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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 14:59

Une foule considérable a défilé ce samedi à Paris entre République et Nation pour protester “contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses”. Le rendez-vous unitaire fixé par la gauche altermondialiste a été un succès.

Des rouges en colère et des verts rouges de rage. C’est le visage de la foule bigarrée qui a défilé ce samedi 12 avril à Paris, pour la grande marche unitaire “contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses”, organisée à l’appel du Front de gauche, du NPA, de la gauche d’EELV, d’une multitude d’associations (DAL, Attac, Droits devant, l’Union nationale des sans-papiers…) et de syndicats (CGT, Solidaires, FSU, SNES…). Le rendez-vous fixé par la gauche altermondialiste a été un succès: ils ont été entre 25 000 selon la police et 100 000 selon les organisateurs à battre le pavé entre République et Nation. La “vague bleue” qui a emporté les municipales, et la nomination consécutive de Manuel Valls à Matignon n’y est sans doute pas pour rien. A l’approche des européennes (le 25 mai prochain), la gauche non-gouvernementale espère offrir une alternative convaincante aux électeurs, et repartir sur des bases unitaires, alors qu’aux municipales les composantes du Front de gauche étaient parties séparées.

“Il faut que la colère s’exprime”

Dans le carré de tête de la manifestation, Jean-Luc Mélenchon (PG) est apparu main dans la main aux côtés d’Olivier Besancenot (NPA), Pierre Laurent (PCF), Christian Picquet (Ensemble) et de responsables du Front de gauche. Alexis Tsipras, le leader de Syriza, la gauche radicale grecque, était également présent, comme l’ex-candidat à la présidentielle pour le NPA Philippe Poutou. Selon lui cette mobilisation a vocation à susciter une prise de conscience dans la population:

“On aimerait bien qu’un déclic se produise, que cette manifestation sonne le réveil du peuple de gauche. Il faut que la colère s’exprime, que l’on reprenne confiance en nous-mêmes, en nos propres forces. Nous avons besoin d’une victoire quelque part, pour que l’on prenne conscience que nous pouvons changer les choses. Une manifestation ne suffira cependant pas, il faut que l’on reconstruise une mobilisation sociale, un vrai mouvement de révolte et de contestation”.

Un vent de révolte a effectivement soufflé sur Paris cet après-midi. Chacun y est allé de son message. Ceux adressés à Valls et Hollande étaient particulièrement nombreux: “Envoyons Vallser l’austérité”, “Hollande mets la barre à gauche”, “Valls no pasaras”, disaient les pancartes. Le mouvement des “sans” a également fait entendre sa voix: “Chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires, avec ou sans papiers, solidarité!”. Le Droit au logement (DAL) a fait valoir ses revendications en réclamant l’application de la loi DALO (droit au logement opposable). Des militants d’Attac ont défilé déguisés en bagnards “condamné-e-s à l’austérité”. La convergence des luttes a pris quelque consistance.

“Il faut que l’on reprenne l’habitude d’être ensemble”

Philippe Poutou s’en félicite, et soigne le message unitaire recherché à travers cette marche :

“Il faut que la population se retrouve là-dedans. Le problème c’est que nous sommes éparpillés, fragilisés, chacun dans notre coin bien souvent, avec des réflexes sectaires ou boutiquiers. Il faut que nous réussissions à dépasser cela, que l’on reprenne l’habitude d’être ensemble. Nous savons que nous avons des idées communes, que l’on peut s’entendre sur une plateforme programmatique, contre l’austérité, contre les licenciements, pour l’égalité des droits. Mais il est très importants que l’on recolle les morceaux pour y parvenir”.

Alors que la manifestation avait également pour ambition de reprendre la rue à la droite et à l’extrême droite, on entend derrière ce discours une nécessité d’union aux accents de front populaire.

Parmi les personnalités politiques présentes, certains écologistes d’EELV, qui avaient appelé à manifester contre “le productivisme et l’austérité”. Le parti écologiste était pourtant divisé sur cette participation. Bien qu’EELV soit sorti du gouvernement, et que 83% de leurs représentants se soient prononcés pour l’abstention au vote de confiance du nouveau gouvernement, Emmanuelle Cosse et Cécile Duflot par exemple avaient exprimé leurs réticences. Véronique Dubarry, adjointe EELV à la mairie de l’Île-Saint-Denis, était présente à la manif’: “Il y a des oppositions très claires au sein d’EELV, et des craintes que je peux comprendre. Mais je ne me considère pas comme étant à la manif’ de Mélenchon, je me considère comme étant dans une manif’ de gens de gauche qui disent “stop!”, cela me suffit”. Selon elle l’écologie et la lutte contre l’austérité s’articulent:

“La croissance comme dogme et comme réponse ultime et suprême est d’une débilité sans nom. Toutes les politiques d’austérité vont à l’encontre de ce qu’on pourrait faire en matière de transition écologique, de développement de nouvelles solutions. Les propos sur la désindustrialisation ne prennent pas en compte cette aspiration d’une partie des Français à une autre politique. Que les premières déclarations de Montebourg dans ses nouvelles fonctions soient liées à l’exploitation du gaz de schiste et à la réindustrialisation à outrance, cela prouve bien qu’il y a une incompréhension du projet écologiste, et de ce qui serait bon pour nous tous”.

Un peu plus loin dans le défilé ininterrompu de citoyens, un militant du PG arborait fièrement une pancarte affirmant: “le changement, c’est à Grenoble”.

La ville, remportée par l’écologiste Eric Piolle aux municipales sur une liste unitaire avec le PG et un réseau citoyen, fait office d’exemple à suivre. L’unité ce 12 avril a même débordé les espérances des organisateurs: l’économiste Liêm Hoang Ngoc, membre du bureau national du PS et député européen, était bras-dessus bras-dessous avec Jean-luc Mélenchon dans le carré de tête du cortège.

La “majorité alternative de gauche” à laquelle aspire l’autre gauche, encore embryonnaire, se dessine en tout cas à certaines occasions, comme lors de cette marche. A la “vague bleue” des municipales, la gauche altermondialiste a répondu ce samedi par une marée humaine rouge et verte. Reste à savoir jusqu’où elle ira.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 07:29

Rassembler la gauche contre l’austérité

Ecrit par seblab sur 13 avril 2014. Publié dans politique générale

Samedi, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté contre l’austérité en France et en Europe. Face aux annonces du premier ministre, il était temps que la gauche se réveille. Oui, la gauche, toute la gauche, dans toute sa diversité. Le gouvernement et le Président de la république soyons en assurés ne disposent pas plus d’une majorité populaire que le gouvernement précédent.

François Hollande et sa majorité font le choix d’une accélération des politiques d’austérité tournant le dos au progrès de société et aux aspirations populaires. Ainsi, la nomination de Manuel Valls est guidée par une triple ambition: Soumettre notre pays aux appétits du capital et des marchés financiers, installer dans le paysage politique deux grands blocs interchangeables sur le plan économique (PS et UMP) et, enfin, gagner la prochaine élection présidentielle, quitte à perdre toutes les élections d’ici là.

Au plan européen, c’est la même stratégie qui a eu lieu en Grèce, en Italie, en Espagne, en Allemagne, avec à chaque fois le retour de la droite menant avec encore plus de violence une politique de casse des acquis sociaux, des services publics, une politique de classe visant la réduction du cout du travail pour le patronat.

C’est dans ce contexte qu’auront lieu les élections européennes en mai prochain. Outil de détournement de la colère légitime de millions de citoyens, le Front national fera la « Une » des grands médias, servant à diviser le monde du travail et à préserver les intérêts du capitalisme financiarisé.

Alors oui, il est temps de travailler à un rassemblement large, à vocation majoritaire de toutes les forces vives de la gauche. Socialistes, communistes, écologistes, syndicalistes, militants associatifs, citoyennes et citoyens, toutes et tous avec la volonté de travailler à l’émergence d’une alternative crédible. Ce qui se passe en Espagne, en Grêce et en Italie peut à l’occasion des élections européennes bousculer le paysage politique.

Durant la campagne des européennes, il y aura besoin d’une campagne pleinement communiste sur la base du texte issu de notre convention pour une refondation de l’Europe. La question de l’utilisation de la monnaie et du crédit, du rôle de la BCE reste aujourd’hui posée et ne peut se limiter à un débat pour ou contre la sortie de l’Euro. La question de l’Union Européenne, du rôle du parlement, de la souveraineté des peuples ne doit pas se cantonner au débat pour ou contre la sortie de l’Union. Les questions économiques, politiques, celles de la paix et du rôle de l’UE dans le monde ne peut se résoudre à l’asservissement aux USA au travers de l’Otan et du marché transatlantique ou au repli identitaire en fermant nos frontières. Ce sont ces débats qui doivent permettre à notre peuple de desserrer l’étau dans lequel se trouve l’Union et les peuples européens. Il est d’ailleurs possible que le groupe GUE dont nous faisons partie avec Alexis Tsipras et Siriza, Izquierda Unida en Espagne et 25 autres formations politiques en Europe sorte renforcé de cette élection et devienne la 4e, voire la 3e force politique au parlement européen.

Le 25 mai prochain les listes du Front de gauche porteront cet espoir de changement en Europe. Les communistes sont d’ores et déjà disponibles pour travailler au rassemblement des forces vives de la gauche, du monde du travail. Le 1er mai sera un nouveau moment de mobilisation, avant la grève annoncée du 15 mai dans la fonction publique, et les 17 et 18 mai prochain, la fête de l’Huma Gironde.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 07:17

La gauche de la gauche manifeste : "Hollande ça suffit"

Le Front de gauche, le Parti communiste, le NPA notamment, ont appelé a défilé "contre l'austérité" et "pour l'égalité et le partage des richesses".

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À LIRE AUSSI

Plusieurs milliers de personnes ont commencé à manifester samedi 12 avril à 14 heures à Paris, à l'appel notamment des partis partenaires du Front de gauche (PCF, PG) pour réclamer une inflexion de la politique de François Hollande, à leurs yeux plus favorable aux patrons qu'aux salariés.

"Hollande ça suffit", proclamait une banderole recouvrant la statue de la place de la République, point de départ de cette nouvelle marche "contre l'austérité, pour l'égalité et le partage des richesses" qui devait rallier la place de la Nation.

En tête de cortège, les leaders du Front de gauche, Pierre Laurent (PCF) et Jean-Luc Mélenchon(Parti de gauche), entouraient leur invité d'honneur, le Grec Alexis Tsipras, candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne.

Outre le FG, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ainsi qu'un collectif d'associations et plusieurs fédérations syndicales ont appelé à cette manifestation, la première démonstration de force de la gauche de la gauche depuis la débâcle du PS aux municipales et la nomination deManuel Valls à Matignon. Une défaite électorale imputée pour beaucoup au tournant social-démocrate du chef de l'Etat symbolisé par son Pacte de responsabilité.

Au milieu de la foule, sous le ciel bleu, un manifestant masqué brandissait une pancarte "Envoyons Vallser l'austérité". Ni EELV ni l'aile gauche duParti socialiste ne sont officiellement associés à cette marche, mais un membre du Bureau national du PS, l'économiste Liêm Hoang Ngoc, était visible dans les premiers rangs.

Une marée de drapeaux rouges du PCF recouvrait la place de la République et des banderoles déclinant "quand on est de gauche, on taxe la finance", "quand on est de gauche, on est du côté des salariés", ou encore "quand on est de gauche, en Europe c'est l'humain d'abord". La manifestation intervient alors que le Front de gauche lance tout juste sa campagne pour les élections européennes du 25 mai.

Sur le web: Le Front de gauche manifeste contre l'austérité à Paris - 12/04

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 01:57

AFP 12 AVRIL 2014 À 14:34 (MIS À JOUR : 12 AVRIL 2014 À 20:09)

«Hollande, ça suffit», «la gauche au pouvoir !»: Pour la première fois depuis la déroute du PS aux municipales et le changement de gouvernement, la «gauche de la gauche» a fait entendre sa colère samedi après-midi dans les rues de Paris.

25.000 personnes selon la police, 100.000 selon les organisateurs, ont défilé à l’appel notamment des partis membres du Front de gauche (PCF, PG) pour réclamer un changement de politique à François Hollande.

«Hollande ça suffit» proclamait une banderole recouvrant la statue de la place de la République, point de départ de cette nouvelle marche «contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses». Au milieu de la foule, sous le ciel bleu, un manifestant masqué brandissait une pancarte «Envoyons Vallser l’austérité».

Une marée de drapeaux rouges du PCF recouvrait la place avec des banderoles déclinant «quand on est de gauche, on taxe la finance», «quand on est de gauche, on est du côté des salariés», ou encore «quand on est de gauche, en Europe c’est l’humain d’abord».

«Hollande se fout complètement de nous, il ne fait que des réformes de droite. On veut lui montrer que la vraie gauche existe encore», témoignent Eric et Marie-Christine, couple d’employés de Saint-Quentin (Aisne) venus avec leur fille Natacha, professeur, un bonnet phrygien sur la tête.

«Le mot social n’est nulle part dans ce gouvernement», déplore Zohra, une conseillère sociale venue de Clermont-Ferrand, plus que dubitative «sur l’impact sur l’emploi des milliards d’euros donnés au patronat par le pacte de responsabilité». Comme de nombreux manifestants, elle craint l’impact des 50 milliards d’économies annoncées, notamment «sur l’hôpital».

- Le Grec Tsipras en vedette -

En tête de cortège, les leaders du Front de gauche, Pierre Laurent (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), entourent leur invité d’honneur, le Grec Alexis Tsipras leader du Syriza, principal parti d’opposition grec.

Candidat de la gauche radicale à la présidence de la Commission européenne, M. Tsipras avait participé la veille au lancement de la campagne des européennes du Front de gauche, où il avait appelé à la «rupture des politiques d’austérité» et s’était étonné que «M. Hollande, qui a été puni pour une politique de droite puisse faire une politique encore plus à droite».

Outre le FG, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), de nombreuses associations et plusieurs fédérations syndicales ont participé au cortège entre République et Nation.

«C’est vraiment un front du peuple qui se constitue», a jugé Jean-Luc Mélenchon.

«On a vu la claque que la gauche a prise aux élections municipales. Donc est-ce que la seule alternative c’est entre l’abstention et le vote à droite ? Ou est-ce qu’on se dit: +on va recréer de l’espoir et une alternative à gauche, c’est ça le sujet!+», a renchéri la députée communiste Marie-George Buffet.

Ni EELV ni l’aile gauche du Parti socialiste ne se sont associés à cette marche, mais un membre du Bureau national du PS, l’économiste Liêm Hoang Ngoc, était visible dans les premiers rangs.

«Hollande s’est trompé de Premier ministre et nous impose un virage qui n’a pas été discuté. Il y a un grand trouble dans l’aile gauche du PS, il nous faut un congrès extraordinaire du parti. Beaucoup de parlementaires ont voté la confiance à Manuel Valls uniquement pour éviter la crise de régime», a assuré cet eurodéputé sortant.

Quelques dizaines de drapeaux écologistes étaient également visibles. «Le parti n’a peut-être pas appelé à manifester, mais les parlementaires qui ont voté la confiance au gouvernement n’ont pas suivi non plus le parti qui leur avait demandé de s’abstenir», a répondu Véronique Dubarry, adjointe au maire à l’Ile-Saint-Denis.

Politique et citoyenneté

liêm hoang ngoc

pierre laurent

myriam martin

sanofi

hôpital public

olivier besancenot

Ils ont fait entendre leur voix pour une autre politique

Témoignages de manifestants

Samedi, 12 Avril, 2014

Présents lors de la marche contre l'austérité du 12 avril, ils ont accepté de répondre aux questions de l'Humanite.fr. Ecoutez Pierre Laurent, Olivier Besancenot, Liêm Hoang Ngoc, Myriam Martin et des manifestants.

Pierre Laurent, sénateur, secrétaire national du Parti Communiste Français et président du Parti de la gauche européenne :

02:20

02:20

Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) :

00:24

00:24

Liêm Hoang Ngoc, membre du bureau national du Parti Socialiste et député européen :

01:08

01:08

Myriam Martin, porte-parole d'Ensemble ! :

{C}{C}{C}

00:00:17

NaN:NaN

Nadine, représente CGT :

{C}{C}{C}

00:43

00:43

Vladimir, representant Sud

{C}{C}{C}

00:00:00

NaN:NaN

Annick, membre d'un collectif de défense de l'Hopital public

00:00:34

NaN:NaN

Franck, salarié en lutte (SANOFI)

00:00:00

NaN:NaN

- See more at: http://humanite.fr/ils-ont-fait-entendre-leur-voix-pour-une-autre-politique#sthash.DAIWgoLl.bLtyBLmg.dpuf

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 05:41

MISÉRABLE TENTATIVE D'OLIVIER BESANCENOT ET DE JEAN-LUC MELENCHON de s'accaparer, en connivence avec canal + la mamnifestation contre l'austérité initiée par le pcf, dont ce dernier constituera l'essentiel une part très importante des participants ce samedi, avec la cgt.

Ils ont pu ainsi, appuyé par un reportage qui leur était favorable, au point de les étonner eux-mêmes et de les laisser sans voix quelques instants, seulement, développer leur concept d'opposition de gauche qui s'oppose à celui de front de gauche et de mettre en accusation le PCF concernant les désaccords stratégiques qui se sont exprimés aux municipales (dont le PG a perdu la seule ville de plus de 3500 habitants qu'il détenait) par des tactiques électorales différentes en fonction des réalités différentes dans les villes. Jean-Luc Mélenchon qui se dit "victime" des médias capitalistes, (

  1. 10 Apr

    Jean-Luc Mélenchon @JLMelenchon

    Ce vendredi à 07h45, je suis l'invité de @jmaphatie sur @RTLFrance pour parler de la marche du #12avril. Live-tweet sur @LePG.

    Expand

  2. 10 Apr

    Parti de Gauche (PG) @LePG

    Suivez notre live-tweet : @JLMelenchon est l'invité du Grand Journal sur #CanalPlus ! #LGJ

    Retweeted by Jean-Luc Mélenchon

    Expand

  3. 10 Apr

    Jean-Luc Mélenchon @JLMelenchon

    A 19h00, je suis l'invité du #GrandJournal sur @canalplus. Live-tweet sur @LePG. #LGJ

    Expand

recevra un autre soutien des ces derniers, puisqu'il est l'invité de l'émission "tous politique" de France inter des le le,demain dimanche 13 mai pour poursuivre cette récupération et donner de l'écho à sa "nouvelle" stratégie "d'opposition de gauche". Jean-Luc Mélenchon qui méprise ses partenaires communistes, ne manque jamais une occasion de s'accaparer aussi les groupes parlementaires du Front de Gauche, qui, soit dit en passant, ne compte aucun parlementaire du PG, ni à l'assemblée Nationale, ni au Sénat. La complicité des médias avec Mélenchon est patente, tant il est vrai qu'il poursuit les mêmes objectifs que ceux qui lui donnent complaisamment leurs antennes, affaiblir le Parti Communiste Français.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 22:05

Débat sur la déclaration de politique générale du gouvernement. Intervention d'André Chassaigne

Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres,

Depuis le début de ce quinquennat l’électorat de gauche, celui qui a porté le Président de la République au pouvoir, se sent trahi. Un électorat qui a exprimé le rejet de la politique conduite en s’abstenant massivement aux municipales. C’est l’expression d’une grande colère, pour ne pas dire d’un rejet total de tout un système politique qui est adressé par les électeurs qui avaient nourri des espoirs de changements en 2012.

La réponse de l’exécutif a d’abord été d’affirmer que ce n’est pas sa politique qui a été sanctionnée mais son manque de pédagogie. Avec pour réponse, un changement d’équipe. Certes, Monsieur le premier ministre, vous dressez aujourd’hui un constat implacable des effets de la politique conduite depuis 22 mois. Faut-il rappeler que nous n’avons eu cesse de vous alerter ? Pas une fois, vous n’avez pris en compte les avertissements des députés du Front de gauche.

Mais aujourd’hui après votre réquisitoire, vous nous proposez une accélération des réformes et un renforcement des orientations fixées par les pactes d’austérité et de responsabilité.

Il y a là plus qu’un malentendu, il y a une rupture avec les attentes populaires. Aucune réponse n’est apportée à la souffrance sociale, à la détresse économique, au déclassement.

A l’opposé, il est de la responsabilité des forces de gauche d’ouvrir un autre chemin pour construire une nouvelle alternative à gauche.

Les Français, dans leur majorité, veulent un changement de cap net et clair en faveur du progrès social et de la lutte contre le chômage. Chômage qui ne cesse de grimper avec un record de 3,34 millions de demandeurs d'emploi sans activité recensés fin février.

Les Français ne veulent plus des stratégies du désespoir et de la renonciation qui ont conduit où nous en sommes. Ils ne veulent plus des promesses trahies, de l’impuissance publique organisée, des égarements et reculades dictées par la panique et des calculs à courte vue.

La situation de notre pays requiert une grande détermination pour répondre aux besoins populaires. Ces besoins, nous les connaissons tous : l’emploi, le pouvoir d’achat, le logement, la santé, les services publics…

La dérive politique qui a conduit le précédent gouvernement à mettre ses pas dans ceux de Gerhard Schröder et de Tony Blair doit prendre fin. Sans changement politique, ce nouveau gouvernement sera lui aussi condamné à l'impuissance, sans porter de nouvel espoir pour le peuple et pour le pays.

Il y a urgence à agir pour redonner du souffle à notre économie, combattre les inégalités, développer nos services publics, défendre notre modèle social.

*

Le premier défi à relever est une réorientation de la politique européenne, sans laquelle le changement ne sera pas envisageable.

L’adhésion de François Hollande au pacte Sarkozy/Merkel est l’acte fondateur, le «péché originel» de ce quinquennat.

Candidat, il s’était pourtant engagé à renégocier le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance » (TSCG). Ce renoncement a empêché d’emblée la réalisation du « changement » promis pendant la campagne présidentielle. Il n’y a eu ni renégociation, ni changement, mais bien continuité avec un projet européen qui se confond de plus en plus avec un simple programme d’austérité.

Il appartient à votre gouvernement, et bien sûr au Président de la République, de rebattre les cartes, de changer radicalement de stratégie. Il faut convaincre nos partenaires de la nécessité de rompre, dans l’intérêt de tous, avec la politique de déflation, de stagnation et de chômage poursuivie aveuglément à l’échelle du continent. Pas à la marge, comme vous l’avez proposé, mais avec des mesures fortes rompant avec la stratégie de soumission aux dogmes de l’orthodoxie budgétaire et libérale.

Aujourd’hui, une grande partie des peuples européens refuse les politiques d’austérité inhumaines qui leur sont imposées. Ils trouvent légitimement intolérable que l’on trouve toujours des milliards pour financer les banques alors que la population est mise au pain sec et à l’eau.

Les 60 milliards d’euros de coupes budgétaires déjà opérées sur ordre de Bruxelles ont eu des conséquences désastreuses sur les services publics, la sécurité sociale, nos collectivités territoriales. Cette cure d’austérité, la plus drastique de notre histoire récente, appauvrit notre pays, détruit l’emploi et les entreprises, sème la colère et la résignation.

Mais il ne suffit pas aux marchés financiers et aux multinationales de promouvoir l’austérité. Ils ont désormais une nouvelle exigence. Pour tenter de répondre à la crise des débouchés qu’ils ont eux-mêmes créée, ils voudraient imposer un traité de libre-échange transatlantique.

L’objectif de ce traité est de créer une vaste zone de libre-échange par le démantèlement des règles tarifaires, réglementaires, environnementales qui protègent nos salariés et les consommateurs.

La perspective de conclusion de ces négociations, menées dans la plus grande opacité et hors des règles démocratiques les plus élémentaires, fait peser une lourde menace sur les règles de santé publique, écologique, sociales et culturelles en France et en Europe.

Ce traité de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis nous entraînera encore plus loin dans la folle mise en concurrence généralisée des pays et des peuples et l’obsession de la compétitivité et du libre-échange intégral. Il fait courir un grand péril aux peuples de France et d’Europe.

Le groupe de la Gauche Unie Européenne avec son candidat Alexis Tsipras sont déterminés à le faire connaître au plus grand nombre.

La France doit peser de tout son poids pour s’opposer à ce projet qui barre la voie à toute perspective de construction d’une Europe sociale. Cette Europe sociale qui implique au contraire de considérer la protection sociale, le salaire minimum, le dialogue social, les négociations collectives et le droit social comme autant de points d’appuis pour une avancée de civilisation.

Les chefs d’Etats et de Gouvernements ont promis une feuille de route sur la dimension sociale de l’union économique et monétaire. Ils ne l’ont toujours pas produite faute de volonté politique.

*

Le second enjeu majeur est celui du redressement industriel, de la lutte contre lechômage et de la transition énergétique.

Le temps est venu d'un tournant économique majeur et de l'abandon du pacte de responsabilité annoncé le 14 janvier dernier. Un pacte, en réalité, d’irresponsabilité qui prévoit la suppression totale et sans contrepartie des cotisations familiales employeurs et qui n'offre aucune perspective en termes de création d'emploi.

Ce n’est pas par la baisse des dépenses publiques et la recherche de compétitivité que l’Europe et notre pays pourront sortir de la crise mais par la relance de l'investissement public et de la consommation, le relèvement des salaires, l'innovation et la promotion de l'emploi qualifié...

Pour cela, il faut desserrer l'étau des contraintes que fait peser la financiarisation de l'économie sur l'activité et la pérennité de nos entreprises.

Comment la gauche pourrait-elle souscrire à l’antienne de la réduction des dépenses publiques qui réduit le périmètre des services publics et fait la part belle à la marchandisation de la société ? Une marchandisation qui sera amenée à s’accroître avec le basculement de bon nombre de collectivités dans l’escarcelle de la droite, dont les programmes portent la suppression de bon nombre de services publics locaux.

Définitivement l’intérêt privé primera alors sur l’intérêt général, les logiques de rentabilité primeront sur les logiques de solidarité.

Ce primat sera renforcé par la feuille de route que vous venez de dresser sur l’évolution institutionnelle. Sous couvert de modernisation, l’objectif recherché est de créer des territoires d’excellence, de compétitivité au détriment d’une France équilibrée et solidaire.

Il faut que la gauche retrouve l'audace d'affirmer, contre l’artillerie lourde des idéologues libéraux déguisés en éditorialistes, qu'il existe une alternative à la fuite en avant libérale vers toujours plus d'inégalités, toujours plus de précarité, toujours plus de misère... pour le seul bénéfice d'une poignée de nantis.

Ainsi, avez-vous confirmé votre volonté de vous attaquer au coût du travail en multipliant les exonérations de charges des entreprises. Et pas un mot sur le coût du capital ! N’est-ce pas le meilleur révélateur du choix libéral qui est le vôtre ?

Pourtant, les arguments en faveur de la baisse des cotisations sociales comme moyen de lever les freins à l'embauche, de créer ou sauvegarder des emplois ne reposent sur aucun constat empirique. Vingt ans d'exonérations de cotisations sociales sur les bas et moyens salaires n'ont pas permis de sortir de l'ornière. Bien au contraire, elles ont eu pour résultat de paralyser notre économie en favorisant les bas salaires, de dissuader le développement de l'emploi qualifié, de fragiliser notre système de protection sociale...

Des solutions alternatives existent. Nous les porterons avec tous ceux qui souhaitent se rassembler à gauche.

Pour baisser les charges financières des entreprises, nous proposons un nouveau crédit bancaire pour les investissements matériels et de recherche à des taux d’intérêt d’autant plus faibles que ces investissements programmeraient plus d’emplois et de formations correctement rémunérés. Un pôle financier public incluant la Banque publique d’investissement sera en mesure de déployer ce nouveau crédit.

Les député-e-s du Front de gauche proposent également de moduler le taux de cotisation sociale patronale, une modulation favorable à l’emploi, à la formation, aux salaires et pénalisante pour la croissance financière des capitaux.

Si François Hollande avait écouté les Français – si vous les aviez écouté – vous auriez annoncé un grand plan de justice fiscale et sociale, des investissements pour les services publics, la hausse du SMIC, un soutien aux collectivités locales, l'interdiction des licenciements boursiers...

La réduction de 50 milliards d'euros de dépenses publiques et la baisse des impôts et des cotisations sont incompatibles avec les efforts annoncés en faveur de la santé, de l'éducation et de la jeunesse.

Quant à la transition énergétique, il appartient, en effet, à la Gauche d’en relever le défi. Mais n’oublions pas l’essentiel : une réelle transition énergétique, très économe en carbone, suppose de réorienter profondément les critères de financement des investissements et de gestion des entreprises, en substituant aux critères de rentabilité des critères sociaux et environnementaux ainsi que de nouveaux droits et pouvoirs des salariés et des citoyens. Il suppose aussi la maîtrise démocratique des circuits de financement de l’économie.

Nous voyons ici combien il importe de redonner sens à un projet collectif capable d'offrir à notre jeunesse d'autres perspectives que l'austérité et le déclin.

Proposer un pacte républicain est le troisième enjeu. Notre société est, aujourd’hui, sous tension, en quête de sens et incertaine de ses valeurs communes.

Cette crise identitaire est d’abord une crise de l’égalité. Les inégalités sociales et territoriales continuent de structurer une société incapable de conjuguer le respect du singulier et la définition du commun. L’atomisation et le cloisonnement de la communauté nationale ont engendré une citoyenneté à plusieurs vitesses dont l’inégalité sociale - plus que l’hétérogénéité culturelle des populations - demeure la matrice.

Le sentiment d’injustice cultive les divisions et les antagonismes qui sapent toujours un peu plus le sentiment d’appartenance à une «communauté commune».

Au dévoiement des valeurs républicaines, nous devons donc, plus que jamais, opposer les valeurs de solidarité, de démocratie et de cohésion sociale.

Dans ce combat, notre pays ne peut ni ne doit craindre ou mépriser l’immense apport humain et matériel que constitue la présence des immigrés en France. Il faut réaffirmer que l’immigration n’est pas un problème et refuser la ghettoïsation de la société, les processus de relégation sociale et territoriale, combattre l’obsession du refoulement des étrangers, rejeter la stigmatisation des personnes à raison de leur appartenances à des communautés particulières.

Il faut sortir des calculs à courtes vues dictant les postures politiciennes. L’enjeu n’est pas le score aux prochaines élections de telle ou telle formation politique ou de telle ou telle personnalité. L’enjeu c’est la France. L’enjeu c’est l’Europe. L’enjeu c’est leurs peuples. C’est pourquoi nous avons été, depuis le début de cette législature, porteurs de propositions ambitieuses. Et nous continuerons à travailler, avec tous ceux qui souhaitent, à la construction d’une vraie politique de gauche.

Monsieur le Premier ministre, nous regrettons que votre feuille de route s’inscrive dans la continuité des erreurs commises jusqu’alors. Augmentation de la fiscalité indirecte, flexibilisation du marché du travail, réduction à marche forcée des déficits publics, baisse massive des cotisations, ce ne sont pas là des solutions à la crise. Au contraire, ces mesures ne vont que l’entretenir et en aggraver les conséquences pour nos concitoyens.

***

En conséquence, et en toute logique, nous ne voterons pas la confiance à votre gouvernement. Ce que nous proposons à la majorité et à nos concitoyens qui voient s’accumuler les difficultés c’est la construction d’une alternative pour porter une véritable politique de transformation sociale.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 14:57

Un appel solennel au rassemblement et à la construction commune

La situation que connaît notre pays est d’une profonde gravité. Elle ne l’est pas seulement parce que notre pays souffre d’un chômage et d’une précarité endémique qui rongent la vie de familles chaque jour plus nombreuses, d’inégalités toujours plus grandes, d’une hémorragie industrielle qui ne s’interrompt pas, d’une crise historique du logement.
Elle est insupportable parce que, face à ces difficultés criantes pour le plus grand nombre, le monopoly financier des grands groupes se poursuit sur le dos du monde du travail, des salariés de toutes conditions, comme sur celui de beaucoup de PME, le chantage du patronat à la baisse des cotisations sociales et des droits du travail ne connaît plus de cesse, les dividendes versées à des actionnaires de plus en plus désintéressés par l’intérêt général continuent de grimper avec constance, et comble du cynisme, comme un très mauvais poisson d’avril, le CAC 40 vient de battre son record annuel, le mardi 1er avril, en dépassant les 4 400 points, un record notamment porté par l’excellente montée des actions des groupes bancaires français.

Mais surtout, oui surtout, la situation est grave et insupportable, parce que les alertes lancées par nos concitoyens continuent d’être ignorées, méprisées. François Hollande qui avait été élu, après les années terribles du gouvernement Sarkozy, pour redresser notre pays, pour enfin l’écouter et le respecter, pour redonner le sens de la justice sociale, continue de tourner le dos à ses électeurs.
Désavoué massivement dans les urnes aux élections municipales, il devrait entendre le message. Non, il vient de nommer Manuel Valls à la tête du gouvernement comme un camouflet de plus infligé aux attentes populaires à gauche. Le pays s’enfonce aussi dans une crise politique, démocratique et institutionnelle qui risque de s’aggraver encore. La France, la gauche sont mises en danger par cette fuite en avant. La droite et l’extrême droite rivalisent de démagogie pour profiter de cette crise en espérant reconquérir tous les pouvoirs. François Hollande a nommé, autour de Manuel Valls, un gouvernement qu’il appelle « de combat » pour mettre en œuvre à marche forcée un pacte de responsabilité, négocié avec le Medef et un programme de 50 milliards de réduction de dépenses utiles qu’aucune majorité populaire, qu’aucune majorité de gauche n’est, en réalité, prête à soutenir dans le pays.

Le Président de la République utilise les pouvoirs inconsidérés qui lui sont donnés par les institutions de la Ve République pour contourner le message politique adressé par le pays. Cette situation met, une fois de plus, le doigt sur l’anachronisme de ces institutions. Il est temps de reconstruire une nouvelle République, où un Parlement démocratisé, élu à la proportionnelle et rénové dans sa composition, grâce à la modification des modes de scrutins et au changement des pratiques politiques, retrouve le pouvoir de décider la politique nationale, où les droits des citoyens sont renforcés à tous les niveaux de décisions, pour garantir la souveraineté populaire sur ces choix, où le gouvernement est placé sous le contrôle du Parlement et non l’inverse.

Face à cette situation, il y a une urgence : faire respecter les exigences des Français qui veulent le retour de la justice sociale, d’une lutte efficace contre le chômage et les pouvoirs exorbitants de la finance, le retour au centre de toutes les politiques menées de la réponse aux grandes urgences du pays : ce ne peut être seulement des mots, encore moins quand ils sont contredits par les actes.

J’appelle les forces vives de notre peuple, les forces vives de la gauche sociale, politique, syndicale, culturelle, intellectuelle à se ressaisir. Je les invite à se rapprocher, à parler, à redéfinir ensemble les objectifs d’un nouveau cap politique à gauche, à décider d’agir ensemble pour imposer le retour à ces choix. Je leur lance à toutes et à tous un appel solennel au rassemblement et à la construction commune.
Aux travailleurs de toutes conditions, aux jeunes, aux abstentionnistes qui ne se reconnaissent plus dans le pouvoir actuel mais se reconnaissent dans les valeurs d’égalité, de justice, de fraternité de la gauche, aux socialistes qui ressentent, je le sais en grand nombre, douloureusement le désastre en cours, aux écologistes qui viennent de décider de sortir du gouvernement, à tous, je dis travaillons ensemble pour reconstruire une feuille de route partagée, une ambition commune, l’espoir d’une alternative politique à gauche.
Les besoins sont immenses, la France a la force d’y répondre.

Ensemble, nous pouvons refuser le pacte de responsabilité imposé par le Medef et les 50 milliards de réduction des dépenses publiques, en exigeant la remise à plat des politiques d’exonération de cotisations sociales coûteuses et inefficaces pour reconstruire de nouvelles politiques d’emplois, de formations, de services publics.

Ensemble, nous pouvons travailler à de grands programmes de relance de l’investissement public, industriel et de services, adossé à la mobilisation du crédit bancaire, de l’épargne et à un changement de la politique monétaire pour, d’un même mouvement, répondre aux immenses besoins de développement du pays et engager l’indispensable mutation sociale et écologique de tout notre système productif.

Ensemble, nous pouvons exiger l’ouverture de grandes conférences sociales, pour des Etats Généraux de la justice fiscale, la relance des services publics, la réouverture de toutes les négociations salariales, la revalorisation des minimas sociaux.

Ensemble, nous pouvons pousser la France à engager le bras de fer contre les orientations ultra-libérales européennes pour sortir des politiques d’asphyxie austéritaires, et permettre la relance sociale, industrielle et écologique dont les peuples d’Europe ont un besoin commun.

Demain, je serai aux côtés des syndicats et des travailleurs d’Europe à Bruxelles pour la grande manifestation de la CES.

Le sursaut citoyen et populaire de toutes les forces vives de la gauche doit se manifester, sans attendre, et se consolider dans la durée.
C’est dans cet esprit que nous avons initié, avec les forces du Front de gauche et de nombreuses personnalités et responsables syndicaux, associatifs, poilitiques, cutlurels, la grande marche du 12 avril contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses.

Cette marche, nous la mettons à la disposition de toutes celles et tous ceux qui veulent engager le sursaut politique salutaire dont toute la gauche a besoin, contre la droite et l’extrême droite, pour des politiques de justice. Nous y engageons toutes nos forces. Nous appelons à y participer massivement.

J’appelle tous nos concitoyens, tous ceux qui ont le cœur à gauche, tous ceux qui n’en peuvent plus, étouffent et veulent reconstruire l’espoir, à se joindre au cortège qui défilera de Républqiue à Nation, à Paris, le 12 avril, à 14 heures.

Cette dynamique, nous voulons aussi la porter dans les urnes avec tout le Front de gauche et tous ceux qui voudront se joindre à nous, le 25 mai prochain, lors des élections européennes.
Ce jour là, contre l’Europe de l’austérité et des marchés financiers, nous voulons, avec notre candidat commun en Europe : Alexis Tsipras, une victoire de la gauche qui refuse de se plier aux injonctions d’austérité, de déréglementation, de recul des droits sociaux, une victoire pour la refondation sociale et démocratique de l’Europe.
Nous jugeons indispensable et urgente l’entrée en lice des listes du Front de gauche, car le bulletin de vote Front de gauche, le 25 mai prochain, sera le seul bulletin qui dit clairement non à l’Europe de la finance, non au dumping social, à la mise en concurrence, aux salaires au rabais, oui à la protection et au développement des droits sociaux, de notre industrie, de nos coopérations.

Le Conseil national du PCF unanime a transmis, hier, à ses partenaires une offre pour la constitution des listes respectueuses de toutes les forces du Front de gauche, avec la volonté d’aboutir d’ici la fin de cette semaine.

L’enjeu et les responsabilités du Front de gauche sont immenses. Le groupe de la GUE-NGL auquel nous sommes rattachés, peut devenir le troisième ou le quatrième groupe du Parlement européen. C’est un défi et une chance.
Les forces démocratiques françaises ont une part essentielle à apporter à ce résultat. Ne tardons plus. C’est notre appel pressant. Le PCF est, pour sa part, d’ores et déjà, totalement motivé et engagé.

Avec le Front de gauche, nous avons rassemblé des forces lors des élections municipales. Après les résultats de ces élections, le PCF reste, avec le Front de gauche, la troisième force politique en terme de municipalités et d’élus locaux. Très loin devant le FN, présenté abusivement par les médias, comme le grand vainqueur du scrutin municipal.
Nous dirigeons, après ce résultat, malgré nos pertes et avec des gains significatifs, comme Aubervillers et Montreuil, 149 villes de plus de 3 500 habitants.
Ces forces et ces élus, dans tout le pays, sont et seront des points d’appui solides et indispensables pour toutes nos batailles.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:47

 

POLITIQUE -  le 1 Avril 2014

 

Marche du 12 avril : "mobilisons toutes les forces de la gauche"

 

 

Ce mardi 1er avril se tenait la conférence de presse d’annonce de la marche du samedi 12 avril à Paris, de République à Nation, contre l’austérité et pour l’abandon du pacte de responsabilité devant le symbolique hôpital parisien Hôtel Dieu, en présence de responsables politiques, syndicaux et associatifs.

« Cette conférence de presse a servi à mobiliser toutes les forces de la gauche afin de répondre de leur mécontentement face aux municipales, d’autant plus depuis la nomination de Valls comme premier ministre » confie Pierre Laurent à l’Humanité.fr.

Le message était clair : la marche contre l’austérité doit répondre à un défi : celui d’être solidaire et  de proposer des alternatives à la politique actuelle. C’est un appel très large pour un changement de cap afin de construire une politique nouvelle, porté, outre par Pierre Laurent,  secrétaire national du PCF, par Jean-Luc Mélenchon, co-président du parti de Gauche, ou encore Olivier Besancenot, porte-parole du NPA.

Pour Pierre Laurent, cette marche représente une situation inédite. Elle est de très haute importance et il y a un réel besoin de remobilisation permettant un sursaut de toute la gauche  Selon lui, la politique de François Hollande est un échec car il n’arrive pas à faire reculer le chômage. Il affirme que les choix politiques du président ont laissé trop de place à la droite, accentuant ainsi l’importance d’une forte mobilisation le 12 avril pour redresser la gauche et le pays.

Il rajoute qu’avec la nomination de Manuel Valls à la tête du gouvernement la situation est d’autant plus alarmante. « Le choix de son premier ministre est un véritable désaveu pour les électeurs de gauche. C’est une blessure pour les socialistes, pour les verts, ainsi que tout le reste de la gauche ».

Pour Eric Coquerel, secrétaire national du PG, François Hollande ne semble pas renoncer à sa politique de droite, d’austérité et de promesses avec l’Union Européenne. Le PG appelle à ne pas voter le pacte de responsabilité, et demande au PS de ne pas céder à la réaction et à l’extrême droite.

 La nomination de Valls renforce l’urgence d’une réaction à gauche

« Cette marche est un appel inédit à la reconstruction » lance Olivier Besancenot. Selon le porte parole du NPA, le choix de Hollande « relève d’une politique anti-gauche et de la haine raciale ». Il affirme entre autres que le président de la République a signé la déclaration de guerre, notamment par le choix de l’autoritaire Valls.

« C’est l’homme  le plus à droite ! Il réussit un coup de communication pour s’apprêter à faire pire ! » lance, virulent, Jean-Luc Mélenchon en évoquant la nomination de Manuel Valls au poste de Premier ministre. « Hollande est  le liquidateur de la gauche. Il n’a pas vu l’abstention, il n’a vu que la promesse de la droite. »

Contre la casse des services publics

Les représentants syndicaux de la CGT, Solidaires, FO, et de la FSU sont également à l’initiative de la marche, ainsi que des animateurs de mouvements associatifs. Des délégués CGT de l’Hôtel Dieux étaient présents devant le lieu symbolique de résistance à l’austérité.  « On observe 150 000 suppressions d’emplois dans les services publics. Le gouvernement compte supprimer 50 milliards de fonds aux services publics» affirme un syndicaliste CGT. Il précise : « Les services de santé connaissent une situation désastreuse. Hollande ne doit pas fermer l’hôpital [ndlr l’Hôtel Dieu]. Un des médecins de l’hôpital, Monsieur Kierzec a été démis de ses fonctions, et on demande sa réintégration. »

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 08:07
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 01:48

 

Photo : BFMTV

POLITIQUE -  le 27 Février 2014

 

Pierre Laurent : "Nous préparons une riposte de gauche"

 

 

Vidéo. Le secrétaire national du PCF, a vu jeudi dans la nouvelle hausse du chômage annoncée la veille l'échec de politiques appliquées "depuis vingt ans". Pierre Laurent a assuré qu'il y avait "beaucoup de mécontentement" parmi les socialistes eux-mêmes. "Avec le Front de gauche, nous avons décidé d'inviter l'ensemble des organisations de gauche à une réunion unitaire le 4 mars" pour "préparer une riposte de gauche".

"François Hollande poursuit la politique de Nicolas Sarkozy, il va dans la même direction et pire, il en rajoute une couche", a estimé Pierre Laurent ce matin sur BFMTV et RMC. "On donne des aides aux entreprises, on ne contrôle pas l'utilisation de ces aides, on encourage des politiques de rentabilité qui favorisent les dividendes et pas les salaires, on fait baisser la consommation et on se demande pourquoi ça ne marche pas !", a déploré le responsable communiste. "On voit bien que François Hollande poursuit en la matière la même politique, il propose même d'en rajouter avec le pacte de responsabilité", a poursuivi le sénateur de Paris.

"Faire entendre une vraie voix de gauche"

"Il faut faire complètement autrement", propose le numéro un communiste. Il faut "stopper l'austérité", et "remettre à plat toutes les aides qu'on distribue aux entreprises". Pierre Laurent a cité le crédit impôt compétitivité avec l'exemple du groupe Auchan qui touchera 120 millions d'euros. "La seule chose qui va augmenter, c'est les dividendes" des actionnaires, a-t-il dit. Il a assuré qu'il y avait "beaucoup de mécontentement" parmi les socialistes eux-mêmes. "Avec le Front de gauche, nous avons décidé d'inviter l'ensemble des organisations de gauche à une réunion unitaire le 4 mars" pour "préparer une riposte de gauche". "Tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans les choix erronés du gouvernement actuel doivent maintenant s'unir pour faire entendre une vraie voix de gauche", a-t-il insisté.

  • Voir l'intégralité de l'interview de Pierre Laurent sur BFMTV etRMC :

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BRUNO FORNACIARI

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