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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 22:09
2012, l'année de tous les espoirs à gauche du ps

© Reuters Par Chine Labbé

PARIS (Reuters) - 2012 a été l'année de tous les espoirs pour la gauche de la gauche, portée par une campagne présidentielle flamboyante, le score à deux chiffres de Jean-Luc Mélenchon et les déceptions liées à la politique de la majorité socialiste.

Mais le Front de gauche est entré en fin d'année dans une phase incertaine, des tiraillements se faisant jour entre un Jean-Luc Mélenchon qui multiplie les attaques frontales contre le gouvernement socialiste, et un Parti communiste qui a certes refusé d'y participer, mais se situe dans la majorité.

"C'est un moment qui n'est pas évident à passer", souligne Stéphane Rozès, président de Cap.

"Pendant la campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a su faire synthèse entre une gauche anticapitaliste et une gauche antilibérale, une gauche de gouvernement et une gauche protestataire, une gauche républicaine et une gauche différentialiste. Mais hors de ce creuset présidentiel, ce sont plutôt les tendances centrifuges qui s'expriment", ajoute-t-il.

Animal politique, Jean-Luc Mélenchon place pendant la campagne la barre à gauche toute et "remet le rouge à la mode".

Dans ses meetings, il convoque l'histoire révolutionnaire et entonne l'Internationale. Costume sombre, chemise blanche et cravate rouge, il investit les grandes places du pays, et multiplie les succès de foule, attirant jusqu'à 120.000 personnes le 18 mars place de la Bastille, à Paris.

Alors que François Hollande peine à susciter l'enthousiasme, Jean-Luc Mélenchon "fait rêver", jugent les analystes.

En mars, après que le candidat socialiste eut évoqué une taxe à 75% pour les revenus supérieurs à un million d'euros par an et un "coup de pouce" au smic, le tribun de "l'autre gauche" se félicite d'une "mélenchonisation" des esprits.

Porté par des sondages qui font de lui le potentiel "troisième homme" de la présidentielle, il se fixe comme objectif de passer devant la présidente du Front national.

TIRAILLEMENTS ENTRE PCF ET PG

Mais s'il réussit à siphonner une partie de l'électorat d'extrême gauche, et à atteindre un score à deux chiffres avec 11,1% des voix, le soir du 22 avril, la déception est grande parmi ses soutiens. Eliminé, il arrive loin derrière Marine Le Pen, signe que sa stratégie "Front contre Front" a échoué.

Pourtant, il persiste et décide d'aller affronter la présidente du Front national à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais.

Entre lui et celle qu'il qualifie de "chauve-souris", "semi-démente" ou encore "yéti de la politique" française, s'engage alors une bataille hautement médiatique qui éclipse les autres candidats de la gauche de la gauche.

Accusé d'être un parachuté, Jean-Luc Mélenchon fait de ces législatives un test national. Mais la "revanche" a un goût amer. Dans cette ville dont Marine Le Pen a fait son laboratoire, il est encore une fois éliminé dès le premier tour.

"Elle court devant, je cours derrière, je cours plus vite, je finirai par la rattraper", veut croire Jean-Luc Mélenchon.

Mais nombreux sont ceux qui, jusque dans ses partisans, remettent en question sa stratégie. Au lendemain des élections législatives, le Front de gauche perd 9 sièges dans la nouvelle Assemblée, et son leader se voit privé de tribune nationale.

Dans ce contexte, les tiraillements entre Parti communiste (PCF) et Parti de gauche refont surface.

Officiellement, le Front de gauche est toujours en ordre de marche. Il tient pour la première fois en 2012 ses propres universités d'été, mène la fronde contre le traité européen et prévoit une grande campagne contre l'austérité en janvier 2013.

Mais les discussions sur sa structure, notamment la question des adhésions directes chère au Parti de gauche, stagnent. Au PCF, on reconnaît l'existence de "nuances" sur la "posture" à adopter au sein de la coalition électorale.

Fin juin, les communistes décident de ne pas participer au gouvernement de Jean-Marc Ayrault, mais promettent une attitude "constructive", ce qui n'empêche pas les sénateurs communistes de fragiliser la majorité dont ils estiment faire partie, en bloquant plusieurs de ses textes.

Jean-Luc Mélenchon multiplie de son côté les échanges musclés avec un gouvernement qu'il qualifie de "plan-plan", ce qui lui vaut le titre de "meilleur opposant" à François Hollande, devant des personnalités de droite et d'extrême droite.

"Il y a clairement deux lignes de force à l'intérieur du Front de gauche", souligne Stéphane Rozès. "Le PC est dans une sorte de réalisme, non pas sur le fond mais dans l'attitude à adopter à l'égard du PS et du gouvernement, et Mélenchon a une attitude plus flamboyante, plus romantique, plus tonitruante", ajoute-t-il.

"RÉÉQUILIBRAGE"

Depuis septembre, chaque parti organise ses propres événements et prépare son propre congrès, qui aura lieu en février pour le PCF et fin mars pour le PG.

Malgré une forte présence médiatique, l'écho de Jean-Luc Mélenchon s'affaiblit, et un "rééquilibrage" s'opère en faveur du Parti communiste, observent des politologues.

Après plus de trois décennies de déclin continu, le PCF enregistre 6.500 nouvelles adhésions en 2012 - pour 134.000 adhérents au total contre 12.000 pour le Parti de gauche- et grimpe jusqu'à 32% de bonnes opinions en septembre, son plus haut niveau depuis huit ans, avant de redescendre à 23% en décembre, d'après un baromètre TNS Sofres pour Le Figaro.

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, qui a entamé un bras de fer avec le gouvernement au Sénat, s'imposant ainsi sur le devant de la scène médiatique, évoque un "communisme de nouvelle génération".

Sans rôle officiel, la présidence du Conseil national du Front de gauche lui ayant été refusée par le PCF, Jean-Luc Mélenchon veut de son côté imposer l'idée d'une majorité alternative dont il pourrait être le Premier ministre.

Celui dont la hantise est "de ne pas se laisser enfermer dans un coin", développe une nouvelle philosophie politique, "l'écosocialisme", et veut attirer à lui tous les déçus du "hollandisme", des écologistes à l'aile gauche du PS.

Une amorce de dialogue se fait en fin d'année, sous l'égide de la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann et de son club de réflexion "Gauche Avenir". "Nous pensons qu'il y a des alternatives à gauche, et nous restons convaincus que l'union est un combat", dit-elle.

Mais avec une cote de popularité qui baisse dans les sondages, de 46% en mai à 29% en décembre, selon un baromètre TNS Sofres pour Le Figaro Magazine, Jean-Luc Mélenchon apparaît de moins en moins comme le rassembleur de la présidentielle.

Regrettant "l'outrance du verbe" mais aussi une "dérive gauchisante", le co-fondateur du Parti de gauche, et son seul député, claque la porte en décembre de la formation qu'il a créée en 2008 avec Jean-Luc Mélenchon.

"L'objectif est d'ouvrir une alternative. Pas de créer une organisation condamnée à la minorité", explique Marc Dolez dans les colonnes de Libération, précisant qu'il restera un militant du Front de gauche. "Ne donnons pas l'impression que l'adversaire du Front de gauche c'est le PS."

Edité par Yves Clarisse

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 14:06

Politique - le 31 Décembre 2012

Editorial Par Jean-Emmanuel Ducoin

Tous nos vœux de luttes à François Hollande!

Voeux de lutte

 

L'Edito de Jean-Emmanuel Ducoin. 
"Si François Hollande renonce à une nouvelle taxe à 75% sur les très hauts revenus, une fois encore, le signal sera terrible et 
les idéologues de droite et de la finance déboucheront 
le champagne."


Ainsi donc, le Conseil constitutionnel a volé au secours des très riches. Eu égard à 
la composition ultra-conservatrice dudit Conseil, pas de quoi s’étonner. On pourrait même en rire : les sages sont à la République ce que les boursiers sont 
à l’argent. Mais comment s’amuser d’un épisode aussi lamentable qu’ambigu alors que la France vit l’une des crises sociales les plus épouvantables de son histoire contemporaine ? En annulant la fameuse « super-taxe » à 75 % pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros, les membres du Conseil, saisis par l’UMP, ont fait parler le droit – en faisant surtout de la politique !

 

Le Conseil constitutionnel refuse que la contribution exceptionnelle de solidarité sur les très hautes rémunérations touche les individus, puisque l’impôt sur le revenu concerne les foyers fiscaux : dont acte. Mais en retoquant l’une des seules mesures en rupture avec les politiques passées, les sages ont provisoirement enterré l’une des promesses les plus emblématiques de François Hollande.

 

Souvenons-nous. Ce projet phare et symbolique avait été annoncé sans réelle préparation en février 2012, autant pour se démarquer du bouclier fiscal sarkozyste que pour répondre à la vague rouge de la campagne du Front de gauche.

 

Le futur ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, était tombé de l’armoire et n’hésitait pas à dire tout le mal qu’il pensait de l’idée. Cette proposition était un marqueur de gauche, l’un des plus importants, l’un des plus clivants. Le président voulait respecter cet engagement. C’est assez rare pour ne pas le signaler.

 

Sans surprise, la droite jubile, le Medef parle 
de « soulagement ». Quant au président de la Ligue 
de football professionnel, Frédéric Thiriez, laissons-le 
à sa « belle et indispensable victoire », comme il dit. 
À l’évidence, les élémentaires notions républicaines d’égalité et de solidarité se sont totalement dissoutes dans le fantasme des budgets qataris et de l’argent- roi... Jean-Marc Ayrault, c’est une chance, a annoncé qu’« un nouveau dispositif » serait prochainement mis en place. Mais quand ? Et à quelles conditions ? Au passage, prenons les devants. Les membres du Conseil constitutionnel se réservent le droit d’examiner « le caractère confiscatoire » d’un super-impôt, une menace à peine voilée de nouvelle censure. Mais au nom de quoi définiraient-ils des taux d’imposition jugés « acceptables » et en condamneraient-ils d’autres qualifiés de « confiscatoires » ? À ce tarif, ces messieurs auraient assurément embastillé un certain Roosevelt (bien connu pour ses idées marxistes !), coupable d’avoir imposé les riches Américains à 90 % !

 

Qu’en dira le chef de l’État, lors de ses vœux aux Français ? Au prétexte qu’il n’y aurait « pas d’urgence », quelques proches l’invitent à « laisser tomber » cette mesure. Autant dire que nous serons attentifs pour évaluer son degré d’implication. 
S’il renonce, une fois encore, le signal sera terrible et 
les idéologues de droite et de la finance déboucheront 
le champagne. Il n’y avait déjà pas grand-chose dans 
la réformette fiscale du gouvernement, pour le coup 
il n’en resterait rien sinon la chronique d’un prévisible et pathétique échec... Le courage de gauche, ce serait d’engager une véritable révolution fiscale, avec une taxation des revenus du capital au même niveau que ceux du travail, avec un impôt plus progressif jusqu’aux tranches supérieures, avec l’instauration d’un revenu maximal par an, comme le propose le Front de gauche. La bataille est-elle perdue ? Non, elle recommence. 
C’est à l’avènement d’un véritable changement que vont 
nos vœux pour l’année nouvelle. Des vœux de luttes !

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 14:40
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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 04:39

Conseil régional d’Auvergne

Session budgétaire des 17-18 et 19 décembre 2012

 

Groupe Front de gauche

 

Intervention d’Eric DUBOURGNOUX,

 

Président du groupe

 

 

Monsieur le Président,

 

Mesdames et messieurs les conseillers,

 

Il y a un an, ici même à l’occasion du vote du budget 2012, notre groupe, chiffrait le montant

 

des sommes dues par l’Etat à notre collectivité : 30 millions d’euros du fait des non

 

compensations financières des lois de décentralisation et de la suppression de la TP.

 

Nous avions anticipé la redistribution solidaire qu’aurait dû permettre un changement de

 

majorité gouvernementale et parlementaire et la dynamique qu’elle aurait offerte à notre

 

politique en faveur des jeunes, de l’emploi, des transports et de la formation professionnelle.

 

Un an après, nous constatons à regret que la soumission à la loi de l’argent reste la ligne

 

conductrice de la politique gouvernementale. Certes, quelques timides avancées fiscales ont

 

permis de combler un peu le fossé des inégalités creusé par la droite. Une droite qui,

 

publiquement, fait mine de fustiger la politique actuelle alors que, hors micros et caméras, elle

 

en reconnaît les vertus austéritaires. Et que dire de la réaction de Mme Parisot se félicitant

 

ouvertement du bon sens gouvernemental après l’annonce des 20 milliards de cadeaux aux

 

entreprises pour soi-disant relancer leur compétitivité. Mais, malheureux concours de

 

circonstance pour elle, puisque dans le même temps, les prescripteurs les plus zélés de

 

l’austérité que sont le FMI, la BCE ou l’OCDE reconnaissent benoîtement que leur potion

 

libérale n’apporte aucune solution et qu’au contraire, elle amplifie la récession.

 

Dans ces conditions, commente interpréter les renoncements successifs de F. Hollande et JM.

 

Ayrault chaque fois que le MEDEF fait trembler les murs de Matignon pour défendre ses

 

privilèges. Après la capitulation navrante face l’opération des pigeons, l’épisode éphémère de

 

la nationalisation de Florange, est révélatrice de cette soumission aux forces de l’argent qui

 

fait tant de mal au peuple et qui tue l’espoir du changement.

 

Avec le renfort d’une pléiade d’experts médiatiques, tous les docteurs en austérité se sont

 

mobilisés pour tenter, au bluff et sans aucun argument, de nous faire croire que la

 

nationalisation était une décision d’un autre temps. Cette nationalisation aurait pourtant été un

 

acte politique fort et courageux pour sortir la filière sidérurgique de l’ornière financière dans

 

laquelle l’a enfoncée Monsieur Mitall. C’est ce courage qui caractérise l’action des militants

 

et des parlementaires du Front de Gauche pour que soient votées des lois conformes aux

 

besoins et aux attentes des Français. Ils ont en permanence l’oreille gauche attentive aux

 

souffrances populaires quand malheureusement l’oreille droite du gouvernement se nourrit du

 

poison libéral instillé par Mme Parisot.

 

L’Allemagne si souvent citée en exemple le prouve, c’est bien la capacité industrielle d’un

pays qui structure son économie. Ne laissons donc pas la France se transformer en friche

 

industrielle. Conformément au discours du candidat Hollande au Bourget en janvier dernier, la

 

gauche doit briser les logiques meurtrières des marchés financiers et engager une politique de

 

relance de l’activité, de hausse du pouvoir d’achat et d’investissement public. Le budget de la

 

Nation pour 2013 n’en prend pas le chemin et continue d’exiger des ménages les efforts

 

fiscaux les plus importants pour satisfaire la rente et la finance. Et pourtant, c’est bien le coût

 

du capital et de la finance qui saigne notre économie et qui propage le chômage et non les

 

cotisations sociales : 309 milliards d’un côté en dividendes et en intérêts servis aux

 

actionnaires et aux banques pour alimenter le parasitisme financier contre 145 milliards de

 

l’autre pour assurer l’accès à la couverture sociale. Alors, l’équation est simple pour la

 

gauche : ou elle choisit la finance ou elle choisit le peuple.

 

Quant aux collectivités territoriales, elles vont continuer de régler l’addition alors qu’elles ne

 

pèsent que pour 9% dans la dette de l’Etat alors qu’elles réalisent 72% de l’investissement

 

public. Sans une réforme fiscale courageuse qui taxe enfin la finance, elles seront étranglées

 

et ne joueront plus le rôle décisif qui est le leur rôle dans l’économie du pays. D’ailleurs, notre

 

région est contrainte de revoir à la baisse ses ambitions pour rentrer dans le moule de

 

l’austérité.

 

Dénoncée par toute la gauche, il y a seulement un an, la perte d’autonomie fiscale de la

 

Région est toujours d’actualité.

 

Certes, nous savions bien que la politique nationale n’aurait pas d’effets immédiats sur les

 

capacités budgétaires de notre collectivité mais nous sommes très inquiets des orientations

 

fiscales du gouvernement qui refusent de s’attaquer aux logiques libérales qui ont plongé les

 

collectivités dans la situation d’aujourd’hui. Plutôt que courber l’échine et se réjouir de la note

 

attribuée par les agences de notation à notre région, il serait plus efficace de dénoncer la

 

désolation, la pauvreté et la récession qu’elles répandent à travers l’Europe en exigeant des

 

États une austérité suicidaire.

 

Pour ce qui est du budget régional que nous allons voter, nous reconnaissons dans plusieurs

 

programmes la prise en compte des propositions défendues par les conseillers régionaux de

 

notre groupe. Ainsi, le FIAD a permis de limiter les effets d’aubaine en privilégiant les

 

avances remboursables plutôt que les subventions. Les priorités données à l’innovation et les

 

critères sociaux et environnementaux ont limité le saupoudrage clientéliste à l’oeuvre durant

 

de longues années et le fait de conditionner nos aides à l’intervention bancaire a amplifié

 

l’efficacité de notre intervention. Quant au bouquet de service, trop méconnu encore dans les

 

bassins d’emplois, il est de nature à répondre aux nombreuses difficultés des TPE qui n’ont

 

pas le recul nécessaire pour anticiper les évolutions auxquelles elles sont confrontées et qui

 

les plongent le plus souvent dans de graves difficultés. Néanmoins, nous avons noté certaines

 

ambiguïtés sur le rapport complémentaire dans le cadre des soutiens financiers spécifiques.

 

Pourquoi exclure les entreprises de moins de 20 salariés et laisser la porte ouverte à celles de

 

plus de 250 ? Pourquoi ne pas mentionner clairement que nous n’interviendrons que sous

 

forme d’avances remboursables ?

 

En ce qui concerne la formation professionnelle, nous nous félicitons de la création de cet

 

outil de service public qu’est le SIEG et qui permettra d’atténuer les effets négatifs de

 

l’ouverture à la concurrence que plus personne ne conteste aujourd’hui. Nous sommes

 

également en harmonie avec la politique de la jeunesse et nous apprécions très positivement la

 

priorité donnée à la formation dans le cadre de la modification des aides aux clubs sportifs de

 

haut niveau.

 

Enfin, concernant l’avant-projet de loi de décentralisation, dans le chapitre consacré aux

 

transports il est envisagé un transfert massif de l’organisation des dessertes vers les régions.

 

Pour notre territoire, les lignes Montluçon/Paris et Clermont/Béziers seraient concernées. A

 

charge des régions de financer le service si elles le souhaitent… ou surtout si elles en ont les

 

moyens.

 

Ainsi, quelques présidents de région, MM Rousset et Queyrane entre autres, se comportent en

 

véritables lobbyistes d’un nouveau féodalisme régional. Ils seraient bien plus inspirés de se

 

mobiliser pour obtenir la création d’une recette pérenne pour financer le service TER plutôt

 

qu’anticiper la future loi de décentralisation dont les premières orientations sont aussi

 

inquiétantes que contradictoires. En effet, derrière le prétexte du millefeuille, il n’y a en

 

réalité qu’une feuille dans le viseur de cet avant-projet, la feuille de la République, garante de

 

l’égalité des territoires et des citoyens. En effet, la République est considérée comme un frein

 

pour les marchés financiers et les pourfendeurs de l’égalité territoriale. Ceux qui s’en

 

gargarisent dans leurs discours sont les mêmes qui préparent sa mise à mort au prétexte que

 

l’Etat souffre d’un excès de centralisation ou de jacobinisme alors qu’il n’est que la cible

 

permanente du capitalisme.

 

Posons-nous quelques questions simples. Le transfert de l’Etat vers les collectivités de

 

l’ensemble du secteur de la formation et de l’orientation est-il un progrès ou un coup porté à

 

la République ? La régionalisation de l’orientation scolaire au sein d’un service public

 

territorialisé regroupant les missions locales, les points infos jeunes, le pôle emploi est-il le

 

meilleur symbole d’une République une et indivisible ? Bien entendu, nous aurons l’occasion

 

de revenir sur ce débat. Nous le ferons avec responsabilité et avec ténacité pour que ce

 

rendez-vous législatif ne s’inscrive pas dans la continuité de la réforme territoriale du

 

précèdent gouvernement.

 

Monsieur le président, dans un entretien accordé à notre quotidien régional le 11 décembre

 

dernier, vous avez affirmé votre volonté de trouver un compromis budgétaire entre le possible

 

et le souhaitable. Le groupe Front de gauche vous invite plutôt, et il vous soutiendra, à rendre

 

possible ce qui est souhaitable pour que l'Auvergne dispose enfin des moyens nécessaires

 

pour son développement et pour répondre aux besoins des Auvergnats.

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 16:28

Pétition - L’hiver arrive : tout le monde doit pouvoir se chauffer !

 

Se chauffer est devenu un luxe, choisir entre l’éclairage, la cuisine, et les loisirs multimédias une contrainte de plus en plus courante. Particulièrement pour les 8 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Pour elles pas de droit à l’énergie.

Dans le même temps, la facture énergétique de tous les ménages va encore augmenter. Cela nous touchera tous, fragilisant la majeure partie d’entre nous.

A deux jours du début de l’hiver, les parlementaires du front de gauche réitèrent leur demande d’adoption immédiate de la proposition de loi relative à l’urgence sociale en matière énergétique, nous appelons l’ensemble des citoyens à soutenir cette démarche, premier pas vers la garantie d’un droit à l’énergie pour tous.

 

  • Pour l’extension et l’augmentation des tarifs sociaux

  •  Pour l’interdiction des coupures et des résiliations de contrat de fourniture d’énergie

  • Pour un service public de l’énergie assurant sur l’ensemble du territoire une tarification unique et une réelle péréquation

  • Pour une transition énergétique durable et sociale

 

>> Je signe la pétition ci-dessous

 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 12:49

Politique - le 15 Décembre 2012

Le gouvernement pas assez de gauche selon des sondages

Selon un sondage BVA, le plan pauvreté présenté cette semaine par le Premier ministre n'a pas convaincu. Y compris à gauche, puisque les sympathisants socialistes sont maintenant une majorité à trouver Hollande « pas assez à gauche ». En cause aussi, la non nationalisation de Florange. Car 3 Français sur 4 sont favorables à une intervention de l'Etat pour empêcher la fermeture des entreprises.


Ce sondage, réalisé pour i<télé et diffusé ce vendredi soir, montre qu'une majorité des Français, 52 %, reste sceptique sur le contenu du plan pauvreté présenté par Jean-Marc Ayrault cette semaine. Ce plan propose entre autres une légère augmentation du RSA, 8000 places d'hébergement d'urgence supplémentaires, une allocation pour les moins de 25 ans en difficulté, un registre pour éviter le surendettement, l’extension de la CMU et un plan distinct pour l'Outre-mer. Lire RSA, hébergement d'urgence, CMU... Les mesures Ayrault contre la pauvreté

 

Ce plan crée de très forts clivages politiques : 78% de soutien à gauche, 17% à droite. Mais les Français interrogés sont de plus en plus nombreux, près d'un tiers, à ne pas trouver le gouvernement assez à gauche, soit + 6 % en un mois. Autre signe, plus de la moitié des Français se disant de gauche, trouvent que François Hollande n'est pas assez à gauche, en hausse de 11 %.

 

En cause principalement la non nationalisation de Florange. Car trois Français sur quatre (75%) sont favorables à une intervention de l'Etat et des pouvoirs publics pour empêcher la fermeture des entreprises en difficulté, selon un sondage Harris Interactive pour L'Humanité Dimanche. Les femmes sont 78% à penser que l'Etat et les pouvoirs publics sont dans leur rôle quand ils tentent d'empêcher la fermeture d'entreprises, contre 72% pour les hommes. Par catégorie d'âge, ce sont les 35-49 ans qui partagent le plus ce jugement, à 80%, tout comme les catégories dites populaires (82%) et les peu ou pas diplômés (83%). A ce sujet : L’impopularité de Hollande et Ayrault renforcée avec Florange

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 09:08

 

Déni de démocratie... ou tentative de manipulation au premier jour d'un important scrutin interne...

Je reçois le 16 juin un document intitulé "Liste des circonscriptions où l'accord est acté avec le parti de Gauche et la Gauche Unitaire". Vérification faite il s'agit bien d'un document officiel sur lequel s'appuient les déclarations de la direction du PCF indiquant qu'un accord est "en bonne voie" et que seules 40 et quelques circoncriptions ne seraient pas attribuées. Ce qui en français veut dire qu'il n'y a aucun accord, on verra à la suite de la prochaine réunion le 2 juillet.

Pourtant il y a plus grave ... Immense est ma surprise d'y trouver pour l'Hérault trois circonscriptions :


Montpellier 1 et 2 et pour l'ouest du département la circonscription n° 5 (Pézénas, Bédarieux, nord Biterrois - Saint Pons).

Dans cette 5 ème circonscription la candidature PCF a rassemblé 3 567 voix, nous plaçant en troisième position derrière le PS et l'UMP.

A aucun moment une telle décision concernant ces trois circonscriptions n'a été prise, ni même envisagée! que ce soit en bureau départemental, au conseil départemental ou à la conférence départementale de mai. Les exigences du PG étant qualifiées à minima de très exagérées.

Représentant le bureau départemental lors d'une réunion des sections de la 5 ème circonscription j'ai bien noté que l'unanimité des présents, opposés ou partisans du Front de Gauche souhaitait une candidature communiste de rassemblement.

Qu'est ce qui est donc "acté"? Plus que jamais c'est au communistes du secteur électoral de décider, et à eux seuls. A bulletin secret comme l'exige l'article 18.3 des statuts.

Personnellement je fais confiance aux adhérents du PCF, y compris pour une candidature extérieure au Parti si les circonstances la rendaient favorable. Mais ma confiance passe par notre vigilance à tous. Assez de marchandages en dehors du contrôle des adhérents.

Paul Barbazange, membre du conseil départemental du PCF de l'Hérault

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 22:23

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Photo DR

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Photo DR

Le secrétaire national du PCF est demain jeudi à Dijon pour une rencontre autour de son livre "Maintenant, prenez le pouvoir". Il sera au siège du parti local (3, place Abbé-Chanlon) à partir de 18 heures. Le « vrai » changement doit venir du peuple de gauche à ses yeux.

Quel est le thème de votre livre ?


« Après la victoire de la gauche au printemps dernier, la réussite du combat pour le changement devait passer par l’implication populaire dans les choix politiques. Tout ce qui se passe depuis le confirme. Ce qui vient de se produire avec Mittal, avec le débat budgétaire, montre que le gouvernement reste aujourd’hui sous la pression des grands groupes, des intérêts financiers, du grand patronat. Ceux qui ont voté pour le changement doivent se mêler dorénavant du débat politique et imposer un nouveau cap au gouvernement. C’est le sens de mon livre. »

 

Le PCF est-il vraiment dans la majorité ?


« Le PCF, comme l’ensemble du Front de gauche, revendique appartenir résolument de cette majorité qui a permis de battre Nicolas Sarkozy. Mais cette majorité doit accepter l’idée qu’elle est traversée par un débat sur les choix politiques à mener.

 

Nous portons des options de rupture très nettes avec les choix de la majorité de droite précédente. Et, pour le moment, la politique gouvernementale n’y répond pas. Dans l’affaire Mittal, le débat n’oppose pas le Front de gauche au reste de la gauche. La position en faveur d’un contrôle public ou d’une entrée de l’État dans le capital, voire de la nationalisation, a été partagée très au-delà des forces de Front de gauche. Il n’y a aucune raison de dire que si nous contestons les choix de gouvernement actuel, nous sommes dans l’opposition. L’opposition, elle est de droite et d’extrême droite. Nous n’avons rien à voir avec celle-ci. »

 

Au Sénat, vous avez rejeté le projet de programmation budgétaire, qu’est-ce qui ne va pas dans ce qui était proposé ?


« La première raison, c’est que nous n’allons pas chercher les recettes fiscales nécessaires. Le gouvernement ne rétablit pas l’ISF dans son intégralité alors que si c’était le cas, nous aurions 900 M€ supplémentaires. Si l’amendement pour les patrons qui se sont appelés « les pigeons » avait été rejeté, nous aurions récupéré 750 M€ de plus. Il faut aller plus loin dans la recherche de nouvelles recettes fiscales contre les dividendes, contre les actifs financiers. Ensuite, comme on ne se donne pas ces marges de manœuvre, nous avons une politique en matière de dépenses très restrictive alors que nous avons besoin d’investissements dans le développement des services publics, des services à la population. Le budget est marqué par un manque d’audace fiscale d’un côté et de l’autre par une logique d’austérité. Avec ça, nous ne sortirons pas de la crise. »

 

Que retenez-vous des sept mois de pouvoir de François Hollande ?


« Le manque de courage face à la finance. François Hollande avait déclaré que pour réussir le changement, il fallait faire la guerre à la finance. Il avait raison, mais pour le moment, cela reste une déclaration d’intention. Au contraire, on a plutôt cédé dans une direction opposée avec le pacte de compétitivité puisque le gouvernement va nous proposer d’adopter — et nous le refuserons — 20 milliards de crédits d’impôt supplémentaires pour les entreprises sans aucune contrepartie. Songez, par exemple, que Mittal, Sanofi, les grands groupes du CAC 40, qui continuent à distribuer des dividendes et licencient en même temps, vont être bénéficiaires du crédit d’impôt. Plus aucun argent public ne doit être distribué à des entreprises si ce n’est pas pour faire reculer les politiques de rentabilité financière et pour développer l’emploi. »

 

Le gouvernement fait-il une vraie politique de gauche ?


« Nous avons voté des lois. Nous voterons pour celle sur le logement, mais dans l’ensemble la politique gouvernementale est plus sociale-libérale que de gauche. »

 

Quelles seraient les conditions pour que des ministres communistes intègrent le gouvernement en cas de remaniement ?


« Il faudrait un changement de cap sérieux de l’ensemble des choix gouvernementaux. »

 

Vous y croyez à ce changement ?


« Le gouvernement n’en prend pas la direction. C’est pourquoi j’en appelle maintenant aux citoyens de gauche qui ont voté pour le changement. Quel que soit leur vote à la présidentielle et aux législatives, ils doivent se mobiliser, faire entendre leur voix, pour demander au gouvernement un vrai changement de politique. Si nous restons dans les rails actuels, il n’y aura ni inversion des courbes du chômage, ni redressement industriel, ni relance des services publics. Il faut une pression contraire à celle qu’organisent maintenant depuis des mois le Medef et les grands patrons. »

 

Pourrait-il y avoir une liste entièrement PCF aux prochaines municipales dans certaines villes, comme à Dijon ?


« Nous sommes loin des élections. Nous irons aux municipales avec la volonté de construire sur des choix de développement de services publics locaux, sur des choix de démocratie locale, sur des choix de rupture avec l’austérité. Avec la volonté aussi de construire des listes de rassemblement les plus larges possible, au-delà même du rassemblement du Front de gauche. La configuration des municipales le permet et nous lançons cet appel à toutes les forces disponibles à gauche. L’heure n’est pas à monter des barrières, mais à travailler à un rassemblement des contenus bien identifiés. Nous allons mener ce débat dans l’année, et nous verrons où nous en serons à la fin 2013 ».

 

Le PCF ne souffre-t-il pas d’un déficit d’image par rapport au Parti de gauche de Mélenchon ?


« Tout montre que l’image du parti communiste s’améliore. Son rôle dans le Front de gauche est reconnu et nous enregistrons énormément d’adhésion, plus de 6 500 cette année. Des jeunes, des militants syndicaux, veulent s’engager en politique et reviennent vers le parti communiste. C’est le signe d’une reconquête. »

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 13:31

les débats parlementaires à l'Assemblée Nationale et au Sénat sur la Sécurité Sociale et le projet de loi de finance, ont fait l'objet de comptes-rendus orientés dans les médias. La plupart ont donné de la position et du vote défavorable des députés et sénateurs communistes et du front de gauche une connotation erronnée. Comme si , PCF et droite pouvaient sceller une alliance. Ils ont l'un l'autre voté contre les dsipostions gouvernementales pour des motofs exactement opposés. Le PCF parce que pas assez à gauche et vla droite parce que pas assez à droite. Donc l'écart est encore plus grand entre les positions de PCF et de la droite que le PS et le gouvernement avec la droite.

Comme l'indique un responsable communiste, il nous faut bien se faire comprendre.

 

Car "A chaque fois que nous nous opposons à un projet de loi, nous avançons des contre-propositions, des solutions pour mettre le cap à gauche. A chaque fois, nous adoptons une attitude de responsabilité pour toute la gauche, on parle pour toutes celles et tous ceux qui ont voulu le changement.

 

Nous ne sommes pas dans une posture comme voudrait le faire croire les médias. André Chassaigne à l’Assemblée et Eliane Assassi au Sénat ont, avec nos parlementaires, expliqué en quoi nos votes n’étaient en rien une alliance avec la droite mais un ancrage pour obtenir le changement de gauche et le faire réussir.

 

Jusqu’à ce jour, le Parti socialiste adopte un comportement d’une très grande étroitesse. Refusant tout débat, alors que ce débat existe à gauche et dans la société (c’est d’ailleurs cette diversité qui a fait gagner la gauche au printemps dernier), le PS reste sur un message qui tourne en boucle depuis le début de la nouvelle mandature : IL N'Y A RIEN A DISCUTER.

 

Plus, il entend donner des leçons sur ce que signifie être de gauche après avoir voté avec la droite le traité Merkozy.

 

Certes nous devons  bien expliquer notre positionnement,et bien faire connaître le contenu de nos propositions, car le traitement médiatique( on pourrait dire idéologique et partisan) des dernières semaines sur nos votes, notamment au Sénat, a pu faire naître de l’incompréhension chez des électrices et des électeurs de gauche qui, tout en regrettant le manque de combativité du gouvernement, veulent aussi que les choses puissent aller dans la bonne direction.

 

Ils ne veulent pas la division, ils veulent la construction pour que les choses avancent dans la bonne direction. C’est ce que nous voulons aussi.

 

C’est la même démarche qui nous amène à voter contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale et à nous abstenir sur le projet de budget pour 2013, budget marqué par quelques efforts et de trop grands reculs.

 

Mais revenons sur des questions où le vote de nos parlementaires a été repéré, commenté et interprété. Le projet de loi sur le financement de la protection sociale comprend des choses positives, comme la prise en charge à 100 % des IVG, mais nous ne pouvons pas accepter le maintien de la loi Bachelot, la poursuite des fermetures de services hospitaliers, de blocs opératoires,  de maternités, de centres IVG. Comment prétendre lutter contre le renoncement aux soins sans prendre la moindre mesure contre les franchises médicales, la fiscalisation des indemnités journalières, le jour de carence décidés par la droite. Comment expliquer que sur la question des recettes à mobiliser pour le financement de la protection sociale, la majorité de gauche au Sénat ne se soit pas rassemblée en 2012 sur des propositions portées ensemble il y a tout juste un an dans la riposte à Sarkozy et Fillon ?

 

Sur le projet de loi de programmation des finances publiques, là encore, nous avons remis sur la table les propositions communes dont la mise en œuvre permettraient de dégager 30 milliards d’euros par le rétablissement complet de l’ISF, la progressivité de l’impôt sur le revenu ou encore la majoration de l’impôt sur les sociétés pétrolières.

 

Face au massacre industriel, nous demandons le dépôt et le vote dans les plus brefs délais de la proposition de loi de suppression des licenciements boursiers, adoptée l’année dernière par les sénateurs PS, Verts et le groupe communiste, républicain et citoyen.

 

Il en va de même pour l’amnistie des syndicalistes et des militants associatifs, la limitation du travail du dimanche déjà adopté par le Sénat l’automne dernier, ou encore pour étendre l’interdiction des expulsions locatives.

 

Voilà qui permettrait, sans tarder, de mettre le cap à gauche.

 

Rappelons enfin que cette nouvelle majorité de gauche avait adopté le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales. Dans le même temps, le ministre de l’Intérieur, personnage clé de ce début de quinquennat, souffle sur des braises dont on connaît les dangers car elles sont là pour écarter la question sociale, pour diviser quand il faudrait au contraire rassembler. Le récépissé policier, n’en parlons plus. Une rupture dans la politique d’immigration menée par la droite ? N’y comptez pas. Une amélioration des conditions d’accueil et d’hébergement des Roms ? Pas davantage. Et quant à l’arrestation et l’extradition d’Aurore Martin pour sa participation à des réunions publiques d’un parti interdit en Espagne mais légal en France, c’est un gouvernement de gauche qui vient de commettre cet acte indigne de nos valeurs républicaines, ce que la droite n’avait pas osé faire. Manuel Valls ferait bien mieux de consacrer son énergie à ce que les lois de la République s’appliquent à la Corse.

 

Voilà quelques arguments qui donnent chair à nos positions et votes. Je ne doute pas que beaucoup d'entre vous pensent aussi qu'il est possible de faire autrement, qu'une autre politique ets possible et qu'elle recueillerait le soutien de beaucoup d'entre nous. Au PCf et au Front de gauche nous ne désarmons pas.

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 09:20
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BRUNO FORNACIARI

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