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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 09:32

Pour paraphraser des expressions contenues dans le texte de JP Gelot, adressé, au nom du comité départemental à la direction du PCF me concernant personnellement, sans qu'il ne m'ait d'ailleurs jamais été adressé, ne serait-ce que par correction, je relève des verbes qui en disent assez long sur l'état d'esprit du "secrétaire fédéral" En effet pour caractériser mon action en tant que communiste responsable de la section de Thouars, il utilise le verbe sévir. Il explique que B. Fornaciari qui "sévissait" a créé les pires conditions pour l'activité du parti et le rayonnement de sa politique. En effet, lorsque j'ai été élu (contrairement à Jeannine Zeekaff qui m'a succédé par décision unilatérale d'elle-même incitée de JP Gelot a "reprendre" le pouvoir sur la section, après avoir déclaré dans la presse que "Bruno Fornaciari n'est plus en odeur de sainteté à la fédération", et qu'elle reprenait la section "pour la remettre en ordre de marche". J'y reviendrai un peu plus loin dans mon propos). Mais en effet, lorsque je "sévissais" la section s'étaient renforcée par l'adhésion de 8 nouveaux communistes, pour s'établir au nombre de 12 camardes. Réunis régulièrement tous les 2 ou 3 semaines, nous avons pu élire un secrétaire, un bureau au sein duquel avait été élue Jeannine Zekaff, malgré son absence (JP Gelot assistait à notre réunion à Thouars ). Il faut le dire tout de suite J. Zekaff n'a jamais accepté mon élection à la tête de la section qu'elle a considéré comme une éviction de "mon poste"et n'a jamais participé ni à la réunion de son bureau, et petit à petit à la réunion plénière de la section elle-même. Sans doute celle qui se présentait alors comme la "représentante de Ségolène Royal avait-elle mieux à faire, ou bien elle ne pouvait suivre le rythme trop élevé pour elle des réunions de la section. Car en effet, nous refaisions de la politique. Rapport politique, discussion, action collective, plan de travail et objectif, répartition des responsabilités. C'est ainsi que notre présence dans les entreprises fût acté. Régulièrement des tracts étaient distribués dans les entreprises, Loel Piriot, Sothoferm, Loel Delpeyrat à Thouars, les ciments français Marie Surgelé à Airvault, et la laiterie de Riblaire à St Varent, sans oublier les HLM d'une cité à Thouars. Un affichage régulier sur tout le territoire thourasais, St Varent Airvault, une présence régulière tous les 15 jours 3 semaines sur le marché pour le soutien à La Palestine, pour les retraites, pour une action sur les banques, pour la Poste, la constitution du collectif retraite thoursais décidé comme plan de travail de la section auquel j'ai pris une part prépondérante pour sa constitution et son rayonnement, pour le soutien aux gréviste de la SNCF ou j'ai "traîné" J Zekaffl, la bataille politique pour les cantonales et présence d'un candidat ouvrier communiste à Thouars avec une progression électorale sur le canton multiplié par 2, 5. ( la désignation du candidat a fait l'objet de désaccordVoilà, résumé rapidement le fa résultat de ma responsabilité ou je "sévissais". En revanche comme le dit JP Gelot depuis que je suis partis, des camarades "s'évertuent" (vertu) a maintenir la présence du parti. Si l'on entend vertu comme ne rien faire du tout, en effet, ils sont elle est Zekaff, très vertueuse. La disparition corps et âme du parti a été remarquée. Pas une réuinion, pas un tract distribué, pas une manifestation de la CGT à laquelle a participé J Zefkaff par exemple, pas une ligne dans la presse, pas une prise de position hormis pour la défense d'un salarié municipal de Louzy il est vrai, mais rien sur toutes les autres questions. Le PCF disparu.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 20:43

Deux-Sèvres - Saint-Varent, Thouars - La Nouvelle République

Bruno Fornaciari : " Voter PS pour faire barrage à la droite "

26/03/2015 05:20

Le Front de gauche des Deux-Sèvres appelle à voter blanc dimanche, au second tour des élections départementales (NR du 24 mars) : Bruno Fornaciari, militant communiste, ne partage pas cette vision des choses.« Pour ma part, je ne suis pas pour le " ni-ni ". Je fais la différence entre la gestion du département par le PS et celle que préconise la droite. Je voterai socialiste pour faire barrage à la droite et j'appelle les électeurs de gauche à le faire. »

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Le Front de gauche a décidé la postion qu'il adopte au second tour lors d'une soirée électorale réunissant les candidats dans le sud du département. Les communistes, eux, n'ont pas été sollicités pour exprimer leur avis dans leurs instances. Ainsi aucun débat n'a pu avoir lieu pour exprimer la position que le PCF entendait défendre au sein du Front de gauche. L'on sait depuis longtemps que nombre de communistes se refusent à engager quelques relations et à fortiori quelque accord que ce soit avec le PS. Si l'ensemble des communistes réprouvent la politique du gouvernement socialiste qui nous mènent dans le mur, ils n'ont pourtant ni évalué ni porté critiques ou propositions sur la gestion départementale de la collectivité territoriale animée par Eric Gautier Président socialiste classé à la gauche du parti, et dont certaines prises de positions et orientations rejoignent celle des communistes.

Bruno fornaciari

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Deux-Sèvres : Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, contredit la consigne de vote blanc

25/03/2015 15:50

Dans un " message aux électeurs deux-sévriens ", Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, appelle à se rassembler contre la droite ou l'extrême-droite au cas où des candidats PS ou Europe Ecologie Les Verts sont en lice au second tour des élections départementales. Il contredit donc la consigne de vote blanc donnée lundi dernier par le Front de Gauche dans les Deux-Sèvres. " La conquête de cantons et de départements au second tour ne peut qu'aggraver les conditions de vie déjà difficiles des populations ", écrit-il.

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L'éditorial de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité.

Un sursaut est indispensable. Il passe par de profonds changements sociaux, démocratiques, écologiques, qui imposent au président de la République de tenir compte des messages du pays. Nos concitoyens n’en peuvent plus d’attendre et d’être trompés. Enfin, écoutons-les!

Un e colère froide, agrégeant défiance et dégoût, mêlant désarroi et colères, a parcouru les urnes dimanche dernier. C’est principalement un électorat de gauche, qui avait placé tant d’espoirs lors des élections présidentielle et législatives, qui s’est fait entendre en boudant sciemment les isoloirs. Un citoyen sur deux n’a pas voté dimanche dernier, en dépit d’offres politiques les plus diverses, faisant reculer nettement les forces de gauche. Faisant aussi, du même coup, sans le vouloir, la courte échelle aux forces qui promettent, les unes le pire, l’autre l’intolérable. C’est une nouvelle alerte dont il convient d’urgence de tenir compte sans attendre.

Le premier ministre a tort de pavoiser, laissant croire qu’il s’en sort bien et que tout devrait continuer comme si rien ne s’était passé. Il doit tenir

compte de l’exaspération populaire et amorcer une politique répondant aux cris répétés de celles et ceux qui n’en peuvent plus des souffrances sociales. Les forces du Front de gauche réalisent un score honorable, mais elles profitent peu d’un électorat de gauche en recherche de solutions neuves pour s’en sortir.

L’absence de candidats de gauche au second tour dans cinq cents cantons, alors que la droite sarkozyste fait la course en tête et qu’un quart de celles et ceux qui se sont déplacés ont déposé un bulletin d’extrême droite dans les urnes, crée un nouveau paysage extrêmement inquiétant.

Fou celui qui sous-estimerait le rapport des forces issues de ce premier tour. Des départements gérés par la droite ce sont de nouveaux coups durs pour les familles les plus modestes. Ce sont les populations, les jeunes, les retraités qui en souffriront avec la réduction des crédits sociaux utiles, la baisse des investissements dans les crèches ou les maisons de retraite, les collèges ou dans la création culturelle. Sous couvert du combat contre l’assistanat, ce sont les catégories les plus en difficulté, privées du droit essentiel au travail et à l’emploi, qui subiraient de nouvelles privations, alors que l’argent public servirait de plus en plus à consolider les énormes profits des plus grandes entreprises. Les choix de la droite et de l’extrême droite conduisent à réduire les services publics, pourtant encore plus indispensables quand la crise sociale frappe si fort. La nature même de cette droite tend à se métamorphoser, comme on l’a encore vu ces derniers jours avec un M. Sarkozy tout occupé à réciter l’argumentaire lepéniste. Ceci a pour conséquence de le banaliser et de tirer le pays vers de fausses et dangereuses solutions, à diviser les citoyens alors que l’heure devrait être à faire vivre les idéaux de la République.

Une digue solide doit être érigée contre ces idées et ces projets. Cela commence dimanche prochain où pas une voix ne doit manquer aux candidats de gauche et écologistes restés en lice. La moindre hésitation à réaliser partout le rassemblement le plus large des progressistes et des démocrates aurait pour conséquence immédiate de confier la gestion d’un nombre accru de départements à ceux qui rêvent de les défigurer. À l’inverse, une mobilisation unitaire serait de nature à limiter les dégâts du premier tour.

Là où il n’y a pas de candidat de gauche, tout doit être fait pour empêcher l’élection d’un conseiller départemental d’extrême droite. Les électeurs de gauche n’ont aucun intérêt à laisser s’instiller, au plus près des territoires, le dangereux poison des idées de la division, de la haine, de la régression de l’extrême droite qui menace de contaminer une part importante du champ politique. Laisser élire des candidats lepénistes en s’abstenant revient à consolider l’assise politique locale dont rêve le clan Le Pen pour accéder au pouvoir.

Jamais il ne faut transiger avec le pire. À moins de s’appeler Nicolas Sarkozy qui préfère remettre au goût du jour le slogan d’une partie de la haute bourgeoisie qui, dans les heures les plus sombres de notre histoire, criait: « Plutôt Hitler que le Front populaire».

Il convient de prendre la mesure de l’extrême gravité de la situation qui s’est créée depuis plusieurs mois avec les élections municipales, partielles et européennes que confirment encore les élections départementales. Toutes les forces sociales, progressistes, démocratiques sont interpellées. On ne peut pas continuer à appliquer les violentes prescriptions de l’austérité quand tout le monde sait que l’argent coule à flots dans les paradis fiscaux, dans le circuit de l’évasion fiscale et dans les tuyaux qui alimentent les grands actionnaires des entreprises.

Un sursaut est indispensable. Il passe par de profonds changements sociaux, démocratiques, écologiques, qui imposent au président de la République de tenir compte des messages du pays. Nos concitoyens n’en peuvent plus d’attendre et d’être trompés.

Enfin, écoutons-les !

Bruno Fornaciari

29 min ·

Deux-Sèvres
Deux-Sèvres : Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, contredit la consigne de vote blanc

25/03/2015 15:50

Dans un " message aux électeurs deux-sévriens ", Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, appelle à se rassembler contre la droite ou l'extrême-droite au cas où des candidats PS ou Europe Ecologie Les Verts sont en lice au second tour des élections départementales. Il contredit donc la consigne de vote blanc donnée lundi dernier par le Front de Gauche dans les Deux-Sèvres. " La conquête de cantons et de départements au second tour ne peut qu'aggraver les conditions de vie déjà difficiles des populations ", écrit-il.

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 12:04

Manu Dos Reis

Voilà te texte que j'ai adressé à la NR après t'avoir informé de l'initiative de rassemblement que je proposais à la CGT, aux autres syndicats et aux partis de gauche pour "Charlie"

Je te joins le mail de ta réponse

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Bruno

Ton communiqué me va parfaitement.

A demain 11h00 à l'union locale.

Manu

Le 07/01/2015 20:53, Bruno Fornaciari a écrit :

Nous sommes déterminés à faire vivre les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité

Appel à l'unité nationale de toutes les forces républicaines face au crime abject qui vient de frapper l'équipe de Charlie-Hebdo et la défense de la liberté d'expression.

Le carnage barbare dont a été victime la rédaction de Charlie-hebdo nous plonge dans l'horreur et la peine et appelle une réponse nationale et populaire de grande ampleur.

Les communistes appellent à ce que s'exprime l'unité de toutes les forces républicaines face à la barbarie. Quand un journal est ainsi visé, quand des vies sont massacrées et dont la passion était l'information et la liberté d'expression, c'est bel et bien chacun de nous qui est visé, c'est la République qui est frappée en son cœur.

Il faudra tout faire pour que les auteurs de ce crime effroyable soient arrêtés et jugés.

Nos pensées vont aux victimes, aux familles et aux proches, aux collaborateurs du journal et à toutes ces professionnels qui chaque jour informent nos concitoyens. Avec cet attentat criminel, c'est le monde de la caricature, de l'impertinence, de l'humour, de l’amour de la vie que les terroristes ont voulu faire taire. Notre peine est immense.

Nous appelons à refuser les amalgames et les stigmatisations, à rejeter fermement les appels à la haine et aux racismes.

L'heure est aujourd'hui à rassembler autour des valeurs républicaines le maximum de forces, de citoyennes et de citoyens. Exprimons partout dans le pays et notamment à Thouars, comme à Niort hier notre détermination à faire vivre les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité. Les libertés démocratiques et la liberté d'expression vont de paire. Le débat plutôt que la censure.

Les militants communistes appellent tous et chacun toutes les organisations, élu(e)s et personnalités, citoyennes et citoyens, sans distinction de leurs pensées philosophiques et politiques ou convictions religieuses, a manifester leur soutien et leur solidarité a l'équipe de "Charlie Hebdo"dès vendredi 9 janvier place du Théâtre à 17 h

Pour le PCF

Bruno Fornaciari
bciari@orange.fr

http://bruno-fornaciari.over-blog.com/

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C'est pour te faire part que je considère regrettable l'incident qui s'est produit lors du rassemblement organisé à Thouars ce vendredi en hommage aux victimes du carnage criminel perpétré par des fanatiques lors de l'attentat au siège de la rédaction de "Charlie Hebdo" faisant 12 victimes, que je t'adresses ces quelques lignes.
Remettons d'abord les choses dans l'ordre. Je révèle le "verbatim" de l'après-midi du 7 janvier, jour du drame à Paris.
Ce mercredi 7 janvier vers midi, j'entends à la radio qu'un attentat vient d'être commis au siège de Charlie Hebdo. Incrédule, i l faut attendre près d'heure pour apprendre que 4 journalistes ont été tués. Cabu, Wolinski, Charb, Tignous. Puis quelques temps plus tard, s'ajoute d'autres victimes au nombre de 12 au total. Il est environ 14 h. L'émotion est à son comble. J'appelle un camarade du PCF membre de la CGT à Niort. Je m'émeus auprès de lui de la gravité de la situation créée par ce crime contre la liberté d'expression. Une réunion de la direction de la FD du PCF étant prévue de longue date à Niort le lendemain jeudi soir, je lui propose d'aborder d'urgence cette question et de réfléchir à l'organisation, très vite d'un rassemblement de soutien et de protestation à l'appel du PCF en y associant le plus d'organisations démocratiques possible.
Vers 16 h je me rends à l'UL CGT de Thouars où je trouve Michel Ferey occupé à préparer une réunion syndicale. Je lui fais part de l'objet de ma visite. "Tu as entendu ce qui s'est passé à Paris ?" "à Charly hedo? " "On ne peut pas rester sans rien faire" lui dis-je. Serais-tu d'accord pour organiser un rassemblement de soutien ? Oui me dit-il mais je ne suis pas seul à décider, je dois partir à Niort, vois Manu me dit-il. A ma requête il me communique son numéro de téléphone. Je lui demande s'il serait d'accord d'y associer les autres centrales syndicales, la CFDT et FO. Il me répond qu'il n'y a personne à la CFDT. Devant moi il décroche sont téléphone et laisse un message à FO. Je propose que nous organisions une réunion demain jeudi. Il me dit qu'il sera à Niort dans le cadre d'une action pour la défense des prud'hommes. En rentrant, je m'arrête, il est 17h environ, à la NR. Pour une double raison. Puisque nous allons organiser à l'appel de plusieurs organisations que je cite Le PCF, la CGT avec vraisemblablement FO .et d'autres, que je dois prendre contact avec la section du PS et Ensemble pour leur demander leur avis, je leur demande, c'est la deuxième raison de ma visite, s'il accepteraient de participer personnellement à cet évènement qui consacre la liberté d'expression fondement de leur activité professionnelle. Il m' a été répondu que bien sûr ils couvriraient l'évènement mais que leur agenda était chargé en raison des voeux des villes. Une fois rentré chez moi je rédige un texte au nom des communistes que je soumets à Ernest Levindré qui après quelques remarques et corrections me donne son accord. J'adresse aussi le communiqué par mail à Michel Ferey pour info. Sans réaction j'adresse ce communiqué à la NR vers 19 h. J'appelle Manu Dos Reis. La ligne est occupée, je laisse un message. A la même heure, après m'être procuré son téléphone , j'appelle Pierrette Tellier secrétaire de la section du PS de Thouars. Elle me dit qu'elle ne sera pas présente demain pour raison personnelle, mais qu'elle consulte son remplaçant Georges Tignon. Elle pense qu'il faut que le PS y participe. Vers 19 h 30 Michel Ferey m'appelle et me confirme l'accord e FO et la participation de Solidaire. Je m'en réjouis. Je lui demande de prévenir JP Gay. Il me donne son accord. Manu m'appelle à mon domicile vers 21 h . Lui ayant laissé le message précédemment nous entrons dans le vif du sujet. Tu es OK, donc on se voit demain matin pour préparer ?. A quelle heure me demande-t-il. 11h ça te vas ? OK pour 11 h à demain. Je lui propose de lui adresser le communiqué que j'ai adressé à la NR pour info. Il accepte. Il me répond en me disant "ça me va très bien"J'informe Nénesse par téléphone du développement du projet. Je reçois un mail de JPGay qui demande que le communiqué de presse stipule la participation du "Front de Gauche Nord-Deux Sèvres" sous cette seule appellation. Je m'interroge en raison de l'existence fictive d'un front dans le Nord-Deux Sèvres et singulièrement à Thouars. Le lendemain, à 11 h précise je suis à notre rendez-vous à l'UL pour mettre au point avec d'autres, l'appel au rassemblement. Mais 5 ou 6 personnes sont déjà là depuis un certain temps et l'affaire semblait déjà réglée. Toujours est-il qu'aucune discussion n'a lieu en ma présence"acta est fabula". Manu a prit les choses en main pour écrire un appel sibyllin "je suis Charlie " appelant au rassemblement place Lavaud. Sa rédaction émanant vaguement de "forces démocratiques de tout poil et de toute plume" laisse craindre la mise à l'écart des forces démocratiques organisées, comme les syndicats ou les partis politiques et laisse place à la confusion. J'y vois le danger de stigmatisation des partis politiques et l'alimentation ce faisant du "tous pourris" ou "la politique c'est mal". Au cours de cette réunion sont évoquées vaguement des interventions publiques de citoyens. L'ancien responsable local de la NR, présent propose même de rédiger l'intervention préliminaire qui serait lue, par qui ? comme si, d'ailleurs, nous étions incapables de le faire nous-mêmes. Après avoir suggérer d'ajouter l'objet fondamental du rassemblement dans l'appel à savoir la solidarité avec les victimes et la réaffirmation de la défense de la liberté d'expression, je prends congé, il est midi.
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Vendredi 17 h 15

Jusque-là, je ne m'étais aperçu de rien. Mais c'est lorsque je suis arrivé place Lavaud le vendredi à 17 10 que j'ai ressenti une certaine "réserve" de Michel Ferey d'une part et une certaine "distance "de Manu Dos Reis de l'autre. Alors qu'il m'évitait soigneusement, je réussis à faire part à ce dernier, de mon intention de dire les quelques mots que j'avais préparés l'après-midi. C'est alors que, contre toute attente, le responsable de la CGT que j'avais convié à participer à l'organisation du rassemblement l'avant-veille, a revêtu une attitude hostile, à mon égard. Doigt pointé sur mon visage il ne "m'accorde qu'une minute de parole " et m'intime l'injonction de "ne pas faire de politique". Il m'explique que si je ne me conforme pas à cet oukase, telle l'épée de damoclès "ce sera la première et la dernière fois"... que je profiterai de "son micro". Devant mon étonnement et celui de mon épouse qui m'accompagnait et qui exprimait sa réprobation en argumentant de la liberté d'expression que nous étions censés défendre, Manu Dos Reis, perdant son sang froid déclare hors de lui le "micro est à moi et si tu veux parler tu vas parler ailleurs" avant de s'éloigner en furie. La métamorphose du secrétaire de l'UD en Général 3 étoiles était saisissante. Un nouveau paradigme autoritaire se substituant à la démocratie.

Des propos qui ont choqué mon épouse, elle-même jadis responsable de la CGT à la BP, membre du comité d'entreprise d'Etablissement de Gennevilliers et du comité central d'entreprise au siège du pétrolier à La Défense, déléguée au Congrès de Martigues. Elle était, on peut le comprendre en tant que syndicaliste, tout comme moi, offusquée d'un comportement opposé aux valeurs de la CGT. Ainsi "Manu" se montre comme l'auteur d'une petite fripouillerie politicienne. virtuose du parjure, rompu à tous les stratagèmes, aux expédients sournois et aux viles perfidies en guise de respect des différences, de la conscience de classe et de défense de la liberté d'expression.

Nous protestation immédiate fut à la hauteur de notre indignation contre cette tentative de nous imposer la censure ou l'autocensure.

En prenant la parole le premier, il s'est fendu d'un commentaire pernicieux, selon lequel, l'information de la Nouvelle République qui relatait qu'un militant communiste était à l'initiative de ce rassemblement était fausse. En fait il a prétendu que la Nouvelle République s'était trompée et qu'elle avait fait une "coquille". il démentait ainsi, toute honte bue, les journalistes de "la Nouvelle République" en leur décernant au passage, un accessit pour une faute professionnelle. Compte tenu des libertés que le secrétaire de l'UD prend avec la réalité, je suis tenté d'y voir une méprisable petite opération anti-communiste qui n'est peut-être pas de sa seule initiative. On est loin du "TOUS ENSEMBLE" des cheminots de 1995. En essayant censurer un militant du parti communiste qui agit pour les libertés, Manuel Dos Reis, secrétaire local de l'UL n'est sûrement pas dans son rôle. L'homélie qu'il a prononcée sur le soutien à "Charlie" et à la "liberté" fut fort peu convaincante à mes yeux au vu de ce qui la précédée.

Car cette manifestation avait justement pour but de manifester notre indignation contre tout tentative d'empêcher, de restreindre ou de limiter la liberté d'expression. Ainsi Dos Reis représentant la CGT (mais quelle mouche l'a piqué?) se comporte à contre-sens, comme ceux que la manifestation était censée condamner. De simples citoyens, et c'est fort bien, se sont exprimé sans craintes, sans limites. Il en est même un qui s'exprimait comme "franc-maçon" en faveur de "Charlie", et pourquoi pas,? Et cela n'aurait pas été possible pour un militant communiste?

Mais Manu, ne sais-tu pas que Charb ne cachait pas ses engagements? "militant communiste scrupuleux et dessinateur sans bride" comme le rappelle "l'Humanité". Et tu prétendais interdire à un de ses camarades de parler de son camarade à ses camarades ? Toujours le poing levé, on le voit avec André Chassaigne ou Pierre Laurent, qu'il considérait avec amusement comme "son patron" ? Même si cela "défrise" certains, je me permets de rappeler ce que disait Charb. A une question : "le communisme est-il encore une idée neuve ?" Charb répondait : "Oui, bien sûr, je rêve de l'Union Soviétique de l'Union Européenne. Pas sur le modèle qui a fait faillite à l'Est évidemment. Mais je crois que le communisme est une solution à la crise. J'en vois pas d'autres. Je manque peut-être d'imagination, mais j'ai quasiment toujours voté communiste. J'ai juste failli prendre ma carte au Parti Socialiste quand j'étais au lycée. Il faut dire que dans ma famille, on était plutôt PS."

Et puis, ou est d'après toi, ma propre liberté d'expression lorsque tu me menaces "d'une dernière fois au micro si..." je ne reste pas dans le cadre que tu as fixé toi ? mais ou est d'après toi est ma propre liberté de parole lorsque tu trépignes à côté de moi quand je lis le texte que j'avais rédigé, et que penser de ta tentative misérable de me retirer le micro, empêchée in-extremis par l'appel à la liberté d'expression que je crie dans le micro au moment où tu t'apprêtais à le faire, ce qui t'as fait reculer? mais ou est donc d'après toi, ma propre liberté de penser et d 'opinion lorsque, suite à mon discours, t'emparant du micro tu émets, publiquement cette fulgurance pernicieuse et cette fanfaronnade ridicule '? "c'est dommage...mais on te pardonne"? de quel droit t'autorises-tu un commentaire ? Au nom de quelle autorité morale que tu détiendrais ? La CGT ce syndicat, qui fût aussi le mien lorsque j'étais à l'atelier jadis, appelle lui aussi à défendre la liberté d'expression ? En lisant ces lignes de vérité, ne sens-tu pas l'érubescence monter en toi et la honte te chauffer les oreilles? De quel côté es-tu ?

Malgré tout, malgré toi, le message de mon discours en hommage aux victimes de l'attentat criminel au siège de la rédaction de "Charlie Hebdo" et mon appel au respect des libertés, ce 9 janvier devant mille personnes rassemblées à Thouars, a été entendu et applaudit.

Quatre millions de personnes défilaient en France le dimanche suivant en réponse aux crimes barbares perpétrés contre "Charlie Hebdo" et le magasin "hypercacher" pour exprimer leur solidarité, leur fraternité et exiger le respect de la liberté d'expression.

"Je suis Charlie" "nous sommes tous Charlie" pouvait-on lire sue les pancartes.

Continuons l'esprit de "Charlie"

Et toi Dos Reis, es-tu Charlie, aussi ?

Bruno Fornaciari
bciari@orange.fr

http://bruno-fornaciari.over-blog.com/

PS : Tu pourras lire sur mon blog le prononcé de mon discours ce 9 janvier Place Lavaud à Thouars en hommage à "Charlie"

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 13:47

Nous sommes déterminés à faire vivre les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité

Appel à l'unité nationale de toutes les forces républicaines face au crime abject qui vient de frapper l'équipe de Charlie-Hebdo et la défense de la liberté d'expression.

Le carnage barbare dont a été victime la rédaction de Charlie-hebdo nous plonge dans l'horreur et la peine et appelle une réponse nationale et populaire de grande ampleur.

Les communistes  appellent à ce que  s'exprime l'unité  de toutes les forces républicaines face à la barbarie. Quand un journal est ainsi visé, quand des vies sont massacrées et dont la passion était l'information et la liberté d'expression, c'est bel et bien chacun de nous qui est visé, c'est la République qui est frappée en son cœur. 

Il faudra tout faire pour que les auteurs de ce crime effroyable soient arrêtés et jugés.

Nos pensées vont aux victimes, aux familles et aux proches, aux collaborateurs du journal et à toutes ces professionnels qui chaque jour informent nos concitoyens. Avec cet attentat criminel, c'est le monde de la caricature, de l'impertinence, de l'humour, de l’amour de la vie que les terroristes ont voulu faire taire. Notre peine est immense.

Nous appelons à refuser les amalgames et les stigmatisations, à rejeter fermement les appels à la haine et aux racismes.

L'heure est aujourd'hui à rassembler autour des valeurs républicaines le maximum de forces, de citoyennes et de citoyens. Exprimons partout dans le pays et notamment à Thouars, comme à Niort hier notre détermination à faire vivre les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité.  Les libertés démocratiques et la liberté d'expression vont de paire. Le débat plutôt que la censure. 

Les militants communistes appellent tous et chacun toutes les organisations, élu(e)s et personnalités, citoyennes et citoyens, sans distinction de leurs pensées philosophiques et politiques ou convictions religieuses, a manifester leur soutien et leur solidarité a l'équipe de "Charlie Hebdo"dès vendredi 9 janvier place du Théâtre  à 17 h
 BRUNO FORNACIARI
PCF

 

 

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 08:41

THOUARS : des tags racistes et des croix gammées visaient un lieu de culte musulman en réaction à l'attentat de "Charlie Hebdo".

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Communqué adressé à la Nouvelle République

Militants communistes de Saint Varent et de Airvault, Bruno Fornaciari et Joël Grellier, expriment leur indignation face à l'acte islamophobe qui s'est produit à la mosquée de Thouars

Vendredi 1000 personnes se rassemblaient à Thouars pour condamner les attentats à "Charlie Hebdo" faisant 12 victimes. Ils s'exprimèrent ainsi pour apporter leur soutien à leur famille et exiger la garantie de la liberté d'expression. En réaction, un ou des délinquants ont pris pour cible les locaux d'une mosquée à Thouars, pour y inscrire des tags racistes et xénophobes et nazis . En maculant une porte de garage "innocente" ces délinquants racistes et écervelés ont voulu s'en prendre au culte musulman. Nous condamnons avec la plus grande énergie cet acte odieux et refusons les amalgames. Nous assurons les victimes thouarsaises de notre soutien et exprimons notre solidarité avec les musulmans, qui dans ce lieu attaqué, vive leur foi religieuse.

Les auteurs de ces actes islamophobes doivent recherchés et traduits en justice.

Bruno Fornaciari et Joël Grellier
PCF St Varent et Airvault

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Published by bruno fornaciari - dans thouars PCF THOUARSAIS
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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 17:34

Intervention prononcée de Bruno Fornaciari en hommage à Charly Hebdo le 9 janvier 2015

12 personnes à "Charlie Hebdo" ont été exécutées au cours d'une fusillade programmée et accomplie méthodiquement avec froideur et détermination hier à midi. Les mots sont insuffisants pour traduire l'indicible. Nous avons besoin de gestes, de sentiments, de symboles pour exprimer notre compassion et notre solidarité aux victimes et à leurs familles, à leurs proches, pour exprimer notre condamnation de ce crime effroyable et barbare et notre attachement indéfectible à nos libertés.


Car c'est bien aux libertés que s'en sont pris ces esprits totalitaires, qui au nom d'une religion pacifique ont perpétré ces crimes en l'instrumentalisant.
Ne nous laissons pas détourner par les amalgames que certains ne manquent pas d'exposer. La stigmatisation des particularités s'oppose au vivre ensemble. La haine, la discrimination la violence nous sont étrangères, nous les combattons. Nous leur opposons la fraternité, la bonté, la compréhension, la clémence, la camaraderie, en un mot l'humanité.

L'échange, le débat , l'écoute de l'autre, le respect, la recherche de solutions aux difficultés de notre monde ne peuvent se déployer sans ses droits de l'homme, dans le cadre démocratique. Comment serait-il possible en effet et qui accepterait de se taire ? Qui accepterait de négocier pour en rabattre sur nos qualités humaines naturelles : Echanger, traduire et exprimer nos pensées, nos sentiments, nos émotions.

Chacun en a conscience ici, c'est bien la liberté de la presse et tous les professionnels de l'information qui étaient visés dans cet attentat. La liberté d'expression doit pouvoir se conjuguer avec pluralisme, l'ostracisme et la censure doivent être proscrits.

L'émotion est grande dans le pays et ici à Thouars. Lorsque j'ai proposé de tenir ce rassemblement, toutes les organisations contactées ont apporté immédiatement leur soutien et leur participation instantanés. Je veux ici les citer. Le PCF bien sûr, la CGT, FO, Solidaire, Ensemble, la section socialiste. D'autres sont venus encore , dans la préparation, s'y ajouter. Un afflux spontané de "simples citoyens" nombreux et des associations les plus diverses est venu conforter le rassemblement. Qu'ils en soient remerciés.

Des voix multiples se lèvent pour rendre hommage aux victimes et défendre notre liberté de penser, chacune à leur façon Cet élan populaire et national raconte, dans l'unité des valeurs républicaines, Liberté, Egalité Fraternité, notre détermination à parler, à écrire, à chanter, à dessiner pour interpréter le monde et le changer.


Avec l'assassinat incroyable de Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Héritier c'est bien l'impertinence, l'anti-conformisme, la détestation du racisme et de la bêtise qu'ils moquaient, que ces criminels fanatiques ont voulu faire taire. Ces forces obscurantistes ne gagneront pas. Ils ont échoué, notre peuple debout est uni pour nos libertés.
Charlie vivra, nous le savons.

Ils ont voulu les tuer, ils les ont rendus immortels.


En ce jour, je suis Charlie, nous sommes tous Charlie.

12 personnes à "Charlie Hebdo" ont été exécutées au cours d'une fusillade programmée et accomplie méthodiquement avec froideur et détermination hier à midi. Les mots sont insuffisants pour traduire l'indicible. Nous avons besoin de gestes, de sentiments, de symboles pour exprimer notre compassion et notre solidarité aux victimes et à leurs familles, à leurs proches, pour exprimer notre condamnation de ce crime effroyable et barbare et notre attachement indéfectible à nos libertés.


Car c'est bien aux libertés que s'en sont pris ces esprits totalitaires, qui au nom d'une religion pacifique ont perpétré ces crimes en l'instrumentalisant.
Ne nous laissons pas détourner par les amalgames que certains ne manquent pas d'exposer. La stigmatisation des particularités s'oppose au vivre ensemble. La haine, la discrimination la violence nous sont étrangères, nous les combattons. Nous leur opposons la fraternité, la bonté, la compréhension, la clémence, la camaraderie, en un mot l'humanité.

L'échange, le débat , l'écoute de l'autre, le respect, la recherche de solutions aux difficultés de notre monde ne peuvent se déployer sans ses droits de l'homme, dans le cadre démocratique. Comment serait-il possible en effet et qui accepterait de se taire ? Qui accepterait de négocier pour en rabattre sur nos qualités humaines naturelles : Echanger, traduire et exprimer nos pensées, nos sentiments, nos émotions.

Chacun en a conscience ici, c'est bien la liberté de la presse et tous les professionnels de l'information qui étaient visés dans cet attentat. La liberté d'expression doit pouvoir se conjuguer avec pluralisme, l'ostracisme et la censure doivent être proscrits.


L'émotion est grande dans le pays et ici à Thouars. Lorsque j'ai proposé de tenir ce rassemblement, toutes les organisations contactées ont apporté immédiatement leur soutien et leur participation instantanés. Je veux ici les citer. Le PCF bien sûr, la CGT, FO, Solidaire, Ensemble, la section socialiste. D'autres sont venus encore , dans la préparation, s'y ajouter. Un afflux spontané de "simples citoyens" nombreux et des associations les plus diverses est venu conforter le rassemblement. Qu'ils en soient remerciés.

Des voix multiples se lèvent pour rendre hommage aux victimes et défendre notre liberté de penser, chacune à leur façon Cet élan populaire et national raconte, dans l'unité des valeurs républicaines, Liberté, Egalité Fraternité, notre détermination à parler, à écrire, à chanter, à dessiner pour interpréter le monde et le changer.


Avec l'assassinat incroyable de Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Héritier c'est bien l'impertinence, l'anti-conformisme, la détestation du racisme et de la bêtise qu'ils moquaient, que ces criminels fanatiques ont voulu faire taire. Ces forces obscurantistes ne gagneront pas. Ils ont échoué, notre peuple debout est uni pour nos libertés.
Charlie vivra, nous le savons.

Ils ont voulu les tuer, ils les ont rendus immortels.


En ce jour, je suis Charlie, nous sommes tous Charlie.

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 18:08

Ci-dessous le texte du communiqué que j'ai adressé par mail dès le 7 janvier à 19 h la Nouvelle République à Thouars, qui l'a aussi transmis à la rédaction départementale

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Nous sommes déterminés à faire vivre les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité

Appel à l'unité nationale de toutes les forces républicaines face au crime abject qui vient de frapper l'équipe de Charlie-Hebdo et la défense de la liberté d'expression.

Le carnage barbare dont a été victime la rédaction de Charlie-hebdo nous plonge dans l'horreur et la peine et appelle une réponse nationale et populaire de grande ampleur.

Les communistes appellent à ce que s'exprime l'unité de toutes les forces républicaines face à la barbarie. Quand un journal est ainsi visé, quand des vies sont massacrées et dont la passion était l'information et la liberté d'expression, c'est bel et bien chacun de nous qui est visé, c'est la République qui est frappée en son cœur.

Il faudra tout faire pour que les auteurs de ce crime effroyable soient arrêtés et jugés.

Nos pensées vont aux victimes, aux familles et aux proches, aux collaborateurs du journal et à toutes ces professionnels qui chaque jour informent nos concitoyens. Avec cet attentat criminel, c'est le monde de la caricature, de l'impertinence, de l'humour, de l’amour de la vie que les terroristes ont voulu faire taire. Notre peine est immense.

Nous appeleons à refuser les amalgames et mes stigmatisations, à rejeter fermement les appels à la haine et aux racismes.

L'heure est aujourd'hui à rassembler autour des valeurs républicaines le maximum de forces, de citoyennes et de citoyens. Exprimons partout dans le pays et notamment à Thouars, comme à Niort hier notre détermination à faire vivre les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité. Les libertés démocratiques et la liberté d'expression vont de paire. Le débat plutôt que la censure.

Les militants communistes appellent tous et chacun toutes les organisations, élus(e) et personnalités, citoyennes et citoyens, sans distinction de leurs pensées philosophiques et politiques ou conviction religieuses, à manifester leur soutien et leur solidarité à l'équipe de "Charlie Hebdo" dès vendredi 9 janvier à 17 h.

Pour le PCF

Bruno Fornaciari

le 7 janvier 2015 à 17 h

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Published by bruno fornaciari - dans PCF THOUARSAIS
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 10:23

Mon propos n'est pas ici de dire ou répéter ce qui a déjà été dit sur les conditions politiques et idéologiques de la situation française ou européenne, sur les co-responsabilités de la droite et du PS dans les résultats des élections de mars et mai 2014.


Je pense aussi que le Front de gauche a ses propres responsabilités pour ne pas avoir su dépasser ses contradictions et permettre une issue progressiste et démocratique comme réponse à la critique du "système" et à l'expression du mécontentement qui a renforcé le FN. Je ne veux m'attacher ici essentiellement sur les contradictions internes du front de gauche et à ses "défauts".


Il est de bon aloi, et comme une chose entendue, indiscutable, établie, par ceux qui les critiquent, que les postures du PCF aux municipales ont fait capoté le front de gauche aux élections locales, dont le message national est cependant incontestable. Le PCF, selon les opposants à cette tactique "au plus prêt" (selon chaque situation concrète), est au fond le seul coupable de l'échec relatif aux européennes et de la déception de tous ceux, "vraiment à gauche", qui veulent le changement, le vrai. L'attitude "confuse" peut-on lire et entendre ici et là, (et à la carte pour les municipales du PCF), selon ses détracteurs a été incomprise et laisse planer le doute, entretenu, de la volonté du PCF de faire vivre le Front de Gauche . Et pour causes. D'une part, JL mélenchon lui-même a pris la tête, non sans soutiens militants et médiatiques, d'une campagne incessante de diabolisation du PCF, qui aurait choisi à Paris (dont "ils" font le symbole de la radicalité), le PS contre le Front de gauche. L'abus de langage et la confusion volontaire participe de cette campagne. Les médias présentent JL Mélenchon te sa stratégie d'autonomie, tout à la fois comme celle du co-président du "parti de gauche de JL Mélenchon" qui serait aussi le leader du "Front de Gauche".
Je note que "l'Humanité" et le PCF donne le flan, involontairement, à cette interprétation quand, pour dire leur association dans le Front de Gauche ils en expriment le contraire, puisque il n'est pas rare de lire ou d'entendre :"le PCF ET le Front de Gauche", sans rappeler suffisamment et clairement, que le PCF en est l'un des membres fondateur et l'un des principaux éléments. Ainsi ce cocktail de formulations entretien la confusion et peut désarçonner ceux qui se laissent abuser. C'est la même démarche des médias qui consiste à considérer le PS et lui seul, comme représentant la "gauche". Et les tentatives du PCF de faire vivre son identité se confronte à celle de globalisation de Mélenchon. Ainsi Parti de Gauche et Front de gauche sont associés dans un même concept éponyme et synonyme et le nom de Mélenchon y est abondamment associé. Pierre Laurent en est écarté puisqu'il est présenté comme le représentant (parfois et trop souvent le "patron") du PCF, en dépit de ses déclarations sur la nécessité du Front de Gauche et de l'implication de notre parti dans l'édifice qu'il a contribué puissamment à former.


Le nombre incalculable d'invitations dans les médias du "leader" du Front de gauche co-président du parti de gauche, les tribunes de "politis" de "médiapart" de "Marianne" de "Regard" prenant fait et cause pour la stratégie de "rupture" et "d'autonomie" vis à vis du parti socialiste, pour y valider celle du recours, qui à l'expérience a faillit, rencontre néanmoins, un succès relatif, "grâce" à l'esprit cartésien des français (on ne peut être tout à la fois dehors et dedans, on est pour ou contre etc...). La perspective et la nécessité historique s'efface devant l'actualité 'immédiate, factuelle, devant la logique aristotéticienne. La prétention du PG à représenter légitimement ( en raison de la candidature de JL Mélenchon à la présidentielle et des institutions de la Ve république) donne force à l'accusation de Mélenchon selon laquelle, la direction du PCF a décidé d'abandonner le Front de gauche au profit du PS pour de "lâches calculs boutiquiers", "prendre des places", "sauver" des élus et les finances du Parti et toutes une série d'insultes, d'invectives et de fausses prédictions ou d'attitudes présentées comme prémonitoires etc...alors que ce sont les communistes qui lui ont tendu la main pour l'extraire du marécage "social démocrate" dans lequel il s'était englué depuis trois décennies, et pour finalement l'en sortir. Voire.


Je me suis offusqué aussi de l'absence de réaction de la direction du Parti communiste à la harangue de Mélenchon à la manif du 1er décembre lorsqu'il tentait de faire valider in-situ, par les dizaines de milliers de manifestants mobilisés aussi par le PCF, le nouveau concept d'"opposition de gauche" avec lequel le PCF se tient à distance. Cette opération participe de l'entreprise de déstabilisation du PCF mise en oeuvre par le co-président du PG qui compte bien, comme un coucou, en tirer profit pour lui-même et accessoirement pour son parti. Une deuxième raison réside selon moi dans la faiblesse et l'insuffisance de la prise en compte par le parti et ses militants, affaiblis numériquement et idéologiquement, non pas seulement du virage à droite du PS mais de son enfoncement dans les dogmes libéraux et de la difficulté qui en résulte, ancienne maintenant, de mettre en oeuvre une stratégie de rassemblement de "toute la gauche"aux municipales, donc y compris le PS, dont les dirigeants et les ministres font le contraire de ce pourquoi ils ont été élus. La pente est raide et le chemin est étroit, et Mélenchon s'engouffre dans cette difficulté pour y défendre et promouvoir sa stratégie. Nous n'avons pas su engager le parti dans cette bataille idéologique. Au contraire, la conclusion d'un accord, passé inaperçu, entre les partenaires du front de gauche au sujet d'une stratégie et d'un mode d'organisation du front de gauche qui lui sont propres , fin janvier 2013 a tétanisé l'action propre du parti au profit du front de gauche, ce qui a dû troubler plus d'un communiste. D'ailleurs, les deux textes, publiés par "l'Humanité" les 28 et 29 janvier qui relatent ces accords semblent s'être réalisés dans la précipitation ( pourquoi ne pas attendre le congrès du PCF pour prendre une telle décision) , et à l'insu des militants du PCF qui n'ont pas eu la possibilité de dire leur mot. Ils se sont trouvés placés devant le fait accompli, à la veille de leur congrès qui allait se dérouler aux premiers jours de février à Aubervilliers et n'ont pu et avant eux les conférencs de section et les conférences fédérales en discuter. Que penser d'une telle décision qui n'a pas été approuvée par les instances supérieures du parti, le congrès ?


Il faut ajouter que la décision de Mélenchon du retrait du PG de la GUE, consécutif à ces "désaccords municipaux" le retard organisé par le PG qui en a résulté pour la constitution des listes, puis l'ultimatum et le coup de force du PG pour minimiser le PCF et maximaliser le PG dans les listes des régions européennes ont incontestablement plombé et la campagne et la crédibilité du front de gauche auprès des électeurs ainsi qu'auprès des militants communistes. Les militants du PG expriment violemment leur oppsition au PCF et étalent à longueur de "post" ou d'articles leur anti-communisme. Le front de gauche, en dépit du programme "'l'humain d'abord" apparaît divisé, et le demeure.


Et, l'on peut de plus s'interroger aussi sur l'utilisation des médias par JL Mélenchon et le parti de gauche. Ces derniers accusent les médias de la promotion du FN, ce qui n'est pas faux, mais comment se fait-il que les nombreuses apparitions de JL mélenchon et d'autres du Parti de gauche, Delapierre, Coquerel, Billard complaisamment invités dans les studios et présents tantôt comme PG, tantôt comme front de gauche ou les deux à la fois, au lieu de profiter au FDG se transforme en son contraire.


Même chez les militants communistes qui ont pourtant désigné Mélenchon majoritairement comme "leur candidat à la présidentielle", il rencontre désormais une réserve quand ce n'est pas une franche opposition. Les "amis" FB du PG quant à eux, je l'évoquait plus haut, ne laissent aucuns doutes sur leur opinion du PCF, de ses dirigeants et de la place de celui-ci dans le front. La plupart lui demandent de s'écarter, de partir, de retourner au plus offrant pour le confort des places et des moyens. Ces considérations insultantes sont ressenties commes injustes et provocatrices. Elles sont pour moi inacceptables et je ne vois pas comment, aujourd'hui, poursuivre avec des personnes qui nous considèrent comme des ennemis et des traîtres de premier plan. Ces "amis" FB expriment depuis plusieurs mois, des désaccords, des différends, des oppositions qui se transforment peu à peu en haines exprimées sans fard qui tendent à dresser une barrière entre militants de gauche. Il y a le feu au front de gauche. L'incendie qui continue a couver s'éteindra-t-il ? Certainement pas de lui-même. J'en doute.


Dans ces conditions, la question est légitime : le Front de gauche tel qu'il est a-t-il un avenir. Ne tournons pas autour du pot. Pour moi c'est NON. La réponse a d'ailleurs déjà été donné, préventivement si je puis dire, par les différences d'implication des militants de chaque parti aux européennes qui ne se sont mobiisés qu'en en fonction du drapeau de la (leur) tête de liste.


Nombre de communistes ont été choqués par le non-respect par les représentrants du front de gauche, de l'originalité de ses composantes et singulièrement de l'identité du PCF de sa "liberté" de faire valoir ses particularités, bafouées, qui sont présentées comme autant d'obstacles à la "solution".Tout cela participent du trouble ambiant au front de gauche sans qu'y soit apporté quelque réponse que ce soit. Si la création du front de gauche a été actée au congrès du PCF en décembre 2008, comme une initiative stratégique innovante, majeure, promise au succès, ce qui se confirmait d'ailleurs par des positions électorales ascendantes dès 2009 puis 2010, l'expérience trouve aujourd'hui ses limites avec les contestations stratégiques, celle de la personnalisation excessive du "leader" "Président" du FDG, et la contestation de l'effacement du PCF.


La stagnation électorale aux européennes, qui équivaut à un recul eu égard aux objectifs, (Mélenchon avait avancé l'idée de dépasser le PS, puis d'atteindre + de 10 % et des "surprises favorables), le dépassement du Front de gauche n'est-il pas aujourd'hui à l'ordre du jour ? Le FDG dans sa conception , comme dans sa forme doit trouver le moyen de la relance, une réponse qui s'incrit dans une lutte efficace contre la droite et son extême, contre l'austérité et un gouvernement qui la met en oeuvre au nom de la gauche. Un rassemblement de gauche large capable de mettre en oeuvre une véritable politique de gauche. Car s'il est vrai que nous tentons de résister aux mauvais coups en faisant "front contre", ce qui est nécessaire, l'urgence et les possibilités ne sont-elles pas de rassembler pour ? Et là, Le PG et même "ensemble" n'y mettent pas les mêmes ingrédients, notamment si l'on considère qu'il faut élargir. Mais à qui, et jusqu'où, à gauche. Le NPA préférable aux socialistes, et lesquels? ? à Nouvelle Donne ?, à l'exclusion du PS, de ses militants mécontents et oppositionnels, comme si le PS ne pouvait pas bouger lui aussi, sans illusions, à terme ?


Constatons que les assemblées citoyennes ont eu et ont encore, à degré moindre aujourd'hui, des effets positifs, comme celui d'intéresser plus largement que n'a pu le faire le seul parti communiste ou tout autre parti seul, à des problématiques enfouies jusque-là. Que l'aspect "éducation populaire" de ses assemblées ait été utile doit être apprécié positivement. La mise en évidence de questions importantes et décisives a été possible (la dette et plus récemment le traité transatlantique dévoilé par Patrick Le Hyaric, la VIe république etc...). Mais, ces assemblées hétéroclites n'ont pas pu "engager" les participants, plutôt spectateurs, dans des actions ou des campagnes de longues durée, ni s'élargir aux classes sociales impactées par la crise. Tout au plus elles ont pu se transformer, de façon restreinte en "machine " électorale. Le militantisme de terrain restant l'apanage des formations politiques et singulièrement du PCF lorsqu'il est en état de le mettre en oeuvre, en direction des différents milieux populaires et d'activités productives et (ou) intellectuelles.


Il nous faut remarquer, que les textes adoptés par le front de gauche qui instaurent de fait une primauté du Front sur les parties constitutives et singulièrement une substitution ou subordination du PCF qui n'apparait plus que comme l'outil de mise en oeuvre de décisions prise en dehors de lui, est mal vécue, et refusée par la plupart des communistes. Et nous n'avons pas pu ou su non plus gérer la contradiction intériorité/extériorité, qui s'est réduit soit à l'effacement du parti communiste soit au rejet du FDG. Chaque parti entend bien se trouver propulser comme partie essentielle du Front, y avoir l'influence nécessairement primordiale pour imprimer sa ligne. Mais la direction consensuelle floue brouille les différences et profite à celui qui a représenté et incarné avec succès, le front de gauche à l'élection présidentielle considérée comme déterminante et mère de toutes les autres. La tentation est grande de reproduire le processus et de fait l'acception de personne est inévitable. Pourtant, ce n'est ni l'esprit de résistance et de conquête qui est en cause, ni non plus l'idée et la nécessité du rassemblement qualitatif et quantitatif à gauche, tout au contraire. Le front de gauche tel qu'il est représenté apparaît sectaire, outrancier, diviseur, négatif par les électeurs. Il confine nos exigences à un rassemblement restreint qui clive et exclu, incapable de s'ouvrir au-delà de lui-même. L'obligation d'aujourd'hui, plus qu'hier est de se rassembler à gauche et d'ouvrir ce rassemblement pour agglomérer et amplifier. Élargir à la fois l'opposition à la politique actuelle et entreprendre la construction de son dépassement.


Une situation nouvelle s'est créée, d'abord avec les municipales, puis les européennes, avec une progression spectaculaire et inquiétante d'idées réactionnaires mais aussi protestataires, qui se sont manifestées aussi par des votes FN (rassemblement Bleu Marine) et non pas front de gauche . Nous ne sommes pas apparu comme le recours comme le prophétisait Mélenchon, et la stagnation décevante et décourageante des scores du FDG et de l'indifférence qu'il suscite, nous oblige à en tirer les leçons et construire dès à présent une réponse qui pourrait être celle de la construction d'un Rassemblement Démocratique Populaire de Gauche à vocation majoritaire impliquant toutes les forces, populaires, sociales, intellectuelles, économiques, politiques, qui s'assignent comme objectif la transformation de notre société capitaliste actuelle en une société régie par une nouvelle République, sociale, démocratique et internationaliste. Elle peut se fonder sur les valeurs humaines que réclament la grande majorité des français et que traduisent les propositions et les objectifs de progrès, de développement, de respect, de sécurité, de coopération et de paix contenues dans le programme"l'humain d'abord", mais pas seulement. Des prises de conscience, des évènements nouveaux, des "bougés" modifient la donne.Ce rassemblement peut être pérenne s'il implique le plus grand nombre, et notamment ceux qui ont choisi, pour leur raison propres et indéfectibles, l'adhésion au parti ou mouvement qu'il considère comme leur meilleur engagement personnel. Ce nouveau rassemblement s'il se construit dans la clarté du débat et sur la confrontation des idées et des propositions, doit se réaliser dans un bouillonnement démocratique respectueux de chacune et chacun. Ce qui suppose des règles de vie de ce nouveau rassemblement non contraignantes ni mutilantes pour chacun. La liberté d'en être ou pas, sur chaque sujet, peut en renforcer l'intérêt, l'adhésion et la cohérence. Au contraire d'une globalisation non consentie ou forcée, qui laisse subsister les désaccords et prépare les ruptures, le débat et l'action permanents en seraient les moteurs, l'activité propre de chaque composante en assurerait la diversité. Pour ce qui les concernent, je crois que les communistes entendent bien, avec leurs militants, leurs dirigeants et leur organisation favoriser la construction d'un chantier auquel ils convient tous et chacun. Ils ambitionnent naturellement d'augmenter le nombre et la qualité de leur militants, c'est-à-dire d'acteurs engagés vers cet objectif, de renforcer leur organisation, de transformer leur parti vers toujours plus de démocratie militante efficace, de multiplier ses élus et ses représentants, de faire vivre et déployer les stratégies qu'ils définissent démocratiquement à chaque congrès national.


Si le rassemblement pour un changement de société est un objectif, le parti Communiste est une nécessité. Pour moi, il ne s'agirait pas de remettre en chantiers nos accords sur le programme "l'humain d'abord", qui est un acquis. Mais force est de constater que des différences, voire des désaccords subsistent sur certaines questions qui ne doivent pas empêcher d'agir ensemble mais qui nécessitent des débats entre nous (le nucléaire, l'euro, la propriété sociale, la nationalisation temporaire ou définitive etc...) Et ces différences risques de se multiplier avec de "nouveaux entrants". Aussi, il faut fixer les grandes lignes et les valeurs et la bataille idéologique qui doit imprégner toute la société, arguments contre arguments dans la comparaison des analyses et des propositions déterminera l'offre politique et dans les luttes qui expriment revendications et sens pour la société.






Avec nos 6,3%, on ne peut pas dire que nous avons convaincu. Aucuns des candidats tête de liste n'a endigué la stagnation aux Européennes. Nous n'avons pas retrouver l'engouement de la présidentielle avec un candidat commun choisi par les adhérents et les militants. L'échec relatif du front s'est constitué sur la concurrence stratégique qui a produit de désaccords mis en exergue par JL Mélenchon afin de "tordre le bras" à la direction communiste avec les "face-à-face" qui ont provoqué des plaies dont on voit les cicatrices aujourd'hui. Stratégie de recours et de guerre avec la gauche gouvernementale ou rassemblement large et confrontations et débats avec ceux tous ceux qui ont voté pour le changement fussent-ils contradictoirement soutiens et critiques du pouvoir. Mettre à prix la tête de F. Hollande et détruire le parti qui le soutien, ou travail de conviction générale ? Morceler la gauche ou l'unir ?


Rejeter les socialistes par principe en confirmant la stratégie d'opposition de gauche et de recours laisserait les mains libres à droite, dans un rapport de forces actuel défavorable à toute la gauche.Tels sont à mes yeux les questions que les efforts pédagogiques des directions des partis ont déployé pour faire partager ou convaincre du bien fondé des stratégies choisies. L'énergie pour expliquer la fausseté de l'une et de la justesse de l'autre s'est épuisée dans un "braquage" réciproque des militants de chacun des deux camps. Car il y avait deux combats. L'un, le rassemblement de toute la gauche contre la droite et l'extrême droite, l'autre un "front de gauche nécessairement indépendant" du PS et contre lui et parfois même contre les communistes, étriqué, sectaire. Evidemment cela laisse des traces, sûrement indélébiles. Sur cette stratégie JL Mélenchon en avait fait une affaire personnelle, expériementée aux municipales. Des municipalités qui sont passées à droite comme Toulouse par exemple n'ont pas fait l'objet d'analyses et critiques probantes des attitudes qui l'ont favoriser.


Dans cet échec relatif, pour sa par André Chassaigne souligne que "On a manqué de visibilité. On n'a pas réussi à irriguer la société par nos thématiques. Il faut dire que les querelles internes qui ont commencé lors des municipales, avec les débats sur les candidatures d'untel ou untel, ne nous ont pas aidés". Au fond, ce n'est pas tant le choix qu'ont fait les militants dans chaque commune de s'allier ou non avec le PS mais bien la campagne agressive et culpabilisatrice menée par le PG sur la base d'une stratégie de recours" et d'une prétendue "opposition de gauche" qui, suite aux outrances et invectives, voire d'insultes envers la direction communiste ont provoqué des schismes au sein du Front de gauche, dont Mélenchon se réclame le leader. En Auvergne, André Chassaigne note : "il y a deux villes qui ont étaient reprises à la droite dont Thiers. Et ça, grâce à un rassemblement de la gauche avec le PS notamment ». Le débat n'est pas clos, il ne fait que commencer. Et les militants communistes seront, on l'espère, au rendez-vous de la grande discussion. On peut craindre maintenant que les conditions du rassemblement du front de gauche, seule perspective crédible pour réussir le changement soient hypothétique. D'ailleurs l'on assiste depuis à des règlements de comptes préjudiciables à la suite. Les "partisans de la grande radicalité" des uns accusant les autres de la responsabilité de l'échec, sans que l'expérience vécue entame l'une ou l'autre des postures. Selon JL Mélenchon" notre score à l’orée du nouveau cycle politique ne nous permet pas d’être l’alternative dans le chaos qui s’avance. Faisons bref. Commençons par l’aveu qui libère chacun de ses responsabilités : tout est de ma faute. Deux cent professeurs cyclotrons, au moins, des deux sexes, sont prêts à en faire la démonstration. Ils sont également prêts à faire don de leur personne pour incarner dorénavant la cause. Quatre cent autres sont prêts à leur tirer dessus en toute amitié sitôt qu’ils se mettraient à la tâche. Une fois cette mortification rituelle accomplie, je préfère souligner, pour le lecteur rapide ou le journaliste pressé qui recopie sans lire, que je n’en crois pas un mot. Pour moi, c’est dans la pente des évènements qu’il faut chercher la cause des dynamiques en cours. Et c’est là que se trouvent les solutions à éprouver. Que nous ayons échoué jusqu’à ce point ne signifie nullement que nous y étions condamnés. Ni que pour soutenir nos raisons d’alors et la justesse de l’entreprise d’alors nous nous interdisions de passer à autre chose, à explorer d’autres chemins" Eric Coquerel, très présent lui aussi dans les médias à qui il attribue la faute d'un mauvais score du FDG et du succès du FN ajoute: "Pour la majorité des citoyens, le gouvernement est assimilé ( à tort) à la gauche et donc le Front de gauche se trouve amalgamé. .Au fond, ce n'est pas tant le choix qu'ont fait les militants dans chaque commune en fonction des particularités locales de s'allier ou non avec le PS qui ont fait problème, mais bien plutôt les campagnes agressives et culpabilisatrices sur la base d'une stratégie de "recours" complétée par celle "d'opposition de gauche " et relayées complaisamment par les médias, qui suite aux outrances et insultes proférées contre la direction communiste, ont provoqué la désunion. et finalement l schisme à l'intérieur du front de gauche dont JL Mélenchon entendait bien s'installer en leader en expulsant les communistes. Pour autant l'heure n'est pas à chercher des ennemis à gauche, mais de la rassembler sur une politique de gauche qui peut être incarnée par ce rassemblement nouveau ouvert, démocratique qui accueillerait des candidats potentiels en devenir que l'on aperçoit maintenant. Donc, au travail. Le débat n'est pas clos, il ne fait que commencer. Et les militants communistes ont bien l'intention d'y participer.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 08:31

PARIS

Logo du Front de gauche

 

A Paris, le PCF a conclu un accord de 1er tour avec Anne Hidalgo dont nous considérons qu'il pose les fondations d'une nouvelle étape d'une politique municipale de gauche qui améliore la vie des Parisiennes et des Parisiens (...) Le Parti de gauche, Ensemble et le PCOF ont fait un choix stratégique différent que nous respectons. Ce choix est lié à une conception du Front de gauche qui exclut tout accord avec le PS et donc l'utilisation du logo Front de gauche dans un tel cas. Cela n'est pas notre conception du Front du gauche qui, pour nous, doit porter l’ambition de rassemblements à vocation majoritaire au service de politiques de progrès social, écologique et démocratique. À Paris, nous estimons que, contrairement au niveau national, le bilan de la majorité de gauche, à laquelle les élu-e-s du Front de gauche ont appartenu, et notre accord programmatique, le permet.

Ainsi, une polémique est alimentée depuis plusieurs mois par le PG sur cette utilisation partagée du logo Front de gauche pourtant conforme à la réalité des choix différents de ses composantes dans la capitale. Elleaprisuneampleur disproportionnée tant ce sujet est éloigné des préoccupations des travailleurs, des citoyens de la capitale. Force est de constater qu'elle nuit désormais à l'image et à la capacité d'action du Front de gauche auquel nous sommes profondément attachés. Pour cette raison, dans une volonté d'apaisement des relations entre les partenaires du Front de gauche, la direction parisienne du PCF décide de ne pas utiliser le logo Front de gauche sur le matériel électoral officiel des listes « Paris qui ose » auxquelles nous participons. L'honnêteté politique voudrait que le PG prenne la

même décision pour le matériel électoral officiel des listes « A Paris, place au peuple » qui ne représentent qu'une partie des composantes du Front de gauche. Nous continuerons évidemment d'utiliser le logo « PCF membre du Front de gauche » sur tout notre matériel de campagne.

Ce geste, qui n'efface ni notre désaccord municipal, ni notre différence de conception du Front de gauche, doit permettre une reprise du dialogue entre l'ensemble des composantes du Front de gauche. Il doit permettre une rencontre nationale dans les prochains jours pour travailler à la constitution de listes Front de gauche aux élections européennes dont nous avons toujours dit qu'elles sont incontournables au regard du rapport de force politique actuel à l'échelle européenne.μ

La direction parisienne du PCF

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Published by bruno fornaciari - dans PCF THOUARSAIS
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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 08:47
réponse de Bruno Fornaciari à l'article paru dans l'édition sur le grand thouars du "1er février 2014 :
Le "grand Thouars" un cache-sexe, mais le développement économique, et l'hôpital, sont des enjeux cruciaux


Pierre-Emmanuel Desserre qui est l'attaché parlementaire de Jean Grellier, le député PS de la circonscription, n'est pas sans savoir les votes émis par l'édile parlementaire en faveur d'une politique d'austérité qui tourne le dos aux engagements qu'il a pris devant ses électeurs, tout comme le Président de la République devant les siens.

Ce dont souffre d'abord les thouarsais, ce n'est pas du manque de centralisation et de restriction démocratique. C'est l'inverse.

Ce qui manque aux thouarsais c'est de desserrer l'étau de l'austérité. Car, chacun le sais bien, le thouarsais est d'abord  une zone de bas salaire et de bas revenus.  Notre département est classé parmi l'un des derniers en terme de salaires. Pas étonnant que l'activité des commerçants soit atone, et que l'on constate, impuissants, à voir fermer, les uns après les autres des commerces établis  parfois, depuis  plusieurs décennies. Ils ne peuvent résister à la concurrence implacable et prédatrice des grandes surfaces. Les petites entreprises elles-mêmes subissent des difficultés de financement en raison d'une politique malthusienne du crédit,  et les artisans pâtissent du pouvoir d'achat famélique de leur clientèle et de l'insuffisance de formation des jeunes à leur métier. Les investissements et les embauches s'amenuisent et le chômage repart  à la hausse.  Et la hausse de la TVA payée par tous, qui financera le CICE, inefficace, aggrave encore la contraction du pouvoir d'achat.

La réduction des dotations de l'état aux communes, (1,5 Mds €) qui sera poursuivie jusqu'en 2017 ampute les budgets municipaux. . Il en résulte des restrictions budgétaires qui touchent directement les services publics rendus aux  thouarsais, et notamment les plus modestes, qui en ont le plus besoin. Et singulièrement la santé.

Le  projet dispendieux de plateau technique unique à Faye-l'Abbesse, défendu par Jean Grellier seul, contre le collectif de défense de l’hôpital de proximité, le PCF et le Front de gauche  s'inscrit dans cette optique. En fragilisant les hôpitaux de Thouars et de Parthenay, qui auraient besoin d'investissements publics , de formation de personnels qualifiés et d'embauches, sont déjà envisagés des suppressions de personnels dans ces hôpitaux, qui inquiètent la CGT, et qui préfigurent la disparition des hôpitaux de proximité. Le dynamisme et l'attractivité de notre territoire ne peut être concilié sans une adéquation aux besoins de santé, de développement économique, d'emploi et de services publics..

Une gestion démocratique où les citoyens et leurs élus peuvent décider des investissements et des formes de gestion s'opposent à la centralisation et au regroupement autoritaires des communes sous l'appellation "Grand Thouars" présenté aussi par le MEDEF, comme la solution aux maux de notre territoire. La confiscation des pouvoirs des élus municipaux au profit d'une intercommunalité  décidée en dehors des citoyens  les éloignera davantage des choix et des décisions dont ils ne maîtriseront pas les finalités. C'est bien sur toutes ces questions sociales et économiques, et d'autres encore, que doit porter le débat sur les municipales et les intercommunalités. Je regrette que Bernard Pineau, (PS)  tout comme le candidat de droite resté finalement en lice, s'engouffre dans cette impasse du grand-Thouars au risque de désaisir les citoyens des enjeux et des objectifs réels des prochaines élections municipales. Débattre avec la population des besoins des thouarsais, élaborer  un programme et des objectifs qui s'émancipent des dogmes libéraux austéritaires, qui fixent les objectifs et les conditions des coopérations entre collectivités, c'est ce que nous attendons de la gauche. Le PCF et le Front de Gauche sont pour l'heure, à ma connaissance, hélas eux aussi absents de ce terrain-là.  C'est dommage.

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BRUNO FORNACIARI

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