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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 17:51

Des magasins palestiniens retirent les produits israéliens de leurs rayons pour protester contre l’agression militaire d’Israël sur Gaza

Mardi, 19 Août 2014 06:38

Dalia Hatuqa Dernière mise à jour : 16 août 2014 – 9 H.27

Ramallah, Cisjordanie occupée – Révoltés contre le bombardement de Gaza, les Palestiniens de Cisjordanie commencent à fuir les produits israéliens.

Dans le passé, il y a eu des efforts concertés pour débarrasser le marché palestinien des produits issus des colonies juives construites illégalement dans la Cisjordanie occupée – mais jamais des produits fabriqués en Israël. La semaine dernière, de grandes chaînes de supermarchés ont commencé à vider leurs rayons des produits israéliens, promettant à leur clientèle de les remplacer par des produits palestiniens ou importés.

Salem Hmeidat a dit que le supermarché pour lequel il travaille a peu à peu remplacé les marchandises israéliennes. « Nous commençons avec les produits frais et l’alimentation », dit Hmeidat. « La suite dépendra de l’accueil de nos clients à ces changements. »

Les Palestiniens, marché de consommateurs captifs, sont économiquement extrêmement dépendants d’Israël. Jusqu’à mai 2014, 86,5 pour cent des exportations palestiniennes sont parties en Israël, tandis qu’environ 65 pour cent des importations palestiniennes venaient d’Israël, pour un total représentant environ la valeur de 30 millions de dollars de marchandises.

Dr. Nafeth Abu Baker, professeur d’économie de l’université An-Najah de Naplouse, a dit que, pour l’instant, le boycott économique est un « outil de combat non-violent » très utile qui peut aider ultérieurement à créer des emplois et à dynamiser la vente des produits locaux. Mais il a reconnu que ses effets véritables ne seraient visibles qu’à long terme.

« Un boycott total est impossible alors que nous ne pouvons importer d’ailleurs ou produire localement certains produits ou services tels que l’électricité, l’essence, le gaz et l’eau », a dit Abu Baker. « Par conséquent, si nous voulons voir des changements substantiels, le gouvernement, la société civile et les organismes de protection des consommateurs devraient porter tous leurs efforts pour faire changer le regard sur les produits palestiniens. »

En 2005, plusieurs centaines d’associations de la société civile palestinienne ont lancé un appel pour le boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) d’Israël. Les buts du mouvement BDS sont de mettre fin à l’occupation des terres palestiniennes par Israël, reconnaître la pleine égalité des droits des citoyens palestiniens d’Israël, et permettre aux réfugiés palestiniens de retourner chez eux.

Même s’ils ne sont pas directement affiliés au mouvement officiel BDS, de jeunes Palestiniens ont démarré une campagne, appelée Soutenez Votre Occupation, pour faire prendre conscience par les consommateurs qu’acheter des produits israéliens contribue au maintien de l’armée en Cisjordanie et à Gaza.

Dans ce but, des volontaires vont dans les grandes et petites villes de Cisjordanie et identifient les produits israéliens pour essayer de dissuader la clientèle de les acheter.

« Il y a six ans, quand je parlais de boycotter les produits israéliens, les gens me regardaient avec de grands yeux », dit Aisha Mansour, volontaire de cette campagne. « Aujourd’hui, le mouvement de boycott se répand de maintes façons. »

En images : les magasins de Cisjordanie boycottent Israël

De grandes chaînes de supermarché de Cisjordanie boycottent les produits israéliens et les remplacent par des produits palestiniens ou importés.

« Ce rayon est vide parce que nous avons retiré les produits israéliens. Gaza est victorieuse », peut-on lire sur une affichette dans un supermarché de Ramallah.

« Au lieu de fromage râpé israélien, j’achète de l’importé, et ainsi ma pizza maison est sans produits israéliens », dit ce professeur d’université, mère de deux enfants.

Deux stations de radio locale font des annonces publicitaires gratuites pour les magasins qui boycottent les produits israéliens.

Des militants disent que cet effort est un nouvel outil de combat contre l’occupation du territoire palestinien par Israël.

« Nos excuses pour ce dérangement. Les produits israéliens ont été retirés de ce rayon », peut-on lire sur une affichette dans un supermarché de Ramallah.

Les jeunes volontaires espèrent que c’est le début d’un boycott qui se répandra sur toute la Cisjordanie.

« Ensemble, nous pouvons débarrasser notre marché des produits israéliens », dit une affiche devant un supermarché de Ramallah.

Des militants d’une campagne appelée « Soutenez Votre Occupation » font appel à des volontaires pour aller éveiller les consciences dans les magasins de Cisjordanie.

Révoltés par le bain de sang à Gaza, beaucoup de Palestiniens ont décidé que les manifestations ne suffisaient pas, et vont donc de magasin en magasin appeler au boycott des produits fabriqués en Israël.

Quelques supermarchés projettent de liquider la totalité de leurs stocks actuels de produits israéliens.

Source: http://www.aljazeera.com/indepth/inpictures/2014/08/pictures-west-bank-shops-boycott-20148111161896456.html

Traduction : J.Ch. pour BDS France et CCIPPP

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Published by bruno fornaciari - dans PALESTINE boycott
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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 18:47
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Published by bruno fornaciari - dans PALESTINE PETITION DE SOUTIEN
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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 09:05

Palestine : Les villes communistes en première ligne dans le combat pour la paix

Si 2014 est officiellement l’année de solidarité avec la Palestine, de nombreuses villes communistes n’ont pas attendu l’ONU pour organiser des partenariats avec la population palestinienne. Alors que les états européens ne se contentent au mieux que de condamner timidement la colonisation qui se poursuit encore illégalement, des dizaines d’élus locaux prouvent que nos municipalités peuvent être des bastions de solidarité avec le peuple palestinien.

Des villes de paix contre la précarité et l’injustice

Depuis 1982, l’Association de Jumelage entre les villes françaises et les camps de réfugiés palestiniens (AJFP) organise des partenariats entre les localités des deux pays. Son président Fernant Tuil, qui est récemment décédé, a contribué durant toutes ces années à la mise en place de nombreux accords de coopération pour lutter contre la précarité et l’oubli dont sont victimes les palestiniens.

La précarité, c’est en effet le quotidien de millions de personnes en Palestine. Situation entretenue par l’armée israélienne qui, en asphyxiant l’économie palestinienne, entend maintenir la pression sur la population. Les destructions d’infrastructures civiles (27 000 bâtiments palestiniens détruits depuis 1967) et les restrictions imposées par Tsahal ont de lourdes conséquences. En 2012, 57% des personnes de plus de 15 ans se trouvaient hors du marché du travail, c’est à dire sans aucune possibilité d’exercer une activité professionnelle. Plus d’une famille sur deux est considérée comme pauvre.

Sous l’impulsion d’élus communistes, de nombreuses villes ont ainsi lancé des processus de coopération avec des localités palestiniennes. C’est le cas par exemple de Saint-Denis (93) qui s’est jumelée avec le camp de réfugié de Rafah, dans la bande de Gaza. Cette coopération a abouti à des échanges étudiants et des projets d’insertion par le travail pour des jeunes palestiniens.

La ville d’Ivry (94) finance des fournitures pour scolariser des enfants du village de Jifna et du camp de réfugié de Jalazone en Cisjordanie. Chaque année, la ville accueille des enfants issus de ces localités. En tout, plus d’une trentaine de villes font partie du Réseau de coopération décentralisée avec la Palestine comme Nanterre, Gennevilliers ou Vaux-en-Velin.

Des actions de solidarité qui peuvent coûter cher aux militants

Pourtant, ces initiatives se heurtent à l’impunité dont bénéficie Israël. L’occupation militaire coûterait plus de 4 milliards d’euros par an à la société palestinienne, soit environ 85% de son PIB. De nombreuses coopération se retrouvent réduites à néant par Tsahal. Sans mesures de coercition pour forcer Tel Aviv à respecter le droit international, ces projets solidaires ne changerons jamais structurellement la situation des palestiniens.

En référence à la lutte contre l’Apartheid Sud-Africain, de nombreux élus et militants avancent l’idée du boycott des produits israéliens et des entreprises qui participent à la colonisation. Si de grandes entreprises européennes comme Orange ou Alstom peuvent s’enrichir grâce à la colonisation, les militants qui appellent au boycott de ces dernières se retrouvent traînés devant les tribunaux. Le maire communiste de Seclin jean-Claude Willem a subi un acharnement judiciaire qui a duré plusieurs années parce qu’il a appelé en 2002 au boycott des produits israéliens.

L’association France-Palestine Solidarité (AFPS) dénonce la stigmatisation que subissent plusieurs militants qui ont appelé au boycott des produits issus des colonies israéliennes. Depuis 2010, la circulaire de Mme Alliot-Marie, alors Garde des sceaux, permet de poursuivre quiconque aborderait cette question.

Toute la classe politique s’est émue de la mort de Nelson Mandela en décembre dernier, oubliant par la même occasion que durant des décennies, il fut considéré par tous les gouvernements occidentaux comme un terroriste. La mobilisation international qui avait alors été lancée avait permis de faire plier un à un les états qui soutenaient le gouvernement raciste de Pretoria. Le boycott au niveau mondial y avait joué un rôle déterminant en mettant une pression économique supplémentaire sur l’État sud africain. Ironie de l’histoire ou pas, le dernier soutien au régime d’apartheid n’était autre … qu’Israël.

Jules Rondeau

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 04:39

Conflit à Gaza - Le roi Abdallah fustige le silence "inexcusable" sur les "crimes de guerre" d'Israël


Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a fustigé vendredi le silence "inexcusable" du monde sur les "crimes de guerre" commis selon lui par Israël à Gaza, dans un discours transmis par l'agence officielle SPA. Le souverain a également réitéré son appel aux leaders musulmans à s'élever contre ces "terroristes" et "traitres" qui "tuent et mutilent" au nom de la religion, dans une référence très probable aux jihadistes ultra-radicaux de l'Etat islamique (EI).

"Nous voyons répandre le sang de nos frères en Palestine dans des massacres collectifs, qui n'ont épargné personne, et dans des crimes de guerre contre l'humanité (...), qui ont lieu au vu et au su de la communauté internationale, restée indifférente aux événements de toute la région", a affirmé le roi. "Ce silence est inexcusable" et accouchera "d'une génération qui rejettera la paix et ne croira qu'en la violence", a ajouté le souverain. Cette déclaration intervient alors que la trêve de 72 heures décrétée entre Israël et le Hamas a volé en éclats en à peine quelques heures vendredi, chaque camp accusant l'autre de l'avoir rompu. Un soldat israélien aurait été capturé et deux tués. Et du côté palestinien, au moins 27 personnes ont été tuées par des tirs d'artillerie israéliens près de Rafah. Le roi Abdallah a également réitéré son appel aux leaders musulmans à "remplir leur devoir envers dieu en s'élevant contre ceux qui essayent de kidnapper l'islam et de le présenter au monde comme une religion de haine, d'extrémisme et de terrorisme". "C'est une honte et une disgrâce que ces terroristes tuent, mutilent (des cadavres) et publient fièrement (les photos) au nom de la religion", a-t-il encore dit, les qualifiant de "traitres". Ces propos semblent se référer aux jihadistes ultra-radicaux de l'Etat islamique (EI). Mi-juin, des combattants de l'EI avaient publié des photos sur internet sur lesquelles on pouvait voir des dizaines de cadavres, qu'ils affirment être des soldats qu'ils ont exécutés. (Belga)

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 03:57

POUR GAZA : 50 PERSONNES DANS L’ACTION BOYCOTT A CARREFOUR CE 13 AOÛT.

Jeudi, 14 Août 2014 15:17

NOUS ÉTIONS 50 DU COMITÉ BDS FRANCE 34 POUR LUTTER CONTRE L’AGRESSION ISRAÉLIENNE A GAZA CE MERCREDI 13. BOYCOTT ISRAËL !

Depuis le début de l’agression notre position a été : nous ne pouvons pas nous contenter de défiler et de crier notre colère. Être le plus nombreux possible dans la rue est toujours un objectif important pour une manifestation, mais nous voulions faire plus, nous voulions "attaquer" Israël. Le BDS est l’arme non violente la plus efficace pour affaiblir Israël et le contraindre à reconnaître les droits des palestiniens. Nous avons expliqué cela chaque fois dans les interventions lors des manifestations et les gens l’ont entendu, compris et ont répondu. Car ils attendent de nous pas seulement des manifestations (et nous faisons des manifestations chaque samedi ! et de belles manifestations ! samedi 16 ce sera la 7ème depuis le 12 juillet) ils attendent aussi des propositions d’actions concrètes et efficaces. Nous étions 40 à la dernière réunion du Comité BDS France, 40 pour l’action de boycott au centre commercial Odysseum mercredi dernier et ce mercredi 13 nous étions 47 et 3 personnes se sont jointes à nous dans Carrefour pour l’action, ont acheté le Tee Shirt en sortant et nous ont promis de revenir.

Le début a été tendu, car une dizaine de vigiles sans trop d’indications de la direction du magasin a tenté de nous bloquer mais devant notre fermeté sans violence ils ont reçu les ordres de nous laisser passer. Nous avons reçu un très bon accueil de la part de nombreuses personnes qui ont pris avec plaisir le tract avec la liste des entreprises à boycotter. Deux personnes ont ostensiblement montré leur soutien à Israël et une troisième a déversé son racisme le plus primaire face à une femme portant le foulard.

Face à face avec la sécurité (provocatrice) du magasin

Nous sommes restés plus d’une heure trente parcourant l’allée centrale, les caisses, dénonçant la présence de produits israéliens et le commerce que continue d’entretenir Carrefour avec Israël malgré les crimes de guerre commis…
Tous le groupe, qui comptait une douzaine de nouveaux est ressorti enthousiasmé par la réussite de l’action. Mercredi prochain, si le blocus n’est pas levé, nouvelle action de boycott pour Gaza. Et samedi 16 manifestation pour la levée du blocus !

Dattes Medjoul ! Produce in Israël !!

Dans la galerie marchande nous faisons une halte pour dénoncer les "voyages Carrefour au pays de l’apartheid"!

Jlm.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 03:40

15 août 2014

Révolté par « les meurtres perpétrés par l’Etat d’Israël », un Juste rend sa médaille

Claude Truong-Ngoc / Wikimédia

Le père de Henk Zanoli avait été envoyé en 1945 dans le camp de concentration de Mauthausen, après avoir critiqué à plusieurs reprises en public le régime nazi. Une déportation qui n'avait pas empêcher le jeune homme, laissé seul avec sa mère, de cacher à son domicile un enfant juif dont les parents avaient été tués. Un acte de bravoure qui lui avait valu, ainsi qu'à sa mère, de recevoir en 2011 le titre de Juste parmi les nations, décerné par le mémorial de la Shoah Yad Vashem à Jérusalem.

Mais le Néerlandais, aujourd'hui âgé de 91 ans, a décidé de renoncer à cette distinction honorifique, la plus prestigieuse délivrée par l'Etat d'Israël à des civils,relate Haaretz. Selon le quotidien israélien, une lointaine cousine de l'homme a été tuée, avec son mari et ses trois enfants, lors d'un bombardement de Tsahal dans la bande de Gaza.

"Il est particulièrement choquant et tragique aujourd'hui, quatre générations plus tard, que notre famille soit confrontée à l’assassinat de nos proches à Gaza", a écrit Henk Zanoli dans une lettre expliquant sa décision. Il s'agit d'un "meurtre perpétré par l'Etat d'Israël". "En ce qui me concerne, garder l'honneur accordé par l'Etat d'Israël, dans ces circonstances, serait à la fois une insulte à la mémoire de ma mère courageuse qui a risqué sa vie et celle de ses enfants (...) tout comme une insulte pour ceux de ma famille, quatre générations plus tard, qui ont perdu pas moins de six de leurs parents à Gaza aux mains de l'Etat d'Israël."

L'armée israélienne, contactée par Haaretz, n'a pas souhaité commenter l'information.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 23:26

Lettre à Valls au sujet des soldats français servant comme volon­taires dans l’armée israé­lienne

le 15. août 2014 -

Vous avez avec votre gou­ver­nement pris un certain nombre de mesures pour faire face à l’enrôlement de jeunes français dans cer­tains groupes de rebelles syriens qu’on qua­lifie de « djihadistes ».

Par ailleurs vous avez, depuis le début de l’intervention mili­taire israé­lienne à Gaza, dénoncé « l’importation du conflit » sur le ter­ri­toire de la République.

La presse fait état de soldats français, dont un a été tué et au moins deux autres blessés, servant comme volon­taires dans l’armée israé­lienne sans même qu’ils aient néces­sai­rement la natio­nalité israé­lienne. Ils sont engagés volon­taires pour des périodes diverses dans le cadre de pro­grammes très offi­ciel­lement mis en place par l’armée israé­lienne et acces­sibles en ligne. Ainsi le pro­gramme « Mahal » dans le cadre duquel servait un jeune français blessé. Ce pro­gramme, qui dure de 14 à 18 mois, s’adresse à des jeunes « qui ne pos­sèdent pas la natio­nalité israé­lienne et qui sou­haitent néan­moins s’enrôler dans Tsahal sans devenir israélien » et sont appelés à servir dans des unités combattantes.

Une telle infor­mation, nous n’en doutons pas, ne doit pas manquer de vous alarmer. Nous vous demandons quelles mesures vous entendez prendre pour empêcher que cer­tains de nos conci­toyens ne puissent continuer à s’enrôler dans une armée d’occupation, enta­chant ainsi gra­vement l’image de la France en l’impliquant direc­tement sur un théâtre d’opération où, pour reprendre le mot de Laurent Fabius, s’est déroulé un véri­table carnage.

Il est mal­heu­reu­sement très vrai­sem­blable que tel ou tel de nos jeunes com­pa­triotes ainsi enrôlé ait été acteur direct ou indirect de crimes de guerre. Nous voulons croire qu’en ce cas votre gou­ver­nement fera dili­gence pour déférer les mis en cause à la justice.

Pour notre part, croyez, Mon­sieur le Premier Ministre, que nous res­terons très attentifs aux déve­lop­pe­ments de ce dossier.

Je vous prie d’agréer l’expression de ma profonde considération.

Taoufiq Tahani

Président de l’Association France Palestine Solidarité

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 03:37

Gideon Levy, l'anti-guerre israélien qui nage à contre-courant

Le soleil, la plage, les bikinis, les amours d'été et des mojitos sucrés! En Israël, le conflit dans la bande de Gaza semble parfois bien lointain. Les anti-guerre, comme Gideon Levy, peinent à mobiliser les foules. Pire, ils sont devenus les "traîtres".

Grande plume du quotidien de gauche Haaretz, Gideon Levy a été propulsé symbole de l'opposition à l'opération "Bordure protectrice", lancée début juillet dans la Bande de Gaza par l'armée israélienne.

Connu de tous en Israël pour son attachement à la cause palestinienne, son verbe acéré et son visage carré au teint halé, Gideon Levy est devenu le "traître" par excellence après avoir signé à la mi-juillet un texte au vitriol accusant les pilotes israéliens de "perpétrer les gestes les plus cruels" dans la bande de Gaza.

La réaction a été immédiate. Des lecteurs ont annulé leur abonnement, un des ténors de la coalition de droite au pouvoir, Yaris Levin, a menacé de le poursuivre pour "traîtrise", des gens l'insultaient dans la rue. Par prudence, la rédaction du journal Haaretz lui a attribué des gardes du corps.

Gideon Levy avait déjà suscité la polémique lors de l'opération Plomb durci, fin 2008, début 2009, en signant un texte acerbe sur l'armée israélienne, mais les réactions n'avaient pas été aussi virulentes.

"Je n'ai jamais fait face à des réactions aussi agressives, jamais", confie-t-il dans son bureau exigu au premier étage de la rédaction du Haaretz, à Tel-Aviv, lieu de rencontre discret, privilégié aux cafés où il craint encore de se faire insulter par de simples citoyens ou des soldats.

- Beaucoup de soutien à l'étranger -

L'opinion publique israélienne a appuyé en vaste majorité cette guerre. Un sondage de l'Institut démocratique d'Israël, un centre de recherche indépendant, chiffrait récemment à 95% son appui parmi les Juifs, largement majoritaires au pays.

"Cela fait sept ans que ce gouvernement israélien d'extrême droite incite au racisme à coup de loi antidémocratique, de déshumanisation des Palestiniens dans les médias. Alors en temps de guerre, cela atteint un pic", dit-il.

Bref, "tout le monde se fout éperdument de la souffrance à Gaza. Plus encore, si vous osez exprimer de l'empathie, vous êtes un traître", juge-t-il, amer de sa société, mais reconnaissant à l'égard de certains lecteurs et la direction de son journal, qui l'a soutenu dans cette épreuve, plutôt que de lui retirer sa chronique.

"J'ai eu beaucoup de soutien à l'étranger, en Europe, aux Etats-Unis, au Pakistan, à travers le monde, mais en Israël moins", dit-il.

Au cours des dernières semaines, des manifestations critiques de l'opération militaire dans la bande de Gaza ont réuni au grand maximum quelques milliers de manifestants en Israël mais ont été émaillées par des affrontements.

Samedi dernier, avant la trêve, sur la place Rabin, au coeur de Tel-Aviv, ils étaient environ une centaine à braver l'interdiction de manifester décrétée ce jour-là par les autorités qui craignaient de voir des roquettes du Hamas pleuvoir sur la métropole israélienne.

Des pro-opération militaire ont invectivé les manifestants, passant proche d'en arriver aux poings, avant de défiler eux-mêmes sur la place Rabin sous la supervision étroite de la police qui a réussi à faire une zone tampon entre les deux groupes aux positions antinomiques.

Pendant les premières semaines des affrontements entre le Hamas palestinien et l'armée israélienne, les sirènes d'alerte retentissaient presque quotidiennement sur Tel-Aviv, située à environ 90 kilomètres de l'enclave palestinienne. Et la mort au combat de 64 soldats israéliens a suscité une vague de solidarité en Israël.

Mais la vie a depuis repris un cours presque normal. "C'est la guerre", ironise ainsi un serveur dans un bar écrasant dans un verre du citron vert, de la menthe et des glaçons de rhum servis aux oiseaux de nuit. Durant la journée, sur la plage, jeunes femmes et jeunes hommes bronzés s'observent en coin et se mêlent sous le fracas des vagues contre des rochers.

"La vie continue. Personne ne se soucie du prix payé de l'autre côté... personne ne se soucie de la destruction et des meurtres à Gaza", tance Gideon Levy, nageant à contre-courant dans l'ombre de son bureau.

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 20:16

Thierry Vanbrabant

GAZA: La BBC interdit à un de ses journalistes TV de parler d’Israël : il démissionne ! Max Keiser, célèbre journaliste de la chaîne britannique BBC et producteur de films documentaires d’origine écossaise, a annoncé dimanche 3 août le refus de poursuivre son émission. « La raison pour laquelle j’ai quitté l’émission de la BBC : je recevais des ordres stricts m’interdisant de mentionner Israël dans n’importe quel contexte. C’est ce genre de censure qui mène à l’horreur de Gaza » a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Le journaliste Britannique n’a visiblement peur de rien puisqu’il est d’ailleurs connu pour avoir volontairement fait chuter l’action de la firme Coca-Cola, à l’aide d’un fond spéculatif.

Censurés pour avoir dévoilé la vérité et le génocide palestinien : de plus en plus de journalistes sont victimes de pressions constantes de la part des médias occidentaux.
Outre Max Keiser, la journaliste et reporter de CNN Diana Magnay avait partagé son dégoût sur son compte Twitter en observant des israéliens contempler les bombardements depuis une colline à Gaza. Sa réaction n’a pas été du goût de la chaîne qui a décidé de la muter à Moscou.
En Espagne également, Yolanda Alvarez, correspondante à Jérusalem, a été injustement accusée par l’ambassade israélienne à Madrid qui l’a qualifié de « pro-Hamas », simplement parce qu’elle montrait les horreurs à Gaza : des photos des victimes palestiniennes.

The reason I quit my BBC show; got strict orders not to mention Israel in any context. This kind of censorship leads to ‪#‎Gaza‬ horror.

In the end, we will remember not the words of our enemies, but the silence of our friends." - Martin Luther King Jr. #Gaza

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Published by bruno fornaciari - dans PALESTINE LIBERT D'EXPRESSION
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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 20:08

Le consul de France à Gaza va porter plainte contre Israël

Par Euro-Palestine | le 14. août 2014 - 0:51

Le consul de France à Gaza, Majdi Shaqqura, va porter plainte contre Israël dont l’aviation a complètement détruit sa maison, a annoncé mercredi l’agence de presse palestinienne Ma’an. Les termes de la dépêche de Ma’an laissent à penser que Majdi Shaqqura agit à titre personnel, étant donné qu’aucune protestation officielle française après ce énième forfait israélien n’a été rendue publique à ce jour.

Le bombardement israélien, le 17 juillet, de la maison du consul à Beit Lahya, dont les occupants étaient heureusement absents, n’est pas le premier du genre, rappelle Majdi Shaqqura. « En fait, toutes les habitations de Gaza ont été ciblées par les bombardiers israéliens, dans le cadre d’une stratégie de châtiment collectif de la population », ajoute-t-il.

Mais en visant le domicile d’un représentant diplomatique d’un pays membre de l’Union Européenne, « Israël entend déclarer à la face du monde entier qu’il se moque du droit international », poursuit le diplomate.

Majdi Shaqqura précise enfin que dans le cadre de la préparation de sa plainte contre Israël, il consulte des associations de défense des droits de l’homme, pour adopter la meilleure stratégie juridique possible (ce qui tend à confirmer que Fabius et sa clique du Quai d’Orsay ne lui ont pas apporté d’assistance à ce jour, NDLR).

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BRUNO FORNACIARI

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