudi. Il rassemble une sélection de vingt-sept articles parus dans les pages « Il était une fois » que vous retrouvez chaque semaine dans l’Humanité Dimanche depuis 2006.

 

Présenté en 160 pages et illustrés de plus de 300 photos, l’ouvrage se veut « un kaléidoscope du XXe siècle » selon les mots passionnés d’André Ciccodicola, rédacteur en chef de l’Humanité Dimanche et responsable de cette nouvelle collection. La place de l’image y est centrale. « On peut aussi lire ce précieux document en regardant les photographies », poursuit André Ciccodicola, soulignant leur grande qualité.

 

En le feuilletant, on passe ainsi de la crue de la Seine qui submerge Paris en 1910 à la grande crise de 1929, la guerre d’Espagne en 1936, les manifestations étudiantes contre l’occupant allemand en 1940 ou encore l’attaque de Pearl Harbor par les Japonais en 1941, le mouvement social de l’industrie sidérurgique française en 1979, la mort tragique de Coluche en 1986... Cette plongée dans la mémoire fait revivre des anecdotes à travers le regard original des journalistes. « Qui se souvient, par exemple, de la première équipe de football d’Algérie, en 1958, porte-drapeau d’une nation qui n’existe pas encore », raconte André Ciccodicola.

 

« Par leur diversité d’objet, dans leur continuité, à travers la multiplicité de leurs auteurs qui sont la plupart du temps des journalistes hautement qualifiés (...), ces chroniques consacrées à des épisodes, des faits ou des acteurs du XXe siècle, balisent une juste représentation de ce qu’on pourrait qualifier de moments significatifs de l’histoire du temps présent », estime l’historien Claude Mazauric à qui l’on a confié la préface de l’ouvrage.

 

Pour Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, qui en signe l’éditorial, ces articles « redonnent sens et émotion à de grands épisodes historiques ». « Les dates marquantes et les événements appartiennent à la mémoire collective et forment l’intelligence du monde, souligne-t-il. Ils restent toujours des points de repère et façonnent les valeurs que nous voulons transmettre aux générations futures. »

 

Le volume relié est mis en vente sur le site Internet de l’Humanité et dans les Maisons de la presse à un prix de lancement de 9 euros. Avec l’objectif de publier ces ouvrages de qualité plusieurs fois par an. Il sera aussi disponible à la Fête de l’Humanité. Pour la rédaction, il s’agit aussi de perpétuer les valeurs de Jean Jaurès, le fondateur de l’Humanité, qui écrivait : « L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir. » Une pensée mise en exergue dans cette nouvelle publication et qui nous servira de guide.

 

 

Anna Musso

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
commenter cet article
23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 22:16

Le retour de Tapie suscite un tollé en Provence…

Pour 51 millions d’euros l’affairiste associé à la famille Hersant met la main sur les titres restants du Groupe Hersant Média. Le SNJ-CGT dénonce « un scandale absolu ».

 

Bernard Tapie, le retour ! Allié à la famille Hersant, il va mettre la main sur les titres restants du Groupe Hersant Médias (GHM) : les quotidiens la Provence, Nice-Matin, Var-Matin et Corse-Matin, ainsi que ceux des Antilles et de la Guyane – France-Antilles Guadeloupe, France-Antilles Martinique et France-Guyane. À l’issue d’une réunion mercredi après-midi avec les banques créancières du groupe Hersant sous l’égide du Ciri (comité interministériel de restructuration industrielle qui dépend du ministère d’Arnaud Montebourg) « les banques se sont décidées à valider la proposition Hersant-Tapie sans 
attendre », a expliqué une source proche du dossier. L’offre du groupe belge Rossel a été rejetée.

 

La proposition Hersant-Tapie, s’élevant à 51 de millions d’euros, est « en cours de signature » et « va être signée par l’ensemble des banques », a indiqué cette source mercredi soir à l’AFP. Le tribunal de commerce doit valider lundi cette reprise. Pour ce prix, Tapie et Hersant rachètent les dettes de GHM (215 millions d’euros). Ce qui signifie un abandon de créances des banques de 165 millions ! Si l’on se souvient de la bienveillance de Sarkozy et Lagarde, des 200 millions d’euros touchés par Tapie dans l’affaire Adidas-Crédit lyonnais, alors banque publique) et des 45 millions d’eurosde « préjudice moral » accordé par un tribunal arbitral, ce sont les fonds publics qui ont renfloué Tapie en faillite.

 

Aujourd’hui, il se présente comme le sauveur de la presse et dément toute arrière-pensée politique. Le maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, voit dans cette arrivée une « bonne chose » pour « la liberté de la presse ». Quant aux ambitions électorales présumées de Tapie, « vous savez, en politique, quand on dit jamais, ça veut dire pas pour l’instant, alors je m’attends à tout » (voir ci-dessous). L’ancien député des Bouches-du-Rhône avait annoncé qu’il se retirait de la course, dénonçant une ingérence de l’État dans ce dossier, avant, mardi soir, de réactiver son offre.

 

Le SNJ-CGT dénonce « un scandale absolu », mettant l’affairiste Bernard Tapie et « l’exilé fiscal suisse Philippe Hersant » dans le même sac. « Qu’on se rappelle ce que Tapie a fait de Look, de Wonder, de Terraillon, d’Adidas, de ses écoles de vente, de l’Olympique de Marseille (déclaré en faillite après la sinistre affaire de match de football truqué entre le club marseillais et l’équipe de 
Valenciennes), au ministère de la ville, etc. Qu’on se rappelle ce que Philippe Hersant, le piètre héritier du “papivore” Robert Hersant, a fait de Paru Vendu (Comareg – NDLR), de 
Paris-Normandie, des journaux de la région Champagne-Ardenne. L’un et l’autre ont largement alimenté les cohortes qui, chaque jour, vont pointer à Pôle emploi. » Pour le syndicat, « le premier ministre, le ministre des Finances, la ministre de la Culture et de la Communication, notamment, doivent s’expliquer ». Le SNJ-CGT demande au président de la République de s’opposer à cette reprise.

 

Claude Baudry

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
commenter cet article
21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 15:48

Médias - le 14 Décembre 2012

La chronique médiatique par Claude Baudry

Télérama et sa vision de la presse de gauche               

Télérama consacre son dossier de la semaine à la presse. Précisément à « la presse de gauche face au pouvoir de gauche ». En arrivant page 22, les bras en tombent et le journal avec. D’abord, on scrute les photos de unes des journaux de gauche : 
le Nouvel Obs, Libération, les Inrocks (qui ont le même actionnaire que Télérama et le Monde, en l’occurrence le banquier Matthieu Pigasse) et… Marianne (à gauche ? ça nous avait échappé !).* 

Télérama a la gauche étroite, comme certaines de ses critiques. Ni Politis ni l’Humanité ne sont à ses yeux des journaux de gauche. Bon, ça va mieux en le sachant. Ces titres « installés dans le statut de presse d’opposition depuis dix ans », comme on 
le lit dans le texte, étaient habitués aux « unes qui déchiquettent, aux éditos qui aboient, aux dossiers qui saignent. Libération, le Nouvel Obs, ou encore Marianne ou les Inrockuptibles doivent aujourd’hui composer avec une réalité nettement moins confortable : leurs compagnons de résistance (sic), leurs partenaires idéologiques, leurs camarades de couloirs sont au pouvoir ». On aurait pu ajouter les compagnons de déjeuners. Passons.

En note de fin de dossier, page 27, Télérama reconnaît 
« ce choix non exhaustif, subjectif, forcément critiquable ». Mais précise n’avoir « retenu que la presse dite d’information générale ayant clairement affiché son soutien au candidat socialiste ». Comme c’est touchant, cet engouement pour le social-libéralisme. Soit dit en passant, les orphelins de DSK ont sans doute oublié que d’autres titres de gauche, qui avaient soutenu Mélenchon 
au premier tour de la présidentielle, ont contribué à informer 
quatre millions d’électeurs du Front de gauche, qui ne sont pas 
les derniers à avoir résisté à Sarkozy et à sa politique, à porter 
leurs voix sur François Hollande au second tour. En mars dernier, dans un dossier consacré aux cumulards de l’info, portant 
sur ces journalistes qui ont leur rond de serviette à la télévision, 
de Christophe Barbier à Joseph Macé-Scaron, en passant 
par Laurent Joffrin ou Guillaume Roquette, Télérama avait jugé qu’« aucune antenne ne donne l’impression d’être affiliée 
à tel ou tel organe de presse, et toutes semblent avoir le souci 
de l’équilibre et de la

représentativité des opinions ». Il est vrai que l’on se souvient que Laurent Joffrin, alors à Libération, ne cessait de répéter dans diverses assemblées qu’il était à la tête du
« seul quotidien de gauche ». Si Jaurès savait ça.

Claude Baudry

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre