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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 06:45

Pierre Laurent : Discours aux Universités d’été – Angers le 27 août 2016

Pierre Laurent : Discours aux Universités d’été – Angers le 27 août 2016

Seul le prononcé fait foi

Cher(e)s camarades,

C’est un très grand plaisir de vous retrouver à cette université d’été qui se tient pour la première fois à Angers. Je veux d’emblée remercier chaleureusement tous les camarades qui, sous la coordination de Véronique Sandoval puis de Guillaume Roubaud-Quashie, tout nouveau directeur de l’université, avec Aurélien Guillot, secrétaire départemental de la Mayenne, Alain Pagano, secrétaire départemental du Maine-et-Loire, les militants communistes du département et tous les camarades de la commission de préparation de l’université, nous ont concocté trois jours de programmation de grande qualité intellectuelle et politique, et un beau moment de fraternité.

Ces moments sont précieux : à quelques jours du plus grand rendez-vous populaire de toute la rentrée politique, la Fête de l’Humanité, notre université d’été est un beau moment d’éducation et d’intelligence collective. Oui, quand tout dans nos vies semble aller de manière frénétique, quand les médias nous imposent chaque jour des questions qui ne sont pas les nôtres, pour être une femme ou un homme libre, pour être un citoyen capable de s’engager, pour être un, une militant(e), un, une communiste qui soit utile à ouvrir des chemins d’émancipation, ces temps d’échange, de formation politique, de découvertes artistiques, culturelles et scientifiques sont indispensables. Ces temps sont des fenêtres sur l’imagination, pour penser un autre monde possible. Et le faire ainsi à 800, ensemble, venus de tout le pays, quand chaque jour ce ne sont que le chacun pour soi, la concurrence sur fond d’ignorance et la méfiance qui sont flattés, c’est une grande force.

Comprendre le monde pour le rendre meilleur, comprendre nos sœurs et nos frères humains pour faire ensemble plutôt que les uns contre les autres : voilà qui est à proprement parler révolutionnaire dans un siècle dominé par les « furieux désirs » (pour reprendre l’expression de l’un de nos invités Fethi Benslama) de rentabilité, de concurrence, d’exploitation.

Ici nous ne sommes ni des optimistes béats qui nient les dangers de la période singulière que nous traversons, ni des militants désespérés d’attendre « le grand soir » qui ne vient pas. Ici nous sommes des femmes et des hommes qui, comme un jeune toulousain appelé Georges Séguy, ont choisi un jour d’agir et de ne plus subir. Et comme lui, nous sommes prêts à tous les combats, disponibles pour toutes les rencontres, sincères, ne supportant aucune injustice et déterminés à les faire reculer sans relâche. Nous rendrons à ce militant, à ce dirigeant cégétiste et communiste, dont la vie est une fierté pour notre pays, le 20 septembre au siège de la CGT à Montreuil un hommage national conjoint de la CGT et du Parti communiste qui résonnera d’une très grande actualité.

Georges Séguy nous a quittés dans un été à nouveau marqué par la barbarie qu’il a combattue toute sa vie. La leçon qu’il nous laisse pour l’affronter est le choix de l’humain en toutes circonstances, le choix de la paix, de la justice et de la fraternité. Tout est fait pour nous en éloigner. Les forces de Daech comme celles qui ne prétendent lui répondre que par la violence de la guerre veulent faire céder la France, et l’entraîner dans une spirale dont elle sortirait durablement meurtrie et abîmée. Nous ne céderons pas. Et je renouvelle mon appel : tenez bon, tenez bon contre la haine ! Oui, ensemble, Français de toutes conditions, de toutes confessions, Français et migrants venus d’ailleurs, ensemble, tenons bon contre la haine !

Des meutes se déchaînent pour nous entraîner sur les dangereux chemins de la peur et du tous contre tous. A les écouter, l’été n’a été que terreur.

Je veux pour ma part d’abord retenir devant vous de cet été les belles paroles de dignité du maire de Saint-Etienne-du-Rouvray, notre camarade Hubert Wulfranc, qui ont rendu fierté à la France entière après le lâche assassinat du père Hamel. Je veux retenir l’hommage rassembleur du maire de Magnanville, notre camarade Michel Lebouc, dans cette commune frappée de stupeur par le massacre de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, ce couple de policiers qui n’avait qu’une ambition, servir la sécurité de leurs concitoyens. Quelle dignité ! Quelle hauteur de vue ! Quelle humanité ! Et quelle différence avec le déferlement violent et bien souvent irresponsable entendu après le carnage de Nice !Oui, ces élus, comme le font des milliers de militants du quotidien, tiennent la France debout face à ceux qui cherchent à l’abaisser.

OoO

Je veux retenir la joie de ces milliers d’enfants et de familles privés de vacances, cette magnifique invention sociale du Front populaire, emmenés pour une journée à la mer lors des journées de solidarité organisés par les communistes tout l’été. Plus de 10 000 personnes !

Je veux retenir les milliers de remerciements entendus lors de nos ventes solidaires de fruits et légumes au cours desquelles 80 tonnes de produits ont été écoulée grâce à la coopération avec nos amis agriculteurs partenaires de ces journées.

Je veux retenir les larmes de bonheur de nos médaillés olympiques, de cette équipe de France venue de nos quartiers. Ce n’est pas la “France de la diversité” qui a battu le record de médailles, c’est la France tout simplement, c’est la jeunesse de notre pays telle qu’elle est, celle que certains saluent un jour mais stigmatisent le lendemain, celle remarquable d’audace, de solidarité qui, de Champigny à Aubervilliers, a fait ses premiers pas sur un tatami ou sur un ring dans des villes qui croient au sport pour tous et y consacrent les moyens nécessaires.

Je veux retenir de ces Jeux de Rio, qui bien sûr n’ont pas échappé aux stigmates de notre monde d’argent et d’inégalités, ce message olympique de paix qui perdure entre les athlètes de la planète. Je pense à cette image incroyable de cette nageuse syrienne de 18 ans, Yusra Mardinila, membre de l’équipe olympique des réfugiés, qui gagne sa série du 100m papillon, tout juste un an après avoir failli mourir en mer en fuyant la Syrie, et qui, avec sa soeur, avait remorqué à la nage son embarcation et ses occupants durant plus de trois heures avant d’atteindre l’île de Lesbos.

Voilà le monde d’humanité vers lequel nous voulons continuer de tendre nos regards et nos ambitions. Ce monde est possible. Il est à notre portée. D’immenses richesses existent pour construire un monde de partage et de bien commun, mais à condition de faire cesser la prédation mondialisée de ces richesses par un système capitaliste qui ne connaît comme règles que concurrence à outrance, dominations et guerres.

OoO

La France de la fraternité que nous aimons est aujourd’hui durement attaquée. Dans notre pays, déjà en proie à une profonde crise sociale, politique et démocratique, des meurtres de masse, des assassinats et des attaques-suicides menées au nom du “djihad” ont plongé nos concitoyens dans l’effroi, l’incrédulité, le chagrin et la peur.

Les cibles visées ne le sont pas au hasard : les dessinateurs de Charlie Hebdo, l’hypercasher de Vincennes, la jeunesse des terrasses, des concerts et des stades, la fête populaire du 14 juillet, le père Hamel dans son église, un couple de policiers. C’est la République qui est visée.

Pour combattre ce terrorisme assassin, qui nous tend le piège de la “guerre des civilisations” pour nous y précipiter, il nous faut désormais résister à un terrorisme plus soft, le terrorisme politique et idéologique qui voudrait nous interdire de penser et de comprendre les causes et les racines de ces drames. Expliquer c’est commencer à excuser, avait dit le Premier ministre. “Nous sommes en guerre” un point c’est tout, et la guerre sera notre seule réponse.

Nous refusons cette démission. Nous refusons de baisser pavillon sur les valeurs universelles de liberté, d’égalité et de fraternité. Nous refusons de rendre les armes de la pensée, justement parce que le défi à relever est immense. Le terrorisme de Daech et les formes mutantes qu’il endosse en recrutant dans les plaies de notre propre société en crise, nous obligent à penser des réponses nouvelles. Face aux dangers nouveaux qui menacent, il serait fou de défaire les solidarités qui unissent le peuple de France. J’accuse de la plus grande irresponsabilité ceux qui jouent à cela et qui ont décidé de faire de la logique de peur un instrument de gouvernement.

C’est une bataille quotidienne, celle de la pensée contre la peur que nous allons devoir mener avec constance.

La manière dont les maires LR de la Côte-d’Azur poussés par Nicolas Sarkozy et soutenus par Manuel Valls viennent d’instrumentaliser le burkini est révélatrice. Car il est clair que ce qui était visé par eux était en réalité une nouvelle offensive de stigmatisation des musulmans de France et rien d’autre. Et nous avons eu honte pour la France en voyant la scène des interpellations sur les plages cannoises, qui ne visait déjà plus le burkini, et qui était de ce point de vue dramatiquement révélatrice. Le Conseil d’Etat vient de remettre les pendules à l’heure en stoppant l’engrenage visé. Et c’est tant mieux.

Quant au burkini lui-même, que les choses soient claires : nous ne céderons pas non plus sur la liberté des femmes à disposer entièrement et librement de leur corps. Ce combat est pour nous universel, nous voulons le mener avec toutes les femmes, et bien entendu tous les hommes, contre toutes les assignations, vestimentaires ou plus graves encore, qui voudraient réduire le droit à l’égalité pour toutes et tous. Ce combat, il concerne toute la société française, et traverse toutes les conditions, toutes les confessions. Ce dont nous avons besoin, c’est de lois toujours plus fortes, de moyens toujours plus importants pour lutter contre toutes les violences faites aux femmes dans notre société, et pour l’égalité femmes-hommes en tous domaines. C’est ce combat que nous devons ériger au plus vite au rang de cause nationale.

En 2017, le pays aura à faire, sur cette question et bien d’autres, des choix de société majeurs pour son avenir. Nous le sentons bien : dans l’affrontement politique en cours, ce qui se joue, c’est la France. Et je veux vous parler de l’ambition que nous devons porter pour notre pays. Car rien ne serait plus dramatique que de laisser la droite, l’extrême droite et le gouvernement actuel nous dicter les termes du débat national.

OoO

L’un des choix que la France doit faire avec audace est celui de la jeunesse, de la culture, de l’éducation.

Quelle vie, quel idéal propose-t-on à la jeunesse ?

L’engagement dans des interventions extérieures armées ? Devenir milliardaire comme le propose Macron ? Devenir auto-entrepreneur comme le propose Gattaz ? Ou peut-être chasser le Pokemon ?

Quelle vie ? Quel idéal, quand on a 18 ou 20 ans, des parents au chômage, sur la touche, privés parfois de droit de vote ? Quand le seul rapport au monde social est d’être exclu de Pôle emploi ; le seul rapport à l’État est le harcèlement répété du contrôle policier au faciès ; le seul rapport à la culture est la téléréalité…

Franchement, les jeunes de France, tous les jeunes nés dans ce beau pays ou qui le rejoignent, sont un trésor précieux.

Je suis consterné quand j’entends le gouvernement placer la rentrée scolaire sous le signe de la sécurité. Voilà l’entrée dans la vie que nous allons offrir aux enfants du pays: des exercices de confinement contre les risques d’attentats. Outre que tout cela n’est que du vent, sans aucun moyen de sécurité supplémentaire réel, le signe envoyé est désastreux.

Le droit à l’éducation, à la culture, au sport devrait être notre drapeau, et la rentrée scolaire une fête. La France a besoin au plus vite d’une grande loi de programmation pluri-annuelle sur 5 ans pour l’éducation, la culture et le sport, où tous les moyens de la réussite et de l’émancipation soient donnés à chaque jeune de notre pays, sans en laisser un seul au bord de la route. Des moyens exceptionnels doivent être dégagés pour cela. C’est la priorité des priorités pour donner un avenir à la France.

OoO

Donner un avenir à la France, c’est inventer sans attendre le travail de demain et sécuriser la vie de nos concitoyens.

La loi travail, nous devons dire la loi de précarisation du travail, imposée grâce au 49-3 est une imposture car elle vise en réalité le dumping social et non l’emploi, et un anachronisme, car la guerre économique à laquelle elle nous condamne sera sans fin et conduira la planète à de nouvelles crises pires que celle de 2008.

En vérité, s’ils nous enferment dans la guerre, le conflit, la concurrence, c’est parce qu’ils s’accrochent à leur vieux monde, aux privilèges de l’argent, à la domination des grands intérêts financiers et commerciaux, au fond à ce vieux système capitaliste en crise qui règne sur la planète mais ne sait plus répondre aux défis contemporains du développement de l’humanité. Alors, pour continuer à régner, ils préfèrent nous diviser, nous trier, nous fragiliser, nous mettre en concurrence pour mieux nous exploiter, plutôt que de toucher à leur sacro-sainte loi du libre marché au service des rendements financiers.

Nous, ce que nous voulons c’est tout le contraire, c’est rassembler, c’est construire une civilisation du commun, c’est développer chacune et chacun pour émanciper toute l’humanité dans un projet de paix et d’égalité devant le droit au progrès humain.

Nous refusons la fatalité d’une société qui laisse sur la touche une partie grandissante d’elle-même. Le chômage et la précarité sont les poisons de notre société. Si nous laissons primer les logiques actuelles, la rentabilité et la compétitivité dans un monde ouvert à toutes les concurrences et avec la numérisation, la valeur de notre travail va être saccagée, le passage par le chômage deviendra la règle, la seule raison du marché dominera tout. Seuls les plus puissants, les 1 %, deviendront toujours plus richissimes.

Nous proposons de changer cette logique en créant une nouvelle sécurité sociale, celle de l’emploi et de la formation.

Ce progrès de civilisation majeur qui garantirait à chacun le droit à l’emploi et à l’évolution professionnelle par la formation tout au long de la vie, en garantissant à tous une sécurité de revenus, serait un puissant levier pour changer le sens du travail, pour changer l’entreprise, pour repenser et réduire les temps de travail pour tous.

Là encore, on pourrait commencer par la jeunesse en visant cet objectif d’exception: zéro jeune au chômage. Comment ? Chaque jeune signerait avec le service public de l’emploi une convention de sécurisation de l’emploi et la formation. Le parcours choisi d’insertion dans l’activité ou le contrat de travail associé à cette convention garantirait un revenu égal au SMIC ou une allocation d’autonomie. Ainsi, tout le rapport de la société et des entreprises au chômage en serait bouleversé. C’est une autre logique qui peut s’installer.

OoO

Donner un avenir à la France, c’est construire un nouveau pacte républicain pour retrouver la République partout, sur tout le territoire, et la République pour tous.

La République pour tous, c’est un plan d’urgence et de mobilisation nationale pour la relance de tous les services publics, ce qui veut évidemment direclore le chapitre désastreux de l’austérité, de la RGPP, de la réduction drastique des budgets des collectivités locales.

La République pour tous c’est la bienveillance plutôt que la surveillance comme l’a déclaré le maire de Saint-Etienne-du-Rouvray.

Hélas, s’il existe des caméras de surveillance, il n’existe pas de caméras de bienveillance… Peut-être, un jour, on les inventera… En attendant, la bienveillance demande donc de l’intervention humaine, du débat, de la réflexion, de l’action intelligente, de l’écoute attentive, de la patience opiniâtre.

La République pour tous, c’est une nouvelle politique publique de sûreté nationale qui protège mieux les populations et le territoire national, alliant des moyens plus importants et surtout mieux répartis sur tout le territoire. Des moyens employés à bon escient pour le suivi et l’investigation des signalements, des démantèlements de filières d’enrôlement et de trafics d’armes, des services de justice et de prison mieux équipés et formés, une coopération européenne et internationale des services de police, de renseignement et de renseignement militaire coordonnés autour de l’objectif commun de neutraliser les individus potentiellement dangereux. Disant cela, je n’invente rien : écoutez les personnels, écoutez leurs représentants syndicaux, écoutez les grandes organisations des droits de l’homme, écoutez l’expérience d’autres pays.

La République pour tous c’est mettre en chantier une VIeRépublique. Nous inverserons le calendrier électoral pour faire primer l’Assemblée nationale sur l’exécutif.

Nous supprimerons le 49-3 et ferons la proportionnelle à toutes les élections pour une juste représentation des partis. Nous ouvrirons une nouvelle ère de la citoyenneté en instaurant le referendum d’initiative populaire, de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises, et transformerons le Sénat en une nouvelle chambre citoyenne comportant plusieurs collèges de représentants syndicaux, associatifs, d’élus locaux ainsi qu’un collège composé de citoyens tirés au sort. Pour en finir avec la professionnalisation de la vie politique, nous créerons un statut de l’élu et étendrons le non cumul des mandats.

Nous engagerons une refonte de la loi NOTRe pour faire prévaloir la coopération et la démocratie locale. Notre nouveau pacte républicain visera la réalisation concrète des valeurs de la République, la liberté, l’égalité, la fraternité, un renouveau de la laïcité, il inscrira dans la loi le principe de non-régression pour les droits sociaux et politiques.

Il portera de nouvelles avancées pour l’égalité femmes-hommes par un renforcement immédiat des dispositifs contraignants pour l’égalité professionnelle. Il garantira la citoyenneté de résidence et mettra enfin en œuvre le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales.

Il donnera une traduction concrète à la lutte contre le racisme et contre toutes les discriminations, notamment la lutte contre le contrôle au faciès avec la mise en place du récépissé lors des contrôles d’identité. Nous mettrons enfin en place des observatoires départementaux de la laïcité, sous l’égide de l’observatoire national, dont le but serait la médiation, l’apaisement des tensions, le règlement des conflits dans un esprit républicain.

La République pour tous, c’est une nouvelle action de la France pour une politique internationale de sécurité globale : la sécurité des uns implique la sécurité de tous, et pour la construire, notre pays a un choix fondamental à faire : ou perpétuer l’ordre existant, ou mettre un terme aux politiques d’alliances et au billard à trois bandes, aux opérations de conquête de marchés de l’armement, aux compromis avec les dictateurs et de fuite en avant vers des traités et accords de libre-échange qui affaiblissent toutes les économies nationales.

Oui, la France a le choix, membre du Conseil de sécurité de l’ONU, elle peut décider que le politique et la diplomatie, la prévention des conflits et la résolutions des injustices sociales et économiques sont prioritaires dans l’action multilatérale pour briser les reins des organisations qui comme l’État islamique, Boko Haram ou AlQaïda ont profité de la faiblesse ou de l’effondrement d’Etats pour généraliser leur offensive meurtrière. Chaque jour, en Afghanistan, Pakistan, en Syrie et en Irak, au Nigeria, des bombes explosent sur des marchés et des places publiques ; le fléau s’étend à la Turquie d’Erdogan qui a soutenu l’Ii : alors quelles conclusions en tirer ?

Si ce n’est qu’il est grand temps de sortir de ces situations « schizophréniques » où les grandes puissances font l’inverse de ce qu’elles proclament, se mêlant de tout tout le temps, empêchant les peuples de choisir leurs dirigeants et leurs projets de société, faisant le tri dans les « bons » dictateurs contre les « mauvais ». Pour quels résultats ?

Les peuples du monde ne sont pas dupes et ces errements qui conduisent à tant de vies fauchées, gâchées, ne pourront durer éternellement. À la fête de l’Humanité, puis le 24 septembre dans 15 villes de France le PCF sera dans les Marches pour la paix pour faire entendre la voix de celles et ceux qui n’ont pas abandonné la lutte pour un monde débarrassé de la course aux armements, de l’arme nucléaire et des alliances belliqueuses comme l’OTAN.

Oui, la paix doit redevenir une grande cause nationale pour la France.

OoO

Donner un avenir à la France, c’est s’engager dans un autre mode de développement, un mode de développement humain et durable, qui mène d’un même pas la lutte contre la surexploitation humaine et celle contre le saccage de la planète et le réchauffement climatique qui en est la conséquence.

Nous voulons faire du bien commun le moteur d’un nouveau mode de développement pour la France. Les citoyens, les salariés, ne nous ont pas attendus. Ils sont déjà à l’œuvre à travers de multiples expériences dans le pays. Mais cela reste fragile. Il faut que la puissance publique s’en mêle !

Nous engagerons un renouveau de l’industrie et de la recherche dans les filières structurantes.

Nous proposons de faire de l’essor des industries et de la recherche écologiques une des politiques de cette nouvelle industrialisation de la France en lien avec le développement des services publics qui permettra de créer un million d’emplois dans des filières variées (énergies renouvelables, automobile, transports urbains, bâtiment, rénovation thermique des logements, recyclage et réparation…).

Nous lancerons également un plan national pour promouvoir les Fablabs car ils sont les prémisses d’un nouveau modèle productif fondé sur l’innovation, l’initiative décentralisée, la relocalisation, le partage et la constitution de réseaux. Nous déposerons dès l’automne une proposition de loi pour la création d’un pôle public de l’énergie.

Donner un avenir à la France, c’est mettre fin à l’indécente prédation financière des banques et des grands groupe financiers sur les richesses de la planète, c’est lutter contre la finance pour une autre utilisation des richesses.

Nous proposons de reprendre le pouvoir aux banques pour que les richesses créées par le travail servent l’émancipation de tous les citoyens. Devant l’échec manifeste du CICE, nous créerons un pôle public bancaire pour promouvoir cette ambition avec une gouvernance réellement démocratique sur la base des institutions financières publiques existantes (la Banque postale, la CDC, …) et nous nationaliserons les deux plus importantes banques françaises, la Société générale et BNP Paribas, dont les pratiques actuelles sont à l’opposé des intérêts du pays. En s’attaquant partout au coût du capital, nous créerons également un fonds national et des fonds régionaux pour développer et sécuriser l’emploi et la formation.

Nous bloquerons les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux et renforcerons les services fiscaux dans le cadre d’un plan inédit de lutte contre l’évasion fiscale qui représente désormais près de 70 milliards d’euros soit l’équivalent de notre déficit public. Nous engagerons une grande réforme de justice pour la fiscalité qui fera contribuer davantage les hauts revenus et les revenus du capital et nous réformerons l’impôt sur les sociétés pour encourager les entreprises qui décident d’investissements utiles, créent des emplois de qualité et respectent l’environnement, et pénaliser celles qui n’ont pour seul objectif que l’enrichissement de leurs actionnaires. Enfin, les salaires et dividendes des grands patrons seront plafonnés et les salaires encadrés dans une échelle de 1 à 20.

OoO

Enfin, donner un autre avenir à la France c’est reprendre l’action de la France pour refonder du sol au plafond le projet européen et construire une Europe solidaire et démocratique.

Plus personne ne veut de l’Union européenne actuelle. Nous lancerons une procédure inédite d’écriture citoyenne d’un nouveau projet de traité et nous nous engagerons à le défendre, à utiliser l’influence de la France, à trouver les alliances pour le rendre possible.

La France doit appeler l’Europe à sortir de la gabegie spéculative et de l’austérité qui nous ont fait entrer dans une crise du développement sans précédent : l’euro, la Banque centrale européenne, les outils communs doivent être tournés vers le développement industriel, les services publics et les PME. Nous porterons l’idée d’un fonds européen de développement social et solidaire, abondé par la Banque centrale européenne qui allouerait des financements sur critères sociaux et environnementaux. Les budgets ne doivent plus être soumis à la règle d’or. Nous nous battrons pour l’abrogation du traité budgétaire, quitte à retirer la signature de la France. A la raison sociale ensuite. Il faut une grande loi européenne anti-dumping pour cesser la mise en concurrence des travailleurs qui nourrit les nationalismes : progressivement, il est possible de faire converger par le haut les salaires et les droits des travailleurs en prenant comme référence le pays où ils sont les plus élevés. Nous demanderons une révision complète de la directive sur les travailleurs détachés et proposerons un ensemble de règles sociales et environnementales auxquelles les entreprises devront se soumettre. Nous proposerons que l’Europe se batte, à l’échelle mondiale, pour des règles du travail internationales avancées et leur respect. Nous suspendrons les négociations TAFTA, CETA et TISA. Enfin, la France doit appeler l’Europe à la raison démocratique : l’Union européenne ne peut être un cadre punitif où les souverainetés nationales sont sans cesse réprimées. Chaque peuple doit pouvoir choisir librement les projets, les coopérations qu’ils jugent bons de partager avec les autres pays européens. Au sein des institutions européennes, les instances élues doivent avoir le dernier mot. Les sommets européens seront précédés en France d’un vote du Parlement et nous soumettrons les grands enjeux aux Français, par référendum.

OoO

« Dans quel pays, quelle société voulons-nous vivre ? », voilà le débat qui nous importe et dans lequel nous sommes décidés à faire entendre la voix forte des communistes, pour le bien du pays.

J’invite les salariés, les citoyens, les chercheurs, les enseignants, les artistes les intellectuels, j’invite les jeunes ; j’invite les syndicalistes, les militants des mouvements sociaux et associatifs ; j’en appelle aux militants, aux électeurs de gauche, aux écologistes à investir ce débat et à ne pas s’en laisser dessaisir.

Vous le savez, la bataille présidentielle ne s’engage pas pour le moment sous les meilleurs auspices, car malgré le fiasco gouvernemental qui ne semble pas vouloir s’arrêter, malgré l’énorme pression de droite et d’extrême droite pour étouffer tout débat d’alternatives sociale et démocratique, les forces nécessaires à la construction de cette alternative restent aujourd’hui dispersées.

Tout est prêt pour imposer aux Français un choix, un débat, un casting dont ils ne veulent pas. Des millions d‘entre eux sont perdus car rien dans ce qui se passe ne suscite leur envie.

Je le dis avec force à nos concitoyens : dîtes haut et fort ce que vous attendez, ne restez pas dans votre coin. Intervenez, organisez-vous pour que vos luttes, vos revendications, vos aspirations prennent place au premier rang des échéances politiques, sinon le débat vous sera confisqué. Les mobilisations sur la loi Travail, Nuit debout ont montré la voie.

Et nous les communistes, mettons-nous au service de cette entrée en scène des citoyens dans ces échéances décisives. Et consacrons tous nos efforts dans les semaines à venir à rendre visible, incontournable ce qui est commun à toutes les forces démocratiques, sociales, progressistes qu’il convient de rassembler. Non, la division actuelle de ces forces ne correspond pas à ce qui unit réellement des millions de Français.

Des dizaines de milliers de personnes ont déjà participé à notregrande consultation citoyenne. Amplifions le mouvement avec la Fête de l’Humanité et sa préparation. Et nous rendrons publics ses résultats fin septembre pour mettre ces exigences au cœur du débat public.

Pour donner plus de force à cette démarche, nous soumettrons à une grande votation citoyenne en octobre les bases d’un pacte commun possible pour une alternative de gauche en 2017.

Droits des femmes, jeunesse et éducation, temps libre, culture et sport, sécurité d’emploi et formation, plan zéro jeune au chômage, sauvegarde de la planète, nouveau pacte républicain, nouvelle République, politique de paix et de fraternité, lutte contre la finance, maitrise publique des banques, refondation européenne… Je viens de verser des idées pour un tel pacte. J’ai écouté les propositions d’Arnaud Montebourg, celles de candidats à la primaire socialiste qui ont combattu avec nous la loi Travail. Je sens que dans le discours que prononcera demain Jean-Luc Mélenchon, nous retrouverons beaucoup de ce qui nous est commun. J’étais hier à l’université d’été des Verts pour un débat pour une autre loi travail, une loi de progrès social. J’ai senti l’intérêt à ce travail commun, et pour vous faire une confidence, je crois qu’il y a plus d’intérêt à ce débat parmi les militants écologistes qu’à la primaire interne qu’ils tiendront fin octobre.

Tout ce que nous ferons pour faire émerger ce commun ne sera pas du temps de perdu. Et c’est là que nous trouverons les armes et les forces à rassembler pour faire face dans les combats immédiats à la surenchère ultralibérale, raciste et guerrière que nous allons devoir faire chaque jour reculer.

Nous aurons nous mêmes à faire notre choix pour la présidentielle début novembre, et je ne sais à l’heure qu’il est si nous trouverons avec tous les Français qui le souhaitent la force de faire bouger le paysage actuel. Mais je le dis, tant que la menace est là, nous devons travailler à cette réponse forte et rassemblée. En tout état de cause, car il n’est pas question pour nous de déserter l’arène présidentielle malgré ces difficultés, nous ferons notre choix en responsabilité, et nous ferons entendre quel que soit ce choix la voix du Parti communiste pour le présent et pour l’avenir.Nous avons dès cette minute un rôle éminent à jouer pour reconstruire la gauche dont ce pays à un besoin vital.

Les élections législatives et sénatoriales seront elles aussi essentielles. Nous devons batailler contre la dévalorisation organisée de ces échéances qui est une des dimensions de la présidentialisation et de la dévitalisation démocratique du pays. Les constructions de rassemblements populaires que nous sommes capables d’initier dans nombre de circonscriptions peuvent jouer un rôle essentiel pour faire bouger les lignes présidentielles. De quel député de gauche avez-vous besoin ? Faisons de cette question une grande question publique. La proximité peut être un atout. Car l’enjeu peut dans ces circonstances devenir bien plus accessible à nombre de nos concitoyens désarçonnés par une vie politique nationale dans laquelle ne re retrouvent plus.

Nos choix ne sont pas ceux d’un débat en permanence imposé par les provocateurs intégristes de toutes religions. Nos choix ne sont pas ceux d’un pays sidéré par la peur, cédant à la panique, acceptant l’état d’exception. Nos choix sont ceux d’un pays affichant tranquillement, fraternellement, avec bienveillance encore une fois, l’affirmation de ce qu’on est, de notre état de droit.

J’ai la certitude qu’une grande majorité des Françaises et Français cherche un autre choix que départager la droite, l’extrême droite et François Hollande.

Tout cela nous l’avons décidé lors de notre congrès et nous allons nous y tenir. J’entends et je comprends les impatiences dans nos rangs, à voir la succession des annonces de candidatures pour les primaires ou la présidentielle. C’est pourquoi je vous dis : « tenons-nous à nos propres décisions, à notre calendrier. Nous avons huit mois d’ici la présidentielle. L’échéance se rapproche mais les enjeux sont si importants, si décisifs que nous aurions tort d’en rabattre en bradant le travail de large rassemblement que nous avons décidé d’entreprendre.

Mon appel à tous est pressant.

A tous citoyens de gauche de toutes sensibilités, à tous, responsables politiques de gauche qui menons dans des combats communs, contre la loi El Khomri et la déchéance de nationalité, à tous, partenaires du Front de gauche, à tous, candidates et candidats, déclarés ou potentiels, je vous le dis : « il est temps de décider à construire un chemin commun. C’est encore possible. Je vous demande de ne pas brader la grande ambition collective de changer les choses, de changer la vie des gens, des travailleurs, des jeunes, contre les moins grandes ambitions, personnelles et partisanes, toutes légitimes qu’elles soient, de se faire une place, de faire à son parti ou mouvement une place, toute méritée qu’elle soit. Je le dis avec franchise : notre place personnelle, la place de notre parti ou de notre formation, elle sera immense si nous construisons du commun, elle sera minuscule si nous n’y parvenons pas. Alors je vous le propose : parlons vite et parlons bien. J’irai partout où il sera nécessaire. Et je vous attends à la Fête de l’Humanité. Cette fête qui prendra cette année un caractère exceptionnel. Je vous invite à y partager le pain, le vin, la fraternité, là, au plus près du peuple exigeant de la Fête de l’Huma. Je vous invite à y lancer au moins un signal : nous prenons nos responsabilités pour que les échéances de 2017 ne fassent pas le malheur de la France mais engagent son renouveau ».

OoO

Dans son nouveau roman qui paraît ces jours-ci, Salman Rushdie qualifie avec lyrisme notre époque de « temps des étrangetés » – Qui d’entre nous au fond ne ressent pas la même chose, que les choses vont « à l’envers » ?

A nous de les remettre à l’endroit, le plus vite possible.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF PCF THOUARSAIS
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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 09:02

Cher camarade,

Nous serions disposer à faire remplir autour de nous les questionnaires de « la grande consultation »par notre famille et nos amis, et davantage encore si, nous étions en possession de notre carte que refuse de nous délivrer le secrétaire fédéral des Deux-Sèvres qui a engagé la fédération dans le soutien à la candidature de Mélenchon. Depuis plusieurs années, le déni démocratique se poursuit, et l’organisation du PCF que nous faisions vivre sur notre territoire du Nord Deux-Sèvres a disparu maintenant et avec elle, les 12 communistes de l’époque.
Je dois dire que nous avons effectué plusieurs démarches, restées vaines, auprès de tous les échelons du parti.
Aussi, je te demande, afin de ne pas poursuivre inutilement nos démarches et nos illusions, de me faire savoir une bonne fois pour toutes, si vous avons notre place dans le parti auquel j’ai adhéré en 1966 et assumé des responsabilité de section de longues années en seine-saint-denis, et même dirigé une école fédérale comme adjoint, aux côté de ...Guy Lecroq.
Je t’ai envoyé récemment plusieurs documents mail sur notre situation, et appelé au téléphone. Là encore pas de réponse.Le respect des camarades ne serait-il que des mots ? Le parti aurait trop changé alors.
Le parti aurait-il abandonné la démocratie et la solidarité qui existait alors ? Il n'aurait pas assez changé alors.

Bien fraternellement

Bruno Fornaciari
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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 07:24

François Hollande et l’emploi : le bilan c’est maintenant explique l’INSEE

GÉRARD LE PUIL

VENDREDI, 8 JUILLET, 2016

HUMANITE.FR

Photo : AFP

L’Institut national de la statistique et des études économiques a publié cette semaine un document intitulé « Emploi, chômage, revenus du travail». A moins d’un an de l’élection présidentielle, il convient de lire cet ouvrage en partant du nombre de chômeurs que comptait le pays en mai 2012 pour comparer les chiffres avec ceux de mai 2016. Histoire de voir si l’engagement de François Hollande de ne solliciter un second mandat que dans l’hypothèse de l’inversion de la courbe du chômage durant son quinquennat est encore tenable sans tricher avec la réalité.

En mai 2012, dernier mois imputable au bilan de Nicolas Sarkozy, il y avait 2 922 100 demandeurs d’emploi de catégorie A inscrits à Pôle emploi. En y ajoutant les inscrits en catégorie B et C, on totalisait 4 347 100 demandeurs d’emploi en France métropolitaine. En mai 2016, la catégorie A comptait 3 428 300 inscrits à Pôle emploi, soit 506 200 personnes de plus qu’en mai 2012 à ne pas avoir travaillé une seule heure dans le mois. Toutes catégories confondues, il y avait 5 428 300 demandeurs d’emploi en mai 2016, soit 1 081 200 de plus qu’en mai 2012. Ces chiffres nous montrent que pour inverser la courbe du chômage durant le quinquennat de François Hollande il faudrait que les chômeurs de catégorie A diminuent de 50 000 tous les mois d’ici avril prochain et les trois catégories cumulées voient sortir 100 000 personnes par mois des chiffres que publie Pôle emploi.

Ce pari de François Hollande est perdu à la lecture de la publication de l’INSEE. Certes, nous apprenons que le secteur marchand non agricole (qui englobe l’industrie, l’artisanat le commerce et les services du secteur privé) « a créé en net 59 000 emplois salariés en 2015». Mais, c’est pour toute l’année. Parallèlement, on a comptabilisé un recul de 33 000 emplois nets dans l’industrie et de 32 000 dans la construction. Dit autrement, les emplois productifs créateurs de richesses ont davantage reculé en France l’an dernier que n’ont augmenté les emplois de services consistant souvent à livrer de manière expresse des objets et de la nourriture commandés sur internet par des particuliers. On peut aussi se demander combien d’emploi de vigiles fouilleurs de sacs et palpeurs de corps humains, en de nombreux lieux publics et autres galeries marchandes, ont été créés en France depuis les séries d’attentats qui ont frappé le pays. Il ne s’agit pas ici de contester ces mesures de sécurité, mais de constater que ce type d’emploi ne crée aucune richesse.

L’INSEE nous dit aussi que « fin 2015, environ 1,5 million de personnes occupaient un emploi aidé en France » et que « ce volume est le plus élevé depuis 1990», quand feu Michel Rocard était Premier ministre. Ainsi « en 2015, 637 000 embauches en contrat initial ou en reconduction ont été réalisés, soit 10,9% de plus qu’en 2014». Et l’Institut de produire l’analyse suivante : « Les emplois aidés ont un impact à court terme sur l’emploi et le chômage dans la mesure où une partie des embauches n’aurait pas lieu sans l’aide de l’Etat (…) Les estimations réalisées suggèrent que la hausse récente du nombre de bénéficiaires d’emplois aidés aurait permis la création nette de 32 000 emplois en 2014 et 15 000 en 2015». C’est toujours ça de pris, mais on est loin du compte pour faire reculer le chômage.

L’augmentation du chômage a également été freinée par la croissance du nombre d’auto-entrepreneurs dont on n’a pas les chiffres les plus récents, mais qui comptaient pour 26% chez les 2,7 millions d’actifs hors salariat et hors secteur agricole en 2013. Toutefois, les auto-entrepreneurs n’exerçant pas parallèlement une activité de salarié, comme second ou premier métier, n’avaient que 500€ de revenu mensuel en moyenne cette année-là.

Alors que la durée effective moyenne du travail des salariés à temps complet est encore de 39,1 heures en France, 35% des salariés à temps complet ou partiel travaillent le samedi et 18% le dimanche. 4,4 millions de salariés travaillent à temps partiel, soit 30,9% des femmes et 7,4% des hommes pour une durée moyenne de 23,3 heures par semaine. L’INSEE ne précise pas quel est le pourcentage de temps partiel subi de par la seule volonté du patronat.

La « baisse du coût du travail » devait aussi favoriser les embauches grâce notamment au Contrat investissement compétitivité emploi (CICE) qui fait baisser ce coût de 6% sur tous les salaires jusqu’à 2,5 fois le SMIC. «Le CICE a eu pour effet de réduire de 2 points le coût du travail en 2013, puis de 1 point supplémentaire en 2014. En 2015, dans le cadre du Pacte de responsabilité et de solidarité, le taux de cotisation patronale pour allocations familiales a été réduit de 5,25% à 3,45%, pour les salaires inférieurs à 1,6 SMIC. Cette mesure a réduit d’environ 0,5 point l’indice du coût du travail », selon l’INSEE. Tout ça pour terminer la quatrième année du quinquennat de François Hollande avec une augmentation de 20% des inscrits à Pôle emplois, toutes catégories de chômeurs réunies !

Comme on pouvait le lire dans l’Humanité du 6 juillet, cette baisse du coût de travail, subventionnée en faveur du patronat avec l’argent des impôts directes et indirects que paient les salariés n’a pas été favorable à l’augmentation des salaires. En 2013, dans le secteur privé, il a diminué de 0,3% en euros constants en moyenne alors que l’augmentation moyenne annuelle avait été 0,5% pour l’ensemble des secteurs entre 1995 et 2012 inclus. « Entre 2009 et 2013, le salaire net moyen en euros constants a baissé de 0,4 point par an dans la fonction publique territoriale, il est resté stable dans la fonction publique d’Etat et, entre 2010 et 2013, il a baissé de 0,9% par an dans la fonction publique hospitalière. Cette baisse du salaire net moyen en euros dans chacun des versants de la fonction publique s’explique principalement par le gel de l’indice de la fonction publique en vigueur depuis juillet 2010 qui vient interrompre la progression des dix années précédentes», explique l’Institut.

De manière plutôt discrète, l’INSEE nous dit finalement que Sarkozy et Hollande ont mené le même combat pour réduire la rémunération de fonctionnaires d’une présidence à l’autre. Tous les deux ont également fait augmenter le chômage comme jamais auparavant. Et dire que tous les deux veulent encore rempiler.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 09:16

01/07/2016

La NOUVELLE RÉPUBLIQUE

La gauche se lézarde le PCF tente un reformatage

Alors que le malaise grandit au PS, le Parti communiste appelle à des discussions sans préalable avec ceux qui contestent la ligne gouvernementale.

La semaine dernière, c'est le secrétaire de la section PS de Niort, Hermann Cadiou, qui démissionnait pour cause de désaccord avec la ligne gouvernementale. Et hier celui de la section de Chauray, pour les mêmes raisons : Christian Loustaunau s'en prend sans ménagement (lire ci-contre) à la politique Hollande-Valls. Dans le même temps, la section deux-sévrienne d'Europe Écologie-Les Verts annonçait en début de semaine sa rupture avec l'appareil du PS.

Les fissures apparues en interne ces derniers mois de ce côté-ci de l'échiquier politique, se transforment en lézardes de plus en plus béantes. C'est dans ce contexte qu'hier, la fédération départementale du Parti communiste a appelé à un rassemblement de tous ceux qui, à gauche, condamnent la politique gouvernementale. Le PCF veut reprendre langue avec EELV, toutes les composantes du Front de gauche, Nuit debout mais aussi Nouvelle Donne et ceux que Bruno Bonin, son secrétaire départemental, appelle « les socialistes en colère ». « Il n'y a pas de raison que les gens ne se réunissent pas pour discuter ensemble à partir du moment où ils partagent les mêmes valeurs », déclare-t-il.
Concrètement, le PCF suggère un événement « festif et convivial » à la rentrée pour discuter sans préalable « d'un nouveau Front populaire » à l'échelle des Deux-Sèvres. En ligne de mire, l'élaboration d'un « programme commun départemental ». Parmi les pistes de travail : la santé, la culture, l'éducation populaire, l'agriculture, les services publics.

" Je n'appelle pas ça de l'opportunisme "

Le PCF, en embuscade, ne cherche-t-il pas à récupérer à son profit le chaos ambiant ? Bruno Bonin se défend de tout calcul du genre : « Ne pas vouloir laisser les choses en l'état, alors que tout est en train d'exploser, je n'appelle pas ça de l'opportunisme. Ce n'est pas de l'opportunisme de vouloir éviter que tout cela se termine par la victoire de l'extrême-droite », tandis que Sébastien Coutant renchérit : « On peut plutôt parler d'une clarification ».
Pas question de confondre les calendriers, jure le PCF : il n'est pas demandé à ceux que la démarche intéresse de s'enrôler dans l'écurie Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle. « On est dans le temps de la reconstruction. C'est un temps long qui va au-delà de 2017. » Les militants PS tentés par cette main tendue n'auront pas non plus à déchirer la carte de leur parti comme on va à Canossa. Juste à manifester leur désapprobation de la ligne gouvernementale. En théorie, cela peut faire du monde.

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Si l'on peut se féliciter de "l'ouverture" du PCF 79 sur "tous ceux qui, à gauche" sont en désaccord avec la politique gouvernementale, pour construire un rassemblement populaire, les limites d'une telle réalisation seront vite atteinte, si, dans le même temps la FD du PCF se considère comme une écurie présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. On remarquera au passage que les différentes options qui se succèdent au PCF 79 peuvent donner le tournis à qui n'est pas un observateur attentif. De plus croit-on au 23 rue des Fossés à Niort qu'un cartel d'organisation (encore que cela ne concerne que de personnalités socialistes qui agissent en leur nom propre) que c'est dans la réunionnite que les choses peuvent se résoudre. Le PCF 79 n'a-t'il lui-même pas d'idées propres et de propositions sur la santé et les services publics à mettre en débat ?

Il reste que pour l'heure, la loi El Khomri, le Brexit, le TAFTA, la politique gouvernementale, la Vie ou la 1ere République sont parmi les préoccupations qui s'expriment et qui font débat. Une majorité de français est hostile à la loi travail et dès le 5 juillet prochain, une 12e manifestation est organisée par l'intersyndicale, manifestation à laquelle appelle, depuis le début, reparti communiste français.

L'heure n'est pas à se ranger derrière un sauveur, mais de tout faire pour faire échouer cette loi de régression sociale qui en appelle d'autres.

Le 37e congrès des communistes qui s'est tenu début juin a lancé une grande initiative pour donner la parole au peuple et écrire avec lui un pacte d'engagements communs à 500 000 voix. Avec le questionnaire "QUE DEMANDE LE PEUPLE" mis à la disposition des communistes, combien de rencontres, de discussions avec plusieurs centaines voire de milliers de personnes allons nous être capables d'organiser ? Et la FD 79 est-elle prête à s'engager elle aussi pour sceller un engagement commun qui pourrait être acté par une votation citoyenne à l'automne et construire des candidatures communes aux législatives et à la Présidentielle ?

Et d'ailleurs, quelque soit le candidat et à fortiori le Président élu, nous aurons besoin de députés pour faire valoir ou mettre en oeuvre le cas échéant, les engagements communs.

L'heure n'est pas à se rallier à qui que ce soit, il est à construire, dans les luttes, au parlement comme le font les élus communiste et du front de gauche et dans les têtes les conditions d'une victoire politique et électorale.

Pressés, certains le sont d'enjamber le débat populaire des solutions pour se ranger derrière ou autour d'un candidat qui à lui seul résoudrait les problèmes. Cette conception du pouvoir personnel est à mille lieues des exigences populaires. Les récentes et puissantes manifestations contre la loi travail, les rassemblements de"Nuits debouts" les prises de positions d'intellectuels, d'économistes contre l'austérité, contre l'Europe de la finance etc...dégagent de potentialités que les communistes du 79 peuvent mettre à profit pour relancer leur militantisme et leurs actions auxquelles ils s'emploient à rassembler un maximum de contributeurs.

Notre 37ème congrès a envoyé le signe de communistes unis pour rassembler et construire un projet politique de gauche porté par un front populaire et citoyen. Une unité leur permettant de travailler ensemble sans effacer les opinions différentes, voire divergentes.

D'ailleurs à ce propos, on peut s'étonner que la FD 79 cherche à rassembler la gauche, alors qu'elle refus la diversité en son sein en refusant de remettre la carte 2016 à certains communistes et de les intégrer aux débats et à l'action.

Je termine par une citation de Pierre Laurent dans son discours de clôture du congrès : « J’entends déjà tous les sceptiques me dire, mais c’est trop tard. Cette idée elle est bonne mais on n’y arrivera pas. Je sais tous les obstacles réels qui existent. Jean-Luc Mélenchon va dire qu’il avance, quoi qu’il arrive, qu’il n’a pas de temps à perdre avec toutes ces discussions. Arnaud Montebourg prépare aussi son retour. Les écologistes se demandent comment faire entendre leur voix. Et beaucoup d’autres rêvent de concourir au moins dans une primaire ». « Mais à tous ceux qui sont venus ce week-end en répondant à notre invitation, je dis : Arrêtons ce gâchis. Non il n’est pas trop tard. Soyons conscients de nos responsabilités. La droite et l’extrême droite menacent. L’affaire est grave. La France que nous aimons peut le payer très cher. François Hollande et Manuel Valls emmènent la gauche au suicide. Tout ne peut pas attendre l’après 2017" »

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 12:06

Le PCF soutient la mobilisation sociale
et appelle à l’ampl
ifier

L’énorme manifestation du 14 juin a montré que la mobilisation contre la loi travail est plus forte que jamais. Le refus de voir pulvérisées les protections qu’ont gagnées les salarié-e-s grâce à leurs luttes et aux conquêtes politiques de la gauche continue d’être largement majo­ritaire dans une opinion publique acquise au soutien de ce mouvement. Ces mobilisations, les manifestations, les grèves et formes d’actions diverses utilisées par les salarié-e-s et les citoyen-ne-s, à l’appel d’un front syndical qui s’élargit et des organisations de jeunesse, sont totalement légitimes. Elles sont empreintes de la responsabilité, du refus de la violence et des provocations.

Alors que la mobilisation se poursuit depuis plus de quatre mois, l’opinion publique continue de la soutenir malgré les difficultés qu’elle entraîne, malgré les violences des casseurs en marge des défilés, celles de la police à l’encontre de manifestants pacifiques et du public et en dépit de la campagne haineuse contre la CGT. C’est que la population, les salarié-e-s, les jeunes n’acceptent pas cette fragilisation massive que l’on veut leur imposer, cette généra­lisation de la précarité et du dumping social contenues dans la loi El Khomri, dans un pays qui crée plus de richesses que jamais. La mobilisation a déjà payé, elle peut l’emporter. Le Parti communiste appelle à participer aux nouvelles mobilisations et à étendre la solidarité avec le mouvement et les actions grévistes.

Plutôt que de reconnaître la réalité de ce mouvement, le gouvernement et le président de la République s’enferment dans le déni, le mépris, l’autoritarisme pour faire passer en force leur projet. Incapables de trouver une majorité parlementaire, ils veulent renouveler l’utilisation du 493 pour empêcher le débat. L’opération qui consiste à laisser la droite faire le sale boulot au Sénat, malgré le combat offensif des seuls sénateurs et sénatrices communistes, a pour objectif de rendre acceptable auprès de l’opinion sa loi comme un moindre mal. Ils restent, malgré cette manœuvre, incapables de trouver un soutien populaire, ils mènent campagne contre la CGT et les syndicats, utilisent la division, le mensonge, la menace. Ils s’appuient sur les violences totalement condamnables des casseurs pour faire un amalgame odieux entre eux et les manifestants, entre les terroristes qui viennent de se livrer à d’abjects assas­sinats et la CGT. Ils menacent d’utiliser des armes inconstitutionnelles comme l’interdiction des manifestations. C’est inacceptable.

Le Parti communiste alerte l’opinion sur les dangers ouverts par l’attitude irresponsable du pouvoir. Cette attitude est totalement comptable du blocage que connaît le pays, blocage qui peut être immédiatement levé si le gouvernement suspend le débat parlementaire sur la loi travail et ouvre la négociation avec les syndicats. D’autres choix sont possibles. Nos parle­mentaires, au Sénat et à l’Assemblée nationale, mènent la bataille avec, sur toutes les ques­tions en débat, des contre-propositions. La loi El Khomri est la loi du Medef. C’est aussi une loi directement dictée par les institutions européennes. Pour combattre le chômage et le dumping social, nous avons besoin d’une loi de sécurisation de l’emploi et de la formation, d’une réduction du temps de travail, de lutter contre les coûts de la finance et du capital, comme celle qu’élaborent les parlementaires communistes.

L’entêtement du gouvernement est une preuve qu’il est aux abois, lâché par celles et ceux qui l’ont porté au pouvoir. Il provoque la rancœur, ouvre le risque d’une radicalisation, de fractures irréparables dans la société, de violences. D’une mise en cause de l’État de droit. L’obstination du gouvernement ouvre la porte à la droite extrêmisée et à l’extrême droite pour s’emparer du pouvoir dans moins d’un an et mettre en œuvre une politique de régressions sociales et démocratiques incommensurables. Devant cet immense danger, la mobilisation sociale en cours contre la destruction du Code du travail est une chance pour la France et pour la gauche. Face à l’autoritarisme du gouvernement, elle porte une logique d’espoir pour la défense des principes d’égalité et de solidarité, fondements de notre pacte républicain. Face à l’exploitation des peurs et des divisions de la société française, elle défend l’action collective des salarié-e-s, de la jeunesse, des citoyen-ne-s. C’est pourquoi, le PCF appelle à la soutenir et à se rassembler.

Le Parti communiste renouvelle l’appel à construire un nouveau Front populaire et citoyen. Il est temps d’ouvrir ensemble un débat populaire et citoyen pour définir un pacte d’engagements communs pour le pays ■

Censure, propagande et désinformation

Au JT de Pujadas, le 14 juin au soir, sur quinze sujets abordés, 13 parlaient d’un fait ignominieux.

Le crime de Magnanville, un quatorzième évoquait la manif d’un million de person­nes, « manif pas si réussie que ça » osait le bonimenteur, et le 15e sujet montrait des casseurs.

Tout sur le fait, rien sur la foule. Ainsi va l’info publique sous le règne de Hollande-Valls.

Dans les dernières années du Brejnev, à Moscou, les téléspectateurs soviétiques avaient coutume, quand arrivait le journal télévisé, de fermer le son, trop de propa­gande, trop de blabla, et ils remettaient le son en fin du journal, au moment de la météo !

Peut-être faudrait-il faire la même chose, couper le son quand s’affiche Pujadas ?

Reste, en ces temps de désinformation sans complexe et de médias alignés, un sujet de fierté : la Une de l’Huma du 15, colorée et heureuse, comme la manif de la veille ■

Italie défaite social-démocrate

« Et une de plus », serait-on tenté de dire après la gifle électorale infligée au « Parti démocrate » de Matteo Renzi, qui vient confirmer la lente agonie d’une social-démocratie noyée dans le marigot ultralibéral.

Cette défaite vient s’ajouter à une longue liste qui a déjà laissé sur le carreau nom­bre de leurs complices européens.

Les faits sont têtus : partout en Europe, les partis socialistes qui ont fait le choix de la rupture avec le progrès social, abandon­nant toute volonté de partage des richesses pour imposer des reculs sociaux par la force, ont été sanctionnés par les urnes. Partout, cette capitulation idéologique devant le capitalisme financier a conduit au naufrage.

t il n’y a aucune raison que ce long déclin de l’empire social-démocrate ne touche pas la France. D’autant que François Hol­ande et Manuel Valls mettent du cœur à l’ouvrage en s’acharnant à imposer, quoi qu’il en coûte au socle républicain, la loi dite « travail », grâce à laquelle le capi­talisme compte faire payer sa crise aux travailleurs.

C’est dire si l’échec de son « frère jumeau » italien devrait inquiéter Manuel Valls. Car le Premier ministre n’a jamais caché son admiration pour Matteo Renzi, celui qui a osé « bousculer pour réfor­mer ». Le chef du gouvernement italien aurait ainsi « révolutionné » le marché du travail avec le Jobs Act, cette muse de la loi El Khomri adoptée l’an dernier et elle aussi inspirée des « recommandations » de la Commission européenne, dont on con­naît l’efficacité des conseils avisés.

En imposant sans le vote de la représen­tation nationale une loi inspirée par la technocratie européenne, l’élève Valls a même dépassé le maître italien dans une parodie de bras de fer à la Thatcher.

Hollande et Valls pourront interdire les manifestations. Ils pourront même utiliser une nouvelle fois le 49-3 lors du retour du texte à l’Assemblée nationale. Mais la loi El Khomri s’annonce comme le chant du cygne d’un pouvoir voué à subir une défaite à la hauteur du désespoir qu’il a semé ■

Question migratoire les ONG critiquent l’UE

Après avoir négocié le renvoi de réfugiés en Turquie, l’UE compte « sous-traiter » à la Libye la question migratoire.
Pour protester, Médecins sans frontières ne veut plus percevoir de fonds europ
éens.

Une politique « honteuse » qui repousse « loin des côtes européennes les personnes et leurs souffrances ». Médecins sans fron­tières a tapé du poing sur la table pour dénoncer les décisions de l’Union euro­péenne vis-à-vis des migrants et des réfu­giés. Et l’ONG a lié les actes à la parole en annonçant qu’elle se passerait à l’avenir de financements européens, qui représen­tent pourtant près de 8 % de son budget. « L’Europe se focalise plus sur la dissua­sion que sur l’aide et la protection à apporter aux personnes qui en ont besoin », a expliqué son secrétaire général international, Jérôme Oberreit.

Comme d’autres associations, l’ONG dénonce les effets désastreux de l’accord passé avec Ankara, lequel prévoit le ren­voi de tous les nouveaux migrants arrivant sur les côtes grecques vers la Turquie et se cumule avec la fermeture des frontières européennes. Résultat : des hotspots, en Grèce et en Italie, gigantesques centres de rétention où des dizaines de milliers de personnes se trouvent coincées pendant des mois, « y compris des centaines de mineurs non accompagnés », dénonce MSF. Le nombre de migrants traversant la Méditerranée vers l’Italie, trajet encore plus périlleux, a explosé. La Péninsule a enregistré 4 118 arrivées entre le 6 juin et le 12 juin.

La réaction de MSF, soutenu par de nom­breuses ONG, vise surtout la volonté de la Commission européenne, validée par le Parlement le 8 juin dernier, de faire des copiers-collers de l’accord UE-Turquie avec d’autres pays tiers, en particulier en Afrique. Elle vise ainsi à imposer une réduction de l’aide au commerce et au développement de pays qui « n’endigue­raient pas la migration vers l’Europe ou qui ne faciliteraient pas les retours for­cés » de migrants irréguliers.

Et qu’importe si les pays à qui l’UE veut sous-traiter la gestion des frontières ne respectent pas les droits de l’homme ou sont de véritables zones de guerre. La priorité des dirigeants de l’UE, c’est aujourd’hui de signer un accord avec la Libye. Si les migrants survivent à la noyade, ils auront droit aux mauvais traitement des gardes-côtes libyens, aux détentions illimitée dans les centres de détention de ce pays.

Ces centres sont théoriquement gérés par le ministère libyen de l’Intérieur, mais dans la pratique, prévient Amnesty Inter­national, « beaucoup sont dirigés par des membres de groupes armés » et tortures et autres violences y sont légion.

« Le soutien de l’UE ne saurait contribuer à perpétuer les terribles violations des droits humains que les étrangers en Libye cherchent à fuir à tout prix » ■

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 08:32

Le PCF appelle à la mobilisation massive les 23 et 28 juin

Après avoir envisagé d'interdire la manifestation contre le projet de loi Travail « El Khomri », prévue ce jeudi 23 Juin à Paris , le gouvernement vient d'autoriser celle-ci sur un parcours négocié avec les organisations syndicales.

C'est une victoire de la mobilisation et de la détermination des démocrates à faire respecter les libertés publiques fondamentales. L'interdiction aurait été une décision scandaleuse, injustifiée.

Après le passage en force du gouvernement au parlement pour imposer sa loi par l'utilisation de l'article 49-3, cette décision supplémentaire aurait été d'une extrême gravité. Le fait de l'envisager marque la dérive autoritaire du pouvoir. Il ne peut y avoir de débat démocratique si le droit de manifester est entravé.

Le pouvoir est minoritaire dans le pays. Il est incapable de dégager une majorité politique et parlementaire pour valider son projet de loi. Il choisit la politique de terre brûlée. Il prend la responsabilité devant le pays de créer un climat de tension.

Nous ne nous laisserons pas détourner de notre objectif : le retrait de la loi travail et des droits nouveaux pour les travailleurs pour une sécurisation véritable de l'emploi.

Nous demandons au Président de la République de suspendre le débat parlementaire afin de permettre l'ouverture de vraies négociations avec les organisations syndicales qui sont disponibles pour faire des propositions concrètes, porteuses de progrès social et de nouveaux droits.

Comme l'a demandé l'intersyndicale, le Président François Hollande doit « pour sortir de cette impasse, réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement ».

Les Parlementaires communistes, Front de gauche, à l'Assemblée nationale comme au Sénat continueront à porter ces exigences.

Nous appelons les salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi et les retraité-es, les élu-es de la République à participer massivement aux manifestations des 23 et 28 juin et à la votation, organisée par les syndicats.

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Retrait de la loi Travail : le PCF soutient la mobilisation sociale et appelle a l'amplifier

►Pour faire passer cette loi rejetée par une large majorité de nos concitoyen-ne-s, contestée dans la rue, sur les places, dans les sondages et même à l'Assemblée nationale, le gouvernement envisage maintenant d'interdire les manifestations. Et prévoit un nouveau 49.3 début juillet.

►Le Parti communiste soutient la mobilisation sociale et appelle à l'amplifier pour gagner le retrait du projet. Cette mobilisation porte une grande aspiration politique qui doit s'imposer dans le débat et façonner l'avenir. C'est le sens de l'action des communistes. Voir la déclaration adoptée par le Conseil national du PCF (au verso).

Déclaration du Conseil national du PCF :
- Le PCF soutient la mobilisation sociale et appelle à l'amplifier -

L’énorme manifestation du 14 juin a montré que la mobilisation contre la loi travail est plus forte que jamais. Le refus de voir pulvérisées les protections qu'ont gagnées les salarié-e-s grâce à leurs luttes et aux conquêtes politiques de la gauche continue d’être largement majoritaire dans une opinion publique acquise au soutien de ce mouvement.

Retrait de la loi Travail

Ces mobilisations, les manifestations, les grèves et formes d’actions diverses utilisées par les salarié-e-s et les citoyen-ne-s, à l’appel d’un front syndical qui s’élargit et des organisations de jeunesse, sont totalement légitimes. Elles sont empreintes de la responsabilité, du refus de la violence et des provocations.

Alors que la mobilisation se poursuit depuis plus de quatre mois, l’opinion publique continue de la soutenir malgré les difficultés qu’elle entraîne, malgré les violences des casseurs en marge des défilés, celles de la police à l’encontre de manifestants pacifiques et du public et en dépit de la campagne haineuse contre la CGT. C’est que la population, les salarié-e-s, les jeunes n’acceptent pas cette fragilisation massive que l'on veut leur imposer, cette généralisation de la précarité et du dumping social contenues dans la loi El Khomri, dans un pays qui crée plus de richesses que jamais.

La mobilisation a déjà payé, elle peut l’emporter.

Le Parti communiste appelle à participer aux mobilisations des 23 et 28 juin prochains et à étendre la solidarité avec le mouvement et les actions grévistes.

Plutôt que de reconnaître la réalité de ce mouvement, le gouvernement et le président de la République s’enferment dans le déni, le mépris, l’autoritarisme pour faire passer en force leur projet. Incapables de trouver une majorité parlementaire, ils veulent renouveler l'utilisation du 49 3 pour empêcher le débat. L'opération qui consiste à laisser la droite faire le sale boulot au Sénat, malgré le combat offensif des seuls sénateurs et sénatrices communistes, a pour objectif de rendre acceptable auprès de l'opinion sa loi comme un moindre mal. Ils restent, malgré cette manœuvre, incapables de trouver un soutien populaire, ils mènent campagne contre la CGT et les syndicats, utilisent la division, le mensonge, la menace. Ils s’appuient sur les violences totalement condamnables des casseurs pour faire un amalgame odieux entre eux et les manifestants, entre les terroristes qui viennent de se livrer à d'abjects assassinats et la CGT. Ils menacent d’utiliser des armes inconstitutionnelles comme l’interdiction des manifestations. C'est inacceptable.

Les bloqueurs, ce sont Hollande, Valls et Cazeneuve

Le Parti communiste alerte l’opinion sur les dangers ouverts par l’attitude irresponsable du pouvoir. Cette attitude est totalement comptable du blocage que connaît le pays, blocage qui peut être immédiatement levé si le gouvernement suspend le débat parlementaire sur la loi travail et ouvre la négociation avec les syndicats.

D'autres choix sont possibles

Nos parlementaires, au Sénat et à l'Assemblée nationale, mènent la bataille avec, sur toutes les questions en débat, des contre-propositions. La loi El Khomri est la loi du Medef. C'est aussi une loi directement dictée par les institutions européennes. Pour combattre le chômage et le dumping social, nous avons besoin d'une loi de sécurisation de l'emploi et de la formation, d'une réduction du temps de travail, de lutter contre les coûts de la finance et du capital, comme celle qu'élaborent les parlementaires communistes.

Un pacte pour un Front populaire et citoyen

L’entêtement du gouvernement est une preuve qu’il est aux abois, lâché par celles et ceux qui l’ont porté au pouvoir. Il provoque la rancœur, ouvre le risque d’une radicalisation, de fractures irréparables dans la société, de violences. D’une mise en cause de l’État de droit. L’obstination du gouvernement ouvre la porte à la droite extrémisée et à l’extrême droite pour s’emparer du pouvoir dans moins d’un an et mettre en œuvre une politique de régressions sociales et démocratiques incommensurables.

Devant cet immense danger, la mobilisation sociale en cours contre la destruction du Code du travail est une chance pour la France et pour la gauche. Face à l'autoritarisme du gouvernement, elle porte une logique d'espoir pour la défense des principes d'égalité et de solidarité, fondements de notre pacte républicain. Face à l'exploitation des peurs et des divisions de la société française, elle défend l'action collective des salarié-e-s, de la jeunesse, des citoyen-ne-s. C'est pourquoi, le PCF appelle à la soutenir et à se rassembler.

Le Parti communiste renouvelle l’appel à construire un nouveau Front populaire et citoyen. Il est temps d’ouvrir ensemble un débat populaire et citoyen pour définir un pacte d’engagements communs pour le pays.

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 14:29

Le vote de la FD 79 pour la base commune a, selon un camarade qui me transmet les résultats, bien eu lieu. Je ne sais pas a l’heure actuelle quel était le nombre d’inscrits, ni celui des votants et des exprimés.

Dans le 79, non comptabilisés car pas arrivés dans les temps : Projet de base commune présenté par le Conseil national du PCF : Le temps du commun / 2017 : Ouvrir une autre voie pour l'avenir de la France / Des transformations utiles et concrètes pour un parti communiste de nouvelle génération - 22%

Texte alternatif n°1 : «L'ambition communiste pour un front de gauche populaire et citoyen» - 29%

Texte alternatif n°2 : «Pour une politique communiste» - 31%

Texte alternatif n°3 : «Unir les communistes, le défi renouvelé du parti communiste» - 7%

Texte alternatif n° 4 : «Reconstruire le parti de classe ! Priorité au rassemblement dans les luttes» - 9%

Pour ceux qui auraient des infos supplémentaires, merci de me les faire passer.

Bruno Fornaciari

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 15:26

Cher camarade Bruno Bonin,

Te voilà désormais investi d’une grande responsabilité puisque tu vas assumer, comme la presse le rapporte, la responsabilité d’animer la réflexion et l’action des communistes dans notre département.
Je ne sais personnellement, si tu as été nommé, coopté ou élu et par qui, mais je t’adresse tous mes encouragements et te souhaite bon succès dans tes nouvelles responsabilités départementales de 1er secrétaire.

Notre département qui compte environ 380 000 habitants recense 130 communistes encartés, chiffre avancé par l’ancienne direction fédérale qu’il faudra vérifier tout comme le recensement lui-même.. La répartition géographique de leur présence est déséquilibré au profit de la ville-préfecture NIORT. La seule ou une section du PCF est en capacité d’exister. C’est donc une gageure et un défi que tu dois relever : développer partout dans le département, du Nord au Sud, l’activité et la présence communiste, renforcer le PCF.
Et cela, tu le sais bien, ne peut se faire sans la participation des communistes eux-mêmes.
Dans le Nord-Deux-Sèvres et plus particulièrement dans le Thouarsais, plusieurs camarades m’ont fait part, depuis longtemps, de leur disponibilité pour apporter leur contribution propre à l’activité du parti communiste dans ce périmètre, notamment THOUARS-ST VARENT-AIRVAULT.
Les circonstances dommageables de ces dernières années ne nous ont pas permis de poursuivre notre activité. Notre section, qui a a compté jusqu’à 12 adhérents dans les années 2010/2011 s’est éteinte en raison de l’éviction de l’éviction surprenante et injuste de son ossature. Pourtant son activité (réunions régulières, débats politiques, objectifs et plans de travail, intervention dans les entreprises et les HLM, sur les marchés, décisions démocratiques et expressions publiques) participait du débat public, était reconnues et appréciées dans le Thouarsais.

Je viens de recevoir la proposition de renouvellement de ma carte de membre du parti communiste, après ma ré-adhésion à la fête de l’Huma, à la FD de Vendée, ( en raison de mon exclusion décidée unilatéralement par JP Gelot). Joël Grellier est dans le même cas que moi. Ernest Levindré lui avait ré-adhéré au stand du Limousin, mais détenteur de sa carte, la fédération des Deux-Sèvres ne lui a jamais remis non plus.

Voilà, nous souhaitons bien sûr être réintégré à l’activité du parti dans les Deux-Sèvres et y payer notre cotisation mensuelle car nous n’avons pas perdu nos convictions révolutionnaires. et y exercer nos droits de communistes. Nous espérons de toi, une attitude d’ouverture et de responsabilité. La préparation du 37e congrès sera l’occasion de réaffirmer, chacun, nos convictions, et de les mettre en débat pour construire la politique de notre parti et définir un plan d’orientation politique pour notre fédération, adapté aux situations diverses de nos territoires.

Te souhaitant à nouveau bon succès dans cette nouvelle tâche qui t’a été confiée, je te prie de croire à mes fraternelles salutations communistes.

Bruno Fornaciari

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 13:57

L'article publié ici reprend point pour point les thèses et les positions mélenchonistes. Faut-il s'en étonner ? A mon sens, le débat mérite mieux que les affirmations péremptoires, supposées incontestables. En outre les fausses perspectives et le strabisme avec lequel est raconté l'histoire pollue la discussion et stérilise la pensée.
Ainsi, dès l'entrée, l'accusation assène :"En cautionnant une primaire "de toute la gauche", le secrétaire national du PCF prend un risque considérable : celui de soutenir in fine un candidat social-libéral, de précipiter la fin du Front de gauche… "
A moins de ne point entendre Pierre Laurent clamer sur tous les tons que ni Hollande, ni Valls, ni ceux qui participent à l'exécutif gouvernemental ne serait concerné par cette recherche d'une réponse de gauche à la catastrophe annoncée.

Que les points de vue des 3 composantes du FDG divergent n'est pas une révélation.
"l’annonce à la hussarde de la candidature de Jean-Luc Mélenchon", est selon l'article une péripétie mais "c'est Pierre Laurent" qui en d’affirmant son option de la primaire de toute la gauche, fragiliserait le front de gauche. Primaire pour laquelle Pierre Laurent fait des propositions concrètes, sur le contenu d'abord (options, socle commun, plate-forme programmatique), puis ensuite seulement alors, discussion sur les candidatures, qui pourrait déboucher sur une personnalité désignée en commun ou, à défaut, par une primaire.

Dans cet article, il est mis au passif du PCF l'absence "d’accords entre le Parti communiste et le Parti de gauche", qui aurait donné le "coup de grâce" pour le Front de gauche ?

Ainsi on somme le plus gros "contributeur" du cartel de se ranger à l'avis des autres "partenaires" sans coup férir, afin de ne point être accusé de division et de rupture du front, tandis que le "leader" du Front de Gauche se pavane de chaîne de télés en radios pour expliciter sa décision de candidature en solo, avec des journalistes complaisants.

En quoi "ne pas rompre avec les électeurs de François Hollande dans l’espoir de les rallier à une proposition politique vraiment de gauche." fait-il du PCF un soutien aux thèses gouvernementales alors que ses militants, ses députés et sénateurs sont sur la brèche pour les faire échouer ? "la rupture avec les choix gouvernementaux" est actée dès 2012 en ne participant pas au gouvernement tandis que Jean-Luc Mélenchon se voyait premier Ministre.

En quoi "La seconde préoccupation du PCF"..." de ne pas perdre de positions électives" serait-elle contre-révolutionnaire ? Et en quoi une différence de position "aussi variable que les situations locales" à Paris 5 millions d'habitants et Trifouillis-les-Oies serait-elle incompréhensible A moins de définir d'en haut, de la façon dont il faut faire cuire les carottes..Ce que fait allègrement Mélenchon du haut de sa stature de "Commandeur" acquise grâce à l'obligeance de PCF. L'achoppement sur ce point, est mis en exergue par JLM, avec le soutien et la complicité médiatique (on ne compte plus les invitations dans les médias) et la reprise des accusations contre Pierre Laurent, traité tour à tour de "traitre", de "vendu" et de "pleutre". On pourrait mieux faire pour débattre.

Avec le Front de Gauche, le PCF a permis à Jean-Luc Mélenchon de se sortir de 30 ans "socialisme" et d'incarner, grâce à lui et ses militants le candidat à l’élection présidentielle. Choix judicieux mais risqué, comme on en voit les soubresauts aujourd'hui.
"l’annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon" a surpris tous les partenaires du front de gauche. Cette décision unilatérale, irrespectueuse, est la suite, logique, pourrait-on dire, de la stratégie annoncée dès le 1er décembre 2012 au grand rassemblement de la Bastille à Paris et poursuivit depuis, celle de la division de la gauche et la stratégie du recours, qui a échoué, avec comme conséquences des pertes électorales principalement du PCF, le PG étant inexistant. Les péripéties des discussions entre partenaires pour la désignation des équipes aux municipales et la désignation des candidats aux régionales font grand cas de la virginité révolutionnaire et désintéressée du PG." le coup de grâce"du front de gauche était déjà à l'oeuvre tandis que l'ambition, personnelle de JLM ,est réaffirmée.

"Pierre Laurent s’est engagé dans le processus des primaires de "toute la gauche" proposées par Libération et quarante personnalités, aujourd’hui accepté par le PS, comme une démarche susceptible de favoriser les discussions et les rapprochement à gauche en vue d'éviter le scénario catastrophe droite/FN ou libéralisme /social-libéralisme. La "confiance dans le choix que feront les citoyens de gauche" évoqué par Pierre Laurent met l'accent sur la nécessité du débat, pour avancer, pour construire un rassemblement "au-delà de nous-mêmes"(du front de gauche) et des convaincus, pour dégager une perspective à vocation majoritaire. Mais cette perspective, d'un choix ultime du ou de la candidate ne sied guère à Jean-Luc qui se voit un "destin" personnel" et cette incarnation serait justifiée par le score de 4 millions de voix en 2012. Comme si la situation politique et les enjeux n'avaient pas changé. Selon moi, vous l'aurez compris la candidature de Mélenchon est trop étroite. Et en disant cela je ne remets pas en cause ses qualités personnelles ni son apport passé, ni son potentiel. Car en effet, comme le rappelle Pierre Laurent "si la gauche va à l’élection présidentielle avec un représentant qui défend le bilan du quinquennat actuel, qui est rejeté par les électeurs de gauche, la gauche va être éliminée", et j'ajoute, que si elle y va avec un candidat clivant, brutal, qui n'est pas rassembleur déjà dans son camp, comment peut-on espérer triompher du piège dans lequel le libéralisme voudrait nous voir tomber. En ce sens, à mon avis, "le meilleur d'entre-nous" est aussi le plus mauvais candidat. Et ce n'est pas lui faire offense.

Prêter à Pierre Laurent des intentions électoralistes alors que JLM engage "SA" campagne électorale "sans les partis" est un contre-sens malveillant et trompeur. A aucun moment comme il est dit dans ce papier Pierre Laurent "s’engage à accepter de soutenir un ministre ou un ancien ministre, voire l’actuel président... cela face à la candidature de Jean-Luc Mélenchon" La courte-vue électoraliste décrite ici ne concerne pas le PCF. Ce dernier n'a pas, pour l'heure d'ambition électorale. La seule ambition à laquelle il travaille d'arrache-pied est de créer, malgré les difficultés et elles sont nombreuses, venant de gauche et de droite, les conditions d'un rassemblement indispensable pour changer vraiment et non témoigner peut-être.

"Le corps militant communiste" se mobilise en préparant, dans le soutien aux luttes, en proposant des solutions alternatives, leur congrès début juin, qui marquera on l'espère un renouveau du parti lui-même et de sa feuille de route. Le ralliement à un "candidat social-libéral" comme le laisse supposer cet écrit rocambolesque n'est pas "le pari de Pierre Laurent". En cela,les communistes peuvent être tranquilles. L'appel à Mélenchon pour rejoindre le collectif sera-t-il entendu ? rien n'est moins sûr. Et là encore, cette fausse bonne idée de sa candidature "en dehors" risque, si elle était maintenue, de jouer le rôle de 'l'idiot utile' au mieux et au pire de complicité avec ceux qu'il dit combattre. On ne peut avoir raison seul, comme on ne peut gagner sans le soutien de tous, à gauche.

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réponse à Rody qui m'interpelle

@Rody, j'ai dû louper un épisode. Pour ce qui le concerne P. Laurent n'évoque à aucun moment de se mettre en ligne avec Macron et consort, c'est le contraire, il les considère comme, je cite : "disqualifiés". C'est on ne peut plus clair. Alors pourquoi ce charabia ? Faire croire que son chien à la rage est peut-être une bonne méthode pour justifier l'euthanasie. Mais en politique, il faut se garder de justifier sa position en contraste avec ses propres lubies.
En effet, il est facile de déclarer sa candidature. Clémentine Hautain l'a évoqué, pas P. Laurent. Pourquoi ? pas par incapacité, mais parce que l'heure est à construire l'alternative, le plus largement possible pour gagner et changer cette politique libérale. Notre problème à tous, à toi, comme à moi, n'est pas de savoir quel est celui ou celle qui fera le meilleur score du 3e ou de 4e, en laissant en friche et gâchant les potentiels de rassemblement et de victoire. Que Mélenchon revienne, qu'il défende son point de vue , le programme qu'il propose à tous, qu'il entende les différence que l'on peut rassembler. Non la question d'aujourd'hui n'est pas d'instaurer le socialisme qu'il soit à la Chavez ou cubain. Mais d'inverser la tendance droitière et libérale qu'à emprunter notre société depuis très longtemps, avec tous ceux qui, déçus et mécontents de "l'oeuvre" Hollandaise veulent bien s'associer pour rechercher une base commune sur laquelle nous pourrions nous entendre (donc y compris JLM) pour partir à l'assaut d'une nouvelle société démocratique dans laquelle des mesures anti capitalistes et de progrès pourraient constituer le socle d'un projet gouvernemental à construire avec toutes les forces disponibles.

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 13:50

Saint-Varent le 19 janvier 2016

RÉAGIR face à l'ostracisme dont est victime le PCF

Nous sommes tous intéressés à trouver les réponses à la crise du système politique et économique dans lequel évoluent nos sociétés. Pour cela, nous avons besoin des éléments d'analyses et statistiques les plus divers, par ses sources, et contradictoires par les analyses et les réponses proposées. Or il faut bien le constater, le dispositif public de l'information des citoyens, notamment télés et radios ne remplit pas le rôle qu'il devrait jouer pour favoriser la réflexion de tous. L'iniquité flagrante eu égard aux idées et propositions du Parti Communiste, confère à ce sytème le caractère obscurantiste, ostracisant, censitaire, que ne devrait pas tolérer, une société fondée sur les "droits de l'homme" et ceux, constitutionnels, de la liberté d'expression. Après et en réponse aux attentats de "Charlie Hebdo" des millions de personnes se sont levées pour défendre ce droit. Il est bafoué aujourd'hui. Les idées développées par les communistes notamment, tout comme leur dirigeants, leurs élus, leurs militants sont victimes et avec eux tous ceux qui seraient intéressés à les connaître pour les approuver ou les critiquer dans un débat serein, ce cette pratique d'uniformisation des esprits. Il n'est qu'à recenser les accès aux médias pour confirmer cette appréciation. Les analyses, la présence permanente des laudateurs du libéralisme étouffent les quelques apparitions brèves et rares des contradicteurs. Chaque jour, chaque semaine, nous sommes bercés, "éduqués", sommés même de donner quitus à ce que l'on nous présente comme le seul horizon, imparfait bien sûr, inégal sûrement, mais moderne et universel. Le seul qui doit avoir voix au chapitre. Si nous considérons que l'accès aux médias est importante, voire décisive, dans la capacité à influer sur les idées et les comportements, si nous considérons que cette question de l'information est une des dimensions de la luttes des classes aujourd'hui, ne devons-nous pas de nous emparer de celle-ci comme une dimension de notre lutte et de notre politique. Nos différentes tentatives, anciennes, nous ont laissé d'amers souvenir jusqu'à faire un syndrome (intervention musclée à TF1 dans les années 70/80). Depuis longtemps nous sommes muets sur cette question pourtant essentielle. Les prises de position récentes de nos dirigeants et de notre presse confirment la volonté et la nécessité de prononcer pour une information véritablement pluraliste. Le traitement de l'ensemble des médias lors des régionales, en faisant du FN le référent à déplacé les enjeux de cette élection et favoriser le résultat de droitisation de la société déjà à l'oeuvre. Bref, beaucoup de choses à dire. Surtout beaucoup de choses à faire. Des campagnes, nationales, locales, pour la liberté d'expression et le pluralisme de l'information, des interventions des députés et sénateurs communistes et du FDG, une question d'actualité à l'Assemblée Nationale, la demande d'une commission d'enquête parlementaire par exemple, pourrait être de nature à engager ce débat indispensable jusqu'à obtenir de sensibles amélioration dans ce domaine favorisant ainsi une émergence démocratique. Parmi d'autre questions soulevées par les communistes, elle devra être traitée en vue d'une réponse appropriée, lors du 37e congrès du PCF qui se prépare dès maintenant.

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BRUNO FORNACIARI

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