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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 08:29
POLITIQUES 17/06/2011 À 12H12 (MISE À JOUR À 13H21)

Mélenchon ou Chassaigne? «Le candidat du Front de gauche sera un représentant, pas un chef»

REPORTAGE

Les militants du PCF votent jusqu'à samedi pour investir leur candidat à la présidentielle. Sauf surprise, c'est le leader du Parti de gauche qui devrait sortir vainqueur. Reportage dans une section parisienne.

146 réactions

Par LAURE EQUY dans "Libération"

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Sur la petite place pavée, devant les terrasses d’un café et la section PCF du XXe arrondissement de Paris, tapissée d’affiches rouges «Unis avec le Front de gauche» et «Contre la vie chère», ça papote, ça se tâte... A l’intérieur, l’urne est en place, une pile de bulletins de vote à côté, mais les militants ne se pressent pas encore. André Chassaigne ou Jean-Luc Mélenchon? Mélenchon ou Chassaigne? Voire Emmanuel Dang Tran, «identitaire» parisien prônant une candidature communiste pur jus? On attend jusqu’à la réunion de section, ce jeudi soir, ou peut-être vendredi ou samedi pour se prononcer sur le candidat qui portera les couleurs du Front de gauche à la présidentielle, puisque le vote s’étale sur trois jours.

Les 130.000 militants revendiqués par le PCF sont appelés aux urnes pour valider le choix de la conférence nationale d’investir le président du Parti de gauche (PG) pour 2012. A priori, une dernière haie à franchir pour Jean-Luc Mélenchon sur les rangs depuis février.

Pour le numéro un communiste, Pierre Laurent, venu voter dans sa section, ce n’est pas tant «un nom» qu’il glisse dans l’urne qu’une «option politique avec une candidature, un accord aux législatives, un programme partagé»:«C’est sur cette option globale que je souhaite le rassemblement», précise-t-il. Si celle-ci est retenue, c’est le secrétaire national du PCF qui présidera le comité de campagne. Un tandem qui montre, selon lui, que «la campagne sera collective».

«Le sacrifice pour le rassemblement»

Il le faudra pour que les communistes jouent le jeu. «S’ils veulent qu’il y ait beaucoup d’affiches collées, il faudra qu’il y ait plusieurs têtes sur l’affiche»,glisse avec malice la secrétaire de section, Raphaëlle Primet. Elle admet que la désignation d’un non communiste comme candidat - pour la première fois depuis 1974, avec le soutien à François Mitterrand - n’est «pas un choix facile»: «c’est le sacrifice pour le rassemblement.»

Anne, juriste qui a adhéré au PCF en 1974, comprend «le souci des communistes de ne pas se laisser phagocyter ni servir de marchepied mais on ne doit pas rester dans une tour d’ivoire. Ce n’est pas un truc de partis, le Front de gauche, chacun doit se l’approprier, les associations, les syndicats, les gens.»

Ils sont surtout nombreux à rappeler que la présidentielle, très médiatisée, trop personnalisée, n’est pas leur tasse de thé. Pour les militants, ce sont les législatives - prévues en juin 2012 - qui priment. Et avec 80% des circonscriptions réservées au PCF, l’accord leur est très favorable. Pour Marie-Claude, retraitée qui votera Mélenchon, «la présidentielle est antidémocratique et peu significative mais permet de faire passer ses idées. Il faut donc un porte-voix, et quelqu’un prêt, aussi, à s’assumer une élection humainement difficile.»

Loin, prévient Aurélien, intermittent du spectacle, de l’homme providentiel:«Le candidat sera un représentant, pas un patron ni un chef.» Assis sur les marches pour fumer une roulée avant le vote, il voudrait «éviter que Mélenchon fasse un score autoritaire». Mélenchon l’énervé, avec Laurent le placide, «ça fera un bon mélange», espère-t-il.

«Mélenchon reste un soc’»

Pourtant, la personnalité de l’ex-sénateur socialiste laisse encore perplexe.«Il ne m’inspire pas confiance, je ne le sens pas franc du collier!», maugrée «Jaja», aide soignant. Surtout: «il reste un soc’ et on garde toujours son étiquette.» L’origine PS gêne aussi Jean-Jacques, retraité métallurgiste, qui note que Mélenchon n’a d’ailleurs pas obtenu un très bon score (63,6%) le 5 juin, à la conférence nationale. Mais il hésite: «Chassaigne est pas mal mais va faire le même score que Marie-George Buffet, il y a quatre ans [1,93% à la présidentielle de 2007, ndlr].»

Thomas, élève infirmier, votera, lui, pour le député (PCF) du Puy-de-Dôme,«pas par défaut» mais pour son approche «écolo avec une visée communiste» et son profil d’«élu local». «Quelqu’un qui passe bien à la télé, c’est important mais la politique ne s’arrête pas à ça, veut-il croire. Notre campagne contre la vie chère parle plus aux gens» que la compétition Mélenchon-Chassaigne.

Les résultats seront annoncés dimanche matin par Pierre Laurent au siège du PCF, place du Colonel Fabien à Paris.

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 07:40

"L'audience de nos deux partis par rapport aux citoyens est équilibrée"

Le Parti communiste, avec ses élus, ses militants, son histoire, a plus de poids que le Parti de Gauche. Ca ne joue pas en votre faveur...
Le PC aura à peu près 80% des candidats des cantonales et il aura un pourcentage très fort au niveau des législatives. Si l’on veut montrer que le Front de Gauche est une diversité et non pas un rassemblement autour d’un parti, il est évident que pour la présidentielle, il est souhaitable qu’on ait un candidat qui représente cette diversité. Certes, le PC a un poids militant plus important, des élus, de l’ancienneté, mais si vous regardez les sondages, l’audience de nos deux partis par rapport aux citoyens est quand même plus équilibrée que le rapport de force au niveau des militants. Tout ça, à mon avis, va jouer.

Pensez-vous que les militants du PC accepteraient sans rechigner un candidat étranger au parti?
L’idée qu’il y a une cause qui dépasse nos propres organisations a progressé dans tous nos partis et notamment au PC. On le constate, pour les cantonales, on aura beaucoup plus d’accords qu’au niveau des régionales. Le Front de Gauche est en train d’accroître son audience au sein du PC. L’intérêt global de ce qu’on représente va prendre le pas sur ce qui pourrait être -je dis bien “ce qui pourrait être”- un intérêt de parti.

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 09:45
LUNDI 6 JUIN 2011

  Je retranscris ici le contenu de mon intervention orale devant la Conférence nationale du Parti Communiste Français, samedi 4 juin.


  Durant cette conférence nationale, nos réflexions et nos choix doivent être conduits par trois exigences :

- Nous devons être utiles pour que Sarkozy soit battu et pour que soient mises en œuvre par la gauche des réponses nettes aux souffrances du peuple de France. Pour cela, soyons porteurs de l’indignation et les meilleurs relais des colères et des luttes.

- Nous voulons le succès du Front de gauche et son renforcement pour imposer à toute la gauche les exigences fortes de transformation sociale. Notre rassemblement doit être incontournable dans le paysage politique français et peser sur les choix politiques.

- Le Parti Communiste Français est un outil indispensable, avec ses valeurs propres, qu’il nous faut préserver et développer. La France a besoin d’un grand parti révolutionnaire. Ses analyses sont un rempart contre tous les opportunismes, de droite comme de gauche.


  C’est sur la base de ces trois exigences qu’il nous faut prendre nos décisions. Je vois pour ma part deux priorités que j’ai placées au cœur de ma candidature :

- Ne pas se limiter à la recherche d’un résultat électoral, aussi bon soit-il, comme expression d’un simple positionnement protestataire. Au-delà du rapport des forces issu des urnes, il faut dès aujourd’hui faire monter dans l’ensemble du peuple de gauche, et bien au-delà, l’exigence des mesures qui sont indispensables pour une changement réel dans notre pays et pour améliorer la vie du plus grand nombre. Je pense plus particulièrement à la maîtrise financière sans laquelle aucun changement n’est possible.

- Sortir du formatage stérile de la vie politique : la personnalisation extrême, par une médiatisation artificielle faite de buzz et coups de gueule, est illusoire. Elle sera balayée par le vote utile. Bien au contraire, la dynamique du Front de gauche doit s’appuyer sur l’implication du plus grand nombre, à l’opposé d’une politique spectacle aujourd’hui massivement rejetée. Soyons donc en rupture nette avec des pratiques politiques qui sont d’un autre temps en initiant une démarche complètement nouvelle et en la rendant visible.


  La Conférence nationale doit, selon moi, répondre à deux questions prioritaires :


1) Qu’est-ce que nous pouvons faire avancer, concrètement, précisément, dans toute la gauche, sans attendre le résultat du 1er tour des présidentielles ? Par nos initiatives, nos mobilisations, en étant acteurs des luttes, nous avons la grande responsabilité de faire bouger les consciences. C’est essentiel. Et, c’est indispensable pour arracher dès aujourd’hui l’engagement de toute la gauche sur des mesures fortes qui changeront réellement la vie des gens. Soyons les meilleurs artisans d’avancées concrètes. Faisons en sorte « que nos idées s’emparent des masses ».


2) Comment les communistes seront-ils aussi les meilleurs artisans du succès électoral du Front de gauche ? Il faut tout faire pour que la mobilisation dans nos rangs soit la plus complète possible, et quel que soit le candidat choisi. Il existe chez les communistes un risque de rupture si on ne les laisse pas décider. Ils ne doivent pas se sentir frustrés de leur choix, infantilisés par une décision qui serait prise par les seuls délégués de la Conférence nationale. Mais c’est à la Conférence nationale d’en décider par le choix d’un bulletin de vote incluant ou pas les différents candidats à la candidature. Je n’ai jamais été dans le clivage et je me soumettrai à la décision majoritaire des délégués. C’est à eux de dire, en toute conscience, s’ils souhaitent le maintien de plusieurs candidats.


  En conclusion, j’affirme solennellement que je serai un artisan déterminé, actif, de la réussite du Front de gauche et de ses candidats communs aux élections présidentielle et législatives : bien évidemment dans le respect du choix majoritaire des communistes, mais aussi parce que je crois vraiment à l’utilité de notre rassemblement pour le peuple de France. La région Auvergne, où je suis élu, en a fait une démonstration éclatante aux élections régionales et cantonales dans le respect des différents partenaires. Je m’impliquerai donc totalement dans notre campagne collective, qui doit être citoyenne, large, à millions de voix. Je le ferai avec conviction, sans ambiguïté, en militant communiste actif, et en militant du Front de gauche.

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 08:11

Mélenchon, rendez-vous place Stalingrad

Jean-Luc Mélenchon, le quasi candidat du Front de gauche à la présidentielle n'a aucun doute sur l'issue de la primaire qui l'oppose à André Chassaigne devant les militants communistes. Pour preuve : il a déjà calé avec TF1 sa présence sur le plateau du 20 heures, le 19 juin date des résultats de la primaire. Quant à son premier grand meeting de campagne, il est prévu 10 jours plus tard à Paris, place Stalingrad.

De quoi agacer les militants communistes qui pourraient y voir là comme une pression sur eux dans leur choix libre qu'ils ont à exprimer sereinement et en pleine responsabilité du candidat du Front de Gauche qu'ils considèrent le meilleur. Cela leur montre aussi , hélas, "l'estime "démocratique dans laquelle MELENCHON les tient. Ce n'est pas rendre service au Front de gauche, et c'est sans doute contre -productif pour sa propre candidature. Il n'y a pas de sauveur suprême, alors MELENCHON Viiiiiiite !!!!!!!?????? 

 Et ce n'est pas le soutien de la FASE à sa candidature qui pourra rassurer les militants communistes. Car, en effet, la FASE considère le PCF comme un Parti du passé qu'il convient de "dépasser" par une "fédération" seule capable de rassembler et de dynamiser les forces de la gauche de la gauche, une espèce de "die Linke" ?

De quoi faire réfléchir les communistes.

 

Mais sur son blog, Jean-Luc MElENCHON précise :

 

 

Mes interventions fonctionnent dorénavant dans un entre deux compliqué à gérer. Désormais investi par la Conférence nationale du PCF, je suis le seul à être inscrit dans un cadre collectif puisque ma candidature est à cette heure proposée par les trois directions politiques des partis du Front de gauche. En même temps la décision finale n’est pas prise comme chacun le sait et je n’ai pas l’intention de l’anticiper. Pourtant la tonalité de mes contradicteurs reste dans le style d’un tir de barrage extrêmement brutal. J’ai noté, en lisant l’article du « Monde » sur le sujet, que l’un d’entre-eux au moins, profondément hostile à la stratégie du Front de Gauche, ne cache pas une claire intention destructrice. André Gérin dit vouloir obtenir que la proposition de la conférence nationale communiste soit battue ou que ma candidature soit si mal soutenue dans les votes que toute la démarche qui la sous tend soit détruite. Comme je sais très bien que tout cela n’a aucun caractère personnel et que c’est une ligne d’action qui est mise en cause, j’avance serein. Advienne que pourra. La ligne du Front de gauche a un bilan, à travers trois élections déjà. Chacun peut l’apprécier en connaissance de cause. Je ne veux donc pas entrer aujourd’hui davantage qu’à aucun moment je ne l’ai fait, depuis les neufs mois que dure la procédure, dans une quelconque polémique interne du PCF. Ni de répondre aux très durs coups qui continuent de m’être portés alors même que le cadre collectif est en place. De toute façon, ma mission à cette étape, si la décision de la conférence du PCF est confirmée, me l’interdit. Cependant je forme le vœu que le respect et la fraternité soient de mise. Il est inutile de se cacher que bien des dégâts ont déjà été faits quand on n’a entendu pendant des mois que des arguments personnels à charge. La priorité ne doit pas être, comme au PS ou chez les Verts,  le jeu de massacre des personnes. La vérité c’est que la priorité est de porter le regard là ou se joue la vraie partie : vers la société, le grand nombre, le peuple. 

Dans ma conception, il ne s’agit pas seulement de faire un rassemblement autour d’un candidat, ce qui est toutefois indispensable pour cristalliser un vote. L’essentiel est de construire une candidature commune qui rende possible le rassemblement le plus large possible. Cette tache est d’autant plus excitante à conduire que la scène s’est profondément modifiée à gauche. Depuis le retrait d’Olivier Besancenot et la sortie de piste de DSK, avec l’ouverture des primaires chez les verts et au PS, la situation est moins figée. Chacun va devoir tacher de convaincre et sera contraint de passer sur le terrain des propositions et des cohérences d’ensemble. De tout cela tout le monde va être rendu témoin et de bien des façons chacun va se rendre protagoniste au fil des jours et des dialogues. Peut-être suis-je trop optimiste. Mais je crois que mieux vaut se guider sur cet objectif, qui place le centre de l’action au grand large de la société, plutôt que de confondre une élection de cette portée avec un épisode de congrès.

L’évènement politique qu’est cette investiture d’un candidat commun avec un programme partagé et un accord électoral sur la totalité des circonscriptions législatives de métropole est un tournant dans notre gauche. Je mesure tout à fait l’immensité de la distance qui reste à couvrir. J’y ai assez pensé ! J’ai assez tourné et retourné les arguments et les raisonnements, seuls ou avec tous ceux qui depuis le début portent ce projet pour savoir que tout ne fait en réalité que commencer. Mais il faut que ce premier palier soit atteint. Il faut que la force de rassemblement l’emporte entre nous, si nous voulons que sa dynamique atteigne et nourrisse celle qu’il faut faire naitre dans le pays. Dans les prochains jours, la FASE et le groupe sorti du NPA à son dernier congrès, Convergences et Alternatives, vont également se prononcer. Je garde espoir que le débat du NPA ne ferme pas toutes les portes. Si nous y parvenons, le cauchemar de l’émiettement mortel de 2007 sera fini.

Tout ne fera que commencer, je le sais bien. Mais cela veut dire que des milliers de femmes et d’hommes savent qu’aucun de leurs efforts ne sera plus dilué et perdu dans d’obscures compétitions. Notre principal atout dans la bataille peut se déployer : nous-mêmes, notre nombre, notre omniprésence dans toute la société, nos talents divers et multiples, l’autorité, la sympathie que tant d’engagements et de ténacité ont valus à tant d’entre nous !  Il faut alors compter sur la contagion positive des gens qui avancent par rapport à tous ceux qui hésitent.
Je ne suis pas ici à solliciter une euphorie de commande. Cette façon de dire et de voir part d’un constat. En période de crise aigüe comme à présent, la peur domine et la résignation ficelle bien de bras et jambes. Pour l’instant comme est la situation, c’est l’abstention qui continue à dominer. Elle ne s’est pas démentie dans toutes les élections depuis 2007 et elle s’observe jusque dans les scrutins les plus décisifs dans toute l’Europe. Nous ne pouvons pas nous hisser au niveau du défi si nous sommes seulement une cohorte de traine patins s’entre surveillant et ânonnant d’absconses formules réputées décisives mais sans rapport avec la capacité à montrer un vrai futur différent possible. Souvenons nous qu’il ne faut pas cinq minutes à une personne accablée par le sort pour savoir reconnaitre si le futur dont nous parlons ne concerne que nous mêmes ou le pays. Notre Front de gauche fait merveille sitôt qu’il est mis a sa place : au cœur du pays. On se comprend, non ?

J.L. MELENCHON

Oui, certainement et c'est peut-être bien là le problème.

 

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 11:04

La Conférence nationale du Parti communiste a retenu un bulletin de vote pour la candidature du Front de gauche sur lequel figureront plusieurs noms, dont celui du député du Puy-de-Dôme, André Chassaigne.

 

La décision ne fut pas simple. L’homme a hésité, réfléchi. Mûrement. « Avec cœur et raison. » Le député du Puy-de-Dôme, André Chassaigne, souhaitait voir apposer son nom sur le bulletin de vote pour la candidature du Front de gauche à l’élection présidentielle. « Je m’en remets toutefois à la décision des délégués », prévenait-il en amont de la Conférence nationale du PCF. Il a été entendu. Aux adhérents de son parti de trancher lors du vote qui aura lieu des 16 au 18 juin. « Je n’ai jamais été dans le clivage », rappelle-t-il. Loin de tout battage médiatique et en conformité avec sa vision du Front de gauche, l’élu auvergnat a labouré les terres de France à l’occasion de la parution de son livre, Pour une Terre commune. Il a rencontré, discuté, écouté. « Il existe chez les communistes une vraie crainte, un risque de rupture si on ne leur laisse pas le choix de décider », a-t-il remarqué. Un désir « sans précédent dans l’histoire du Parti ».

 

La société a changé, le PCF aussi. « Il y a une aspiration très forte à la parole, à une démocratie qui ne soit plus faite d’en haut », analyse le député. Or, la gauche, le pays ont besoin « d’un parti révolutionnaire », plaide-t-il. Pas de méprise. « Je ne suis ni une marionnette ni un identitaire instrumentalisé. »

 

Pour l’élu, le Front de gauche ne doit pas se résumer à un affrontement supposé entre le PCF et le Parti de gauche.

 

« Dédramatisons, cessons le manichéisme et l’opposition, notre seule préoccupation doit être (celle) d’être utiles et de répondre aux attentes et aux besoins du peuple de France. Le Front de gauche doit être le rejet de la politique artificielle, individualisée et du buzz, le rejet du formatage stérile dont les Français ne veulent plus », les seuls préalables, à ses yeux, à la réussite du rassemblement populaire et du « devenir du PCF ».

 

Une « ambition commune »


La candidature d’André Chassaigne s’inscrit comme une option alternative dans le cadre du Front de gauche. Le député du Puy-de-Dôme a communiqué le texte qu’il souhaitait voir accompagner à son nom sur le bulletin de vote. L’élu auvergnat invite les militants, pour la présidentielle et les législatives, à s’inscrire « dans la poursuite de la dynamique de rassemblement du Front de gauche en portant le programme populaire et partagé, une ambition commune sur les législatives dans le respect des différents partenaires et avec une pleine existence du PCF ».

 

Lionel Decottignies

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 12:16

Résolution adoptée à la conférence fédérale de Seine-Maritime du PCF réunie le samedi 28 mai 2011 au Tréport. po...ur: 107 contre: 2 abstention: 11

Les communistes de Seine-Maritime pensent que la situation actuelle en mouvement, constitue un espace à investir pour créer une dynamique pour faire, en 2012, une présidentielle « pas comme les autres ».

La crise, ses répercussions économiques, sociales, politiques, et y compris guerrières, la France étant engagée dans plusieurs conflits, impactent en effet en profondeur le contexte des échéances de 2012.

La contestation du capitalisme, exprimée dès 2005, s’est fortement renforcée en 2008, lors du mouvement social de 2009 porteur de « la crise, c'est eux ; la solution, c'est nous », l’'immense résistance à la réforme des retraites jusqu’aux mobilisations contre la casse de l'éducation nationale, la casse de l’industrie, celle de la protection sociale ou les exigences fortes en matière de salaires et de pouvoir d'achat, conjugués à la contestation des plans d'austérité en Europe, aux révolutions arabes, … par bien des aspects, la situation appelle un débat de société, de civilisation, en conjuguant propositions destinées à changer la vie, dès maintenant, et visée d'un monde libéré de la dictature des marchés financiers.

Les communistes portent cette ambition. Elle constitue leur originalité et le fondement-même de leur engagement. Dans une échéance majeure pour notre pays, au moment où la crise du capitalisme et les attentes populaires qu'elle suscite en renforce la pertinence, cette visée communiste a tout lieu d'être portée avec une ambition renouvelée. Tout en développant des initiatives rassembleuses, en particulier un large front de gauche, auquel les communistes réaffirment leur attachement.

L’expérience douloureuse de la crise comme les réformes destructrices du pouvoir, ont créé une majorité. Une majorité qui veut que la France change de cap. Le Front de Gauche doit répondre à cette aspiration au rassemblement du peuple de gauche et impulser une dynamique irriguant la gauche tout entière, en mettant le contenu du changement au cœur du débat. Faute de quoi la présidentielle risque de se résumer à « sortir » Sarkozy, et le score du candidat du Front de Gauche, quel qu'il soit, de demeurer dans le même étiage que ceux des candidats communistes en 2002 et en 2007. D'autant que nombre d'électeurs de gauche veulent, à juste titre, faire reculer le Front National.

Dans ce contexte, beaucoup de communistes regrettent que la candidature à la présidentielle semble primer sur le message à porter dans cette échéance, renforçant, de fait, le présidentialisme de la Vème République, et contredisant notre volonté de faire du contenu de la politique à promouvoir l'élément essentiel de notre choix.

Sacrifices pour le peuple, profits pour la finance : assez ! L'humain d'abord ! Telle devrait être l'idée force du programme partagé qui doit être « charpenté » par un objectif politique affirmé. (…) Les propositions déclinées doivent également être mieux articulées avec les préoccupations populaires et les exigences exprimées dans les mouvements sociaux récents ou actuels. Ainsi la question des salaires et du pouvoir d'achat devrait-elle être prioritaire dans ce programme.

Forts de leur expérience et du rôle de leurs 3 parlementaires, les communistes de Seine-Maritime mesurent l'enjeu de bien articuler présidentielle et législatives, pour affronter l'inversion du calendrier électoral qui place les législatives deux mois à peine après la présidentielle.

Ils considèrent ainsi que la question de la majorité politique à constituer à l'horizon 2012 doit être placée au cœur du débat public : pour la confronter au rejet massif de la politique de Sarkozy et de la droite, et au doute grandissant quant à un « homme (ou une femme) providentiel-(le) » à même de relever les défis auxquels notre société et le monde sont confrontés ; pour être travaillée par un débat exigeant sur la nature des changements à mettre en œuvre et les forces à mobiliser pour que la politique reprenne la main sur les marchés financiers ; pour en appeler à un front et une majorité de gauche combatifs, déterminés, larges et divers, en phase avec les exigences populaires en rupture avec la politique de la droite et pour construire une alternative aux options social-libérale.

Les communistes de Seine-Maritime travaillent donc sur les législatives en réfléchissant aux « candidats maximum », pour une majorité politique bien ancrée à gauche, pour apporter des réponses à la crise. Ils tiennent particulièrement à ce que chaque composante du Front de Gauche apporte une plus-value dans le rapport de forces politique et s'efforce, comme le fait le PCF, de gagner des positions électorales, plutôt que de considérer les positions occupées par les communistes comme « à partager ». Avec esprit de suite, ils entendent aussi préparer les échéances de 2014, avec la volonté conquérante qui les caractérise. Les communistes de Seine-Maritime entendent donc que les accords avec les partenaires du Front de Gauche soient réalisés sur cette base.

Ils attendent de la conférence nationale qu'elle approfondisse le débat sur l'ensemble de ces questions, en prêtant la plus grande attention à l'ensemble des hypothèses émises par des communistes qui cherchent à être le plus utiles possibles à leur peuple.

Ils attendent également que la conférence nationale permettent aux communistes de s'exprimer démocratiquement, lors du vote des 16, 17 et 18 Juin, sur les différentes options en débat concernant leur candidature à la présidentielle : l'hypothèse d'une candidature PCF portée par André Gerin et Emmanuel Dang Tran ; l'hypothèse d'une candidature du Front de Gauche portée par le communiste André Chassaigne ; l'hypothèse d'une candidature du Front de Gauche portée par Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche.

Ces deux derniers candidats portent des conceptions différentes du Front de Gauche et il semble indispensable aux communistes de pouvoir en débattre, dans leur propre parti et avec leurs partenaires.

C'est d'autant plus nécessaire que de nombreux communistes ont abordé le débat sur les échéances de 2012 avec le sentiment d'être mis devant « le fait accompli », notamment sur la candidature à la présidentielle.

Cette situation suscite du mécontentement et fait courir des risques sur la mobilisation dans les campagnes, présidentielle et législatives, alors même que la force militante et créative du Parti Communiste Français en est l'essentiel moteur.

C'est la qualité de cette réflexion et de ce débat qui détermineront l'avenir du Front de Gauche, dont tous les communistes conviennent qu'il ne peut demeurer en l'état pour répondre aux enjeux, sans se transformer en parti politique Et c'est à leur capacité à agir efficacement pour faire avancer la volonté de changement de notre peuple que l'utilité des communistes sera appréciée.

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 04:51

PAR ANDRÉ CHASSAIGNE


Depuis sa création, à la veille des élections européennes de 2009, le Front de Gauche a réalisé des résultats électoraux encourageants, matérialisant ainsi un réel besoin de propositions transformatrices pour la société et d’horizon nouveau pour la gauche.

A l’initiative de ce rassemblement, les communistes partagent majoritairement l’idée que le Front de Gauche est un outil qui doit chercher à rassembler largement à gauche.

Je pense, pour ma part, qu’il ne doit pas se limiter à une stratégie d’alliance électorale de forces et structures politiques constituées. Il doit prioritairement viser un enjeu essentiel : être le moyen d’implication populaire dans le débat politique et le lieu d’élaboration collective des contenus de la transformation sociale et écologique que nous entendons porter. Il faut donc nous tourner davantage vers celles et ceux qui luttent, qui espèrent, qui s’engagent, mais aussi vers celles et ceux qui doutent, qui ne nous entendent pas, qui ont perdu confiance dans toute perspective d’un changement de société.

Nous concrétiserons ainsi une autre pratique politique et redonnerons en quelque sorte « ses lettres de noblesse à la politique ». J’en suis en effet convaincu : le choix de l’implication populaire, associé aux luttes, est déterminant pour matérialiser pas à pas le changement de société que nous envisageons.

A la veille des échéances de 2012, les conditions du débat démocratique s’inscrivent toujours plus profondément dans une dérive présidentialiste de la Vème République, que les communistes ont toujours combattue. La personnalisation à l’extrême rend quasiment inaudible la construction d’autres démarches politiques misant sur l’intelligence collective, le travail commun, la reprise en main de leur avenir par les citoyens, alors même que cette aspiration à faire autrement trouve aujourd’hui un écho retentissant en Europe, que ce soit en Espagne, au Portugal, en Grèce ou même au Royaume-Uni.

Dans ce contexte, même si nous constatons la difficulté de construire une alternative politique novatrice avec le plus grand nombre, elle est cependant prometteuse en terme de contenus transformateurs, alors que la social-démocratie européenne n’en finit pas de payer à la fois son incapacité à répondre aux attentes populaires et son absence de volonté de s’attaquer au système capitaliste. Aussi, dans le même temps, la classe dominante cherche-t’elle, par tous les moyens, avec les forces conservatrices, à maintenir l’ordre ancien, à rétablir la bonne marche du système capitaliste, comme en Tunisie ou en Egypte.

C’est sur cette appréciation du Front de Gauche comme instrument d’une dynamique populaire nouvelle, permettant aux communistes d’apporter leurs propositions politiques et leurs valeurs à la réflexion et à l’action communes, que je me suis proposé pour accompagner une campagne collective de notre rassemblement à l’élection présidentielle. Je me suis investi dans cette démarche avec mes idées propres sur l’objectif d’une « démocratie active », ou encore sur

la nécessaire implication des classes populaires dans la résolution des enjeux environnementaux de notre siècle. Je continue aussi de penser que nous devons porter une grande ambition collective pour notre peuple, une ambition collective qui se construira dans le temps, et qui est aussi importante que le fut le programme du Conseil National de la Résistance. Nous avons besoin d'un changement de civilisation, d'un changement fondamental qui s’attaque à la fois aux problématiques de la production et de la répartition des richesses, à la place des marchés et du travail dans la société, à la conception même de la société avec l’exigence de pousser le plus loin possible l’émancipation des individus. La présidentielle, bien au-delà de la personnalisation et du seul objectif électoral, sera l'occasion de porter un projet de société qui redonne de l'espoir à nos compatriotes. C'est aussi cela qui doit guider le Front de gauche.

Portant cette conception du Front de Gauche, je n’ai jamais cherché à dissimuler mes convictions communistes, ni à les considérer comme un quelconque atout ou inconvénient dans les rencontres auxquelles on m’a invité ces derniers mois. Les multiples initiatives auxquelles j’ai été associé m’ont permis de confirmer un sentiment : il n’y pas de bons ou de mauvais communistes. Les convictions des uns et des autres n’ont rien à voir avec les raccourcis et interprétations qui peuvent être faites régulièrement par la presse, voire au sein même de notre maison commune. Il y a partout des communistes qui cherchent la voie la plus féconde pour porter la transformation sociale. Ils doivent toutes et tous avoir leur place, et la possibilité de s’inscrire pleinement dans le débat d’idées au sein de notre organisation, comme dans le rassemblement du Front de Gauche. Nous ne pouvons pas prétendre rassembler au-delà de nos rangs et ne pas être capable de nous rassembler nous-mêmes.

Le débat qui se poursuivra à la Conférence nationale du Parti Communiste Français ouvre de réelles interrogations, non pas seulement sur la question rétrécie de la candidature, mais plus salutairement sur la conception et la vocation du Front de Gauche à plus long terme. Je m’en félicite. Je pense que nous devons profiter de ce débat pour pousser plus loin notre réflexion sur l’essence même du Front de Gauche, sur ce qu’il doit être, sur la place et le rôle de notre parti dans sa dynamique. De mon point de vue, c'est un rassemblement qui doit s'élargir massivement aux syndicalistes, aux associatifs, aux citoyens engagés, aux jeunes qui aspirent à d’autres perspectives. Il faut donc s'adresser à eux, non pas en cherchant à les transformer en supporter d’un homme providentiel ou d’une personnalité, quelles que soient ses qualités, mais bien pour les inviter à prendre leur place à nos côtés et à devenir acteurs de leur avenir. Pour cela, le Front de Gauche doit se situer au cœur de la gauche. Il doit parler à tout le peuple de gauche pour faire monter dans les luttes et au sein des consciences l’exigence incontournable de contenus transformateurs et la possibilité de les mettre en oeuvre.

Enfin, il doit veiller à ce que la diversité de notre rassemblement existe et soit visible, que la parole soit collective et que chacun soit respecté.

Ce sont ces idées qui doivent être au coeur de la campagne du Front de gauche. L'important est qu'elles soient portées dans cette campagne. L’essentiel n’est donc pas la candidature en elle-même, mais, dans le cadre de cette candidature, l’orientation que nous pourrons donner au Front de Gauche.

Le choix du candidat n’est donc pas une affaire de cœur ou d’opportunité politicienne. Il est bien au contraire un acte de raison et d’orientation politique.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 11:00

Publié le 05/05/2011 à 11:19 par Reuter par Gérard Bon

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon attend "le coeur tranquille" le verdict des communistes sur son offre de candidature à la présidentielle sous la bannière du Front de gauche.

Les militants du PCF doivent décider les 4 et 5 juin s'ils optent ou non pour la stratégie du Front de gauche en 2012 (*) je note que l'auteur de l'article ne conçoit la stratégie de Front de Gauche que lors de la seule désignation éventuelle de J. L. Mélanchon comme candidat, à l'exclusion de tout autre) et, si cette option est retenue (ce qui ne le serait pas si un communiste avait les faveurs des militants?), qui portera cette candidature.

Un temps contesté pour avoir revendiqué un "certain populisme" et multiplié les déclarations tonitruantes, Jean-Luc Mélenchon s'est assagi (C'est donc que les observations formulées à son endroit étaient justes) et a conduit  avec succès  (l'auteur prend ses désirs pour des réalités, car se sont bien les communistes qui ont mené campagne pour le Front de Gauche, avec succès car pour la 1ere fois depuis 1998 ils progressent en sièges et en pourcentage) la coalition PCF-Parti de gauche aux élections cantonales de mars dernier. (

Le Front de gauche a en effet obtenu 10% des voix en moyenne dans les cantons où il était présent.

"Je ne suis plus anxieux. J'ai fait mon devoir, j'ai le coeur tranquille. Le Front de gauche est un bel outil et advienne que pourra", disait Jean-Luc Mélenchon mardi à des journalistes, en marge d'un meeting de la coalition.

Transfuge du Parti socialiste, contre lequel il a la dent dure, le député européen dit exclure "toute aventure personnelle" (c'est bien de l'entendre le dire) et vouloir simplement impulser une véritable politique de gauche en France.

"La campagne pour le Front de gauche, ce n'est pas une seule personne. Notre force, ça va être le déploiement militant", (et donc en l'état actuel des choses, essentiellement les militants et les élus communistes au nombre de 134 000) dit-il en réponse à ceux qui l'accusent de tisser sa toile antilibérale en faisant une OPA (selon l'adage de la grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf) sur le PCF.

La direction communiste, conduite par Pierre Laurent, a implicitement choisi l'option Mélenchon (il reste donc aux militants de la confirmer ou non) et nombre de cadres pensent que la conférence nationale prévue début juin n'aura d'autre choix que d'entériner cette stratégie.

COUP DE FORCE DU PCF ? (Pourquoi ce titre malveillant ?)

Le PCF, qui a recueilli jusqu'à un quart des suffrages exprimés aux débuts de la Ve République, n'a été absent de l'élection présidentielle qu'en 1974, (et en 1965 pour favoriser l'union à gauche) François Mitterrand étant alors candidat unique de la gauche.

Mais son déclin continu et le score catastrophique à la présidentielle de 2007 de Marie-George Buffet, moins de 2% des voix (il est dommage que l'auteur n'en esquisse pas un début d'analyse) , l'incitent à poursuivre l'alliance avec Mélenchon et les petites formations engagées dans le Front de gauche. (Il ne poursuit pas l'alliance, il l'initie à son congrès de décembre 2008 où le Parti de Gauche n'existait pas encore, sa création eu lieu en mars 2009, pas plus d'ailleurs que la Gauche Unitaire de Christian Picquet ex-NPA))

Cependant, tout n'est pas encore joué pour Jean-Luc Mélenchon, qui doit convaincre la base communiste.(C'est bien le moins tout de même que les militants puissent se prononcer. Ils le feront en examinant toutes les candidatures, toutes les situations, et se décideront, non pas en fonction de leurs préférences, mais en fonction de l'estimation qu'ils feront, de la meilleure chance, touts contradictions incluses, de faire avancer, dans le cadre de la Présidentielle, le Front de Gauche comme force politique incontournable, puis décisive, et de battre la droite et son extrême,  pour l'avènement d'une politique qui change réellement la vie des gens)

D'autres membres du PCF sont en effet "candidats à la candidature", dont les députés André Chassaigne et André Gérin, ce dernier défendant l'idée d'une candidature purement communiste.

Un troisième postulant, Emmanuel Dang Tran, voudrait lui aussi que le PCF présente son propre présidentiable et estime que la candidature d'André Chassaigne n'est qu'un leurre lancé par la direction.

"Chassaigne pourrait avoir une énorme majorité derrière lui mais il est attaché à l'idée du Front de gauche et il s'effacera" au profit de Jean-Luc Mélenchon, dit-il à Reuters. (interprétation erronée des propos de André Chassaigne qui s'effacera si les militants communistes désignent Mélanchon. Et si l'on comprend bien l'article, pour être attaché à l'idée du Front de gauche, il faut que les communistes s'effacent. Comme d'habitude, si je puis dire. Le rêve de Patrick Vignal n'est pas encore sûr!)

"Le coup de force de la direction va passer parce que la conférence nationale est verrouillée, mais ça créera des remous", ajoute-t-il.

Parallèlement, Jean-Luc Mélenchon doit négocier avec le PCF un accord global sur la stratégie politique et les élections législatives qui suivront la présidentielle.

Elles s'annoncent animées, car Jean-Luc Mélenchon plaide pour des discussions sur la base de 50% de candidats PCF (contrairement semble-t-il à ses déclarations antérieures où il assurait le PCF  de 80 % des candidats, car cela pose tout à la fois sur la représentativité et sur le financement), 30% pour son parti et 20% pour la Gauche unitaire et autres associatifs ou syndicalistes. Quant au PCF, il en revendique 80%, à en croire le journal communiste L'Humanité.

L'autre difficulté concerne les rapports avec le Parti socialiste, auquel Jean-Luc Mélenchon ne fait pas de cadeau, contrairement au PCF qui dépend des socialistes pour conserver ses élus dans le cadre d'alliances électorales (je fais observer à Patrick Vignal que si  l'élection des députés communistes dépend du report des voix des électeurs de gauche et du désistement des candidats socialistes, il en va de même pour l'élection des députés socialistes, à plus grande échelle encore, les électeurs communistes se désistant mieux, étant sans doute plus attachés à battre la droite et à l'union à gauche).

 Edité par Patrick Vignal

 

(*) en italique les commentaires de Bruno Fornaciari 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 05:54

Le secrétaire national du Parti communistre français, Pierre Laurent, et le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, lors du congrès du PG, le 21 novembre dernier, au Mans.
Le secrétaire national du Parti communistre français, Pierre Laurent, et le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, lors du congrès du PG, le 21 novembre dernier, au Mans. Crédits photo : JEAN-FRANCOIS MONIER/AFP

Pour obtenir des sièges, le Parti de gauche menace de faire sa liste à Paris, mettant en danger le siège du secrétaire national du PCF. 

Le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon tient absolument à sa présence au Sénat. Le PG compte aujourd'hui deux sénateurs: François Autain (Loire-Atlantique), qui ne se représente pas, et Marie-Agnés Labarre, menacée dans l'Essonne. Membre du Front de gauche, le Parti de gauche réfléchit donc à la constitution d'une liste à Paris avec les radicaux de gauche (PRG) et le MRC de Jean-Pierre Chevènement. Une liste qui pourrait faire perdre un siège à celle dite «d'union de la gauche» qui en espère huit. Or le secrétaire national du Parti communiste français, Pierre Laurent, est en neuvième position sur cette liste et compte sur le retrait à mi-mandat de la sénatrice communiste sortante Nicole Borvo, pour faire son entrée dans la Haute Assemblée… Une situation sensible alors que le PG est en pleine négociation avec le PCF pour valider la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle et pour discuter des candidats aux législatives. Cette échéance pourrait d'ailleurs intéresser Mélenchon.

«Fortes divergences» 

«Notre priorité, explique Éric Coquerel, secrétaire national du PG, c'est de mener la discussion au niveau national sur les sénatoriales, avec nos partenaires du Front de gauche, pour obtenir deux sièges ou plus au Sénat.» Mais Coquerel est clair: «Si les discussions n'avancent pas, nous envisageons des alliances avec d'autres forces politiques superbement ignorées des grands états-majors.» Il saura plus mercredi soir à l'issue d'une réunion du Front de gauche. À Paris, Coquerel est en bons termes avec Pierre Dubreuil, secrétaire national du Mouvement républicain et citoyen, conseiller régional d'Île-de-France comme lui. En 2002, ils étaient aux côtés de Jean-Pierre Chevènement… Dubreuil reconnaît de «fortes divergences» politiques entre eux. Mais peu importe puisque l'objectif est avant tout, dit-il, «de se faire respecter et de défendre nos idées communes». «Nous savons notre capacité de nuisance», reconnaît Alexis Corbière, élu PG au Conseil de Paris, qui précise, au sujet de Pierre Laurent: «Le respect, ça marche dans les deux sens.»

Côté communiste, on s'étonne. On n'y croit pas. «Ce serait le baiser de Judas!» s'étrangle Lydie Benoit, chargée des élections au PCF. Elle ne veut accorder «aucun crédit» au projet car, dit-elle, «nous sommes dans des relations de travail et de construction avec le PG». Sur les négociations, Lydie Benoit reste pourtant évasive. Le PCF compte seize sénateurs renouvelables, et n'a qu'une envie limitée d'offrir des places au PG. D'autant que les discussions sont déjà compliquées avec le PS et Europe Écologie-les Verts, en particulier dans l'Essonne, où Marie-Agnés Labarre risque de perdre son siège. «Cette liste a peu de chances d'aboutir» selon Nicole Borvo. «Et si c'est uniquement par volonté de nuire, ils prendront leurs responsabilités. Cela posera un problème évident au PCF.» De quoi faire sourire le premier fédéral PS de Paris, Rémi Féraud, pour qui «cette histoire prouve que l'unité est un combat, y compris au Front de gauche!» et qui ne croit pas non plus à cette liste. Il précise que des discussions ont toujours lieu entre le PS et le PRG. Sur le MRC, Féraud lâche que pour constituer la liste d'union, ils ont «tenu compte du poids politique de chacun… »

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 05:26

Politique - le 8 Mai 2011


Le secrétaire national du PCF a répondu aux questions des étudiants de Sciences-Po sur ce thème. Aix-en-Provence, correspondant.

A l’invitation de l’Union des étudiants communistes (UEC), Pierre Laurent a planché, vendredi soir, à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence sur « la modernité de l’engagement ». D’abord questionné par Yann Samain, le secrétaire du cercle de l’UEC, le secrétaire national du PCF a rappelé que «l’idée à l’origine du communisme est qu’il faudra un jour dépasser le système capitaliste pour construire une société de mise en commun. Après vingt ans d’hégémonie totale du capitalisme, cette idée du dépassement retrouve de l’actualité dans nombre d’esprits». Selon lui, «la question du XXIe siècle est celle de l’invention d’un autre mode de développement humain, un autre horizon pour les sociétés. »

Les questions du large public présent ont ensuite tourné principalement autour des prochaines présidentielles. «Nombre de gens pensent que c’est l’élection la plus importante pour changer les choses alors que c’est l’élection la plus piégée, a estimé Pierre Laurent. Si on veut changer les sociétés, il faut que le plus grand nombre soit acteur alors que la présidentielle transforme les citoyens en supporters. C’est comme la télé-réalité, on assiste et, à la fin, on vote pour en éliminer un. La politique, c’est exactement l’inverse».

Un intervenant : «Si c’est une élection de merde, alors, n’y allez pas». Le dirigeant a plaidé une participation mais différente : «Nous allons mener campagne pour la présidentielle et les législatives, dans le même mouvement. Nous serons les seuls. Cela indiquera aussi notre volonté de changer les institutions». Questionné sur le Front de gauche, il a répondu : «Ce n’est pas le rassemblement de trois organisations mais la mise en route d’un Front populaire du XXIe siècle».

Christophe Deroubaix

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