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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 23:09

La trêve n’a pas duré dans la bande de Gaza

Pierre Barbancey

Vendredi, 1 Août, 2014

Une grande partie de la journée, le secteur de Rafah a été soumis à d'intenses bombardements. La plus grande confusion y régnait, les secours s'employant comme ils pouvaient à essayer de récupérer les blessés et les morts.

SAID KHATIB / AFP

Un officier israélien a été capturé par la résistance et deux soldats ont été tués. L’artillerie israélienne a fauché près d’une quarantaine de civils palestiniens à Rafah, selon les services médicaux. Reportage.

De Gaza (Palestine), envoyé spécial

La trêve de 72 heures, annoncée dans la nuit et acceptée par Israël et par la résistance palestinienne n’aura pas duré très longtemps.

Un accrochage au sud de la bande de Gaza, dans le secteur de Rafah, s’est soldé par la mort deux soldats israéliens et la capture d’un officier qui se trouvaient en opération. Car la particularité de cette trêve était que les troupes israéliennes restaient stationnées en territoire palestinien et continuaient leur recherche et la destruction des tunnels. Ce qui signifie que l’armée israélienne cherchait avant tout à poursuivre son action avec l’assurance de ne pas être attaqué !

Des zones entières de la bande de Gaza, celles en bordure de la frontière, particulièrement au sud et au sud-est, s’en trouvaient donc exclues de fait. Les habitants de Djoukh el-Dik, un village à la frontière avec Israël n’ont ainsi pas pu se rendre dans leurs maisons. Une dizaine d’entre eux, attendaient à plusieurs kilomètres de là, montrant les volutes de sable qui se dégageaient au loin, signe de mouvements de chars. Quelques heures auparavant, alors qu’ils avaient réussi à atteindre le village, ils ont entendu, puis vu, un char approcher, qui a actionné sa mitrailleuse pour les faire partir. Pour ces hommes, la trêve n’aura pas duré dix minutes. Ce qui confirme que cette zone en était exclue !

L’heure de l’attaque palestinienne n’est pas confirmée. Moussa Abou Marzouk, numéro 2 du Hamas, a déclaré que « toute opération (du Hamas) avait été conduite avant le début du cessez-le-feu », alors que l’armée israélienne maintient que celle-ci s’est déroulée un peu avant dix heures, soit deux heures après le cessez-le-feu humanitaire, alors que les troupes « neutralisaient un tunnel ». Le coordinateur spécial pour le Moyen-Orient à l'ONU, Robert Serry, a jugé que la capture du soldat, « constituerait une violation grave du cessez-le-feu humanitaire (...) par les combattants palestiniens, de nature à être condamnée dans les termes les plus forts ».

Les Etats-Unis, de leur côté, fournisseurs officiels d’armes et de munitions à Israël, parlent, à propos de la capture de l’officier israélien de violation « barbare » du cessez-le-feu. Un terme que Washington n’a même pas employé s’agissant des frappes sur les écoles de l’Onu, se bornant à « condamner ». C’est bien ce « deux poids deux mesures » qui affranchit Tel Aviv de tout respecte du droit international, des résolutions de l’Onu comme des Conventions de Genève et se traduit par le pire des bilans : 1500 Palestiniens tués dont la grande majorité sont des civils, contre 63 soldats et trois civils côté israélien.

{C}

Des familles palestiniennes de retour le 1er août 2014 à Chejaya dans la banlieue de Gaza

Crédit:

AFP

La réplique israélienne a été sanglante. Pour deux soldats tués, les chars ont fauché une foule de civils Palestiniens qui se pensaient en sécurité et venaient faire quelques emplettes. Quarante personnes auraient ainsi perdu la vie. Une façon délibérée de punir ces gens. Dans le secteur de Khan Younes, où nous nous trouvions, la canonnade de l’artillerie résonnait toujours plus forte avec l’avancée de la matinée. Jusqu’à ce qu’un vent de panique saisisse la population de tous les villages à l’est de cette ville.

A Khozaa, Abassane et Bani Souhaili, des milliers de personnes, qui pensaient pouvoir regagner leurs habitations quand elles n’avaient pas été détruites, ont commencé à refluer. Sur les bords de la route, des femmes, des enfants, des vieillards handicapés prenaient la fuite sans pouvoir emporter grand-chose.

Des discussions devaient démarrer ce vendredi, au Caire, en présence de délégations palestinienne (incluant toutes les organisations, y compris le Hamas) et israélienne. La réunion a été reportée. Les demandes palestiniennes pour un cessez-le-feu restent la levée du blocus, l’extension du domaine de pêche, l’ouverture du terminal de Rafah… Des conditions qui, si elles étaient remplies, garantiraient à Israël la sécurité qu’elle dit rechercher.

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 21:41

Israël - Palestine : où est la voix de la France ?

Marie-Françoise Bechtel, Barbara Romagnan, Pouria Amirshahi, Michel Billout

Samedi, 2 Août, 2014

Barbara Romagnan, signataire de l'appel

Tribune : les parlementaires Marie-Françoise Bechtel, Pouria Amirshahi, Barbara Romagnan et Michel Billout expriment leur profonde préoccupation quant aux orientations actuelles de la France dans le conflit israélo-palestinien.

Notre pays avait toujours su, du Général De Gaulle à Jacques Chirac en passant par François Mitterrand, faire entendre la voix de la raison qui est celle d’un juste équilibre entre les droits respectifs de deux peuples. Force est de le constater aujourd’hui : le langage que tient notre diplomatie s’éloigne de plus en plus de cet équilibre. L’approbation unilatérale donnée aux actions menées par l’Etat d’Israël l’emporte manifestement sur notre soutien constant au droit international. Ce ne sont pas les légères inflexions de notre langage diplomatique, tardivement intervenues, qui changent le fond de cette politique nouvelle.

Face à la gravité de l’escalade actuelle, la France ne pouvait pourtant s’exonérer de ses responsabilités historiques en se contentant d’accueillir une conférence internationale condamnée à la redite. A chaque étape d’un conflit qui, d’intifada en colonisation, de tirs de roquette en répliques militaires disproportionnées, ne cesse d’aggraver la situation, c’est une action énergique sous l’égide du conseil de sécurité et comportant les sanctions nécessaires qui devait être exigée. Notre pays ne peut davantage se limiter à prendre des mesures de police pour lutter contre une« importation du conflit » sur notre territoire. C’est au contraire sa frilosité dans la défense d’une solution juste, appuyée sur les moyens nécessaires, qui crée sur le terreau sur lequel se développent des ressentiments qui, à leur tour, ne peuvent qu’engendrer des comportements inacceptables et dangereux. Ce cercle vicieux n’existerait pas si la France n’avait, malgré le déséquilibre profond des belligérants, renvoyé ceux-ci dos à dos.

La question va en effet très au-delà de l’indignation sélective qui est la nôtre. Certes, la multiplication des pertes humaines et notamment civiles vaut au moins la dénonciation que nous réservons à d’autres situations de détresse dans le monde. Et nous ne sommes pas les seuls à déplorer la politique du « deux poids, deux mesures ».

Mais ne pas agir sur les causes c’est se condamner à une répétition de la crise. A cet égard un premier devoir est de dire les choses telles qu’elles sont: nous n’en serions pas là si l’Etat d’Israël n’avait cessé de violer le droit international notamment par sa politique de colonisations illégales tout en s’attachant en coulisses à créer une situation dans laquelle il a, depuis Camp David, discrédité tous ses interlocuteurs. Le face-à-face d’Israël et du Hamas est tout sauf un hasard historique et le premier a beau jeu aujourd’hui de dire qu’il n’a pas en face de lui –ce qui est vrai- un interlocuteur crédible et responsable. Car la vérité est aussi qu’il a tout fait pour en arriver là, rendant quasiment impossible la création de deux Etats.

Un deuxième devoir est de rétablir l’équilibre. Les sanctions que la France est si prompte à demander dans d’autres cas doivent donc être prises et ce, sans attendre, à l’égard de l’Etat d’Israël. Sans cela, l’histoire ne pourra manquer de porter un jugement sévère sur la politique à géométrie variable de notre pays en matière de droits de l’homme et de respect du droit international.

C’est ce droit international qui doit rester la boussole de notre diplomatie. La résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies votée le 22 novembre 1967 contenait tout ce qui était nécessaire à l’établissement d’une paix juste et équilibrée.

Si la France s’est toujours distinguée comme une voix singulière au sein du camp occidental, la remise en cause de cette vocation est grave. D’une part ce conflit s’inscrit dans l’éclatement de toutes les zones de stabilité au Moyen-Orient, dont le risque avait été souligné par la France au moment de la guerre d’Irak. Dans cet embrasement généralisé figure la politique agressive d’un Etat soutenu au-delà du raisonnable par les puissances occidentales. D’autre part, la position de la France vis-à-vis des deux peuples lui donne une responsabilité historique particulière. Tout d’abord parce que notre pays a joué un rôle majeur dans la création de l’Etat d’Israël et, jusqu’à il y a peu d’années encore, apporté une attention particulière au conflit. Ensuite, parce que la France est le pays européen qui compte le plus de citoyens qui procèdent d'une culture juive et musulmane ; par la force de leur imaginaire culturel, nombreux sont ceux qui se sentent très concernés par le conflit.

Mais c'est précisément en assumant une position éclairée par le droit et la Raison que la République considère ses concitoyens juifs ou musulmans comme des citoyens français, dépositaires comme tous de notre indivisible citoyenneté, et non comme de potentiels "importateurs" du conflit.

Nous pensons que la France doit retrouver la voie de l’équilibre, laisser de côté tout unilatéralisme et revenir à sa diplomatie traditionnelle. Elle doit condamner clairement la violation du droit international par l’Etat d’Israël, agir pour que l’Europe dénonce ses accords d’association avec cet Etat et réclamer l’application de sanctions. L’espoir rendu au peuple palestinien l’aiderait à confier son destin à des partis et dirigeants responsables. Ou bien voulons-nous attendre l’écrasement du Hamas, ce guide aveugle d’un peuple désespéré, pour passer à l’étape ultime, celle d’un Al Qaida en Palestine ? Mais à qui la faute si les marches de l’enfer sont ainsi progressivement descendues ?

L’heure n’est plus à la rhétorique. Tout ce qu’il est encore possible de faire pour donner à la Palestine un Etat digne de ce nom doit être fait. Il y va de l’intérêt de deux peuples qui l’un et l’autre le méritent car ils ne peuvent être assimilés à leurs gouvernants. Il y va aussi de l’intérêt du Moyen-Orient tout entier ainsi que de l’Europe. Devant de tels enjeux, la France saura-t-elle retrouver une voix qui l’avait honorée ?

Marie-Françoise Bechtel, Députée apparentée SRC de l’Aisne

Pouria Amirshahi, Député SRC des Français de l’étranger (circonscription Afrique du Nord et de l'Ouest)

Barbara Romagnan, Députée SRC du Doubs

Michel Billout, Sénateur CRC de Seine-et-Marne

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 06:12

Stop à l'escalade meurtrière à Gaza - Stop à la destruction de la Palestine - Manifestation samedi 2 aout à Paris

02 Aug15:00

Le PCF appelle les communistes et tous les militants engagés dans la solidarité avec les palestiniens à intensifier la signature de l'appel des cents personnalités françaises et européennes : des dizaines de milliers de signatures ont été collectées ces jours-ci, et à participer , avec le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, aux manifestations et actions à venir dans toute la France en veillant à écarter toute forme de violence et de racisme qui ne peuvent que nuire au rassemblement et à la cause palestinienne.

Le PCF appelle à participer, avec le Collectif national pour une paix juste et durable, à la manifestation de samedi 2 août à Paris, 15h, Denfert-Rochereau.

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 01:19

Séville unanime !

Le conseil municipal de Séville vient de voter une motion à l'unanimité de ses élus, y compris ceux du Parti Populaire au pouvoir :

La ville de Séville :

1- Considère l'Ambassadeur d'Israël et l'ensemble des fonctionnaires de son ambassade comme persona non grata dans Séville et sa région

2- Demande au gouvernement espagnol de considérer la guerre contre Gaza comme une guerre d'extermination avec crime contre l'humanité

3- Demande au gouvernement espagnol d'interpeller l'Union Européenne afin de suspendre toutes les conventions avec Israël.

4- Demande au gouvernement espagnol de soumettre les crimes israéliens au Tribunal Pénal Internationnal

N'HÉSITEZ PAS À DIFFUSER CETTE MOTION AUPRÈS DE VOS ÉLUS

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 00:24

Les vraies raisons de la guerre israélienne contre Gaza

Pierre Barbancey

Vendredi, 1 Août, 2014

Le bilan des victimes des bombardements israéliens sur Gaza ne cesse de s’alourdir (près de 1400 Palestiniens ont été tués), Netanyahou, n’a pas caché sa détermination de continuer les opérations militaires, malgré les appels à la paix.

Tel-Aviv, qui se présente toujours en victime, voudrait faire croire que son but est de détruire des tunnels. En réalité, l’objectif politique est de diviser à nouveau les Palestiniens et empêcher la création d’un État.

Gaza (Palestine), envoyé spécial Vingt-cinq jours de guerre aujourd’hui contre la bande de Gaza. L’armée israélienne ne retient plus ses coups. Plus de 1 330 Palestiniens ont été tués et au moins 7 200 blessés. Des quartiers entiers de Gaza-ville ont été détruits, des villes comme Beit Hanoun ont été réduites à l’état de ruines. Des centaines de milliers de personnes sont obligées de trouver refuge dans les écoles de l’ONU, toutes peu sûres. Si l’on en croit la propagande officielle du gouvernement de Tel-Aviv, tout aurait été déclenché par le rapt puis le meurtre de trois jeunes étudiants d’une colonie de Cisjordanie. Selon Benyamin Netanyahou, le Hamas serait responsable, il faut le détruire. Il savait pourtant depuis le début que la direction de ce mouvement palestinien n’était en rien impliquée dans ces odieux assassinats. Le prétexte était tout trouvé pour une nouvelle guerre, approuvée par les chancelleries occidentales, Washington et Paris en tête, sous prétexte qu’Israël avait le droit de se défendre. Et les Palestiniens le droit de mourir, si l’on comprend bien ! Si l’on en croit Netanyahou, l’opération israélienne viserait à détruire les tunnels qui passent sous la frontière. Comme s’il découvrait cette réalité ! Pourquoi alors mène-t-il cette guerre et pourquoi précisément maintenant ? Celle-ci n’a pas été déclenchée n’importe quand. Elle survient alors qu’après près d’un an, les « négociations » menées entre Palestiniens et Israéliens sous l’égide des États-Unis (souvent dans le plus grand secret des thèmes traités et des arguments avancés par les deux parties) ont échoué. Elles ont échoué parce qu’Israël a refusé de stopper son processus de colonisation des terres palestiniennes et n’a même pas respecté ses engagements quant à la libération d’un dernier contingent de prisonniers. Comment discuter des frontières du futur État palestinien quand c’est la politique du fait accompli qui prévaut sur le terrain ? Année après année, sous prétexte de constructions dans le cadre du « développement naturel des colonies », celles-ci s’agrandissent et finissent par constituer un continuum que Tel-Aviv considère alors comme des blocs de colonies qu’il conviendrait d’annexer à Israël, réduisant toujours la Palestine, la transformant en un archipel non viable économiquement et politiquement. D’où l’importance de l’arrêt de la colonisation. Autre argument avancé jusque-là en substance par Israël dans ses « discussions » avec l’Autorité palestinienne (juridiquement c’est l’OLP qui est le signataire de tout accord) : vous ne rayonnez que sur la Cisjordanie, vous ne contrôlez pas Gaza, donc vous n’êtes pas représentatifs. L’annonce de la réunification palestinienne scellée entre toutes les organisations palestiniennes – y compris, donc, le Hamas – a résonné comme un coup de massue dans la tête des dirigeants israéliens. L’argument tombait de lui-même ! Cette division, politiquement mortelle pour le mouvement national palestinien, faisait les beaux jours de Tel-Aviv.

Le calcul cynique de Netanyahou

L’unité retrouvée, un processus s’enclenchait visant à l’intégration des mouvements islamistes au sein de l’OLP. Le Hamas et le Djihad islamique, de facto, reconnaîtraient ainsi les accords passés avec Israël, ce qui est une forme de reconnaissance. De cela, Netanyahou et sa coalition d’extrême droite – où certains partis sont d’ailleurs opposés à la création de l’État palestinien sans que personne parmi les Occidentaux n’y trouve à redire – n’en veulent pas. Le but est de conserver et d’étendre les colonies en Cisjordanie, de poursuivre la captation des terres et des puits palestiniens par la construction du mur de l’apartheid et surtout de contrôler les approvisionnements en eau, via le Jourdain et les nappes phréatiques. Quoi de mieux qu’une guerre pour attiser les haines, rendre les populations, meurtries, opposées à toute paix avec un tel voisin, diviser à nouveau les organisations politiques et renvoyer la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale aux calendes grecques ? C’est le calcul cynique de Netanyahou. Voilà pourquoi il a déclenché la foudre sur Gaza. Malgré les morts et les destructions, il pourrait néanmoins être mis en échec. Le peuple palestinien n’est pas prêt à se diviser de nouveau.

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 10:07

Jean-Claude Lefort

Gaza : le crime de guerre au 30 juillet à midi

Voici les derniers éléments sur Gaza que je possède de source fiable. Mon cher ami Ziad Medouhk est injoignable du fait de l'absence d'électricité à Gaza.

- 1 269 morts, dont 287 enfants
- 7 110 blessés dont 2164 enfants
- 23 000 maisons endommagées
- 133 écoles atteintes
- 13 hôpitaux visés et 12 ambulances endommagées
- 80 mosquées démolies
- 2 églises chrétiennes et 2 cimetières bombardés
- 240 000 personnes déplacées souffrant de malnutrition, d'absence d'électricité et de manque d'eau

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 05:38
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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 22:10

En Israël, des « refuzniks » refusent d’être complices

Rosa Moussaoui

Mercredi, 30 Juillet, 2014

MARDI ENCORE, À HAÏFA, DES PACIFISTES MANIFESTAIENT CONTRE LA CONSCRIPTION MILITAIRE EN EXIGEANT « FIN DE L’OCCUPATION », « ARRÊTEZ DE TUER DES ENFANTS », « RETOUR DES SOLDATS ».

Crédit:

RAMI SHLUSH

Appelés ou réservistes, les objecteurs de conscience dénoncent les crimes de guerre perpétrés à Gaza. Dans une société très militarisée, les nationalistes et l’extrême droite les traitent de « terroristes » à la solde des « Arabes ».

Ce soir, Udi dormira en prison. Ainsi en a décidé le commandant du centre de recrutement de l’armée qui a prononcé la sanction contre le jeune homme de dix-neuf ans, objecteur de conscience. Le jour de son incarcération, plusieurs dizaines de « refuzniks » sont venus soutenir Udi Segall devant le tribunal d’Haïfa, brandissant des pancartes contre la guerre, clamant leur refus de prendre part au massacre en cours dans la bande de Gaza. Tous sont très jeunes, à peine sortis de l’enfance. Dès la sortie du lycée, les jeunes Israéliens doivent passer par la case d’un long service militaire, trois ans au minimum pour les garçons, vingt-deux mois pour les filles. Udi n’a jamais pu se résoudre à cette idée. Moins, encore, depuis que sa rencontre avec des Palestiniens de Cisjordanie a bouleversé sa vision du conflit. « Les terroristes, ce sont ceux qui tuent des enfants à Gaza. J’espère que nous serons de plus en plus nombreux à refuser d’être complice de ces crimes », tranche-t-il. À ses côtés, Aya, dix-sept ans, raconte comment, tout au long de son enfance, elle a été conditionnée, par l’école, à cette idée de servir dans l’armée. Dès le jardin d’enfants, on vous inculque l’amour de l’armée israélienne, institution sacrée. On vous fait faire des colis et des dessins pour les soldats au front. On vous fait croire que la guerre aux Palestiniens, c’est l’amour de la patrie. Pour de jeunes Israéliens, de plus en plus nombreux, les images arrivant de Gaza viennent fracasser ce récit millimétré par la propagande. « Ce qui se passe à Gaza est horrible et inutile. Palestiniens et Israéliens veulent vivre en paix et en sécurité. Alors il faut se mettre autour d’une table et discuter. Cette guerre ne fait que préparer la suivante, dans un cercle infernal qui n’en finira jamais si nous ne disons pas non », assure la lycéenne. Bar est encore plus jeune, seize ans. Son air enfantin tranche avec sa maturité. Sa décision est prise depuis longtemps. « La guerre que nous menons aux Palestiniens est immorale, injuste et meurtrière. Elle nous mènera, à court terme, vers de dangereuses extrémités. Israéliens et Palestiniens devraient vivre ensemble, à égalité de droits, peu importe la forme que cela prendra, affirme-t-il. Si les Israéliens soutiennent dans leur majorité cette offensive militaire à Gaza, c’est parce qu’ils préfèrent fermer les yeux sur les crimes de l’armée. Ils refusent de voir les autres, les Arabes, comme des êtres humains, des égaux. » Sur le trottoir d’en face, des militants d’extrême droite ont pris position, sous l’œil impassible de policiers alignés en un cordon plutôt lâche.

Des pacifistes avaient été attaqués et blessés par des extrémistes

Couverts de drapeaux israéliens, ils vocifèrent des insultes à l’attention des jeunes réfractaires, désignés tantôt comme des « terroristes », tantôt comme des « homosexuels » à la solde des « Arabes ». « Ces gens n’aiment pas Israël. Ils dénoncent l’armée qui les protège. Qu’ils aillent à Gaza servir de bouclier humain au Hamas puisqu’ils préfèrent les musulmans ! » lance un contre-manifestant écumant de rage. Le 17 juillet dernier, à Haïfa, des manifestants pacifistes avaient été attaqués et blessés par une horde d’extrémistes à la tête de laquelle se trouvait Baruch Marzel, porte-voix des colons de Cisjordanie, fasciste notoire. Depuis, l’extrême droite appelle à des contre-manifestations à la moindre mobilisation de la gauche anti-guerre. Eyal Rozenberg en sait quelque chose. Il a reçu un coup de barre de fer sur le crâne, en marge de la manifestation pour la paix qui a rassemblé 7 000 personnes samedi dernier à Tel-Aviv. Un filet blanc lui recouvre encore le crâne, retenant le pansement. Ce trentenaire est l’un des signataires de l’appel des cinquante réservistes qui refusent de servir à Gaza, paru la semaine dernière dans le Washington Post. « Ils veulent transformer Gaza en terrain vague où plus rien ne subsiste. Parce qu’Israël s’est bâti sur un contrat colonial, son existence dépend de l’usage constant de la force. Et pour justifier la violence contre les Palestiniens aux yeux du monde, les Arabes autour de nous sont présentés comme des primitifs, des fondamentalistes prêts à commettre un second holocauste », constate-t-il. Comme les autres réservistes récalcitrants, Eyal Rozenberg décrit son service militaire comme un temps de basculement au cours duquel il a eu le sentiment de se situer « du mauvais côté ».

« À Gaza, Israël sème la mort et la destruction »

Sur les pavés d’Haïfa, du haut de ses quarante-deux ans, Yonatan Shapira fait figure de vétéran de la lutte pour la paix. Ancien pilote d’hélicoptère, il a été mis au ban de l’armée israélienne en 2003, pour avoir dénoncé la politique d’apartheid et d’occupation. « Ces garçons et ces filles qui rendent public leur refus de servir sont une lueur d’espoir, assure-t-il. À Gaza, Israël sème la mort et la destruction. Ce massacre d’innocents est un crime contre l’humanité. Ceux qui refusent d’y prendre part sont comme des nénuphars flottant sur les eaux sales d’un marais d’obéissance et d’ignorance. » Avant que les manifestants ne se dispersent, Udi Segall serre un à un ses camarades dans les bras. Il ignore la durée de sa détention, les périodes d’incarcération de deux semaines pouvant être reconduites durant plusieurs mois, selon le bon vouloir de l’institution militaire. En Israël, on embastille des gosses qui refusent de prendre part au massacre d’autres gosses.

Haïfa (Israël), envoyée spéciale.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 19:42

militants ouvriers iraniens →

Des milliers de manifestants contre la guerre à Tel Aviv

Publié le 26/07/2014 par xxx | 4 Commentaires

Des milliers de manifestants (3.000 selon Haaretz) se sont rassemblés ce samedi 26 juillet Place Rabin à Tel Aviv contre la guerre dans la Bande de Gaza.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 00:51


marwan barghouti
Depuis sa prison Marwan Barghouti lance un appel "à son peuple et au monde"

« Le chemin de la liberté et de la dignité est pavé de sacrifices »
marwan barghouti
Dimanche, 27 Juillet, 2014

De la prison d’Hadarim, où il est enfermé depuis 2002, celui que l'on désigne souvent comme le Mandela palestinien s'adresse à son peuple en ces termes "Le chemin de la liberté et de la dignité est pavé de sacrifices." Un message puissant porté par l'espoir : "notre rencontre prochaine viendra bientôt, tout comme ces barreaux de prison, comme le siège, l'oppression et l'occupation, seront vaincus."
Marwan Barghouti, Prison d’Hadarim, cellule 28

« Permettez-moi tout d'abord de saluer notre peuple, les martyrs tués au cours de la barbare agression israélienne contre la bande de Gaza, notamment les enfants, les femmes et les personnes âgées, de saluer le soulèvement populaire à Jérusalem, en Cisjordanie et à l’intérieur d’Israël ainsi que les mouvements de résistance. De ma cellule étroite, parmi les milliers de Palestiniens emprisonnés, je souligne ce qui suit:

Je condamne l'agression barbare contre notre peuple en soulignant que c'est une agression contre toute la Palestine et la totalité de notre nation, contre tous les Arabes, les musulmans, tous les gens épris de liberté à travers le monde,

J'appelle les dirigeants palestiniens, à commencer par le Comité exécutif de l'OLP, le Comité central du Fatah, le président Mahmoud Abbas, son gouvernement, la direction de la bande de Gaza, de prendre part, aux côtés de notre peuple, dans la bataille constante de résistance, de la levée du siège et de la reconstruction,

J'appelle notre peuple à lancer un mouvement populaire massif et à prendre part aux manifestations contre l'agression et l'occupation,

La nécessité de lever le blocus inhumain contre notre peuple dans la bande de Gaza, d'assurer l'ouverture de tous les passages, aussi bien qu’à veiller à l'ouverture du passage de Rafah immédiatement et de façon permanente,

J'appelle les services de sécurité palestiniens et les forces nationales à défendre leurs obligations en protégeant nos citoyens dans tout le pays,

Il est important de saisir à nouveau l'Organisation des Nations Unies pour obtenir la totalité de l’adhésion de l'Etat de Palestine, et d’accéder à toutes les conventions et institutions assurant la protection des droits de notre peuple, à commencer par la Cour pénale internationale,

Le chemin de la liberté et de la dignité est pavé de sacrifices. Les nations ne doivent pas baisser les bras, elles ne peuvent pas être vaincues et doivent refuser de coexister avec l'oppression et l'occupation. Notre peuple a des ressources inépuisables pour poursuivre la lutte. Nous avons l'obligation de transformer son sacrifice en victoires politiques les portant au plus près de la liberté et de l'indépendance. Notre peuple doit unifier ses efforts pour en finir avec l'occupation et incarner l'unité nationale qui constitue la loi de la victoire pour les peuples opprimés.

Enfin, je dis à notre peuple palestinien, partout où qu’il soit : notre rencontre prochaine viendra bientôt, tout comme ces barreaux de prison, comme le siège, l'oppression et l'occupation, seront vaincus ».

Appel transmis par notre confrère et ami José Fort.

Exclusif : Depuis sa prison Marwan Barghouti lance un appel "à son peuple et au monde"

« Permettez-moi tout d'abord de saluer notre peuple, les martyrs tués au cours de...

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BRUNO FORNACIARI

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