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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 08:10

“Ce que les médias ne vous diront pas sur Jérusalem-Est”

 

6 novembre 2014

Les Palestiniens de Jérusalem-Est subissent au quotidien la brutalité de l’occupation israélienne. Et pourtant, leurs souffrances sont ignorées par la plupart des médias occidentaux.

La semaine dernière, les journalistes occidentaux se sont intéressés à Jérusalem seulement parce qu’un colon israélien, Yehuda Glick, a été blessé par balle le 29 octobre près de la vieille ville.

Et pourtant, la violence contre les Palestiniens est un aspect constant de la vie à Jérusalem-Est, et nos médias n’en parlent pas.

Les Palestiniens de Jérusalem-Est subissent leur expulsion de la ville, la démolition de leurs maisons, les restrictions de leur liberté de circulation, la surveillance, et la violence des colons et des soldats. Et ceci s’ajoute à la construction illégale de colonies sur leur terre.

 

C’est par des mesures comme celles là – toutes en violation des lois internationales – qu’Israël essaie de nettoyer ethniquement Jérusalem-Est de sa population palestinienne. Le but défini d’Israël est d’instituer et de maintenir la totalité de Jérusalem comme sa capitale.

Le 23 octobre, le Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a fait une déclaration qui réitérait ceci en disant : « Jérusalem unifiée était et restera toujours la capitale d’Israël. » Il a exigé le renforcement de la souveraineté israélienne sur la totalité de Jérusalem avec le déploiement de troupes supplémentaires.

Vous trouverez ci-dessous un petit guide sur ce à quoi ressemble la vie des Palestiniens de Jérusalem-Est, dont le but est de combler les lacunes des reportages dans les médias :

Historique

Avant 1947, la totalité de Jérusalem était palestinienne. Après la partition de la Palestine par les Nations Unies cette même année, l’ONU a qualifié Jérusalem de zone internationale. Israël a envahi Jérusalem Ouest et a établi une frontière de facto connue sous le nom de Ligne Verte, chassant des dizaines de milliers de Palestiniens de cette partie de la ville. En 1967, Israël a occupé puis annexé Jérusalem Est. L’occupation et l’annexion de Jérusalem Est sont illégales selon la législation internationale.

 

Cartes de résidents

Israël a annexé Jérusalem Est et déclare qu’elle fait partie d’Israël. Et pourtant, alors qu’ils paient des impôts à Israël, les Palestiniens qui vivent à Jérusalem Est n’ont pas la citoyenneté israélienne. Ils doivent faire la demande d’une carte de résident, demande qui doit être fréquemment renouvelée.

Pour obtenir le renouvellement de cette carte, les Palestiniens doivent prouver aux autorités israéliennes que Jérusalem Est est leur « lieu de vie ». Dans ce but, ils doivent fournir quantité de documents, dont l’assurance santé et des factures remontant à plusieurs années, que beaucoup de Palestiniens n’ont pas.

En conséquence, beaucoup de Palestiniens qui n’avaient jamais vécu ailleurs qu’à Jérusalem Est ont perdu leur carte de résident. Et une fois expulsés, ils n’ont plus le droit de revenir.

 

Ceux qui ont vécu ailleurs pendant plus de sept ans verront aussi la révocation de leur résidence et n’auront plus le droit de revenir.

La loi sur la citoyenneté et l’entrée en Israël interdit aux Palestiniens de Cisjordanie, de Gaza et d’autres pays définis d’entrer à Jérusalem pour un regroupement familial. Ceci a fait que des époux ont été séparés l’un de l’autre et des enfants de leurs parent. Depuis 2005, soit deux ans après le vote de la loi, plus de 125.000 demandes de regroupement n’ont pu aboutir.

Les Palestiniens qui vivent à Jérusalem Est et qui ont un enfant doivent demander au Ministère de l’Intérieur une carte de résident pour leur enfant. Israël accorde à l’enfant une carte temporaire valable deux ans seulement et qui doit être régulièrement renouvelée. Il y a actuellement environ 10.000 enfants palestiniens qui vivent sans autorisation à Jérusalem Est et qui n’ont par conséquent pas accès aux services dont l’éducation et la santé.

Depuis 1967, Israël a retiré la carte de résident à plus de 14.000 Palestiniens de Jérusalem Est. 11.000 cartes ont été retirées entre 1995 et 2013.

Démolition de maisons

Le 4 novembre, les forces israéliennes ont mené un raid sur Silwan, faubourg de Jérusalem Est, et ont démoli les maisons de deux familles, déclarant que ces maisons n’avaient pas de permis de construire valable.

Les familles palestiniennes vivent dans la peur constante de voir leurs maisons détruites. Israël a démoli plus de 27.000 maisons palestiniennes à Jérusalem Est, en Cisjordanie et à Gaza depuis l’occupation de ces territoires en 1967. Des dizaines de milliers d’autres maisons sont menacées par des ordres de démolition en attente.

A Silwan, les maisons palestiniennes sont détruites pour faire place à un centre touristique et un parc national israéliens. Ne serait-ce qu’à Silwan, plus de 1.000 Palestiniens s’attendent à la perte de leur maison.

C’est presque impossible pour les Palestiniens d’obtenir un permis de construire des autorités israéliennes. Presque toutes les demandes, dont l’enregistrement coûte 5.000 £, sont refusées.

Mais les familles palestiniennes, pour lesquelles aucune nouvelle maison n’a été construite depuis des décennies à Jérusalem Est, ont besoin d’agrandir leur espace vital. De désespoir, ils l’agrandissent sans avoir reçu l’autorisation et doivent alors vivre dans l’espoir que leur maison ne sera pas détruite.

 

L’ordre de démolition, s’ils le reçoivent, est assorti d’une amende. La police et l’armée israéliennes escortent les bulldozers, et les familles ont 15 minutes pour sortir de chez elles avec le plus possible de leurs biens. Ils doivent payer le coût de la démolition, qui peut atteindre des millions de livres. Ceux qui ne peuvent pas payer risquent la prison. Avec 70 % des Palestiniens de Jérusalem Est vivant sous le seuil de pauvreté, certains sont obligés de détruire eux mêmes leur maison.

Les démolitions de maisons induisent pour ces familles éclatées des maladies et des traumatismes psychologiques, surtout chez les enfants. Des organisations d’assistance fournissent à ces familles, qui ont perdu leur logement, des tentes pour une installation temporaire, et les conditions de vie sont rudes.

Les Palestiniens des faubourgs de Jérusalem-Est, tels Silwan et Sheikh Jarrah, manifestent pacifiquement toutes les semaines contre les menaces sur leurs communautés, mais ces manifestations non-violentes sont presque toujours ignorées dans les reportages des médias occidentaux.

Construction de colonies

Alors que les autorités israéliennes refusent aux Palestiniens l’autorisation pour les projets d’extension de leurs logements, tous les gouvernements israéliens depuis 1967 se sont engagés dans la construction illégale de colonies à Jérusalem Est.

Le 27 octobre, Netanyahu a annoncé que 1.000 nouveaux logements de colons seraient construits dans le ville occupée.

Environ 350.000 colons israéliens vivent dans des colonies illégales à Jérusalem-Est. Les Palestiniens ont l’interdiction de vivre dans ces colonies qui ont été construites sur la terre où existaient autrefois leurs quartiers.

La construction stratégique de ces colonies a fait que Jérusalem-Est est physiquement coupée du reste de la Cisjordanie.

 

Violence

Les Palestiniens qui vivent à Jérusalem Est subissent une violence féroce et suffocante de la part de la police et des colons israéliens.

La violence des colons, qui comporte des attaques sur les biens ainsi que sur les gens, reste généralement impunie.

Or le plus souvent, elle est surveillée par la police et des militaires israéliens.

Les activités illégales des colons prennent de nombreuses formes. Le 30 septembre par exemple, des colons ont investi sept maisons palestiniennes à Jérusalem-Est pendant la nuit, chassant les familles qui y vivaient. Les colons étaient accompagnés par des agents de police.

Cet été, et ce n’était pas la première fois, des bandes de lyncheurs de droite ont envahi les rues de Jérusalem. Quelques victimes palestiniennes ont été battues jusqu’à l’évanouissement, alors que la police israélienne mettait beaucoup de temps à réagir ou bien ignorait carrément les agressions.

Au cours de leur vie quotidienne, les Palestiniens de Jérusalem Est subissent le harcèlement et la violence de la police et de l’armée, y compris aux checkpoints pour franchir le Mur d’Apartheid.

Arrestations et détentions sans chef d’accusation sont habituelles et, durant les quatre derniers mois, Israël a intensifié sa campagne d’arrestations massives contre les Palestiniens de Jérusalem-Est. Depuis juillet, la police israélienne a arrêté plus de 900 Palestiniens, dont des enfants, à Jérusalem-Est.

 

L’utilisation de gaz lacrymogènes, d’eau puante (à l’odeur de chair pourrie), de drones et d’hélicoptères à basse altitude contre les Palestiniens de Jérusalem-Est n’a cessé d’augmenter ces derniers mois.

Cette semaine, on a décrit la situation affrontée par les Palestiniens de Jérusalem-Est comme « une lutte pour la survie ».

Al Aqsa

Le 4 novembre, le Ministre israélien du Logement, Uri Ariel, qui est un colon, a dit sur une station deradio israélienne qu’il espérait voir construire un temple juif à la place de la Mosquée Al Aqsa.

Il n’est pas le seul.

Moshe Feiglin, député du Likoud et également colon, a plusieurs fois appelé à la destruction de la mosquée Al Aqsa et à la construction d’un « Troisième Temple » à sa place. Feiglin pénètre tous les mois dans le complexe d’Al Aqsa, accompagné d’autres colons et de la police armée qui retient les Palestiniens au dehors et les empêche de prier.

Beaucoup de ces colons sont nés aux Etats Unis et appellent ouvertement à une extrême violence contre les Palestiniens, y compris en tuant par balles des enfants palestiniens.

Yehuda Glick, le rabbin extrémiste sur qui on a tiré plus tôt ce mois-ci, appartient aussi à un groupe qui plaide pour la destruction de la mosquée et son remplacement par un « Troisième Temple ».

Glick et ses disciples prennent régulièrement d’assaut le site de la mosquée et se baladent sur son esplanade, souvent sous la protection de la police armée. Rien qu’en 2014, Glick et son groupe de colons sont entrés sur le site en janvier, en février, deux fois en juin, en juillet et en août. Les Palestiniens qui essaient d’arrêter ces intrusions risquent l’arrestation.

Les provocations et la violence israéliennes en relation avec Al Aqsa, et les restrictions pour les Palestiniens qui viennent y prier, sont trop fréquentes et, par conséquent, trop nombreuses pour les détailler ici, mais vous pouvez les trouver ici.

 

Voici les incidents pour octobre seulement : des soldats et des colons israéliens ont envahi l’espace de la mosquée, agressant et blessant des fidèles, alors que les soldats lançaient des bombes de gaz (le 9 oct.) ; des centaines de policiers israéliens se sont rués sur le site en lançant des grenades assourdissantes, des gaz lacrymogènes et des balles d’acier enrobé de caoutchouc (le 13 oct.) ; l’armée israélienne a envahi la mosquée, lançant des gaz lacrymogènes et enfermant les Palestiniens désarmés à l’intérieur. Cette vidéo montre l’attaque (le 14 oct.).

Et, le 5 novembre, 300 soldats israéliens ont surgi à l’intérieur de la mosquée, alors que les Palestiniens priaient. Ils étaient suivis par des centaines de colons israéliens qui envahirent le site.

Ce ne sont pas des incidents isolés, mais simplement des exemples récents des provocations et de la violence subies par les Palestiniens en relation avec Al Aqsa, et qui ne sont pas relatés dans les médias ici. Les journalistes passent ces agressions sous silence, non seulement au moment où ils se passent, mais aussi lorsqu’il relatent les tirs sur Glick, privant leurs récits de leur contexte et de leur historique.

Combiné à leur incapacité à fournir de l’information sur le train-train quotidien de l’occupation subi par les Palestiniens de Jérusalem-Est et sur les essais d’Israël pour les chasser de la ville, on ne peut qualifier leurs reportages que de fondamentalement trompeurs.

Traduction : J. Ch. pour l’Agence Média Palestine

Source: PSC

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 08:10

“Ce que les médias ne vous diront pas sur Jérusalem-Est”

 

6 novembre 2014

Les Palestiniens de Jérusalem-Est subissent au quotidien la brutalité de l’occupation israélienne. Et pourtant, leurs souffrances sont ignorées par la plupart des médias occidentaux.

La semaine dernière, les journalistes occidentaux se sont intéressés à Jérusalem seulement parce qu’un colon israélien, Yehuda Glick, a été blessé par balle le 29 octobre près de la vieille ville.

Et pourtant, la violence contre les Palestiniens est un aspect constant de la vie à Jérusalem-Est, et nos médias n’en parlent pas.

Les Palestiniens de Jérusalem-Est subissent leur expulsion de la ville, la démolition de leurs maisons, les restrictions de leur liberté de circulation, la surveillance, et la violence des colons et des soldats. Et ceci s’ajoute à la construction illégale de colonies sur leur terre.

 

C’est par des mesures comme celles là – toutes en violation des lois internationales – qu’Israël essaie de nettoyer ethniquement Jérusalem-Est de sa population palestinienne. Le but défini d’Israël est d’instituer et de maintenir la totalité de Jérusalem comme sa capitale.

Le 23 octobre, le Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a fait une déclaration qui réitérait ceci en disant : « Jérusalem unifiée était et restera toujours la capitale d’Israël. » Il a exigé le renforcement de la souveraineté israélienne sur la totalité de Jérusalem avec le déploiement de troupes supplémentaires.

Vous trouverez ci-dessous un petit guide sur ce à quoi ressemble la vie des Palestiniens de Jérusalem-Est, dont le but est de combler les lacunes des reportages dans les médias :

Historique

Avant 1947, la totalité de Jérusalem était palestinienne. Après la partition de la Palestine par les Nations Unies cette même année, l’ONU a qualifié Jérusalem de zone internationale. Israël a envahi Jérusalem Ouest et a établi une frontière de facto connue sous le nom de Ligne Verte, chassant des dizaines de milliers de Palestiniens de cette partie de la ville. En 1967, Israël a occupé puis annexé Jérusalem Est. L’occupation et l’annexion de Jérusalem Est sont illégales selon la législation internationale.

 

Cartes de résidents

Israël a annexé Jérusalem Est et déclare qu’elle fait partie d’Israël. Et pourtant, alors qu’ils paient des impôts à Israël, les Palestiniens qui vivent à Jérusalem Est n’ont pas la citoyenneté israélienne. Ils doivent faire la demande d’une carte de résident, demande qui doit être fréquemment renouvelée.

Pour obtenir le renouvellement de cette carte, les Palestiniens doivent prouver aux autorités israéliennes que Jérusalem Est est leur « lieu de vie ». Dans ce but, ils doivent fournir quantité de documents, dont l’assurance santé et des factures remontant à plusieurs années, que beaucoup de Palestiniens n’ont pas.

En conséquence, beaucoup de Palestiniens qui n’avaient jamais vécu ailleurs qu’à Jérusalem Est ont perdu leur carte de résident. Et une fois expulsés, ils n’ont plus le droit de revenir.

 

Ceux qui ont vécu ailleurs pendant plus de sept ans verront aussi la révocation de leur résidence et n’auront plus le droit de revenir.

La loi sur la citoyenneté et l’entrée en Israël interdit aux Palestiniens de Cisjordanie, de Gaza et d’autres pays définis d’entrer à Jérusalem pour un regroupement familial. Ceci a fait que des époux ont été séparés l’un de l’autre et des enfants de leurs parent. Depuis 2005, soit deux ans après le vote de la loi, plus de 125.000 demandes de regroupement n’ont pu aboutir.

Les Palestiniens qui vivent à Jérusalem Est et qui ont un enfant doivent demander au Ministère de l’Intérieur une carte de résident pour leur enfant. Israël accorde à l’enfant une carte temporaire valable deux ans seulement et qui doit être régulièrement renouvelée. Il y a actuellement environ 10.000 enfants palestiniens qui vivent sans autorisation à Jérusalem Est et qui n’ont par conséquent pas accès aux services dont l’éducation et la santé.

Depuis 1967, Israël a retiré la carte de résident à plus de 14.000 Palestiniens de Jérusalem Est. 11.000 cartes ont été retirées entre 1995 et 2013.

Démolition de maisons

Le 4 novembre, les forces israéliennes ont mené un raid sur Silwan, faubourg de Jérusalem Est, et ont démoli les maisons de deux familles, déclarant que ces maisons n’avaient pas de permis de construire valable.

Les familles palestiniennes vivent dans la peur constante de voir leurs maisons détruites. Israël a démoli plus de 27.000 maisons palestiniennes à Jérusalem Est, en Cisjordanie et à Gaza depuis l’occupation de ces territoires en 1967. Des dizaines de milliers d’autres maisons sont menacées par des ordres de démolition en attente.

A Silwan, les maisons palestiniennes sont détruites pour faire place à un centre touristique et un parc national israéliens. Ne serait-ce qu’à Silwan, plus de 1.000 Palestiniens s’attendent à la perte de leur maison.

C’est presque impossible pour les Palestiniens d’obtenir un permis de construire des autorités israéliennes. Presque toutes les demandes, dont l’enregistrement coûte 5.000 £, sont refusées.

Mais les familles palestiniennes, pour lesquelles aucune nouvelle maison n’a été construite depuis des décennies à Jérusalem Est, ont besoin d’agrandir leur espace vital. De désespoir, ils l’agrandissent sans avoir reçu l’autorisation et doivent alors vivre dans l’espoir que leur maison ne sera pas détruite.

 

L’ordre de démolition, s’ils le reçoivent, est assorti d’une amende. La police et l’armée israéliennes escortent les bulldozers, et les familles ont 15 minutes pour sortir de chez elles avec le plus possible de leurs biens. Ils doivent payer le coût de la démolition, qui peut atteindre des millions de livres. Ceux qui ne peuvent pas payer risquent la prison. Avec 70 % des Palestiniens de Jérusalem Est vivant sous le seuil de pauvreté, certains sont obligés de détruire eux mêmes leur maison.

Les démolitions de maisons induisent pour ces familles éclatées des maladies et des traumatismes psychologiques, surtout chez les enfants. Des organisations d’assistance fournissent à ces familles, qui ont perdu leur logement, des tentes pour une installation temporaire, et les conditions de vie sont rudes.

Les Palestiniens des faubourgs de Jérusalem-Est, tels Silwan et Sheikh Jarrah, manifestent pacifiquement toutes les semaines contre les menaces sur leurs communautés, mais ces manifestations non-violentes sont presque toujours ignorées dans les reportages des médias occidentaux.

Construction de colonies

Alors que les autorités israéliennes refusent aux Palestiniens l’autorisation pour les projets d’extension de leurs logements, tous les gouvernements israéliens depuis 1967 se sont engagés dans la construction illégale de colonies à Jérusalem Est.

Le 27 octobre, Netanyahu a annoncé que 1.000 nouveaux logements de colons seraient construits dans le ville occupée.

Environ 350.000 colons israéliens vivent dans des colonies illégales à Jérusalem-Est. Les Palestiniens ont l’interdiction de vivre dans ces colonies qui ont été construites sur la terre où existaient autrefois leurs quartiers.

La construction stratégique de ces colonies a fait que Jérusalem-Est est physiquement coupée du reste de la Cisjordanie.

 

Violence

Les Palestiniens qui vivent à Jérusalem Est subissent une violence féroce et suffocante de la part de la police et des colons israéliens.

La violence des colons, qui comporte des attaques sur les biens ainsi que sur les gens, reste généralement impunie.

Or le plus souvent, elle est surveillée par la police et des militaires israéliens.

Les activités illégales des colons prennent de nombreuses formes. Le 30 septembre par exemple, des colons ont investi sept maisons palestiniennes à Jérusalem-Est pendant la nuit, chassant les familles qui y vivaient. Les colons étaient accompagnés par des agents de police.

Cet été, et ce n’était pas la première fois, des bandes de lyncheurs de droite ont envahi les rues de Jérusalem. Quelques victimes palestiniennes ont été battues jusqu’à l’évanouissement, alors que la police israélienne mettait beaucoup de temps à réagir ou bien ignorait carrément les agressions.

Au cours de leur vie quotidienne, les Palestiniens de Jérusalem Est subissent le harcèlement et la violence de la police et de l’armée, y compris aux checkpoints pour franchir le Mur d’Apartheid.

Arrestations et détentions sans chef d’accusation sont habituelles et, durant les quatre derniers mois, Israël a intensifié sa campagne d’arrestations massives contre les Palestiniens de Jérusalem-Est. Depuis juillet, la police israélienne a arrêté plus de 900 Palestiniens, dont des enfants, à Jérusalem-Est.

 

L’utilisation de gaz lacrymogènes, d’eau puante (à l’odeur de chair pourrie), de drones et d’hélicoptères à basse altitude contre les Palestiniens de Jérusalem-Est n’a cessé d’augmenter ces derniers mois.

Cette semaine, on a décrit la situation affrontée par les Palestiniens de Jérusalem-Est comme « une lutte pour la survie ».

Al Aqsa

Le 4 novembre, le Ministre israélien du Logement, Uri Ariel, qui est un colon, a dit sur une station deradio israélienne qu’il espérait voir construire un temple juif à la place de la Mosquée Al Aqsa.

Il n’est pas le seul.

Moshe Feiglin, député du Likoud et également colon, a plusieurs fois appelé à la destruction de la mosquée Al Aqsa et à la construction d’un « Troisième Temple » à sa place. Feiglin pénètre tous les mois dans le complexe d’Al Aqsa, accompagné d’autres colons et de la police armée qui retient les Palestiniens au dehors et les empêche de prier.

Beaucoup de ces colons sont nés aux Etats Unis et appellent ouvertement à une extrême violence contre les Palestiniens, y compris en tuant par balles des enfants palestiniens.

Yehuda Glick, le rabbin extrémiste sur qui on a tiré plus tôt ce mois-ci, appartient aussi à un groupe qui plaide pour la destruction de la mosquée et son remplacement par un « Troisième Temple ».

Glick et ses disciples prennent régulièrement d’assaut le site de la mosquée et se baladent sur son esplanade, souvent sous la protection de la police armée. Rien qu’en 2014, Glick et son groupe de colons sont entrés sur le site en janvier, en février, deux fois en juin, en juillet et en août. Les Palestiniens qui essaient d’arrêter ces intrusions risquent l’arrestation.

Les provocations et la violence israéliennes en relation avec Al Aqsa, et les restrictions pour les Palestiniens qui viennent y prier, sont trop fréquentes et, par conséquent, trop nombreuses pour les détailler ici, mais vous pouvez les trouver ici.

 

Voici les incidents pour octobre seulement : des soldats et des colons israéliens ont envahi l’espace de la mosquée, agressant et blessant des fidèles, alors que les soldats lançaient des bombes de gaz (le 9 oct.) ; des centaines de policiers israéliens se sont rués sur le site en lançant des grenades assourdissantes, des gaz lacrymogènes et des balles d’acier enrobé de caoutchouc (le 13 oct.) ; l’armée israélienne a envahi la mosquée, lançant des gaz lacrymogènes et enfermant les Palestiniens désarmés à l’intérieur. Cette vidéo montre l’attaque (le 14 oct.).

Et, le 5 novembre, 300 soldats israéliens ont surgi à l’intérieur de la mosquée, alors que les Palestiniens priaient. Ils étaient suivis par des centaines de colons israéliens qui envahirent le site.

Ce ne sont pas des incidents isolés, mais simplement des exemples récents des provocations et de la violence subies par les Palestiniens en relation avec Al Aqsa, et qui ne sont pas relatés dans les médias ici. Les journalistes passent ces agressions sous silence, non seulement au moment où ils se passent, mais aussi lorsqu’il relatent les tirs sur Glick, privant leurs récits de leur contexte et de leur historique.

Combiné à leur incapacité à fournir de l’information sur le train-train quotidien de l’occupation subi par les Palestiniens de Jérusalem-Est et sur les essais d’Israël pour les chasser de la ville, on ne peut qualifier leurs reportages que de fondamentalement trompeurs.

Traduction : J. Ch. pour l’Agence Média Palestine

Source: PSC

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 17:29

Les députés du Front de Gauche

14 novembre, 10:44 ·

 

Reconnaissance de l'Etat palestinien : Courrier adressé au Président de l'Assemblée nationale par les députés Front de gauche


Monsieur Claude BARTOLONE
Président de l’Assemblée nationale
Hôtel de Lassay


Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Dans un courrier daté du 27 octobre, cosigné par les députés François Asensi et Alain Bocquet, je vous avais proposé d’organiser un vote sur la reconnaissance de l’Etat palestinien sur la base de la résolution déposée dès septembre 2012 par notre groupe GDR. Cette initiative des parlementaires nous semblait essentielle et urgente, à la fois en ouvrant un espoir de paix face à l’échec des négociations israélo-palestiniennes, et en assurant le droit du peuple palestinien à disposer d’un Etat, comme l’exige le droit international.

C’est par conséquent avec une grande satisfaction que nous accueillons la décision prise hier par la conférence des Présidents d’inscrire la reconnaissance de l’Etat Palestinien à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale le 28 novembre.
Outre la proposition de résolution n°201 déposée par les députés Front de gauche en 2012, plusieurs initiatives parlementaires à gauche ont renforcé le mouvement en faveur de la reconnaissance de l’Etat palestinien ces dernières semaines : le groupe écologiste a rédigé une résolution en ce sens le 7 novembre dernier, le groupe socialiste s’apprête également à déposer un texte dans les jours prochains.

Je vous propose par conséquent d’organiser le 28 novembre prochain une discussion commune de ces trois résolutions parlementaires portant reconnaissance de l’Etat palestinien.

Lorsque plusieurs textes parlementaires ont un même objet, il est de coutume au sein de notre assemblée de procéder à une telle discussion commune. Le 31 octobre dernier, à propos des communes nouvelles, deux propositions de loi convergentes de l’UMP et du PS avaient ainsi été examinées.

J’ajoute que sur un sujet de cette nature, sur lequel les hommes de paix et de justice qui siègent sur tous les bancs peuvent se retrouver, une telle discussion commune me semble plus qu’appropriée : elle donnera plus de force encore au vote de l’Assemblée nationale le 28 novembre ; elle offrira à notre diplomatie une assise forte pour porter le message universel de la France en faveur de l’émancipation des peuples et de la coexistence pacifique des Etats palestiniens et israéliens.

Dans l’attente de vous lire, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les plus respectueux.

André CHASSAIGNE

 

 

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 16:45
Palestine: Stop au partenariat Sodastream- France Télévisions

France Télévisions doit cesser de soutenir la colonisation et l'apartheid israélien.Partenariat Sodastream – France Télévisions :

France Télévisions doit cesser de soutenir la colonisation et l'apartheid israélien!

France 2 et France 3 attrib

uent en cadeau des produits Sodastream dans des émissions de divertissement, telles que « Questions pour un champion », « Slam » et « Motus ».

Or Sodastream est une entreprise israélienne implantée dans la colonie Ma'ale Adumim en Palestine occupée, en violation du droit international.

A travers cette pétition, nous demandons à France Télévisions de cesser son partenariat avec Sodastream.

Les activités de Sodastream sont contraires à de nombreuses dispositions auxquelles la France a formellement souscrit et qui s’imposent à elles : résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale de l’ONU condamnant la colonisation des territoires palestiniens, Quatrième Convention de Genève qui interdit les colonies de peuplement, avis de la Cour internationale de justice du 9 juillet 2004, lignes directrices de l’Union européenne du 19 juillet 2013 excluant de la coopération de l'UE avec Israël les institutions et entreprises israéliennes ayant des activités dans les colonies, mise en garde des entreprises - publiée par le Ministère des affaires étrangères - sur les risques juridiques liés aux activités économiques et financières dans les colonies.

Les activités de Sodastream sont aussi contraires à la maîtrise par le peuple palestinien de son avenir : exploitation de la main d’œuvre palestinienne, confiscation de terres palestiniennes pour développer les activités de l’usine, localisation de la colonie de Ma’ale Adumim destinée à empêcher la continuité du territoire de la Cisjordanie, paiement par Sodastream de taxes locales bénéficiant uniquement au développement de la politique coloniale, etc.

Récemment le PDG de Sodastream a déclaré que l’usine de Cisjordanie allait fermer en 2015 pour se relocaliser au sud d’Israël en plein Néguev dans une usine en construction. Cette nouvelle localisation, sur des terres volées aux Bédouins de cette région, est tout aussi condamnable. Elle est contraire aux dispositions internationales sur les droits des populations autochtones.

Les activités de Sodastream continuent de susciter une large mobilisation réprobatrice, aussi bien à l'échelle nationale qu'internationale. L’ONG Oxfam, connue dans le monde entier pour son engagement humanitaire impartial, a ainsi décidé de rompre son partenariat avec l’actrice américaine Scarlett Johansson, parce que celle-ci a accepté de représenter la société Sodastream.

Nous demandons à France Télévisions, service public financé en grande partie par l’Etat français, de se conformer aux obligations légales qui s’imposent à l’Etat français, de respecter sa propre charte éthique et de refuser comme sponsor des entreprises impliquées dans de graves violations du droit international.

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 16:08
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 14:54

Bombardements à Gaza : "aucune chance de fuir pour les Palestiniens"

Dans les huit cas de destruction de bâtiments par Israël que l’ONG de défense des droits humains a étudiés en détail, aucun avertissement n’avait été donné. Ces frappes aériennes ont pourtant causé la mort de 111 personnes, dont 104 au moins étaient des civils, 62 des enfants. Des familles entières ont été décimées, « ne leur donnant aucune chance de s’enfuir ». Au total, dans la bande de Gaza, ce sont plus de 1500 civils qui ont été tués en juillet et août, dont 519 enfants, selon le dernier décompte des Nations Unies.

Conclusion : « Ces attaques répétées et délibérées contre la population civile constituent des violations du droit humanitaire et des crimes de guerre. Elles témoignent du mépris des forces israéliennes pour la vie des civils palestiniens », affirme Manon Schick, directrice de la section suisse d’Amnesty International, qui enjoint au Conseil de sécurité des Nations unies de saisir la Cour pénale internationale. Pour toute réponse, les autorités israéliennes ont déclaré qu’aucune preuve n’avait été apportée et que ce rapport était « un outil de propagande pour le Hamas et les autres groupes terroristes ». Amnesty qualifie pourtant aussi de crimes de guerre les tirs de roquettes lancés par les groupes armés palestiniens qui ont tué six civils israéliens dont un enfant.

La prise de position d’Amnesty s’inscrit dans le contexte d’un isolement de plus en plus prononcé d’Israël sur la scène internationale. L’opinion publique ne pouvant continuer de fermer les yeux. Les élites européennes, qui persistent jusqu’ici à soutenir sans conditions l’État hébreu, politiquement, économiquement et militairement, commencent à se sentir gênées aux entournures. Et elles pourraient peu à peu fléchir. En témoignent le boycott européen des produits fabriqués dans les colonies, la récente reconnaissance officielle de l’État palestinien par la Suède et les parlements britanniques et irlandais, ainsi que l’intervention de députés français en ce sens. À moins qu’une recrudescence d’actes terroristes palestiniens, à l’instar de plusieurs meurtres à la voiture bélier commis en Israël ces derniers jours, ne serve de prétexte à l’Europe pour renvoyer dos à dos Israéliens et Palestiniens une nouvelle fois.

La radicalisation de nombre d’élus israéliens, assumant de plus en plus ouvertement la poursuite de la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est et affichant un racisme décomplexé, ne peut cependant que pousser l’Europe à remettre en question son appui indéfectible à Israël. Le jeu dangereux de Benjamin Netanyahu ces derniers jours, qui laisse le champ libre aux extrémistes religieux juifs d’accéder à l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est alors que les fidèles musulmans s’en voient interdire l’accès, montre le peu de cas que le Premier ministre israélien fait des critiques européennes lorsqu’elles s’en tiennent à des mots. Des mesures coercitives s’avèrent aujourd’hui indispensables.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 22:53
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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 23:17

Actualité >

La Suède reconnait la Palestine, Israël rappelle son ambassadeur

Publié le 30.10.2014, 11h33 | Mise à jour : 17h42

La ministre suédoise des Affaires étrangères, Margot Wallström (ici le 8 octobre 2014 à Helinski) espère que cette reconnaissance par la Suède de l'Etat de Palestine «montre la voie à d'autres». | AFP

La Suède est le premier pays membre de l'Union européenne à reconnaître, ce jeudi, l'Etat de Palestine. Une décision saluée par l'Autorité palestinienne, mais jugée «prématurée» par les Etats-Unis. Cette décision «confirme le droit des Palestiniens à l'auto-détermination», souligne la ministre des Affaires étrangères suédoise Margot Wallström dans une tribune publiée dans le quotidien «Dagens Nyheter».

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La France par la voix de Fabius freine des 4 fers. Elle ne se grandit pas alors qu'elle pourrait jouer un rôle plus actif dans le règlement du conflit au Moyen Orient au lieu de se soumettre aux lobbies juifs et aux É

États-Unis

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 05:00

Reconnaissance de la Palestine : François Asensi et les députés Front de gauche demandent un vote à l'Assemblée nationale

27 octobre 2014, 04:25

Le député François ASENSI demande « dans les plus brefs délais » l’organisation d’un vote sur la reconnaissance de la Palestine par l’Assemblée nationale, dans un courrier adressé ce jour au Président Claude Bartolone, cosigné par André Chassaigne, Président du groupe Front de gauche, et Alain Bocquet, secrétaire de la commission des Affaires étrangères.

Selon les députés Front de gauche, « la France ne peut rester en retrait » après la reconnaissance de la Palestine par le Parlement britannique le 13 octobre dernier, par le Royaume de Suède le 3 octobre, et avec le vote à venir du Parlement espagnol.

Ils proposent au Président Claude Bartolone d’inscrire à l’ordre du jour la « proposition de résolution n°201 portant sur la reconnaissance par la France de l’État palestinien » déposée le 24 septembre 2012 par les députés Front de gauche.

Voici le texte de ce courrier :

Monsieur Claude BARTOLONE

Président de l’Assemblée nationale

Hôtel de LASSAY

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Le moment est venu pour la France, pour notre Parlement, de reconnaître l’Etat de Palestine.

La colonisation des territoires palestiniens occupés ne cesse de progresser, le blocus de Gaza perdure, le mur de la honte fracture la Cisjordanie, avec son lot d’arbitraire, de souffrances et d’humiliations.

Le moment est venu car ces graves reculs amenuisent chaque jour l’espoir d’une paix juste que les peuples israéliens et palestiniens se désespèrent d’obtenir. Ils rendent chaque jour plus incertaine la solution de deux Etats soutenue par l’ensemble de la communauté internationale : celle d’un Etat palestinien indépendant et libre vivant pacifiquement aux côtés d’un Etat israélien garanti dans sa sécurité.

L’offensive israélienne contre Gaza l’été dernier a marqué un nouvel épisode sanglant du conflit au Proche-Orient dont le bilan - 2147 civils palestiniens décédés dont 541 enfants, 66 soldats et 6 civils israéliens tués et près de 10 000 blessés - est une nouvelle illustration de cette pratique inique que représente la punition collective.

Quelques jours avant le début de cette offensive, au nom des députés Front de gauche, le député François Asensi était intervenu dans l’enceinte de l’hémicycle pour mettre en garde contre d’éventuelles représailles suite à l’assassinat des trois adolescents israéliens :« Parce que leur mort est injuste, elle ne doit pas conduire à d’autres injustices » affirmions-nous, à destination du gouvernement israélien mais également de notre diplomatie.

Nous rappelions également que la voie de la paix passait désormais, inéluctablement, par la reconnaissance d’un Etat palestinien vivant en paix avec son voisin israélien, dans les frontières de 1967, avec, pour capitale, Jérusalem-Est. Cette position juste, fondée sur le droit international, constitue à nos yeux la plus sûre garantie pour la sécurité d’Israël, en plus d’ouvrir des perspectives diplomatiques pour l’ensemble du Moyen-Orient.

Par la voix du ministre des Affaires étrangères, la France s’est dit prête à reconnaître l’Etat palestinien "le moment venu", sans conditionner cette reconnaissance à la reprise des négociations, aujourd'hui dans l’impasse et dont le bilan amer est d’avoir renforcé les extrémistes ennemis de la paix, dans les deux camps. Il s’agit d’une avancée majeure de notre diplomatie à laquelle nous sommes sensibles.

Précisément, le moment est venu de procéder à ce geste fort, si la France ne veut perdre de son crédit au Proche-Orient et sur la scène internationale.

Le 3 octobre dernier, le gouvernement suédois, acteur diplomatique essentiel, notamment au Proche-Orient, a déclaré la reconnaissance de la Palestine ; le 13 octobre, la Chambre des com­munes a voté dans le même sens, à une majorité écrasante. Prochainement, le Parlement espagnol sera amené à se prononcer. Dans le monde, 134 pays reconnaissent déjà l’Etat palestinien, la plupart depuis 1988, car le droit d’un peuple à disposer d’un Etat est au fondement de la charte des Nations unies. En Israël, 363 personnalités ont signé un appel en sa faveur.

La France ne peut rester en retrait. Or, elle donne l’impression de ne plus assumer son rôle historique de protection des droits de l’homme, de ne plus incarner son message universel en faveur de l’émancipation des peuples. Du reste, elle doit se montrer à la hauteur de sa responsabilité de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et de pilier de l’Union européenne.

Conscient de votre attachement à la revalorisation du rôle du Parlement, nous vous demandons de soumettre la reconnaissance de la Palestine au vote de l’Assemblée nationale, dans le cadre de vos prérogatives sur l’ordre du jour déterminé par notre assemblée.

Dès le 24 septembre 2012, le groupe des députés Front de gauche avait déposé une résolution invitant le Gouvernement français à reconnaître l’Etat palestinien. Nous vous proposons d’inscrire à notre ordre du jour cette proposition de résolution dans les plus brefs délais. Cette initiative permettra au Parlement français de jouer pleinement son rôle en matière de politique étrangère et se mettra à la hauteur de l’initiative britannique.

Dans le cas contraire, nous vous indiquons que notre groupe parlementaire mettra à l’ordre du jour dans l’une de ses prochaines séances d’initiative parlementaire cette proposition de résolution pour la reconnaissance de l’Etat palestinien.

En 2012, suivant un fort mouvement populaire, la France a accompli un premier pas en soutenant l’entrée de la Palestine à l’ONU, à l’instar de la majorité des pays européens.

Nous ne pouvons désormais rester au milieu du gué. Conformément à son message d’humanisme, d’universalité, de liberté dans le concert des Nations, la France doit s’engager sans plus attendre dans la reconnaissance de l’Etat palestinien et jouer un rôle d’entrainement pour l’Union européenne.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

François ASENSI

Député de Seine-Saint-Denis

Vice-Président des groupes d’amitié France-Palestine et France-Israël

Membre de la commission des Affaires étrangères

André CHASSAIGNE

Député du Puy-de-Dôme

Président du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine)

Alain BOCQUET

Député du Nord

Secrétaire de la commission des Affaires étrangères

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 00:41

1. Claude Goasguen, Union pour un Mouvement Populaire, Député, ancien ministre

2. Jean-Pierre Plancade, Rassemblement Démocratique et Social Européen, sénateur

3. Jean-Michel Baylet, Président du Parti Radical de gauche, sénateur, ancien ministre

4. Patrick Beaudoin, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

5. Herve Mariton, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, ancien ministre

6. Yvon Collin, Président du groupe du Rassemblement démocratique et social européen(RDSE), Sénateur

7. Michel Hunault, Nouveau Centre, Député

8. Didier Quentin, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission des Affaires européennes, ministre plénipotentiaire, Député-maire

9. Stéphane Demilly, Nouveau Centre, Vice-président de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, Député-maire

10. Monique Iborra, membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Vice- président du conseil régional de Midi-Pyrénées, Députée

11. Jean-Marie Le Guen, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche,adjoint au maire de Paris, Député

12. Sylvie Desmarescaux, non affiliée, sénatrice-maire

13. Jean Lasalle, Vice-président du Modem, Député

14. Raymond Couderc, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

15. Jean-Marie Bockel, Rassemblement Démocratique et Social Européen, sénateur, ancien ministre

16. Serge Blisko, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Député

17. Emile Blessig, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

18. Paul Giaccobi, Apparenté groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Président du Conseil exécutif de l’Assemblée de Corse, secrétaire de l’Assemblée nationale, Député

19. Eric Raoult, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, ancien ministre20)

20. Madec Roger, Membre du groupe socialiste, sénateur-maire

21. Jacques Remiller, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

22. Jean-Pierre Leleux, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

23. Faucaunier Alain, Membre du groupe socialiste, Sénateur-Maire

24. Herbillon, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, Député-maire

25. Yves Dauges, Membre du groupe socialiste, sénateur

26. Marie-Louise Fort, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

27. Yvan Lachaud, Président du groupe Nouveau Centre, à l’Assemblée Nationale, Député

28. Jean-Luc Préel, Nouveau Centre, Vice-président de la commission des affaires sociales,Député

29. Étienne Mourrut, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

30. George Paul-Langevin, Vice-présidente du Groupe socialiste, radical, citoyen et diversgauche, Députée

31. Jacques Gautier, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

32. Philippe Gosselin, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

33. Nicole Bricq, membre du groupe socialiste, Vice-présidente de la commission des finances, sénatrice

34. Philippe Vitel, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission de ladéfense nationale et des forces armées, Député

35. Jean-Claude Frécon, Membre du groupe socialiste, sénateur-maire

36. Joëlle Garriaud-Maylam, Union pour un Mouvement Populaire, secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, Vice-présidente de la commission sur la dimension civile de la sécurité au sein de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, sénatrice

37. Daniel Mach, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

38. Jean-François Mancel Union pour un Mouvement Populaire, Député

39. Valéry Boyer, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

40. Michel Voisin, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, Vice-président de la commission de la défense nationale et des forces armées, Député

41. Paul Jeanneteau, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

42. Mélot Colette, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication, sénatrice

43. Simon Sutour, Membre du groupe socialiste, Vice-président de la commission des Affaires européennes, sénateur

44. Arlette Grosskost, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

45. Rudy Salles, Vice-président du Nouveau Centre, Vice-président de l’Assemblée nationale, Député

46. Anne Grommerch, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

47. Herve Maurey, Union centriste, sénateur-maire

48. Bernard Debré, Union pour un Mouvement Populaire, Député, ancien ministre

49. Isabelle Vasseur, Union pour un Mouvement Populaire, Députée-maire

50. Jean-François Humbert, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur

51. Dominique Tian, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

52. Françoise Branget, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

53. Éric Straumann, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

54. Richard Dell’Agnola, Union pour un Mouvement Populaire, Député

55. Marcel Bonnot, Union pour un Mouvement Populaire, Député

56. Jacques Grosperrin, Union pour un Mouvement Populaire, Député

57. Gilbert Barbier, Rassemblement Démocratique et Social Européen, Vice-président de lacommission des affaires sociales, sénateur

58. Laurent Béteille, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

59. Serge Lagauche, Membre du groupe socialiste, Vice-président de la culture, de l’éducationet de la communication, sénateur

60. Bernadette Dupont, Union pour un Mouvement Populaire, sénatrice

61. Olivier Dassault, Union pour un Mouvement Populaire, Député

62. Armand Jung, membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Député

63. Pierre-Christophe Baguet, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

64. Jacques Kossowski, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

65. Geneviève Lévy, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

66. Brigitte Baragès, Union pour un Mouvement Populaire, Députée-maire

67. Françoise Hostalier, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

68. Marc Bernier, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

69. Michel Sordi, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

70. André Schneider, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-Président de la délégation française à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Député

71. Lionnel Luca, Union pour un Mouvement Populaire, Co-président de la Droite populaire Député

72. Roland Blum, Union pour un Mouvement Populaire, Premier Adjoint au Maire de Marseille, Député

73. Bruno Gilles, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

74. Richard Mallié, Union pour un Mouvement Populaire, Questeur de l’Assemblée nationale, Député

75. Hoffman-Rispal Danièle, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Députée

76. Jean-Claude Guibal, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire7

77. Colette Giudicelli, Union pour un Mouvement Populaire, sénatrice

78. Marie-Françoise Pérol-Dumont, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Présidente du conseil général de Haute-Vienne, Députée

79. Georges Mothron, Union pour un Mouvement Populaire, Premier Vice-président du conseilgénéral du Val d’Oise, Député-maire

80. Paul Durieu, Union pour un Mouvement Populaire, Député

81. Jean-Christophe Lagarde, Président exécutif du Nouveau centre, Vice-président de l’Assemblée nationale, Député-maire

82. Dino Cinieri, Union pour un Mouvement Populaire, Député

83. Daniel Spagnou, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

84. Francis Grignon, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur

85. René Beaumont, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur

86. Jean-Marc Lefranc, Union pour un Mouvement Populaire, Député

87. Guy Teissier, Union pour un Mouvement Populaire, Président de la commission de ladéfense et des forces armées, Député-maire

88. Jean-Jacques Urvoas, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Vice- président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Député

89. Jean-Marie Sermier, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

90. Christiane Demontès, Membre du groupe socialiste, Secrétaire du Sénat, Sénatrice-maire

91. Bernard Deflesselles, Union pour un Mouvement Populaire, Député

92. Christian Kert, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, Député

93. Jérôme Chartier,Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

94. Claude Gatignol, Union pour un Mouvement Populaire, Député

95. Nicolas Forissier, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, ancien ministre

96. Jean-Marc Roubaud, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

97. David Habib, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Député-maire

98. Henriette Martinez, Union pour un Mouvement Populaire, Présidente déléguée de la section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie, Députée

99. Françoise de Panafieu, Union pour un Mouvement Populaire, Conseillère de Paris, Vice- président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, ancienne ministre, Députée

100. Michèle Tabarot, Union pour un Mouvement Populaire,Présidente de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale, Députée-maire

101. Jean René Lecerf , Union pour un Mouvement Populaire,Vice-Président de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale, Vice-Président du conseil général du Nord, sénateur-maire

102. Patrick Bloche, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Conseiller de Paris, Député-maire du 11ème arrondissement de Paris

103. Jean-Luc Bennahmias, Vice-président du Modem, Député européen

104. Alain Moyne-Bressand, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

105. Christophe-André Frassa, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur

106. Valérie Rosso-Debord, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

107. André Vallini, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Conseiller de Paris, Porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Député-maire

108. Guénhaël Huet, Union pour un Mouvement Populaire, Député

109. François Pupponi , Mem

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BRUNO FORNACIARI

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