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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 07:57

 le 29 Janvier 2013

Campagne

Le Front de gauche écrit de nouveau sa stratégie

 

Les différentes forces du mouvement ont rendu public hier un nouveau texte d’orientation qui définit son ambition des prochains mois et trace de premières perspectives pour 2014.

«Face à la crise, une course de vitesse est engagée entre deux types de réponses possibles : l’une démocratique et solidaire et l’autre autoritaire et porteuse de profondes régressions sociales. (…) Nous avons donc un rôle historique : rassembler pour construire une alternative de gauche rompant avec les logiques libérales et sociales-libérales. » Telle est l’ambition affichée par le Front de gauche dans le texte d’orientation que sa coordination a adopté la semaine dernière et qui a fait l’objet d’un « accord unanime » des membres de son conseil national, vendredi, aux côtés d’un second volet sur le développement du mouvement (voir ci-dessous). Après le texte stratégique d’avril 2011, cette nouvelle mouture rendue publique hier, a vocation à « apporter des éléments de réponse » pour aborder « une nouvelle étape » du mouvement. Tirant les enseignements de la dernière période, de « la campagne inédite qui a rendu possible la défaite de Sarkozy » à la « politique sociale-libérale assumée » du gouvernement, le Front de gauche fixe son cap. « Nous n’attendrons pas 2017 », affirme-t-il, se voulant capable de « faire la démonstration qu’une politique alternative à l’austérité est possible à gauche et qu’elle peut être majoritaire », dans l’esprit de sa campagne lancée à Metz la semaine dernière.

Considérant, comme déjà à de multiples reprises, que « la politique du gouvernement Ayrault conduit à l’échec » et refusant de se résigner « à ce que la droite extrémisée, voire l’extrême droite, représentent à terme l’alternative », le Front de gauche « entend, dans les mobilisations et les élections à venir, œuvrer à des solutions de gauche immédiates face à la crise, et à la construction d’une politique et d’une majorité alternatives ». Ambitionnant de devenir « un front du peuple », il compte ainsi s’adresser « à toutes celles et ceux qui, à gauche, quelles que soient leur préférence et leur appartenance politique, veulent agir et ne se retrouvent pas dans les choix d’austérité » au travers de différents « rendez-vous » qui jalonneront son activité des prochains mois (voir encadré).

Quant aux échéances électorales de 2014, elles « feront l’objet d’un débat spécifique ». Cependant, le texte affirme l’objectif d’être « à l’offensive » aux municipales, d’y faire échec à la droite et à l’extrême droite tout en en faisant « des points d’appui pour refuser la logique d’austérité ». Une première réunion devrait avoir lieu au printemps sur le contenu programmatique de cette campagne, tandis que la discussion sur « les formes concrètes des rassemblements » devrait « s’engager sans tarder ». L’élection européenne y est également considérée comme un rendez-vous essentiel, pour lequel l’objectif est de « bousculer le rapport de forces à gauche en notre faveur ».

Tenir le front coûte que coûte  «Unis dans les luttes»... le Front de gauche programme déjà les futures campagnes à mener dans les mois qui viennent : droit de vote des étrangers, régularisation des travailleurs sans papiers, actions dans le cadre de la campagne d’« alternative à l’austérité » (meetings, réunions publiques, marches départementales…). Un front uni qui se déclinera au Parlement : le projet de loi découlant de l’accord sur l’emploi y arrivant 
en mars, il faudra « interpeller les parlementaires, notamment PS et EELV », majoritaires à l’Assemblée.

Julia Hamlaoui

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 07:52

Texte sur le fonctionnement du Front de Gauche Le développement du Front de Gauche


Le Front de Gauche (FDG) constitue une démarche politique inédite qui associe des organisations politiques et des citoyens, dont de nombreux militants syndicaux et associatifs, dans la construction commune d’une ambition politique qui réponde aux attentes populaires et soit en rupture avec les logiques imposées par les marchés financiers.

Evoquer le développement du Front de Gauche, implique un préambule. La question majeure c’est : comment donne-t-on envie de rejoindre le FDG à tous ceux, issus notamment des classes populaires et de la jeunesse, n’ayant jamais milité ou il y a longtemps, qui ont soutenu notre campagne ?

 

Cela revient à poser la question de l’utilité du FDG. C’est donc d’abord une réponse politique: la nécessité d’une stratégie claire, d’initiatives concrètes, de bonnes campagnes, du soutien aux mobilisations et, de notre progression dans l’ancrage de nos idées et à travers les élections. C’est cela qui donnera envie de rejoindre notre démarche, de construire le FdG. La manifestation du 30 septembre l’a démontré car sa préparation a sensiblement remobilisé les assemblées citoyennes.

 

Cela passe par une élaboration commune, une démarche permanente de co-construction où chaque composante peut apporter son apport, son expérience. Pour cela, il faut bien sûr les cadres qui permettent ces actions communes, l’élaboration collective et des instances qui permettent de se coordonner, de prendre des décisions et de les mettre en application. Car si le Front de Gauche n’est pas un parti, ce n’est plus seulement une alliance électorale, il s’agit donc d’un mouvement, d’une force politique qui se veut l’outil d’une dynamique populaire. Cela appelle à des formes d’organisation pérennes, à la fois ouvertes, souples mais également efficaces et capables de répondre aux aspirations à le rejoindre. Pour les besoins de la campagne présidentielle, ces structures permanentes se sont étoffées. Il s’agit déjà de s’accorder sur leur continuité voir leur évolution et de les compléter pour permettre davantage d’implication citoyenne.

 

Le développement du Front de Gauche jusqu’à maintenant s’est appuyé sur trois exigences qu’il faut poursuivre :

A tout moment nous avons forgé ensemble et conforté une orientation stratégique commune décidée et acceptée par toutes les composantes dufront de gauche Nos méthodes de fonctionnement ont été souples et non contraignantes pour

chaque organisation respectant l’identité et la souveraineté de chacune et recherchant toujours ce qui rassemble le plus largement.

 

Nous avons pris régulièrement des initiatives communes, nationales qui ont donné une visibilité publique au Front de Gauche et une activité commune à nos organisations, nos militant-e-s et à celles et ceux qui voulaient se joindre à nous

 

Les assemblées citoyennes (AC)


Les assemblées citoyennes sont essentielles car elles ont vocation à représenter des formes du développement et de l’élargissement du FDG, réunissant largement citoyen-ne- s, militant-e-s associatifs, syndicalistes, politiques, membres ou non d’un parti. Ce sont à la fois des lieux de discussion, d’élaboration et d’action. C’est à partir de leur développement que l’on pourra multiplier l’implication citoyenne. Nous voulons donc les développer, partout : dans les localités, les lieux de travail. ..

 

Une assemblée citoyenne se crée en associant tous les partis du FdG existants sur une localité ou un lieu de travail. Aucune exclusive vis-à-vis d’une des composantes du FDG n’est légitime de même qu’un seul parti ne peut parler au nom du FDG. Sur le terrain plusieurs formes d’AC existent. Certaines fonctionnent en association parfois avec le dépôt de statut officiel, d'autres non. Nous ne privilégions aucune forme d'AC. Il est surtout besoin de trouver les moyens de l'adhésion du plus grand nombre à ces assemblées et aux activités qu'elles développent, en respectant le principe d’un fonctionnement au consensus entre tous les participants qu’ils soient membres d’une organisation politique du FDG ou non. Ces expériences feront l’objet d’un échange dans le Front de gauche pour en faire le bilan.

 

Toutes les formes intégrant citoyen-ne-s et militant-e-s non encarté-e-s peuvent être envisagées, notamment dans les équipes d’animation locales du FDG qui préparent les Assemblées citoyennes. A ce stade le consensus est la seule méthode de décision possible localement comme nationalement. Sachant que le « consensus n’est pas l’unanimité et suppose, pour pouvoir fonctionner au jour le jour, qu’il y ait à la fois une volonté inclusive partagée et une « abstention bienveillante » de ceux qui ne sont pas d’accord, sauf dans les cas décisifs. Les décisions locales sont de toutes façons prises dans le respect des positions

 

nationales du FDG charge aux AC de les impulser et de les adapter localement et de prendre des décisions en ce qui concerne les questions locales. Il faut également assurer à l’échelon national un meilleur suivi collectif des AC au sein de la coordination des assemblées citoyennes.

 

Fronts thématiques (FT)


Ils sont essentiels car représentent aujourd’hui des formes concrètes très précieuses d’intégration du FDG et sont également des moyens d’élargir le FDG notamment aux militants syndicaux, associatifs, animateurs de mouvements sociaux. Nous voulons donc les développer, nationalement et dans les territoires

 

Ce sont à la fois des lieux d’élaboration programmatique, d’actions et d’une expression commune du FDG sur nombre de question. Toutes les composantes peuvent participer à un Front thématique. Chacun se créant avec l’accord de toutes les composantes et après discussion de son objet, la coordination nationale ayant pour rôle d’aider à dépasser les contradictions au besoin. ,

 

Par contre, il est nécessaire que le travail des FT irrigue davantage le FDG dans son ensemble. S’il n’est pas opportun que chaque décision des FT soit validée par la coordination (sauf problème repéré par la coordination des FT qui dans ce cas appelle la coordination à trancher), il est par contre souhaitable que les propositions des FT nourrissent les discussions du Conseil national, les Assemblées Citoyennes et qu’elles aient le maximum d’écho au-delà des rangs du FDG.

 

La constitution de FT locaux doit être encouragée là où c’est possible.

 

Le Front des luttes


Le Front des luttes rassemble l’ensemble des militant-e-s du mouvement social et syndical, dans ou proche du Front de gauche, engagé-e-s dans les mobilisations du monde du travail et/ou en soutien à celles-ci. Il est un cadre d’élaboration et d’intervention du Front de gauche au service des salarié-e-s. Il est animé par une équipe d’animation pluraliste, constituée des représentant-e-s de chacune des composantes du Front de gauche qui le souhaite et de membres non encarté-e-s du conseil national. Il a un rôle consultatif et propositionnel auprès de la coordination nationale qu'il rencontre de manière régulière, il participe à l'animation du conseil national.

 

Rencontres nationales


Des conventions nationales du Front de gauche sont impératives.

 

Elles auront à la fois pour but de donner de la visibilité au Front de gauche et à l’implication citoyenne qu’il entend représenter et permettre les échanges entre les acteurs du Front de gauche, membres des AC et de toutes les structures du FDG comme des Fronts thématiques. Chacune aura un objet précis parmi les questions politiques et thématiques qui développent l’activité du Front de Gauche. La première aura lieu cette année au cours du 2ème semestre

D’autre part des réunions nationales pourront être décidées par la coordination nationale sur des thèmes précis et sur un périmètre décidé par elle.

 

Les estivales, université d’été du Front de Gauche, seront organisées chaque année.

 

Le Conseil national


L’objectif est de le rendre encore plus légitime, représentatif et utile qu’il ne l’est aujourd’hui. La priorité est qu’il soit le carrefour d’expériences sociales diversifiées, de représentants de combats collectifs, de militants syndicalistes, associatifs, de personnalités intellectuelles, culturelles... Le CN a un rôle d’initiative, consultatif et propositionnel. Ce rôle accru nécessite d’élargir et diversifier le CN. Toutes les forces du FDG doivent y être représentées. Il faut l’élargir de manière évolutive, sans brusquer artificiellement les rythmes de structuration aux animateurs du FDG, animateurs des FT et notamment du Front des luttes, voir des AC et personnalités du mouvement social.

 

Les associations qui souhaitent adhérer au FDG, dans le respect de leurs statuts, pourront être représentées au CN. Il faut des réunions régulières : deux fois par trimestre. La coordination du Front de Gauche travaillera à une proposition d’élargissement du CN sur le principe de la double parité.

 

La coordination nationale


Elle doit rester l’instance exécutive et, en dernière instance, décisionnelle. Il faut la rendre plus efficace et permettre que ses décisions soient mieux mises en application.

Elle est constituée des représentant-e-s des composantes politiques du FDG, et Il faudra sans doute réfléchir à sa composition en fonction de l’élargissement récent du FDG.

 

Dans le souci de refléter la composition du CN entre membres des composantes politiques du FDG et non membres de ces organisations, deux membres du Conseil National non membres d’un des partis seront coopté-e-s à la coordination.

Entre les réunions de la coordination, un secrétariat mettra en œuvre les décisions prises. Il a pour fonction de s’occuper des affaires régulières et est composé d’un membre par composante du FDG. Des commissions ad’ hoc seront également mises en place : ex sur un texte, sur une campagne,... pour préparer les décisions de la coordination

 

Site Internet du FDG


Il faut développer de nouveau le site internet. Le plus simple est de poursuivre place au peuple pour en faire une expression collective du FDG et de coordination entre les AC, FT etc... Un comité de rédaction composé de tous les partis du FDg en lien avec une équipe technique est en charge de la validation du contenu du site du FDG.

 

Finances


Pour le moment, au delà des budgets que chacun des partis engage déjà, il y a des budgets communs ponctuels. Une clé de répartition pérenne entre les neufs composantes du FDG doit être définie. Il est important notamment que les décisions budgétaires soient prises et suivies par les dirigeants politiques qui décident des différentes actions.

Cette démarche se concrétisera par un protocole financier entre les composantes du Front de Gauche. Ce protocole contiendra une clef de répartition financière entre les différentes organisations et indiquera une méthode permettant d'envisager les dépenses prévisionnelles que chacun sera amené à engager.

 

Un calendrier annuel de travail


La visibilité du front de gauche dépend d’initiatives nationales publiques rassemblant

toutes les composantes du front de gauche. Depuis les présidentielles, les Estivales puis notre contribution décisive à la manifestation du 30 septembre, ont permis cette visibilité. Il nous faut avoir régulièrement des initiatives nationales. La programmation d’initiatives sur l’année même si une telle programmation peut toujours être revue est nécessaire.

C’est dire combien l’organisation de la campagne nationale « l’alternative à l’austérité, c’est possible ! » est importante pour relancer une nouvelle dynamique du Front de Gauche. Des espaces de « forums » évoqués plus avant dans ce texte peuvent être programmés comme une forme de débat public à l’initiative du Front de Gauche.

 

La coordination avec les parlementaires FDG


La nécessité de rencontres régulières entre les parlementaires de nos groupes à l'Assemblée Nationale, au Sénat et au Parlement Européen avec les organisations politiques du Front de Gauche est utile; elles seront organisées en tant que de besoins par consensus mutuel.

 

Gestions des instances


Toutes les « instances » du FDG, à tous les niveaux, doivent être coordonnées et gérées de façon collective. Assemblées citoyennes, coordination du FDG des luttes, des Fronts thématiques et des ateliers législatifs, coordination nationale, Conseil national et coordination du CN, etc... L’ensemble des coordinations des « instances » FDG devra permettre le pluralisme entre les composantes politiques du FDG, chacune d’entre elle devant être paritaire.

 

Des forums politiques co-organisés avec d’autres forces


Si le FDG ambitionne de construire une majorité alternative aux politiques d’austérité, il doit proposer des cadres de débat, rencontre, etc.... Cela pourrait prendre la forme de forums politiques, par exemple, sur la question de la lutte contre l’austérité, pour élaborer des propositions de lois..Adopté par la coordination du Front de Gauche le 28 janvier

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 07:49

 

Meeting du Prado (Marseille) du Front de gauche (Archive)

  le 29 Janvier 2013

Front de gauche

Le Front de gauche vers une structuration «pérenne, à la fois ouverte et souple»

Documents à télécharger : Le développement du Front de Gauche -

 

 

Le Front de gauche a précisé lundi ses formes d’organisation du local au national, dans un document portant sur son fonctionnement, en vue des échéances électorales de 2014.

Des cadres» et des «instances» pour se «coordonner», «prendre des décisions» et les «mettre en application». Les composantes du Front de gauche proposent de se doter de « formes d’organisation pérennes à la fois ouvertes, souples », complétant les structures permanentes déjà créées « pour permettre davantage d’implication citoyenne ».

Hier, simultanément au texte sur la stratégie du Front de gauche, un second document (à consulter ci-dessous) a été rendu public sur son « fonctionnement » et son « développement ». Car « si le Front de gauche n’est pas un parti, ce n’est plus seulement une alliance électorale, il s’agit donc d’un mouvement, d’une force politique qui se veut l’outil d’une dynamique populaire », explique le texte. Tout en se proposant de « poursuivre » les « trois exigences » qui ont jusque-là présidé au « développement du Front de gauche » (une « orientation stratégique (…) décidée et acceptée par toutes les composantes », des méthodes « souples et non contraignantes » et la prise d’« initiatives communes »), le document passe en revue les différents outils organisationnels du rassemblement, en proposant de les faire évoluer.

Tout développer

Ainsi des assemblées citoyennes, « essentielles » au « développement et (à) l’élargissement du Front de gauche » et qui sont « à la fois des lieux de discussion, d’élaboration et d’action ». « C’est à partir de leur développement que l’on pourra multiplier l’implication citoyenne », souligne le texte, qui appelle à les « développer partout : dans les localités, les lieux de travail », sans privilégier « aucune forme », associative ou autre.

Le développement des « fronts thématiques » locaux est également encouragé comme autant de lieux « d’élaboration programmatique » et « d’actions » pour « élargir le Front de gauche ». Quant au Front des luttes, outil « d’intervention du Front de gauche au service des salariés », il est doté d’« un rôle consultatif et propositionnel ».

Conseil et coordination

Le conseil national né avec la campagne présidentielle et législative est, lui, confirmé dans son rôle « d’initiative, consultatif et propositionnel », et devra être « élargi » et « diversifié » dans sa composition. La coordination nationale, constituée de « représentants des composantes politiques du Front de gauche », devant pour sa part rester « l’instance exécutive et, en dernière instance, décisionnelle », est-il encore indiqué. Pour mettre en œuvre les décisions prises, un secrétariat « composé d’un membre par composante du Front de gauche » sera créé. Enfin, un « protocole financier » sera établi suivant une « clé de répartition pérenne entre les neuf composantes » pour les dépenses dues à l’activité du Front de gauche.

Le texte affirme également que des « forums » pourraient être organisés avec d’autres forces pour rallier des majorités sur des thèmes définis (propositions de loi, lutte contre l’austérité…).

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 18:24

Social-Eco

Les Sanofi ont réponduy présent ! Photo Facebook des Licenci'elles

Social-Eco - le 29 Janvier 2013

Des centaines de salariés de PSA, Sanofi et Virgin, des Champs-Elysées à l’Assemblée

Plusieurs centaines de salariés de PSA, Sanofi, ex 3 Suisses ou Virgin se sont rassemblés mardi à la mi-journée à Paris devant le magasin emblématique du Virgin des Champs-Elysées. Soutenus par le Front de gauche, le cortège est passé par le ministère du Travail, jusqu’à l’Assemblée nationale pour réclamer une loi contre les licenciements boursiers.


Des banderoles de chacune des entreprises disaient entre autres "Sanofi-Sanofric" ou "Butler menteur", en référence à l'actionnaire majoritaire de Virgin considéré par les salariés comme "principal responsable de la situation", c'est-à-dire la mise en redressement judiciaire du groupe. Une grande banderole flanquée d'un "Non à la fermeture de PSA Aulnay" était aussi brandie à l'entrée du magasin phare de Virgin sur les Champs-Elysées.


Les salariés de Virgin se sont mobilisés en masse, avec de 500 à 600 travailleurs du distributeur de biens culturels dans la rue, selon les syndicats. "On est tous en lutte aujourd'hui contre les pratiques de voyous", a dénoncé Guy Olharan, délégué CGT du groupe Virgin, placé le 14 janvier en redressement judiciaire assorti d'une période d'observation de quatre mois par le tribunal de commerce de Paris.

 

Des salaries de Goodyear, Sanofi, PSA, Valeo, Faurecia, Bigard, Pilpa, Fralib, Ford, Crédit Agricole, ZF, Haribo, Coca-Cola, Merck, Samsonite, Sodimedical… Avec Goodyear et Valeo, ils étaient nombreux à venir d’Amiens ce mardi. Des Sanofi sont eux venus depuis Toulouse. Un salarié de Candia venu de la Sarthe -entreprise dont trois sites et 313 emplois sont menacés- a expliqué être venu "soutenir des salariés de tous ces groupes qui sont en train de nous licencier". A l’appel des Licenci’elles, ils manifestent pour demander "une vraie sécurisation de l'emploi" qui passe par une loi contre les licenciements dans les groupes qui font du profit.


Ils portent des t-shirts rouges sur lesquels on pouvait lire ce message en lettres blanches : "non aux licenciements dans les groupes qui font des profits". Une délégation de huit personnes, représentant la plupart des entreprises présentes, a été reçue au ministère du travail. Une proposition de texte contre les licenciements boursiers a été transmise.

 

Venu apporter son soutien, Pierre Laurent, numéro un du PCF, a prôné une "convergence de tous ces mouvements pour exiger une loi contre les licenciements boursiers". Voir : Pierre Laurent apporte son soutien aux salariés de Virgin (vidéo)


"Butler est un voyou, un parasite", a déclaré Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche), avant d'ajouter: "Nous sommes ici pour vous adresser un salut fraternel, car il ne faut pas baisser les yeux et ne pas se résigner." "Les convergences des luttes commencent à se faire et le gouvernement a du souci à se faire", a déclaré quant à lui Olivier Besancenot (NPA). Le président du groupe parlementaire Front de gauche, André Chassaigne a de son côté annoncé un nouveau texte de loi pour interdire les licenciements boursiers à proposer d'ici une dizaine de jour.

 

Les salariés de Virgin se sont rendus ensuite devant le siège de l'actionnaire majoritaire Butler, tandis que les salariés des autres entreprises ont rejoint le rassemblement devant le ministère du Travail.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:20
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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 23:09
2012, l'année de tous les espoirs à gauche du ps

© Reuters Par Chine Labbé

PARIS (Reuters) - 2012 a été l'année de tous les espoirs pour la gauche de la gauche, portée par une campagne présidentielle flamboyante, le score à deux chiffres de Jean-Luc Mélenchon et les déceptions liées à la politique de la majorité socialiste.

Mais le Front de gauche est entré en fin d'année dans une phase incertaine, des tiraillements se faisant jour entre un Jean-Luc Mélenchon qui multiplie les attaques frontales contre le gouvernement socialiste, et un Parti communiste qui a certes refusé d'y participer, mais se situe dans la majorité.

"C'est un moment qui n'est pas évident à passer", souligne Stéphane Rozès, président de Cap.

"Pendant la campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a su faire synthèse entre une gauche anticapitaliste et une gauche antilibérale, une gauche de gouvernement et une gauche protestataire, une gauche républicaine et une gauche différentialiste. Mais hors de ce creuset présidentiel, ce sont plutôt les tendances centrifuges qui s'expriment", ajoute-t-il.

Animal politique, Jean-Luc Mélenchon place pendant la campagne la barre à gauche toute et "remet le rouge à la mode".

Dans ses meetings, il convoque l'histoire révolutionnaire et entonne l'Internationale. Costume sombre, chemise blanche et cravate rouge, il investit les grandes places du pays, et multiplie les succès de foule, attirant jusqu'à 120.000 personnes le 18 mars place de la Bastille, à Paris.

Alors que François Hollande peine à susciter l'enthousiasme, Jean-Luc Mélenchon "fait rêver", jugent les analystes.

En mars, après que le candidat socialiste eut évoqué une taxe à 75% pour les revenus supérieurs à un million d'euros par an et un "coup de pouce" au smic, le tribun de "l'autre gauche" se félicite d'une "mélenchonisation" des esprits.

Porté par des sondages qui font de lui le potentiel "troisième homme" de la présidentielle, il se fixe comme objectif de passer devant la présidente du Front national.

TIRAILLEMENTS ENTRE PCF ET PG

Mais s'il réussit à siphonner une partie de l'électorat d'extrême gauche, et à atteindre un score à deux chiffres avec 11,1% des voix, le soir du 22 avril, la déception est grande parmi ses soutiens. Eliminé, il arrive loin derrière Marine Le Pen, signe que sa stratégie "Front contre Front" a échoué.

Pourtant, il persiste et décide d'aller affronter la présidente du Front national à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais.

Entre lui et celle qu'il qualifie de "chauve-souris", "semi-démente" ou encore "yéti de la politique" française, s'engage alors une bataille hautement médiatique qui éclipse les autres candidats de la gauche de la gauche.

Accusé d'être un parachuté, Jean-Luc Mélenchon fait de ces législatives un test national. Mais la "revanche" a un goût amer. Dans cette ville dont Marine Le Pen a fait son laboratoire, il est encore une fois éliminé dès le premier tour.

"Elle court devant, je cours derrière, je cours plus vite, je finirai par la rattraper", veut croire Jean-Luc Mélenchon.

Mais nombreux sont ceux qui, jusque dans ses partisans, remettent en question sa stratégie. Au lendemain des élections législatives, le Front de gauche perd 9 sièges dans la nouvelle Assemblée, et son leader se voit privé de tribune nationale.

Dans ce contexte, les tiraillements entre Parti communiste (PCF) et Parti de gauche refont surface.

Officiellement, le Front de gauche est toujours en ordre de marche. Il tient pour la première fois en 2012 ses propres universités d'été, mène la fronde contre le traité européen et prévoit une grande campagne contre l'austérité en janvier 2013.

Mais les discussions sur sa structure, notamment la question des adhésions directes chère au Parti de gauche, stagnent. Au PCF, on reconnaît l'existence de "nuances" sur la "posture" à adopter au sein de la coalition électorale.

Fin juin, les communistes décident de ne pas participer au gouvernement de Jean-Marc Ayrault, mais promettent une attitude "constructive", ce qui n'empêche pas les sénateurs communistes de fragiliser la majorité dont ils estiment faire partie, en bloquant plusieurs de ses textes.

Jean-Luc Mélenchon multiplie de son côté les échanges musclés avec un gouvernement qu'il qualifie de "plan-plan", ce qui lui vaut le titre de "meilleur opposant" à François Hollande, devant des personnalités de droite et d'extrême droite.

"Il y a clairement deux lignes de force à l'intérieur du Front de gauche", souligne Stéphane Rozès. "Le PC est dans une sorte de réalisme, non pas sur le fond mais dans l'attitude à adopter à l'égard du PS et du gouvernement, et Mélenchon a une attitude plus flamboyante, plus romantique, plus tonitruante", ajoute-t-il.

"RÉÉQUILIBRAGE"

Depuis septembre, chaque parti organise ses propres événements et prépare son propre congrès, qui aura lieu en février pour le PCF et fin mars pour le PG.

Malgré une forte présence médiatique, l'écho de Jean-Luc Mélenchon s'affaiblit, et un "rééquilibrage" s'opère en faveur du Parti communiste, observent des politologues.

Après plus de trois décennies de déclin continu, le PCF enregistre 6.500 nouvelles adhésions en 2012 - pour 134.000 adhérents au total contre 12.000 pour le Parti de gauche- et grimpe jusqu'à 32% de bonnes opinions en septembre, son plus haut niveau depuis huit ans, avant de redescendre à 23% en décembre, d'après un baromètre TNS Sofres pour Le Figaro.

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, qui a entamé un bras de fer avec le gouvernement au Sénat, s'imposant ainsi sur le devant de la scène médiatique, évoque un "communisme de nouvelle génération".

Sans rôle officiel, la présidence du Conseil national du Front de gauche lui ayant été refusée par le PCF, Jean-Luc Mélenchon veut de son côté imposer l'idée d'une majorité alternative dont il pourrait être le Premier ministre.

Celui dont la hantise est "de ne pas se laisser enfermer dans un coin", développe une nouvelle philosophie politique, "l'écosocialisme", et veut attirer à lui tous les déçus du "hollandisme", des écologistes à l'aile gauche du PS.

Une amorce de dialogue se fait en fin d'année, sous l'égide de la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann et de son club de réflexion "Gauche Avenir". "Nous pensons qu'il y a des alternatives à gauche, et nous restons convaincus que l'union est un combat", dit-elle.

Mais avec une cote de popularité qui baisse dans les sondages, de 46% en mai à 29% en décembre, selon un baromètre TNS Sofres pour Le Figaro Magazine, Jean-Luc Mélenchon apparaît de moins en moins comme le rassembleur de la présidentielle.

Regrettant "l'outrance du verbe" mais aussi une "dérive gauchisante", le co-fondateur du Parti de gauche, et son seul député, claque la porte en décembre de la formation qu'il a créée en 2008 avec Jean-Luc Mélenchon.

"L'objectif est d'ouvrir une alternative. Pas de créer une organisation condamnée à la minorité", explique Marc Dolez dans les colonnes de Libération, précisant qu'il restera un militant du Front de gauche. "Ne donnons pas l'impression que l'adversaire du Front de gauche c'est le PS."

Edité par Yves Clarisse

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 15:06

Politique - le 31 Décembre 2012

Editorial Par Jean-Emmanuel Ducoin

Tous nos vœux de luttes à François Hollande!

Voeux de lutte

 

L'Edito de Jean-Emmanuel Ducoin. 
"Si François Hollande renonce à une nouvelle taxe à 75% sur les très hauts revenus, une fois encore, le signal sera terrible et 
les idéologues de droite et de la finance déboucheront 
le champagne."


Ainsi donc, le Conseil constitutionnel a volé au secours des très riches. Eu égard à 
la composition ultra-conservatrice dudit Conseil, pas de quoi s’étonner. On pourrait même en rire : les sages sont à la République ce que les boursiers sont 
à l’argent. Mais comment s’amuser d’un épisode aussi lamentable qu’ambigu alors que la France vit l’une des crises sociales les plus épouvantables de son histoire contemporaine ? En annulant la fameuse « super-taxe » à 75 % pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros, les membres du Conseil, saisis par l’UMP, ont fait parler le droit – en faisant surtout de la politique !

 

Le Conseil constitutionnel refuse que la contribution exceptionnelle de solidarité sur les très hautes rémunérations touche les individus, puisque l’impôt sur le revenu concerne les foyers fiscaux : dont acte. Mais en retoquant l’une des seules mesures en rupture avec les politiques passées, les sages ont provisoirement enterré l’une des promesses les plus emblématiques de François Hollande.

 

Souvenons-nous. Ce projet phare et symbolique avait été annoncé sans réelle préparation en février 2012, autant pour se démarquer du bouclier fiscal sarkozyste que pour répondre à la vague rouge de la campagne du Front de gauche.

 

Le futur ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, était tombé de l’armoire et n’hésitait pas à dire tout le mal qu’il pensait de l’idée. Cette proposition était un marqueur de gauche, l’un des plus importants, l’un des plus clivants. Le président voulait respecter cet engagement. C’est assez rare pour ne pas le signaler.

 

Sans surprise, la droite jubile, le Medef parle 
de « soulagement ». Quant au président de la Ligue 
de football professionnel, Frédéric Thiriez, laissons-le 
à sa « belle et indispensable victoire », comme il dit. 
À l’évidence, les élémentaires notions républicaines d’égalité et de solidarité se sont totalement dissoutes dans le fantasme des budgets qataris et de l’argent- roi... Jean-Marc Ayrault, c’est une chance, a annoncé qu’« un nouveau dispositif » serait prochainement mis en place. Mais quand ? Et à quelles conditions ? Au passage, prenons les devants. Les membres du Conseil constitutionnel se réservent le droit d’examiner « le caractère confiscatoire » d’un super-impôt, une menace à peine voilée de nouvelle censure. Mais au nom de quoi définiraient-ils des taux d’imposition jugés « acceptables » et en condamneraient-ils d’autres qualifiés de « confiscatoires » ? À ce tarif, ces messieurs auraient assurément embastillé un certain Roosevelt (bien connu pour ses idées marxistes !), coupable d’avoir imposé les riches Américains à 90 % !

 

Qu’en dira le chef de l’État, lors de ses vœux aux Français ? Au prétexte qu’il n’y aurait « pas d’urgence », quelques proches l’invitent à « laisser tomber » cette mesure. Autant dire que nous serons attentifs pour évaluer son degré d’implication. 
S’il renonce, une fois encore, le signal sera terrible et 
les idéologues de droite et de la finance déboucheront 
le champagne. Il n’y avait déjà pas grand-chose dans 
la réformette fiscale du gouvernement, pour le coup 
il n’en resterait rien sinon la chronique d’un prévisible et pathétique échec... Le courage de gauche, ce serait d’engager une véritable révolution fiscale, avec une taxation des revenus du capital au même niveau que ceux du travail, avec un impôt plus progressif jusqu’aux tranches supérieures, avec l’instauration d’un revenu maximal par an, comme le propose le Front de gauche. La bataille est-elle perdue ? Non, elle recommence. 
C’est à l’avènement d’un véritable changement que vont 
nos vœux pour l’année nouvelle. Des vœux de luttes !

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 15:40
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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 05:39

Conseil régional d’Auvergne

Session budgétaire des 17-18 et 19 décembre 2012

 

Groupe Front de gauche

 

Intervention d’Eric DUBOURGNOUX,

 

Président du groupe

 

 

Monsieur le Président,

 

Mesdames et messieurs les conseillers,

 

Il y a un an, ici même à l’occasion du vote du budget 2012, notre groupe, chiffrait le montant

 

des sommes dues par l’Etat à notre collectivité : 30 millions d’euros du fait des non

 

compensations financières des lois de décentralisation et de la suppression de la TP.

 

Nous avions anticipé la redistribution solidaire qu’aurait dû permettre un changement de

 

majorité gouvernementale et parlementaire et la dynamique qu’elle aurait offerte à notre

 

politique en faveur des jeunes, de l’emploi, des transports et de la formation professionnelle.

 

Un an après, nous constatons à regret que la soumission à la loi de l’argent reste la ligne

 

conductrice de la politique gouvernementale. Certes, quelques timides avancées fiscales ont

 

permis de combler un peu le fossé des inégalités creusé par la droite. Une droite qui,

 

publiquement, fait mine de fustiger la politique actuelle alors que, hors micros et caméras, elle

 

en reconnaît les vertus austéritaires. Et que dire de la réaction de Mme Parisot se félicitant

 

ouvertement du bon sens gouvernemental après l’annonce des 20 milliards de cadeaux aux

 

entreprises pour soi-disant relancer leur compétitivité. Mais, malheureux concours de

 

circonstance pour elle, puisque dans le même temps, les prescripteurs les plus zélés de

 

l’austérité que sont le FMI, la BCE ou l’OCDE reconnaissent benoîtement que leur potion

 

libérale n’apporte aucune solution et qu’au contraire, elle amplifie la récession.

 

Dans ces conditions, commente interpréter les renoncements successifs de F. Hollande et JM.

 

Ayrault chaque fois que le MEDEF fait trembler les murs de Matignon pour défendre ses

 

privilèges. Après la capitulation navrante face l’opération des pigeons, l’épisode éphémère de

 

la nationalisation de Florange, est révélatrice de cette soumission aux forces de l’argent qui

 

fait tant de mal au peuple et qui tue l’espoir du changement.

 

Avec le renfort d’une pléiade d’experts médiatiques, tous les docteurs en austérité se sont

 

mobilisés pour tenter, au bluff et sans aucun argument, de nous faire croire que la

 

nationalisation était une décision d’un autre temps. Cette nationalisation aurait pourtant été un

 

acte politique fort et courageux pour sortir la filière sidérurgique de l’ornière financière dans

 

laquelle l’a enfoncée Monsieur Mitall. C’est ce courage qui caractérise l’action des militants

 

et des parlementaires du Front de Gauche pour que soient votées des lois conformes aux

 

besoins et aux attentes des Français. Ils ont en permanence l’oreille gauche attentive aux

 

souffrances populaires quand malheureusement l’oreille droite du gouvernement se nourrit du

 

poison libéral instillé par Mme Parisot.

 

L’Allemagne si souvent citée en exemple le prouve, c’est bien la capacité industrielle d’un

pays qui structure son économie. Ne laissons donc pas la France se transformer en friche

 

industrielle. Conformément au discours du candidat Hollande au Bourget en janvier dernier, la

 

gauche doit briser les logiques meurtrières des marchés financiers et engager une politique de

 

relance de l’activité, de hausse du pouvoir d’achat et d’investissement public. Le budget de la

 

Nation pour 2013 n’en prend pas le chemin et continue d’exiger des ménages les efforts

 

fiscaux les plus importants pour satisfaire la rente et la finance. Et pourtant, c’est bien le coût

 

du capital et de la finance qui saigne notre économie et qui propage le chômage et non les

 

cotisations sociales : 309 milliards d’un côté en dividendes et en intérêts servis aux

 

actionnaires et aux banques pour alimenter le parasitisme financier contre 145 milliards de

 

l’autre pour assurer l’accès à la couverture sociale. Alors, l’équation est simple pour la

 

gauche : ou elle choisit la finance ou elle choisit le peuple.

 

Quant aux collectivités territoriales, elles vont continuer de régler l’addition alors qu’elles ne

 

pèsent que pour 9% dans la dette de l’Etat alors qu’elles réalisent 72% de l’investissement

 

public. Sans une réforme fiscale courageuse qui taxe enfin la finance, elles seront étranglées

 

et ne joueront plus le rôle décisif qui est le leur rôle dans l’économie du pays. D’ailleurs, notre

 

région est contrainte de revoir à la baisse ses ambitions pour rentrer dans le moule de

 

l’austérité.

 

Dénoncée par toute la gauche, il y a seulement un an, la perte d’autonomie fiscale de la

 

Région est toujours d’actualité.

 

Certes, nous savions bien que la politique nationale n’aurait pas d’effets immédiats sur les

 

capacités budgétaires de notre collectivité mais nous sommes très inquiets des orientations

 

fiscales du gouvernement qui refusent de s’attaquer aux logiques libérales qui ont plongé les

 

collectivités dans la situation d’aujourd’hui. Plutôt que courber l’échine et se réjouir de la note

 

attribuée par les agences de notation à notre région, il serait plus efficace de dénoncer la

 

désolation, la pauvreté et la récession qu’elles répandent à travers l’Europe en exigeant des

 

États une austérité suicidaire.

 

Pour ce qui est du budget régional que nous allons voter, nous reconnaissons dans plusieurs

 

programmes la prise en compte des propositions défendues par les conseillers régionaux de

 

notre groupe. Ainsi, le FIAD a permis de limiter les effets d’aubaine en privilégiant les

 

avances remboursables plutôt que les subventions. Les priorités données à l’innovation et les

 

critères sociaux et environnementaux ont limité le saupoudrage clientéliste à l’oeuvre durant

 

de longues années et le fait de conditionner nos aides à l’intervention bancaire a amplifié

 

l’efficacité de notre intervention. Quant au bouquet de service, trop méconnu encore dans les

 

bassins d’emplois, il est de nature à répondre aux nombreuses difficultés des TPE qui n’ont

 

pas le recul nécessaire pour anticiper les évolutions auxquelles elles sont confrontées et qui

 

les plongent le plus souvent dans de graves difficultés. Néanmoins, nous avons noté certaines

 

ambiguïtés sur le rapport complémentaire dans le cadre des soutiens financiers spécifiques.

 

Pourquoi exclure les entreprises de moins de 20 salariés et laisser la porte ouverte à celles de

 

plus de 250 ? Pourquoi ne pas mentionner clairement que nous n’interviendrons que sous

 

forme d’avances remboursables ?

 

En ce qui concerne la formation professionnelle, nous nous félicitons de la création de cet

 

outil de service public qu’est le SIEG et qui permettra d’atténuer les effets négatifs de

 

l’ouverture à la concurrence que plus personne ne conteste aujourd’hui. Nous sommes

 

également en harmonie avec la politique de la jeunesse et nous apprécions très positivement la

 

priorité donnée à la formation dans le cadre de la modification des aides aux clubs sportifs de

 

haut niveau.

 

Enfin, concernant l’avant-projet de loi de décentralisation, dans le chapitre consacré aux

 

transports il est envisagé un transfert massif de l’organisation des dessertes vers les régions.

 

Pour notre territoire, les lignes Montluçon/Paris et Clermont/Béziers seraient concernées. A

 

charge des régions de financer le service si elles le souhaitent… ou surtout si elles en ont les

 

moyens.

 

Ainsi, quelques présidents de région, MM Rousset et Queyrane entre autres, se comportent en

 

véritables lobbyistes d’un nouveau féodalisme régional. Ils seraient bien plus inspirés de se

 

mobiliser pour obtenir la création d’une recette pérenne pour financer le service TER plutôt

 

qu’anticiper la future loi de décentralisation dont les premières orientations sont aussi

 

inquiétantes que contradictoires. En effet, derrière le prétexte du millefeuille, il n’y a en

 

réalité qu’une feuille dans le viseur de cet avant-projet, la feuille de la République, garante de

 

l’égalité des territoires et des citoyens. En effet, la République est considérée comme un frein

 

pour les marchés financiers et les pourfendeurs de l’égalité territoriale. Ceux qui s’en

 

gargarisent dans leurs discours sont les mêmes qui préparent sa mise à mort au prétexte que

 

l’Etat souffre d’un excès de centralisation ou de jacobinisme alors qu’il n’est que la cible

 

permanente du capitalisme.

 

Posons-nous quelques questions simples. Le transfert de l’Etat vers les collectivités de

 

l’ensemble du secteur de la formation et de l’orientation est-il un progrès ou un coup porté à

 

la République ? La régionalisation de l’orientation scolaire au sein d’un service public

 

territorialisé regroupant les missions locales, les points infos jeunes, le pôle emploi est-il le

 

meilleur symbole d’une République une et indivisible ? Bien entendu, nous aurons l’occasion

 

de revenir sur ce débat. Nous le ferons avec responsabilité et avec ténacité pour que ce

 

rendez-vous législatif ne s’inscrive pas dans la continuité de la réforme territoriale du

 

précèdent gouvernement.

 

Monsieur le président, dans un entretien accordé à notre quotidien régional le 11 décembre

 

dernier, vous avez affirmé votre volonté de trouver un compromis budgétaire entre le possible

 

et le souhaitable. Le groupe Front de gauche vous invite plutôt, et il vous soutiendra, à rendre

 

possible ce qui est souhaitable pour que l'Auvergne dispose enfin des moyens nécessaires

 

pour son développement et pour répondre aux besoins des Auvergnats.

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 17:28

Pétition - L’hiver arrive : tout le monde doit pouvoir se chauffer !

 

Se chauffer est devenu un luxe, choisir entre l’éclairage, la cuisine, et les loisirs multimédias une contrainte de plus en plus courante. Particulièrement pour les 8 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Pour elles pas de droit à l’énergie.

Dans le même temps, la facture énergétique de tous les ménages va encore augmenter. Cela nous touchera tous, fragilisant la majeure partie d’entre nous.

A deux jours du début de l’hiver, les parlementaires du front de gauche réitèrent leur demande d’adoption immédiate de la proposition de loi relative à l’urgence sociale en matière énergétique, nous appelons l’ensemble des citoyens à soutenir cette démarche, premier pas vers la garantie d’un droit à l’énergie pour tous.

 

  • Pour l’extension et l’augmentation des tarifs sociaux

  •  Pour l’interdiction des coupures et des résiliations de contrat de fourniture d’énergie

  • Pour un service public de l’énergie assurant sur l’ensemble du territoire une tarification unique et une réelle péréquation

  • Pour une transition énergétique durable et sociale

 

>> Je signe la pétition ci-dessous

 

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BRUNO FORNACIARI

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