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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 15:53

communiqué

Motion de censure des gauches et des écologistes

Nous, parlementaires des gauches et écologistes à l’Assemblée nationale, considérons que le deuxième recours à l’article 49-3 de la Constitution, par un gouvernement issu de la gauche, sur un texte portant réforme du Code du travail, est un acte très grave.

Nous ne pouvons accepter cet acte autoritaire confisquant le débat démocratique autour d’un projet de loi pour lequel le Gouvernement n’a pas reçu de mandat de ses électeurs.

Depuis plusieurs mois, les débats autour de ce projet de loi ont provoqué dans notre pays une profonde tension sociale. Comme une majorité des Français, nous nous sommes opposés aux risques graves d’atteinte à notre modèle social que comporte ce texte, à la consécration de l’inversion de la hiérarchie des normes et à la remise en cause du principe de faveur en droit du travail, qui généraliseront la possibilité pour une entreprise de recourir au moins disant social et de réduire le pouvoir d’achat des salariés (par exemple en abaissant la majoration des heures supplémentaires).

Nous nous sommes également opposés à d’autres mesures dangereuses, comme la facilitation des licenciements économiques, les accords dits « offensifs » de développement de l’emploi et la réduction des missions de la médecine du travail, avec un droit à l’inaptitude désormais moins protecteur.

Les parlementaires opposés au projet de loi, ou simplement inquiets de certaines de ses dispositions, ont à de nombreuses reprises ces dernières semaines, et jusqu’au dernier moment, manifesté une volonté de dialogue et de retour à la négociation. La majorité des syndicats ont également exprimé des propositions sérieuses d’évolution du texte.

A l’heure où notre pays traverse une profonde crise démocratique, où le fossé entre les citoyens et les gouvernants ne cesse de se creuser, la réponse de l’exécutif est une brutale fin de non-recevoir. Ce deuxième recours à l’article 49-3 adresse ainsi au pays, à toutes celles et ceux qui se sont mobilisés, le message d’un pouvoir oubliant les valeurs communes. Il prive le Parlement de son droit le plus essentiel : débattre et se prononcer sur un projet de loi portant sur un sujet aussi déterminant pour le quotidien de nos concitoyens que le Code du travail.

Dans ce contexte, la motion de censure que nous déposons se veut une réponse démocratique et responsable, face au coup de force de l’exécutif et au recours inacceptable à cet instrument de contrainte du Parlement qui n’a plus sa place dans une constitution du XXIème siècle.

Laurence Abeille, Sylviane Alaux, Brigitte Allain, Pouria Amirshahi, François Asensi, Isabelle Attard, Danielle Auroi, Philippe Baumel, Laurent Baumel, Huguette Bello, Jean-Pierre Blazy, Michèle Bonneton, Alain Bocquet, Marie-George Buffet, Jean-Jacques Candelier, Fanélie Carrey-Conte, Patrice Carvalho, Nathalie Chabanne, Gaby Charroux, André Chassaigne, Dominique Chauvel, Pascal Cherki, Sergio Coronado, Marc Dolez, Cécile Duflot, Hervé Feron, Aurélie Filippetti, Jacqueline Fraysse, Geneviève Gaillard, Linda Gourjade, Edith Gueugneau, Benoït Hamon, Mathieu Hanotin, Christian Hutin, Serge Janquin, Romain Joron, Régis Juanico, Jérôme Lambert, Jean Lassalle, Christophe Léonard, Jean-Luc Laurent, Noël Mamère, Alfred Marie-Jeanne, Jean-Philippe Nilor, Philippe Noguès, Christian Paul, Michel Pouzol, Patrice Prat, Barbara Romagnan, Jean-Louis Roumegas, Nicolas Sansu, Eva Sas, Gérard Sebaoun, Suzanne Tallard, Thomas Thévenoud, Paola Zanetti

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Même s'il faut féliciter les 56 députés qui se sont engagés sur un texte de censure de gauche, il faut constater que les députés du Front de gauche ne seront pas parvenus, cette fois encore à rassembler les 58 signatures nécessaires pour déposer une motion de censure de gauche. Les députés PS opposés à la loi "El Khomri" et les "frondeurs" n'auront pas fait pencher la balance comme cela eût été possible. Les pressions , les menacent d'exclusions et leurs propres illusions de peser lors de primaires auront eu raison de déclarations intempestives contre la loi, qui s'avèrent être une mascarade. C'est au "pied du mur que l'on voit le maçon" Une nouvelle fois, ils renoncent, le manque de courage et de détermination décevront ceux qui avaient cru en leur parole. Ils doivent savoir qu'ils ne peuvent pas compter sur les socialistes qu'ils soient ex ou frondeurs. Ils doivent compter sur eux-mêmes et tous ceux qui se mobilisent dans ls luttes multiformes pour faire échouer la loi et les politiques d'austérité. Construire une alternative progressiste est la tâche que doivent s'assigner les forces démocratiques en élaborant, avec notre peuple, un socle mesures et d'orientations de progrès économique, social, politique et démocratique.

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 07:53
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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 14:05

"Panama papers": Chassaigne (FG) réclame "la plus grande sévérité"

Le chef de file du Front de gauche à l'Assemblée nationale, André Chassaigne, le 19 novembre 2015 à Paris

afp.com/FRANCOIS GUILLOT

Paris - Le chef de file des députés Front de Gauche, André Chassaigne, a réclamé mardi la "plus grande sévérité" des autorités, au-delà des paroles, pour "s'attaquer aux braqueurs" d'argent public et au "cancer des paradis fiscaux".

S'il a trouvé "réjouissant" les apports de lanceurs d'alerte, "dont le rôle essentiel doit être renforcé", mais aussi des journalistes en l'occurrence, ce député communiste a déploré, lors d'une conférence de presse, "une forme de carence des autorités à agir concrètement sur le cancer des paradis fiscaux".

"On le fait insuffisamment, par manque de courage politique mais aussi, sans doute, en raison de la proximité entre les milieux politiques et financiers", selon lui.

Face à "une spoliation d'argent public et un coup de poignard quotidien contre le pacte républicain", le président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine a appelé à "la plus grande sévérité et fermeté" pour "s'attaquer très fort aux braqueurs d'argent public avec la fraude et l'évasion fiscale".

Pour la seule France, les montants estimés de la fraude et l'évasion fiscale vont de 60 à 80 milliards d'euros par an, "quasiment le déficit annuel" du pays.

Il faut notamment, a plaidé M. Chassaigne, "faire sauter ce fameux +verrou de Bercy+", en vertu duquel des poursuites pénales pour fraude fiscale ne peuvent être engagées que par la commission des infractions fiscales.

Actuellement, le gouvernement préfère se contenter de négocier avec certains contribuables pour récupérer une partie de l'argent, a-t-il déploré. "C'est comme si, à l'auteur du plus grand braquage de banque des dernières années, à Cannes en 2013, on disait +sur les 103 millions, tu nous en rends 80 millions et on te laisse tranquille+", a considéré le chef de file des députés Front de Gauche.

A ceux qui, sur ces sujets, "parlent beaucoup aujourd'hui, montrent leurs muscles, je rappellerai ce vieux proverbe auvergnat +ce n'est pas la vache qui meugle le plus fort qui donne le plus de lait", a conclu cet élu du Puy-de-Dôme.

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 18:41
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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 14:53

Olivier Dartigolles et Isabelle de Almeida, comité de liaison de la primaire de la gauche


« Nous voulons un débat d’idées qui unit »
vendredi 19 février 2016

Déclaration d’Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, et Isabelle de Almeida, présidente du Conseil national, lors de la réunion du comité de liaison de la primaire de la gauche et des écologistes.

« Nous voulons un débat d’idées qui unit »

Nous voulons dire en toute transparence les propositions que le Parti communiste a porté lors de cette réunion pour que progresse et réussisse le processus qui est lancé.

C’est d’abord l’extrême gravité de la situation qui nous motive. Nous entrons dans des temps très compliqués : les perspectives d’une crise financière plus grave encore que celle de 2008, les risques d’un éclatement de l’Europe dans les pires conditions, planent sur nos têtes. Ces menaces s’ajoutent à la crise climatique et à celle du travail secoué par les réponses libérales à la révolution informationnelle.

Jamais comme aujourd’hui notre peuple, le monde du travail et de la création, n’auront eu besoin de réponses de gauche à ces grands enjeux. Et jamais comme aujourd’hui ces réponses de gauche n’ont été autant marginalisées par François Hollande et Manuel Valls. Ils ont confisqué le pouvoir en s’étant affranchi de toute contrainte parlementaire et de leur camp politique. Ils ont signé leur adieu à la gauche.

Le scénario d’ores et déjà installé pour 2017 est celui d’un véritable cataclysme. Si rien ne bouge, c’est un match à trois qui se déroulera dès le premier tour de la présidentielle entre Marine Le Pen, le candidat de la droite et celui du clan Hollande-Valls, et toute autre candidature sera pratiquement disqualifiée du fait du mécanisme de vote utile. C’est dire que les réponses de gauche, les aspirations populaires au changement seraient hors jeu dès le premier tour. Au second tour, il y a fort à penser que ce serait un match entre Le Pen et la droite. Derrière, ne sous estimons pas les dégâts sociaux et politiques pour le pays. Prenons bien la mesure de la rupture démocratique qui s’ensuivrait. Combien de longues années avant que ne puisse commencer à se reconstruire un espoir ! Nous ne pouvons laisser se réaliser ce cauchemar sans réagir.

Nous voulons donc ouvrir dès maintenant une nouvelle voie et nous avons la conviction que c’est réellement possible. Des forces immenses sont aujourd’hui disponibles. Ils sont des millions, les électeurs du Front de gauche, les électeurs écologistes, des électeurs socialistes, à dire aujourd’hui : « ça ne peut plus continuer ainsi ». Ils ont été désorientés, sidérés parfois devant les abandons successifs du président de la République et du gouvernement et ils se sont démobilisés. Mais avec la déchéance de nationalité, avec la casse du code du travail, ils disent : « Maintenant, trop c’est trop ! »

Ces femmes et ces hommes disponibles sont aussi les syndicalistes, les militants associatifs qui pensent que maintenant, il faut qu’ils se mêlent de ces échéances politiques. Ce sont aussi les salariés, les enseignants, les soignants, tous ces travailleurs humiliés par le manque de considération pour leur travail, leur expérience, leurs conditions de vie. Ce sont les millions de chômeurs, de pauvres, méprisés, exclus, montrés du doigt. Les jeunes à qui l’avenir est refusé.

Toutes ces forces en mouvement ou en attente, aujourd’hui trop dispersées, nous voulons aider à les faire converger. C’est ce que nous avons contribué à faire en 2005 lors du referendum sur le traité constitutionnel européen, c’est ce qui nous guidait quand nous avons lancé le Front de Gauche. Nous proposons à toutes les forces du Front de gauche de poursuivre cette démarche dans les conditions inédites d’aujourd’hui qui nous permettent de le faire à une bien plus grande échelle.

Comment ?

Nous ne voulons pas d’une démarche de sommet, nous voulons un peuple acteur.

Il s’agit de relancer une dynamique d’intervention populaire. Nous pensons que le peuple doit investir le processus des primaires de gauche pour qu’il réussisse. C’est à dire pour parvenir à faire émerger, pour l’élection présidentielle une candidature commune qui bouscule la donne, qui relance une gauche de rupture avec la politique suivie depuis 2012, de rupture avec l’austérité et les recettes libérales. Et une gauche qui créé la surprise et gagne.

Nous proposons dans un premier temps l’élaboration citoyenne d’une plate-forme commune qui soit le socle d’entrée de la primaire pour les candidates et les candidats comme pour les électrices et électeurs. Les candidats acceptant ce mandat populaire, débattraient publiquement en exposant leurs propositions pour le mettre en œuvre. Le choix des citoyens se porterait alors sur le candidat le mieux à même selon eux, par ses engagements de réaliser ce mandat populaire. De bout en bout, ce processus est celui du débat et d’un choix d’idées et de contenus et jamais un simple casting. Tout ce qui nourrirait le présidentialisme condamne à l’échec.

Nous ne voulons pas d’une bataille de personnes qui divise, nous voulons un débat d’idées qui unit.

Nous proposons de réfléchir ensemble aux outils pour l’élaboration collective et citoyenne de cette plate-forme. Pour ce qui concerne les communistes nous prendrons des initiatives et nous participerons à tout ce qui s’inscrit dans cette démarche pour aller à la rencontre des citoyennes et citoyens pour recueillir leurs avis à partir de quelques grandes têtes de chapitre et bâtir avec eux le mandat populaire. Nous formulons ces propositions pour la réussite du processus de primaires de gauche et redonner espoir au pays.

Nous voulons que le maximum de celles et ceux qui souhaitent une candidature de gauche en rupture avec ce qui a été fait depuis 2012, s’investissent dans ce processus collectif. Jean-Luc Mélenchon propose sa candidature. Nous souhaitons que la dynamique que nous engageons le conduise à accepter le cadre collectif sans lequel une candidature de la gauche en rupture avec l’austérité et le libéralisme, n’a aucune chance de succès. Cette démarche que nous voulons impulser, les objectifs de rassemblement gagnant de toutes les forces de gauche et citoyenne que nous visons, ne permet pas dans notre esprit que l’emporte une candidature qui se fixerait l’objectif de poursuivre ce qui a été fait par le président de la République et le gouvernement depuis 2012. Nous avons d’ailleurs bien compris que ni Manuel Valls, ni François Hollande n’expriment l’intention de se plier à l’exercice des primaires.

Nous rendrons compte de nos échange de ce matin au Conseil national du PCF les 5 et 6 mars. Les communistes auront à décider des suites qu’ils voudront donner à ce processus.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, Isabelle De Almeida, Présidente du Conseil national,

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 10:05

Étiquetage/Régionales : Le ministre de l’intérieur récidive dans la manipulation politicienne

En mars dernier, lors des élections départementales, le ministre de l’intérieur avait été pris en flagrant délit de manipulation des étiquettes politiques des candidats. Fort de cette mauvaise expérience, nous avons interpellé par écrit le ministre, qui n'y a d'ailleurs jamais répondu.

C'est avec stupeur et indignation que nous avons pris connaissance de l’étiquetage des listes aux élections régionales. Il récidive dans la manipulation politicienne, l’arbitraire et le fait du prince : ainsi les listes de Front de gauche dans les Pays de la Loire et le Centre sont qualifiées arbitrairement de listes communistes, alors qu’aucune liste comportant des composants du Front de gauche ne leur est opposée. En PACA et Midi-Pyrénées-Languedoc Roussillon, les listes de rassemblement entre EELV et le Front de gauche sont dénommés bizarrement VECG. Dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie le ministère a décrété que le PCF, Ensemble et République & Socialisme, ne faisaient plus partie du Front de gauche et que leur liste était communiste. En Rhône-Alpes-Auvergne, c’est le PCF qui se voit exclu du Front de Gauche sur ordre de monsieur Cazeneuve et la présence de MRC est ignorée. L’engagement de citoyens investis dans la vie de la cité, de syndicalistes et d’associatifs est totalement méprisé par la classification du ministère.

Cerise sur le gâteau, toutes les listes du PS et de ses partis satellites obtiennent l’étiquette « Union de la gauche » alors qu’elles ne comportent ni les Verts, ni aucune composante du Front de gauche.

Pour redessiner à sa guise le paysage politique français, monsieur Cazeneuve et ses préfets seraient-ils aux ordres de la rue de Solferino plutôt qu’au service de la République ?

Monsieur Cazeneuve tente visiblement de faire perdurer la fiction d’un gauche dominée par l’hégémonie du PS et d’un PCF isolé, mais s’il lui reste un soupçon de souvenir de ses humanités, il devrait se rappeler que “Errare humanum est, perseverare diabolicum”.

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 18:37

Monsieur le Président du Congrès,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mes chers collègues,

Deux jours ont passé et le choc des premières minutes est toujours présent.
Paris, Saint-Denis sa voisine, ont subi des attentats les plus violents dans notre pays depuis la seconde guerre mondiale.
Des dizaines et dizaines de vies, souvent jeunes, ont été brutalement interrompues. Des centaines de corps ont été meurtris, blessés. Des milliers de citoyens, de femmes, d’hommes, d’enfants, témoins, familles ou proches, sont directement confrontés au malheur.

Après janvier, les terroristes ont à nouveau frappé la France au cœur.
Ce vendredi 13, ce vendredi noir qui marquera l’histoire de notre pays, c’est notre peuple tout entier qui a été agressé de manière aveugle, barbare.

Le massacre du Bataclan, les tueries dans les cafés et restaurants, l’effroi semé au Stade de France, poursuivent un objectif nouveau, celui de toucher nos concitoyennes et nos concitoyens dans leur quotidien, dans leur vie.
Notre jeunesse a payé un lourd tribu dans ce Paris qui, chaque fin de semaine, s’emplit de joie, de bonheur.
« Paris est une fête » écrivait Hemingway. Aujourd’hui, Paris est une tragédie.
A cette tribune de Versailles, mon premier sentiment est donc l’émotion, l’émotion du deuil.

Mes pensées vont donc, avec mes amis du groupe, auprès de ceux qui souffrent aujourd’hui dans leur cœur et dans leur corps. Je tiens à saluer avec force, l’action courageuse des forces de sécurité, leur dévouement à la République. Je tiens à saluer l’action remarquable des services de santé confrontés à une situation inédite et aux pompiers. Encore une fois, ces grands services publics ont fait face et le peuple les remercie.

Notre peuple, c’est une évidence palpable, n’en peut plus de cette menace, de cette angoisse d’un éternel recommencement.

Il veut comprendre, il veut agir pour vivre en paix. Il veut rester uni.

Ce matin, dans les milliers d’établissements scolaires, nos enfants, nos adolescents ont cherché à comprendre, ils ont débattu. Nous, adultes, élus ou non, nous cherchons aussi à comprendre.

Qui compose DAESH ? Qui compose son armée ? Qui sont ces hommes et femmes prêts à mourir pour une cause qui est absurde. Quels sont les chemins qui amènent à devenir des assassins d’une brutalité qui rappellent les heures les plus sombres de l’Humanité ?

Pour combattre un ennemi, il faut le connaître.

Il faut expliquer, montrer les origines géopolitiques, rappeler les responsabilités bien réelles des puissances occidentales avec ses guerres destructrices de l’Irak, de l’Afghanistan, le non-sens de l’intervention en Libye pour bien souligner qu’il ne s’agit pas d’une guerre contre l’islam, mais contre une organisation politique, terroriste.

Agir pour vivre en paix.

Notre peuple veut la sécurité.

Il fallait donc prendre des mesures d’urgence, ce qui a été fait vendredi soir avec raison par le Président de la République. Face à la violence d’attaques multiples, l’Etat d’urgence est aujourd’hui pleinement justifié.

Les forces de police doivent disposer des moyens nécessaires pour réagir avec fermeté et célérité.

Mais comme le disait M. le Premier Ministre lui-même le 13 janvier dernier devant l’Assemblée nationale, « A une situation exceptionnelle doivent répondre des mesures exceptionnelles, mais je le dis avec la même force, poursuivait-il, jamais des mesures d’exception qui dérogeraient aux principes du droit et à nos valeurs ».

C’est à la lumière de vos propos, M. le Premier Ministre, que nous étudierons les futures modifications proposées à la loi de 1955 qui instaura le principe d’état d’urgence.

Renforcer la sécurité dans le respect des libertés publiques sera le principe qui guidera notre appréciation.

N’oublions pas que l’objectif de DAESH est de semer l’effroi pour ébranler notre société et pousser à la remise en cause des principes qui fondent la République. L’objectif de DAESH est donc profondément politique.

Il vient pousser à la confrontation, à la division, et dans ses rêves les plus fous, à la guerre civile. Attention donc à la stigmatisation !

Evitons le piège qui nous est tendu. Ce fait qui fait la force de la France, la France de notre peuple, c’est la Liberté et nous veillerons avec beaucoup d’autres que dans le dur et nécessaire combat qui nous attend, cette liberté demeure au cœur de notre action.

C’est pour ces raisons que nous nous interrogeons sur une prolongation longue et mal définie de l’Etat d’urgence. Protéger notre peuple n’est pas qu’une affaire de lois sécuritaires renforcés. Combien en une décennie ? Pour quelle efficacité ? Par contre, il faut des moyens pour les services publics et là il y a un vrai débat.

Je le disais à la tribune du Sénat le 13 janvier, l’austérité n’est pas compatible avec la guérison de maux terribles qui minent notre société dont cette grave menace terroriste.

Des moyens nouveaux devront être débloqués, c’est une nécessité mais il ne faut pas que cela se fasse au détriment d’autres services publics qui à notre sens sont également indispensables à la résolution des problèmes de radicalisation de certains individus : la justice, la santé et surtout l’éducation nationale et la politique associative.

Le choix des moyens consacrés est donc crucial.

Construire une paix durable dans le monde, en particulier dans le grand moyen Orient.

Notre opinion est sans ambiguïté : il faut détruire DAESH, jeter aux oubliettes de l’histoire ce terrorisme aveugle et sanguinaire.

Mais il faut constater lucidement que ces attaques sans précédent sur Paris signent l’échec de 15 ans de guerre.
La guerre de civilisation de Monsieur Bush en Afghanistan a connu les résultats que l’on sait, la destruction de l’Irak par ce même président, l’opération lybienne sans vision aucune des conséquences. La guerre oubliée du Yemen alimente aussi cette folie meurtrière.

Mon ami Pierre Laurent l’a indiqué hier soir, la coalition internationale est au cœur du problème.

Nous estimons, qu’il faut repenser les choses et rapidement.

Il faut cesser d’agir en ordre dispersé, chacun défendant ses intérêts géopolitiques et malheureusement aussi économiques.

Il faut mettre en place une large coalition internationale sur mandat de l’ONU qui, au-delà du combat contre DAESH, Al Quaida et autres organisations, doit viser la reconstruction de ces régions, le retour au pays des milliers de réfugiés et une coalition sûre d’établir une paix durable dans la région.

Toute intervention sans cette perspective aura les mêmes effets que celle d’hier : le développement du terrorisme.

La logique de guerre, les appels à la vengeance répondent exactement aux objectifs de DAESH.

Nous proposons une logique de paix qui passe par l’élimination de la menace DAESH mais qui place le développement de ces régions, la voie de la démocratie, comme moyen de vaincre définitivement ceux qui se nourrissent de la violence et de la haine.

Je propose avec mon ami André Chassaigne la création d’une Commission parlementaire spéciale pour réévaluer la politique internationale de la France.

La force de notre pays c’est de pouvoir montrer au monde que même plongé dans la douleur notre peuple, son gouvernement poursuivent l’objectif de donner une chance à la paix dans cette région.

La puissance de ce désir de paix, qui animait hier rappelons-le les combattants du nazisme, vie heureuse, s’aimer, travailler, vivre en un mot peut stopper la dérive mortifère qui menace le monde.

C’est cette volonté de paix qui permettra de dépasser l’obstacle des dictatures de la région dont celle de Bachar El Assad. C’est cette volonté de paix, de développement qui peut enfin mettre un terme au conflit israélo palestinien et permettre à ces peuples de vivre dans deux états se respectant et coopérant.

Je l’avais indiqué en Janvier, la violence terroriste révèle les maux de nos sociétés.

Une question me taraude comme en Janvier. Comment des jeunes français ont pu commettre de tels actes, comment ont-ils pu sacrifier leur vie pour tuer, massacrer ?

Bien sûr, il y a le fanatisme, les dérives sectaires, la manipulation, l’absence de culture. Mais il faut ouvrir les yeux, une société comme la nôtre, mais c’est vrai aussi dans de nombreux autres pays, où l’argent est érigé en valeur absolue au détriment du travail, alors que les inégalités croissent année après année, cette société ne peut que générer de l’exclusion, de la violence.

Le vivre ensemble qui nous est cher, qui est au cœur de la République a un prix. Il faut réorienter les immenses richesses vers l’épanouissement humain.

L’école, l’éducation, ce sera ma conclusion doit être cette école de la Démocratie. De grands moyens doivent être dégagés pour mener cette guerre utile fondamentale, celle de la Culture, celle de l’éducation et du travail. Elles sont à mon sens les vraies réponses, les seules réponses au désespoir, à la perte de sens qui mène à la folie meurtrière.

Notre pays, la France est en deuil aujourd’hui. Le monde nous accompagne dans ce chemin. Marianne pleure des larmes de sang, mais nous prononçons avec elle avec force et détermination ces trois mots : Liberté, Egalité, Fraternité.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 06:36
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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 01:29

Communiqué de Presse du groupe CRC au SENAT

Redonnons aux communes les moyens d’agir pour leurs habitants !

Baisse des dotations de l’Etat aux collectivités - Par Le groupe CRC / 18 septembre 2015

Le samedi 19 septembre, des milliers de communes et intercommunalités vont, comme l’y invite l’Association des Maires de France, interpeller les pouvoirs publics sur les conséquences de la baisse massive des dotations de l’Etat.

A travers une multitude d’initiatives – conseils municipaux extraordinaires, rassemblements, conférences de presse, vote de l’appel de l’AMF, signature de pétition, etc. - les maires et présidents d’intercommunalité, vont informer, sensibiliser et mobiliser la population contre l’austérité et les baisses de dotations.

Depuis des mois, les élus communistes et républicains sont pleinement engagés dans la campagne pour s’opposer aux baisses des dotations de l’Etat aux communes et collectivités territoriales. Ils se sont engagés dans la réussite de cette journée d’action et appellent à faire signer massivement l’Appel du 19 septembre pour les communes de France.

Le message qu’entendent adresser les élus communistes et républicains est clair : nous refusons de supporter la politique d’austérité conduite par le gouvernement qui soustrait 11 milliards d’euros aux collectivités entre 2015 et 2017. Ces décisions ont des conséquences désastreuses pour les services publics locaux et pour l’investissement dans le pays.

L’action publique des communes, des collectivités territoriales est pourtant essentielle pour les populations et en particulier pour les citoyens les plus fragiles. La réduction des dotations va à l’encontre des demandes et des besoins sociaux. Elle va également contre la politique d’accueil nécessaire à l’égard des réfugiés, les communes étant les chevilles ouvrières de ce nouveau défi de solidarité à relever.

Il est impératif de redonner aux collectivités les moyens d’agir utilement pour les habitants.

L’ANECR entend donc faire entendre ses propositions en termes de justice fiscale, de partage des richesses et de réhabilitation de la dépense publique, utile aux populations et au développement économique.

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 07:31

ptembre 2015

Les communistes d'Auvergne-Rhône-Alpes choisissent l'Humain d'abord !

Les adhérentes et adhérents du Parti communiste des régions Auvergne et Rhône-Alpes viennent de se prononcer pour les élections régionales des 6 et 13 décembre prochains.

Ils ont massivement participé aux assemblées et au vote. Ils ont ratifié, à 98 %, le choix de Cécile Cukierman et André Chassaigne pour être respectivement leur cheffe de file et leur porte parole.

Immergés dans la société, proches des gens, ils connaissent leurs souffrances et la colère grandissante à l’égard des politiques libérales et d’austérité. A 91 % ils ont décidés de

permettre l’expression de ce mécontentement en travaillant à une alternative de gauche. Fidèles à la démarche et aux objectifs du Front de gauche ils ont décidé de construire une liste du Front de gauche, pour l’Humain d’abord, avec les actrices et acteurs des luttes sociales, associatifs, syndicalistes, défenseurs des services publics, avec les citoyennes et citoyens de gauche en les invitant à construire ensemble le rassemblement le plus large.

C’est un appel à la mobilisation, au rassemblement populaire pour combattre les politiques libérales et d’austérité qui dominent en France et en Europe et alimentent les crises sociale, économique et environnementale. Ce sont ces politiques qui ont inspiré la création des métropoles d’affaire et la constitution de 13 régions regroupées pour les éloigner plus encore des besoins et attentes de leurs habitantes et habitants.

Les communistes proposent de concevoir la construction de la nouvelle région Auvergne – Rhône-Alpes pour résister aux régressions du libéralisme et de l’austérité et conquérir progrès social, démocratique et écologique. Ils invitent à engager l’action pour :

- Une région qui soutient l’emploi et les droits des salariés. Ils proposent de conditionner l’action économique régionale à la participation des salariés, de créer les instruments pour que les initiatives des salariés puissent se réaliser (reprise de leur entreprise, coopératives, innovations). Ils proposent le maintien de l’emploi public.

- Une région qui soutient l’activité productrice, artisanale, industrielle ou agricole par une action sélective visant la réponse aux besoins sociaux, la création d’emplois, la transition écologique. Ils proposent d’intervenir pour que les 3 milliards de CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi) et CIR (Crédit Impôt Recherche) versés aux entreprises d’Auvergne et Rhône-Alpes soient mis au service de ces objectifs. Ils proposent une action régionale pour libérer l’activité de la tutelle des banques et de la finance (en huit ans l’endettement des entreprises est passé de 100% à 135% de leur valeur ajoutée annuelle). Ils proposent d’encourager une agriculture produisant des produits de qualité, payés à un prix garantissant le revenu paysan.

- Une région qui généralise ce qui se fait de mieux dans l’une ou l’autre des deux régions actuelles. Les transports scolaires sont gratuits dans l’Allier, faisons de même dans toute la région. Les agents de Rhône-Alpes ont un meilleur salaire que leurs collègues auvergnats, mettons les Auvergnats au même niveau, …

- Une région qui agit pour faire respecter les droits à l’éducation, à la santé, au logement, au déplacement, à l’accessibilité, etc.. Par la présence de services publics (transports, école et université, santé et hôpital, logements sociaux, poste, …) sur tout le territoire régional, dans les zones rurales comme les quartiers populaires et pas seulement les cœurs d’agglomérations. En revenant à la gratuité de l’école (livres, voyages, transports scolaires), le libre accès au TER pour les chômeurs, les précaires, les lycéens et étudiants.

- Une région qui favorise le développement sur l’ensemble de son territoire. Ils proposent que l’action régionale soit renforcée pour les territoires en difficulté, où domine un sentiment d’abandon. Ils proposent de pousser l’Etat à ne pas concentrer ses services à Lyon et à les maintenir en Auvergne.

- Une région qui refuse la casse du ferroviaire. Ils proposent qu’elle se déclare région hors « cars pour pauvres » façon Macron et hors ouverture à la concurrence des TER.

- Une région qui élimine le logement indigne. En lien avec les communes et départements ils proposent de travailler à des conditions de logement dignes pour les femmes, hommes et enfants qui sont contraints de vivre dans la rue ou dans des bidonvilles.

- Une région qui engage la rénovation énergétique des logements sociaux en lien avec les locataires, les offices, les communes. Pour réduire les factures et les émissions de gaz à effet de serre.

- Une région qui suscite et s’appuie sur l’intervention citoyenne. Ils proposent que toute décision majeure soit précédée d’une consultation citoyenne et que le Conseil régional s’engage à reprendre les initiatives citoyennes. Ils proposent la réunion annuelle de conférences territoriales associant les communes, les acteurs locaux et les habitantes et habitants.

Ces propositions, issues des rencontres tenues tout au long de l’été, illustrent le sens d’un projet qui sera précisé et développé avec toutes celles et ceux qui vont s’y associer.

Le rassemblement populaire auquel invitent les communistes, centré sur la réponse aux attentes des populations peut créer les conditions de la dynamique populaire seule à même de mettre en échec la volonté de la droite et de son leader Laurent Wauquiez de faire main basse sur la région pour en faire le laboratoire des politiques les plus anti sociales dont il se veut le champion.

Pour cela c’est sur un contenu sans ambigüité que l’ensemble de la gauche et des écologistes devra se réunir pour le second tour, plus fort se seront exprimées les aspirations de la population au premier tour mieux elles seront intégrées alors.

En Auvergne – Rhône-Alpes si ça n’est pas l’Humain d’abord ce sera le désespoir et la droite.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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