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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 19:36
Delahousse ignore.
 
Comme d'habitude, c'est sans surprise que le journal de Laurent Delahousse de France 2 ce samedi à 20 h aura fait l'impasse sur une initiative communiste de grande importance qui a trait avec la crise de régime et les dérives financières qu'illustrent l'affaire "Penelope Fillon" Le secrétaire national du PCF réunissait en Ile de France 124 candidats aux législatives. Il a délivré des propositions précises pour l'élaboration d'un nouvelle constitution démocratique fondée sur les droits démocratiques, sociétaux, économiques nouveaux, destinés à remplacer une constitution remaniée plusieurs fois depuis 1958 sans qu'en soit changer le sens profond, s'inscrivant en contradiction avec les besoins et les exigences démocratiques d'aujourd'hui. De l'interdiction faite au parlementaires d'embaucher un membre de sa famille, à l'abrogation du 49.3, au droit de vote des immigrés, à l'instauration de la proportionnelle etc...Tout cela aurait pu intéresser les téléspectateurs de France 2 et des autres chaînes, publiques et privées. Pas une ce soir ne donne écho à cet évènement.
Peut-on parler de pluralisme et de démocratie quand l'ostracisme à l'égard du PCF constitue la ligne éditoriale des grands médias ? Peut-on parler de liberté de la presse lorsque la quasi censure frappe le journal et les journalistes de "l'Humanité" , peut-on parler de débat démocratique et pluraliste lorsque les communistes sont systématiquement écartés des plateaux des grandes émissions politiques ?
A quand un véritable service garant de la pluralité des opinions et de l'information ? Les candidats à la présidentielle s'engageront-ils à faire vivre le débat démocratique et pluraliste ?
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 13:57

Il n'est pas dans mon habitude d'interférer dans les décisions des partis politiques autre que le mien le PCF.

Les débats du 1er tour de la primaire m'ont laissé sur ma faim. Le 2e tour a laissé en lice Valls et Hamon. Le débat des socialistes m'intéresse, même si je reste convaincu qu'ils ne proposent pas les solutions à la crise du système capitaliste. Cependant, dans la phase qui s'éteint et celle qui s'ouvre, je constate que les électeurs et sans doute aussi les militants socialistes, ont voulu majoritairement tourner la page du Hollandaise et placé, en tête, celui qui leur apparaissait comme le plus crédible à gauche. Les positions qu'il a prise lors du débat et rappelées dans ces meetings depuis, me confortent dans l'idée qu'il recherche, avec d'autres, les moyens de satisfaire aux questions posées par la société, sur les revenus et le chômage principales préoccupations actuelles du peuple français. Il réfléchit les questions climatiques énergétiques et écologiques de façon déterminée et ouverte. Il rappelle, comme une évidence et un combat, que le débat, prélude au rassemblement indispensable pour battre la droite est incontournable.

Tout en constatant des différences, parfois sérieuses sur les réponses qu'il apporte aux questions posées, je n'y vois rien qui puisse ne pas me permettre de participer aux discussions qu'il encourage en vue de construireun accord politique de gouvernement avec les différentes forces de la gauche acquises à l'anti-libéralisme. Aussi, afin d'appuyer cette démarche et encourager les électeurs et militants socialistes qui désirent une autre politique, une politique de progrès et de partage des richesses, d'une république démocratique rénovée... j'irai voter dimanche Benoît Hamon avec quelques amis, afin de conjurer une dérive droitière et ouvrir une ère nouvelle du combat pour une nouvelle politique généreuse, solidaire et fraternelle.

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES PCF THOUARSAIS
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 12:47
 
Bruno Bonin,

je t’informe que nous avons fait une adhésion sur Airvault. Il s’agit de Claude C. Je te saurai gré de bien vouloir nous informer dès la réception de sa carte à la fédération. (il a rempli de formulaire d’un tract du PCF Thouarsais sur la Poste)
Par ailleurs, j’ai eu une conversation téléphonique avec Daniel R. (ex CNL 92) que tu connais et qui me fait part de son regret de n’être pas en possession de sa carte 2016 et il revendique celle de 2017, comme tous les communistes du département. Au passage, j’attends toujours la mienne et celle de Joël Grellier  et celle de Ernest Levindré. (je sais les complications que nous t’avons invité à plusieurs reprises à venir nous rencontrer pour les solutionner)

Autre question. J’ai vu que dans la liste des candidats intronisés par la « France Insoumise » figure la camarade Nathalie  Séguin Une clarification doit être faîte auprès des communistes du département. Un certain nombre d’entre eux, si j’en juge pas le résultat de la consultation du 26 novembre doit être « éclairé ».
Cette candidature, à ce jour n’est pas validée, pour l’heure,  par la direction du PCF, et en aucun cas, elle ne peut se prévaloir d’une investiture PCF.  Pour ma part, je plaide pour une lisibilité d’un rassemblement profitable à toutes les organisations qui soutiennent aujourd’hui la candidature à a présidentielle de JEAN-luc Mélenchon. Un tel rassemblement ne saurait faire l’impasse sur le PCF. Et c’est la raison pour laquelle, les communistes du Nord Deux-Sèvres de Thouars-Airvault_St-Varent optent pour un candidat communiste. C’et pourquoi aussi, nous souhaitons être invité aux débats organisés par la fédération dans ses instances.

Comme c’est ton droit de citoyen, tu as participé à un appel et une initiative de « communistes insoumis » quel euphémisme trompeur, à La Courneuve. Je suis en droit de te demander si les déplacements et les frais inhérents à cet engagement, ne sont pas supportés par les finances provenant  des cotisations des communistes, et donc des miennes et de ceux des communistes qui possèdent une carte confirmant, avec les statuts, leur qualité de communiste.
Tu le sais, je suis en désaccord avec l’orientation fédérale qui semble être majoritaire, mais constitue une déviance et une opposition à la politique définie par le dernier congrès et plus récemment par l’organisme,de direction confirmée par le vote majoritaire des communistes tout récemment.
Tu as moqué dans un précédent mail, mon indifférence au projet d’une réunion du comité fédéral à Thouars pour laquelle tu ne m’as pas précisément invité. Je serai ravi d’y participer le cas échéant. Tout comme à toute convocation des organismes régulier du parti auquel je sera convié.
Naturellement, je reste à ta disposition  pour toute autre information ou avis auxquels tu pourrais apporter intérêt.

Bien à toi

Bruno Fornaciari
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Published by bruno fornaciari - dans PCF 79 PCF THOUARSAIS
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 07:01

La CGT-Cheminots appelle à la grève le 2 février et élit un nouveau secrétaire général

AVEC AFP
VENDREDI, 20 JANVIER, 2017
HUMANITE.FR
Photo Bertrand Langlois/AFP
Photo Bertrand Langlois/AFP

La CGT-Cheminots a élu vendredi un nouveau secrétaire général et appelle à la grève le 2 février, notamment contre le forfait jours.

Laurent Brun, un trentenaire venu de la région lyonnaise, Fils et petit-fils de cheminots, remplace Gilbert Garrel qui part en retraite après six années à la tête de la fédération CGT, première organisation syndicale à la SNCF. Il a été élu ce vendredi secrétaire général lors du congrès de la fédération qui se tenait depuis mardi à Saint-Malo.
Il prend la tête de la fédération centenaire, en plein bras de fer avec la direction de la SNCF sur le régime de travail des cadres, et après une année 2016 marquée par plus d'une vingtaine de jours de grèves, de mars à juin. A Saint-Malo, le nouveau secrétaire général a dénoncé les "dysfonctionnements du réseau ferroviaire" et le "sur-travail des maîtrises et des cadres" en appelant à revenir sur le forfait jours.
La question de ce nouveau régime pour les cadres de l'entreprise ferroviaire cristallise la contestation syndicale depuis plusieurs mois. En décembre, la direction a décidé d'imposer un forfait à la place du décompte horaire, en s'appuyant sur la convention de branche, faute d'accord avec les syndicats. Le consentement individuel des salariés est cependant requis.
Contre ce "passage en force", la CGT-Cheminots appelle à une grève "massive" le 2 février. Le syndicat, qui a déposé vendredi un préavis, entend également protester contre les suppressions de postes prévues en 2017 (-1.200) et "le gel des salaires depuis trois ans".
Le mouvement ne sera suivi ni par l'Unsa (2e), ni par Sud-Rail (3e), ont indiqué ces organisations qui avaient également eu recours à la procédure interne d'alarme sociale.
Laurent Brun, entré à la SNCF en 2000 comme agent d'exploitation, aura également sur son bureau les dossiers de l'ouverture à la concurrence et de la sous-traitance.
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A Saint-Varent dans les Deux-sèvres 7 postes serait supprimés.
 
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 06:28

la ritournelle.

 

Il n’est pas rare, c’est une euphémisme, d’entendre sur toutes les antennes et sur tous les écrans, sans être contredits, « qu’il n’y a pas d’argent ». Et puis, « que l’on n’y peut pas grand-chose, avec ces multinationales (transnationales) sociétés anonymes dirigées par des conseils d’administrations sur sièges éjectables au bon vouloir des actionnaires (dont le bon peuple que nous sommes fait  partie puisque nous possédons des actions…)

 

Paradis fiscaux et richesses dénommés.

 

Page 40 de l’explosif livre des frères Bocquet (l’une est député et l’autre sénateur communiste) je lis que outre le Suisse, les paradis fiscaux se trouvent au « Luxembourg, iles Caraïbes, celles de Delaware, sur la côte Est des États-Unis, Singapour, hong-kong, les îles Marshall, le Vanuatu, l’îlot corallien Niue » sans oublier le Panama…papiers. Toujours page 40, l’on y apprends que’ « une étude Natixis a chiffré pour 2012 des avoirs européens, déclarés ou non, à 705 milliards d’euros et à 5 milliards leurs revenus annuels. Une étude américaine a estimé elle, le volume mondial de la gestion privée offshore à 7800 milliards de dollars à la fin 2010 dont 2100 en Suisse, soit 28 %. »

 

Des  noms sur ces milliards

 

« Dans le récent classement annuel des 300 plus grosses fortunes de Suisse publié en novembre 2014 par le magazine économique helvétique Bilan la première est

la famille fondateur d’IKÉA, Ingvar Kamprad avec 35 milliards d’euros 

Figurent aussi sur la liste 49 français soucieux de bénéficier d’un régime fiscal favorable. Le total de leurs patrimoines cumulés serait de l’ordre de 46 milliards d’euros

Dans la catégorie des fortunes les plus élevées, supérieures à 5 milliards de francs suisses (4,6 milliards d’€) figurent ainsi la famille Wertheimer (Chanel), les Castel (boissons et eaux minérales) Patrick Drahi (Numéricable-Sfr notamment).

Nous poursuivons en début de page 41 du livre « sans domicile fisc » le bien nommé: 

« Avec des « cagnottes »  plus modestes, entre 1,6 et 2,5 milliards d’euros, citons la famille Primat (Shlumberger), Benjamin de Rothschild (groupe financier Edmond de Rothschild), la famille Peugeot, (groupe PSA), la famille Lescure (SEB, Rowenta, Krups, Moulinex, Calor, etc;), ou encore la famille Bich (groupe Bic)

 

« elle est pas belle la vie » ? 

 

« La longue tradition suisse de discrétion, d’opacité est illustrée par le secret bancaire. »

 

C’est ce que s’attache à faire découvrir ce livre. Évasion, optimisation fiscale et fraude font perdre chaque année entre 60 et 100 milliards d’euros au budget de la France et plus de 1000 milliards en Europe.

 

 Les deux auteurs , rapporteurs de commissions d’enquêtes parlementaires sur le sujet, n’ont toujours pas été invités par les grand médias d’actualités, ni littéraires. allez savoir pourquoi ?

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 16:16

Énergie : contribution à un grand débat Nucléaire : quelques éléments et propositions pour le débat

 

Le nucléaire civil est au centre de beaucoup de controverses et déchaîne les passions. Pourtant nous sommes face à des choix urgents en matière énergétique compte tenu des besoins actuels et futurs dans le monde et de l’urgence à réduire les gaz à effet de serre, et ce, afin de limiter le réchauffement climatique, péril immense pour l’humanité. Cependant, l’accident de Fukushima vient de dramatiquement rappeler que sans de drastiques conditions d’utilisation (transparence, formation, vigilance, conditions de travail, autonomie et qualité des contrôles…)  très contradictoires avec la rentabilité financière, le recours à l’énergie nucléaire peut conduire à des situations catastrophiques.

C’est pourquoi nous avons besoin d’un examen sérieux sur la nature de cette énergie, sur les aspects environnementaux, sanitaires réels, mais aussi économiques de son impact. Et ceci, en comparaison  avec les autres sources d’énergie et les autres modes de production d’électricité par le charbon et le gaz, seules sources énergétiques aujourd’hui capables de produire suffisamment d’électricité  pour répondre aux énormes besoins.

En ce qui concerne les énergies renouvelables émergentes (solaire, éolien, géothermie),  elles sont encore aujourd’hui, malgré les progrès réalisés, inadaptées pour une production en « base ». C’est ce que montre, en grandeur nature, l’exemple allemand, où elles y dépassent difficilement 10 % de la production électrique. Et ce, au prix d’un rééquilibrage du réseau (du fait de l’intermittence) assuré par des centrales fossiles ou par des importations des pays voisins. Cette situation pourrait changer radicalement si, par exemple, le stockage d’électricité et le rendement photovoltaïque progressaient de manière significative : ce qui supposerait une politique soutenue en direction de la recherche fondamentale et appliquée. Néanmoins si ces possibilités restent ouvertes,  elles ne peuvent pas être le point de départ pour la définition, aujourd’hui, d’une politique énergétique du fait de l’incertitude liée aux résultats de la recherche.

Charbon, gaz, nucléaire : décomposition du coût

Dans un système de production d’électricité, on distingue 3 postes de dépenses : le coût d’investissement (construction, conception, coût du financement, provision pour le démantèlement futur, recherche appliquée….), le coût d’exploitation (salaire du personnel, maintenance, mise à niveau « sûreté »…) et le coût du combustible (importation de matières premières, transformation et conditionnement, retraitement et stockage des déchets ultimes induits).

 

Si nous examinons la composition du coût de production en sortie de centrale du kWh (*) électrique pour chacune de ces énergies, nous remarquons que le kWh nucléaire se distingue par une part élevée du poste d’investissement, alors que la part des matières premières, c’est-à-dire l’uranium brut importé, y compte pour 5 % seulement. Ainsi, près de 95 % du coût de l’électricité résulte d’un process industriel à haute valeur ajoutée lié aux qualifications, au niveau de la technologie elle- même, à l’exigence de sûreté et au traitement de l’uranium qui doit être enrichi et conditionné avant d’être utilisé dans les centrales. Aussi, le choix de retraiter le combustible  usé, son recyclage et le processus de confinement des déchets ultimes mobilisent à eux seuls des ressources en recherche et en emplois importantes (1).

En résumé, cette énergie repose essentiellement sur la connaissance et le niveau de qualification d’une part, et sur l’investissement initial, d’autre part, mais très peu sur le cours des matières premières : dit autrement, le coût d’extraction des minerais pourrait doubler, le prix de revient de l’électricité n’augmenterait  que de 5 %.

Dans le cas de centrales thermiques classiques, c’est différent : le combustible charbon ou gaz, qui ne subit pratiquement aucun traitement avant sa combustion, intervient respectivement pour plus de 30 % et 60 % dans le coût de l’électricité. Cette électricité, très sensible donc aux cours mondiaux, pèse forcément dans la balance commerciale d’un pays ne disposant pas de telles ressources et constitue une rente appréciable pour les producteurs de gaz et de charbon. D’autre part, en plu du CO2, ces centrales thermiques produisent des déchets ultimes, contenant de l’arsenic, du soufre et essentiellement des métaux lourds tels que le plomb, le cadmium, le mercure, tout aussi dangereux que les déchets nucléaires.

Ces métaux lourds, rappelons-le, ont une durée de vie infinie et sont tout simplement rejetés dans l’environnement (2). Ce qui donne  à ces types d’énergie un avantage certain par rapport au nucléaire en les « dispensant » de tout processus de traitement des déchets, du fait d’une meilleure acceptabilité sociale (ou méconnaissance ?) de ce type de pollution par rapport aux déchets radioactifs(3). Concernant le CO2, le paiement d’une taxe carbone, véritable droit à polluer ne réglant en rien le problème des rejets toxiques dans l’environnement (4), les dispense de coûteux dispositifs de captage et de stockage du carbone.

Si cette « acceptabilité sociale » venait à disparaître et qu’obligation était faite au charbon et au gaz de devenir « propres », l’écart avec le nucléaire se creuserait encore plus, et le coût du kWh fossile augmenterait de 50 à 100 % (5).

L’électricité nucléaire reste la moins chère des trois. Y compris dans la période récente de gaz à très bas prix et en excluant l’application d’une taxe carbone. Pourtant certains arguments pointent le coût du nucléaire. En réalité, on confond le coût d’investissement par unité de puissance installée en €/kW et le coût unitaire de l’électricité €/kWh en sortie de centrale après amortissement, coût du démantèlement et traitement des déchets compris. Et il est vrai qu’à puissance égale, l’investissement est beaucoup  plus élevé pour une centrale nucléaire que pour une centrale au charbon ou au gaz (6). Mais en intégrant  la durée de vie des centrales et le faible coût du combustible uranium, le kWh nucléaire est bien meilleur marché et stable.

 

Le nucléaire : pas très rentable pour le capitalisme ?

Cependant cette énergie souffre de plusieurs défauts dans le contexte de libéralisation du marché de l’énergie où les investissements  sont guidés par le critère de rentabilité. D’abord, la forte capitalisation du nucléaire est renforcée par l’obligation d’investir dans des unités de grande puissance (1000-1600 MW à 5-6 milliards d’€ l’unité). Contrairement aux turbines à gaz ou aux centrales à charbon (400-700 MW à 600-900 millions d’€ l’unité). L’ampleur des sommes à mobiliser augmente d’autant le coût global du crédit à l’investissement.

Par ailleurs, la déconnexion historiquement  volontaire entre le coût de production de l’électricité et le prix servi aux consommateurs réduit d’autant la maximisation immédiate du retour sur investissement (8). Une déconnexion illustrée entre autres, par le peu de corrélation entre le prix de l’électricité et le coût de sa principale composante. Une volonté politique de maintenir un faible niveau de prix pour les usagers de l’électricité, qui se traduit dans les faits par de faibles perspectives de rentabilité pour les investisseurs. De sorte qu’en cas de chute des cours du gaz, l’électricité nucléaire pourrait ne plus être rentable. Et cela d’autant moins que l’arrêt  d’une  centrale nucléaire n’atténue pas son coût qui est essentiellement contenu dans le capital matériel, comparativement aux centrales à gaz pour lesquelles la mise en veille permet de limiter le manque à gagner.

 

Les investisseurs financiers l’ont naturellement compris : il est beaucoup plus rentable et sûr, pour satisfaire les exigences à court terme des actionnaires, d’investir dans des centrales à gaz, très vite amorties et sources de profits faciles via la rente gazière, que d’investir dans des centrales nucléaires, dont la construction est longue, complexe et risquée (6-8 ans pour le nucléaire contre 3 ans pour une centrale à gaz), qui pèsent sur le remboursement des intérêts du crédit, et pour les- quelles la part importante des salaires, des dépenses de formations et des qualifications de haut niveau du personnel laisse moins de place aux profits. Et cela sans compter avec les problèmes  classiques de surcoûts liés aux retards dans la construction des têtes de série de nouveaux réacteurs comme l’EPR, il est vrai aggravés par la perte de savoir-faire de toute une génération de techniciens, ingénieurs et ouvriers spécialisés en France, après 20 ans d’absence de chantier nucléaire. Ce risque n’existe pas pour le gaz et le charbon compte tenu de la maturité de ces technologies  livrées clé en main par les constructeurs, pour lesquelles il n’y a pas eu de moratoire, et qui bénéficient d’un marché international étendu, y compris dans les pays émergents.

L’exemple de la France et de l’Allemagne

 Illustration de cette tendance au retour de cette production électrique par hydrocarbures, pas moins de 23 projets de centrales à gaz de 500 MW (soit au total 11GW, l’équivalent de 7 EPR !) sont en attente d’approbation rien que sur le réseau français RTE. De 2010 à 2014, l’électricité au gaz passera de 1,5 à 6 GW en puissance installée, tandis que pour l’éolien on passera  de 4,6 à 8,5 GW. En terme de gestion de réseau, il y a une cohérence : la progression de l’éolien nécessite des capacités supplémentaires  en installation au gaz pour pallier l’intermittence : l’éolien ne fonctionnant que lorsqu’il y a du vent, soit environ 25 % du temps, 2000h par an, les 75 % manquants, 6000h, étant comblés par les centrales à gaz. Ce qui donne une autre appréciation du soutien apparemment contradictoire des géants du pétrole et du gaz aux énergies renouvelables. Tout se tient, on investit dans l’éolien avec des aides publiques et on construit les centrales à gaz très rentables qui vont avec…

C’est à l’aune de ces éléments qu’il faut aussi lire les grands choix qui se prennent en Europe. Le cas de l’Allemagne sur ce point est intéressant. Ce pays dispose encore de réserves de charbon importantes en Europe et affiche clairement une volonté de renforcer la part du gaz importé essentiellement de Russie dans son mix énergétique. La décision de Schröder de sortir du Nucléaire à partir de 2020, reprise par Merkel après l’accident de Fukushima, présentée comme ne répondant qu’à des préoccupations  écologiques vise aussi et surtout à laisser le champ libre aux investisseurs pour combler les 60 TWh d’électricité produits chaque année par les 7 réacteurs désormais à l’arrêt. En effet de l’aveu même des Verts Allemands, l’arrêt de ces centrales nucléaires, à quelques mois de l’hiver, et l’annonce d’une hausse de la part du renouvelable (à compenser à cause de l’intermittence), obligeront l’Allemagne à importer de l’électricité et à se doter de capacités supplémentaires de production, notamment au gaz et au charbon, sur le sol allemand. D’ailleurs, cela va tellement de soi que le débat en Allemagne se situe au niveau des modalités  de financement et pas vraiment sur le problème de fond que suppose le remplacement de fait du nucléaire par le charbon et le gaz, fortement émetteurs de gaz à effet de serre. Autant dire que la question climatique, après Fukushima, n’est plus vraiment une priorité outre-Rhin (9).

On le comprend, dans ce débat, il n’y a pas que les enjeux écologiques et la sûreté industrielle, qu’il faut bien sûr prendre en compte rationnellement, sans démagogie et sans attiser les peurs (10). Il y a aussi une affaire de gros capitaux. Derrière les pressions pour un abandon général du Nucléaire en Europe se profile une valorisation à la hausse des actifs des matières premières énergétiques ; d’ailleurs le « lobby du nucléaire » tellement décrié et systématiquement invoqué dans la presse et les débats publics pour disqualifier tout argument rationnel en faveur de cette énergie, si nous retenons cette logique, ne représente que peu de chose face aux lobbies du gaz et du charbon bien plus puissants par leurs chiffres d’affaire, leur réseaux (11) et par les états qui les soutiennent (Russie). La part importante du Nucléaire en France et en Allemagne est perçue avant tout comme un manque à gagner par ces multinationales de l’énergie.

Des propositions pour une révolution énergétique

Face à cette situation, il faudrait une tout autre poli- tique. Des investissements publics massifs s’imposent pour assurer en France le renouvellement du parc nucléaire, atout majeur pour lutter contre l’effet de serre tout en assurant les besoins en électricité qui iront grandissants. Tous ces investissements ne seront pas réalisés par les marchés financiers car peu rentables. Ce qui souligne la nécessité de sortir l’énergie du marché et de créer un grand service public de l’énergie. D’autre part, les dépenses liées à la sûreté ne peuvent être guidées par des critères de rentabilité. De ce point de vue, les leçons de l’accident de Fukushima, relevant autant des dispositifs techniques que du fonctionnement des entreprises, en particulier les pratiques de sous-traitance, doivent être tirées et conduire à des normes plus sévères au niveau international. Investissements également dans les réacteurs de 4e génération,  les surgénérateurs, qui repoussent l’épuisement des ressources en Uranium à une échéance de plusieurs siècles (12).

Parallèlement, le développement des énergies  renouvelables ne peut se faire sur la base d’investissements spéculatifs financés par les factures des usagers, comme c’est le cas aujourd’hui. Il doit être accompagné par la mise en place de filières industrielles et encourager l’autoconsommation, à l’opposé des incitations faites aux particuliers à produire pour vendre. Des investissements seront également nécessaires pour réaliser un grand plan d’économie d’énergie, notamment par la rénovation du parc existant de logements et la construction neuve basse consommation (cf. Économie et Politique de février 2010), une révolution dans les pratiques agricoles, un développement du transport collectif ainsi qu’un soutien aux projets de véhicules électriques (voiture et camion), dont il sera difficile de se passer compte tenu de l’étalement urbain, qu’il faut bien sûr contrôler et limiter.

La nécessité d’autres critères pour de nouveaux financements : en France, en Europe et dans le monde

La conversion de l’économie capitaliste, qui réussit l’exploit à la fois de gaspiller beaucoup d’énergie, de matières premières, de travail humain, tout en maintenant une situation de pénurie dans la population (chômage, pouvoir d’achat, salaire en baisse…), va nécessiter, non pas une « décroissance », mais  une croissance du PIB d’un tout autre type. Pour les seuls secteurs du logement et de l’énergie, il faudrait 20-25 milliards d’€ par an. D’autre part, aspect méconnu,

De l’énergie pour en économiser !

Un contresens est à signaler, que l’on rencontre partout dans les débats avec les écologistes, celui qui consiste à opposer économies d’énergie et développement de capacités nouvelles de production électrique. Certes, les économies d’énergie vont contribuer à diminuer la consommation électrique dans un premier temps. Mais il faudra aussi compter avec les dépenses énergétiques nouvelles liées à la révolution écologique : développement du transport ferroviaire fonctionnant à l’électricité, consommation des voitures électriques, dépenses d’énergie liées à la ré-industrialisation  par une relocalisation de la production, notamment avec la production de panneaux photovoltaïques, d’éoliennes, de matériaux isolants, de systèmes de chauffage performants (chauffe-eau solaire, chaudière à condensation, pompe à chaleur, système de ventilation…),  la construction de 200 000 logements par an basse consomma- tion, etc. Ainsi, le vecteur électricité  aura une plus grande place dans l’énergie, au détriment  du gaz et du pétrole, ce qui est une bonne chose pour le climat, à condition que ce soit une électricité dé-carbonnée et produite sans rejets toxiques massifs dans l’environnement : nucléaire, hydraulique, renouvelables émergents, charbon et gaz « propres » si les techniques le permettent, tout cela s’inscrivant dans un cadre national d’une baisse générale de la consommation  énergétique :

les dépenses en formation sont un enjeu crucial : en effet, même si nous disposions des financements et de la volonté politique, nous serions dans l’état actuel techniquement incapables de démarrer ces projets faute de compétences suffisantes. Le retard du chantier de Flamanville est révélateur de cette situation. Mais cela est vrai aussi pour tous les autres secteurs et en particulier pour le programme d’économie d’énergie. La suppression des filières techniques dans les lycées et l’absence d’une vraie ambition dans l’enseignement des sciences et de la recherche commencent à poser de sérieux et graves problèmes.

Face à l’ampleur de la tâche, un nouveau type de croissance et de partage des richesses ainsi qu’une réforme de la fiscalité sont nécessaires. Mais cela ne suffira pas. Il est capital d’engager une révolution au cœur même du système financier pour se réapproprier  l’outil de la création monétaire et du crédit, véritable anticipation des types de richesse que nous voulons créer. C’est un enjeu politique majeur : ce n’est pas au marché financier de choisir les investissements dont va dépendre notre avenir. Au contraire, cela doit relever d’un choix démocratique s’inscrivant dans une planification écologique, et qui répond aux besoins sociaux et environnementaux, et non aux critères de rentabilité capitaliste. Il s’agit d’un véritable renversement  des valeurs de ce qui doit être, ou non, financé. Cela pose la question, ô combien actuelle, du changement du rôle de la BCE et de l’euro, qui, aujourd’hui, ont pour seule mission de garantir une politique de rigueur et d’assurer de bons revenus financiers dans l’espace européen au détriment du développement économique et social. Plus largement, les énormes besoins mondiaux, avec notamment l’explosion démographique du continent africain et les révolutions arabes, qui aspireront légitimement au développement, vont poser la question du financement au niveau mondial de coûteux systèmes énergétiques sans émission de CO2. Cette dimension internationale doit aussi être intégrée à la révolution énergétique à engager. 

 

(*) k : kilo (mille)

T : téra (mille milliards),

G : giga (milliard)

M : méga (million)

kWh : kilo watt  heure, quantité  d’électricité  produite  pendant une heure par une puissance de 1 kW

W : Watt, unité de puissance électrique

1 TWh : mille milliards de Wh, un réacteur de 1000 MW de puissance produit chaque année environ 8 TWh ;

Ordre  de  grandeur : un  réacteur de  type  EPR  fournit l’équivalent de la consommation électrique des  2 millions d’habitants de Paris intra-muros (pendant 60 ans)

 

 
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Published by bruno fornaciari - dans ÉNERGIE ELECTIONS PCF THOUARSAIS
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 05:48

Les communistes du nord deux sèvres encartés ou pas s’inquiètent de la tournure des évènements politiques. Les présidentielles s’annoncent marquées par la personnalisation des candidatures et des projets, par la droitisation des esprits et des politiques proposés. A gauche c’est la dispersion. JLM 17 et les « insoumis » veulent recomposer la gauche et siphonner les forces du PCF, militants et élus, à leur bénéfice.,JL Mélenchon se présente « comme le seul capable ». Il refuse d’entamer quelque discussion, et à plus forte raison, quelque négociation que ce soit avec les communistes  pour unir la gauche au mépris du danger de droite et d’extrême-droite.

Le PS s’engage dans une primaire ou les frondeurs sont dispersés (Montebourg, Hamon, Filoche, Marie Noelle Linemann) tandis que les écologistes affirment présenter une candidature de témoignage et de propagande écologiste. Pourtant dans la configuration actuelle, tous les sondages, prédisent l’élimination de la gauche et une chambre des députés beau-horizon et bleu-foncé, avec quelques réminiscences socialistes et quelques unités communistes. Tout indique aujourd'hui que sans rassemblement et (ou) unité de la gauche une catastrophe démocratique où la moitié de l’électorat ne serait quasiment plus représentée à l’assemblée nationale se profile.

Le députés PS sortant dans la 3r circonscription, Jean Grellier, n’a pas tenu sa promesse de soutenir la politique définie au Bourget. Son soutien aveugle au Président de la République François Hollande et à sa politique qui a tourné le dos à ses engagements et à aux électeurs socialistes et ceux du Front de gauche qui avaient voté pour lui afin d’écarter Nicolas Sarkozy, qui prétend d’ailleurs revenir pour appliquer une politique plus à droite encore, a déçu. Ni Jean Grellier, ni son éventuel remplacement venant du PS ne peuvent prétendre rassembler la gauche derrière eux. Le soutien et le vote du député PS des loi l’ANI, du CICE qui finance les profits et les actionnaires sans aucun effet sur l’emploi les disqualifient. Les reculs des services publics et la de santé, la restrictions des moyens donnés aux collectivités locales, une fiscalité accrue qui pèse sur les population les plus modestes aggravent leurs conditions de vie. A cela s'ajoute l’augmentation de la TVA et de la fiscalité locale, départementale et régionale en raison des transferts de compétence non accompagnés des moyens financiers fait porter tous les efforts sur ceux qui vivent de leur travail. L’absence d’une vraie politique de soutien à la jeunesse,  du sport de masse, de l’éducation et la formation, la financiarisation de l’économie avec un poids excessif des actionnaires dans la conduite des politiques publiques, du prolongement de "l’état d’urgence » ne peut plus durer. Sans compter le rôle agressif de notre diplomatie et la tension à laquelle elle participe dans les affaires internationales où l’on voit refleurir sous nos yeux des relents de guerre froide, lorsqu’elle n’est pas chaude comme au Moyen Orient, Palestine, Irak, Syrie… d’où résultent des déplacements de populations et de réfugiés de la guerre, 

Devant ce danger, les communistes du Nord-Deux sèvres entendent ne pas rester les bras croisés. Pour relever la tête et redonner l’espoir et conserver la circonscription à gauche, les communistes  entendent agir pour éviter es dangers de régressions sociales et démocratiques qui nous menacent tous.

Ils ont décidé de reprendre leur activité politique interrompue quelques temps et de proposer aux instances du parti, de présenter aux législatives dans la 3e circonscription, des candidatures de rassemblement de la gauche authentique,  pour le progrès social et la démocratie. 

Saint-Varent le 15 octobre 2016

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Published by bruno fornaciari - dans PCF THOUARSAIS
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 07:56

Le : 03 janvier 2017 à 16:21 (GMT +01:00)
De : "Bruno Fornaciari" <bciari@orange.fr>
À : "PCF 79" <pcf79@orange.fr>
Cc : "Bonnin Bruno" <boninbruno@orange.fr>"Bruno Ciari" <bciari@orange.fr>"joel" <joelgrellier@live.fr>

 

Bonjour Bruno Bonnin,
 
Tu es ou tu t’apprêtes à rentrer de vacances. Après le repos la vie reprend son cours. Celui de l’année nouvelle, pour laquelle je te présente mes meilleurs voeux, sera, sans aucun doute, marqué par les débats qui nourrirons la campagne électorale des présidentiels législatives.
 
D’ores et déjà, la FD a dû recevoir affiches et tracts. Ici à Thouars nous sommes preneurs.
 
Nous nous sommes réunis à plusieurs reprises ces derniers temps et avons examiné, pour ce que nous en savons, la situation politique sur la 3e circonscription. Nous en avons tiré la nécessité, à nos yeux, de proposer une candidature soutenu par le parti communiste dans cette circonscription. Les camarades ont considéré que ma candidature pourrait dynamiser une campagne communiste, conformément aux décisions qu’ils ont prises, d’appeler à voter JL Mélenchon aux présidentielles, en menant une campagne autonome et sans intégrer le cadre, trop étroit, de la « france Insoumise » et de proposer une candidature soutenue par le Parti Communiste pour faire connaître et promouvoir ses propositions. 
 
Nous soumettons cette proposition à la fédération et serions heureux que nous puissions échanger sur cette orientation politique et examiner son éventuelle mise en oeuvre. Comme tu le sais, à quelque niveau que ce soit, les communistes peuvent faire acte ou présenter des candidatures qui sont examinées par l’instance dont ils dépendent et s’agissant des législatives, conjointement par une commission nationale des candidatures.
 
Nous réitérons notre invitation à venir nous rencontrer, à Thouars, pour faire le point et discuter de tous les sujets que les uns et les autres nous voudrions voire aborder, sans aucune condition, et poursuivre la réactivation du militantisme dans le Nord-Deux Sèvres avec les communistes désireux d’y participer dans un cadre fédéral, et solutionner des  éventuels désaccords qui peuvent persister.
 
Nous sommes animés d’un état d’esprit ouvert, et sommes déterminés à consacrer, dans la période qui s’ouvre, notre activité au rayonnement de la politique et des orientations décidées par notre Parti Communiste.
 
Cette rencontre pourrait se dérouler à Airvault (ce qui raccourcirait la distance par rapport à Thouars) le 9 ou le 10 ou le 11 janvier à partir de 17 h 30.
 
Je te remercie de me confirmer la date et l’heure qui te conviens le mieux, et te prie d’accepter mes salutations communistes.
 
Bruno fornaciari

 

 

RÉPONSE DU SECRÉTAIRE FEDERAL BRUNO BONIN LE 9 janvier2017

 

Bonsoir,

 

Le conseil départemental s'est réuni la semaine dernière à Bressuire avec les camarades du bocage.

 

La question de ta candidature a été abordée comme je te l'avais indiqué.

 

Les camarades du bocage, pourtant situés dans la troisième circonscription ont été très surpris de l'annonce de ta candidature soi-disant de "rassemblement". J'ai également contacté les camarades adhérents et à jour de cotisation de la troisième circonscription, pas un n'a été informé de ta proposition de candidature.

 

Au delà de ne rassembler absolument personne ni au parti, ni en dehors (à part un quarteron de non-adhérents), ta décision est en parfaite violation de l'article 19-2 des statuts du parti que tu méprises visiblement autant que les camarades qui le composent. Je te rappelle d'ailleurs qu'in fine les candidats sont désignés par le conseil national sur proposition du conseil départemental.

 

J'ai transmis tous les éléments aux camarades du CN afin qu'ils puissent constater par eux-mêmes la violation manifeste des statuts dont tu es l'auteur.

 

La volonté de la fédération est de contribuer à créer un très large mouvement de rassemblement. Ce que nous faisons depuis maintenant des mois.

 

Un rassemblement uni au sein de la France Insoumise qui va bien au-delà des frontières du front de gauche de 2012, réunissant militants du PCF, du PG, d'Ensemble, de Nouvelle Donne, des syndicalistes issus de plusieurs centrales syndicales, des militants associatifs et de nombreuses personnes qui militent pour la première fois, tout l'inverse de ta candidature aussi étriquée qu'isolée dont le parti a déjà fait les frais en 2011 avec ton résultat aux élections départementales de 2, 97 % (64 voix).

 

Ce que le PCF 79 souhaite, c'est que la vraie gauche l'emporte, c'est pour cette raison et a fortiori suite à ton passage en force que le conseil départemental ne présentera pas ta candidature au CN, l'ayant rejetée à l'unanimité. 

 

Cordialement,

 

Pour le conseil départemental,

 

Bruno BONIN

Secrétaire départemental

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ma réponse le 9 janvier à 22 H 35 

Bonsoir,

 
Je suis très surpris de la teneur et du ton de ton message.
 
En effet, dans mon courrier je t’indiquais que nous étions favorable à discuter de tous les points que vous désireriez voir aborder, et cela sans restriction, et que pour ce faire, nous serions heureux de te recevoir à Airvault. 
 
Je note, avec regret,  le mépris que tu portes « au quarteron de non-adhérents» qui se mobilise et s’inquiète du PCF et de sa politique dans les Deux-Sèvres.
 
Je note aussi la mauvaise foi dont tu fais montre. En effet, nous n’avons rien, ni décidé, ni imposé comme tu le dis, au reste du parti. Au contraire, j’ai écris "Nous soumettons cette proposition à la fédération et serions heureux que nous puissions échanger sur cette orientation politique et examiner son éventuelle mise en oeuvre. Comme tu le sais, à quelque niveau que ce soit les communistes peuvent faire acte ou présenter des candidatures qui sont examinées par l’instance dont ils dépendent et s’agissant des législatives, conjointement par une commission nationale des candidatures. »
 
Je lis plus loin dans ta réponse que, comme tu le fais depuis plusieurs mois, tu as décidé, non seulement de te ranger derrière Mélenchon, mais aussi que tu intègres, avec d’autres communistes notamment « la France Insoumise » dont plusieurs ont voté la charte. Et cela en contradiction avec le vote à 90 % des communistes des deux-sèvres qui ont voté pour l’option 1 qui stipulait un appel à voter JLMélenchon, avec une campagne autonome du Parti Communiste et tout cela sans intégrer la « France Insoumise » en présentant ou en soutenant des candidature présentées par le PCF. De mon point de vue, ce n’est pas moi qui transgresse nos statuts et la  politique  qu’ils ont décidé majoritairement au 37e  congrès et plus récemment  encore en choisissant la stratégie électorale, le 26 novembre dernier,  mais bien toi et quelques autres qui de fait se mettent en dehors du Parti.
 
Bien évidemment, je transmets aussi ta réponse et la mienne à la direction du parti qui prendra ses responsabilités.
 
Salutations communistes
 
Bruno Fornaciari

 

 
                                                             proposition d'un
 
APPEL DU COMITÉ DE SOUTIEN 
« UNIS POUR L’HUMAIN D’ABORD »
PCF-FRONT DE GAUCHE
 
 
Les millions de français  et les jeunes qui se sont manifestés contre la loi travail, qui s’opposent aux politiques d’austérité sans fin, refusent d’accepter les régressions sociales, sociétales et démocratiques que prévoient les candidats de droite et d’extrême-droite. Ils refusent de baisser les bras et veulent relever la tête. Avec l’émergence de mouvements citoyens comme « nuits debout », l’irruption des luttes syndicales dans le débat public pour la satisfaction des revendications des travailleurs et notamment pour une hausse des salaires et du SMIC ou la lutte pour une sécurité d’emploi et de formation, pour la défense du service public, à la Poste, ou dans les hôpitaux. Ils ont été déçu par le Président, la majorité et leur propre député, socialiste, qui ont trahis leurs engagements. Cette fois-ci ils ne peuvent représenter ni l’espoir, ni le changement. Après avoir apporter leur soutien dans le cadre d’une campagne autonome, à Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle,  les communistes Thouarsais proposent à Bruno Fornaciari d’être le candidat du rassemblement de la gauche dans le 3e circonscription. Il portera nos exigences et nos espoirs. Cette candidature « unis pour l’Humain d’abord » se veut porteuse d’une vraie politique de gauche en rupture avec la politique menée par le gouvernement, face à une droite revancharde.
 
  • porter, face aux dangereux projets de la droite et de l’extrême-droite et à la faillite du quinquennat Hollande-Valls, un autre projet pour la France, un pacte d'engagements pour une nouvelle politique de progrès social, démocratique, écologique, à même de sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé et de répondre à l'énorme attente de changements qu'exprime notre peuple.
  • construire, pour faire avancer ce projet, le rassemblement du maximum de forces jusqu'à rendre possible une nouvelle majorité politique de gauche alternative à l'austérité. 
  • nous engager dans l'élection présidentielle en portant ces objectifs et présenter ou soutenir, dans toutes les circonscriptions législatives de France, des candidate-s à la députation utiles à faire progresser ce projet et cette démarche de rassemblement. 
  •          Cette candidature sera soumise aux instances fédérales et nationales qui accorderont les investitures  le 14 janvier prochain. D’ores et déjà  nous soutenons  Bruno Fornaciari qui nous paraît être le  candidat  le mieux à même de traduire les orientations du PCF  pour rassembler les progressistes pour une politique de progrès social et démocratique. 
 
Soyons «UNIS POUR  l’HUMAIN D’ABORD »
 
Ernest LEVINDRÉ Président du Comité de soutien
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Published by bruno fornaciari - dans PCF THOUARSAIS PCF 79
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 06:42

Je reviens ici sur un "papier" paru dans la NR le 26 novembre 2016 intitulé "Le Front d gauche veut mobiliser"

L'article d'une trentaine de ligne sur une colonne indique que les dirigeants du FDG n'ont pu s'entendre sur une stratégie commune et JLM qui a prématurément annoncé sa candidature avec la "france Insoumise" a pu choquer. 

En rappelant qu'en 2012 "plusieurs centaines de personnes ont fait campagne" (sic)  le "FDG (divisé donc) organise une première réunion publique pour "soutenir JLM17 et de créer des comités "France Insoumises" pour faire connaître le programme "l'avenir en commun".

Voilà pour les faits.

Maintenant le commentaire. 

Il est pour le moins curieux que l'article véhicule une telle confusion qui n'éclaire en rien les débats et les enjeux. Car enfin, de quoi s'agit-il pour les prochaines échéances électorales ?

Ni plus ni moins que de trouver les moyens politiques tout à la fois d'empêcher la main-mise de la droite extrêmisée et de l'extrême droite sur les rênes du pays et de relancer l'espoir pour parvenir à une candidature de gauche avec un programme progressiste partagé, pour une politique de progrès social, écologique, démocratique et de paix.

Or le programme du Front de gauche "l'Humain d'abord" se trouve éliminé, supplanté, remplacer par "l'avenir en commun" qui du coup n'est plus commun. Sur plusieurs points importants les différences, voire les divergences sont notables. Aussi est-il hasardeux d'impliquer le Front de gauche que d'ailleurs JLM17 , après que le  candidat auto-proclamé ait déclaré lui-même le FDG dépassé. Désormais, selon lui,  seul le cadre de la "France Insoumise" caractérise son projet. Donc clarté et vérité doit s'imposer dans le débat public. Donc, honnêtement, ce n'est pas le FDG qui se range dans la "France Insoumise" mais un certain de nombre de personnes, ex-front de gauche, qui font ce choix.

Pour ce qui concerne les communistes, inclus dans le front de gauche, ils ne souscrivent pas au cadre, selon eux étroit, de la FI. Ils militent depuis toujours pour élargir le rassemblement du front de gauche ce qui implique nécessairement de rassembler au-delà de nous-mêmes.

C'est paradoxalement l'inverse que produit du coup la "france insoumise" en refusant de s'ouvrir à la discussion aux autres et en exigeant comme seule solution politique, non pas la discussion et le compromis, mais le ralliement, au programme, à la candidature présidentielle auto-proclamée, puis aux candidatures de la FI aux législatives, dans le cadre de la FI et ses règles.

J'interroge : comment avec ces exigences unilatérales, réussir le rassemblement ?

Les communistes ont décidé majoritairement de ne pas ajouter leur  candidature à d'autres candidats déjà trop nombreux à gauche. Leur combat pour rassembler sur des propositions progressistes à gauche, avec comme fond le programme du FDG l'"Humain d'abord" guide leur action. Ils sont favorables et militent pour des discussions avec tous ceux qui le veulent pour d'aboutir à des propositions communes, viables. Pour ce faire et comme tremplin vers le rassemblement, ils ont décidé majoritairement appeler à voter JL Mélenchon en mobilisant par une campagne autonome, sur les moyen's économiques et politiques nécessaires pour un vrai changement, sans intégrer le cadre de la France insoumise et en créant les conditions de l'élection de nombreux députés communistes et de gauche "hétérodoxe"

C'est d'ailleurs ce que les communistes de Thouars, dont l'activité fût mise en sommeil consécutivement au changement de responsables décidé par la fédération et qui a abouti à son mutisme et sa paralysie, ont décidé de faire. Depuis quelques semaines, la direction nationale du PCF a fait droit aux militants "exclus" et ceux-ci reprennent le flambeau du combat. Ils ont ainsi édité et distribué un tract pour s'opposer à la disparition de La Poste à Saint Varent, ils se sont réunis à plusieurs reprises pour tenter de rétablir des relations normales avec les instances fédérales, ils proposent une orientation et une candidature pour les législatives dans la 3e circonscription, ils entendent participer aux débats qui auront lieu durant la campagne électorale. 

Pour ma part, je suis persuadé que la presse locale jouera le jeu du pluralisme, de la clarté et de l'équité en donnant à voir la réalité de l"action des forces politiques qui agissent sur notre territoire. Ce blog y prendra part.

 

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 16:49
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BRUNO FORNACIARI

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