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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 12:45

2012 : Prenez le pouvoir !

Notre objectif pour 2012 : se débarrasser de Nicolas Sarkozy et ouvrir une alternative à gauche pour changer nos vies. Pour y parvenir les communistes ont décidé de d’amplifier la dynamique du Front de gauche, avec un programme populaire et partagé, élaboré avec vous, porté par les candidats du front de gauche aux législatives et Jean-Luc MéLenchon comme candidat à la présidentielle. Par ce geste fort d’un candidat qui n’est pas membre du PCF, les communistes font le choix du rassemblement avec la volonté de bousculer l’ordre établi.

2012 : Place au peuple

Le peuple va se débarrasser de Sarkozy et de sa bande du Fouquet’s. Leur politique, pour satisfaire les marchés, a tout dévasté et créé trop de souffrances. Les valeurs de la République, Liberté Egalité Fraternité, ont été bafouées par un État mis au service de quelques-uns. Ils ont ouvert la voie à l’extrême droite en recyclant leurs idées antisociales et racistes. Comme les autres dirigeants d’Europe et les banquiers, ils ont exploité leur crise et l’ont fait payer aux peuples. ils ont soumis les grands enjeux sociaux et environnementaux à leur soif de profits et au productivisme.

Maintenant place au peuple.

nous avons besoin de profonds changements : repenser les modes de production et la répartition des richesses, ouvrir une nouvelle ère où ce soit « l’Humain d’abord » qui domine, construire les moyens d’une vie digne pour chacun, une vie soucieuse de l’avenir de nos enfants et de la planète. nous voulons les 35h00 comme durée hebdomadaire de travail, le Smic à 1600 €, la retraite à 60 ans à taux plein. Pour cela, il faut rompre avec les logiques libérales que prônent le MEDEF, la Commission européenne ou le Fmi. il faut une autre politique du crédit et une répartition des richesses juste, des services publics élargis et démocratisés, la création de nombreux emplois, des droits nouveaux pour les salariés. il faut une gauche qui ne renonce pas à ses promesses une fois l’élection passée et une nouvelle majorité de gauche à l’Assemblée qui initie ces changements avec le peuple.

C’est l’ambition du Front de Gauche.

Sa démarche s’inscrit au coeur de la gauche pour la faire bouger. Unis de nouveau, avec le Parti communiste, le Parti de gauche et la Gauche unitaire, il ne se limite pas à une stratégie électorale. Avec les syndicalistes, avec les militants associatifs, les intellectuels et tous les salarié-es et les citoyennes, le Front de Gauche agit et propose pour qu’enfin le peuple soit entendu. il est ouvert à tous ceux et toutes celles qui veulent y contribuer dans des Comités qui seront créés dans chaque circonscription législative.

Avec le Front de Gauche, face à la bande du Fouquet’s et aux actionnaires. Prenez le pouvoir !

Grand meeting unitaire

Mercredi 29 juin 2011 | Place Stalingrad | M° Jaures | 18h30

* 18h30 concert avec HK et les Saltimbanques

* 20h00 Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche

Pierre LAURENT | Secrétaire national du PCF | Christian PICQUET | porte-parole de Gauche

Unitaire | Martine Billard | Parti de gauche | et aussi Clémentine Autain | Fase | Danièle Obono

| Convergences et Alternative | Lucien Jalamion | République et Socialisme |

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 06:19

 

Selon Lancelot Delahaye pour "Le Figaro", "Une première depuis 1974 : le Parti communiste ne présentera pas de candidat à la présidentielle. Adoubé à 59,12 % par les militants du parti ce week-end, c'est l'ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon qui représentera le Front de gauche en 2012. Une coalition qu'avait rejointe le PCF pour les élections européennes en 2009 et pour la bataille de 2012. Bien loin d'y voir un signe de faiblesse, son secrétaire national, Pierre Laurent, s'en réjouit. «Ce n'est pas un choix d'effacement, c'est au contraire un choix pour créer les conditions d'une place importante du Front de gauche dans la campagne à venir » a-t-il déclaré lundi au Talk Orange Le Figaro. Pierre Laurent avait marqué sa «préférence » pour Mélenchon dès avril.

Avec cette candidature, il est convaincu que l'extrême gauche ne subira pas la débâcle du PCF en 2007. Marie-George Buffet avait réalisé 1,93 %. Mélenchon sera «bien au-delà de ça», assure Pierre Laurent. Mais le secrétaire national entend bien rassurer ses 130.000 militants : «Nous voulions un front qui permette aux différentes forces qu'il compose de continuer à exister, donc nous n'avons pas l'intention de dissoudre le Parti communiste.» Face à la grogne de ceux de ses adhérents qui souhaitaient une candidature issue du PCF, Pierre Laurent invoque la nécessité de «mettre la gauche à la hauteur» de «jouer un rôle très important dans la gauche » afin d'affronter une «situation exceptionnelle » de crise qui «touche déjà la France » et un «sarkozysme» dont il veut «défaire la France».

Une crainte subsiste 

Les deux perdants du scrutin de ce week-end, André Chassaigne et Emmanuel Dang Tran, n'incarneront donc pas le Parti communiste français, contraints de se ranger derrière la personnalité fulgurante de Mélenchon. Une crainte subsiste néanmoins au sein du Parti communiste : un Mélenchon omniprésent sur le terrain médiatique ne lui permettrait pas d'exister aux yeux des Français. C'est là qu'entre en scène la notion de «campagne collective» que Pierre Laurent s'acharne à mettre en valeur : «Nous ne voulons pas d'une campagne qui soit organisée autour d'un seul homme mais nous voulons montrer la pluralité des forces qui sont engagées dans le Front de gauche.»

 

Réponse à cet article envoyé au "Figaro" le 21 juin à 8 h 20

"L'article qui commente un fait politique tout à fait important comme celui de la candidature d'un non communiste à la Présidentielle pour les représenter devrait, à mon avis, tenir compte des réalités et non pas de supputer telle ou telle intention désabusée.  Oui, c'est le PCF qui est à l'initiative du Front de gauche, et il ne s'y" rallie" pas comme le laisse entendre le commentaire. Cette stratégie de rassemblement de la gauche "authentique" si je puis dire, est rendue possible grâce à la coexistence et la vie propre de chaque organisation qui compose le Front de Gauche (et il a vocation à s'élargir à d'autres organisations et d'autres personnalités), et débouche sur des propositions politiques économiques et sociales, produites par les trois composantes du Front de Gauche. Elles sont, à nos yeux,   susceptibles de répondre aux aspirations du plus grand nombre  en
commençant à sortir notre pays de la crise.
Cette offre politique nouvelle, que l'on peut critiquer bien sûr,  est à prendre au sérieux autrement que par le petit bout de la lorgnette comme trop souvent. Cette stratégie est ratifiée par le vote des communistes à 96 %. Et leur choix c'est porté sur Mélenchon pour le candidat à la Présidentielle, à la fois pour "ouvrir" à d'autres que les communistes, l'espace de la lutte contre Sarkozy et pour un changement véritable. Ce choix se réalise dans le cadre d'un accord global qui comprend une campagne électorale collective dont Pierre Laurent serait le Président du comité de campagne, (donc pas d'effacement du PCF), d'un accord qui donne environ 80 % des candidatures du Front de gauche aux législatives au PCF, et sur la base d'un programme dont la matrice est celle du programme du PCF. Tout cela, non pas pour "sauver" le PCF mais pour dynamiser le rassemblement et la lutte nécessaires pour une politique alternative.
En se déclarant mobilisé pour la campagne du Front de Gauche, André Chassaigne ne se place pas en position de perdant comme l'article le laisse entendre. Tout au contraire, il réaffirme son engagement sur les bases qui l'avaient conduit à proposer sa candidature ( programme partagé, campagne collective, visibilité du PCF) Il n'y a donc pas plus de perdants que de "grogne" au PCF après ce scrutin interne. C'est l'inverse qui se produit. Le débat qui s'est déroulé dans la clarté et la franchise des arguments sur la candidature a permis de vérifier l'accord quasi général des communistes sur la stratégie de Front (Mélenchon + Chassaigne = 96 %) et leur mobilisation pour la faire vivre. Je sais que chaque matin on enterre , une fois de plus le PCF, qui ressuscite malgré tout, et que l'on enterre encore une fois, jusqu'à la prochaine et ainsi de suite. Ces détracteurs seraient mieux inspirés, pour leurs lecteurs et le respect qu'il leur doivent, de formuler des critiques de fonds plutôt que cette superficialité dont ils sont coutumiers dans ces pages. Hélas
La candidature Mélenchon n'est pas "contrainte", elle est choisie par les communistes avec l'objectif "d'élargir" et non de restreindre l'offre politique qui affiche sa pluralité.
Dans cette campagne, les communistes seront actifs, créatifs et  rassembleurs."
Au grand dam des lecteurs du"Figaro".
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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 05:16

Sur le plan national 70 % des communistes à jour de leurs cotisations ont participé au vote pour la désignation du candidat commun qui représentrera le Front de gauche (Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire)  aux élections Présidentielle de 2011.

Une large majorité 59,12 % à choisi Jean-Luc Mélenchon qui devient le candidat de tous les communistes rassemblés.

36,82 % auraient préféré que ce soit André Chassaigne qui porte les couleurs du Front de Gauche, et 4,07 % des communistes ne s'incrivent pas dans la strtégie du Front de gauche et ont voté pour Emmanuel Dang Tran

 

Pour ce qui concerne les communistes des Deux-Sèvres, ils se sont bien mobilisé (86 % des inscrits à jour de leurs cotisations) et les candidats ont obtenu respectivement :

 

Jean-Luc Mélenchon : 66,36%

André Chassaigne     : 29,09%

Emmanuel Dang Tra  :   4,54%

 

Nous voilà donc à près de 96 % les communistes des Deux-Sèvres engagés dans les luttes sociales et idéologiques, les batailles électorales de 2011 sous l'égide du Front de gauche. Espérons qu'ils seront à la hauteur des espérances que ce Front Populaire du XXIe siècle peut ouvrir et mener au succès pour changer vraiment la vie de notre peuple.

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 09:24

 

POLITIQUE -  le 19 Juin 2011

 

Les militants communistes ont choisi Mélenchon pour 2012

 

 

Près de 60% des militants communistes ont voté pour Jean-Luc Mélenchon lors de la désignation du candidat du Front de gauche pour l'élection présidentielle de 2012, a annoncé samedi soir l'ancienne dirigeante du Parti communiste Marie-George Buffet.

"Les communistes, à près de 60% dans toute la France ont choisi de présenter Jean-Luc Mélenchon comme candidat à l'élection présidentielle pour porter le programme du Front de gauche", a fait savoir l'ex-ministre des Sports dans un communiqué. Les 670 délégués communistes avaient déjà approuvé, le 5 juin dernier, à 63,6% des voix, le choix du co-président du Parti de gauche (PG) pour représenter le Front de gauche (FG) en 2012. L'eurodéputé affrontait André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme favorable au Front de gauche (FG) et Emmanuel Dang Tran, responsable d'une section PCF parisienne, opposé au Front de gauche.

A Paris, lors du vote des militants, réunis de jeudi à samedi, Jean-Luc Mélenchon a obtenu 60,8% des voix (29,6% pour André Chassaigne), 65% dans les Hauts-de-Seine, 63% dans l'Aube, 62% dans les Pyrénées-Atlantiques. Il recueille un très large 78% en Seine-Saint-Denis où Marie-George Buffet qui le soutenait, est députée. Gros score aussi dans le Tarn-et-Garonne avec 74% des voix des militants communistes. Le co-président du Parti de gauche n'obtient en revanche que 49% en Loire-Atlantique, talonné par le député du Puy-de-Dôme (48%). En Seine-Maritime, c'est l'élu auvergnat qui le dépasse (49% contre 48%).

"On ne peut que se féliciter de ce résultat, c'est historique", a réagi, Eric Coquerel, secrétaire national du PG. "Le Front de gauche va pouvoir se présenter à la présidentielle et aux législatives et donner un espoir pour le peuple", a-t-il ajouté, voyant là le moyen d'"effacer l'échec" de la candidature unitaire de la gauche radicale en 2007. "Ca nous fait renouer avec l'espérance que peut porter ensemble toute la gauche qui est en rupture avec le système", a-t-il fait valoir.

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Il faut se féliciter de la mobilisation des communistes pour la désignation du candidat du Front de gauche à la Présidentielle,  dans le cadre de l'accord global qui comprend le Programme, les candidats aux législatives, le style de la campagne électorale collective (dont le Président sera Pierre Laurent secrétaire National du PCF), et le candidat commun du Front de gauche.

 70,25 % des militants communistes ont participé au vote.

59, 12 % d'entre eux ont confirmé le choix de la conférence Nationale du PCF et choisi Jean-Luc Mélenchon.

36,82 % des communistes auraient souhaité voir André Chassaigne porter les couleurs du front de gauche

4,07 % des votants considèrent qu'il eut mieux valu présenter un candidat du seul PCF.

Désormais, la décision majoritaire des communistes, fait de Jean-Luc Mélenchon le candidat qui symbolisera le Front de gauche aux Présidentielles, après que le Parti de Gauche et celui la Gauche Unitaire se soient prononcés eux aussi pour ce candidat.

Les militants et organisations communistes vont se mobiliser pour faire connaitre le programme proposé et pour l'enrichir, ils vont mener campagne pour le Front de Gauche et son candidat.

 

 

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 08:29
POLITIQUES 17/06/2011 À 12H12 (MISE À JOUR À 13H21)

Mélenchon ou Chassaigne? «Le candidat du Front de gauche sera un représentant, pas un chef»

REPORTAGE

Les militants du PCF votent jusqu'à samedi pour investir leur candidat à la présidentielle. Sauf surprise, c'est le leader du Parti de gauche qui devrait sortir vainqueur. Reportage dans une section parisienne.

146 réactions

Par LAURE EQUY dans "Libération"

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Sur la petite place pavée, devant les terrasses d’un café et la section PCF du XXe arrondissement de Paris, tapissée d’affiches rouges «Unis avec le Front de gauche» et «Contre la vie chère», ça papote, ça se tâte... A l’intérieur, l’urne est en place, une pile de bulletins de vote à côté, mais les militants ne se pressent pas encore. André Chassaigne ou Jean-Luc Mélenchon? Mélenchon ou Chassaigne? Voire Emmanuel Dang Tran, «identitaire» parisien prônant une candidature communiste pur jus? On attend jusqu’à la réunion de section, ce jeudi soir, ou peut-être vendredi ou samedi pour se prononcer sur le candidat qui portera les couleurs du Front de gauche à la présidentielle, puisque le vote s’étale sur trois jours.

Les 130.000 militants revendiqués par le PCF sont appelés aux urnes pour valider le choix de la conférence nationale d’investir le président du Parti de gauche (PG) pour 2012. A priori, une dernière haie à franchir pour Jean-Luc Mélenchon sur les rangs depuis février.

Pour le numéro un communiste, Pierre Laurent, venu voter dans sa section, ce n’est pas tant «un nom» qu’il glisse dans l’urne qu’une «option politique avec une candidature, un accord aux législatives, un programme partagé»:«C’est sur cette option globale que je souhaite le rassemblement», précise-t-il. Si celle-ci est retenue, c’est le secrétaire national du PCF qui présidera le comité de campagne. Un tandem qui montre, selon lui, que «la campagne sera collective».

«Le sacrifice pour le rassemblement»

Il le faudra pour que les communistes jouent le jeu. «S’ils veulent qu’il y ait beaucoup d’affiches collées, il faudra qu’il y ait plusieurs têtes sur l’affiche»,glisse avec malice la secrétaire de section, Raphaëlle Primet. Elle admet que la désignation d’un non communiste comme candidat - pour la première fois depuis 1974, avec le soutien à François Mitterrand - n’est «pas un choix facile»: «c’est le sacrifice pour le rassemblement.»

Anne, juriste qui a adhéré au PCF en 1974, comprend «le souci des communistes de ne pas se laisser phagocyter ni servir de marchepied mais on ne doit pas rester dans une tour d’ivoire. Ce n’est pas un truc de partis, le Front de gauche, chacun doit se l’approprier, les associations, les syndicats, les gens.»

Ils sont surtout nombreux à rappeler que la présidentielle, très médiatisée, trop personnalisée, n’est pas leur tasse de thé. Pour les militants, ce sont les législatives - prévues en juin 2012 - qui priment. Et avec 80% des circonscriptions réservées au PCF, l’accord leur est très favorable. Pour Marie-Claude, retraitée qui votera Mélenchon, «la présidentielle est antidémocratique et peu significative mais permet de faire passer ses idées. Il faut donc un porte-voix, et quelqu’un prêt, aussi, à s’assumer une élection humainement difficile.»

Loin, prévient Aurélien, intermittent du spectacle, de l’homme providentiel:«Le candidat sera un représentant, pas un patron ni un chef.» Assis sur les marches pour fumer une roulée avant le vote, il voudrait «éviter que Mélenchon fasse un score autoritaire». Mélenchon l’énervé, avec Laurent le placide, «ça fera un bon mélange», espère-t-il.

«Mélenchon reste un soc’»

Pourtant, la personnalité de l’ex-sénateur socialiste laisse encore perplexe.«Il ne m’inspire pas confiance, je ne le sens pas franc du collier!», maugrée «Jaja», aide soignant. Surtout: «il reste un soc’ et on garde toujours son étiquette.» L’origine PS gêne aussi Jean-Jacques, retraité métallurgiste, qui note que Mélenchon n’a d’ailleurs pas obtenu un très bon score (63,6%) le 5 juin, à la conférence nationale. Mais il hésite: «Chassaigne est pas mal mais va faire le même score que Marie-George Buffet, il y a quatre ans [1,93% à la présidentielle de 2007, ndlr].»

Thomas, élève infirmier, votera, lui, pour le député (PCF) du Puy-de-Dôme,«pas par défaut» mais pour son approche «écolo avec une visée communiste» et son profil d’«élu local». «Quelqu’un qui passe bien à la télé, c’est important mais la politique ne s’arrête pas à ça, veut-il croire. Notre campagne contre la vie chère parle plus aux gens» que la compétition Mélenchon-Chassaigne.

Les résultats seront annoncés dimanche matin par Pierre Laurent au siège du PCF, place du Colonel Fabien à Paris.

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 07:40

"L'audience de nos deux partis par rapport aux citoyens est équilibrée"

Le Parti communiste, avec ses élus, ses militants, son histoire, a plus de poids que le Parti de Gauche. Ca ne joue pas en votre faveur...
Le PC aura à peu près 80% des candidats des cantonales et il aura un pourcentage très fort au niveau des législatives. Si l’on veut montrer que le Front de Gauche est une diversité et non pas un rassemblement autour d’un parti, il est évident que pour la présidentielle, il est souhaitable qu’on ait un candidat qui représente cette diversité. Certes, le PC a un poids militant plus important, des élus, de l’ancienneté, mais si vous regardez les sondages, l’audience de nos deux partis par rapport aux citoyens est quand même plus équilibrée que le rapport de force au niveau des militants. Tout ça, à mon avis, va jouer.

Pensez-vous que les militants du PC accepteraient sans rechigner un candidat étranger au parti?
L’idée qu’il y a une cause qui dépasse nos propres organisations a progressé dans tous nos partis et notamment au PC. On le constate, pour les cantonales, on aura beaucoup plus d’accords qu’au niveau des régionales. Le Front de Gauche est en train d’accroître son audience au sein du PC. L’intérêt global de ce qu’on représente va prendre le pas sur ce qui pourrait être -je dis bien “ce qui pourrait être”- un intérêt de parti.

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 09:45
LUNDI 6 JUIN 2011

  Je retranscris ici le contenu de mon intervention orale devant la Conférence nationale du Parti Communiste Français, samedi 4 juin.


  Durant cette conférence nationale, nos réflexions et nos choix doivent être conduits par trois exigences :

- Nous devons être utiles pour que Sarkozy soit battu et pour que soient mises en œuvre par la gauche des réponses nettes aux souffrances du peuple de France. Pour cela, soyons porteurs de l’indignation et les meilleurs relais des colères et des luttes.

- Nous voulons le succès du Front de gauche et son renforcement pour imposer à toute la gauche les exigences fortes de transformation sociale. Notre rassemblement doit être incontournable dans le paysage politique français et peser sur les choix politiques.

- Le Parti Communiste Français est un outil indispensable, avec ses valeurs propres, qu’il nous faut préserver et développer. La France a besoin d’un grand parti révolutionnaire. Ses analyses sont un rempart contre tous les opportunismes, de droite comme de gauche.


  C’est sur la base de ces trois exigences qu’il nous faut prendre nos décisions. Je vois pour ma part deux priorités que j’ai placées au cœur de ma candidature :

- Ne pas se limiter à la recherche d’un résultat électoral, aussi bon soit-il, comme expression d’un simple positionnement protestataire. Au-delà du rapport des forces issu des urnes, il faut dès aujourd’hui faire monter dans l’ensemble du peuple de gauche, et bien au-delà, l’exigence des mesures qui sont indispensables pour une changement réel dans notre pays et pour améliorer la vie du plus grand nombre. Je pense plus particulièrement à la maîtrise financière sans laquelle aucun changement n’est possible.

- Sortir du formatage stérile de la vie politique : la personnalisation extrême, par une médiatisation artificielle faite de buzz et coups de gueule, est illusoire. Elle sera balayée par le vote utile. Bien au contraire, la dynamique du Front de gauche doit s’appuyer sur l’implication du plus grand nombre, à l’opposé d’une politique spectacle aujourd’hui massivement rejetée. Soyons donc en rupture nette avec des pratiques politiques qui sont d’un autre temps en initiant une démarche complètement nouvelle et en la rendant visible.


  La Conférence nationale doit, selon moi, répondre à deux questions prioritaires :


1) Qu’est-ce que nous pouvons faire avancer, concrètement, précisément, dans toute la gauche, sans attendre le résultat du 1er tour des présidentielles ? Par nos initiatives, nos mobilisations, en étant acteurs des luttes, nous avons la grande responsabilité de faire bouger les consciences. C’est essentiel. Et, c’est indispensable pour arracher dès aujourd’hui l’engagement de toute la gauche sur des mesures fortes qui changeront réellement la vie des gens. Soyons les meilleurs artisans d’avancées concrètes. Faisons en sorte « que nos idées s’emparent des masses ».


2) Comment les communistes seront-ils aussi les meilleurs artisans du succès électoral du Front de gauche ? Il faut tout faire pour que la mobilisation dans nos rangs soit la plus complète possible, et quel que soit le candidat choisi. Il existe chez les communistes un risque de rupture si on ne les laisse pas décider. Ils ne doivent pas se sentir frustrés de leur choix, infantilisés par une décision qui serait prise par les seuls délégués de la Conférence nationale. Mais c’est à la Conférence nationale d’en décider par le choix d’un bulletin de vote incluant ou pas les différents candidats à la candidature. Je n’ai jamais été dans le clivage et je me soumettrai à la décision majoritaire des délégués. C’est à eux de dire, en toute conscience, s’ils souhaitent le maintien de plusieurs candidats.


  En conclusion, j’affirme solennellement que je serai un artisan déterminé, actif, de la réussite du Front de gauche et de ses candidats communs aux élections présidentielle et législatives : bien évidemment dans le respect du choix majoritaire des communistes, mais aussi parce que je crois vraiment à l’utilité de notre rassemblement pour le peuple de France. La région Auvergne, où je suis élu, en a fait une démonstration éclatante aux élections régionales et cantonales dans le respect des différents partenaires. Je m’impliquerai donc totalement dans notre campagne collective, qui doit être citoyenne, large, à millions de voix. Je le ferai avec conviction, sans ambiguïté, en militant communiste actif, et en militant du Front de gauche.

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 08:11

Mélenchon, rendez-vous place Stalingrad

Jean-Luc Mélenchon, le quasi candidat du Front de gauche à la présidentielle n'a aucun doute sur l'issue de la primaire qui l'oppose à André Chassaigne devant les militants communistes. Pour preuve : il a déjà calé avec TF1 sa présence sur le plateau du 20 heures, le 19 juin date des résultats de la primaire. Quant à son premier grand meeting de campagne, il est prévu 10 jours plus tard à Paris, place Stalingrad.

De quoi agacer les militants communistes qui pourraient y voir là comme une pression sur eux dans leur choix libre qu'ils ont à exprimer sereinement et en pleine responsabilité du candidat du Front de Gauche qu'ils considèrent le meilleur. Cela leur montre aussi , hélas, "l'estime "démocratique dans laquelle MELENCHON les tient. Ce n'est pas rendre service au Front de gauche, et c'est sans doute contre -productif pour sa propre candidature. Il n'y a pas de sauveur suprême, alors MELENCHON Viiiiiiite !!!!!!!?????? 

 Et ce n'est pas le soutien de la FASE à sa candidature qui pourra rassurer les militants communistes. Car, en effet, la FASE considère le PCF comme un Parti du passé qu'il convient de "dépasser" par une "fédération" seule capable de rassembler et de dynamiser les forces de la gauche de la gauche, une espèce de "die Linke" ?

De quoi faire réfléchir les communistes.

 

Mais sur son blog, Jean-Luc MElENCHON précise :

 

 

Mes interventions fonctionnent dorénavant dans un entre deux compliqué à gérer. Désormais investi par la Conférence nationale du PCF, je suis le seul à être inscrit dans un cadre collectif puisque ma candidature est à cette heure proposée par les trois directions politiques des partis du Front de gauche. En même temps la décision finale n’est pas prise comme chacun le sait et je n’ai pas l’intention de l’anticiper. Pourtant la tonalité de mes contradicteurs reste dans le style d’un tir de barrage extrêmement brutal. J’ai noté, en lisant l’article du « Monde » sur le sujet, que l’un d’entre-eux au moins, profondément hostile à la stratégie du Front de Gauche, ne cache pas une claire intention destructrice. André Gérin dit vouloir obtenir que la proposition de la conférence nationale communiste soit battue ou que ma candidature soit si mal soutenue dans les votes que toute la démarche qui la sous tend soit détruite. Comme je sais très bien que tout cela n’a aucun caractère personnel et que c’est une ligne d’action qui est mise en cause, j’avance serein. Advienne que pourra. La ligne du Front de gauche a un bilan, à travers trois élections déjà. Chacun peut l’apprécier en connaissance de cause. Je ne veux donc pas entrer aujourd’hui davantage qu’à aucun moment je ne l’ai fait, depuis les neufs mois que dure la procédure, dans une quelconque polémique interne du PCF. Ni de répondre aux très durs coups qui continuent de m’être portés alors même que le cadre collectif est en place. De toute façon, ma mission à cette étape, si la décision de la conférence du PCF est confirmée, me l’interdit. Cependant je forme le vœu que le respect et la fraternité soient de mise. Il est inutile de se cacher que bien des dégâts ont déjà été faits quand on n’a entendu pendant des mois que des arguments personnels à charge. La priorité ne doit pas être, comme au PS ou chez les Verts,  le jeu de massacre des personnes. La vérité c’est que la priorité est de porter le regard là ou se joue la vraie partie : vers la société, le grand nombre, le peuple. 

Dans ma conception, il ne s’agit pas seulement de faire un rassemblement autour d’un candidat, ce qui est toutefois indispensable pour cristalliser un vote. L’essentiel est de construire une candidature commune qui rende possible le rassemblement le plus large possible. Cette tache est d’autant plus excitante à conduire que la scène s’est profondément modifiée à gauche. Depuis le retrait d’Olivier Besancenot et la sortie de piste de DSK, avec l’ouverture des primaires chez les verts et au PS, la situation est moins figée. Chacun va devoir tacher de convaincre et sera contraint de passer sur le terrain des propositions et des cohérences d’ensemble. De tout cela tout le monde va être rendu témoin et de bien des façons chacun va se rendre protagoniste au fil des jours et des dialogues. Peut-être suis-je trop optimiste. Mais je crois que mieux vaut se guider sur cet objectif, qui place le centre de l’action au grand large de la société, plutôt que de confondre une élection de cette portée avec un épisode de congrès.

L’évènement politique qu’est cette investiture d’un candidat commun avec un programme partagé et un accord électoral sur la totalité des circonscriptions législatives de métropole est un tournant dans notre gauche. Je mesure tout à fait l’immensité de la distance qui reste à couvrir. J’y ai assez pensé ! J’ai assez tourné et retourné les arguments et les raisonnements, seuls ou avec tous ceux qui depuis le début portent ce projet pour savoir que tout ne fait en réalité que commencer. Mais il faut que ce premier palier soit atteint. Il faut que la force de rassemblement l’emporte entre nous, si nous voulons que sa dynamique atteigne et nourrisse celle qu’il faut faire naitre dans le pays. Dans les prochains jours, la FASE et le groupe sorti du NPA à son dernier congrès, Convergences et Alternatives, vont également se prononcer. Je garde espoir que le débat du NPA ne ferme pas toutes les portes. Si nous y parvenons, le cauchemar de l’émiettement mortel de 2007 sera fini.

Tout ne fera que commencer, je le sais bien. Mais cela veut dire que des milliers de femmes et d’hommes savent qu’aucun de leurs efforts ne sera plus dilué et perdu dans d’obscures compétitions. Notre principal atout dans la bataille peut se déployer : nous-mêmes, notre nombre, notre omniprésence dans toute la société, nos talents divers et multiples, l’autorité, la sympathie que tant d’engagements et de ténacité ont valus à tant d’entre nous !  Il faut alors compter sur la contagion positive des gens qui avancent par rapport à tous ceux qui hésitent.
Je ne suis pas ici à solliciter une euphorie de commande. Cette façon de dire et de voir part d’un constat. En période de crise aigüe comme à présent, la peur domine et la résignation ficelle bien de bras et jambes. Pour l’instant comme est la situation, c’est l’abstention qui continue à dominer. Elle ne s’est pas démentie dans toutes les élections depuis 2007 et elle s’observe jusque dans les scrutins les plus décisifs dans toute l’Europe. Nous ne pouvons pas nous hisser au niveau du défi si nous sommes seulement une cohorte de traine patins s’entre surveillant et ânonnant d’absconses formules réputées décisives mais sans rapport avec la capacité à montrer un vrai futur différent possible. Souvenons nous qu’il ne faut pas cinq minutes à une personne accablée par le sort pour savoir reconnaitre si le futur dont nous parlons ne concerne que nous mêmes ou le pays. Notre Front de gauche fait merveille sitôt qu’il est mis a sa place : au cœur du pays. On se comprend, non ?

J.L. MELENCHON

Oui, certainement et c'est peut-être bien là le problème.

 

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 11:04

La Conférence nationale du Parti communiste a retenu un bulletin de vote pour la candidature du Front de gauche sur lequel figureront plusieurs noms, dont celui du député du Puy-de-Dôme, André Chassaigne.

 

La décision ne fut pas simple. L’homme a hésité, réfléchi. Mûrement. « Avec cœur et raison. » Le député du Puy-de-Dôme, André Chassaigne, souhaitait voir apposer son nom sur le bulletin de vote pour la candidature du Front de gauche à l’élection présidentielle. « Je m’en remets toutefois à la décision des délégués », prévenait-il en amont de la Conférence nationale du PCF. Il a été entendu. Aux adhérents de son parti de trancher lors du vote qui aura lieu des 16 au 18 juin. « Je n’ai jamais été dans le clivage », rappelle-t-il. Loin de tout battage médiatique et en conformité avec sa vision du Front de gauche, l’élu auvergnat a labouré les terres de France à l’occasion de la parution de son livre, Pour une Terre commune. Il a rencontré, discuté, écouté. « Il existe chez les communistes une vraie crainte, un risque de rupture si on ne leur laisse pas le choix de décider », a-t-il remarqué. Un désir « sans précédent dans l’histoire du Parti ».

 

La société a changé, le PCF aussi. « Il y a une aspiration très forte à la parole, à une démocratie qui ne soit plus faite d’en haut », analyse le député. Or, la gauche, le pays ont besoin « d’un parti révolutionnaire », plaide-t-il. Pas de méprise. « Je ne suis ni une marionnette ni un identitaire instrumentalisé. »

 

Pour l’élu, le Front de gauche ne doit pas se résumer à un affrontement supposé entre le PCF et le Parti de gauche.

 

« Dédramatisons, cessons le manichéisme et l’opposition, notre seule préoccupation doit être (celle) d’être utiles et de répondre aux attentes et aux besoins du peuple de France. Le Front de gauche doit être le rejet de la politique artificielle, individualisée et du buzz, le rejet du formatage stérile dont les Français ne veulent plus », les seuls préalables, à ses yeux, à la réussite du rassemblement populaire et du « devenir du PCF ».

 

Une « ambition commune »


La candidature d’André Chassaigne s’inscrit comme une option alternative dans le cadre du Front de gauche. Le député du Puy-de-Dôme a communiqué le texte qu’il souhaitait voir accompagner à son nom sur le bulletin de vote. L’élu auvergnat invite les militants, pour la présidentielle et les législatives, à s’inscrire « dans la poursuite de la dynamique de rassemblement du Front de gauche en portant le programme populaire et partagé, une ambition commune sur les législatives dans le respect des différents partenaires et avec une pleine existence du PCF ».

 

Lionel Decottignies

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 12:16

Résolution adoptée à la conférence fédérale de Seine-Maritime du PCF réunie le samedi 28 mai 2011 au Tréport. po...ur: 107 contre: 2 abstention: 11

Les communistes de Seine-Maritime pensent que la situation actuelle en mouvement, constitue un espace à investir pour créer une dynamique pour faire, en 2012, une présidentielle « pas comme les autres ».

La crise, ses répercussions économiques, sociales, politiques, et y compris guerrières, la France étant engagée dans plusieurs conflits, impactent en effet en profondeur le contexte des échéances de 2012.

La contestation du capitalisme, exprimée dès 2005, s’est fortement renforcée en 2008, lors du mouvement social de 2009 porteur de « la crise, c'est eux ; la solution, c'est nous », l’'immense résistance à la réforme des retraites jusqu’aux mobilisations contre la casse de l'éducation nationale, la casse de l’industrie, celle de la protection sociale ou les exigences fortes en matière de salaires et de pouvoir d'achat, conjugués à la contestation des plans d'austérité en Europe, aux révolutions arabes, … par bien des aspects, la situation appelle un débat de société, de civilisation, en conjuguant propositions destinées à changer la vie, dès maintenant, et visée d'un monde libéré de la dictature des marchés financiers.

Les communistes portent cette ambition. Elle constitue leur originalité et le fondement-même de leur engagement. Dans une échéance majeure pour notre pays, au moment où la crise du capitalisme et les attentes populaires qu'elle suscite en renforce la pertinence, cette visée communiste a tout lieu d'être portée avec une ambition renouvelée. Tout en développant des initiatives rassembleuses, en particulier un large front de gauche, auquel les communistes réaffirment leur attachement.

L’expérience douloureuse de la crise comme les réformes destructrices du pouvoir, ont créé une majorité. Une majorité qui veut que la France change de cap. Le Front de Gauche doit répondre à cette aspiration au rassemblement du peuple de gauche et impulser une dynamique irriguant la gauche tout entière, en mettant le contenu du changement au cœur du débat. Faute de quoi la présidentielle risque de se résumer à « sortir » Sarkozy, et le score du candidat du Front de Gauche, quel qu'il soit, de demeurer dans le même étiage que ceux des candidats communistes en 2002 et en 2007. D'autant que nombre d'électeurs de gauche veulent, à juste titre, faire reculer le Front National.

Dans ce contexte, beaucoup de communistes regrettent que la candidature à la présidentielle semble primer sur le message à porter dans cette échéance, renforçant, de fait, le présidentialisme de la Vème République, et contredisant notre volonté de faire du contenu de la politique à promouvoir l'élément essentiel de notre choix.

Sacrifices pour le peuple, profits pour la finance : assez ! L'humain d'abord ! Telle devrait être l'idée force du programme partagé qui doit être « charpenté » par un objectif politique affirmé. (…) Les propositions déclinées doivent également être mieux articulées avec les préoccupations populaires et les exigences exprimées dans les mouvements sociaux récents ou actuels. Ainsi la question des salaires et du pouvoir d'achat devrait-elle être prioritaire dans ce programme.

Forts de leur expérience et du rôle de leurs 3 parlementaires, les communistes de Seine-Maritime mesurent l'enjeu de bien articuler présidentielle et législatives, pour affronter l'inversion du calendrier électoral qui place les législatives deux mois à peine après la présidentielle.

Ils considèrent ainsi que la question de la majorité politique à constituer à l'horizon 2012 doit être placée au cœur du débat public : pour la confronter au rejet massif de la politique de Sarkozy et de la droite, et au doute grandissant quant à un « homme (ou une femme) providentiel-(le) » à même de relever les défis auxquels notre société et le monde sont confrontés ; pour être travaillée par un débat exigeant sur la nature des changements à mettre en œuvre et les forces à mobiliser pour que la politique reprenne la main sur les marchés financiers ; pour en appeler à un front et une majorité de gauche combatifs, déterminés, larges et divers, en phase avec les exigences populaires en rupture avec la politique de la droite et pour construire une alternative aux options social-libérale.

Les communistes de Seine-Maritime travaillent donc sur les législatives en réfléchissant aux « candidats maximum », pour une majorité politique bien ancrée à gauche, pour apporter des réponses à la crise. Ils tiennent particulièrement à ce que chaque composante du Front de Gauche apporte une plus-value dans le rapport de forces politique et s'efforce, comme le fait le PCF, de gagner des positions électorales, plutôt que de considérer les positions occupées par les communistes comme « à partager ». Avec esprit de suite, ils entendent aussi préparer les échéances de 2014, avec la volonté conquérante qui les caractérise. Les communistes de Seine-Maritime entendent donc que les accords avec les partenaires du Front de Gauche soient réalisés sur cette base.

Ils attendent de la conférence nationale qu'elle approfondisse le débat sur l'ensemble de ces questions, en prêtant la plus grande attention à l'ensemble des hypothèses émises par des communistes qui cherchent à être le plus utiles possibles à leur peuple.

Ils attendent également que la conférence nationale permettent aux communistes de s'exprimer démocratiquement, lors du vote des 16, 17 et 18 Juin, sur les différentes options en débat concernant leur candidature à la présidentielle : l'hypothèse d'une candidature PCF portée par André Gerin et Emmanuel Dang Tran ; l'hypothèse d'une candidature du Front de Gauche portée par le communiste André Chassaigne ; l'hypothèse d'une candidature du Front de Gauche portée par Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche.

Ces deux derniers candidats portent des conceptions différentes du Front de Gauche et il semble indispensable aux communistes de pouvoir en débattre, dans leur propre parti et avec leurs partenaires.

C'est d'autant plus nécessaire que de nombreux communistes ont abordé le débat sur les échéances de 2012 avec le sentiment d'être mis devant « le fait accompli », notamment sur la candidature à la présidentielle.

Cette situation suscite du mécontentement et fait courir des risques sur la mobilisation dans les campagnes, présidentielle et législatives, alors même que la force militante et créative du Parti Communiste Français en est l'essentiel moteur.

C'est la qualité de cette réflexion et de ce débat qui détermineront l'avenir du Front de Gauche, dont tous les communistes conviennent qu'il ne peut demeurer en l'état pour répondre aux enjeux, sans se transformer en parti politique Et c'est à leur capacité à agir efficacement pour faire avancer la volonté de changement de notre peuple que l'utilité des communistes sera appréciée.

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BRUNO FORNACIARI

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