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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 14:37

Messieurs,

 

Dans la NR, vous avez instauré un débat sur la santé et dernièrement sur les 35 h.

Je me permet de vous adresser ma modeste contribution au débat d’un sujet qui intéresse tout un chacun.

Je vous remercie de publier cette contribution dans vos colonnes

 

Très cordialement

 

Bruno FORNACIARI

SAINT-VARENT

 

PS : En fin de compte, la contribution n'a pas été publiée par "la Nouvelle République" ni a Niort, ni à Thouars. Dommage pour ses lecteurs sans doute. Ce sera peut-être pour la prochaine fois.

 

 

« Mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade » Cet adage pourrait être complété par : « il est surtout plus facile d’être en bonne santé lorsqu’on est riche »

 

Car en effet, si  aujourd’hui 30% des français renoncent à se soigner ou retardent les soins faute de moyens, le taux de renoncement s’est élevé en 2008 à10% pour les soins dentaires, 4,1% pour l’optique, et 3,4% pour la consultation de médecins généralistes et spécialistes ».

 

Les mesures gouvernementales s’attaquent à la santé des Français.


Déremboursement de médicaments, refus de prise en charge à 100% des maladies chroniques, baisse du montant maximum des indemnités journalières. Mise en péril de l’accessibilité aux soins pour tous.

Pourtant des sources de financement existent du côté des niches fiscales, de l’impôt sur la fortune, sur les profit de CAC 40, en recouvrant les dettes des entreprises à la sécu, en pénalisant les patrons qui recourent au travail non déclaré etc..

Pour le gouvernement les dépenses publiques seraient trop importantes dans la santé et il faudrait les réduire .Pour cela il veut remettre en cause notre système socialisé, solidaire et universel, pour le livrer progressivement au secteur marchand, aggravant encore l’inégalité de l’accès aux soins. La part des dépenses remboursées se réduit, et laisse cette charge aux mutuelles, de laquelle résulte une augmentation de leurs tarifs qui oblige les plus modestes à renoncer aux soins pourtant nécessaires.

 

Dans un contexte économique de crise, de situation financière et sociale dégradée, la précarité sanitaire, qui n’est pas réservée à un petit groupe, tend à se généraliser.

 

Les professionnels quant à eux redoutent la politique de réduction des coûts, qui laissent de côté la résolution des 2 millions d’heures supplémentaires, celle des 35 h, des embauches nécessaires, de l’augmentation du « numerus clausus » et celle des salaires, de l’amélioration des conditions de travail et de la formation, qui fait la chasse aux arrêts maladies injustifiés généralisés qui fait des malades des tricheurs potentiels.

 

Dans notre pays moderne et développé, dès lors que nous décidions d’y consacrer les moyens,  il est possible d’obtenir un bien-être physique, mental et social satisfaisant de notre population.

Mais pour cela il faut mettre fin aux fermetures et au démantèlement des hôpitaux de maternités, de centre de soins et au contraire les doter des budgets publics nécessaires. Abroger la loi Bachelot et celle de 2003 instituant la tarification à l’activité et développer un service public de santé de proximité et la qualité des soins. La mise en réseau des hôpitaux entre eux, le maintien de la médecine ambulatoire et le travail en partenariat avec la médecine libérale contribueraient grandement à l’amélioration indispensable de l’offre de soins dans notre département dignes du 21e siècle..

 

http://bruno-fornaciari.over-blog.com

 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 07:46

 

5 MESURES ANTI-AUSTERITE

DEFENDUES PAR LE FRONT DE GAUCHE


FACE AUX BANQUES ET AUX MARCHES FINANCIERS AGIR TOUT DE SUITE avec une loi de création

d’un pôle public financier qui changera critères et politique du crédit. Réorientation des missions et

du rôle de la BCE, pour lui permettre de prêter directement aux Etats.

Limitation du pouvoir des agences de notation.

 

REINDUSTRIALISER LA France

 

Le Front de gauche engagera une politique d’aménagement industriel et du territoire, fondée sur les

exigences d’emplois, de formation et de qualification, de recherche et d’environnement, moteur

d’une nouvelle croissance.

 

LA RELANCE PAR LES SALAIRES Hausse du SMIC à 1700 € brut ce qui contribuera à augmenter le pouvoir d’achat et faire tourner la machine économique. SALAIRE MAXIMUM à 20 fois le plus bas salaire dans les entreprises. Pensions de retraites et minima sociaux alignés sur le SMIC

 

CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRECARITE

APPLICATION EFFECTIVE DES 35 H avec embauches correspondantes et limitation des Heures

supplémentaires. Pour faire reculer la précarité le Front de Gauche installera une « sécurité

emploi/formation ». Le recours au CDD limité à 5% dans les grandes entreprises et à 10% dans les

PME. L‘autorisation administrative de licenciement sera rétablie, avec interdiction des licenciements

boursiers. 800 000 précaires de la fonction publique seront titularisés.

 

RETRAITE A 60 ANS

 

Le Front de Gauche rétablira la retraite à taux plein à 60 ans avec 37,5 ans de cotisation, avec départ

anticipé selon la pénibilité

 

CREATION DU COLLECTIF CITOYEN DU FRONT DE GAUCHE D’AIRVAULT


MERCREDI 30 NOVEMBRE


salle Jean EMMENEAU à AIRVAULT 20 H 30

ENTREE LIBRE

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 19:16

 

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PETITION CONTRE LES PLANS D’AUSTERITE ET L’ALLONGEMENT DES DELAIS DE CARENCE EN CAS DE MALADIE


Ce 7.novembre.2011, le Premier Ministre, nous annonce une série de mesures que le gouvernement va prendre pour réduire la dette du pays, soit 6.5 milliard d'euros afin d'éviter la « faillite ».

Pour cela une hausse de la TVA à taux réduit de 5.5% à 7% sur les services dont la restauration, le bâtiment (services aux particuliers), gel de la revalorisation des prestations sociales, gel de l’indice fiscal avec augmentation mécanique de l'impôt sur le revenu pour les familles modestes et les classes moyennes, réduction des dépenses de santé et des services publics, avancement de l'âge de la retraite à 62 ans de 2018 à 2017 etc…

 

Les classes populaires et moyennes sont les plus touchées par ce plan de rigueur et ne peuvent continuer à prétendre à une vie décente alors que les classes sociales supérieures sont, pour l’essentiel, épargnées.

 

AVEC LE FRONT DE GAUCHE

REFUSONS L’ALLONGEMENT DU DELAI DE CARENCE EN CAS DE MALADIE
CE N’EST PAS LA SOLUTION, CE N’EST PAS JUSTE


IL FAUT : Reprendre le pouvoir aux banques avec la création d’un pôle financier public - Taxer les transactions financières, - s’émanciper des agences de notation - Augmenter les salaires et les pensions, - Supprimer les exonérations de cotisation des entreprises (30 milliards) refonder une fiscalité juste et efficace économiquement et socialement


NOM                                      PRENOM                        VILLE                    adresse mail                                     TELEPHONE

 

 

Ce samedi 19 novembre au marché d'AIRVAULT les communistes distribuaient tacts du Front de gauche, diffusaient son programme "L'Humain d'abord" (7) et l'invitation à constituer au cours d'une assemblée citoyenne le 30 novembre prochain à AIRVAULT, le collectif FRONT DE GAUCHE.


Deux personnes dont une femmes ont décidé, pour agir utilement, d'adhérer au PCF et renforceront ainsi l'organisation communiste Airvaudaise qui les accueille avec grand plaisir, et beaucoup d'ambition.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 23:47

Ce samedi au marché d'Airvault, les communistes distribuaient tracts du Front de gauche et Programme Populaire :" l'Humain d'abord".  Bon contacts, discussions intéressantes, et engagements de certains à participer aux prochaines initiatives, notamment pour la constitution  d'une assemblée citoyenne pour  enrichir le programme et débatte  des mesures que la gauche devra entreprendre en 2012.  Cela ne fait que commencer. A suivre...

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 07:37

 

le 4 octobre 2011

 

Lettre aux camarades du Thouarsais et des Deux-Sèvres

 

 

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Article du Courrier de l'Ouest Dimanche 2 octobre 2011


Dans la rubrique On en parle, le journal titre : PCF: Jeanine Zeekaff revient aux affaires.


"La section du Thouarsais du Parti communiste vient de se réorganise. Jeanine Zeekaff reprend le flambeau. L'ancienne conseillère régionale avait pris un peu de recul depuis quelques années, mais ne s'était pas complétement mise en retrait. Son prédécesseur au poste de sécrétaire, Bruno Fornaciari, n'était plus en odeur de sainteté et a donné sa démission avant l'été. Le PCF local souhaite désormais tourner la page.

La section du thouarsais intègre les adhérents de Thouars et d'Airvault.

L'objectif sera de remettre le PCF local en ordre de bataille dans la perspective des prochaines échéances électorales, au sein du front de Gauche. Première indication en prévision des législatives, à l'issue de négociations menées au niveau départemental :"le candidat de la circonscription Bressuire-Thouars sera issu du PCF. Et s'agira d'un homme". Son identité doit encore faire l'objet de discussions avec les autres partenaires politiques."

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Je viens de prendre connaissance de  cette « info » ? par la presse qui appelle de ma part plusieurs observations.

 

Tout d’abord, les communistes du Thouarsais ne semblent pas,  avoir été informés, ni  consultés, ni réunis.

 

En tout cas, en ce qui me concerne, je ne suis ni informé, ni invité par qui que ce soit à une quelconque réunion. Sans doute considère-t-on quelque part que nous sommes trop de communistes à Thouars et qu’il convient d’en faire le tri ?  D’ailleurs la camarade qui avait pris l’heureuse initiative de réunir les communistes il y a 1 mois ou 2, a omis soigneusement de m’inviter, ainsi que d’autres camarades d’ailleurs. Et il est regrettable qu’à l’étonnement de certains qui l’interrogeaient sur les raisons de mon absence étonnante à cette réunion, il leur soit répondu par un mensonge selon lequel j’aurais rendu ma carte du Parti. Cela est faux bien sûr.

 

Et je n’ai pas eu connaissance depuis, ni été personnellement  invité non plus à une éventuelle réunion qui se serait tenu avec l’ordre du jour de la réorganisation du Parti dans le Nord Deux Sèvres, en liaison avec nos responsabilités pour les prochaines échéances électorales. Il paraîtrait encore, selon l’article du « Courrier de l’Ouest » , que je « ne serais plus  en odeur de sainteté » (Ah bon ?)   Et c’est la raison pour laquelle Jeannine Zeekaff, tel Zorro, reprendrait le flambeau d’une section laissée en jachère, puisqu’il s’agirait de « tourner la page » et remettre le PCF local en ordre de bataille (sic) pour les échéances électorales. On pourrait s’étonner du constat et des objectifs proclamés venant de quelqu’un qui a fait preuve d’une absence remarquée, depuis longtemps déjà, à la participation de  toutes les activités de la section (et ce, malgré qu’elle soit élue membre du bureau de la section),  et notamment lors de la bataille pour les retraites et de la campagne des  élections cantonales.

 

Il serait souhaitable que  la fédération du Parti soit informée de ces méthodes autoritaires et d’exclusion et qu’elle ne les valide pas. Quant  à la« réorganisation de la section » qui confirme l’organisation actuelle de la section de Thouars/Airvault ( contre laquelle s’est prononcé J Zeekaff en son temps),  on voit maintenant qu’elle en prit le prétexte pour « scissionner » la section afin de demeurer « la chef ». Ces méthodes doivent être bannies de la pratique communiste qui s’appuie sur la discussion, la conviction, la démocratie et la responsabilité personnelle et collective.

 

Car si nous voulons ouvrir grandes les portes du parti Communiste à ceux qui nous regardent avec sympathie ou curiosité, qui réfléchissent à un engagement politique utile et efficace pour le changement, nous ne pouvons leur présenter le visage hideux d’un autoritarisme imbécile. Le Parti communiste appartient aux communistes, qui ont d’abord des droits. Il faut les respecter, tout comme  les statuts du Parti. Nous voulons une société et un Parti démocratiques. A ce sujet, je me permets de citer un passage du livre de Pierre Laurent « Le nouveau PARI communiste »  page 70:

 

…« Cet enjeu démocratique ne se limite pas aux questions de la liberté publique. Elle concerne la construction partagée de tous les choix de société, la démocratie sociale, économique, les liens qui unissent l’activité humaine au devenir de la planète, le partage des sciences et des technologies.

L’incapacité à affronter comme des moteurs de progrès les contradictions du développement de la société, la myopie devant les enjeux de civilisation aussi essentiels que le féminisme, l’écologie, la révolution informationnelle ont fortement contribué à l’échec de ces systèmes.

Or comment affronter avec succès tous ces défis sans chercher en permanence à développer l’intervention autonome, librement consentie, volontairement solidaire du maximum de celle et de ceux qui composent la société ? Révolutionner une société, ce n’est pas réciter un bréviaire, fût-il révolutionnaire, et demander au peuple de suivre le chemin tout tracé, c’est de mettre en permanence en mouvement une société multiple et diverse, autour d’objectifs de transformation sans cesse débattus, majoritairement partagés. C’est donc admettre que les chemins empreintés ne soient pas une ligne droite, sans fracture ni revers »…

 

Et pour que notre Parti soit à la hauteur de ces s exigences Pierre Laurent poursuit (page 107) :… « Le chantier des transformations à l’œuvre est multiple. Trois me paraissent essentiels : l’approfondissement de la démocratie militante, la réinvention de notre projet pour penser vraiment notre communisme du XXIe siècle, la transformation de nos pratiques politiques pour les tourner en toutes circonstances vers la mise en mouvement de l’intervention populaire. »…

 

 

Chacun connaît mes désaccords avec certaines analyses, orientations et pratiques de la fédération. Mais chacun aussi sait  reconnaître que depuis que j’anime la section, l’activité et les nombreuses  initiatives réussies, la présence et  la notoriété du Parti, son renforcement et sa mobilisation, la diffusion de ses idées, les résultats électoraux, la démocratie ont progressé à Thouars, malgré certains et grâce aux camarades du Parti qui se sont impliqués dans son activité militante.

 

Nous apprenons aussi, que, sans que les communistes thouarsais soient consultés, à ma connaissance, la candidature communiste serait déjà connue et qu’apparemment les choses seraient décidées. Bien sûr, nous savions que le candidat de la circonscription serait issu du PCF, car cela était acté dans les accords nationaux et n’est pas contesté. Mais selon les propos de l’interviewée, « il s’agira d’un homme » et  son identité  « doit encore  faire l’objet de discussions avec les autres partenaires ». Mais qui donc a décidé de la candidature ? Sur quels critères et à partir de quels objectifs électoraux et politiques dans le Nord Deux-Sèvres, qui a fait la proposition ? a-t-elle été débattue , a-t-on fait appel aux candidatures dans les sections concernées  etc. et enfin, de qui s’agit-il ? Mystère !

 

Il est préjudiciable que  les communistes thouarsais soient tenus dans l’ignorance (une fois de plus) de la discussion sur le choix des candidatures possibles ou souhaitables, (ils pourraient en effet être amenés à faire eux-mêmes des propositions qu’il conviendrait évidemment d’examiner, où même qu’il en surgisse à titre personnel). Car de leur participation et de leur accord sur les décisions dépend en grande partie leur mobilisation. Il serait malsain et destructeur de reproduire la situation des régionales . Et, c’est la cerise sur le gâteau  l’article nous indique de surcroît que ce ne sont pas les communistes  qui décideront finalement de leur candidat(e), mais les autres partenaires. Ainsi le ou la candidate communiste devra recevoir l’accord des autres formations du Front de Gauche au cours de discussions.

 

Jusqu’alors, nous nous interdisions nous-mêmes de choisir les candidats des autres formations que nous soutenions, à juste titre, (il s’agit de leur propre responsabilité de désigner leur candidat). Mais désormais, nous abandonnons (erions) notre autonomie et notre responsabilité de décision qui seraient déléguées. Il faut dire que pour les cantonales la direction fédérale avait déjà balisé le terrain en minant les candidatures de Bruno FORNACIARI à St Varent, et de Ernest Levindre en participant à la confusion sur les candidatures communistes représentant le Front de gauche, contre lesquels Christine Antoine du PG et JP GAY de la FASE s’étaient prononcés et pour ce dernier et la FASE, avec une virulence  militante.

 

Je rappelle enfin que  c’est pour partie, en raison d’une opération chirurgicale (reportée en raison des élections) qui  m’a immobilisé plusieurs mois, (du 30 mars au 15 juin) que je avais démissionné de mes responsabilités de secrétaire de la section de Thouars après les cantonales le 23 mars au soir , et proposé immédiatement que les camarades se réunissent rapidement pour procéder au renouvellement démocratique (élection) du bureau et du (la) secrétaire. Malheureusement il n’en fut rien. Et le Parti à Thouars est aphone et inactif depuis 6 mois déjà.

 

Pour l’heure, je réclame une réunion de tous les communistes de la circonscription, et seulement eux, avant toute démarche où engagement de campagne avec leurs partenaires, pour faire le point et examiner les différentes options qui se présentent. C’est la moindre des choses que les communistes puissent disposer de toutes les informations, qu’ils fassent connaître leurs analyses, et leurs propositions.

 

Dans ces circonstances, la direction fédérale doit prendre ses responsabilités pour que les communistes thouarsais aient à décider eux aussi de l’activité de leur Parti et  des objectifs qu’ils se fixent dans le Thouarsais , ainsi que de leur implication personnelle pour les réaliser. La direction fédérale doit prendre l’initiative pour recréer les conditions de la poursuite du militantisme à la section de Thouars/Airvault.

 

Fraternellement

 

Bruno FORNACIARI

 

 

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OFFRE DE RECONCILIATION...MILITANTE

 

Objet : INVITATION A UNE REUNION DES COMMUNISTES THOUARSAIS

 

 

Chère et cher camarade,

 

La dispersion actuelle des communistes du Thouarsais est, de l’avis de tous, préjudiciable à l’efficacité de notre activité militante et à l’accomplissement des tâches qui nous attendent, notamment dans le cadre des prochaines échéances électorales Présidentielles et Législatives.

C’est la raison pour laquelle, avec l’objectif de dépasser les contradictions et les différends entre nous, nous prenons l’initiative d’une réunion de tous les communistes du Thouarsais le  mercredi 19 octobre à 20 h 30 salle Denfert Rochereau.

 

L’ ordre du  jour comporterait l’examen des questions auxquelles nous sommes confrontés.

 

1)      Aborder la structuration du Parti en liaison avec les échéances électorales et la définition des responsabilités et du rôle de l’organisme de direction, renforcer la démocratie interne.

2)      Faire émerger des propositions de camarades susceptibles d’assumer ces responsabilités et de rassembler les communistes.

3)      Préparer l’organisation de l’élection démocratique de la ou du secrétaire, ainsi que du renouvellement du bureau de section du Thouarsais.

4)      Elaboration d’un plan de travail pour les Présidentielle/législatives.

5)      Susciter et débattre des différentes candidatures du PCF/Front de Gauche sur la circonscriptions en relation avec nos objectifs politiques et électoraux.

 

Nous regrettons tous que nous ne soyons pas parvenus dernièrement à estomper nos différends et à vivre avec nos désaccords. Car la démocratie mode d’existence du PCF, et la responsabilité personnelle et collective des communistes,  suppose, pour nos analyses politiques comme pour le choix de nos responsables, le débat, duquel peut résulter des désaccords qui persistent. D’ailleurs dans ce cas, c’est souvent l’expérience qui tranche.

 

Pour faire vivre la démocratie et les débats contradictoires qu’elle implique, nous sommes persuadés que, comme nous, tu souhaites conjuguer au passé nos disputes et repartir d’un bon pied.

 

C’est le souhait que nous formulons avec cette invitation et nous espérons  que ton attachement à faire vivre notre section et ton intérêt pour participer à son activité et au combat conscient et unitaire qu’elle déploie, nous permettra d’avoir  le plaisir et l’avantage de te compter parmi les participants ce soir- là, le mercredi 19 octobre.

 

Bien fraternellement

 

Ernest LEVINDRE     de THOUARS

Bruno FORNACIARI de SAINT-VARENT

Joël GRELLIER           de AIRVAULT

 

 

 

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 06:42

Deux Sevres  |  Thouars
histoire

OS 680 : '' Ils étaient confiants, naïfs et fragiles ''

24/08/2011 05:38


L'ancien professeur d'histoire Maurice Rouzier prépare un livre sur la Résistance communiste en Deux-Sèvres. Il évoque les Thouarsais d'OS 680.


Maxime Bacquet était le chef de ce groupe. Il a été fusillé. - (dr)

Maurice Rouzier, né en 1937, a enseigné à Niort. Cet adhérent au Parti communiste s'est particulièrement penché sur OS 680 (organisation spéciale) qui a agi à Thouars entre 1941 et 1942. « Ils n'étaient pas tous membres du PCF. Mais il y avait une proximité claire entre les Jeunesses communistes et OS 680. Leurs tracts étaient liés au PC. » Maurice Rouzier espère pouvoir publier un ouvrage sur ce réseau avant la fin de l'année.
Comment est né OS 680 ?

« OS 680 trouve son origine dans un premier noyau de résistants qui a vu le jour à Châtellerault le 18 octobre 1940. À partir de Châtellerault, il va s'étendre à la Vienne, au sud de l'Indre-et-Loire, au Maine-et-Loire et au nord Deux-Sèvres. 0S 680 naît en Thouarsais en février 1941. »
 
'' Ils auraient sans doute tous dû partir ''

Ce groupe oeuvre au sein de l'usine Rusz, qui construit des trains d'atterrissage pour avions et a été réquisitionnée par les Allemands...

« Fin 1939, l'usine Rusz a quitté la région parisienne pour s'installer à Thouars, dans l'orangerie du château. Au sein d'OS 680, il y a donc des ouvriers de la Rusz venant de Paris, comme Jean Brunet, et d'autres comme Maxime Bacquet, le chef du groupe, qui a été directement embauché à Thouars. Il semblerait que les bals clandestins aient été propices au recrutement de ces résistants. D'ailleurs, Maxime Bacquet les fréquentait. On disait de lui qu'il était un remarquable danseur. C'est certainement dans ce cadre que la rencontre se fait avec Jean Richet ou René Drapeau. Ils ont à peine 20 ans. À ce moment-là, ces jeunes ne sont pas dans l'usine Rusz. Ils viendront ensuite. »
Quelles sont les actions menées par OS 680 ?

« En 1941, il s'agit surtout de distributions de tracts épisodiques. Sur un plan militaire, la consigne est de récupérer des armes : revolvers, fusils... En parallèle, les membres d'OS 680 sabotent un peu la production allemande. D'ailleurs, les contrôles allemands augmentent, signe qu'ils se doutaient de quelque chose. Robert Sibileau m'a également raconté un sabotage des bielles de locomotive en introduisant du sable dans la graisse. Classique. La police n'a jamais su si c'était OS 680 ou Résistance-fer. »
 
'' Moments boulimiques ''

En 1942, changement de rythme. Vous parlez de « moments boulimiques »...

« Exactement. En mars-avril 1942, c'est une avalanche de tracts. Ainsi, le 19 avril, Edouard Chénier jette des tracts à l'entracte au cinéma. Dans l'usine, on m'a expliqué qu'il y avait des tracts partout. Puis, Maxime Bacquet apprend que des obus ont été abandonnés sur la route de Thouars à Saint-Généroux dans un taillis. Il donne consigne à René Drapeau, Édouard Chénier et Jean Brunet d'aller dessertir les obus en état de fonctionnement. Le risque de sauter avec était considérable ! Mais ils récupèrent ainsi trente kilos de poudre. OS 680 en gardera une petite quantité (lire ci-dessous). »
C'est un attentat manqué qui précipitera leur perte.

« Le 19 avril, c'est l'attentat manqué contre le transformateur de la gare de Thouars. La police a identifié que la bombe avait été fabriquée dans l'usine Rusz. Certaines de ses pièces ne pouvaient en effet provenir que de là. Ce qui entraîne l'arrestation du 5 juin 42. Tous sont arrêtés sauf Maxime Bacquet. Quand il a su qu'il était convoqué par la gendarmerie suite à l'attentat, il est parti. Ils auraient sans doute tous dû partir. Mais ils étaient confiants, naïfs et fragiles. Certains d'entre eux avaient parlé. »
 
Documents Coll Maurice Rouzier.

en savoir plus

La trajectoire de la poudre

La poudre récupérée par OS 680 sur des obus est ensuite livrée à Niort par Julienne Wadou, agent de liaison d'Emmanuel Durosier qui sera le seul à réussir à s'évader de la prison de la Pierre-Levée à Poitiers. Pour Maurice Rouzier, il est « probable que Durosier amena cette poudre dans le groupe Rol-Tanguy lorsqu'il passa des Deux-Sèvres à la Vienne ».

la phrase

'' J'ai pu toucher à l'humanité des hommes et des femmes d'OS 680. ''

Pour trouver la matière de son livre, Maurice Rouzier a notamment rencontré les familles de plusieurs des membres d'OS 680. « Je dois beaucoup aux familles (*) qui acceptent de me recevoir, de me confier des documents et des photos précieuses. Cela donne une dimension humaine à cette lutte qui me marque toujours beaucoup. »
Maurice Rouzier lance d'ailleurs un appel aux familles des résistants (Richet, Marolleau, Drapeau, Chénier, Turquois) qu'il n'a pas encore pu rencontrer. On peut le contacter par mail : maurice.rouzier@wanadoo.fr
 
(*) Le travail de Maurice Rouzier doit également beaucoup à Jean-Yves Pineau et Jacky Berge, de Parthenay, qui lui ont confié des pièces « essentielles ».

repères

Les condamnations

Condamnés à mort et fusillés le 3 décembre 1942 à 16 h, au camp de Biard à Poitiers : Joseph Berthou, Yves Berthou, Jean Brunet, Edouard Chenier, René Drapeau, Marcel Marolleau, Antonin Revairault, Jean Richet.
Condamné à mort et fusillé le 13 décembre 1943 à Angers : Maxime Bacquet.
Condamnées à mort, puis finalement déportées en Allemagne : Germaine Brunet, Simone Thibault, Julienne Wadou.
Cinq ans de réclusion, déporté : Robert Sibileau.
Un an de prison, déportées : Mathilde Chaignon, Claire Liné.
Six mois de prison : André Forestier.
Acquittés faute de preuve, mais déportés en Allemagne : Marie Berthou, Roger Gaucher, Paul Lagrue, Jean Noé, Simone Violeau.

Acquittés et libérés le 23 décembre 1942 : Martial Coutant, Lucien Jourdain, Jean Pouant.

 

Propos recueillis
par Pierre Calmeilles
Aller plus loin Elle s'évade du commissariat
Aller plus loin Condamnée à mort à 25 ans
Maxime Bacquet était le chef de ce groupe. Il a été fusillé.
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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 19:33

Après bien des hésitations, des réflexions, des contradictions, des incertitudes, des revirements, je me dois de prendre position, de choisir, en dernière analyse,  un candidat et de voter.

 

Je dois dire que j'ai été "agacé" comme d'autres, par la présentation de la "préférence" de la direction du Parti sur le choix du candidat et par l'insistance et la dramatisation de Pierre Laurent, de Marie-Georges Buffet, de Roland Muzeau  pour la confirmer, Je reconnais cependant,  à la direction de mon Parti la possibilité, et le devoir, de me faire part de son analyse. D'ailleurs, la conférence Nationale a choisi Mélenchon à 63,6 % et  invite les communistes à faire de même les 16, 17 et 18 juin dans les fédérations.

 

J'ai reçu ce choix  comme celui d'un message de positivité/négative. En effet Jean-Luc Mélenchon, compte tenu de l'accord global (Présidentielle, législatives, programme partagé, campagne collective) serait le candidat présenté par toute les composantes du Front de Gauche, car le PG et la GU viennent de le choisir. Issu du Parti de gauche, il doit dynamiser et peut incarner le Front de Gauche et le conduire au succès. Soit. Mais d'un autre côté, choisir André Chassaigne poserait problème, parce qu'il faudrait alors tout revoir, serait dangereux car il risquerait de faire éclater le Front de Gauche. André Chassaigne ne pourrait donc pas , lui, responsable communiste incarner l'ouverture et la pluralité du Front de Gauche à  la présidentielle sans rompre les équilibres acquis au cours des discussions/négociations avec nos partenaires.

 

En ce sens, cet "oukase" me gêne évidemment.

 

Comme si le, PCF devait être relégué à chaque fois dès lors qu'il s'agirait pour lui de représenter tout à la fois nous-mêmes et "les autres". Mais en est-il vraiment comme cela ?

 

Je considère que André Chassaigne est un très bon candidat avec ce qu'il apporte de nouveau à une campagne créative et  collective du Front de Gauche. Il a la confiance des militants communistes qui seront bien utiles pour porter le programme et la (les)  candidature commune. Ses dernières déclarations me confortent dans l'objectif qu'il poursuit et la confiance qu'il m'inspire est intacte. Quel que soit le candidat retenu par le vote des militants PCF, il sera tout entier mobilisé et actif.

 

J'aurais aimé, je dois le dire franchement, entendre de tels propos dans la bouche de Mélenchon ou d'autres dirigeants du Parti de gauche. Au lieu de cela, des piques,(voir le blog du PG et celui de Mélanchon) des exigences inflationnistes en matière de nombre de circonscriptions revendiquées se font jour, avec quelques provocations à la clé. D'autres digressions concernant le programme , ou le rassemblement  sur le nom du candidat.

 

J'ai lu aussi que si Mélenchon n'était pas retenu comme candidat commun, le Front de gauche aurait vécu. J'aurais aimé aussi que Mélenchon réaffirme clairement "que notre campagne s'adresse et concerne l'ensemble des électeurs de gauche qui aspirent aujourd'hui à une politique véritablement de gauche" au lieu de cela il appelle à s'aliéner les militants de la FASE qui sont appelés par lui à choisir eux aussi  leur candidat préféré et à rejoindre le Front de gauche. Lorsque l'on sait que ces derniers émanent, pour l'essentiel d'anciens militants communistes séduits par les "collectifs anti-libéraux et la conception des 2 gauches et de l'invalidité du PCF, il y a de quoi s'interroger.  "Nous voulons battre Sarkozy, créer les conditions d'une victoire durable de la gauche avec un gouvernement qui remette en cause les logiques financières dominantes(...)donner à voir une autre façon de faire de la politique par des campagnes collectives menant de front les échéances présidentielles et législatives." affirme le texte acté le 31 mars avec nos partenaires.

 

Il est rassurant de surcroit de constater que ce texte de la déclaration commune au PCF, PG et GU réaffirme que "nous nous adressons à tous les électeurs de gauche, mais aussi à toutes celles et ceux qui s'abstiennent, celles et ceux qui ne croient plus en l'action politique pour reconstruire un nouvel espoir. Ce que nous construisons, c'est un rassemblement unitaire, c'est une démarche partagée. Ce que nous voulons faire grandir, ce dont nous voulons créer les conditions, c'est un Front large d'idées et d'actions porté par une dynamique sociale et populaire, et porté jusque dans les urnes, au point de peser réellement sur les choix d'une future majorité de gauche."


Que valent alors les oppositions à ce que ce soit Mélenchon qui "représente le Front de Gauche" ? Surtout que, comme le remarquent plusieurs camarades : "on ne peut faire le rassemblement tout seul, car, la maison commune ne peut se construire, disent-ils, en prônant, dans les faits un rassemblement autour du PCF, sans mettre en péril de Front de gauche lui-même, et qu'ainsi "le rôle du PCF, loin de s'effacer s'en trouve revalorisé".

 

Mais d'un autre côté le caractère personnel et autonome que JL  Mélenchon imprime déjà à sa campagne de candidat à la candidature à de quoi interroger pour la suite. La recherche de soutien à sa candidature (liste de soutien sur son blog) peut laisser penser que le caractère populiste qu'il dénie pourtant, s'impose néanmoins, sans qu'il ne soit possible que de le corriger à la marge...pour l'instant. Si une liste de soutien à Chassiagne circulait, il est fort à parier que celle-ci obtiendrait bien plus de signature que celle de Mélenchon.

 

Avec la réforme constitutionnelle qui fait précéder les présidentielles sur les législatives, cette élection devient majeure pour les candidats et les Partis, et détermine toutes les autres. A tel point que tous les partis présentent des candidats et organisent campagnes de promotion  de leur candidat supposé ou (et) des primaires. Ce qui  confirme le caractère personnel de cette élection. Faut-il l'admettre et s'engouffrer dans cette pratique  de l'homme providentiel ? Ou serait-il souhaitable de donner à voir et à entendre une autre pratique de la politique, "sortir du formatage stérile de la vie politique : la personnalisation extrême, par une médiatisation artificielle est illusoire. Elle sera balayée par le vote utile." indique André Chassaigne qui ajoute: "Bien au contraire la dynamique du Front de gauche doit s'appuyer sur l'implication du plus grand nombre... en initiant une démarche complètement nouvelle et en la rendant visible."


Les déclarations intempestives de Jean-Luc Mélenchon, pour qui l'objectif  affiché est de devancer le PS afin d'être le candidat de gauche au deuxième tour, et de vérifier ainsi la,politique unitaire du PS, ou bien celle qui consiste à dire que lui, ne participera  en aucun cas à un gouvernement avec les socialistes, à moins qu'il le dirige, ( qui peut dire aujourd'hui quel sera le rapport des forces à gauche en juin 2011 ?) contrastent avec les dimensions collectives, de luttes et de convictions, de rassemblements multiples pour "arracher dès aujourd'hui l'engagement de toute la gauche sur des mesures fortes qui changeront réellement la vie des gens... que nos idées s'emparent des masses" que met en exergue André Chassiagne.

 

L'élargissement du Front de Gauche s'avère indispensable, tout comme l'est le programme partagé et la meilleure mobilisation partisane et populaire possible. Je crains que, si les adhérents du PCF Choisissent André, nos partenaires y voient la volonté de tout corseter et tout dominer. Si c'est Jean-luc qui est choisi, je crains aussi que ce le soit "de raison", sans enthousiasme, avec réticence, ce  qui pèsera sur les mobilisations.

 

Nous ne lisons pas dans le marc de café, mais nous écrivons l'avenir. Dans tout choix difficile, il y a une part de risque.

 

Pour certain d'entre nous le plus grand serait celui de la disparition du Parti si nous 'avons pas de candidat à a présidentielle. Manque de visibilité du Parti en tant que tel, et voie ouverte à la constitution d'un ensemble à la Die Linke souhaité par J. L. Mélenchon, dans lequel le PCF ne serait qu'un élément. Il faut entendre cela, car c'est une des préoccupations des communistes que de renforcer et  développer notre Parti communiste comme l'a d'ailleurs confirmer le 34e congrès.

 

Serions nous menacé de constriction par le PG et la GU ? Le nombre de militants du PCF, son histoire et l'expérience acquise, ses organisations, ses élus, et les électeurs eux-mêmes  rendraient vaines les tentatives d'étouffement ou de marginalisation. Et puis, est-ce l'objectif ou la volonté de nos partenaires de nous affaiblir, de nous piéger, de nous faire jouer le rôle de supplétif ? Je ne le crois pas non plus. Et quand bien même, ces volontés supposées seraient vouées à l'échec, et chacun le sait.

 

En choisissant Mélenchon, nous adressons au peuple de gauche, aux électeurs, un double message, contradictoire cependant. . Nous proposons, dans le cadre du Front de gauche et de l'accord global qui préserve et respecte la visibilité du PCF (alors que nous sommes les plus nombreux et les plus puissants de la coalition, ce qui pourrait interroger eu égard à la pratique politique de tous les autres partis sans exception), un candidat d'une autre formation politique plus modeste, pour "ouvrir" et faire vivre le rassemblemnt dans le Front de gauche.

 

Mais nous adressons aussi le message que, dans l'état actuel des choses, un candidat communiste ne peut remplir cette fonction et donc ne peut prétendre à rassembler. Nous avons donc à travailler cette question.  Mais si nous choisissons Le camarade André Chassaigne nous envoyons aussi un double message en sens inverse. En outre, compte tenu de l'accord global en phase finale, il nous faudrait alors le reconsidérer et renégocier les circonscriptions législatives, selon nos partenaires, une espèce d'oukase nous est adressé.

 

Alors, que faire ? Je me dis que l'histoire ne se répète jamais de la même façon, que des leçons sont toujours à en tirer, que notre peuple, le monde même appelle à la novation, que le système capitaliste est contesté sur la planète, que les soubresauts de sa crise globale font émerger des contestations invisibles jusque là, que notre Parti en s'impliquant activement et massivement dans le "Front de Gauche" peut construire une étape nouvelle pour le changement en France et en Europe. Il peut à cette occasion se renforcer car il aura montrer son utilité, il est à même de  déjouer toute tentative éventuelle de marginalisation,  que la lutte ne finit pas en juin 2012. D'autres échéances, y compris électorales nous attendent, et encore en 2017 et que rien est dit que l'histoire se répète à l'dentique.

 

Tout bouge partout dans le monde,ne soyons pas frileux, osons, consciemment. Qui peut penser que Pierre Laurent, Marie-Georges BUFFET, Roland Muzeau, communistes depuis des lustres et tous ces militants qui chaque jour réfléchissent, agissent, aient décidé, hypnotisé par Mélenchon, la disparition du Parti Communiste Français ? Qui peut croire à une telle fable ?

 

Que des questions se posent et qu'elles ne soientt pas encore résolues, peut-être, mais force est de constater que dans le cadre des discussions que nous avons avec nos partenaires, le mouvement va vers nous et non l'inverse.

 

Alors confiance dans la justesse de nos positions, confiance dans notre force de conviction, confiance dans notre peuple qui peine à entrevoir des propositions nouvelles susceptibles de changer leur vie.

 

 Que chacun réfléchisse. Le vote de ce week-end n'est pas un choix de coeur ou de raison, il est un acte politique.

 

Soyons courageux et lucides. Il y a de toute façon un après 2012.

 

Finalement, j'appelle les communistes à voter pour Mélenchon comme candidat commun du "Front de Gauche".

 

En tout état de cause, je me rangerai à la décision majoritaire. Car comment pourrai-je prétendre avoir raison et respecter la démocratie interne de notre Parti si je m'en abstiens dès lors que la décision prise ne m'agrée pas? 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 13:36

En décembre 2008, le Parti communsite à son  34e congrès, a décidé d'une stratégie de rassemblement de la gauche non sociale-libérale, anti-capitaliste, de progrès et révolutionnaire, afin de trouver une issue rapide, dans les luttes et dans les urnes, à la crise de la société capitaliste française et européenne et à son issue institutionnelle dan sles élections, rassemblant toute la gauche pour ouvrir issue et perspectives.

bruno saumur

Ainsi, alors que le Parti de Gauche n'existait encore pas, ni non plus la Gauche Unitaire, les communistes tentait une initiative politique pour la création d'un Front de Gauche. qui rassemblerait tous ceux, partis, groupements, associations, syndicats, individus, convaincus de la malfaisance du libéralisme et du capitalisme, s'inscrivent dans la recherche d'une issue progressiste qui implique, en raison de s acrise historique, du dépassement du mode de production et d'échanges capitalitste.

Ont rejoins le concept et le projet, le Parti de Gauche créé début 2009 à l'initiative de J L Mélanchon en désaccord depuis plusieurs années avec le PS dont il contribuait pourtant à assumer des responsbilités au sein de sa direction, emportant avec lui quelques milliers de militants socialistes, puis, un peu plus tard encore, Christian Picquet et quelques déçus du NPA qui formèrent la Gauche Unitaire et près d'un millier d'adhérents.

C'est donc sur la base de Fronts de luttes (campagne des élections Européennes contre le traité de Lisbonne au cours de laquelle le PCF à encouragé et facilité l'émergence de ces deux alternatives à la politique sociale lidérale du PS et sectaire et d'isolement du NPA, afin conjurer la division des forces antilbérales sans reproduire les errements et les ga^chis des collectifs ant-libéraux.

 

Ce Front de Gauche constitué au départ, des trois formations politiques a vocation à s'élargir, non seulemnt à d'autres formations ou groupements, mais surtout, constituer un appel au rassemblement populaire à vocation majoritaire dans les lutteset les élections.

Si les résultats électoraux sont encourageants, le rassemblement populaire reste à construire.

Et avec qui, avec quels moyens.

 

Dans le Nord-Deux-Sèvres par exemple, hormis le PCF, il n'existe aucune force organisée a la gauche du PS local à Thouars qui lui, est fort de 35 adhérents environ. Je connais seulement 2 adhérents du Parti de Gauche à Airavault. Lui et son épouse. Ils ne sont présents que sur les photos quand on les y invite, mais n'ont aucune activité propre en tant que Parti de Gauche, ni initiative se rapportant à ce Parti.

Alors faire Front oui, mais avec qui?

Car le débat, ou les interrogations existent.

Le Parti communiste, parce qu'il est le plus nombreux, le plus actif, le plus expériementé, celui avec le plus d'élus et de moyens financier grâce aux cotisations de ses adhérents et au reversement de se élus doit-il être celui qui influe le plus sur les destinées du Front de Gauche ?

Certains, qui n'ont pas encore rejoins le Front de Gauche feignent de s'interroger sur le devenir du PCF qu'ils considèrent comme obsolète dans sa forme Parti.

 

Mais alors, comment fait-on. Avec qui constuisons-nous ce (ces ) Fronts de luttes et d'issues à gauche?

Quelles nébuleuses sont-elles capables d'organiser, de réfléchir, de concevoir. Et ce concept Front de Gauche eut-il été possible sans la créativité et l'audace des communistes?

A voir les réticenses aujourd'hui encore mises de toutes parts à son développement, ou les interprétations diverses quant à sa nature, nous, avons encore les uns et les autres beaucoup de travail pour construire et lever les suspicions.

 

Sans le Parti communiste pas de Front de Gauche, l'inverse est vrai aussi. Mais le PCF a choisi cette stratégie, et il peut (doit) mener sa politique unitaire et de rassemblement de façon autonome et concertée.

 

Que doit être le Front de gauche? Un Front Populaire moderne, de ce siècle. Et les Partis le constituant doivent oeuvrer à sa construction et son élargissement populaire, de sorte qu'il devienne, dans son contenu évolutif et dans sa ou ses formes le bien commun.

 

Et dans ce sens,les communistes, sans tirer la couverture à soi, sont les mieux pourvus  par leurs pratiques et leur expérience de masse.

 

C'est pourquoi aussi le débat sur le candidat commun représentant le Front de Gaucheà la Présidentielle dépasse la seule personnalisation du candidat finalement choisi. Car, en liant présidentielle et législatives, au-delà du score électoral lui-même et des élus, il s'agit aussi de construire, ce rassemblement populaire ou Front Populaire, transcendant les institutions représentatives de la Ve République, redonnant la primauté au mouvement et luttes populaires.

Et le candidat choisiqui serait, sera-t-il, un  élan pour tous ou un tremplin pour une aventure personnelle, vouée à l'échec.

 

Ce candidat, sera-t-il capable de représenter toutes les composantes du Front de Gauche, son programme partagé, d'impulser une campagne collective qu'aucun sondage de notoriété ne mesure.

 

Les communistes dans les prochains jours sont appelés à y refléchir et à décider par le vote.

 

A ce sujet, une proposition.


Quatre candidats prétendent incarner l'orientation du Parti qu'il devra défendre  en se proposant d'être ce candidat lors des Présidentielles. Il nous faudra élaborer le bulletin de vote.

 

Les communistes, pour certains d'entre eux ont un avis bien tranché, exclusif. Pour d'autres, ils ont des souhaits, des exigences, des préférences. Le bulletin doit les reflèter.

 

Ainsi tel camarade préfèrerait JL Mélanchon mais ne désavoue pas André Chassaigne. Ou tel autre est d'accord pour André Chassaigne candidat communiste pour le Front de gauche, mais préfère un autre  un autre candidat communiste à Mélenchon, et d'autres formules de préférences sont encore possibles.

 

Aussi, je propose que le bulletin de vote des communistes pour le choix du candidat reflète la diversité des situations en votant pour la préférence No 1

puis pour un second Choix, voire un troisième

 

De l'ensemble de ces données sortita le choix sincère des communistes.

 

S'il n'en était pas ainsi, il se pourrait qu'un candidat  soit élu avec par exemple 40 % des votes contre 35% au deuxième 15% au Troisième et 10 % au quatrième soit 60% qui ne l'aurait pas choisi. Alors que le 2e choix pourrait être de 60% contre 40% pour les 3 autres candidats.

 

Réfléchissons sérieusement, sereinement, sincèrement, avec à l'esprit, le meilleur moyen, aujourd'hui en mai /juin 2011, de concevoir la prochaine période de luttes revendicatives et de conquête électorale pour que 2012 ferme la parenthèse Sarkozy et que la gauche, quelque soit le candidat, 2e tour s'oblige, en raison d'un rapport de force électoral favorable au Front de gauche, à engager sans délais les réformes indispensables à la sortie de l'ère libérale et à la construction d'une nouvelle société basée sur la maitrise de production et de la répartition des  richesses, sur la satisfaction des besoins humains en France et dans le monde, dans la sureté et la coopération des peuples et des nations.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 09:21


Lors d'une manifestation sur les retraites à Thouars organisée par l'intersyndicale, la rue Thiers à Thouars a été débatisée symboliquement et remplacée le temps de la cérémonie, par la rue du Progrés social.

 

Les élus communistes Niortais quant à eux, ont eu l'heureuse initiative de proposer à la municipalité de débaptisé Thiers pour la remplacer par la rue Ferrat.

 

Et pourquoi pas à saint-Varent ?

 

 

 

 

 

Dans le prochain numéro du "Vivre à Niort", Frédéric Giraud propose, au nom du groupe communiste et apparenté, de débaptiser la rue Thiers pour en faire la rue Ferrat:

 

Inutile de vous présenter Jean Ferrat : artiste généreux, sincère, humble, il a chanté l’amour, la vie, l’espoir pour les progressistes et humanistes français. Engagé et regardant l’histoire en face, il a créé et chanté Nuit et Brouillard, Potemkine, mais aussi la Commune. Cette chanson créée en hommage à la Commune de Paris, est une période de l’Histoire française souvent ignorée, y compris des manuels scolaires.

Pourtant ce fut une période où les citoyens de Paris prirent leur destin en mains pour construire une société différente. Vous connaissez la suite, Thiers assassina des milliers de Parisiens et massacra la Commune de Paris.


 


Aujourd’hui, la rue qui mène à l’Hôtel de ville porte le nom de ce sinistre personnage. Quel paradoxe! Quelle «honte» pour l’ensemble des citoyens Niortais d’honorer Monsieur Thiers! Nous demandons que la Rue Thiers soit débaptisée et nous vous proposons le nom de Jean Ferrat pour cette rue. Par cet acte symbolique, nous rendons hommage à ces citoyens morts pour la liberté, l’égalité et la fraternité, mais aussi a ce poète aimé de beaucoup de Niortais.


 Frédéric Giraud


 

 

 


 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 09:17

Chers camarades,

 

Notre réunion de vendredi dernier avait pour objet les élections cantonales à Thouars et à St Varent. Après avoir évoqué le mouvement de libération des peuples Tunisien et Egyptien, qui au fond, se soulèvent contre le capitalisme, et le soutien que leur apporte les communistes, nous avons examiné les élections cantonales.

 

Depuis plusieurs mois, notre section réfléchit à ces élections qui constituent surtout un moment particulier de la bataille politique pour, nous aussi, changer de régime, battre Sarkozy et instaurer un régime démocratique qui change fondamentalement le mode d’existence de nos concitoyens en leur permettant les moyens de vivre décemment, dignement, de leur travail.

 

Nous avons depuis le mois d’octobre évoqué la situation électorale à St Varent, qui parait assez simple. Bruno Fornaciari est le seul communiste. Aux élections municipale de 2008, il a formé et conduit une liste de gauche aux municipales qui a recueilli 40 % des voix face à la liste de droite sortante. Il nous a paru « naturel » qu’il soit le candidat aux cantonales à St Varent et l’avons désigné à l’unanimité. Nous avions discuté de la stratégie dans le Nord-Deux Sèvres (St Varent et Thouars) Nous nous étions accordés pour faire une proposition à nos partenaires, notamment au PS, pour dynamiser le rassemblement à gauche dans le Nord-Deux-Sèvres, en proposant la candidature de Bruno comme se voulant comme celle du rassemblement de toute la gauche et des écologistes, dès le 1er tour à St Varent.

 

Dans le même temps nous accorderions notre soutien, dès le premier tour à Patrice Pineau PS sortant à Thouars (sur la base de déclarations politiques communes), avec pour objectif de battre la droite sortante à St Varent et de réélire le sortant PS et d’assurer ou de conforter la majorité de  gauche dans le département qui ne tient la qu’à 1 siège. Le PS n’avait pas encore décidé s’il partait ou non à la bataille à St varent, faute de candidat. Après tergiversations, il m’ a fait savoir « qu’ils allaient sans doute soutenir un candidat ». Je rappelle pour mémoire que nous sommes en plein cœur de la bataille contre le projet de réforme des retraites. Le 30 octobre nous officialisions la candidature de Bruno, qui est l’initiateur et le principal animateur du collectif retraite à Thouars, en espérant peser encore sur les décisions du PS, dont il avait rencontré le 1er secrétaire de section à Thouars et discuté avec le 1er fédéral

 

Quelques semaines plus tard le PS annonce le soutien du PS à un candidat sur St Varent. C’est dans ces conditions que se pose alors à nous la nouvelle situation. Puisque le PS ne veut pas de rassemblement à gauche dans le Nord-Deux-Sèvres, nous devons adapter nos objectifs et notre tactique à la nouvelle situation. Nous décidons l’orientation d’un candidat PCF/Front de Gauche à ST-Varent et à Thouars, dont il nous faudra trouver le candidat. Nous avons pensé rapidement à un responsable syndical cheminot à Thouars représentatif de la lutte pour la défense des services public et actif dans la luttecontre la réforme des retraites. Après en avoir parlé à JP Gelot qui m’a donné son accord en me disant que ce serait une très bonne candidature, j’ai pris contact avec lui. Malheureusement, pour des raisons personnelles il décline la proposition. J’en informe les camardes de la section qui m’avaient mandaté et JP Gelot à qui je demande de ré intervenir auprès de lui pour tenter de le convaincr

 

Sans résultat, la section examine alors la proposition d’une nouvelle candidature qui partirait sous l’égide PCF/Front de gauche. J’en parle à JP Gelot qui trouve que , effectivement celle de Nénesse, est une bonne candidature et elle ratifiée à l’unanimité par la section. Et nous commençons la campagne, en annonçant dans la presse que, pour ce qui les concernent, les communistes avaient choisi Nénesse pour candidat pour représenter le Front de Gauche à Thouars, les instances départementales des autres partis devant se réunir incessamment . Vous connaissez la suite, et les difficultés et incompréhensions qui surgirent.

 

La ville de Thouars est la plus important du Nord-Deux Sèvres. Cette ville cheminote, est la première à entrer en résistance contre les nazis dans les Deux-Sèvres, où jadis la section comptait 120 communistes, une CGT influente.

 

Depuis quelques années grâce à une activité et une présence renouvelées, les communistes y déploient une activité remarquée. Les enjeux économiques, sociaux, politiques et électoraux y sont les plus importants. Se jouent là les batailles pour la modernisation et le maintien de l’hôpital de proximité, notre activité aux entreprises, notre intervention dans les débats politiques et institutionnels, notre place au sein de la gauche et notre influence électorale notamment.

 

Nous avons enregisté plusieurs adhésions à notre Parti et d'autres suivront. C’est un encouragement bien sûr, mais ces chiffres indiquent surtout que nous sommes sur la bonne voie, que nous comptons poursuivre afin de renforcer l’organisation et l’influence du PCF pour les combats à venir.

 

Nous constatons des désaccords persistants avec la direction fédérale que nous ne parvenons pas, pour l’instant à combler. Je dois déplorer que ceux-ci pèsent négativement sur l’activité de la section, car nous devons consacrer une grande partie de notre énergie à faire valoir, dans le débat politique, le respect de la souveraineté des adhérents, alors que les nombreuses tâches qui nous attendent sont reportées. Et la campagne électorale est au point mort, elle sera courte, alors que nous étions en ordre de marche depuis longtemps. Bref.

 

En effet, nous apprenons il y a peu que la direction fédérale entend s’inscrire dans la recherche d’un accord politique dont nous ne savons rien, ni l'ensemble des communistes d'ailleurs,avec les partenaires des régionales qui aboutirait à une candidature de la FASE (JP GAY) à Thouars que rejettent unanimement les communistes, sous l’appellation « Terre de Gauche ». Ceux-ci n’en sont pas informés ni consultés, ni non plus de celui d’un accord éventuel sur un texte, qui n’a pas été soumis à leur réflexion et l’approbation des communistes du département comme le suggère nos statuts.

 

Et nous apprenons par la presse la nature de « l’alliance » qui nous paraît dangereuse. En effet,, selon les déclarations du PCF et du PG : « Installer le Front de Gauche et ses alliés dans un score à deux chiffres. Il faut 12,5 % pour se maintenir au second tour. C'est ce qu'on vise ». C'est ce qu'ont annoncé hier, selon "la Nouvelle République" les représentants des différents partis qui partent sous cette bannière : le PCF, le Parti de Gauche et la Gauche unitaire, avec l'appui de la Fase (Fédération pour une alternative sociale et écologique).
Le FG revendique une rupture par rapport aux pratiques de la gauche au pouvoir dans les collectivités locales : « Au cours de cette campagne, la droite va nous dire : le département des Deux-Sèvres est mal géré, et les autres : on n'a pas d'argent. Tant que l'élu local reste dans la logique qui lui est proposée, il n'a aucun levier pour agir. Nous, on dit : on peut faire tout autrement, en se positionnant sur une autre logique », déclare Yannick Tardy (PG).
. « Il n'y a pas de crise de la production de richesse dans ce pays, il y a juste une crise de la répartition », estime Jean-Pierre Gelot.(PCF). Des positions contardictoires avec d'autres déclarations : Le Front de Gauche annonce clairement qu'à l'issue du premier tour, il se désistera pour le candidat de gauche « le mieux placé pour battre la droite ». Et ses élus, lors de la première séance du conseil général, « voteront de telle sorte que la présidence de l'assemblée demeure à gauche ».En revanche, pas question de participer à un exécutif départemental de gauche au sein duquel il serait un allié minoritaire. « On ne cherche pas des baronnies à travers ces élections cantonales, mais des leviers d'action politique », prévient Christine Antoine, candidate sur Niort-Est. 

 

C’est de là sans doute, que se focalisent nos désaccords, sur nos analyses respectives sur le rassemblement à gauche ( toute la aguche pour nous) et  entre les responsabilités fédérales départementales et la souveraineté des communistes, notamment là où ils militent, localement

 

Il faut, je crois tenir compte de la particularité de notre département «tout en hauteur » et de la différence Nord/Sud. Nous pensons être les mieux placés pour définir nos axes d’actions politiques dans le cadre de la politique de notre Parti et notre tactique électorale, surtout si elle est unanime. C’est pourquoi, tout en constatant ces désaccords avec les camarades du comité fédéral, qui pour la plupart ne connaissent pas vraiment Thouars, nous nous plaçons dans la cadre de la stratégie de Front de gauche réaffirmée par notre 35e congrès. Nous demandons à nos camarades de la direction fédérale, compte tenu de l’impossibilité actuelle de parvenir à un accord sur le fond entre nous, de faire preuve de responsabilité et de confiance envers les camarades du thouarsais, en coordonnant l’activité du Parti sans en imposer sa vision, en impulsant son action et en favorisant la souveraineté des communistes thouarsais..

 

On le sait, nos désaccords politiques embrassent plusieurs questions essentielles qui portent sur la conception du Front de gauche et son élargissement, le rôle et la place du Parti communiste dans le rassemblement, sur la capacité du mouvement populaire à faire « bouger » toute la gauche. Le débat sur les candidature ne mettra pas un terme à nos discussions futures sur ces questions qui devront pouvoir se dérouler sereinement dans nos instances. Pour l’heure, nous avons une bataille politique et une campagne électorale à mener et les communistes qui gardent le droit de défendre et d’exprimer leur point de vue,  y compris publiquement, entendent bien la mener avec succès.

 

En conclusion, nous réaffirmons notre choix de présenter dans les deux cantons du Nord-Deux-Sèvres 2 candidats PCF/Front de gauche, l’un représenté par Bruno Fornaciari à St Varent (la suppléante est en cours de désignation), l’autre à Thouars, représenté par Ernest Levindré (la suppléante est en cours de désignation). Pour les candidat (e) s, nous nous sommes attachés à ce qu’ils soient représentatifs du monde du travail, ce qui explique, la difficulté et la longueur des consultations pour les suppléantes (il n’a pas été possible de trouver une titulaire notamment à St Varent) mais nous sommes sur le point d’y parvenir. Nous attendons de la Fédération une aide matérielle et financière concrète. Nous demandons en outre l’officialisation par la Fédération de ces deux candidatures. Ce n’est pas un drame de constater nos différences, voire les divergences d’aujourd’hui, et l’expérience de cet épisode amènera chacun d’entre nous à réfléchir pour faire du commun positif. Nous espérons donc recevoir en retour la réponse de la FD pour nous remettre en marche.

 

Bien fraternellement

 

Bruno FORNACIARI

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BRUNO FORNACIARI

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