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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 07:46

 

5 MESURES ANTI-AUSTERITE

DEFENDUES PAR LE FRONT DE GAUCHE


FACE AUX BANQUES ET AUX MARCHES FINANCIERS AGIR TOUT DE SUITE avec une loi de création

d’un pôle public financier qui changera critères et politique du crédit. Réorientation des missions et

du rôle de la BCE, pour lui permettre de prêter directement aux Etats.

Limitation du pouvoir des agences de notation.

 

REINDUSTRIALISER LA France

 

Le Front de gauche engagera une politique d’aménagement industriel et du territoire, fondée sur les

exigences d’emplois, de formation et de qualification, de recherche et d’environnement, moteur

d’une nouvelle croissance.

 

LA RELANCE PAR LES SALAIRES Hausse du SMIC à 1700 € brut ce qui contribuera à augmenter le pouvoir d’achat et faire tourner la machine économique. SALAIRE MAXIMUM à 20 fois le plus bas salaire dans les entreprises. Pensions de retraites et minima sociaux alignés sur le SMIC

 

CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRECARITE

APPLICATION EFFECTIVE DES 35 H avec embauches correspondantes et limitation des Heures

supplémentaires. Pour faire reculer la précarité le Front de Gauche installera une « sécurité

emploi/formation ». Le recours au CDD limité à 5% dans les grandes entreprises et à 10% dans les

PME. L‘autorisation administrative de licenciement sera rétablie, avec interdiction des licenciements

boursiers. 800 000 précaires de la fonction publique seront titularisés.

 

RETRAITE A 60 ANS

 

Le Front de Gauche rétablira la retraite à taux plein à 60 ans avec 37,5 ans de cotisation, avec départ

anticipé selon la pénibilité

 

CREATION DU COLLECTIF CITOYEN DU FRONT DE GAUCHE D’AIRVAULT


MERCREDI 30 NOVEMBRE


salle Jean EMMENEAU à AIRVAULT 20 H 30

ENTREE LIBRE

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 19:16

 

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PETITION CONTRE LES PLANS D’AUSTERITE ET L’ALLONGEMENT DES DELAIS DE CARENCE EN CAS DE MALADIE


Ce 7.novembre.2011, le Premier Ministre, nous annonce une série de mesures que le gouvernement va prendre pour réduire la dette du pays, soit 6.5 milliard d'euros afin d'éviter la « faillite ».

Pour cela une hausse de la TVA à taux réduit de 5.5% à 7% sur les services dont la restauration, le bâtiment (services aux particuliers), gel de la revalorisation des prestations sociales, gel de l’indice fiscal avec augmentation mécanique de l'impôt sur le revenu pour les familles modestes et les classes moyennes, réduction des dépenses de santé et des services publics, avancement de l'âge de la retraite à 62 ans de 2018 à 2017 etc…

 

Les classes populaires et moyennes sont les plus touchées par ce plan de rigueur et ne peuvent continuer à prétendre à une vie décente alors que les classes sociales supérieures sont, pour l’essentiel, épargnées.

 

AVEC LE FRONT DE GAUCHE

REFUSONS L’ALLONGEMENT DU DELAI DE CARENCE EN CAS DE MALADIE
CE N’EST PAS LA SOLUTION, CE N’EST PAS JUSTE


IL FAUT : Reprendre le pouvoir aux banques avec la création d’un pôle financier public - Taxer les transactions financières, - s’émanciper des agences de notation - Augmenter les salaires et les pensions, - Supprimer les exonérations de cotisation des entreprises (30 milliards) refonder une fiscalité juste et efficace économiquement et socialement


NOM                                      PRENOM                        VILLE                    adresse mail                                     TELEPHONE

 

 

Ce samedi 19 novembre au marché d'AIRVAULT les communistes distribuaient tacts du Front de gauche, diffusaient son programme "L'Humain d'abord" (7) et l'invitation à constituer au cours d'une assemblée citoyenne le 30 novembre prochain à AIRVAULT, le collectif FRONT DE GAUCHE.


Deux personnes dont une femmes ont décidé, pour agir utilement, d'adhérer au PCF et renforceront ainsi l'organisation communiste Airvaudaise qui les accueille avec grand plaisir, et beaucoup d'ambition.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 23:47

Ce samedi au marché d'Airvault, les communistes distribuaient tracts du Front de gauche et Programme Populaire :" l'Humain d'abord".  Bon contacts, discussions intéressantes, et engagements de certains à participer aux prochaines initiatives, notamment pour la constitution  d'une assemblée citoyenne pour  enrichir le programme et débatte  des mesures que la gauche devra entreprendre en 2012.  Cela ne fait que commencer. A suivre...

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 07:37

 

le 4 octobre 2011

 

Lettre aux camarades du Thouarsais et des Deux-Sèvres

 

 

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Article du Courrier de l'Ouest Dimanche 2 octobre 2011


Dans la rubrique On en parle, le journal titre : PCF: Jeanine Zeekaff revient aux affaires.


"La section du Thouarsais du Parti communiste vient de se réorganise. Jeanine Zeekaff reprend le flambeau. L'ancienne conseillère régionale avait pris un peu de recul depuis quelques années, mais ne s'était pas complétement mise en retrait. Son prédécesseur au poste de sécrétaire, Bruno Fornaciari, n'était plus en odeur de sainteté et a donné sa démission avant l'été. Le PCF local souhaite désormais tourner la page.

La section du thouarsais intègre les adhérents de Thouars et d'Airvault.

L'objectif sera de remettre le PCF local en ordre de bataille dans la perspective des prochaines échéances électorales, au sein du front de Gauche. Première indication en prévision des législatives, à l'issue de négociations menées au niveau départemental :"le candidat de la circonscription Bressuire-Thouars sera issu du PCF. Et s'agira d'un homme". Son identité doit encore faire l'objet de discussions avec les autres partenaires politiques."

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Je viens de prendre connaissance de  cette « info » ? par la presse qui appelle de ma part plusieurs observations.

 

Tout d’abord, les communistes du Thouarsais ne semblent pas,  avoir été informés, ni  consultés, ni réunis.

 

En tout cas, en ce qui me concerne, je ne suis ni informé, ni invité par qui que ce soit à une quelconque réunion. Sans doute considère-t-on quelque part que nous sommes trop de communistes à Thouars et qu’il convient d’en faire le tri ?  D’ailleurs la camarade qui avait pris l’heureuse initiative de réunir les communistes il y a 1 mois ou 2, a omis soigneusement de m’inviter, ainsi que d’autres camarades d’ailleurs. Et il est regrettable qu’à l’étonnement de certains qui l’interrogeaient sur les raisons de mon absence étonnante à cette réunion, il leur soit répondu par un mensonge selon lequel j’aurais rendu ma carte du Parti. Cela est faux bien sûr.

 

Et je n’ai pas eu connaissance depuis, ni été personnellement  invité non plus à une éventuelle réunion qui se serait tenu avec l’ordre du jour de la réorganisation du Parti dans le Nord Deux Sèvres, en liaison avec nos responsabilités pour les prochaines échéances électorales. Il paraîtrait encore, selon l’article du « Courrier de l’Ouest » , que je « ne serais plus  en odeur de sainteté » (Ah bon ?)   Et c’est la raison pour laquelle Jeannine Zeekaff, tel Zorro, reprendrait le flambeau d’une section laissée en jachère, puisqu’il s’agirait de « tourner la page » et remettre le PCF local en ordre de bataille (sic) pour les échéances électorales. On pourrait s’étonner du constat et des objectifs proclamés venant de quelqu’un qui a fait preuve d’une absence remarquée, depuis longtemps déjà, à la participation de  toutes les activités de la section (et ce, malgré qu’elle soit élue membre du bureau de la section),  et notamment lors de la bataille pour les retraites et de la campagne des  élections cantonales.

 

Il serait souhaitable que  la fédération du Parti soit informée de ces méthodes autoritaires et d’exclusion et qu’elle ne les valide pas. Quant  à la« réorganisation de la section » qui confirme l’organisation actuelle de la section de Thouars/Airvault ( contre laquelle s’est prononcé J Zeekaff en son temps),  on voit maintenant qu’elle en prit le prétexte pour « scissionner » la section afin de demeurer « la chef ». Ces méthodes doivent être bannies de la pratique communiste qui s’appuie sur la discussion, la conviction, la démocratie et la responsabilité personnelle et collective.

 

Car si nous voulons ouvrir grandes les portes du parti Communiste à ceux qui nous regardent avec sympathie ou curiosité, qui réfléchissent à un engagement politique utile et efficace pour le changement, nous ne pouvons leur présenter le visage hideux d’un autoritarisme imbécile. Le Parti communiste appartient aux communistes, qui ont d’abord des droits. Il faut les respecter, tout comme  les statuts du Parti. Nous voulons une société et un Parti démocratiques. A ce sujet, je me permets de citer un passage du livre de Pierre Laurent « Le nouveau PARI communiste »  page 70:

 

…« Cet enjeu démocratique ne se limite pas aux questions de la liberté publique. Elle concerne la construction partagée de tous les choix de société, la démocratie sociale, économique, les liens qui unissent l’activité humaine au devenir de la planète, le partage des sciences et des technologies.

L’incapacité à affronter comme des moteurs de progrès les contradictions du développement de la société, la myopie devant les enjeux de civilisation aussi essentiels que le féminisme, l’écologie, la révolution informationnelle ont fortement contribué à l’échec de ces systèmes.

Or comment affronter avec succès tous ces défis sans chercher en permanence à développer l’intervention autonome, librement consentie, volontairement solidaire du maximum de celle et de ceux qui composent la société ? Révolutionner une société, ce n’est pas réciter un bréviaire, fût-il révolutionnaire, et demander au peuple de suivre le chemin tout tracé, c’est de mettre en permanence en mouvement une société multiple et diverse, autour d’objectifs de transformation sans cesse débattus, majoritairement partagés. C’est donc admettre que les chemins empreintés ne soient pas une ligne droite, sans fracture ni revers »…

 

Et pour que notre Parti soit à la hauteur de ces s exigences Pierre Laurent poursuit (page 107) :… « Le chantier des transformations à l’œuvre est multiple. Trois me paraissent essentiels : l’approfondissement de la démocratie militante, la réinvention de notre projet pour penser vraiment notre communisme du XXIe siècle, la transformation de nos pratiques politiques pour les tourner en toutes circonstances vers la mise en mouvement de l’intervention populaire. »…

 

 

Chacun connaît mes désaccords avec certaines analyses, orientations et pratiques de la fédération. Mais chacun aussi sait  reconnaître que depuis que j’anime la section, l’activité et les nombreuses  initiatives réussies, la présence et  la notoriété du Parti, son renforcement et sa mobilisation, la diffusion de ses idées, les résultats électoraux, la démocratie ont progressé à Thouars, malgré certains et grâce aux camarades du Parti qui se sont impliqués dans son activité militante.

 

Nous apprenons aussi, que, sans que les communistes thouarsais soient consultés, à ma connaissance, la candidature communiste serait déjà connue et qu’apparemment les choses seraient décidées. Bien sûr, nous savions que le candidat de la circonscription serait issu du PCF, car cela était acté dans les accords nationaux et n’est pas contesté. Mais selon les propos de l’interviewée, « il s’agira d’un homme » et  son identité  « doit encore  faire l’objet de discussions avec les autres partenaires ». Mais qui donc a décidé de la candidature ? Sur quels critères et à partir de quels objectifs électoraux et politiques dans le Nord Deux-Sèvres, qui a fait la proposition ? a-t-elle été débattue , a-t-on fait appel aux candidatures dans les sections concernées  etc. et enfin, de qui s’agit-il ? Mystère !

 

Il est préjudiciable que  les communistes thouarsais soient tenus dans l’ignorance (une fois de plus) de la discussion sur le choix des candidatures possibles ou souhaitables, (ils pourraient en effet être amenés à faire eux-mêmes des propositions qu’il conviendrait évidemment d’examiner, où même qu’il en surgisse à titre personnel). Car de leur participation et de leur accord sur les décisions dépend en grande partie leur mobilisation. Il serait malsain et destructeur de reproduire la situation des régionales . Et, c’est la cerise sur le gâteau  l’article nous indique de surcroît que ce ne sont pas les communistes  qui décideront finalement de leur candidat(e), mais les autres partenaires. Ainsi le ou la candidate communiste devra recevoir l’accord des autres formations du Front de Gauche au cours de discussions.

 

Jusqu’alors, nous nous interdisions nous-mêmes de choisir les candidats des autres formations que nous soutenions, à juste titre, (il s’agit de leur propre responsabilité de désigner leur candidat). Mais désormais, nous abandonnons (erions) notre autonomie et notre responsabilité de décision qui seraient déléguées. Il faut dire que pour les cantonales la direction fédérale avait déjà balisé le terrain en minant les candidatures de Bruno FORNACIARI à St Varent, et de Ernest Levindre en participant à la confusion sur les candidatures communistes représentant le Front de gauche, contre lesquels Christine Antoine du PG et JP GAY de la FASE s’étaient prononcés et pour ce dernier et la FASE, avec une virulence  militante.

 

Je rappelle enfin que  c’est pour partie, en raison d’une opération chirurgicale (reportée en raison des élections) qui  m’a immobilisé plusieurs mois, (du 30 mars au 15 juin) que je avais démissionné de mes responsabilités de secrétaire de la section de Thouars après les cantonales le 23 mars au soir , et proposé immédiatement que les camarades se réunissent rapidement pour procéder au renouvellement démocratique (élection) du bureau et du (la) secrétaire. Malheureusement il n’en fut rien. Et le Parti à Thouars est aphone et inactif depuis 6 mois déjà.

 

Pour l’heure, je réclame une réunion de tous les communistes de la circonscription, et seulement eux, avant toute démarche où engagement de campagne avec leurs partenaires, pour faire le point et examiner les différentes options qui se présentent. C’est la moindre des choses que les communistes puissent disposer de toutes les informations, qu’ils fassent connaître leurs analyses, et leurs propositions.

 

Dans ces circonstances, la direction fédérale doit prendre ses responsabilités pour que les communistes thouarsais aient à décider eux aussi de l’activité de leur Parti et  des objectifs qu’ils se fixent dans le Thouarsais , ainsi que de leur implication personnelle pour les réaliser. La direction fédérale doit prendre l’initiative pour recréer les conditions de la poursuite du militantisme à la section de Thouars/Airvault.

 

Fraternellement

 

Bruno FORNACIARI

 

 

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OFFRE DE RECONCILIATION...MILITANTE

 

Objet : INVITATION A UNE REUNION DES COMMUNISTES THOUARSAIS

 

 

Chère et cher camarade,

 

La dispersion actuelle des communistes du Thouarsais est, de l’avis de tous, préjudiciable à l’efficacité de notre activité militante et à l’accomplissement des tâches qui nous attendent, notamment dans le cadre des prochaines échéances électorales Présidentielles et Législatives.

C’est la raison pour laquelle, avec l’objectif de dépasser les contradictions et les différends entre nous, nous prenons l’initiative d’une réunion de tous les communistes du Thouarsais le  mercredi 19 octobre à 20 h 30 salle Denfert Rochereau.

 

L’ ordre du  jour comporterait l’examen des questions auxquelles nous sommes confrontés.

 

1)      Aborder la structuration du Parti en liaison avec les échéances électorales et la définition des responsabilités et du rôle de l’organisme de direction, renforcer la démocratie interne.

2)      Faire émerger des propositions de camarades susceptibles d’assumer ces responsabilités et de rassembler les communistes.

3)      Préparer l’organisation de l’élection démocratique de la ou du secrétaire, ainsi que du renouvellement du bureau de section du Thouarsais.

4)      Elaboration d’un plan de travail pour les Présidentielle/législatives.

5)      Susciter et débattre des différentes candidatures du PCF/Front de Gauche sur la circonscriptions en relation avec nos objectifs politiques et électoraux.

 

Nous regrettons tous que nous ne soyons pas parvenus dernièrement à estomper nos différends et à vivre avec nos désaccords. Car la démocratie mode d’existence du PCF, et la responsabilité personnelle et collective des communistes,  suppose, pour nos analyses politiques comme pour le choix de nos responsables, le débat, duquel peut résulter des désaccords qui persistent. D’ailleurs dans ce cas, c’est souvent l’expérience qui tranche.

 

Pour faire vivre la démocratie et les débats contradictoires qu’elle implique, nous sommes persuadés que, comme nous, tu souhaites conjuguer au passé nos disputes et repartir d’un bon pied.

 

C’est le souhait que nous formulons avec cette invitation et nous espérons  que ton attachement à faire vivre notre section et ton intérêt pour participer à son activité et au combat conscient et unitaire qu’elle déploie, nous permettra d’avoir  le plaisir et l’avantage de te compter parmi les participants ce soir- là, le mercredi 19 octobre.

 

Bien fraternellement

 

Ernest LEVINDRE     de THOUARS

Bruno FORNACIARI de SAINT-VARENT

Joël GRELLIER           de AIRVAULT

 

 

 

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 06:42

Deux Sevres  |  Thouars
histoire

OS 680 : '' Ils étaient confiants, naïfs et fragiles ''

24/08/2011 05:38


L'ancien professeur d'histoire Maurice Rouzier prépare un livre sur la Résistance communiste en Deux-Sèvres. Il évoque les Thouarsais d'OS 680.


Maxime Bacquet était le chef de ce groupe. Il a été fusillé. - (dr)

Maurice Rouzier, né en 1937, a enseigné à Niort. Cet adhérent au Parti communiste s'est particulièrement penché sur OS 680 (organisation spéciale) qui a agi à Thouars entre 1941 et 1942. « Ils n'étaient pas tous membres du PCF. Mais il y avait une proximité claire entre les Jeunesses communistes et OS 680. Leurs tracts étaient liés au PC. » Maurice Rouzier espère pouvoir publier un ouvrage sur ce réseau avant la fin de l'année.
Comment est né OS 680 ?

« OS 680 trouve son origine dans un premier noyau de résistants qui a vu le jour à Châtellerault le 18 octobre 1940. À partir de Châtellerault, il va s'étendre à la Vienne, au sud de l'Indre-et-Loire, au Maine-et-Loire et au nord Deux-Sèvres. 0S 680 naît en Thouarsais en février 1941. »
 
'' Ils auraient sans doute tous dû partir ''

Ce groupe oeuvre au sein de l'usine Rusz, qui construit des trains d'atterrissage pour avions et a été réquisitionnée par les Allemands...

« Fin 1939, l'usine Rusz a quitté la région parisienne pour s'installer à Thouars, dans l'orangerie du château. Au sein d'OS 680, il y a donc des ouvriers de la Rusz venant de Paris, comme Jean Brunet, et d'autres comme Maxime Bacquet, le chef du groupe, qui a été directement embauché à Thouars. Il semblerait que les bals clandestins aient été propices au recrutement de ces résistants. D'ailleurs, Maxime Bacquet les fréquentait. On disait de lui qu'il était un remarquable danseur. C'est certainement dans ce cadre que la rencontre se fait avec Jean Richet ou René Drapeau. Ils ont à peine 20 ans. À ce moment-là, ces jeunes ne sont pas dans l'usine Rusz. Ils viendront ensuite. »
Quelles sont les actions menées par OS 680 ?

« En 1941, il s'agit surtout de distributions de tracts épisodiques. Sur un plan militaire, la consigne est de récupérer des armes : revolvers, fusils... En parallèle, les membres d'OS 680 sabotent un peu la production allemande. D'ailleurs, les contrôles allemands augmentent, signe qu'ils se doutaient de quelque chose. Robert Sibileau m'a également raconté un sabotage des bielles de locomotive en introduisant du sable dans la graisse. Classique. La police n'a jamais su si c'était OS 680 ou Résistance-fer. »
 
'' Moments boulimiques ''

En 1942, changement de rythme. Vous parlez de « moments boulimiques »...

« Exactement. En mars-avril 1942, c'est une avalanche de tracts. Ainsi, le 19 avril, Edouard Chénier jette des tracts à l'entracte au cinéma. Dans l'usine, on m'a expliqué qu'il y avait des tracts partout. Puis, Maxime Bacquet apprend que des obus ont été abandonnés sur la route de Thouars à Saint-Généroux dans un taillis. Il donne consigne à René Drapeau, Édouard Chénier et Jean Brunet d'aller dessertir les obus en état de fonctionnement. Le risque de sauter avec était considérable ! Mais ils récupèrent ainsi trente kilos de poudre. OS 680 en gardera une petite quantité (lire ci-dessous). »
C'est un attentat manqué qui précipitera leur perte.

« Le 19 avril, c'est l'attentat manqué contre le transformateur de la gare de Thouars. La police a identifié que la bombe avait été fabriquée dans l'usine Rusz. Certaines de ses pièces ne pouvaient en effet provenir que de là. Ce qui entraîne l'arrestation du 5 juin 42. Tous sont arrêtés sauf Maxime Bacquet. Quand il a su qu'il était convoqué par la gendarmerie suite à l'attentat, il est parti. Ils auraient sans doute tous dû partir. Mais ils étaient confiants, naïfs et fragiles. Certains d'entre eux avaient parlé. »
 
Documents Coll Maurice Rouzier.

en savoir plus

La trajectoire de la poudre

La poudre récupérée par OS 680 sur des obus est ensuite livrée à Niort par Julienne Wadou, agent de liaison d'Emmanuel Durosier qui sera le seul à réussir à s'évader de la prison de la Pierre-Levée à Poitiers. Pour Maurice Rouzier, il est « probable que Durosier amena cette poudre dans le groupe Rol-Tanguy lorsqu'il passa des Deux-Sèvres à la Vienne ».

la phrase

'' J'ai pu toucher à l'humanité des hommes et des femmes d'OS 680. ''

Pour trouver la matière de son livre, Maurice Rouzier a notamment rencontré les familles de plusieurs des membres d'OS 680. « Je dois beaucoup aux familles (*) qui acceptent de me recevoir, de me confier des documents et des photos précieuses. Cela donne une dimension humaine à cette lutte qui me marque toujours beaucoup. »
Maurice Rouzier lance d'ailleurs un appel aux familles des résistants (Richet, Marolleau, Drapeau, Chénier, Turquois) qu'il n'a pas encore pu rencontrer. On peut le contacter par mail : maurice.rouzier@wanadoo.fr
 
(*) Le travail de Maurice Rouzier doit également beaucoup à Jean-Yves Pineau et Jacky Berge, de Parthenay, qui lui ont confié des pièces « essentielles ».

repères

Les condamnations

Condamnés à mort et fusillés le 3 décembre 1942 à 16 h, au camp de Biard à Poitiers : Joseph Berthou, Yves Berthou, Jean Brunet, Edouard Chenier, René Drapeau, Marcel Marolleau, Antonin Revairault, Jean Richet.
Condamné à mort et fusillé le 13 décembre 1943 à Angers : Maxime Bacquet.
Condamnées à mort, puis finalement déportées en Allemagne : Germaine Brunet, Simone Thibault, Julienne Wadou.
Cinq ans de réclusion, déporté : Robert Sibileau.
Un an de prison, déportées : Mathilde Chaignon, Claire Liné.
Six mois de prison : André Forestier.
Acquittés faute de preuve, mais déportés en Allemagne : Marie Berthou, Roger Gaucher, Paul Lagrue, Jean Noé, Simone Violeau.

Acquittés et libérés le 23 décembre 1942 : Martial Coutant, Lucien Jourdain, Jean Pouant.

 

Propos recueillis
par Pierre Calmeilles
Aller plus loin Elle s'évade du commissariat
Aller plus loin Condamnée à mort à 25 ans
Maxime Bacquet était le chef de ce groupe. Il a été fusillé.
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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 19:33

Après bien des hésitations, des réflexions, des contradictions, des incertitudes, des revirements, je me dois de prendre position, de choisir, en dernière analyse,  un candidat et de voter.

 

Je dois dire que j'ai été "agacé" comme d'autres, par la présentation de la "préférence" de la direction du Parti sur le choix du candidat et par l'insistance et la dramatisation de Pierre Laurent, de Marie-Georges Buffet, de Roland Muzeau  pour la confirmer, Je reconnais cependant,  à la direction de mon Parti la possibilité, et le devoir, de me faire part de son analyse. D'ailleurs, la conférence Nationale a choisi Mélenchon à 63,6 % et  invite les communistes à faire de même les 16, 17 et 18 juin dans les fédérations.

 

J'ai reçu ce choix  comme celui d'un message de positivité/négative. En effet Jean-Luc Mélenchon, compte tenu de l'accord global (Présidentielle, législatives, programme partagé, campagne collective) serait le candidat présenté par toute les composantes du Front de Gauche, car le PG et la GU viennent de le choisir. Issu du Parti de gauche, il doit dynamiser et peut incarner le Front de Gauche et le conduire au succès. Soit. Mais d'un autre côté, choisir André Chassaigne poserait problème, parce qu'il faudrait alors tout revoir, serait dangereux car il risquerait de faire éclater le Front de Gauche. André Chassaigne ne pourrait donc pas , lui, responsable communiste incarner l'ouverture et la pluralité du Front de Gauche à  la présidentielle sans rompre les équilibres acquis au cours des discussions/négociations avec nos partenaires.

 

En ce sens, cet "oukase" me gêne évidemment.

 

Comme si le, PCF devait être relégué à chaque fois dès lors qu'il s'agirait pour lui de représenter tout à la fois nous-mêmes et "les autres". Mais en est-il vraiment comme cela ?

 

Je considère que André Chassaigne est un très bon candidat avec ce qu'il apporte de nouveau à une campagne créative et  collective du Front de Gauche. Il a la confiance des militants communistes qui seront bien utiles pour porter le programme et la (les)  candidature commune. Ses dernières déclarations me confortent dans l'objectif qu'il poursuit et la confiance qu'il m'inspire est intacte. Quel que soit le candidat retenu par le vote des militants PCF, il sera tout entier mobilisé et actif.

 

J'aurais aimé, je dois le dire franchement, entendre de tels propos dans la bouche de Mélenchon ou d'autres dirigeants du Parti de gauche. Au lieu de cela, des piques,(voir le blog du PG et celui de Mélanchon) des exigences inflationnistes en matière de nombre de circonscriptions revendiquées se font jour, avec quelques provocations à la clé. D'autres digressions concernant le programme , ou le rassemblement  sur le nom du candidat.

 

J'ai lu aussi que si Mélenchon n'était pas retenu comme candidat commun, le Front de gauche aurait vécu. J'aurais aimé aussi que Mélenchon réaffirme clairement "que notre campagne s'adresse et concerne l'ensemble des électeurs de gauche qui aspirent aujourd'hui à une politique véritablement de gauche" au lieu de cela il appelle à s'aliéner les militants de la FASE qui sont appelés par lui à choisir eux aussi  leur candidat préféré et à rejoindre le Front de gauche. Lorsque l'on sait que ces derniers émanent, pour l'essentiel d'anciens militants communistes séduits par les "collectifs anti-libéraux et la conception des 2 gauches et de l'invalidité du PCF, il y a de quoi s'interroger.  "Nous voulons battre Sarkozy, créer les conditions d'une victoire durable de la gauche avec un gouvernement qui remette en cause les logiques financières dominantes(...)donner à voir une autre façon de faire de la politique par des campagnes collectives menant de front les échéances présidentielles et législatives." affirme le texte acté le 31 mars avec nos partenaires.

 

Il est rassurant de surcroit de constater que ce texte de la déclaration commune au PCF, PG et GU réaffirme que "nous nous adressons à tous les électeurs de gauche, mais aussi à toutes celles et ceux qui s'abstiennent, celles et ceux qui ne croient plus en l'action politique pour reconstruire un nouvel espoir. Ce que nous construisons, c'est un rassemblement unitaire, c'est une démarche partagée. Ce que nous voulons faire grandir, ce dont nous voulons créer les conditions, c'est un Front large d'idées et d'actions porté par une dynamique sociale et populaire, et porté jusque dans les urnes, au point de peser réellement sur les choix d'une future majorité de gauche."


Que valent alors les oppositions à ce que ce soit Mélenchon qui "représente le Front de Gauche" ? Surtout que, comme le remarquent plusieurs camarades : "on ne peut faire le rassemblement tout seul, car, la maison commune ne peut se construire, disent-ils, en prônant, dans les faits un rassemblement autour du PCF, sans mettre en péril de Front de gauche lui-même, et qu'ainsi "le rôle du PCF, loin de s'effacer s'en trouve revalorisé".

 

Mais d'un autre côté le caractère personnel et autonome que JL  Mélenchon imprime déjà à sa campagne de candidat à la candidature à de quoi interroger pour la suite. La recherche de soutien à sa candidature (liste de soutien sur son blog) peut laisser penser que le caractère populiste qu'il dénie pourtant, s'impose néanmoins, sans qu'il ne soit possible que de le corriger à la marge...pour l'instant. Si une liste de soutien à Chassiagne circulait, il est fort à parier que celle-ci obtiendrait bien plus de signature que celle de Mélenchon.

 

Avec la réforme constitutionnelle qui fait précéder les présidentielles sur les législatives, cette élection devient majeure pour les candidats et les Partis, et détermine toutes les autres. A tel point que tous les partis présentent des candidats et organisent campagnes de promotion  de leur candidat supposé ou (et) des primaires. Ce qui  confirme le caractère personnel de cette élection. Faut-il l'admettre et s'engouffrer dans cette pratique  de l'homme providentiel ? Ou serait-il souhaitable de donner à voir et à entendre une autre pratique de la politique, "sortir du formatage stérile de la vie politique : la personnalisation extrême, par une médiatisation artificielle est illusoire. Elle sera balayée par le vote utile." indique André Chassaigne qui ajoute: "Bien au contraire la dynamique du Front de gauche doit s'appuyer sur l'implication du plus grand nombre... en initiant une démarche complètement nouvelle et en la rendant visible."


Les déclarations intempestives de Jean-Luc Mélenchon, pour qui l'objectif  affiché est de devancer le PS afin d'être le candidat de gauche au deuxième tour, et de vérifier ainsi la,politique unitaire du PS, ou bien celle qui consiste à dire que lui, ne participera  en aucun cas à un gouvernement avec les socialistes, à moins qu'il le dirige, ( qui peut dire aujourd'hui quel sera le rapport des forces à gauche en juin 2011 ?) contrastent avec les dimensions collectives, de luttes et de convictions, de rassemblements multiples pour "arracher dès aujourd'hui l'engagement de toute la gauche sur des mesures fortes qui changeront réellement la vie des gens... que nos idées s'emparent des masses" que met en exergue André Chassiagne.

 

L'élargissement du Front de Gauche s'avère indispensable, tout comme l'est le programme partagé et la meilleure mobilisation partisane et populaire possible. Je crains que, si les adhérents du PCF Choisissent André, nos partenaires y voient la volonté de tout corseter et tout dominer. Si c'est Jean-luc qui est choisi, je crains aussi que ce le soit "de raison", sans enthousiasme, avec réticence, ce  qui pèsera sur les mobilisations.

 

Nous ne lisons pas dans le marc de café, mais nous écrivons l'avenir. Dans tout choix difficile, il y a une part de risque.

 

Pour certain d'entre nous le plus grand serait celui de la disparition du Parti si nous 'avons pas de candidat à a présidentielle. Manque de visibilité du Parti en tant que tel, et voie ouverte à la constitution d'un ensemble à la Die Linke souhaité par J. L. Mélenchon, dans lequel le PCF ne serait qu'un élément. Il faut entendre cela, car c'est une des préoccupations des communistes que de renforcer et  développer notre Parti communiste comme l'a d'ailleurs confirmer le 34e congrès.

 

Serions nous menacé de constriction par le PG et la GU ? Le nombre de militants du PCF, son histoire et l'expérience acquise, ses organisations, ses élus, et les électeurs eux-mêmes  rendraient vaines les tentatives d'étouffement ou de marginalisation. Et puis, est-ce l'objectif ou la volonté de nos partenaires de nous affaiblir, de nous piéger, de nous faire jouer le rôle de supplétif ? Je ne le crois pas non plus. Et quand bien même, ces volontés supposées seraient vouées à l'échec, et chacun le sait.

 

En choisissant Mélenchon, nous adressons au peuple de gauche, aux électeurs, un double message, contradictoire cependant. . Nous proposons, dans le cadre du Front de gauche et de l'accord global qui préserve et respecte la visibilité du PCF (alors que nous sommes les plus nombreux et les plus puissants de la coalition, ce qui pourrait interroger eu égard à la pratique politique de tous les autres partis sans exception), un candidat d'une autre formation politique plus modeste, pour "ouvrir" et faire vivre le rassemblemnt dans le Front de gauche.

 

Mais nous adressons aussi le message que, dans l'état actuel des choses, un candidat communiste ne peut remplir cette fonction et donc ne peut prétendre à rassembler. Nous avons donc à travailler cette question.  Mais si nous choisissons Le camarade André Chassaigne nous envoyons aussi un double message en sens inverse. En outre, compte tenu de l'accord global en phase finale, il nous faudrait alors le reconsidérer et renégocier les circonscriptions législatives, selon nos partenaires, une espèce d'oukase nous est adressé.

 

Alors, que faire ? Je me dis que l'histoire ne se répète jamais de la même façon, que des leçons sont toujours à en tirer, que notre peuple, le monde même appelle à la novation, que le système capitaliste est contesté sur la planète, que les soubresauts de sa crise globale font émerger des contestations invisibles jusque là, que notre Parti en s'impliquant activement et massivement dans le "Front de Gauche" peut construire une étape nouvelle pour le changement en France et en Europe. Il peut à cette occasion se renforcer car il aura montrer son utilité, il est à même de  déjouer toute tentative éventuelle de marginalisation,  que la lutte ne finit pas en juin 2012. D'autres échéances, y compris électorales nous attendent, et encore en 2017 et que rien est dit que l'histoire se répète à l'dentique.

 

Tout bouge partout dans le monde,ne soyons pas frileux, osons, consciemment. Qui peut penser que Pierre Laurent, Marie-Georges BUFFET, Roland Muzeau, communistes depuis des lustres et tous ces militants qui chaque jour réfléchissent, agissent, aient décidé, hypnotisé par Mélenchon, la disparition du Parti Communiste Français ? Qui peut croire à une telle fable ?

 

Que des questions se posent et qu'elles ne soientt pas encore résolues, peut-être, mais force est de constater que dans le cadre des discussions que nous avons avec nos partenaires, le mouvement va vers nous et non l'inverse.

 

Alors confiance dans la justesse de nos positions, confiance dans notre force de conviction, confiance dans notre peuple qui peine à entrevoir des propositions nouvelles susceptibles de changer leur vie.

 

 Que chacun réfléchisse. Le vote de ce week-end n'est pas un choix de coeur ou de raison, il est un acte politique.

 

Soyons courageux et lucides. Il y a de toute façon un après 2012.

 

Finalement, j'appelle les communistes à voter pour Mélenchon comme candidat commun du "Front de Gauche".

 

En tout état de cause, je me rangerai à la décision majoritaire. Car comment pourrai-je prétendre avoir raison et respecter la démocratie interne de notre Parti si je m'en abstiens dès lors que la décision prise ne m'agrée pas? 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 13:36

En décembre 2008, le Parti communsite à son  34e congrès, a décidé d'une stratégie de rassemblement de la gauche non sociale-libérale, anti-capitaliste, de progrès et révolutionnaire, afin de trouver une issue rapide, dans les luttes et dans les urnes, à la crise de la société capitaliste française et européenne et à son issue institutionnelle dan sles élections, rassemblant toute la gauche pour ouvrir issue et perspectives.

bruno saumur

Ainsi, alors que le Parti de Gauche n'existait encore pas, ni non plus la Gauche Unitaire, les communistes tentait une initiative politique pour la création d'un Front de Gauche. qui rassemblerait tous ceux, partis, groupements, associations, syndicats, individus, convaincus de la malfaisance du libéralisme et du capitalisme, s'inscrivent dans la recherche d'une issue progressiste qui implique, en raison de s acrise historique, du dépassement du mode de production et d'échanges capitalitste.

Ont rejoins le concept et le projet, le Parti de Gauche créé début 2009 à l'initiative de J L Mélanchon en désaccord depuis plusieurs années avec le PS dont il contribuait pourtant à assumer des responsbilités au sein de sa direction, emportant avec lui quelques milliers de militants socialistes, puis, un peu plus tard encore, Christian Picquet et quelques déçus du NPA qui formèrent la Gauche Unitaire et près d'un millier d'adhérents.

C'est donc sur la base de Fronts de luttes (campagne des élections Européennes contre le traité de Lisbonne au cours de laquelle le PCF à encouragé et facilité l'émergence de ces deux alternatives à la politique sociale lidérale du PS et sectaire et d'isolement du NPA, afin conjurer la division des forces antilbérales sans reproduire les errements et les ga^chis des collectifs ant-libéraux.

 

Ce Front de Gauche constitué au départ, des trois formations politiques a vocation à s'élargir, non seulemnt à d'autres formations ou groupements, mais surtout, constituer un appel au rassemblement populaire à vocation majoritaire dans les lutteset les élections.

Si les résultats électoraux sont encourageants, le rassemblement populaire reste à construire.

Et avec qui, avec quels moyens.

 

Dans le Nord-Deux-Sèvres par exemple, hormis le PCF, il n'existe aucune force organisée a la gauche du PS local à Thouars qui lui, est fort de 35 adhérents environ. Je connais seulement 2 adhérents du Parti de Gauche à Airavault. Lui et son épouse. Ils ne sont présents que sur les photos quand on les y invite, mais n'ont aucune activité propre en tant que Parti de Gauche, ni initiative se rapportant à ce Parti.

Alors faire Front oui, mais avec qui?

Car le débat, ou les interrogations existent.

Le Parti communiste, parce qu'il est le plus nombreux, le plus actif, le plus expériementé, celui avec le plus d'élus et de moyens financier grâce aux cotisations de ses adhérents et au reversement de se élus doit-il être celui qui influe le plus sur les destinées du Front de Gauche ?

Certains, qui n'ont pas encore rejoins le Front de Gauche feignent de s'interroger sur le devenir du PCF qu'ils considèrent comme obsolète dans sa forme Parti.

 

Mais alors, comment fait-on. Avec qui constuisons-nous ce (ces ) Fronts de luttes et d'issues à gauche?

Quelles nébuleuses sont-elles capables d'organiser, de réfléchir, de concevoir. Et ce concept Front de Gauche eut-il été possible sans la créativité et l'audace des communistes?

A voir les réticenses aujourd'hui encore mises de toutes parts à son développement, ou les interprétations diverses quant à sa nature, nous, avons encore les uns et les autres beaucoup de travail pour construire et lever les suspicions.

 

Sans le Parti communiste pas de Front de Gauche, l'inverse est vrai aussi. Mais le PCF a choisi cette stratégie, et il peut (doit) mener sa politique unitaire et de rassemblement de façon autonome et concertée.

 

Que doit être le Front de gauche? Un Front Populaire moderne, de ce siècle. Et les Partis le constituant doivent oeuvrer à sa construction et son élargissement populaire, de sorte qu'il devienne, dans son contenu évolutif et dans sa ou ses formes le bien commun.

 

Et dans ce sens,les communistes, sans tirer la couverture à soi, sont les mieux pourvus  par leurs pratiques et leur expérience de masse.

 

C'est pourquoi aussi le débat sur le candidat commun représentant le Front de Gaucheà la Présidentielle dépasse la seule personnalisation du candidat finalement choisi. Car, en liant présidentielle et législatives, au-delà du score électoral lui-même et des élus, il s'agit aussi de construire, ce rassemblement populaire ou Front Populaire, transcendant les institutions représentatives de la Ve République, redonnant la primauté au mouvement et luttes populaires.

Et le candidat choisiqui serait, sera-t-il, un  élan pour tous ou un tremplin pour une aventure personnelle, vouée à l'échec.

 

Ce candidat, sera-t-il capable de représenter toutes les composantes du Front de Gauche, son programme partagé, d'impulser une campagne collective qu'aucun sondage de notoriété ne mesure.

 

Les communistes dans les prochains jours sont appelés à y refléchir et à décider par le vote.

 

A ce sujet, une proposition.


Quatre candidats prétendent incarner l'orientation du Parti qu'il devra défendre  en se proposant d'être ce candidat lors des Présidentielles. Il nous faudra élaborer le bulletin de vote.

 

Les communistes, pour certains d'entre eux ont un avis bien tranché, exclusif. Pour d'autres, ils ont des souhaits, des exigences, des préférences. Le bulletin doit les reflèter.

 

Ainsi tel camarade préfèrerait JL Mélanchon mais ne désavoue pas André Chassaigne. Ou tel autre est d'accord pour André Chassaigne candidat communiste pour le Front de gauche, mais préfère un autre  un autre candidat communiste à Mélenchon, et d'autres formules de préférences sont encore possibles.

 

Aussi, je propose que le bulletin de vote des communistes pour le choix du candidat reflète la diversité des situations en votant pour la préférence No 1

puis pour un second Choix, voire un troisième

 

De l'ensemble de ces données sortita le choix sincère des communistes.

 

S'il n'en était pas ainsi, il se pourrait qu'un candidat  soit élu avec par exemple 40 % des votes contre 35% au deuxième 15% au Troisième et 10 % au quatrième soit 60% qui ne l'aurait pas choisi. Alors que le 2e choix pourrait être de 60% contre 40% pour les 3 autres candidats.

 

Réfléchissons sérieusement, sereinement, sincèrement, avec à l'esprit, le meilleur moyen, aujourd'hui en mai /juin 2011, de concevoir la prochaine période de luttes revendicatives et de conquête électorale pour que 2012 ferme la parenthèse Sarkozy et que la gauche, quelque soit le candidat, 2e tour s'oblige, en raison d'un rapport de force électoral favorable au Front de gauche, à engager sans délais les réformes indispensables à la sortie de l'ère libérale et à la construction d'une nouvelle société basée sur la maitrise de production et de la répartition des  richesses, sur la satisfaction des besoins humains en France et dans le monde, dans la sureté et la coopération des peuples et des nations.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 09:21


Lors d'une manifestation sur les retraites à Thouars organisée par l'intersyndicale, la rue Thiers à Thouars a été débatisée symboliquement et remplacée le temps de la cérémonie, par la rue du Progrés social.

 

Les élus communistes Niortais quant à eux, ont eu l'heureuse initiative de proposer à la municipalité de débaptisé Thiers pour la remplacer par la rue Ferrat.

 

Et pourquoi pas à saint-Varent ?

 

 

 

 

 

Dans le prochain numéro du "Vivre à Niort", Frédéric Giraud propose, au nom du groupe communiste et apparenté, de débaptiser la rue Thiers pour en faire la rue Ferrat:

 

Inutile de vous présenter Jean Ferrat : artiste généreux, sincère, humble, il a chanté l’amour, la vie, l’espoir pour les progressistes et humanistes français. Engagé et regardant l’histoire en face, il a créé et chanté Nuit et Brouillard, Potemkine, mais aussi la Commune. Cette chanson créée en hommage à la Commune de Paris, est une période de l’Histoire française souvent ignorée, y compris des manuels scolaires.

Pourtant ce fut une période où les citoyens de Paris prirent leur destin en mains pour construire une société différente. Vous connaissez la suite, Thiers assassina des milliers de Parisiens et massacra la Commune de Paris.


 


Aujourd’hui, la rue qui mène à l’Hôtel de ville porte le nom de ce sinistre personnage. Quel paradoxe! Quelle «honte» pour l’ensemble des citoyens Niortais d’honorer Monsieur Thiers! Nous demandons que la Rue Thiers soit débaptisée et nous vous proposons le nom de Jean Ferrat pour cette rue. Par cet acte symbolique, nous rendons hommage à ces citoyens morts pour la liberté, l’égalité et la fraternité, mais aussi a ce poète aimé de beaucoup de Niortais.


 Frédéric Giraud


 

 

 


 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 09:17

Chers camarades,

 

Notre réunion de vendredi dernier avait pour objet les élections cantonales à Thouars et à St Varent. Après avoir évoqué le mouvement de libération des peuples Tunisien et Egyptien, qui au fond, se soulèvent contre le capitalisme, et le soutien que leur apporte les communistes, nous avons examiné les élections cantonales.

 

Depuis plusieurs mois, notre section réfléchit à ces élections qui constituent surtout un moment particulier de la bataille politique pour, nous aussi, changer de régime, battre Sarkozy et instaurer un régime démocratique qui change fondamentalement le mode d’existence de nos concitoyens en leur permettant les moyens de vivre décemment, dignement, de leur travail.

 

Nous avons depuis le mois d’octobre évoqué la situation électorale à St Varent, qui parait assez simple. Bruno Fornaciari est le seul communiste. Aux élections municipale de 2008, il a formé et conduit une liste de gauche aux municipales qui a recueilli 40 % des voix face à la liste de droite sortante. Il nous a paru « naturel » qu’il soit le candidat aux cantonales à St Varent et l’avons désigné à l’unanimité. Nous avions discuté de la stratégie dans le Nord-Deux Sèvres (St Varent et Thouars) Nous nous étions accordés pour faire une proposition à nos partenaires, notamment au PS, pour dynamiser le rassemblement à gauche dans le Nord-Deux-Sèvres, en proposant la candidature de Bruno comme se voulant comme celle du rassemblement de toute la gauche et des écologistes, dès le 1er tour à St Varent.

 

Dans le même temps nous accorderions notre soutien, dès le premier tour à Patrice Pineau PS sortant à Thouars (sur la base de déclarations politiques communes), avec pour objectif de battre la droite sortante à St Varent et de réélire le sortant PS et d’assurer ou de conforter la majorité de  gauche dans le département qui ne tient la qu’à 1 siège. Le PS n’avait pas encore décidé s’il partait ou non à la bataille à St varent, faute de candidat. Après tergiversations, il m’ a fait savoir « qu’ils allaient sans doute soutenir un candidat ». Je rappelle pour mémoire que nous sommes en plein cœur de la bataille contre le projet de réforme des retraites. Le 30 octobre nous officialisions la candidature de Bruno, qui est l’initiateur et le principal animateur du collectif retraite à Thouars, en espérant peser encore sur les décisions du PS, dont il avait rencontré le 1er secrétaire de section à Thouars et discuté avec le 1er fédéral

 

Quelques semaines plus tard le PS annonce le soutien du PS à un candidat sur St Varent. C’est dans ces conditions que se pose alors à nous la nouvelle situation. Puisque le PS ne veut pas de rassemblement à gauche dans le Nord-Deux-Sèvres, nous devons adapter nos objectifs et notre tactique à la nouvelle situation. Nous décidons l’orientation d’un candidat PCF/Front de Gauche à ST-Varent et à Thouars, dont il nous faudra trouver le candidat. Nous avons pensé rapidement à un responsable syndical cheminot à Thouars représentatif de la lutte pour la défense des services public et actif dans la luttecontre la réforme des retraites. Après en avoir parlé à JP Gelot qui m’a donné son accord en me disant que ce serait une très bonne candidature, j’ai pris contact avec lui. Malheureusement, pour des raisons personnelles il décline la proposition. J’en informe les camardes de la section qui m’avaient mandaté et JP Gelot à qui je demande de ré intervenir auprès de lui pour tenter de le convaincr

 

Sans résultat, la section examine alors la proposition d’une nouvelle candidature qui partirait sous l’égide PCF/Front de gauche. J’en parle à JP Gelot qui trouve que , effectivement celle de Nénesse, est une bonne candidature et elle ratifiée à l’unanimité par la section. Et nous commençons la campagne, en annonçant dans la presse que, pour ce qui les concernent, les communistes avaient choisi Nénesse pour candidat pour représenter le Front de Gauche à Thouars, les instances départementales des autres partis devant se réunir incessamment . Vous connaissez la suite, et les difficultés et incompréhensions qui surgirent.

 

La ville de Thouars est la plus important du Nord-Deux Sèvres. Cette ville cheminote, est la première à entrer en résistance contre les nazis dans les Deux-Sèvres, où jadis la section comptait 120 communistes, une CGT influente.

 

Depuis quelques années grâce à une activité et une présence renouvelées, les communistes y déploient une activité remarquée. Les enjeux économiques, sociaux, politiques et électoraux y sont les plus importants. Se jouent là les batailles pour la modernisation et le maintien de l’hôpital de proximité, notre activité aux entreprises, notre intervention dans les débats politiques et institutionnels, notre place au sein de la gauche et notre influence électorale notamment.

 

Nous avons enregisté plusieurs adhésions à notre Parti et d'autres suivront. C’est un encouragement bien sûr, mais ces chiffres indiquent surtout que nous sommes sur la bonne voie, que nous comptons poursuivre afin de renforcer l’organisation et l’influence du PCF pour les combats à venir.

 

Nous constatons des désaccords persistants avec la direction fédérale que nous ne parvenons pas, pour l’instant à combler. Je dois déplorer que ceux-ci pèsent négativement sur l’activité de la section, car nous devons consacrer une grande partie de notre énergie à faire valoir, dans le débat politique, le respect de la souveraineté des adhérents, alors que les nombreuses tâches qui nous attendent sont reportées. Et la campagne électorale est au point mort, elle sera courte, alors que nous étions en ordre de marche depuis longtemps. Bref.

 

En effet, nous apprenons il y a peu que la direction fédérale entend s’inscrire dans la recherche d’un accord politique dont nous ne savons rien, ni l'ensemble des communistes d'ailleurs,avec les partenaires des régionales qui aboutirait à une candidature de la FASE (JP GAY) à Thouars que rejettent unanimement les communistes, sous l’appellation « Terre de Gauche ». Ceux-ci n’en sont pas informés ni consultés, ni non plus de celui d’un accord éventuel sur un texte, qui n’a pas été soumis à leur réflexion et l’approbation des communistes du département comme le suggère nos statuts.

 

Et nous apprenons par la presse la nature de « l’alliance » qui nous paraît dangereuse. En effet,, selon les déclarations du PCF et du PG : « Installer le Front de Gauche et ses alliés dans un score à deux chiffres. Il faut 12,5 % pour se maintenir au second tour. C'est ce qu'on vise ». C'est ce qu'ont annoncé hier, selon "la Nouvelle République" les représentants des différents partis qui partent sous cette bannière : le PCF, le Parti de Gauche et la Gauche unitaire, avec l'appui de la Fase (Fédération pour une alternative sociale et écologique).
Le FG revendique une rupture par rapport aux pratiques de la gauche au pouvoir dans les collectivités locales : « Au cours de cette campagne, la droite va nous dire : le département des Deux-Sèvres est mal géré, et les autres : on n'a pas d'argent. Tant que l'élu local reste dans la logique qui lui est proposée, il n'a aucun levier pour agir. Nous, on dit : on peut faire tout autrement, en se positionnant sur une autre logique », déclare Yannick Tardy (PG).
. « Il n'y a pas de crise de la production de richesse dans ce pays, il y a juste une crise de la répartition », estime Jean-Pierre Gelot.(PCF). Des positions contardictoires avec d'autres déclarations : Le Front de Gauche annonce clairement qu'à l'issue du premier tour, il se désistera pour le candidat de gauche « le mieux placé pour battre la droite ». Et ses élus, lors de la première séance du conseil général, « voteront de telle sorte que la présidence de l'assemblée demeure à gauche ».En revanche, pas question de participer à un exécutif départemental de gauche au sein duquel il serait un allié minoritaire. « On ne cherche pas des baronnies à travers ces élections cantonales, mais des leviers d'action politique », prévient Christine Antoine, candidate sur Niort-Est. 

 

C’est de là sans doute, que se focalisent nos désaccords, sur nos analyses respectives sur le rassemblement à gauche ( toute la aguche pour nous) et  entre les responsabilités fédérales départementales et la souveraineté des communistes, notamment là où ils militent, localement

 

Il faut, je crois tenir compte de la particularité de notre département «tout en hauteur » et de la différence Nord/Sud. Nous pensons être les mieux placés pour définir nos axes d’actions politiques dans le cadre de la politique de notre Parti et notre tactique électorale, surtout si elle est unanime. C’est pourquoi, tout en constatant ces désaccords avec les camarades du comité fédéral, qui pour la plupart ne connaissent pas vraiment Thouars, nous nous plaçons dans la cadre de la stratégie de Front de gauche réaffirmée par notre 35e congrès. Nous demandons à nos camarades de la direction fédérale, compte tenu de l’impossibilité actuelle de parvenir à un accord sur le fond entre nous, de faire preuve de responsabilité et de confiance envers les camarades du thouarsais, en coordonnant l’activité du Parti sans en imposer sa vision, en impulsant son action et en favorisant la souveraineté des communistes thouarsais..

 

On le sait, nos désaccords politiques embrassent plusieurs questions essentielles qui portent sur la conception du Front de gauche et son élargissement, le rôle et la place du Parti communiste dans le rassemblement, sur la capacité du mouvement populaire à faire « bouger » toute la gauche. Le débat sur les candidature ne mettra pas un terme à nos discussions futures sur ces questions qui devront pouvoir se dérouler sereinement dans nos instances. Pour l’heure, nous avons une bataille politique et une campagne électorale à mener et les communistes qui gardent le droit de défendre et d’exprimer leur point de vue,  y compris publiquement, entendent bien la mener avec succès.

 

En conclusion, nous réaffirmons notre choix de présenter dans les deux cantons du Nord-Deux-Sèvres 2 candidats PCF/Front de gauche, l’un représenté par Bruno Fornaciari à St Varent (la suppléante est en cours de désignation), l’autre à Thouars, représenté par Ernest Levindré (la suppléante est en cours de désignation). Pour les candidat (e) s, nous nous sommes attachés à ce qu’ils soient représentatifs du monde du travail, ce qui explique, la difficulté et la longueur des consultations pour les suppléantes (il n’a pas été possible de trouver une titulaire notamment à St Varent) mais nous sommes sur le point d’y parvenir. Nous attendons de la Fédération une aide matérielle et financière concrète. Nous demandons en outre l’officialisation par la Fédération de ces deux candidatures. Ce n’est pas un drame de constater nos différences, voire les divergences d’aujourd’hui, et l’expérience de cet épisode amènera chacun d’entre nous à réfléchir pour faire du commun positif. Nous espérons donc recevoir en retour la réponse de la FD pour nous remettre en marche.

 

Bien fraternellement

 

Bruno FORNACIARI

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 15:15

Photo BF Nlle République 79

THOUARSLe 14/01/2011

 

 

Chers camarades,

 

Permettez-moi, de vous souhaiter mes meilleurs vœux, à vous  et à vos proches, pour cette année 2011 qui commence. La santé bien sûr, sans laquelle rien n’est possible, la réussite de vos projets professionnels qui conditionnent souvent votre vie personnelle. Mes vœux vont aussi aux communistes que vous êtes, pour vos combats et vos espoirs pour une vie meilleure, pour votre mobilisation réussie avec le Front de gauche, comme l’a décidé majoritairement notre congrès de décembre 2008, confirmé l’année dernière par le 35e congrès

.

Notre réunion d’aujourd’hui a deux points à son ordre du jour : les cantonales des 20 et 27 mars prochains, et les formes d’organisation des communistes du Thouarsais.

 

Je mets à votre disposition quelques éléments sur l’enjeu des cantonales.

 

Je l’avais déjà évoqué la dernière fois devant vous  cette élection sera le dernier rendez-vous électoral avant l’échéance de 2012 dont chacun ici connaît l’importance, je n’y reviens donc pas aujourd’hui, j'aurai sûrement d'autres occasions de le faire me moment venu.

 

Avec ce moment électoral du combat politique, il s’agit de confirmer et d’amplifier le recul que  la droite a déjà subi aux européennes et aux régionales. Il s’agit de dresser devant elle un rempart  social contre sa politique de régression sociale et démocratique. Mais nous le savons d’expérience, et autant le dire tout de suite, les élections locales comme les cantonales, par exemple, dans  le contexte de crise économique, financière, morale et politique risquent  de subirune abstention massived es couches populaires à qui l’alternative et l’espoir font encore, à leurs yeux, défaut. C’est une des raisons pour lesquelles nous devront axer notre action en priorité en direction des couches populaires, qui ont, elles le plus besoin de changement. Battre la droite, faire gagner la gauche, développer la dynamique unitaire et de changement avec la stratégie de Front de Gauche voilà les tâches qui sont devant nous. Celles-ci impliquent un renforcement de l’influence et de l’implantation du PCF qui est la force militante principale du Front de gauche et dont la responsabimlié est majeure.

 

Bien entendu, ces élections seront un temps fort pour mener sur le terrain, les batailles contre les politiques de la droite et du MEDEF. Elles peuvent, et même, elles doivent prolonger dans les urnes la montée du mouvement social contre la réforme des retraites où les communistes thouarsais y ont pris toute leur place, ponctuée par plusieurs adhésions à notre Parti, mais aussi la lutte pour la défense du pouvoir d’achat, l’emploi et la santéElles peuvent ouvrir les fenêtres de l'espoir et remplacer les volets de la résignation, du conformisme de droite ou du pragmatisme de gauche.

 

Dans le Nord-Deux Sèvres, vous le savez, nous sommes, comme le disait récemment Nénesse dans une interview à la NR, dans une zone de bas salaire où nombreux sont ceux qui ne disposent pour vivre que des salaires proches du SMIC quand ils travaillent, mais bien inférieur la plupart du temps s’ils sont jeunes, femmes  ou retraités, chômeurs ou à la recherche d’un emploi. Selon une étude, à Saint-Varent 43 % des foyers ne disposent pour vivre que moins de 1100 €.

C'est dire si cette vie difficile réclame une politique de solidarité accrue et de services publics. déployés en pleine vitalité.  Hélas,  concernant la santé, avec le projet de Plateau Technique Unique à Faye-l’ Abbesse, conçu par l’Agence Régionale de Santé, qui est l'émanation de la structuration hospitalière voulue par le pouvoir,  servie par la loi Bachelot, l’hôpital de proximité de Thouars est mis à mal et en  grand danger. L'appauvrissement et le manque de moyens et de personnels,, la disparition programmée de la chirurgie dans le cadre du PTU, participent de cette volonté de démenteler l'Hôpital public pour transférer les activités rentables sur le secteur privé.  Le danger est présent également pour les Hôpitaux  de Parthenay et de Bressuire pour ne parler que du Nord-Deux Sèvres. Mais nous savons que l'Hôpital de NIORT est lui aussi attaqué et que la riposte s'organise.. La lutte contre le démantèlement de l’hôpital public s’organise à Thouars avec l’association de la défense de l’hôpital de proximité Présidée par Georges Tignon, qui mobilise de nombreuses personnes attachées à conserver une offre de soin public digne du 21e siècle sur notre territoire. Les communistes apportent leur contribution à cette lutte en participant aux mobilisations et en faisant connaître leurs analyses et leurs propositions. A ce sujet, notre ami Frédéric Baumgarten docteur à AIRVAULT, réfléchit à doter notre section du fruit de son expérience de médecin en élaborant un document qui décrit succinctement la situation de l’hôpital en Nord-Deux Sèvres et  avance des propositions pour le maintien et le développement de l’hôpital public.Et j'encourage vivement ceux que cela intéresse à se joindre à lui pour étoffer la réflexion.

La nouvelle loi que vient d’adopter le parlement sur les collectivités territoriales  vise ni plus ni moins à supprimer les conseils généraux  qui pour les élections des 20 et 27 mars prochains, ne seront réélus que pour 3 ans. En effet dès 2014 la nouvelle loi de régression démocratique entrera en application, si, d'ici là nous ne pouvons lui faire échec, et ce sera d'ailleurs un des enjeux des présidentielles de 2012.. Cette nouvelle loi vise  à détruire la relation de proximité des élus avec les citoyens et avec les territoires. Détricoter les instances démocratiques où interviennent les populations, et livrer les marchés publics aux géants du CAC 40. Voilà l'objetif fondamental. 

 

Il nous faut faire connaître et apprécier le rôle positif que peut jouer le conseil général. Les actions de solidarité départementales qu'il dépoie peuvent constituer un « rempart social » contre la précarisation et les atteintes aux droits sociaux. Les candidats du PCF et du Front de gauche à Saint Varent et à Thouars 1 que nous aurons à désigner ce soir, agiront en ce sens pour les populations les plus fragilisées par les difficultés sociales, par l’âge, et le handicap, par toutes les formes de précarité contraires aux respect des droits sociaux de chacun, comme le droit aux études ou à un  logement de qualité. Au passage, en écho à un article de la NR sur l'érosion de la population des villes centre et notamment Thouars,  je dois dire que  ces actions sociales contribueraient grandement à enrayer l’hémorragie démographique de nos territoires et de la ville centre. Car en effet, les conseils généraux que veulent faire disparaître la droite, jouent un rôle de premier plan dans le domaine des solidarités  de proximité pour s’opposer au démantèlement des services publics de l’emploi où les atteintes répétées contre la protection sociale et l’assurance maladie. Les élus de tous bords, confrontés aux demandes des populations condamnent les transferts de compétences qui ne se sont pas accompagnées des moyens correspondant, comme la protection maternelle et infantile, la dépendance liée au grand âge avec la gérontologie tant prisée par les groupes privés comme ORPEA qui génèrent des profits fabuleux et dont le cours de l'action atteint des niveaux records. L’aide sociale à l’enfance, le handicap, l’action sociale destinée à cette partie de la population en difficulté, ou l’insertion avec le RSA sont réduits. La suppression des services et des emplois public est au cœur de la politique du pouvoir ultralibéral qui en étranglant financièrement les départements les incite à réduire, voire à supprimer des prestations aujourd’hui offertes à la population, notamment à la plus défavorisée, et de faciliter l’intrusion de monde de la finance dans les dispositifs solidaires, dont le «  5e risque » avec le projet d’assurance obligatoire est le plus avancé, (groupe MALAKOFF)

 

Nous l’avons déjà dit, l’emploi et le logement structurent la vie, notamment celle des jeunes générations qui souffrent souvent de n’avoir ni l’un, ni l’autre. La politique de logement social est mis à mal par la réduction des budgets lui étant  consacré, et les dispositifs d’incitation  concernent surtout les logements privés et les profits des majors du bâtiment. Les lois Scellier où leurs jumelles coûtent un maximum au budget de l’Etat. Les candidats du Front de Gauche et du PCF aux cantonales s’engagent à agir pour inscrire une politique sociale de l’habitat au cœur des politiques départementales.

 

Solidarité encore avec le soutien des projets associatifs et aux équipements de proximité. Soutien encore aux structures coopératives, à la mutualisation des moyens pour garantir ainsi les emplois durables et pérenniser l’activité économique.

Solidarité aussi à l’international avec les peuples opprimés, je pense immédiatement à La Palestine, et à la Tunisie où le peuple se lève contre la misère et les privations de liberté imposées par le dictateur Ben Ali soutenu par la droite et le gouvernement actuel. On voit, à cette occasion, la sincérité, à l’épreuve des faits, des déclarations de nos dirigeants sur les libertés dans le monde. Celle de Bruno Lemaire ou de Mme Alliot Marie tous les deux ministres, font honte à notre pays.

 

Des partenariats et des coopérations de long terme avec des pays lointains, notamment ceux en voie de développement , pour  élargir la coopération et favoriser la modernisation de leur appareil productif afin qu'ils répondent aux besoins de leurs populations, en aidant à l'accès à l'eau par exemple ou aux moyens modernes d'éducation et de communication, contribueraient à renforcer la paix dans le monde et concevoir des relations multilatérales constructives et amicales.

 

Parmi les services publics que nous voulons développer se trouve l’école. Les familles sont inquiètes de la dégradation du service public de l'Education et de la  formation. Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite impacte la qualité de l’enseignement et les conditions de travail des enseignants et du personnel de l’éducation nationale.

 

C’est pourquoi, tout en soutenant les luttes des enseignants, des personnels des établissements scolaires et des parents d’élèves, nous préconisons l’élaboration avec eux de projets éducatifs départementaux dans les collèges pour agir sur la réduction des inégalités, pour la mise à disposition des outils nécessaires à la maîtrise de l’information numérique et internet.

 

L’accueil et le soin de la petite enfance, avec la construction de crèches départementales ou municipales, la mise en place de politiques de promotion de la santé menées par les PMI, la prévention bucco-dentaire, les campagnes vaccinales contre la méningite ou contre le cancer du col de l’utérus chez les jeunes filles, ou encore la contraception doit être dynamisées.

 

Les compétences départementales s’étendent aux transports pour faciliter les déplacements. Le développement des transports en commun, la réouverture de voies ferrées et de gare ouvertes au public pour faciliter les liaisons entre les villes et les villages dont les coûts pourraient être pris en charge par la collectivité pour lce qui concerne le transport des jeunes, des chômeurs, des personnes handicapées et des personnes âgées. La  reflexion pourrait être reprise concernant la déviation du centre ville de Saint-Varent, réclamée depuis longtemps par de nombreux habitants de cette ville et l'association qui 'est créée à ce sujet, qui considèrent impossible la dynamisation du centre ville sans elle. Cette volonté doit pouvoir s'exprimer jusque dans les instances départementales.

 

L’accès à la culture par le soutien concret du Cinéma associatif le Familia à Thouars, qui, pour continuer sa mission de diffusion des oeuvres cinématographiques doit s’équiper d'appareils numériques coûteux. Permettre l’accès au sport, à la culture, aux loisirs, aider au dynamisme de la vie sociale et citoyenne par un soutien accru au monde associatif, rendre la vie quotidienne plus agréable en améliorant l’environnement et le cadre de vie. Telles sont les ambitions des candidats du Front de gauche.

 

Soutenir l’emploi en favorisant le développement économique permettrait de renforcer l’attractivité de nos territoires. Des plans départementaux pour l’emploi mis en œuvre avec l’ensemble des acteurs concernés, peuvent permettre de concrétiser des projets structurants porteurs d’innovation, de recherche, de formations qualifiantes pour nos jeunes.

 

Nous voulons aussi développer les relations entre les élus des différentes collectivités, avec les associations et les acteurs locaux, les salariés et les habitants. Nous voulons préserver ces potentialités et innover en travaillant à de nouvelles avancées démocratiques en écrivant une nouvelle page de la décentralisation qu’appelle le monde moderne.

 

Mais pour cela, la réforme territoriale, véritable coup d’état contre la démocratie et les services publics doit être abrogée. Notre campagne électorale doit être s'imprégner de cet objectif et permettre aux citoyens, aux électeurs de prendre conscience du danger de régression démocratique que représente cette loi.

 

Car le danger est lourd non seulement d’une régression démocratique, mais aussi de  la réduction des moyens d’une redistribution des richesses et de décisions en faveur des populations. La fusion programmée de conseiller général avec le conseiller régional donnera naissance à un conseiller territorial qui aboutira  à diviser par deux le nombre d’élus (de 6000 actuellement à 3482) et qui éloignera encore plus les élus des citoyens. Le département serait ainsi minorer et à terme, privé de ressources et  ses compétences, assèchées. Dans l’optique du pouvoir, de renforcer le contrôle par le « marché » et les grandes sociétés financière, cette réforme acte la réduction des compétences du département et de la région au profit des métropoles et d’un pouvoir accru des préfets, Le département deviendrait une coquille vide et  sa disparition deviendrait inéluctable et avec lui ses missions sociales.

 

Les capacités stratégiques des départements en matière de prévention, de solidarité et d’action sociale, jusqu’à la responsabilité des collèges seraient mises en cause. L’asphyxie financière, induite par des désengagements de l’état, la suppression de la taxe professionnelle et les réformes fiscales en projets, signeraient la fin du couple département/communes au profit d’un lien département/région, avec la disparition de la compétence générale des départements.

 

Bref, des mauvais coups pour la solidarité, le développement économique, l’écologie citoyenne, la démocratie. Les communes et les départements seraient absorbés par les intercommunalités et les régions par les métropoles. La limitation des compétences des départements et des régions s’inscrit dans la logique des directives européennes de libéralisation et de dérèglementation.

 

Vous l’aurez compris, nos propositions contre la remise en cause de l’organisation territoriale ne relèvent pas du  mainien du statu quo qui est décrit par la droite comme "un millefeuille coûetux et et incompréhensible". Nos propositions   doivent être à la mesure des enjeux qu’elles représentent pour la vie quotidienne des habitants, des jeunes, des salariés, et pour l’existence  et le développement- de véritables foyers de démocratie pour assurer la capacité d'intervention des citoyens.

 

Nous réclamons la clause de compétence générale pour les trois niveaux de collectivités (communes, départements, régions), l’introduction de la proportionnelle pour une meilleure représentativité des forces politiques avec la parité, le métissage et la diversité sociale. Institutionnaliser de nouveaux espaces participatifs locaux et donner force de loi aux référendums d’initiative locale, comme je le demande au sujet de l’implantation de la maternité porcine à Luzay, voila des propositions modernes et progressistes.

Mettre en place une fiscalité locale au caractère progressif pour les ménages,  mettant fin au scandaleux bouclier fiscal , et en adaptant une fiscalité à effets vertueux liant étroitement l’entreprise au territoire, créer un pôle public financier pour intervenir efficacement dans la vie économique, financière  et sociale de nos territoires.

 

Toutes ces idées, ou du moins certaines d’entre elles peuvent progresser si nos militants dans notre campagne électorale s’en emparent.

 

Je veux en venir maintenant à notre stratégie politique et électorale et au choix des candidats que nous allons soit soutenir, soit présenter lors des élections cantonales.

 

Vous le savez pour l’avoir décidé, la stratégie du Front de Gauche à subit la première épreuve du feu si je puis dire, aux élections européennes. Le Parti Communiste Français et le Parti de Gauche nouvellement créé, ont décidé de Faire Front commun aux Européennes contre le Traité de Lisbonne, clône du Traité de Constitution Européenne libéral rejeté en 2005 par les français, et pour promouvoir une Europe des peuples. Ainsi deux élus Front de gauche sont élus et siègent  au parlement européen où ils participent activement à dénoncer les méfaits de la politique ultralibérale de la commission Eurpéenne et de la Banque Centarle Européenne. Je vous renvoie aux billets réguliers de Patrick Le Hyarik publiés dans "l'Humanite".

 

Puis, avec l’arrivée de la Gauche unitaire de Christian Picquet, nous avons fait Front ensemble pour battre la droite aux régionales et faire gagner la gauche, tout en  offrant une alternative aux gestions empruntes parfois de libéralisme et de retenues dans les audaces pour rompre les logiques libérales dans les régions  à dominantes socialistes. Dans 17 lrégions sur 23, dont la nôtre, les communistes ont choisi de se présenter indépendamment  du PS pour réussir l'objectif dont je viens de parler,  et d'élire des conseillers régionaux bien à gauche, et  donner ainsi, vie à cette stratégie de rassemblements et de luttes.

 

Si nous avons retrouvé de nombreux élus régionaux, nous devons déplorer, qu’au final nous enregistrons une perte d’une trentaine d’élus (JP GELOT me corrigera si mes chiffres sont erronés). Pour autant le score électoral atteint sur le plan national connaît un frémissemnt que nous espérons prometteur.  L’installation de cette stratégie Front de Gauche prend corps et l'opinion publique, curieuse s'y intéresse.

 

Dans l’intervalle de ces consultations électorales des luttes importantes se sont déroulées. Nous avons tous en tête l’épisode de la lutte contre la réforme des retraites. Cette lutte qui a rassemblé des millions de personnes , ouvriers employés, étudiants, artisans et petits patrons de PME parfois, jeunes, femmes, retraités et j'en passe, a  marqué les esprits et les consciences. Malgré l'adoption de la loi, qui ne prendra effet qu'en 2012, la lutte n'est pas fini et "la messe n"est pas dite". Chacun a pu le remarquer, les députés et  sénateurs communistes et du parti de Gauche y ont joué un rôle irremplaçable de soutien aux luttes et de leur popularisation, (à ce sujet je tiens à féliciter le journal "l'Humanité" sans lequel le mouvement eût été aveugle,.) ainsi que du rôle de valorisation de propositions pour une autre réforme des retraites financé par le capital et les profits financiers, mais je n’y reviens, pas vous avez  tous vécu ce mouvement social, en plein coeur, tout comme moi.

 

Notre Parti à Thouars /Airvault a été présent tout au long de cette bataille, pour expliquer, participer, mobiliser, rassembler. Cela lui vaut aujourd’hui, un respect, une notoriété qui s’étaient étiolés. A nouveau, la présence des communistes se remarque jusque sur les murs ou le marché. La participation de ses militants aux débats locaux est remarquée, que ce soit sur l’hôpital, la porcherie, la ville centre où le collectif retraite constitué à son initiative. La volonté politique des communistes de rassemblement à gauche est connue.

 

Mais la stratégie de Front de Gauche, pour les cantonales, puis pour les Présidentielles de 2012 demande à être expliquée, confortée et crédibilisée. Les trois partis qui composent ce que l’on appelle le Front de Gauche qui lui-même n’est pas un parti politique mais un concept, élaborent et conduisent leur politique en toute indépendance. Chacun pour ce qui le concerne, assume ses choix politiques, son programme, ses actions, son expression, élit ses dirigeants etc.

 

D'ailleurs, si nous étions tous d’accord sur tout, il serait vain de maintenir les trois organisations qui pourraient alors, le cas échéant, se fondre en une seule. Mais vous voyez bien qu’il n’en est rien aujourd’hui. Et si nous sommes tous d’accord pour contrer le libéralisme, il reste des différences entre nous sur les réponses et les solutions économiques et  les moyens politiques, internationales à mettre en œuvre pour y parvenir. Les débats entre nous sont en cours et vous me permettrez de ne pas aborder le sujet dans le cadre de ce rapport. Ce qui ne nous empêche nullement, vous le constatez, d’engager le combat commun pour dénoncer le libéralisme et les reculs sociaux et économiques, et proposer des solutions alternatives au capitalisme et au tout financier. Ainsi va la vie Si je puis dire.

 

 La stratégie de Front de Gauche ne s’accommode pas non plus de la théorie des deux gauches selon laquelle nous aurions des  ennemis à droite bien sûr, mais aussi des adversaires à gauche,  et, pour ne pas le nommer, le PS, reléguant ainsi tous ses militants, tous les élus socialistes et tous les électeurs influencés par lui , dans les bras du libéralisme et du renoncement à transformer notre société. Cette analyse, cette stratégie n’est pas la nôtre, elle n'est pas non plus celle du  Front de Gauche.

 

A ce Front de Gauche constitué des trois partis, nous souhaitons œuvrer à son élargissement., y adjoindre de nombreuses forces sociales syndicales, culturelles.et intellectuelles. C’est-à-dire que nous voulons dépasser la seule addition des trois partis. Nous souhaitons  inviter tous ceux qui, sur la base de propositions progressistes et partagées, dans une démarche de rassemblements et de luttes veullent faire reculer le pouvoir et gagner des positions. Pour changer toute la gauche, et vaincre aux élections afin de  changer vraiment la politique du pays nous pouvons élargir ce rassemblement.

 

C’est pour cela que nous avons besoin de renforcer cette gauche authentique, cette gauche décidée, cette gauche transformatrice, cette gauche audacieuse, cette gauche diverse et généreuse, cette gauche courageuse qui s’attaque aux puissants égoïstes de ce monde  en crise, cette gauche pour qui l'union est un combat. Renforcer le Parti Communiste qui est au coeur de ce combat, qui en est le concepteur et l'artisan essentiel, et le garant est un impératif. Il nous faut installer et renforcer l’audience et l'influence électorale du Front de gauche.

 

Le Parti socialiste domine la gauche depuis près de 30 ans. Certes cela a permis des victoires électorales et des avancées qu’il faut reconnaître. Mais au fond, force est de constater que  la crise s’est approfondie et que la situation de notre pays ni celle de l'Europe n’a finalement pas connu de véritable changement comme l’espérait notre peuple. Le renoncement du Parti socialiste à s’engager dans les transformations sociales et son ralliement au « pragmatisme » libéral a déçu les français qui ont finalement laissé la droite s’emparer du pouvoir, et à son extrême droite de progresser dangereusement.

 

Cette expérience nous montre que la victoire électorale de la gauche dans la configuration d’un  PS dominant ne signifie pas « changer la vie. A bien des égards l'histoire nous enseigne que c'est dans la période où le Parti Communiste est fort que les conquêtes sociales et démocratiques sont les plus fondamentales et les plus nombreuses. Il est temps je crois, d’appeler notre peuple à en tirer les conséquences et à rééquilibrer la gauche en faveur des forces de transformation de cette société en crise, jusqu’à en inverser le rapport des forces au sein de la gauche, tout en avançant des propositions pour qu'elle soit, toute la gauche, bien à gauche. Et des électeurs socialistes peuvent eux aussi faire le constat que je viens d’évoquer. L"’inconfort" du Parti Socialiste lors de la bataille sur les retraites avec des propositions bien en deçà des exigences populaires, montre que ce dernier peut être perméable aux exigences citoyennes. Les déclarations scandaleuses de Manuel Vals, sur les 35 heures l'un de leur dirigeants ou celle de DSK sur les retraites ou sur la Tunisie, ( voir mon blog) , jettent le trouble dans les rangs socialistes, après que plusieurs de leurs dirigeants soient passés avec armes et bagages chez l'adversaire, au gouvernement de Sarkozy.

 

Il est temps aussi de proposer en grand notre démarche de luttes, de rassemblements, de propositions nouvelles et crédibles. C’est bien pour cela que le choix des candidats que nous allons soutenir ou présenter est important. Il ou elle  doit favoriser les objectifs dont je viens de parler. J'avais déjà évoquer les critères sur lesquels devait se fonder notre choix. Le premier d'entre eux concerne naturellement l’accord avec la stratégie de Front de gauche et l’inscription de la ou du candidat dans cette démarche. La seconde, c’est son origine sociale. En effet, depuis de trop nombreuses années, nous avons laissé filer cette question par confort ou paresse, ou par pénurie. Il nous faut l'aborder  et la traiter le mieux possible eu égard à nos possibilités et à notre situation concrète. lI est vrai que nous avons  connu dans le passé des difficultés pour faire émerger des candidatures populaires, de la classe ouvrière notamment. Je pense qu’il nous faut faire effort dans ce domaine et chercher une candidature symbolisant une représentation du monde du travail. C’est une question éminemment politique. Si nous pouvions proposer à un ouvrier, ou encore un syndicaliste de la CGT, ou encore, une jeune femme, qui cumule toutes ces qualités, nous aurions là l’archétype du candidat idéal Front de Gauche à Thouars ville de tradition cheminote. Je dois vous rendre compte que j’ai approché, comme vous le savez,  le responsable des cheminots CGT qui hélas a décliné notre offre, non pour des raisons politiques m'a-t-il dit, mais pour des raisons personnelles qu'il ne m'appartient pas de commenter. Je les respecte, tout simplement.

 

Ce qui m’amène à faire une autre proposition  de candidature qui s'approche de l'ensemble des critètes que nous avions retenus. Je veux parler de la candidature d'un ouvrier mécanicien d’entretien pas encore à la retraite. Embauché en 1973 dans une petite entreprise du Thouarsais, il réside à Thouars dès 1973. Il adhère à la CGT en 1974 et dès 1975, à l’UL CGT de Thouars, il devient défenseur des salariés aux prud’hommes . Il adhère au PCF dans les 1978/80, il y milite en fonction de l’activité proposée alors. Il est présenté par le Parti comme candidat communiste à des cantonales à Saint-Varent. Thouarsais presque de souche (1973) il côtoie de nombreux salariés syndiqués ou non dans les luttes et dans le cadre de sa fonction prud'hommale. Il sait se faire apprécier de ses interlocuteurs aux prud’hommes et les avocats à qui il fait face dans la  défense des travailleurs, le considèrent désormais, comme pratiquement  l’un des leurs, tant il connait bien ses dossiers et dont la  sagesse de son action est  emprunte de justice, et de bon sens,  ce qui lui fait honneur. Vous l'avez tous reconnu, il s'agit de notre camarde Ernest Levindré dit "Nénesse". Un article de presse récent fait l’éloge de 37 ans de mobilisation dans les conflits du travail au service des salariés comme leur défenseur. Nénesse, avec qui j’en ai parlé et qui accepte à défaut d’une autre candidature plus représentative encore, se sent mobilisé pour assumé cette responsabilité. Je dois dire que cette candidature me parait être presque une candidature idéale. Je le répète, Ernest n’a pas encore 60 ans et n’est toujours pas à la retraite au sens propre comme au sens figuré.

 

Voilà pourquoi je vous propose cette candidature qui doit nous permettre, avec une bonne campagne collective de reprendre pied dans les quartiers populaires et de faire avancer nos propositions et de faire un bon score aux cantonales.

 

Les candidats désignés par les composantes du Front de gauche seront à coups sûrs LES CANDIDATS DE LA COLERE ET DE L’ESPOIR  et au fronton de leurs préoccupation, L'HUMAIN D'ABORD.

 

Avec des élus  Front de gauche au conseil général, c’est par la grande porte  que  s’exprimerons vos colères et vos espoirs, les attentes populaires et vos exigences d’une politique départementale tournée vers le soutien aux personnes les plus en difficultés. Dans les cantons du Nord-Deux-Sèvres et notamment ceux  de Saint-Varent et de Thouars, les revenus par foyers sont particulièrement bas. Ils sont parmi les plus bas du département. Aussi est-il URGENT et INDISPENSABLE  que la politique du conseil général soit tournée en priorité pour soulager  ceux qui subissent de plein fouet la politique de régression sociale de la droite au pouvoir. C’est le sens des engagements des candidats  Front de gauche que nous présenterons les 20 et 27 mars prochains.FAISONS LE SAVOIR MOBILISONS-NOUS ET MOBILIOSONS AUTOUR DE NOUS.

 

Au cours de la discussion tout à l'heure, je ferai quelques propsitions d'organisation de la campagne.

 

Le dernier mot maintenant. Avant d’ouvrir les discussions sur les cantonales, je vous rappelle le 2e point à l’ordre du jour sur lequel je ne m’étends pas : l’organisation du parti Communiste dans le Thouarsais.

 

Merci de votre patience.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF THOUARSAIS
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BRUNO FORNACIARI

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