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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 07:20

Pour la paix et la sécurité dans le monde, la France doit sortir de l’Otan 

VENDREDI, 8 JUILLET, 2016
L'HUMANITÉ

Lydia Samarbakhsh et Joseph Marie Responsables du secteur international du PCF

L’organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) a été mise en place en 1949 et regroupait alors 12 pays : les États-Unis, le Canada et 10 pays d’Europe de l’Ouest et du Nord. Elle a été souvent présentée comme une alliance défensive destinée à faire face à la menace militaire du bloc soviétique. Pourtant, en 1949, les États-Unis étaient les seuls à posséder la bombe atomique et le pacte de Varsovie n’a vu le jour qu’en 1955 en raison essentiellement de l’intégration de l’Allemagne de l’Ouest (RFA) à l’Otan.

L’Otan est avant tout une organisation militaire, mais, dès l’origine, elle s’est définie comme un outil au service d’une idéologie et un outil pour des intérêts économiques et géostratégiques. Ainsi l’article 2 de la convention constitutive en date du 4 avril 1949 stipule que les parties « s’efforceront d’éliminer toute opposition dans leurs politiques économiques internationales ». Dans la réalité d’une Europe post-guerre détruite et très affaiblie, l’Otan a été totalement dominée par les États-Unis. Pour ne pas dépendre de cette domination, la France, sans quitter l’Otan, s’est retirée de 1966 à 1995 du commandement militaire intégré de l’Alliance à l’initiative du général de Gaulle. Elle réintègre le commandement militaire intégré en avril 2009 à l’initiative de Nicolas Sarkozy et, au sommet de Chicago en 2010, le président Hollande accepte les missions nucléaires de l’Otan et le bouclier antimissiles. En fait, avec la fin de la guerre froide marquée en 1991 par la désintégration du pacte de Varsovie, le caractère militaire et offensif de l’Otan se confirmait en contradiction avec la charte des Nations unies et le droit international, d’autant que la possibilité existait d’un nouveau système de sécurité européen dans lequel l’Organisation pour la sécurité commune en Europe (OSCE), qui avait le statut d’organisation de sécurité régionale tel que défini dans la charte des Nations unies, aurait pu constituer un outil approprié pour la sécurité en Europe.

Mais l’Otan sous le leadership des États-Unis au lieu de revaloriser le rôle des Nations unies a profité de cette situation pour étendre son influence, en élargissant ses compétences à travers un nouveau concept stratégique du National Security Council (NSC) adopté au sommet de Rome les 7 et 8 novembre 1991, complété au sommet de Washington en avril 1999 par la décision de l’Otan de s’autoriser à agir sans le consentement des Nations unies, ce qui fut le cas en Afghanistan mais aussi dans le cadre de l’invasion anglo-américaine de l’Irak en 2003, après le Kosovo en mars 1999.

Au sommet de Lisbonne en novembre 2010, l’Otan s’autorise à intervenir militairement hors du territoire des pays membres, confirmant sa totale illégalité par rapport au droit international et à la charte des Nations unies. Avec l’intégration de la plupart des États issus de l’ex-Union soviétique au nom du partenariat pour la paix et avec, en plus, son extension à l’espace méditerranéen, c’est une véritable hydre militaire qui s’est implantée au cœur du monde. Quand on sait que l’Otan estime, via le NSC, que son intervention peut se justifier en cas de menace sur les approvisionnements énergétiques, on mesure le degré de danger et d’illégalité de l’Otan. Dans cette logique guerrière et expansionniste, l’Otan estime devoir disposer de moyens militaires nouveaux et prévoit sinon exige que ses membres s’engagent à maintenir ou augmenter leurs dépenses militaires.

Cette extension des compétences et des terrains d’action de l’Otan inclut les armes nucléaires et explique que des armes nucléaires américaines sont toujours implantées sur le territoire européen.

Ces quelques éléments sont autant d’illustrations du danger que constitue l’Otan mais aussi de son incapacité totale à résoudre les problèmes, comme l’atteste la situation en Afghanistan et en Irak par exemple. De plus, la volonté de l’Otan à travers « le partenariat pour la paix » d’encercler systématiquement la Russie de pays intégrés à l’Otan est créatrice de tensions et contribue là aussi à l’augmentation des dépenses d’armement et à une militarisation des relations internationales dangereuse pour la paix. C’est pourquoi la France doit se retirer de cette organisation militariste et agir pour sa dissolution. En effet, la mise en œuvre d’une conception de la sécurité commune et de la paix basée sur la promotion de tous les droits humains, le respect du droit international, la justice, passe par un développement du multilatéralisme sans domination impliquant la dissolution de l’Otan. Une telle conception implique une action propre en France, en Europe (en réactivant les principes initiaux de l’OSCE) et au plan mondial à travers les Nations unies, pour le développement d’une sécurité humaine et d’une culture de la paix visant la prévention et la résolution politique des conflits.

Une telle ambition nécessite la réduction des inégalités de développement à travers des plans ou programmes solidaires de développement humain, social et écologique permettant par exemple la réalisation des 17 objectifs du développement durable (ODD) adoptés par l’Assemblée générale des Nations unies, mais aussi une diminution des budgets consacrés aux dépenses militaires tout à fait compatible avec le maintien d’une défense crédible.

C’est cette conception, qui inclut notre exigence d’un monde débarrassé des armes nucléaires, qu’avec les autres peuples nous entendons promouvoir, en apportant notre soutien au contre-sommet de l’Otan les 8 et 9 juillet à Varsovie et en contribuant au succès des marches pour la paix qui auront lieu en France dans 11 grandes villes le samedi 24 septembre à l’initiative du Mouvement de la paix.

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Published by bruno fornaciari - dans paix SOLIDARITE INTERNATIONALE
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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 14:23
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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL paix
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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 13:29

Les 5 plus gros vendeurs d'armes dans le monde

[21/11/2014]

Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie sont les plus gros vendeurs d’armes dans le monde. Qui sont leurs principaux clients ? Et comment vendent-ils leurs armes ?

ÉTATS-UNIS : LE PLUS GROS VENDEUR D'ARMES

Les États-Unis sont, de loin, le plus gros exportateur d’armes au monde. ils sont à l'origine d'environ 30 % des transferts d'armes classiques (en valeur). Leur position sur le TCA est donc déterminante.


Principaux clients :

Les États-Unis fournissent des armes à plus de 170 pays.
Ils ont restreint les transferts d’armes en direction du Myanmar, de la Chine, du Sri Lanka, du Zimbabwe et des pays visés par des embargos sur les armes décrétés par les Nations unies. Ils ont cependant vendu des armes à des pays comme l'Irak, Israël, le Sri Lanka, Bahreïn, l’Égypte et le Yémen, où il existait un risque substantiel qu’elles soient utilisées pour commettre de graves atteintes aux droits humains.

Transferts irresponsables :
Les États-Unis sont le principal fournisseur d’armes de l’Égypte et d'Israël, à qui ils vendent des armes lourdes ainsi que des armes de petit calibre, des munitions et des agents chimiques antiémeutes, malgré la répression violente menée contre les manifestants. Ils ont également fourni des armes de petit calibre, des agents chimiques et des véhicules blindés à Bahreïn. Ils fournissent aussi des armes, une aide militaire et des formations aux forces de sécurité colombiennes, malgré les atteintes répétées aux droits humains qu'elles commettent.

RUSSIE : 10% DES EXPORTATIONS D’ARMES VERS LA SYRIE

La Russie est le deuxième plus gros vendeur d’armes au monde en termes de valeur des exportations. Elle exerce une grande influence sur les négociations autour du TCA.


Principaux clients :

L'Inde, la Syrie, l'Algérie, le Myanmar, le Venezuela, le Soudan et de nombreux autres pays d’Afrique.
En perte de vitesse dans plusieurs domaines technologiques clés, le pays cherche des partenaires de pointe et de nouveaux marchés.

Transferts irresponsables :

Environ 10 % des exportations d'armes russes seraient à destination de la Syrie, faisant de la Russie le principal fournisseur d’armes de ce pays. Ces transferts incluent des missiles antichars et des avions de combat MiG. La Russie vend au Soudan des hélicoptères de combat utilisés pour attaquer des civils au Darfour et au Kordofan du Sud. Elle se positionne aujourd'hui comme un exportateur majeur d'équipements militaires à destination de l'Égypte. Selon certaines informations parues dans la presse, l'Égypte aurait signé un accord pour 2 milliards de dollars de matériel militaire, dont des hélicoptères. Cet accord, qui aurait été finalisé lors de la visite officielle du général al Sisi à Moscou en février, serait financé par les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite.

CHINE : DES VENTES TENUES SECRÈTES

Les données sur le commerce des armes sont tenues secrètes mais ce pays représenterait environ 5 % du commerce mondial des armes classiques.

Principaux clients :

Souvent des pays en développement dont le bilan en matière de droits humains n’est pas bon, notamment l’Algérie, l’Angola, le Bangladesh, l’Égypte, la Guinée, l’Indonésie, l’Irak, l’Iran, la Jordanie, le Kenya, la Libye, le Myanmar, le Pakistan, la République démocratique du Congo, le Sri Lanka, le Soudan, le Soudan du Sud et le Zimbabwe.

Transferts irresponsables :
La Chine fournit des munitions et des armes légères au Soudan, où elles sont utilisées par les forces de sécurité et les milices au Darfour, ainsi qu'au Soudan du Sud et à la République démocratique du Congo. Elle a fourni des roquettes et des mines antichars à la Libye sous le régime de Mouammar Kadhafi, ainsi que des munitions, des grenades pour lanceurs, des mortiers et des obus de mortier au Zimbabwe.

FRANCE : DES VENTES DE L'AFRIQUE DU NORD À LA RUSSIE

La France est, avec le Royaume-Uni et l’Allemagne, régulièrement classée troisième, quatrième ou cinquième exportateur mondial d’armes classiques en valeur - derrière les États-Unis et la Russie.

Principaux clients :

Singapour, les Émirats arabes unis, la Grèce, d’autres partenaires au sein de l’OTAN et des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, ainsi que d’autres pays francophones. Récemment, la France et la Russie ont inauguré une coopération en matière de défense et d’équipements navals.

Transferts irresponsables :

La France est généralement favorable à des critères stricts pour les transferts d’armes, mais elle a fourni des armes à des pays où de graves violations des droits humains pouvaient être commises, comme la Libye sous le colonel Kadhafi, l'Égypte, Israël et le Tchad, ainsi que la Syrie entre 2005 et 2009.

ROYAUME-UNI : DES PREUVES D’ALIMENTATION DE CONFLIT ARMÉ

Le Royaume-Uni est, avec l’Allemagne et la France, régulièrement classé troisième, quatrième ou cinquième exportateur mondial d’armes classiques.

Principaux clients :

Les États-Unis, l'Inde, l’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud, d’autres partenaires au sein de l’OTAN et d’autres pays du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne.

Transferts irresponsables :

Le Royaume-Uni est généralement favorable à des critères stricts pour les transferts d’armes, mais il a fourni des armes à des pays où il existe un risque élevé de graves violations des droits humains, comme le Sri Lanka. La législation britannique fait l’objet d’un examen à la lumière d'éléments attestant que les autorités ont fourni des armes de petit calibre, des munitions et des équipements pour véhicules blindés à la Libye lorsque le colonel Kadhafi était au pouvoir, ainsi que des armes de petit calibre à Bahreïn et des équipements destinés au maintien de l’ordre au Yémen.

ET LES ENTREPRISES, QUELLE RESPONSABILITÉ DANS LE COMMERCE DES ARMES ?

Certes, la majeure partie du commerce des armes est le fait d'entités commerciales, de sociétés qui les fabriquent, les achètent et les vendent, de prestataires de services militaires, de courtiers et de négociants ou encore d'intermédiaires qui transportent les armes et les financent. Cependant, la responsabilité principale incombe aux États, qui revendiquent le droit de se défendre et ont le devoir de protéger leur population. Eux seuls peuvent réglementer ce commerce, en accordant ou en refusant des licences, et eux seuls peuvent interdire certaines armes inhumaines et imposer des embargos et des suspensions concernant les armes. Le problème essentiel est que l'élaboration et l'application d'une réglementation relative au commerce des armes ne suivent pas le rythme des marchés mondiaux des armes, et la volonté politique d'y remédier manque cruellement.

À PROPOS DE NOTRE CAMPAGNE

Le 2 avril 2013, après 20 ans de travail de pression et de campagne mené avec détermination par Amnesty International et les ONG partenaires, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté par un vote décisif le projet de Traité sur le commerce des armes(TCA). Aujourd'hui, ce traité est sur le point de devenir un texte de droit international, ce qui pourrait changer la vie de millions de personnes. Il entrera en vigueur dans un mois.

Cet article se base sur l’expertise et l’interview de Brian Wood, spécialiste des questions d'armement à Amnesty International.

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BRUNO FORNACIARI

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