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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 21:37

ADRESSE DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS AU PEUPLE DE FRANCE

POUR LE CHANGEMENT,
UN PACTE POUR UNE NOUVELLE MAJORITÉ À GAUCHE

Vous êtes des millions à vouloir tourner la page d’un système politique réduit à l’im- puissance et rongé par les forces de l’argent. Vous êtes des millions à être en co- lère contre des politiques dures pour les faibles et faibles contre les puissants, contre toutes les discriminations, contre une finance qui détruit tout dans notre pays, de l’emploi aux relations humaines les plus précieuses.

Vous voulez pouvoir intervenir et décider sur tout ce qui concerne votre vie, votre tra- vail. Une victoire de la droite ou de l’extrême droite aux élections de 2017 précipiterait le pays vers plus de misère, d’arbitraire et de division. Marine Le Pen veut faire régres- ser la France en l’entraînant dans le sillage du sinistre Donald Trump. François Fillon veut liquider la Sécurité sociale et tous nos services publics. Emmanuel Macron veut étendre la logique de l’ubérisation libérale à tous les domaines de la vie et du travail. Nous ne voulons pas de ces années noires pour notre pays.

C’est pour éviter ce désastre que nous les communistes, nous voulons lors des élec- tions présidentielle et législatives de mai et juin prochains, faire gagner la gauche : une gauche qui reconstruise une grande politique de justice, d’égalité et de paix. Une gauche qui engage une politique de lutte efficace contre le chômage, les inégalités et la pauvreté, de sécurisation de nos vies, de droits nouveaux pour les salariés et les citoyens.

Nous ne voulons pas de la politique qui nous a tourné le dos ces cinq dernières années en emboîtant le pas aux forces libérales. La gauche que nous voulons, c’est celle qui s’est battue contre la loi Travail, contre le projet de déchéance de nationalité, qui se bat pour l’avenir des services publics, qui peut ouvrir un nouvel avenir de progrès à la jeunesse.

Il y a quelques mois, cela paraissait irréaliste. Aujourd’hui, la présence au second tour de l’élection présidentielle d’une candidature porteuse de ces combats et la consti- tution en juin d’une majorité de gauche et écologiste paraissent à nouveau possibles. C’est ce pourquoi nous nous battons depuis un an : nous n’avons pas présenté de candidat communiste à l’élection présidentielle pour le permettre. Nous soutenons Jean-Luc Mélenchon, dont le programme est le plus proche du nôtre, avec cet objectif.

Ce qui doit être au cœur de tout, c’est un pacte de majorité, clair et transparent qui se donne les moyens du changement.

Voilà pourquoi nous appelons les candidats et les forces de gauche à intensifier leurs discussions jusqu’à conclure ensemble un pacte de majorité pour gouverner la France. Nous voulons élire en mai un président de gauche, en juin une majorité de députés de gauche à l’Assemblée nationale, qui appliquera une politique de rupture avec l’austérité. Au sein de cette majorité, élire des députés communistes et du Front

de gauche bien plus nombreux qu’en 2012. Et surtout, il faudra rester mobilisés et vi- gilants avant, pendant et après les élections, comme lors du Front populaire face au grand patronat, à la droite et à l’extrême droite.

Nous communistes, nous proposons que ce pacte comporte :

}Une VIe République qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la pro- portionnelle à toutes les élections et un statut de l’élu-e, des droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France, le récépissé contre les contrôles de police au faciès ; la constitutionnalisation du droit à l’avortement.

}Un programme de relance sociale avec l’abrogation de la loi El Khomri et son rem- placement par une loi de sécurité de l’emploi et de la formation, l’augmentation des salaires, des minimas sociaux et des pensions, la diminution du temps de travail, la retraite à 60 ans, une nouvelle ambition pour la Sécurité sociale, avec un retour pro- gressif vers un remboursement de tous les soins à 100 %.

}Un plan global d’action pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse dans tous les domaines : petite enfance, éducation, culture, sports, santé, logement, emploi.

}La création d’un ministère de plein droit pour l’égalité femmes-hommes et le renfor- cement des dispositifs contraignants pour l’égalité salariale et professionnelle.

}La lutte contre toutes les discriminations, qu’elles soient liées à l’origine, à la confes- sion, à l’orientation ou l’identité sexuelle, la maladie ou le handicap.

}La lutte contre la finance avec un plan d’action contre l’évasion fiscale, une COP fiscale mondiale, la création d’un pôle public bancaire pour changer le rôle du crédit, avec la nationalisation de BNP-Paribas et de la Société générale.

}Un plan de bataille pour la France en Europe avec la remise en cause du traité bud- gétaire européen et un plan d’investissement financé par la BCE. Il servirait en France à la lutte contre l’exclusion et la pauvreté, à l’investissement massif pour les services publics, au logement pour tous et aux collectivités locales.

}Un plan cohérent de nouvelle industrialisation créant un million d’emplois dans toutes les filières utiles au développement humain s’appuyant sur un développement consé- quent de la recherche, de transition écologique avec un mix énergétique renouve- lables-nucléaire sous contrôle public, de développement d’un nouveau modèle agricole.

Nous proposons à tous les candidats et toutes les forces de gauche de discuter ces propositions. Le Parti communiste demande pour cela à les rencontrer.

Dans le même mouvement, nous vous proposons donc à tous, sans attendre le jour ultime du vote, de multiplier les luttes sociales, les rencontres publiques de terrain, les débats sur les réseaux sociaux, de lever un immense forum citoyen pour faire entendre de toutes les manières possibles cette exigence d’union et d’engagement autour d’un pacte capable de changer vraiment la vie.

Nous ouvrirons à toutes les forces de gauche notre prochaine rencontre nationale le 28 février à la Bellevilloise à Paris sur le thème : « L’ennemi, c’est toujours la finance ».

Nous proposons que se tienne dans les plus brefs délais une grande rencontre de dé- bat public pour un pacte de majorité à gauche avec les candidats et les forces qui les soutiennent. De nombreux citoyens le souhaitent. Pour notre part nous y sommes prêts.

À l’heure du dépôt des parrainages pour l’élection présidentielle, il faut avancer vite. Nous appelons également tous nos concitoyens à se mêler sans attendre des élections législatives. L’heure est à la mobilisation partout. Là aussi, les communistes et leurs can- didats appellent au rassemblement pour garantir les moyens du changement espéré par nos concitoyens.

www.pcf.fr Parti communiste français  

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 08:15
Dans les débats actuels au sein de la gauche de transformation progressiste, la question de l'enjeu véritable semble être submergé par des considérations qu'alimentent les sondages et dont résultent des stratagèmes plus ou moins virtuels.
Quelle est donc, brassée à grands traits, la situation à laquelle nous somme confrontée. La droite, puis la gauche socialiste, sur fond idéologique libéral ont renié leur promesses et appliqués une politique contraire à leurs engagements et leurs objectifs affichés. La déception est immense, un "dégoût" de la politique touche toutes les organisations qui se sont construites dans les affres de la lutte de classes et connaissent des désaffections militantes et partisanes. A cela s'ajoute la recherche de solutions individuelles sur fond de discrédit de la "classe politique" et des institutions républicaines démocratiques. Au point que des "champignons" politiques sont nés et s'installent électoralement pour, en apparence faire du neuf. Mais on constate aussi que, dans le même temps, les courants réactionnaires et fasciste se mobilisent et refont surface.
Le courant révolutionnaire et ses formes d'organisations se sont affaiblis, au point que les objectifs proclamés il y a encore quelques décennies (le socialisme) ont fait place à des perspectives beaucoup moins osées. Aussi, à ce jour, personne ne parle de construire, ni le socialisme, ni le communisme.
En France et en Europe, mais aussi dans le monde, Amérique Latine comprise, sur fond de crise mondiale du sytème capitaliste, et de luttes (de classes) les forces sociales et politiques cherchent, les unes comme les autres à conserver ou s'emparer du pouvoir.
En France, les forces de l'argent, vont-elles réussir à mettre au pas notre peuple pour poursuivre et aggraver considérablement ses conditions de vie afin de se renforcer et de permettre aux tenants du pouvoir économique de participer aux compétitions internationales pour leur domination (via la droite ou l'extrême droite, voire sociale-démocrate). Et notre peuple saura-t-il trouver en lui les moyens de conjurer ces dangers et trouver en lui les solutions pour contrecarrer ces projets funestes ?
Aujourd'hui, il ne s'agit pas plus d'instaurer le socialisme que de tenter de réintroduire le parti unique comme moyen du projet politique. Le défi démocratique qui nous est posé, à terme et immédiatement, compte tenu des réalités politiques et électorales du moment, de saisir la nécessité et l'opportunité de réaliser un rassemblement susceptible, grâce à un projet partagé, unitaire et majoritaire sur des axes d'orientations progressistes incarnées par des mesures fortes, attendues et significatives, une majorité électorale composées des forces anticapitalistes fussent-elles non révolutionnaires. Gagner les élections présidentielles parce que nous aurons réussi à engager un processus unitaire couvrant les présidentielles, les législatives, un gouvernement pluraliste de la gauche transformatrice sous la sauvegarde d'un peuple re-mobilisé et déterminé et empêcher l'avènement d'une nouvelle période noire.
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 17:05

DES DEPUTE-E-S AU SERVICE DE L’INTERET GENERAL ET DU PROGRES SOCIAL !

 

Alors que les débats politiques s’enlisent dans les affaires politico-financières et judiciaires des candidats « Fillon » et « Le Pen », les députés communistes et Front de gauche font voter quatre propositions législatives au service du progrès social. 

 

► Organisation sous l’égide de l’ONU d’une « COP de la finance mondiale », pour l’harmonisation et la justice fiscale

► Revalorisation des retraites agricoles

► Allongement de la durée des congés maternité et paternité

► Proposition de résolution européenne demandant que le Parlement français soit consulté avant la mise en œuvre du traité de libre-échange  commercial entre l’Europe et le Canada (traité CETA)

 

En déposant de telles propositions législatives, et  en les faisant adopter , ils ont une nouvelle fois fait la démonstration de l’importance d’avoir à l’Assemblée Nationale un groupe de  députés communistes et Front de gauche qui agissent en permanence au service du plus grand nombre, loin des lobbies et des pression de toutes sortes.

 

♦ Proposition de « COP de la finance mondiale » 

Cette proposition vise à lutter contre la fraude, l’évasion, et l’optimisation fiscale, qui représentent à l’échelle planétaire des milliards de dollars qui sont soustrait des politiques publiques au service du développement, en particulier dans les pays les plus pauvres. Cette « évaporation » fiscale est devenue un frein au développement. Une telle conférence internationale, à l’image de la COP environnementale, permettrait de réunir dans l’action les représentants des Etats, mais aussi les Banques, les syndicats, les ONG et les lanceurs d’alerte.

♦ Proposition de revalorisation des retraites agricoles 

Cette proposition de loi vise à élever le niveau minimum de pension agricole, à rétablir l’équilibre financier du régime de retraite complémentaire obligatoire, à la revalorisation des pensions de retraite dans les outre-mer. La première mesure pose le principe d’une retraite à 85 % du SMIC net au 1er janvier 2018. Cette revalorisation sera rendu possible par un prélèvement de 0.1% sur les transactions financières.

 

♦ Allongement de la durée des congés maternité et paternité

Cette mesure était initialement contenue dans une proposition de loi relative à l’égalité femmes-hommes prévoyant notamment des pénalités renforcées pour les employeurs qui ne négocient pas d’accord de réduction des inégalités salariales et qui recourent abusivement au temps partiel. Malheureusement des amendements adoptés ont supprimé ces mesures, l’allongement du congés maternité à 18 semaines et paternité à 14 jours (initialement proposé à 4 semaines).

 

♦ Proposition demandant la consultation du Parlement avant toute mise en œuvre de l’accord CETA 

La catastrophe économique, sociale et environnementale que nous promet ce traité de libre-échange entre l’Europe et le Canada est rendue possible par le mépris avec lequel les Parlements nationaux et l’opinion publique ont été traités. Une telle situation exige plus que jamais que cet accord soit débattu. Cette proposition de résolution invitait le Gouvernement à consulter le Parlement avant toute mise en œuvre.

 

 
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 09:09

L'hôpital en crise : Il faut une politique de service public

 

Urgences saturées, épidémie de grippe, mal vie au travail... de multiples expressions ces dernières semaines concrétisent la crise de l'hôpital.

En réalité, l'hôpital public, la santé publique sont malades de l'austérité, des plans d'économies drastiques qui se concrétisent par des contrats de retour à l'équilibre financier supprimant des milliers d'emplois au plan national. 

Ce n'est pas le projet de la droite ou pire celui de l'extrême droite qui peut répondre à cette situation. Attaquer le service public, remettre en cause le droit syndical, diminuer le nombre de fonctionnaires ne sont pas des solutions. 

Il faut une politique authentiquement de gauche, alternative à l'austérité, promouvant le service public. Le remboursement à 100% par la sécurité sociale des soins prescrits est l'ambition à atteindre.

 

 
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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES SANTE PCF-FRONT DE GAUCHE
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 07:25
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Frédéric Boccara avec André Chassaigne et 54 autres personnes.
Un projet de loi présenté mercredi 1er février : un revenu pour tous et l'éradication progressive du chômage - la #SEF (sécurité d'emploi et de de formation)
Ce n'est ni un minima social, ni un travail obligatoire, ni le maintien à vie soviétique dans le même emploi, ni des formations bidon
Un système cohérent, mais progressif : 
(i) Des nouveaux pouvoirs face aux patrons (ii) Des moyens nouveaux face au capital et à la finance (iii) un objectif nouveau face à l'exploitation
On prend au sérieux les enjeux des nouvelles technologies ; la pression du capital et du patronat ; l'exigence de produire autrement de travailler autrement, avec un revenu meilleur et sécurisé, mais aussi de produire un revenu pour le distribuer
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 09:11

Avec 59,20 % des voix, il supplante nettement Manuel Valls au second tour de la primaire. L’ex-Premier ministre arrive en tête dans un seul bureau sur 34.

Un peu plus de 41 % des voix pour Manuel Valls, plus de 58 % en faveur de Benoît Hamon. On en était là hier soir vers 20 h, les 12 premiers bureaux de vote dépouillés sur 34. Le reste des résultats allait encore accentuer la tendance. A l'issue du second tour de la primaire de gauche, Benoît Hamon l'emporte dans les Deux-Sèvres avec 59,2 % des voix face à son concurrent, qui n'atteint pas les 41 %.

Un résultat sans surprise au vu du premier tour. Le 22 janvier, si l'on additionnait les seules voix de Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, on dépassait les 55 %. La participation hier a été plus forte : 10.917 électeurs ont fait le déplacement, c'est 1.873 de plus que le dimanche précédent. Dans certains bureaux, ces nouveaux électeurs ont modifié la logique arithmétique des reports de voix. Sans que la donne globale en soit changée.

L'exception Cerizay

Seule exception à la vague rose vif : le bureau de Cerizay, le seul et l'unique à placer Manuel Valls en tête. Les 33 autres ont voté Benoît Hamon. Et la défaite est parfois cuisante pour le vaincu. A Niort-Michelet, en centre-ville, Manuel Valls dépasse à peine les 33 %. Le Mellois, lui, est particulièrement défavorable : 33,5 % au bureau de Celles-sur-Belle, 35,20 % sur Melle, 32,53 % à Brioux-sur-Boutonne. Le « vallsisme » n'a à l'évidence pas pris chez les électeurs de gauche dans les Deux-Sèvres. Significatif, aucun élu n'avait apporté son soutien public au candidat durant la campagne.

nr.niort@nrco.fr

 
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 09:42

En finir avec le chômage et l'insécurité sociale !

 

Les député-e-s du groupe Front de gauche déposent une proposition de loi de sécurisation de l’emploi et de la formation

 

► 5,8 millions de chômeurs inscrits à Pôle emploi fin 2016, un million de plus qu’en 2012. Des millions de « travailleurs pauvres ». Nous ne nous résignons pas !

► Notre jeunesse vaut mieux que la précarité à vie. Libérons nos vies quotidiennes de la flexibilité des horaires et des conditions de travail. Il y a urgence économique et sociale à mettre fin au fléau du chômage. Sécuriser un revenu pour chacun ? C’est possible mais seulement en sécurisant l’emploi et la formation !

► C'est l'emploi et la production des richesses dans l'entreprise qui permettent de distribuer des revenus. Pour sécuriser les revenus il faut éradiquer le chômage.

► Comment  fait-on ?
Au lieu de rejeter les travailleurs sur le « marché du travail », c'est-à-dire au chômage, créons les conditions pour que chacun puisse évoluer dans sa vie professionnelle, selon ses aspirations, sans perte de revenu et sans jamais passer par la case « chômage ».
C'est cela la sécurité d'emploi ou de formation que le PCF propose de construire progressivement. Dans le cadre d'un nouveau service public de l'emploi et de la formation, auquel chaque personne ayant fini sa scolarité serait affiliée de droit (comme pour la sécurité sociale), chacun pourrait alterner périodes de travail salarié et périodes de formation bien rémunérées, à la faveur d'une réduction générale du temps de travail.

 Et ça se finance comment ?
Ce n’est pas le coût du travail qui écrase les entreprises, c’est le coût du capital (dividendes versés aux actionnaires, intérêts payés aux banques et aux marchés financiers) !
Utilisons autrement l’argent public pour prendre le pouvoir sur le crédit bancaire et pour que l’argent des entreprises serve à financer des programmes de créations d'emplois et de formations qualifiantes, de recherche et d'innovation.

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 08:33
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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 10:19

janvier 2017

"Cher Jean-Luc Mélenchon,
J'aurais 70 ans bientôt.
Pendant de nombreuses années j'ai été militant communiste.
J'ai commencé à travailler à 14 ans comme beaucoup de jeunes de ma génération.
Adhérent aux MJC dès l'âge de 14 ans, puis au PCF à 16, j'ai quitté le parti sous le secrétariat de Robert Hue.
Je suis resté très proche de mes camarades communistes avec qui je partage l'essentiel de l'analyse et tous leurs combats.
Autant dire que des luttes politiques, des campagnes électorales, des votes de raison (souvent à contre-cœur), j'en ai vécu quelques uns.
Fils de déporté-résistant, contrairement à vous, je n'ai jamais été admiratif de Mitterand et Jospin m' hérisse le poil encore aujourd'hui.
Malgré cela, dès mai 2016, j'ai soutenu votre candidature car elle me semblait la plus (et elle me semble toujours) rassembleuse et électoralement la plus efficace pour lutter contre les droites et les démagogues se réclamant de la gôôôôche.
En octobre-novembre, lorsque le PCF a eu à se prononcer sur ses choix pour la présidentielle, je n'ai pas voté bien entendu puisque je ne suis plus adhérent, mais j'ai pu, à leur invitation, m'exprimer devant mes camarades.
J'ai défendu l'option du nécessaire soutien à votre candidature. Vous connaissez le résultat du vote des communistes à ce sujet. Je ne fus qu'un petit maillon de la chaîne et j'en suis bien heureux.
Dans le corset de la V ème République, l'élection présidentielle et les élections législatives sont indissociables. (A noter que nous devons cette inversion « des normes » à l’inénarrable Jospin).
Indissociables, parce-que à quoi bon être président sans majorité forte pour atteindre les objectifs annoncés ?
Aujourd'hui je ne comprends pas votre attitude sectaire (je ne veux pas comprendre, cela serait trop désastreux) qui va à l'encontre de l'intérêt collectif et votre refus de négocier les candidatures de circonscription.
Au-delà de vos paroles rendant hommage aux communistes lors de vos différentes interventions, j'entends, je lis, ici et là de la part des Insoumis des propos anti-communiste indignes, même des plus incultes de vos recrues ceci est fort regrettable. 
Votre charte n'est valable que pour les Insoumis. Vous ne pouvez pas l'imposer à vos soutiens et partenaires .
Sauf à ne pas vouloir une majorité forte pour nous donner les moyens de nos engagements de campagne, vous ne pouvez pas continuer dans cette voie, au risque de perdre ce que nous avons eu tant de mal à construire.
Persister dans cette logique est suicidaire et la faute politique vous incombera.
Vous connaissez la discipline politique et l’honnêteté des communiste français. Ils ne trahissent pas, jamais. Mais se sont (nous sommes) des résistants dans l'âme et par conviction. Respectez nous.
A défaut, nos chemins divergeront et vous porterez le poids de la déception.
Au contraire, faisons en sorte de construire des candidatures fortes qui nous permettent de remporter le plus grand nombres de sièges possibles.
Bien fraternellement ,
Gil Boulanger."

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 07:17
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Published by bruno fornaciari - dans EUROPE PCF-FRONT DE GAUCHE
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BRUNO FORNACIARI

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