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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 00:11

 

Voici un nouvel exemple de la poursuite effrénée de la course à la rentabilité financière des grands groupes transnationaux.

 

Suite à la fusion de Merck (MSD-Chibret en France) et Schering-Plough, le nouveau Merck, 2ème groupe pharmaceutique mondial a annoncé la suppression de 800 emplois en CDI en France, la vente de l’usine d’Eragny sur Epte (Oise) ainsi que la fermeture totale du site Schering-Plough de Riom (Puy-de-Dôme).

 

Le bénéfice net du groupe s’élève à 12,9 milliards de dollars en 2009 contre 7,8 milliards en 2008.


 

Le bénéfice net du groupe s’élève à 12,9 milliards de dollars en 2009 contre 7,8 milliards en 2008.

 

Ce plan de licenciement et de restructuration injustifiable va concerner plus de 1 500 salariés dans notre pays en y intégrant les CDD, les intérims et l’ensemble des sous-traitants. Il s’agit là d’une nouvelle atteinte majeure à l’emploi industriel, pour des motivations purement financières, et afin d’offrir une part toujours plus grande des richesses produites aux actionnaires.


Dans le contexte économique et social que nous connaissons, c’est une nouvelle provocation pour l’ensemble des personnels de ce groupe qui n’ont eu de cesse de s’adapter aux contraintes imposées ces dernières années par la direction des deux groupes en France.

 

Par ailleurs, cette décision intervient alors que les pratiques de rémunération de Merck sont tout simplement inqualifiables, avec des « top managers » rémunérés en millions d’euros tandis que les salariés sont licenciés pour motif économique. Ce groupe a également bénéficié de différentes subventions publiques dans le cadre de son implantation et de ses activités de Recherche / Développement.

 

Pour le site de Riom, qui compte une centaine de salariés spécialisés dans la chimie de synthèse et analytique, la toxicologie et les services supports, le plan prévoit l’arrêt de tous les secteurs, sans reclassement au sein du site MSD-Chibret de Riom.

 

En relais à la demande des salariés et des responsables des comités d'établissement des sites de Riom, dans le Puy-de-Dôme, je leur ai apporté mon soutien lors de la manifestation parisienne du 8 février dernier.

 

Il est important que soient portées collectivement d’autres perspectives pour les salariés du groupe, souvent jeunes et avec un haut niveau de qualification.

 

Plus globalement, il faut proposer d'autres perspectives pour l'industrie pharmaceutique dans notre pays à travers la construction de réponses politiques ambitieuses, notamment en matière de recherche, en associant étroitement les salariés aux grandes décisions de leur groupe.

 

Pour cela, il est indispensable de s'attaquer aux critères actuels de gestion des entreprises, et particulièrement des grands groupes, en substituant à la rentabilité financière, une logique d'efficacité sociale et envoronnementale.

Terrecommune

t environnementale.

 

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 10:22

Jacques CHABALER dirugeant communiste :


Se mobiliser pour qu’ait lieu la confrontation sur les réformes que la gauche devra mettre en oeuvre sielle revient au pouvoir, voilà ce qui importepour Jacques Chabalier.


« C’est ce que nous voulons construire avec le pacte populaire et partagé. » Le projet à construire, dit-il, doit porter une alternative dans tous les domaines, s’attaquer à la crise en France et en Europe, redonner du sens à la démocratie, redonner au pays une place dans le monde. Pas question de se satisfaire d’une gauche qui limiterait son ambition à rassembler « à la gauche de la gauche » : « Nous voulons une gauche qui prenne enfin ses responsabilités : le chemin que nous voulons ouvrir concerne tous nos concitoyens et toutes les forces de gauche. » D’où justement la démarche du Front de gauche."


Le rapporteur aborde la question des élections cantonales souligne les difficultés du débat public, le doute profond qui existe dans l’opinion sur la politique. Les communistes cependant entendent oeuvrer à l’alternative dont le pays a besoin. Pour cela, ils ont défini les quatre grands axes du contrat politique qui pourrait servir, dans le cadre du Front de gauche, de base à la campagne de 2012..."

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 14:48



 

Une très forte majorité de Français, 56 % selon une enquête Harris Interactive/Humanité, est opposée à la mise en cause des 35 heures.

Avec lucidité, elle ne croit pas qu’une telle suppression créerait de nouveaux emplois, relancerait la croissance, entraînerait une hausse des salaires, ni même que ça aug­menterait la productivité. Une nette majo­rité est certaine en revanche que les condi­tions de travail en seraient détériorées.

En dépit du martelage incessant de la pro­pagande UMP, le pays, et en premier lieu les salariés qui en bénéficient, reste atta­ché à une conquête sociale. L’opinion ne peut manquer de rapprocher la réforme des retraites qu’elle rejette de la volonté du Medef de faire travailler toujours plus longtemps avec toujours moins de protec­tions face à l’arbitraire patronal.

La droite sait qu’elle ne recueille pas l’adhésion sur ce sujet et, depuis des mois, ses ténors tournaient en rond derrière leurs grilles, réfrénant leur envie d’en découdre. Il a fallu que Manuel Valls leur ouvre la cage pour que la meute se déchaîne. « On y va à fond, sans tabou », tonne Jean-François Copé. Il faut « abandonner pure­ment et simplement » les 35 heures, « une vieille idée du siècle dernier », proclame Alain Juppé. Et l’ultralibéral Hervé Novelli lâche le morceau et avoue qu’il s’agit d’établir « un nouveau contrat social » gagnant-gagnant… pour le Medef. Le député maire « socialiste » d’Évry a bien ouvert une « brèche », selon le mot du secrétaire général de l’UMP, dans laquelle ce dernier incite tous les réactionnaires à s’engouffrer. Il n’est cependant pas sûr que l’incendiaire ne finisse par pâtir d’un retour de flammes. Qui oubliera à qui le crime profite ? Le chef de l’État se frotte les mains en déclarant que si « les 35 heures uniformes et obligatoires n’existaient plus », il « considère qu’il n’est pas de sujets tabous ». Et donc qu’aucun acquis social n’est à l’abri.

La page de la réduction du temps de tra­vail est cependant très loin d’être refermée alors que plus de 4 millions de personnes sont frappées par le chômage, que les jeu­nes sont les plus touchés et que la pénibi­lité ou l’intensité du travail se sont bruta­lement accrues. La revendication grandit d’une plus grande sécurité d’emploi et de formation, de retrouver du temps pour soi et pour les autres, et non seulement pour verser des dividendes aux actionnaires. Comment le prétexte de la compétition internationale peut-il être encore brandi quand, selon les statistiques de l’OCDE, un Français travaille davantage qu’un Allemand, que ce soit en moyenne hebdo­madaire (38 heures par semaine contre 35,7 heures) ou annuelle (1 554 heures en 2009 contre 1 390) ?

Nicolas Sarkozy a voulu croire devant les partenaires sociaux que sa loi sur les retraites ne serait plus mise en cause. Quelle illusion ! Tout au long de la mar­che de l’humanité, les travailleurs se sont appliqués à s’émanciper de ce qu’il y a de plus mécanique, de contraint, de moins épanouissant dans le travail. Le fanatisme libéral qui s’est emparé de la droite fran­çaise ne pourra pas toujours y faire obs­tacle. Et quelles que soient les limites de la loi Aubry 2, « tout progrès, si minime soit-il, est, comme l’écrivait Jaurès, une force pour de nouveaux progrès ».

Les salariés ne se laisseront pas priver sans réagir de ce qu’ils ont réclamé pen­dant des décennies.  


 


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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 09:01
Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /2010 23:31

Député communiste du Puy-de-Dôme et conseiller régional d’Auvergne depuis mars, André Chassaigne se dit disponible pour porter les couleurs du Front de gauche à la présidentielle de 2012. Il explique la démarche collective qu’il propose d’incarner, en s’appuyant sur son vécu d’élu de terrain.  Entretien : Sébastien Crépel

Comment avez-vous pris la décision de vous porter candidat à la candidature du Front de gauche pour l’élection présidentielle de 2012 ?
andre chassaigne En juin, j’ai pris cette décision parce qu’il y avait une incompréhension des communistes à propos de ce qu’ils ressentaient comme une forme d’exclusion de leur formation pour prétendre porter les couleurs du Front de gauche à cette élection. Je me suis donc proposé comme candidat pour porter une démarche que j’ai présentée devant le congrès du PCF. Je souhaite défendre trois convictions. D’abord être le candidat de la lutte contre le terrorisme financier. La France devra en 2012 secouer le G20 car c’est l’Europe qui paye le prix fort de la guerre monétaire, et il faudra reprendre le contrôle sur les banques. Ensuite, ma marque de fabrique, c’est l’écologie sociale. Rien que sur la rénovation de l’habitat social, il y a 250 000 emplois à créer et des tonnes d’énergie à économiser. Enfin, je pense que nous devons faire de la politique sous la Ve République comme si nous étions déjà sous la VIe. Ma candidature est donc celle de l’esprit d’équipe pour le Front de gauche.


Qu’est-ce qui distingue votre candidature d’autres candidatures possibles ?
Ce n’est pas une question de personnalité. Ma candidature est guidée par la volonté que le Front de gauche se dote au final du meilleur candidat pour une campagne collective. Guidée aussi par l’impératif de ne pas se fondre dans le moule de la personnalisation de ce scrutin qui ne correspond pas à notre conception de la démocratie. Je suis aussi candidat pour porter la politique qui est la mienne. Celle de la co-élaboration d’un projet au plus près des préoccupations de la population. C’est une conception à l’opposé d’un programme ficelé d’avance. Pour moi, l’urgence absolue, c’est transformer la politique pour que le projet soit l’œuvre d’un bouillonnement démocratique. La politique ne doit pas être une affaire de spécialistes. Or je relève que cette conception n’est pas forcément partagée par toutes les composantes du Front de gauche. Je veux aussi porter une conception qui ne coupe pas la gauche en deux morceaux irréconciliables. Pour moi, il n’y a qu’un peuple de gauche. L’ambition doit être d’ouvrir une nouvelle ère, et pour cela nous ne pouvons pas nous limiter à construire une force radicale en marge de la gauche car c’est l’ensemble de la gauche que nous devons faire bouger.


Est-il possible de mener une campagne collective pour une élection par nature très personnalisée ?
Je le crois. J’imagine très bien une campagne à l’image de celle que nous avons menée pour le référendum sur le traité constitutionnel européen. Certes, le candidat sera le porte-drapeau et apparaîtra davantage puisque le mode de scrutin l’impose, mais il devra être capable de se situer au cœur de la démarche collective du Front de gauche. Le projet est déterminant dans cette perspective car l’un ne va pas sans l’autre. Le pire serait un candidat avec un projet ficelé au niveau des états-majors politiques. Ce serait faire fausse route.


Êtes-vous d’accord avec les médias qui vous présentent comme l’«anti-Mélenchon ?
C’est agaçant. Contradictoirement, on me présente soit comme une marionnette du PCF destinée à amuser la galerie pour éteindre les velléités de candidatures communistes, soit comme une candidature visant à contrecarrer celle de Jean-Luc Mélenchon. Mais je ne suis ni l’une ni l’autre. Je suis pour une candidature unique du Front de gauche. Pour y parvenir, nous devons partir du principe qu’aucune candidature autoproclamée ne peut s’imposer d’elle-même, pas plus qu’un candidat ne peut être imposé d’autorité par le parti le plus important. Je ne suis pas dans une démarche de clivage entre les composantes du Front de gauche, c’est pourquoi je me refuse à exploiter certains excès de langage ou des divergences de positions avec Jean-Luc Mélenchon. Je ne me pose pas comme son adversaire, je pense au contraire qu’il faut fabriquer du commun. Ma candidature est là pour faire avancer tout autant des idées que des pratiques, pour parvenir à une campagne électorale équilibrée et collective, quel que soit le candidat retenu.


La forte exposition médiatique de Jean-Luc Mélenchon ne risque-t-elle pas de fausser le débat sur le choix du candidat ?
Jean-Luc Mélenchon bénéficie d’une forte exposition médiatique. Sur ce seul critère, sa candidature pourrait paraître s’imposer d’elle-même. Mais notre démarche ne se résume pas à une concurrence médiatique. Le choix doit se faire en fonction de la conception de la campagne que l’on veut porter, en faveur du candidat qui sera le mieux à même de porter le projet partagé du Front de gauche. Gardons-nous des éclats médiatiques qui se révèlent parfois des pétards mouillés à l’arrivée. Je m’appuie pour ma part sur un vécu, celui des élections régionales en Auvergne où nous avons mené une campagne respectueuse de toutes les composantes du Front de gauche permettant l’élection de candidats de chacune d’entre elles (au premier tour, la liste menée par André Chassaigne avait recueilli 14,24 % des voix). La démarche collective se démontre dans la vie. Le candidat du Front de gauche ne doit pas forcément être issu du PCF mais évitons cette erreur de penser que les communistes ne seraient pas rassembleurs.


Comment envisagez-vous la désignation du candidat commun du Front de gauche ?
Elle ne peut pas se faire sur la base de sondages, auxquels on ne peut pas se fier pour prédire les résultats de l’élection. Ce sera l’aboutissement d’une réflexion entre les formations du Front de gauche et d’une consultation au sein de chacune d’entre elles, sur la base de laquelle celles-ci s’accorderont sur une proposition de candidature qui devra, ensuite, être validée par les adhérents de chacune des organisations. Cela ne peut être le fait d’une décision de sommet. Pour une campagne collective, sur la base d’un projet partagé, le choix doit être démocratique et non imposé par une formation.

Par PcfBalaruc - Publié dans : politique

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 10:06

Dans son "point de vue" , paru dans "l'Humanité" du 31 décembre, Brigitte DIONNET, membre du Conseil National du PCF interroge.

De quoi ou de qui avons-nous peur ? Faut-il que le candidat du Front de gauche à la Présidentielle soit obligatoirement issu du PCF ?, Craindrions-nous le débat avec d'autres sur les issues possibles ? et en "creux" pour être rassembleur, moderne audacieux ne devons nous pas nous" effacer" devant Mélanchon ? ce qui nous grandirait pour aller "au devant du matin" ?

 

Je fais mienne ces questions, auxquelles d'ailleurs j'en ajoute d'autres.

 

Le concept de "Front de gauche" aurait-il été possible sans le Parti Communiste ?, la stratégie de rassemblement qu'elle implique pourrait-t-elle se développer et prendre corps sans le réseau d'élus locaux et de militrants communistes, sans sa participation aux luttes, sans que les élus communistesau parlement proposent des réponses alternatives au conformisme de droite et au pragmatisme de gauche ? Notre conception de la construction collective d'un programme que nous souhaitons partagé le plus loin possible porte-t-il contradiction à nos partenaires? Le Parti Communiste est-il utile dans la réponse qu'il propose en terme stratégique : le Front de gauche ?.

Ce dernier ne devient pas comme quelques-uns semblent le croire, un nouveau parti, qui engloberait les partis fondateurs, le PCF, le PG, la Gauche Unitaire. Le concept de "front" s'articule sur les réponses alternatives aux logiques libérales et sur les luttes et les rassemblements pour les faire aboutir. Chaque composante du Front de Gauche, avec ses moyens et son expérience participe de façon originale à la mise en oeuvre du concept, au parlement comme dans la rue et les usines. Notre Parti mettant à disposition des objectifs commun, son expérience, son intelligence, le nombre et la mobilisation de ses militants et de ses élus, ses moyens logistiques, sa passion altruiste pour le succès.

Toutes les élections  participent du combat pour gagner des points d'appui.

 

S'il n'y a pas d'automaticité à ce que ce soit un candidat issu des rangs communistes qui représente le Front de Gauche à la présidentielle, il n'y en a pas non plus à ce que ce soit nécessairement un candidat issu d'une autre composante du Front.  L'histoire a fait du Parti Communiste qui fête ses jours-ci son 90e anniversaire, ce qu'il est aujourd'hui, Avant tout un repère, une confiance une identité dans laquelle se retrouvent 134 000 adhérents et des électeurs qui en font la troisième force politique du pays. Ce parti, pour rester lui-même, pour être plus utile encore, à entrepris de changer.Il le fait à son rythme.

 

Brigitte nous invite à laisser "aux oubliettes une conception du Parti étroite, triste, mortifère"

Notre détermination à rassembler largement au-delà des rangs du Font de Gauche sur des solutions alternatives est-ce de l'étroitesse? La recherche passionnée de l'union sur des objectifs progressistes mêmes limités est-ce triste ? et prôner le "tous ensemble" (sur les retraites par exemple) révèlant les contradictions que rencontrent de ce fait certains des protagonistes, est-ce mortifère?. Ne pas rabougrir l'étendue du rassemblement nécessaire,  à la théorie "des deux gauches"qui condamne à l'échec, conduit-il à une impasse ?

 

Et pourquoi faudrait-il que le candidat qui va mobiliser les communistes à la présidentielle ne soit forcément pas issu de ses rangs ? Et d'ailleurs, dans les conditions d'aujourd'hui pourrait-il  mobiliser tout le parti ? Qu'en pensent les communistes ?

Et pour démontrer quoi ? Que nous ne sommes pas tournés sur nous-mêmes et que nous sommes des gens ouverts ? Que nous apporterions ainsi la preuve que  nous considérons  nos partenaires à égalité ? Que nous ne voulons pas tirer la couverture à nous en la déposant sur les épaules d'un autre? Que nous pensons que le succès est impossible si c'est  un communiste qui est en figure de prou ?

 

 

Mais au fond, quels sont nos objectifs dans cette bataille  des Présidentielles.

 

Passer devant le PS comme semble le proclamer JL Mélanchon avec "bruit et fureur".  Evidemment ce serait formidable et une bonne chose. Les possibles en seraient bouleversés pour  notre pays et au-delà. Mais n'est-ce pas là, mettre "la charrue devant les boeufs" ? Il nous faut créer les conditions d'un tel objectif qui ne peuvent se limiter à des incantations. Et quelles sont-ils ? La désignation d'un candidat non communiste suffirait-elle ? Définir le programme et le partager, impulser des mobilisations transformatrices, ,travailler sans relâche à la renaissance de la  confiance et de l'espoir, donner à voir l'avenir, rendre crédible une perspective heureuse, c'est de tout cela que nous avons besoin aussi.

 

Que gagnerait le Front de gauche et son combat émancipateur à minorer son géniteur et son principal artisan? A l'affaiblir assurémment.

 

Car, nous le savons les élections Présidentielles" sous la Ve République sont, par "nature, difficile pour le PCF et la gauche transformatrice en général. Conçue sur le mode personnel cette logique bi-partisanne est grosse de danger. Elle agit comme refouloir des intentions collectives pour les réduire dans l'entonnoir du" sauveur" ou du" héros" tout puissant.

Ainsi le candidat, la personne, subjugue le collectif, le parti. Il le préempte et le réduit. C'est justement de cela que nous ne voulons pas. C'est de "l'ensemble" qu''il nous faut.

Et cela le candidat seul ne peut l'apporter. A  moins que les communistes et leurs partenaires, les personnes intéressées au véritable changement et pas seulement à la victoire électorale, "investissent" le candidat, le portent, le marquent,l'incarnent, qu'ils soient eux-mêmes "candidats" qu'ils lui donnent les couleurs populaires de l'espoir et du possible.

 

Et pourquoi pas André Chassaigne ?

 

 

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 03:22

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C’est avec conviction que je soutiens la démarche(*)qui consiste à porter dans le débat des communistes et des autres organisations qui composent le Front de gauche, et des militants engagés dans cette stratégie, l’intérêt et l’avantage, pour le mouvement populaire tout entier qu’il y aurait à ce que André Chassaigne, député communiste porte les propositions du Front de gauche lors de la campagne des Présidentielles. Nous l’avions déjà constaté lors des Présidentielles de 2007 où, les « médias » publics, dont ma mainmise du pouvoir est avérée et dont la plupart  des « journalistes » se prêtent à sa propagande, et les médias privés, détenus par des grands groupes capitalistes dont on sait leur aversion pour le vrai changement, avaient choisi le candidat socialiste devant faire face à Sarkozy pour le 2e tour de la Présidentielle de 2007, à l'époque, Madame Royal, avec le résultat que l'on connait. Une fois posée que Sarkozy postulera, pour la droite, à une deuxième mandat,  aujourd’hui, ils installent  au casting DSK et Ségolène pour le PS en les mettant en scène, sciemment.

 

Mais cette fois-ci l'ambition est plus large encore. Ils tentent de peser sur les débats du Front de gauche pour les Présidentielles. Ils ont fait leur choix : ce sera  Jean-Luc Mélanchon candidat « naturel » du Front de gauche. Les lumières des médias l’éclairent complaisamment, ces temps-ci. Il serait ainsi "le bruit et la fureur", en quelque sorte le sauveur suprême. Cette tentative des médias, à laquelle il se prête goulument d'ailleurs, est pleine de danger. Car en personnalisant la campagne, il déssaisit les militants, et le rassemblement de tous, dans l'élaboration d'un projet et par suite, d'un programme partagé par les différentes sensibilités de gauche acquises à un changement de société.

Il en fragilise le dessein, car aujourd'hui, par calcul politicien sans doute,  les médias l'installe comme "Dieu",mais demain,  le descendront en "Enfer". La ficelle est grosse, mais s'insinue autour de notre cou si nous n'y prenons pas garde.

 

La manipulation est habile, car, si demain, après moult débats et réflexions , les militants des partis et mouvements composant le Front de Gauche, choisissaient André Chassaigne, par exemple, les communistes seraient  accusés alors, de prétendre corseter à leur profit une stratégie et une candidature, qui si elle se confirmait, serait vouée à l’échec parce qu'elle est d'origine communiste (se rappeler des débats des collectifs antilibéraux à la Présidentielle) et nuirait à toute la gauche. Le Parti étant accusé une fois de plus de briser l'espoir et de faire le jeu du PS..

Ne soyons pas dupes. C’est bien du contenu des propositions alternatives qui seront mises, avec forces et convictions au sein de la campagne présidentielle, et du nombre de militants qui les porteront que dépendra, finalement, l’influence des ces propositions et du score électoral du candidat du Front de gauche. La candidature, l'ambition, le programme,  doivent être conçus  comme un patrimoine commun à l’opposé de l’homme providentiel fût-il talentueux .

 

Ce projet, co-élaboré par les milliers de militants qui en sont à l’origine et qui les partagent doit être porté par une personnalité dont l'objectif n'est pas sa personne mais le bien commun du projet., rassembler  largement à gauche sur les propositions et les solutions alternatives aux logiques libérales. Ni conformisme de droite, ni pragmatisme de gauche.  Pour ce qui me concerne, je soutiens la candidature de André Chassaigne, que malheureusement les médias ignorent délibéremment. A ce propos, la direction du Parti serait bien inspirée de dénoncer la quasi censure des médias qui s'exerce à l'encontre de ce candidat potentiel du Front de Gauche et plus généralement des dirigeants et des élus communistes.

 

L’expérience malheureuse  des collectifs antilibéraux qui a échouée ne doit pas se reproduire.  C'est pourtant ce qui se trame, en coulisse, avec la réapparition "opportune " des objectifs "Mélanchonistes" de construire "die Linke", et la demande d'adhésion" de la FASE et du M'PEP au Front de Gauche. Cette dernière étant acceptée et souhaitée publiquement par notre camarade Jean-Luc,  les débats internes des partenaires du front de gauche passant au second plan...naturellement.

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 03:03

France 2 promeut la haine...

 

Ces temps-ci, le microcosme politico-médiacratique a de quoi nous inquiéter. Il suffisait de regarder "À vous de juger "sur France 2, pour en percevoir toute la perversité. Ce fut dabord le honteux tapis rouge déroulé sous les pieds de Marine Le Pen, qui, durant une heure et demie et sans vrais contradicteurs, eut le loisir de surfer à sa guise sur la crise économique, sur les ruines d’une France en atomisation sociale avancée, sur le pourrissement ultra-droitier du sarkozysme, sur les misères du monde libéral et les méfaits de l’Europe… la bonne blague ! La tentative de ripolinage opérée par la leader d’extrême droite fut une nouvelle fois grossière.  « Vous parlez comme la gauche ? », osa Arlette Chabot à la fifille de papa. Elle servit ainsi de porte-plats aux revendications de haine de lautre, à la destruction souhaitée des liens sociaux et des solidarités républicaines. Cela était plus quindécent. C’était une insulte à lidée que nous nous faisons des services publics et de la parole publique en général, dévaluée, maltraitée. Et si le danger FN existe, comme en témoignent tous les sondages, il faudra le combattre avec courage et non en gobant passivement les paroles plus ou moins adoucies dune Le Pen en voie de banalisation…

 

et les petites "affaires" du PS...

 

Mais ce n’est pas tout. Après la tribune libre accordée aux âmes noires de l’« œuvre française » pseudo-moderne, nous avons eu le droit à une séquence "surréaliste" consacrée au Parti socialiste, façon ultra Ve Républi¬que. Nos éditocrates réunis semblaient plus disposés à évoquer la question des primaires que celle du programme. Reconnaissons que, en ce moment, certains protagonistes du PS se prêtent volontiers à ce type de réflexes. Si, pour une majorité de militants socialistes, les primaires sont attendues avec bienveillance, beaucoup expriment leurs craintes qu’une vulgaire « guerre des chefs » ne vienne anéantir la construction des idées. La bataille des ego aurait débuté et avec elle, comme un vieux film tôt rembobiné, la machine à désillusionner le peuple de gauche… Entre nous, ces débats de postures sont-ils à la hauteur des enjeux actuels ? Il n’y a pas de quoi sourire. La France va mal. Et si les classes populaires se demandent légitimement : « Comment en finir avec le sarkozysme ? », c’est d’abord parce qu’elles expriment leurs souffrances sociales après des années de sacrifices…

 

Refuser la spectacularisation de la politique et la personnalisation à outrance est donc une question de dignité citoyenne.


Toute la gauche doit y réfléchir, non comme un défi, mais une exigence. Le sarkozysme est en crise et le socle sur lequel le prince-président avait construit son succès s’est profondément effrité. Quand on est de gauche, il y a tout lieu de s’en féliciter. Mais s’en contenter ne suffira pas, ce serait même mortifère. Après la séquence sociale que les Français viennent d’imposer au pouvoir, nous savons que nos concitoyens sont durablement ancrés dans une contestation du système, qu’ils critiquent désormais sans modération, et avec elle,  les « logiques du capitalisme financier » ou des solutions du FMI… Comment douter que c’est évidemment sur cet idéal d’égalité et de justice que doit se construire une dynamique de gauche ? Pour répondre à la révolte (massive) contre les injustices, la gauche doit préparer et inventer bien plus quune « alternance » douce et paisible, mais bel et bien un chan gement de société qui refonderait la République elle-même. Un enjeu de civilisation, rien de moins. Ni conformisme de droite, ni pragmatisme de gauche.

En ce domaine, la responsabilité du Front de gauche est immense. Pour bousculer l’hégémonie du PS et réinstaller une espérance crédible, qui a tant fait défaut depuis une génération….

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BRUNO FORNACIARI

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