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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 09:02

Cher camarade,

Nous serions disposer à faire remplir autour de nous les questionnaires de « la grande consultation »par notre famille et nos amis, et davantage encore si, nous étions en possession de notre carte que refuse de nous délivrer le secrétaire fédéral des Deux-Sèvres qui a engagé la fédération dans le soutien à la candidature de Mélenchon. Depuis plusieurs années, le déni démocratique se poursuit, et l’organisation du PCF que nous faisions vivre sur notre territoire du Nord Deux-Sèvres a disparu maintenant et avec elle, les 12 communistes de l’époque.
Je dois dire que nous avons effectué plusieurs démarches, restées vaines, auprès de tous les échelons du parti.
Aussi, je te demande, afin de ne pas poursuivre inutilement nos démarches et nos illusions, de me faire savoir une bonne fois pour toutes, si vous avons notre place dans le parti auquel j’ai adhéré en 1966 et assumé des responsabilité de section de longues années en seine-saint-denis, et même dirigé une école fédérale comme adjoint, aux côté de ...Guy Lecroq.
Je t’ai envoyé récemment plusieurs documents mail sur notre situation, et appelé au téléphone. Là encore pas de réponse.Le respect des camarades ne serait-il que des mots ? Le parti aurait trop changé alors.
Le parti aurait-il abandonné la démocratie et la solidarité qui existait alors ? Il n'aurait pas assez changé alors.

Bien fraternellement

Bruno Fornaciari
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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 07:24

François Hollande et l’emploi : le bilan c’est maintenant explique l’INSEE

GÉRARD LE PUIL

VENDREDI, 8 JUILLET, 2016

HUMANITE.FR

Photo : AFP

L’Institut national de la statistique et des études économiques a publié cette semaine un document intitulé « Emploi, chômage, revenus du travail». A moins d’un an de l’élection présidentielle, il convient de lire cet ouvrage en partant du nombre de chômeurs que comptait le pays en mai 2012 pour comparer les chiffres avec ceux de mai 2016. Histoire de voir si l’engagement de François Hollande de ne solliciter un second mandat que dans l’hypothèse de l’inversion de la courbe du chômage durant son quinquennat est encore tenable sans tricher avec la réalité.

En mai 2012, dernier mois imputable au bilan de Nicolas Sarkozy, il y avait 2 922 100 demandeurs d’emploi de catégorie A inscrits à Pôle emploi. En y ajoutant les inscrits en catégorie B et C, on totalisait 4 347 100 demandeurs d’emploi en France métropolitaine. En mai 2016, la catégorie A comptait 3 428 300 inscrits à Pôle emploi, soit 506 200 personnes de plus qu’en mai 2012 à ne pas avoir travaillé une seule heure dans le mois. Toutes catégories confondues, il y avait 5 428 300 demandeurs d’emploi en mai 2016, soit 1 081 200 de plus qu’en mai 2012. Ces chiffres nous montrent que pour inverser la courbe du chômage durant le quinquennat de François Hollande il faudrait que les chômeurs de catégorie A diminuent de 50 000 tous les mois d’ici avril prochain et les trois catégories cumulées voient sortir 100 000 personnes par mois des chiffres que publie Pôle emploi.

Ce pari de François Hollande est perdu à la lecture de la publication de l’INSEE. Certes, nous apprenons que le secteur marchand non agricole (qui englobe l’industrie, l’artisanat le commerce et les services du secteur privé) « a créé en net 59 000 emplois salariés en 2015». Mais, c’est pour toute l’année. Parallèlement, on a comptabilisé un recul de 33 000 emplois nets dans l’industrie et de 32 000 dans la construction. Dit autrement, les emplois productifs créateurs de richesses ont davantage reculé en France l’an dernier que n’ont augmenté les emplois de services consistant souvent à livrer de manière expresse des objets et de la nourriture commandés sur internet par des particuliers. On peut aussi se demander combien d’emploi de vigiles fouilleurs de sacs et palpeurs de corps humains, en de nombreux lieux publics et autres galeries marchandes, ont été créés en France depuis les séries d’attentats qui ont frappé le pays. Il ne s’agit pas ici de contester ces mesures de sécurité, mais de constater que ce type d’emploi ne crée aucune richesse.

L’INSEE nous dit aussi que « fin 2015, environ 1,5 million de personnes occupaient un emploi aidé en France » et que « ce volume est le plus élevé depuis 1990», quand feu Michel Rocard était Premier ministre. Ainsi « en 2015, 637 000 embauches en contrat initial ou en reconduction ont été réalisés, soit 10,9% de plus qu’en 2014». Et l’Institut de produire l’analyse suivante : « Les emplois aidés ont un impact à court terme sur l’emploi et le chômage dans la mesure où une partie des embauches n’aurait pas lieu sans l’aide de l’Etat (…) Les estimations réalisées suggèrent que la hausse récente du nombre de bénéficiaires d’emplois aidés aurait permis la création nette de 32 000 emplois en 2014 et 15 000 en 2015». C’est toujours ça de pris, mais on est loin du compte pour faire reculer le chômage.

L’augmentation du chômage a également été freinée par la croissance du nombre d’auto-entrepreneurs dont on n’a pas les chiffres les plus récents, mais qui comptaient pour 26% chez les 2,7 millions d’actifs hors salariat et hors secteur agricole en 2013. Toutefois, les auto-entrepreneurs n’exerçant pas parallèlement une activité de salarié, comme second ou premier métier, n’avaient que 500€ de revenu mensuel en moyenne cette année-là.

Alors que la durée effective moyenne du travail des salariés à temps complet est encore de 39,1 heures en France, 35% des salariés à temps complet ou partiel travaillent le samedi et 18% le dimanche. 4,4 millions de salariés travaillent à temps partiel, soit 30,9% des femmes et 7,4% des hommes pour une durée moyenne de 23,3 heures par semaine. L’INSEE ne précise pas quel est le pourcentage de temps partiel subi de par la seule volonté du patronat.

La « baisse du coût du travail » devait aussi favoriser les embauches grâce notamment au Contrat investissement compétitivité emploi (CICE) qui fait baisser ce coût de 6% sur tous les salaires jusqu’à 2,5 fois le SMIC. «Le CICE a eu pour effet de réduire de 2 points le coût du travail en 2013, puis de 1 point supplémentaire en 2014. En 2015, dans le cadre du Pacte de responsabilité et de solidarité, le taux de cotisation patronale pour allocations familiales a été réduit de 5,25% à 3,45%, pour les salaires inférieurs à 1,6 SMIC. Cette mesure a réduit d’environ 0,5 point l’indice du coût du travail », selon l’INSEE. Tout ça pour terminer la quatrième année du quinquennat de François Hollande avec une augmentation de 20% des inscrits à Pôle emplois, toutes catégories de chômeurs réunies !

Comme on pouvait le lire dans l’Humanité du 6 juillet, cette baisse du coût de travail, subventionnée en faveur du patronat avec l’argent des impôts directes et indirects que paient les salariés n’a pas été favorable à l’augmentation des salaires. En 2013, dans le secteur privé, il a diminué de 0,3% en euros constants en moyenne alors que l’augmentation moyenne annuelle avait été 0,5% pour l’ensemble des secteurs entre 1995 et 2012 inclus. « Entre 2009 et 2013, le salaire net moyen en euros constants a baissé de 0,4 point par an dans la fonction publique territoriale, il est resté stable dans la fonction publique d’Etat et, entre 2010 et 2013, il a baissé de 0,9% par an dans la fonction publique hospitalière. Cette baisse du salaire net moyen en euros dans chacun des versants de la fonction publique s’explique principalement par le gel de l’indice de la fonction publique en vigueur depuis juillet 2010 qui vient interrompre la progression des dix années précédentes», explique l’Institut.

De manière plutôt discrète, l’INSEE nous dit finalement que Sarkozy et Hollande ont mené le même combat pour réduire la rémunération de fonctionnaires d’une présidence à l’autre. Tous les deux ont également fait augmenter le chômage comme jamais auparavant. Et dire que tous les deux veulent encore rempiler.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 09:16

01/07/2016

La NOUVELLE RÉPUBLIQUE

La gauche se lézarde le PCF tente un reformatage

Alors que le malaise grandit au PS, le Parti communiste appelle à des discussions sans préalable avec ceux qui contestent la ligne gouvernementale.

La semaine dernière, c'est le secrétaire de la section PS de Niort, Hermann Cadiou, qui démissionnait pour cause de désaccord avec la ligne gouvernementale. Et hier celui de la section de Chauray, pour les mêmes raisons : Christian Loustaunau s'en prend sans ménagement (lire ci-contre) à la politique Hollande-Valls. Dans le même temps, la section deux-sévrienne d'Europe Écologie-Les Verts annonçait en début de semaine sa rupture avec l'appareil du PS.

Les fissures apparues en interne ces derniers mois de ce côté-ci de l'échiquier politique, se transforment en lézardes de plus en plus béantes. C'est dans ce contexte qu'hier, la fédération départementale du Parti communiste a appelé à un rassemblement de tous ceux qui, à gauche, condamnent la politique gouvernementale. Le PCF veut reprendre langue avec EELV, toutes les composantes du Front de gauche, Nuit debout mais aussi Nouvelle Donne et ceux que Bruno Bonin, son secrétaire départemental, appelle « les socialistes en colère ». « Il n'y a pas de raison que les gens ne se réunissent pas pour discuter ensemble à partir du moment où ils partagent les mêmes valeurs », déclare-t-il.
Concrètement, le PCF suggère un événement « festif et convivial » à la rentrée pour discuter sans préalable « d'un nouveau Front populaire » à l'échelle des Deux-Sèvres. En ligne de mire, l'élaboration d'un « programme commun départemental ». Parmi les pistes de travail : la santé, la culture, l'éducation populaire, l'agriculture, les services publics.

" Je n'appelle pas ça de l'opportunisme "

Le PCF, en embuscade, ne cherche-t-il pas à récupérer à son profit le chaos ambiant ? Bruno Bonin se défend de tout calcul du genre : « Ne pas vouloir laisser les choses en l'état, alors que tout est en train d'exploser, je n'appelle pas ça de l'opportunisme. Ce n'est pas de l'opportunisme de vouloir éviter que tout cela se termine par la victoire de l'extrême-droite », tandis que Sébastien Coutant renchérit : « On peut plutôt parler d'une clarification ».
Pas question de confondre les calendriers, jure le PCF : il n'est pas demandé à ceux que la démarche intéresse de s'enrôler dans l'écurie Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle. « On est dans le temps de la reconstruction. C'est un temps long qui va au-delà de 2017. » Les militants PS tentés par cette main tendue n'auront pas non plus à déchirer la carte de leur parti comme on va à Canossa. Juste à manifester leur désapprobation de la ligne gouvernementale. En théorie, cela peut faire du monde.

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Si l'on peut se féliciter de "l'ouverture" du PCF 79 sur "tous ceux qui, à gauche" sont en désaccord avec la politique gouvernementale, pour construire un rassemblement populaire, les limites d'une telle réalisation seront vite atteinte, si, dans le même temps la FD du PCF se considère comme une écurie présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. On remarquera au passage que les différentes options qui se succèdent au PCF 79 peuvent donner le tournis à qui n'est pas un observateur attentif. De plus croit-on au 23 rue des Fossés à Niort qu'un cartel d'organisation (encore que cela ne concerne que de personnalités socialistes qui agissent en leur nom propre) que c'est dans la réunionnite que les choses peuvent se résoudre. Le PCF 79 n'a-t'il lui-même pas d'idées propres et de propositions sur la santé et les services publics à mettre en débat ?

Il reste que pour l'heure, la loi El Khomri, le Brexit, le TAFTA, la politique gouvernementale, la Vie ou la 1ere République sont parmi les préoccupations qui s'expriment et qui font débat. Une majorité de français est hostile à la loi travail et dès le 5 juillet prochain, une 12e manifestation est organisée par l'intersyndicale, manifestation à laquelle appelle, depuis le début, reparti communiste français.

L'heure n'est pas à se ranger derrière un sauveur, mais de tout faire pour faire échouer cette loi de régression sociale qui en appelle d'autres.

Le 37e congrès des communistes qui s'est tenu début juin a lancé une grande initiative pour donner la parole au peuple et écrire avec lui un pacte d'engagements communs à 500 000 voix. Avec le questionnaire "QUE DEMANDE LE PEUPLE" mis à la disposition des communistes, combien de rencontres, de discussions avec plusieurs centaines voire de milliers de personnes allons nous être capables d'organiser ? Et la FD 79 est-elle prête à s'engager elle aussi pour sceller un engagement commun qui pourrait être acté par une votation citoyenne à l'automne et construire des candidatures communes aux législatives et à la Présidentielle ?

Et d'ailleurs, quelque soit le candidat et à fortiori le Président élu, nous aurons besoin de députés pour faire valoir ou mettre en oeuvre le cas échéant, les engagements communs.

L'heure n'est pas à se rallier à qui que ce soit, il est à construire, dans les luttes, au parlement comme le font les élus communiste et du front de gauche et dans les têtes les conditions d'une victoire politique et électorale.

Pressés, certains le sont d'enjamber le débat populaire des solutions pour se ranger derrière ou autour d'un candidat qui à lui seul résoudrait les problèmes. Cette conception du pouvoir personnel est à mille lieues des exigences populaires. Les récentes et puissantes manifestations contre la loi travail, les rassemblements de"Nuits debouts" les prises de positions d'intellectuels, d'économistes contre l'austérité, contre l'Europe de la finance etc...dégagent de potentialités que les communistes du 79 peuvent mettre à profit pour relancer leur militantisme et leurs actions auxquelles ils s'emploient à rassembler un maximum de contributeurs.

Notre 37ème congrès a envoyé le signe de communistes unis pour rassembler et construire un projet politique de gauche porté par un front populaire et citoyen. Une unité leur permettant de travailler ensemble sans effacer les opinions différentes, voire divergentes.

D'ailleurs à ce propos, on peut s'étonner que la FD 79 cherche à rassembler la gauche, alors qu'elle refus la diversité en son sein en refusant de remettre la carte 2016 à certains communistes et de les intégrer aux débats et à l'action.

Je termine par une citation de Pierre Laurent dans son discours de clôture du congrès : « J’entends déjà tous les sceptiques me dire, mais c’est trop tard. Cette idée elle est bonne mais on n’y arrivera pas. Je sais tous les obstacles réels qui existent. Jean-Luc Mélenchon va dire qu’il avance, quoi qu’il arrive, qu’il n’a pas de temps à perdre avec toutes ces discussions. Arnaud Montebourg prépare aussi son retour. Les écologistes se demandent comment faire entendre leur voix. Et beaucoup d’autres rêvent de concourir au moins dans une primaire ». « Mais à tous ceux qui sont venus ce week-end en répondant à notre invitation, je dis : Arrêtons ce gâchis. Non il n’est pas trop tard. Soyons conscients de nos responsabilités. La droite et l’extrême droite menacent. L’affaire est grave. La France que nous aimons peut le payer très cher. François Hollande et Manuel Valls emmènent la gauche au suicide. Tout ne peut pas attendre l’après 2017" »

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 12:06

Le PCF soutient la mobilisation sociale
et appelle à l’ampl
ifier

L’énorme manifestation du 14 juin a montré que la mobilisation contre la loi travail est plus forte que jamais. Le refus de voir pulvérisées les protections qu’ont gagnées les salarié-e-s grâce à leurs luttes et aux conquêtes politiques de la gauche continue d’être largement majo­ritaire dans une opinion publique acquise au soutien de ce mouvement. Ces mobilisations, les manifestations, les grèves et formes d’actions diverses utilisées par les salarié-e-s et les citoyen-ne-s, à l’appel d’un front syndical qui s’élargit et des organisations de jeunesse, sont totalement légitimes. Elles sont empreintes de la responsabilité, du refus de la violence et des provocations.

Alors que la mobilisation se poursuit depuis plus de quatre mois, l’opinion publique continue de la soutenir malgré les difficultés qu’elle entraîne, malgré les violences des casseurs en marge des défilés, celles de la police à l’encontre de manifestants pacifiques et du public et en dépit de la campagne haineuse contre la CGT. C’est que la population, les salarié-e-s, les jeunes n’acceptent pas cette fragilisation massive que l’on veut leur imposer, cette généra­lisation de la précarité et du dumping social contenues dans la loi El Khomri, dans un pays qui crée plus de richesses que jamais. La mobilisation a déjà payé, elle peut l’emporter. Le Parti communiste appelle à participer aux nouvelles mobilisations et à étendre la solidarité avec le mouvement et les actions grévistes.

Plutôt que de reconnaître la réalité de ce mouvement, le gouvernement et le président de la République s’enferment dans le déni, le mépris, l’autoritarisme pour faire passer en force leur projet. Incapables de trouver une majorité parlementaire, ils veulent renouveler l’utilisation du 493 pour empêcher le débat. L’opération qui consiste à laisser la droite faire le sale boulot au Sénat, malgré le combat offensif des seuls sénateurs et sénatrices communistes, a pour objectif de rendre acceptable auprès de l’opinion sa loi comme un moindre mal. Ils restent, malgré cette manœuvre, incapables de trouver un soutien populaire, ils mènent campagne contre la CGT et les syndicats, utilisent la division, le mensonge, la menace. Ils s’appuient sur les violences totalement condamnables des casseurs pour faire un amalgame odieux entre eux et les manifestants, entre les terroristes qui viennent de se livrer à d’abjects assas­sinats et la CGT. Ils menacent d’utiliser des armes inconstitutionnelles comme l’interdiction des manifestations. C’est inacceptable.

Le Parti communiste alerte l’opinion sur les dangers ouverts par l’attitude irresponsable du pouvoir. Cette attitude est totalement comptable du blocage que connaît le pays, blocage qui peut être immédiatement levé si le gouvernement suspend le débat parlementaire sur la loi travail et ouvre la négociation avec les syndicats. D’autres choix sont possibles. Nos parle­mentaires, au Sénat et à l’Assemblée nationale, mènent la bataille avec, sur toutes les ques­tions en débat, des contre-propositions. La loi El Khomri est la loi du Medef. C’est aussi une loi directement dictée par les institutions européennes. Pour combattre le chômage et le dumping social, nous avons besoin d’une loi de sécurisation de l’emploi et de la formation, d’une réduction du temps de travail, de lutter contre les coûts de la finance et du capital, comme celle qu’élaborent les parlementaires communistes.

L’entêtement du gouvernement est une preuve qu’il est aux abois, lâché par celles et ceux qui l’ont porté au pouvoir. Il provoque la rancœur, ouvre le risque d’une radicalisation, de fractures irréparables dans la société, de violences. D’une mise en cause de l’État de droit. L’obstination du gouvernement ouvre la porte à la droite extrêmisée et à l’extrême droite pour s’emparer du pouvoir dans moins d’un an et mettre en œuvre une politique de régressions sociales et démocratiques incommensurables. Devant cet immense danger, la mobilisation sociale en cours contre la destruction du Code du travail est une chance pour la France et pour la gauche. Face à l’autoritarisme du gouvernement, elle porte une logique d’espoir pour la défense des principes d’égalité et de solidarité, fondements de notre pacte républicain. Face à l’exploitation des peurs et des divisions de la société française, elle défend l’action collective des salarié-e-s, de la jeunesse, des citoyen-ne-s. C’est pourquoi, le PCF appelle à la soutenir et à se rassembler.

Le Parti communiste renouvelle l’appel à construire un nouveau Front populaire et citoyen. Il est temps d’ouvrir ensemble un débat populaire et citoyen pour définir un pacte d’engagements communs pour le pays ■

Censure, propagande et désinformation

Au JT de Pujadas, le 14 juin au soir, sur quinze sujets abordés, 13 parlaient d’un fait ignominieux.

Le crime de Magnanville, un quatorzième évoquait la manif d’un million de person­nes, « manif pas si réussie que ça » osait le bonimenteur, et le 15e sujet montrait des casseurs.

Tout sur le fait, rien sur la foule. Ainsi va l’info publique sous le règne de Hollande-Valls.

Dans les dernières années du Brejnev, à Moscou, les téléspectateurs soviétiques avaient coutume, quand arrivait le journal télévisé, de fermer le son, trop de propa­gande, trop de blabla, et ils remettaient le son en fin du journal, au moment de la météo !

Peut-être faudrait-il faire la même chose, couper le son quand s’affiche Pujadas ?

Reste, en ces temps de désinformation sans complexe et de médias alignés, un sujet de fierté : la Une de l’Huma du 15, colorée et heureuse, comme la manif de la veille ■

Italie défaite social-démocrate

« Et une de plus », serait-on tenté de dire après la gifle électorale infligée au « Parti démocrate » de Matteo Renzi, qui vient confirmer la lente agonie d’une social-démocratie noyée dans le marigot ultralibéral.

Cette défaite vient s’ajouter à une longue liste qui a déjà laissé sur le carreau nom­bre de leurs complices européens.

Les faits sont têtus : partout en Europe, les partis socialistes qui ont fait le choix de la rupture avec le progrès social, abandon­nant toute volonté de partage des richesses pour imposer des reculs sociaux par la force, ont été sanctionnés par les urnes. Partout, cette capitulation idéologique devant le capitalisme financier a conduit au naufrage.

t il n’y a aucune raison que ce long déclin de l’empire social-démocrate ne touche pas la France. D’autant que François Hol­ande et Manuel Valls mettent du cœur à l’ouvrage en s’acharnant à imposer, quoi qu’il en coûte au socle républicain, la loi dite « travail », grâce à laquelle le capi­talisme compte faire payer sa crise aux travailleurs.

C’est dire si l’échec de son « frère jumeau » italien devrait inquiéter Manuel Valls. Car le Premier ministre n’a jamais caché son admiration pour Matteo Renzi, celui qui a osé « bousculer pour réfor­mer ». Le chef du gouvernement italien aurait ainsi « révolutionné » le marché du travail avec le Jobs Act, cette muse de la loi El Khomri adoptée l’an dernier et elle aussi inspirée des « recommandations » de la Commission européenne, dont on con­naît l’efficacité des conseils avisés.

En imposant sans le vote de la représen­tation nationale une loi inspirée par la technocratie européenne, l’élève Valls a même dépassé le maître italien dans une parodie de bras de fer à la Thatcher.

Hollande et Valls pourront interdire les manifestations. Ils pourront même utiliser une nouvelle fois le 49-3 lors du retour du texte à l’Assemblée nationale. Mais la loi El Khomri s’annonce comme le chant du cygne d’un pouvoir voué à subir une défaite à la hauteur du désespoir qu’il a semé ■

Question migratoire les ONG critiquent l’UE

Après avoir négocié le renvoi de réfugiés en Turquie, l’UE compte « sous-traiter » à la Libye la question migratoire.
Pour protester, Médecins sans frontières ne veut plus percevoir de fonds europ
éens.

Une politique « honteuse » qui repousse « loin des côtes européennes les personnes et leurs souffrances ». Médecins sans fron­tières a tapé du poing sur la table pour dénoncer les décisions de l’Union euro­péenne vis-à-vis des migrants et des réfu­giés. Et l’ONG a lié les actes à la parole en annonçant qu’elle se passerait à l’avenir de financements européens, qui représen­tent pourtant près de 8 % de son budget. « L’Europe se focalise plus sur la dissua­sion que sur l’aide et la protection à apporter aux personnes qui en ont besoin », a expliqué son secrétaire général international, Jérôme Oberreit.

Comme d’autres associations, l’ONG dénonce les effets désastreux de l’accord passé avec Ankara, lequel prévoit le ren­voi de tous les nouveaux migrants arrivant sur les côtes grecques vers la Turquie et se cumule avec la fermeture des frontières européennes. Résultat : des hotspots, en Grèce et en Italie, gigantesques centres de rétention où des dizaines de milliers de personnes se trouvent coincées pendant des mois, « y compris des centaines de mineurs non accompagnés », dénonce MSF. Le nombre de migrants traversant la Méditerranée vers l’Italie, trajet encore plus périlleux, a explosé. La Péninsule a enregistré 4 118 arrivées entre le 6 juin et le 12 juin.

La réaction de MSF, soutenu par de nom­breuses ONG, vise surtout la volonté de la Commission européenne, validée par le Parlement le 8 juin dernier, de faire des copiers-collers de l’accord UE-Turquie avec d’autres pays tiers, en particulier en Afrique. Elle vise ainsi à imposer une réduction de l’aide au commerce et au développement de pays qui « n’endigue­raient pas la migration vers l’Europe ou qui ne faciliteraient pas les retours for­cés » de migrants irréguliers.

Et qu’importe si les pays à qui l’UE veut sous-traiter la gestion des frontières ne respectent pas les droits de l’homme ou sont de véritables zones de guerre. La priorité des dirigeants de l’UE, c’est aujourd’hui de signer un accord avec la Libye. Si les migrants survivent à la noyade, ils auront droit aux mauvais traitement des gardes-côtes libyens, aux détentions illimitée dans les centres de détention de ce pays.

Ces centres sont théoriquement gérés par le ministère libyen de l’Intérieur, mais dans la pratique, prévient Amnesty Inter­national, « beaucoup sont dirigés par des membres de groupes armés » et tortures et autres violences y sont légion.

« Le soutien de l’UE ne saurait contribuer à perpétuer les terribles violations des droits humains que les étrangers en Libye cherchent à fuir à tout prix » ■

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 08:32

Le PCF appelle à la mobilisation massive les 23 et 28 juin

Après avoir envisagé d'interdire la manifestation contre le projet de loi Travail « El Khomri », prévue ce jeudi 23 Juin à Paris , le gouvernement vient d'autoriser celle-ci sur un parcours négocié avec les organisations syndicales.

C'est une victoire de la mobilisation et de la détermination des démocrates à faire respecter les libertés publiques fondamentales. L'interdiction aurait été une décision scandaleuse, injustifiée.

Après le passage en force du gouvernement au parlement pour imposer sa loi par l'utilisation de l'article 49-3, cette décision supplémentaire aurait été d'une extrême gravité. Le fait de l'envisager marque la dérive autoritaire du pouvoir. Il ne peut y avoir de débat démocratique si le droit de manifester est entravé.

Le pouvoir est minoritaire dans le pays. Il est incapable de dégager une majorité politique et parlementaire pour valider son projet de loi. Il choisit la politique de terre brûlée. Il prend la responsabilité devant le pays de créer un climat de tension.

Nous ne nous laisserons pas détourner de notre objectif : le retrait de la loi travail et des droits nouveaux pour les travailleurs pour une sécurisation véritable de l'emploi.

Nous demandons au Président de la République de suspendre le débat parlementaire afin de permettre l'ouverture de vraies négociations avec les organisations syndicales qui sont disponibles pour faire des propositions concrètes, porteuses de progrès social et de nouveaux droits.

Comme l'a demandé l'intersyndicale, le Président François Hollande doit « pour sortir de cette impasse, réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement ».

Les Parlementaires communistes, Front de gauche, à l'Assemblée nationale comme au Sénat continueront à porter ces exigences.

Nous appelons les salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi et les retraité-es, les élu-es de la République à participer massivement aux manifestations des 23 et 28 juin et à la votation, organisée par les syndicats.

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Retrait de la loi Travail : le PCF soutient la mobilisation sociale et appelle a l'amplifier

►Pour faire passer cette loi rejetée par une large majorité de nos concitoyen-ne-s, contestée dans la rue, sur les places, dans les sondages et même à l'Assemblée nationale, le gouvernement envisage maintenant d'interdire les manifestations. Et prévoit un nouveau 49.3 début juillet.

►Le Parti communiste soutient la mobilisation sociale et appelle à l'amplifier pour gagner le retrait du projet. Cette mobilisation porte une grande aspiration politique qui doit s'imposer dans le débat et façonner l'avenir. C'est le sens de l'action des communistes. Voir la déclaration adoptée par le Conseil national du PCF (au verso).

Déclaration du Conseil national du PCF :
- Le PCF soutient la mobilisation sociale et appelle à l'amplifier -

L’énorme manifestation du 14 juin a montré que la mobilisation contre la loi travail est plus forte que jamais. Le refus de voir pulvérisées les protections qu'ont gagnées les salarié-e-s grâce à leurs luttes et aux conquêtes politiques de la gauche continue d’être largement majoritaire dans une opinion publique acquise au soutien de ce mouvement.

Retrait de la loi Travail

Ces mobilisations, les manifestations, les grèves et formes d’actions diverses utilisées par les salarié-e-s et les citoyen-ne-s, à l’appel d’un front syndical qui s’élargit et des organisations de jeunesse, sont totalement légitimes. Elles sont empreintes de la responsabilité, du refus de la violence et des provocations.

Alors que la mobilisation se poursuit depuis plus de quatre mois, l’opinion publique continue de la soutenir malgré les difficultés qu’elle entraîne, malgré les violences des casseurs en marge des défilés, celles de la police à l’encontre de manifestants pacifiques et du public et en dépit de la campagne haineuse contre la CGT. C’est que la population, les salarié-e-s, les jeunes n’acceptent pas cette fragilisation massive que l'on veut leur imposer, cette généralisation de la précarité et du dumping social contenues dans la loi El Khomri, dans un pays qui crée plus de richesses que jamais.

La mobilisation a déjà payé, elle peut l’emporter.

Le Parti communiste appelle à participer aux mobilisations des 23 et 28 juin prochains et à étendre la solidarité avec le mouvement et les actions grévistes.

Plutôt que de reconnaître la réalité de ce mouvement, le gouvernement et le président de la République s’enferment dans le déni, le mépris, l’autoritarisme pour faire passer en force leur projet. Incapables de trouver une majorité parlementaire, ils veulent renouveler l'utilisation du 49 3 pour empêcher le débat. L'opération qui consiste à laisser la droite faire le sale boulot au Sénat, malgré le combat offensif des seuls sénateurs et sénatrices communistes, a pour objectif de rendre acceptable auprès de l'opinion sa loi comme un moindre mal. Ils restent, malgré cette manœuvre, incapables de trouver un soutien populaire, ils mènent campagne contre la CGT et les syndicats, utilisent la division, le mensonge, la menace. Ils s’appuient sur les violences totalement condamnables des casseurs pour faire un amalgame odieux entre eux et les manifestants, entre les terroristes qui viennent de se livrer à d'abjects assassinats et la CGT. Ils menacent d’utiliser des armes inconstitutionnelles comme l’interdiction des manifestations. C'est inacceptable.

Les bloqueurs, ce sont Hollande, Valls et Cazeneuve

Le Parti communiste alerte l’opinion sur les dangers ouverts par l’attitude irresponsable du pouvoir. Cette attitude est totalement comptable du blocage que connaît le pays, blocage qui peut être immédiatement levé si le gouvernement suspend le débat parlementaire sur la loi travail et ouvre la négociation avec les syndicats.

D'autres choix sont possibles

Nos parlementaires, au Sénat et à l'Assemblée nationale, mènent la bataille avec, sur toutes les questions en débat, des contre-propositions. La loi El Khomri est la loi du Medef. C'est aussi une loi directement dictée par les institutions européennes. Pour combattre le chômage et le dumping social, nous avons besoin d'une loi de sécurisation de l'emploi et de la formation, d'une réduction du temps de travail, de lutter contre les coûts de la finance et du capital, comme celle qu'élaborent les parlementaires communistes.

Un pacte pour un Front populaire et citoyen

L’entêtement du gouvernement est une preuve qu’il est aux abois, lâché par celles et ceux qui l’ont porté au pouvoir. Il provoque la rancœur, ouvre le risque d’une radicalisation, de fractures irréparables dans la société, de violences. D’une mise en cause de l’État de droit. L’obstination du gouvernement ouvre la porte à la droite extrémisée et à l’extrême droite pour s’emparer du pouvoir dans moins d’un an et mettre en œuvre une politique de régressions sociales et démocratiques incommensurables.

Devant cet immense danger, la mobilisation sociale en cours contre la destruction du Code du travail est une chance pour la France et pour la gauche. Face à l'autoritarisme du gouvernement, elle porte une logique d'espoir pour la défense des principes d'égalité et de solidarité, fondements de notre pacte républicain. Face à l'exploitation des peurs et des divisions de la société française, elle défend l'action collective des salarié-e-s, de la jeunesse, des citoyen-ne-s. C'est pourquoi, le PCF appelle à la soutenir et à se rassembler.

Le Parti communiste renouvelle l’appel à construire un nouveau Front populaire et citoyen. Il est temps d’ouvrir ensemble un débat populaire et citoyen pour définir un pacte d’engagements communs pour le pays.

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 14:29

Le vote de la FD 79 pour la base commune a, selon un camarade qui me transmet les résultats, bien eu lieu. Je ne sais pas a l’heure actuelle quel était le nombre d’inscrits, ni celui des votants et des exprimés.

Dans le 79, non comptabilisés car pas arrivés dans les temps : Projet de base commune présenté par le Conseil national du PCF : Le temps du commun / 2017 : Ouvrir une autre voie pour l'avenir de la France / Des transformations utiles et concrètes pour un parti communiste de nouvelle génération - 22%

Texte alternatif n°1 : «L'ambition communiste pour un front de gauche populaire et citoyen» - 29%

Texte alternatif n°2 : «Pour une politique communiste» - 31%

Texte alternatif n°3 : «Unir les communistes, le défi renouvelé du parti communiste» - 7%

Texte alternatif n° 4 : «Reconstruire le parti de classe ! Priorité au rassemblement dans les luttes» - 9%

Pour ceux qui auraient des infos supplémentaires, merci de me les faire passer.

Bruno Fornaciari

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 15:26

Cher camarade Bruno Bonin,

Te voilà désormais investi d’une grande responsabilité puisque tu vas assumer, comme la presse le rapporte, la responsabilité d’animer la réflexion et l’action des communistes dans notre département.
Je ne sais personnellement, si tu as été nommé, coopté ou élu et par qui, mais je t’adresse tous mes encouragements et te souhaite bon succès dans tes nouvelles responsabilités départementales de 1er secrétaire.

Notre département qui compte environ 380 000 habitants recense 130 communistes encartés, chiffre avancé par l’ancienne direction fédérale qu’il faudra vérifier tout comme le recensement lui-même.. La répartition géographique de leur présence est déséquilibré au profit de la ville-préfecture NIORT. La seule ou une section du PCF est en capacité d’exister. C’est donc une gageure et un défi que tu dois relever : développer partout dans le département, du Nord au Sud, l’activité et la présence communiste, renforcer le PCF.
Et cela, tu le sais bien, ne peut se faire sans la participation des communistes eux-mêmes.
Dans le Nord-Deux-Sèvres et plus particulièrement dans le Thouarsais, plusieurs camarades m’ont fait part, depuis longtemps, de leur disponibilité pour apporter leur contribution propre à l’activité du parti communiste dans ce périmètre, notamment THOUARS-ST VARENT-AIRVAULT.
Les circonstances dommageables de ces dernières années ne nous ont pas permis de poursuivre notre activité. Notre section, qui a a compté jusqu’à 12 adhérents dans les années 2010/2011 s’est éteinte en raison de l’éviction de l’éviction surprenante et injuste de son ossature. Pourtant son activité (réunions régulières, débats politiques, objectifs et plans de travail, intervention dans les entreprises et les HLM, sur les marchés, décisions démocratiques et expressions publiques) participait du débat public, était reconnues et appréciées dans le Thouarsais.

Je viens de recevoir la proposition de renouvellement de ma carte de membre du parti communiste, après ma ré-adhésion à la fête de l’Huma, à la FD de Vendée, ( en raison de mon exclusion décidée unilatéralement par JP Gelot). Joël Grellier est dans le même cas que moi. Ernest Levindré lui avait ré-adhéré au stand du Limousin, mais détenteur de sa carte, la fédération des Deux-Sèvres ne lui a jamais remis non plus.

Voilà, nous souhaitons bien sûr être réintégré à l’activité du parti dans les Deux-Sèvres et y payer notre cotisation mensuelle car nous n’avons pas perdu nos convictions révolutionnaires. et y exercer nos droits de communistes. Nous espérons de toi, une attitude d’ouverture et de responsabilité. La préparation du 37e congrès sera l’occasion de réaffirmer, chacun, nos convictions, et de les mettre en débat pour construire la politique de notre parti et définir un plan d’orientation politique pour notre fédération, adapté aux situations diverses de nos territoires.

Te souhaitant à nouveau bon succès dans cette nouvelle tâche qui t’a été confiée, je te prie de croire à mes fraternelles salutations communistes.

Bruno Fornaciari

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 13:57

L'article publié ici reprend point pour point les thèses et les positions mélenchonistes. Faut-il s'en étonner ? A mon sens, le débat mérite mieux que les affirmations péremptoires, supposées incontestables. En outre les fausses perspectives et le strabisme avec lequel est raconté l'histoire pollue la discussion et stérilise la pensée.
Ainsi, dès l'entrée, l'accusation assène :"En cautionnant une primaire "de toute la gauche", le secrétaire national du PCF prend un risque considérable : celui de soutenir in fine un candidat social-libéral, de précipiter la fin du Front de gauche… "
A moins de ne point entendre Pierre Laurent clamer sur tous les tons que ni Hollande, ni Valls, ni ceux qui participent à l'exécutif gouvernemental ne serait concerné par cette recherche d'une réponse de gauche à la catastrophe annoncée.

Que les points de vue des 3 composantes du FDG divergent n'est pas une révélation.
"l’annonce à la hussarde de la candidature de Jean-Luc Mélenchon", est selon l'article une péripétie mais "c'est Pierre Laurent" qui en d’affirmant son option de la primaire de toute la gauche, fragiliserait le front de gauche. Primaire pour laquelle Pierre Laurent fait des propositions concrètes, sur le contenu d'abord (options, socle commun, plate-forme programmatique), puis ensuite seulement alors, discussion sur les candidatures, qui pourrait déboucher sur une personnalité désignée en commun ou, à défaut, par une primaire.

Dans cet article, il est mis au passif du PCF l'absence "d’accords entre le Parti communiste et le Parti de gauche", qui aurait donné le "coup de grâce" pour le Front de gauche ?

Ainsi on somme le plus gros "contributeur" du cartel de se ranger à l'avis des autres "partenaires" sans coup férir, afin de ne point être accusé de division et de rupture du front, tandis que le "leader" du Front de Gauche se pavane de chaîne de télés en radios pour expliciter sa décision de candidature en solo, avec des journalistes complaisants.

En quoi "ne pas rompre avec les électeurs de François Hollande dans l’espoir de les rallier à une proposition politique vraiment de gauche." fait-il du PCF un soutien aux thèses gouvernementales alors que ses militants, ses députés et sénateurs sont sur la brèche pour les faire échouer ? "la rupture avec les choix gouvernementaux" est actée dès 2012 en ne participant pas au gouvernement tandis que Jean-Luc Mélenchon se voyait premier Ministre.

En quoi "La seconde préoccupation du PCF"..." de ne pas perdre de positions électives" serait-elle contre-révolutionnaire ? Et en quoi une différence de position "aussi variable que les situations locales" à Paris 5 millions d'habitants et Trifouillis-les-Oies serait-elle incompréhensible A moins de définir d'en haut, de la façon dont il faut faire cuire les carottes..Ce que fait allègrement Mélenchon du haut de sa stature de "Commandeur" acquise grâce à l'obligeance de PCF. L'achoppement sur ce point, est mis en exergue par JLM, avec le soutien et la complicité médiatique (on ne compte plus les invitations dans les médias) et la reprise des accusations contre Pierre Laurent, traité tour à tour de "traitre", de "vendu" et de "pleutre". On pourrait mieux faire pour débattre.

Avec le Front de Gauche, le PCF a permis à Jean-Luc Mélenchon de se sortir de 30 ans "socialisme" et d'incarner, grâce à lui et ses militants le candidat à l’élection présidentielle. Choix judicieux mais risqué, comme on en voit les soubresauts aujourd'hui.
"l’annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon" a surpris tous les partenaires du front de gauche. Cette décision unilatérale, irrespectueuse, est la suite, logique, pourrait-on dire, de la stratégie annoncée dès le 1er décembre 2012 au grand rassemblement de la Bastille à Paris et poursuivit depuis, celle de la division de la gauche et la stratégie du recours, qui a échoué, avec comme conséquences des pertes électorales principalement du PCF, le PG étant inexistant. Les péripéties des discussions entre partenaires pour la désignation des équipes aux municipales et la désignation des candidats aux régionales font grand cas de la virginité révolutionnaire et désintéressée du PG." le coup de grâce"du front de gauche était déjà à l'oeuvre tandis que l'ambition, personnelle de JLM ,est réaffirmée.

"Pierre Laurent s’est engagé dans le processus des primaires de "toute la gauche" proposées par Libération et quarante personnalités, aujourd’hui accepté par le PS, comme une démarche susceptible de favoriser les discussions et les rapprochement à gauche en vue d'éviter le scénario catastrophe droite/FN ou libéralisme /social-libéralisme. La "confiance dans le choix que feront les citoyens de gauche" évoqué par Pierre Laurent met l'accent sur la nécessité du débat, pour avancer, pour construire un rassemblement "au-delà de nous-mêmes"(du front de gauche) et des convaincus, pour dégager une perspective à vocation majoritaire. Mais cette perspective, d'un choix ultime du ou de la candidate ne sied guère à Jean-Luc qui se voit un "destin" personnel" et cette incarnation serait justifiée par le score de 4 millions de voix en 2012. Comme si la situation politique et les enjeux n'avaient pas changé. Selon moi, vous l'aurez compris la candidature de Mélenchon est trop étroite. Et en disant cela je ne remets pas en cause ses qualités personnelles ni son apport passé, ni son potentiel. Car en effet, comme le rappelle Pierre Laurent "si la gauche va à l’élection présidentielle avec un représentant qui défend le bilan du quinquennat actuel, qui est rejeté par les électeurs de gauche, la gauche va être éliminée", et j'ajoute, que si elle y va avec un candidat clivant, brutal, qui n'est pas rassembleur déjà dans son camp, comment peut-on espérer triompher du piège dans lequel le libéralisme voudrait nous voir tomber. En ce sens, à mon avis, "le meilleur d'entre-nous" est aussi le plus mauvais candidat. Et ce n'est pas lui faire offense.

Prêter à Pierre Laurent des intentions électoralistes alors que JLM engage "SA" campagne électorale "sans les partis" est un contre-sens malveillant et trompeur. A aucun moment comme il est dit dans ce papier Pierre Laurent "s’engage à accepter de soutenir un ministre ou un ancien ministre, voire l’actuel président... cela face à la candidature de Jean-Luc Mélenchon" La courte-vue électoraliste décrite ici ne concerne pas le PCF. Ce dernier n'a pas, pour l'heure d'ambition électorale. La seule ambition à laquelle il travaille d'arrache-pied est de créer, malgré les difficultés et elles sont nombreuses, venant de gauche et de droite, les conditions d'un rassemblement indispensable pour changer vraiment et non témoigner peut-être.

"Le corps militant communiste" se mobilise en préparant, dans le soutien aux luttes, en proposant des solutions alternatives, leur congrès début juin, qui marquera on l'espère un renouveau du parti lui-même et de sa feuille de route. Le ralliement à un "candidat social-libéral" comme le laisse supposer cet écrit rocambolesque n'est pas "le pari de Pierre Laurent". En cela,les communistes peuvent être tranquilles. L'appel à Mélenchon pour rejoindre le collectif sera-t-il entendu ? rien n'est moins sûr. Et là encore, cette fausse bonne idée de sa candidature "en dehors" risque, si elle était maintenue, de jouer le rôle de 'l'idiot utile' au mieux et au pire de complicité avec ceux qu'il dit combattre. On ne peut avoir raison seul, comme on ne peut gagner sans le soutien de tous, à gauche.

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réponse à Rody qui m'interpelle

@Rody, j'ai dû louper un épisode. Pour ce qui le concerne P. Laurent n'évoque à aucun moment de se mettre en ligne avec Macron et consort, c'est le contraire, il les considère comme, je cite : "disqualifiés". C'est on ne peut plus clair. Alors pourquoi ce charabia ? Faire croire que son chien à la rage est peut-être une bonne méthode pour justifier l'euthanasie. Mais en politique, il faut se garder de justifier sa position en contraste avec ses propres lubies.
En effet, il est facile de déclarer sa candidature. Clémentine Hautain l'a évoqué, pas P. Laurent. Pourquoi ? pas par incapacité, mais parce que l'heure est à construire l'alternative, le plus largement possible pour gagner et changer cette politique libérale. Notre problème à tous, à toi, comme à moi, n'est pas de savoir quel est celui ou celle qui fera le meilleur score du 3e ou de 4e, en laissant en friche et gâchant les potentiels de rassemblement et de victoire. Que Mélenchon revienne, qu'il défende son point de vue , le programme qu'il propose à tous, qu'il entende les différence que l'on peut rassembler. Non la question d'aujourd'hui n'est pas d'instaurer le socialisme qu'il soit à la Chavez ou cubain. Mais d'inverser la tendance droitière et libérale qu'à emprunter notre société depuis très longtemps, avec tous ceux qui, déçus et mécontents de "l'oeuvre" Hollandaise veulent bien s'associer pour rechercher une base commune sur laquelle nous pourrions nous entendre (donc y compris JLM) pour partir à l'assaut d'une nouvelle société démocratique dans laquelle des mesures anti capitalistes et de progrès pourraient constituer le socle d'un projet gouvernemental à construire avec toutes les forces disponibles.

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 13:50

Saint-Varent le 19 janvier 2016

RÉAGIR face à l'ostracisme dont est victime le PCF

Nous sommes tous intéressés à trouver les réponses à la crise du système politique et économique dans lequel évoluent nos sociétés. Pour cela, nous avons besoin des éléments d'analyses et statistiques les plus divers, par ses sources, et contradictoires par les analyses et les réponses proposées. Or il faut bien le constater, le dispositif public de l'information des citoyens, notamment télés et radios ne remplit pas le rôle qu'il devrait jouer pour favoriser la réflexion de tous. L'iniquité flagrante eu égard aux idées et propositions du Parti Communiste, confère à ce sytème le caractère obscurantiste, ostracisant, censitaire, que ne devrait pas tolérer, une société fondée sur les "droits de l'homme" et ceux, constitutionnels, de la liberté d'expression. Après et en réponse aux attentats de "Charlie Hebdo" des millions de personnes se sont levées pour défendre ce droit. Il est bafoué aujourd'hui. Les idées développées par les communistes notamment, tout comme leur dirigeants, leurs élus, leurs militants sont victimes et avec eux tous ceux qui seraient intéressés à les connaître pour les approuver ou les critiquer dans un débat serein, ce cette pratique d'uniformisation des esprits. Il n'est qu'à recenser les accès aux médias pour confirmer cette appréciation. Les analyses, la présence permanente des laudateurs du libéralisme étouffent les quelques apparitions brèves et rares des contradicteurs. Chaque jour, chaque semaine, nous sommes bercés, "éduqués", sommés même de donner quitus à ce que l'on nous présente comme le seul horizon, imparfait bien sûr, inégal sûrement, mais moderne et universel. Le seul qui doit avoir voix au chapitre. Si nous considérons que l'accès aux médias est importante, voire décisive, dans la capacité à influer sur les idées et les comportements, si nous considérons que cette question de l'information est une des dimensions de la luttes des classes aujourd'hui, ne devons-nous pas de nous emparer de celle-ci comme une dimension de notre lutte et de notre politique. Nos différentes tentatives, anciennes, nous ont laissé d'amers souvenir jusqu'à faire un syndrome (intervention musclée à TF1 dans les années 70/80). Depuis longtemps nous sommes muets sur cette question pourtant essentielle. Les prises de position récentes de nos dirigeants et de notre presse confirment la volonté et la nécessité de prononcer pour une information véritablement pluraliste. Le traitement de l'ensemble des médias lors des régionales, en faisant du FN le référent à déplacé les enjeux de cette élection et favoriser le résultat de droitisation de la société déjà à l'oeuvre. Bref, beaucoup de choses à dire. Surtout beaucoup de choses à faire. Des campagnes, nationales, locales, pour la liberté d'expression et le pluralisme de l'information, des interventions des députés et sénateurs communistes et du FDG, une question d'actualité à l'Assemblée Nationale, la demande d'une commission d'enquête parlementaire par exemple, pourrait être de nature à engager ce débat indispensable jusqu'à obtenir de sensibles amélioration dans ce domaine favorisant ainsi une émergence démocratique. Parmi d'autre questions soulevées par les communistes, elle devra être traitée en vue d'une réponse appropriée, lors du 37e congrès du PCF qui se prépare dès maintenant.

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 09:33

Jacky Bourdon

Monsieur Dartigolle ne pensez -vous pas que vous nous refaite le coup du programme commun, celui qui est en parti responsable de la perte du PCF .....mais il est vrai que vous allez me dire que non, que vous avez décidé de faire une primaire, état de fait à la mode comme il s'est fait a l'UMP et au PS......vous voulez donc nous faire un rassemblement de la gôche bobo voulu par qui, si ce n'est les Etats Unis et l'UE pour en fait être la bouée de sauvetage du PS au second tour.....je souhaiterai donc comprendre à quoi va donc servir le premier tour des présidentielles si nous n'y sommes pas représenté en tant que communistes.....il s'agit donc que pour la deuxième fois consécutive vous n'allez donc pas présenter un candidat de notre parti.....comme cela va surement être le cas, vous devriez tout simplement zapper le premier tour et passer directement au second....Alors je souhaiterai donc comprendre par des explications pour qui Monsieur le porte parole du PCF vous et vos pareils vous vous battez contre qui ? A savoir si ce n'est pas pour une gauche capitaliste aux multiples visages qui ne sème que misère ou désespoir ? Il va donc de soi que nous sommes amenés à constater que vous avez baissé les bras....alors que nous à la base, nous sommes une multitude de communistes à vouloir se retrousser les manches pour que notre parti le PCF soit présent à la présidentielle de 2017 afin de représenter nos valeurs qui ont été mises en place lors du congrès de Tours en 1920, ce dont nous exigeons de vouloir continuer à représenter.....même si nous ne faisons que 1%, au moins nous aurons le sentiment de ce réjouir de ce que nous avons fait, dans un premier temps pour faire revivre notre parti, près de tous ceux qui nous ont quittés et près de notre électorat que nous avons copieusement délaissé.... surtout ne pas oublié que nous sommes le seul parti politique qui a toujours lutté contre le fascisme......Vive le PCF....

Pourquoi la tenue d’une primaire à gauche peut-elle s’avérer dangereuse ?

En pleine crise de représentation. Olivier Dartigolles Porte-parole du PCF et Rémi Lefebvre Professeur de sciences politiques

HUMANITE.FR

Bruno Fornaciari Monsieur Jacky Bourbon il ne faut pas faire dire à Olivier Dartigolles ce que vous souhaitez entendre pour développer votre argumentation. Reportez-vous au texte de la contribution de ce dernier parue dans l'humanité. Deuxième observation, vous vous prétendez communiste mais vous utilisez le vouvoiement pour mieux vous éloigner de la ,fraternité entre nous. Troisièmement la question de la présentation ou non d'un candidat PCF à la présidentielle ne peut plus se poser comme jadis. Vous le dîtes vous-même en constatant "tous ceux qui nous ont quittés". En effet, l'influence du PCF n'est plus ce qu'elle était. Et, faut-il en réponse à la crise que nous connaissons formuler les mêmes réponses ? A vous lire le parti communiste dit se suffire à exister lui-même, comme un témoignage de la fidélité au temps passé. L'histoire révolutionnaire est jalonnée de bonnes intentions.La naissance du PCF au début du 20e siècle intervient dans une période historique du développement de la lutte des classes à l'échelle internationale marquée par l'émergence de partis révolutionnaire. Tout au long du siècle dernier, en France notamment , de 36 à 45 en passant 68 et 81 le PCF a joué un rôle de premier plan dans le mouvement social. Les forces de la réaction n'ont jamais abdiqué. A la, fin du siècle dernier elles ont repris l'ascendant, ce que nous avions cru impossible après les horreurs des deux grandes guerres criminelles. C'était, sans compter sur la résurrection des forces du passés qui fomentent aujourd'hui leur retour. Les questions qui sont posées aux communistes et à toutes les forces progressistes aujourd'hui, est bien celle de trouver les formes et les moyens d'enrayer cette évolution réactionnaire qui semble inexorable. Le PCF est-il à lui seul la solution ? Peu le pense. Nous luttons depuis toujours pour rassembler un maximum de forces pour un monde meilleur pour les classes travailleuses. Comment faire et avec qui et avec quels outils politiques ? La réponse ne va pas de soi. L'intelligence, l'expérience accumulée au cours de ces décennies ne doivent pas être passées par pertes et profits. Création, audace, invention, contributions et débats seront nécessaires à l'émergence d'un en-commun transformateur progressiste. Le PCF tel qu'il est, tel qu'il est devenu pourra-t-il à nouveau jouer un rôle positif dans la nouvelle marche en avant indispensable aux couches populaires ? Faut-il réfléchir à une nouvelle organisation de type révolutionnaire du 21e siècle correspondant au moment historique que nous vivons ? Naturellement les débats préparatoires au 37e congrès aborderont sans doutes ces questions latentes depuis plusieurs années. Les responsabilités des communistes sont grandes, il ne faudra pas les prendre à la légère ou avec des oeillères.

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BRUNO FORNACIARI

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