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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 22:40

 

Un air de printemps citoyen

De l’engagement du monde du travail et des couches populaires dépen­dront l’issue de l’élection présidentielle des 22avril et 6mai et du scrutin législatif un mois plus tard. Cet engagement ne se mesurera pas seule­ment en termes globaux de participation électorale – en règle générale plus élevée que dans les autres consultations. Toute la question est de savoir si les électeurs qui ont le plus d’aspiration à un changement de cap, le plus besoin d’une amélioration rapide et durable de leurs condi­tions de vie, auront confiance dans la portée d’un bulletin de vote. Trop longtemps, les taux élevés d’abstention dans les quartiers populaires et dans les régions industrielles en crise ont relativement gonflé le pourcen­tage de votes désespérés conduisant à l’impasse, et finalement à la per­pétuation de politiques socialement injustes.

«Place au peuple», ce mot d’ordre que l’on peut lire sur les affiches de Jean-Luc Mélenchon, exprime cette obsession du Front de gauche à inté­grer ou à réintégrer dans le débat politique toute une partie de l’opinion que d’autres voudraient condamner à l’impuissance. Que de thèses fumeuses avons-nous entendues en début de campagne sur ces ouvriers prétendument perdus dans le marigot du Front national, sur ces habitants des «zones sensibles», comme certains commentateurs osent désigner les quartiers populaires des banlieues, qui auraient définitivement abdi­qué de leurs droits de citoyens? Hier, la fondation Terra Nova conseillait à un candidat socialiste d’abandonner les classes populaires et de se recentrer sur les «classes moyennes». Aujourd’hui, l’instrumentalisation honteuse des crimes de Toulouse et de Montauban vise à discréditer la population issue de l’immigration, «des musulmans d’apparence» selon l’expression indigne d’un président de la République. La candidate du FN se livre à un appel au lynchage en désignant parmi les immigrés qui arrivent en France des Mohamed Merah en puissance.

La campagne du Front de gauche a déjà fait reculer un certain nombre de présupposés aussi imbéciles que méprisants. Mélenchon n’est plus traité de «populiste» par des éditorialistes en mal d’inspiration, et est reconnu dans l’opinion comme le candidat qui défend le mieux les ouvriers. Mais dans les quartiers populaires aussi un air de printemps citoyen fait tout doucement reculer un trop long hiver politique. Dans les assemblées citoyennes créées partout dans le pays, des jeunes et moins jeunes habitants des «cités» font l’apprentissage d’un militantisme nou­veau. Cette reprise de confiance dans la politique n’aurait pas été possi­ble sans le travail de fourmi des militants du Front de gauche pour inviter au débat sur leur programme qui place l’humain d’abord. Des électeurs n’auraient pas trouvé dans l’offre politique des autres candidatures l’envie de se bouger et même, pour certains d’entre eux, d’aller voter.

Le vote n’est pas qu’un acte individuel d’un électeur seul face à un sys­tème. Il se structure en prenant conscience qu’on appartient à une caté­gorie, à une classe, qu’ensemble on est plus forts. C’est ce processus de solidarisation qui se joue dans des quartiers où se concentrent les effets de la démolition sociale n

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 06:30

Grand meeting du Front de gauche : Pierre Laurent à Toulouse demain, jeudi 5 avril

 

Le Front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon, tiendront demain soir, jeudi 5 avril, un grand meeting Place du Capitol à Toulouse. En présence de Christian Picquet (GU/FDG), Myriam Martin (NPA), Nicole Borvo (PCF/FDG) et Jean-Luc Mélenchon.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF et Président du Conseil national de campagne du Front de gauche se rendra à Toulouse pour soutenir les Molex dont le jugement à la Grande Chambre de la Cour d'Appel de Toulouse aura lieu demain. Il rencontrera également une délégation de salariés de Freescale dont la fermeture annonce la supression de 600 emplois. Enfin, il rencontrera les sapeurs pompiers de Haute-Garonne, avant de se rendre au meeting du Front de gauche Place du Capitol.

 

11h30 : A l'appel de la CGT, Pierre Laurent participera au rassemblement organisé en soutien aux Molex.

Deux dirigeants de Molex Villemur ont été condamnés à 6 mois de prison avec sursis. C’est dans ce contexte que demain, jeudi 5 avril, le conseil des prud’hommes de Toulouse va entendre 190 ex-salariés de Molex qui contestent leur licenciement pour raison économique, afin de le faire requalifier en licenciement abusif sans cause réelle et sérieuse. 

Place du Salin – Toulouse.

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 14:06

Le retour de la gauche de combat

« Nous avons allumé la lumière. » Prise isolément, cette phrase que Jean-Luc Mélenchon distille çà et là pour expliquer 
la démarche fonda­mentale et presque fondatrice du Front de gauche peut paraître présomp­tueuse. Elle ne l’est pas. Héritiers que nous sommes d’une illustre tradi­tion politique qui 
a toujours marié la justice à l’égalité et fiers – oui fiers! – 
de notre axiome marxien adossé aux piliers des concepts républicains, nous entendons cette phrase du candidat à la présidentielle comme l’un des plus beaux symboles du renouveau « de la » politique. Celui du retour à « quelque chose » d’assez sacré: l’Idée. Mais aussi celui du début « d’autre chose »: une gauche à la main ferme.

Le peuple a de la mémoire. Alors que nous vivons le temps des remue­ments essentiels (la crise, le capitalisme, le développement, etc.), nous connaissons l’histoire contemporaine, qui, trop souvent, 
a vu la gauche s’accommoder du « principe de réalité », provoquant ce que certains pou­vaient considérer comme un éternel recommencement: une espérance suivie d’une déception… À moins de cinq semaines du premier tour de l’élection présidentielle, cette hypothèque sur l’espoir semble levée par la dynamique et la crédibilité du Front de gauche. Si nous n’aimons guère accorder trop de place aux logiques 
des sondages, néanmoins, les der­nières enquêtes d’opinion réchauffent le cœur 
et l’esprit et témoignent que le Front de gauche vient de gravir une marche importante, comme nous le pressentions. Qu’on se le dise, la gauche de combat, soutenue par un corps électoral solide, est de retour! Il était temps. Non?

Ne le cachons pas. La verve et l’intelligence oratoire de Jean-Luc Mélen­chon ne sont pas pour 
rien dans l’accélération de ce processus popu­laire, 
dont nous ne mesurons pas encore toutes les possibilités. Lui-même le répète à souhait: «Nous défendons 
des idées, pas un guide suprême ou un leader.» Tous les artisans de la campagne du Front de gauche présents sur le terrain peuvent en témoigner. Grâce à la diffusion dans le corps social d’un discours de très haute ampleur programmati­que, associé à l’élaboration d’arguments offensifs qui ne cèdent plus un mètre de terrain à qui que ce soit, tout devient possible, y compris l’apprpriation 
et la diffusion des idées. On ne s’indigne plus seulement, on propose, on politise. L’ambition est si énorme 
que nous en tremblons de désir. Pour la première fois depuis des lustres, une grande partie du peuple de gauche, jadis déçu, parfois désespéré parce que trahi par la mise en œuvre systématique d’une véritable pédagogie 
du renoncement, se sent de nouveau concernée. 
Ce n’était pas «la» politique qui les avait quittés, 
mais la confiance dans sa capacité à changer leurs vies. Ils savent désormais qu’ils ont un rôle à jouer…

Il y a du bonheur à réinventer l’à-venir. 
Le Front de gauche, qui voit plus loin que l’horizon 
et affranchit ceux qui ont souffert d’années d’humilia­tions, a pour objectif de réveiller et/ou d’éveiller les consciences. En y parvenant, il redonne aussi 
de la dignité à tous les citoyens, il les aide à devenir 
eux-mêmes des acteurs d’idées et des propagateurs du bien commun. «Le Front de gauche, c’est quelque chose de plus grand que nous», clame le candidat.

Ce quelque chose porte un nom: la révolution citoyenne. Et une méthode: l’insurrection civique.

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 05:52

"reprise" de la bastille, 18 mars, Joël Lumien

  - le 30 Mars 2012

 

Front de gauche: une dynamique jeune et populaire

L’enquête de l’Ifop publiée ici révèle que la progression du Front de gauche et de son candidat, observée tant dans les sondages que sur le terrain, est particulièrement importante parmi les 18-24 ans et les ouvriers non qualifiés. 


La marche sur la Bastille comme l’ampleur de la participation aux meetings du Front de gauche ont attesté d’un engouement dont témoignent nombre de militants. Dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon, après avoir passé le cap des 10 % à la mi-mars, s’installe désormais à 13 ou 14 % d’intentions de vote, selon la plupart des instituts, à égalité ou devant François Bayrou et au coude-à-coude avec Marine Le Pen. La dynamique du Front de gauche n’est plus contestée, reste à savoir qui sont ceux qui le rejoignent. C’est l’objet de l’étude Ifop, réalisée entre le 13 et le 27 mars, que nous publions.

 

Plus forte augmentation chez les ouvriers

Selon l’institut, cette dynamique se retrouve dans le monde du travail. Depuis début février, la plus forte progression du vote FDG s’observe ainsi chez les ouvriers non qualifiés (20 %, + 10), contre 13 % en moyenne. Suivent les cadres (17 %, + 9) et professions intermédiaires (19 %, + 5) de la fonction publique. Puis les employés (15 %, + 10) et les ouvriers qualifiés (15 %, + 6). Cependant, « la concurrence de Marine Le Pen se fait sentir dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l’Est », relève l’enquête. Dans ces deux régions, les 4 à 3 % d’intentions de vote gagnés seraient liés à la mobilisation d’une partie des abstentionnistes, plus qu’à un recul du vote FN. En revanche, le Front de gauche semble combler l’une de ses lacunes.

 

Un bond de 10 points chez les 18-24 ans

Chez les 18-24 ans, le bond est de 10 points, leur vote surpassant désormais la moyenne pour s’établir à 16 %. À gauche, la candidature de Jean-Luc Mélenchon rassemble, outre un nombre croissant d’électeurs d’extrême gauche et écologistes de 2007, 15 % de ceux de Ségolène Royal (+ 8). Néanmoins, note Jérôme Fourquet, de l’Ifop (voir entretien ci-contre), la progression du Front de gauche représente le double des pertes de François Hollande. Contrairement aux craintes agitées, elle consolide donc d’autant le poids global de la gauche.

 

Ce mouvement d’adhésion est à lier, indique l’étude, à la capacité du FDG à répondre aux préoccupations populaires sur le chômage, le salaire ou encore le pouvoir d’achat. 58 % des sondés estiment que ce candidat « comprend les problèmes des gens » et 66 %, qu’il « veut vraiment changer les choses ». Le défi lancé à l’abstention et à la résignation est en passe d’être relevé.

 

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 05:02

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Villejuif 94

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 14:10

> Chère camarade Christine Antoine,

La campagne électorale dans le département des Deux-Sèvres pour la Présidentielle et le candidat commun du Front de Gauche Jean-Luc MELENCHON est en cours. La mobilisation des Partis Politiques et notamment celle du parti Communiste, au sud comme au nord du département ne faiblit pas. Des assemblées citoyennes viennent conforter l'élargissement de l'intérêt que porte désormais nombre de nos concitoyens aux propositions de "l'Humain d'Abord".

Les foules considérables qui se pressent dans nos meetings dans toutes les régions de France confirment des sondages en hausse.
Les résultats de la présidentielle vont déterminer les rapports de forces politiques et notamment à gauche. Le PS devra tenir compte du score de Jean-Luc MELENCHON et doit entamer des discussions en vue de constituer des engagements bien à gauche que pourront soutenir les forces de gauche rassemblées.

Les législatives constituent le deuxième étage de la fusée populaire. Dans notre département les accords nationaux signés par le PCF, le PG et la gauche unitaire, garantissent à chacun une juste représentation. Comme vous le savez au PG,  en tant que membre du bureau national, les accords prévoient et actent que dans la 1ere et la 3e circonscription ce seront un(e) titulaire communiste désigné par leur Parti et dans la 2e un (e) titulaire désigné par le PG. Les suppléants pouvant faire l'objet de discussion dans le cadre de la réciprocité.

Les communistes de la 3e circonscription, à qui échoit cette responsabilité, ont désigné majoritairement leur candidat titulaire et suppléant.

La campagne des législatives va démarrer prochainement et la clarté doit être de mise entre nous. Les accords font force de loi et nous demandons à la candidate, membre du bureau national du PG de se prononcer publiquement pour le respect des accords, en confirmant que ce seront des candidats PCF qui se présenteront pour le Front de gauche dans la 1ere et la 3e circonscription. Nous sommes persuadés que, pour éviter que ne perdurent des tergiversations nuisibles à tous, vous saurez prendre vos responsabilités.

Le bureau provisoire de la sectionThouarsaise du PCF

Ernest Levindré, Bruno fornaciari,Joël Grellier

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 18:01
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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 03:23

Le Front de Gauche veut devenir "une force incontournable à Paris" à l'occasion des élections législatives de juin, grâce notamment à la présence de candidats issus du mouvement social et associatif, a annoncé le FG, qui présentait lundi ses 18 candidats pour la capitale.

 

"L'objectif est de faire réélire notre députée sortante Martine Billard et de faire du Front de Gauche une force incontournable à Paris", a déclaré Ian Brossat, président du groupe PCF/PG au Conseil de Paris, lui-même candidat dans la 17e circonscription (parties des XVIIIe et XIXe arrondissements).

 

Le Front de Gauche a choisi de présenter un candidat dans chacune des 18 circonscriptions de la capitale.

M. Brossat estime que le Front de Gauche "peut être la surprise aux législatives à Paris": "Nous sommes les seuls à nous adresser aux habitants des 185.000 logements sociaux, et je suis convaincu qu'on aura des candidats qui seront dans le trio de tête au soir des élections législatives en juin".


La députée sortante Martine Billard (PG), investie dans la 5e circonscription (IIIe et Xe), a rappelé qu'il était "important pour le Front de Gauche d'avoir un groupe puissant à l'Assemblée nationale".


"Nous aurons à coeur de répercuter les luttes, sur la santé, y compris à Paris avec les fermetures de centres de santé et d'IVG, de lutter contre l'ouverture des magasins le dimanche", a souligné la députée, ex-élue EELV.

 

Elle a aussi insisté sur leur volonté d'arriver "à faire élire des syndicalistes, puisque lorsque l'on est en train de discuter de lois du travail par exemple, c'est important d'avoir des personnes qui le vivent au quotidien, dans la réalité".


Le FG compte ainsi parmi ses candidats d'"ouverture" Didier Le Reste, médiatique ex-secrétaire général de la CGT-Cheminots, candidat dans la 15e circonscription (XXe arrondissement) avec comme suppléante l'actrice Sophie de la Rochefoucauld, ou encore Dominique Noguerès, vice-présidente de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), pour la 11e circonscription (partie des VIe et XIVe).

 

 AFP  
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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 03:17

Présidentielle 2012 : Caroline Bardot, 28 ans, militante PCF

N'en déplaise à François Hollande, qui soutenait il y a peu l'inverse au Guardian, il y a bel et bien encore des communistes en France, et même une jeune génération prête à prendre la relève. Caroline Bardot en fait partie. À 28 ans, cette élue PCF des Hauts-de-Seine (92) est plus à l'aise dans le bleu de travail de la « militante pure et dure » que dans les habits d'apparat de l'ascension politique.

Présidentielle 2012 : Caroline Bardot, 28 ans, militante PCF


L'emploi du temps de Caroline Bardot est plein à craquer ; chaque soir, après le travail, une « seconde vie » l’attend. L’engagement politique au sein du Parti Communiste Français, voilà ce qui occupe cette inspectrice du travail de 28 ans.

 

À quoi s’ajoutent ses multiples responsabilités d’élue des Hauts-de-Seine (92): conseillère municipale de Nanterre depuis 2008 et conseillère régionale d’Île-de-France (Front de gauche) depuis 2010. « En ce moment, j’ai des réunions tous les soirs », confesse-t-elle. Et de dérouler énergiquement : «Lundi, j’étais en réunion ; ce soir j’ai conseil municipal ; cette semaine, réunion CGT, et la semaine dernière, j’ai participé à la grève des postiers de Nanterre et à celle des inspecteurs du travail ».

 

Et le soutien de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, dans tout ça ? Présente, encore ! Sur les marchés, par exemple, pour distribuer des tracts. Le dialogue, la persuasion, le b-a ba du militantisme, en somme. La jeune femme aurait pu s’en lasser, aspirer aux postes décisionnels du parti. Très peu pour elle. « Je suis une militante pure et dure. Je n’ai jamais souhaité monter en hiérarchie. De toute façon, j’ai rapidement été élue, l’année où j’ai commencé à travailler ».

Le terrain, colonne vertébrale de son engagement politique. Il fallait, pour ça, un terreau propice : la faculté de Nanterre, agitée et frondeuse, où elle suit à partir de 2005 des études de sociologie et d’économie. Cette originaire du Gard, fraîchement débarquée de sa prépa littéraire à Nîmes, y rencontre « une vraie famille politique ». Elle y fréquente des étudiants communistes, et suit de près les actions de l’UNEF [syndicat étudiant de gauche ndlr]. Avant cela, elle ne se considérait que comme une « jeune révoltée par un tas d’injustices » incapable de se situer sur l’échiquier politique. Le 21 avril 2002 provoque une prise de conscience éclair. On est loin de l’éveil feutré à la politique dans le confort d’une culture familiale partagée. « J’en ai pleuré », se souvient-elle. Plus de doute possible après ça, elle est « à gauche voire à l’extrême-gauche » et participe dans la foulée à la manifestation organisée par son lycée contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour. Son adhésion au PCF intervient lors du débat national sur le traité constitutionnel européen (TCE). « Séduite par les idées et les valeurs » du parti communiste qui fait campagne pour le non, elle prend part à la grosse mobilisation de l’université sur ce sujet. Mais avant les émois de l’action collective, place au bachotage : « Il a d’abord fallu apprendre, c’est-à-dire lire le traité. En s’aidant de la vulgarisation réalisée par l’association Copernic et par L’Humanité ».

Dans quelles valeurs communistes la jeune militante se reconnaît-elle ? « Le respect des uns et des autres dans notre grande diversité et la solidarité », répond-t-elle du tac-au-tac. Plus qu’un mouvement politique, le PCF est devenu le foyer de concentration de ses interrogations d’étudiante, où pouvaient s’engendrer pensée et décision. « Adhésion du cœur » et de l’esprit, donc. « La sociologie m’a ouvert un horizon de compréhension, elle m’a fourni une manière de regarder les choses qui n’est pas simpliste », reconnaît-elle. Donner sa place à chacun, le « laisser faire » en fonction de ses talents et « l’investir », tel est le credo du PCF.

 

Une stratégie qui se retrouve dans l’animation de la campagne présidentielle. Les plus jeunes militants ont un faible pour la colle et les affiches ? Va pour le placardage. Quant à ceux qui maîtrisent avec doigté les réseaux sociaux, direction la blogosphère. La jeune élue communiste cite encore l’exemple d’une amie militante au RSA qui organise maintenant des réunions en direction des chômeurs. Sur le fond, le parti a organisé « beaucoup de réunions en amont sur le programme partagé », sur les thèmes de la VIe République, de la crise, de l’Europe, afin de ne pas rééditer l’échec des collectifs unitaires de 2007 qui avaient abouti à une double candidature (José Bové et Marie-George Buffet) pour l’extrême-gauche. La seconde phase de la campagne mise sur la rencontre des citoyens, avec le porte-à-porte, le tractage à la sortie du RER ou la mobilisation des réseaux susceptibles d’apporter leur voix au candidat Mélenchon.

Mais comment s’y prend cette chargée de mission dans l’apprentissage et la formation pour gagner le soutien des réseaux éducatifs? En participant, par exemple, aux banquets dansants du parti communiste. À l’entendre, le PCF préfère de loin leur ambiance repas de famille aux meetings assommants. « Bien sûr, avant il y a un débat », nous rassure-t-elle, « mais après on mange, vachement bien même, et on danse ». « C’est l’occasion de mettre en avant les acteurs locaux », recadre-t-elle. La Fête de l’Huma constitue un autre rendez-vous incontournable du militantisme communiste. « J’y participe tous les ans depuis mon adhésion, on peut me trouver au resto, au bar ». Si Caroline Bardot est portée par cette dynamique de célébration collective, entre folklore bon enfant et culture ritualisée, elle ne perd pas de vue pour autant l’objectif électoral en avril prochain. Ainsi, sur le thème de l’insertion professionnelle des jeunes, elle relativise l’importance donnée à l’apprentissage par le président-candidat Nicolas Sarkozy, qui cite régulièrement l’exemple allemand. « Ce n’est pas la solution miracle, le vrai critère discriminant, c’est le niveau de diplôme. Il faut donc arrêter de supprimer des postes de profs dans les lycées professionnels et opter pour une complémentarité des voies de formation », analyse-t-elle. Avant de lâcher : « Et puis, l’apprentissage, c’est ni plus ni moins qu’une relation de subordination d’un individu à un patron ».

Élodie Vergelati

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 19:57

Mélenchon à la Bastille ? Delanoë voit rouge

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MeetingVillepinte.JPG"Je ne suis pas du tout certain, pas du tout, que Jean-Luc Mélenchon puisse organiser son meeting place de la Bastille le 18 mars ! Il ne faudrait tout de même pas que chaque candidat, en particulier les petits, le réclament après pour ne pas avoir à payer la location d'une salle..." Visiblement, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë n'est pas très chaud pour que le candidat du Front de gauche prenne la Bastille un dimanche après-midi à un mois du premier tour, avec quelques milliers de sympathisants. Quelques dizaines de milliers espère la gauche radicale qui veut faire de ce rassemblement l'acmé de sa campagne. Le jour anniversaire de la Commune de Paris en 1871.

Depuis quelques semaines déjà, on s'active sur le site du Front de gauche pour organiser le transport, diffuser des tracts et coller des affiches, construire des chars, convier les artistes... La "Marche pour la 6e République" partira de la place de la Nation à 14h pour arriver à la Bastille moins d'une heure plus tard par la rue du Faubourg Saint-Antoine. "Nous pourrions être jusqu'à 50 000", s'enthousiasme François Delapierre, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Imaginer que tout puisse être mis à terre par un refus de la préfecture de police de Paris ?

Contactés, les services de la "PP" se montrent précis : "François Delapierre a déposé une déclaration de manifestation le 10 février. On ne peut qu'en prendre acte. D'autant qu'il y a des précédants, à droite comme à gauche." En 1988, sur la place de la Concorde, à 48h du deuxième tour de la présidentielle, plus de 40 000 personnes s'étaient rassemblées en soutien de Jacques Chirac.  

Le Front de gauche s'est montré malin en déclarant une manifestation et non en sollicitant une autorisation de rassemblement. L'an dernier, sur quelque 3800 déclarations de manifestations, seules trois ou quatre ont été refusées.  

La préfecture de police a cependant demandé au Front de gauche d'assurer le 18 mars "un important dispositif de sécurité". Et aussi d'assurmer "les coûts" éventuels comme la pose de barrières de protection. "Nous souhaitons que les nuisances soient les plus faibles possible pour les usagers." Une partie de la place pourrait être maintenue à la circulation. En fonction du nombre.

Secrétaire national du Parti communiste Français, Pierre laurent s'amuse des réticences de Bertrand Delanoë. "Nous voulons donner à ce rassemblement, qui sera un sommet de notre campagne, une forme originale, populaire et festive. Il est normal que cette initiative suscite un peu de fébrilité chez certains de nos concurents." 

Photo : meeting de Jean-Luc Mélenchon à Villepinte. (SdeRavinel)

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BRUNO FORNACIARI

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