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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 07:36

1965 : Le massacre des communistes indonésiens

 

 

Le Parti Communiste d’indonésie (PKI) comptait 3,5 millions de membres et une quinzaine de millions de sympathisants. Il était par la taille le 3ème parti communiste au monde. En 1965, la répression, couverte par l’occident et en particulier par les USA, fit entre 500 000 et 2 millions de morts. Mais comment en est-on arrivé là ?

L’Indonésie est une ancienne colonie néerlandaise. 87 % de la population est musulmane. Pendant la 2ème guerre mondiale, le Japon occupe l’Indonésie. Les Japonais sont d’abord accueillis comme des libérateurs car ils promettent l’indépendance. Rapidement, ils remplacent les colons hollandais et sont rejetés. L’indépendance est déclarée par Sukarno en 1945. Mais la guerre d’indépendance continuera jusqu’au 27 décembre 1949. Comme après beaucoup de guerres, l’économie est en ruine. Sukarno renforce son pouvoir intérieur. Il cherche la confrontation avec la Malaisie. Critiqué par l’occident, il se rapproche de plus en plus de l’URSS et de la Chine. Le PKI qui a, deux fois déjà, été anéanti par la répression (en 1926 et en 1948), se présente en 1955 aux élections et obtient 16 % des voix. Il a trois ministres dans un gouvernement qui en compte quatre-vingt .

Liens PKI- gouvernement

Vers la fin des années 1950, le PKI commence peu à peu à se rapprocher du président Sukarno. Il faut dire qu’en 1955, Sukarno a organisé la conférence de Bandung (en Indonésie), qui a réuni pour la première fois les représentants de 29 pays africains et asiatiques. C’est la première entrée en scène des pays du Tiers-Monde. Sukarno est un dictateur nationaliste, mais pas un communiste, bien que très influencé par la Chine communiste. En 1957, il veut un système de parti unique, une « démocratie dirigée ». Le PKI devient à la fois de moins en moins critique face au gouvernement et de plus en plus puissant. Il a de nombreux syndicats, des groupes de femmes, des petits paysans qui le soutiennent. Tout laisse penser que le pays sera rapidement communiste. Les réactionnaires et les impérialistes US prennent peur.
Le secrétaire du parti, Aidit, surestime les forces du PKI, et sous-estime les forces de ses ennemis. « Une erreur aussi grave a pu se produire parce que la direction du Parti ne considérait pas la République indonésienne comme un État bourgeois » (autocritique du PKI) [1].

Pourquoi la rupture ?

Nous sommes à l’époque dans la guerre froide. Les USA, déjà empêtrés au Viet-Nam, ont peur qu’un second front s’ouvre en Indonésie. Le PKI est haï par les autres mouvements politiques, notamment le mouvement islamiste. La CIA établit des listes de noms de communistes, des “infidèles” à l’islam, des “sans dieu” réfractaires à l’un des cinq principes du Pancasila (constitution) édicté en 1945. Ils manque un détonateur pour éliminer le PKI. Il est trouvé le 1er octobre 1965. Six généraux appartenant à l’aile droite du haut commandement militaire ont été assassinés à Djakarta. Le général anti-communiste Suharto, commandant de l’armée, en attribua faussement la responsabilité à des militaires proches du PKI. Il fait pression sur Sukarno et « obtient » la mission de maintenir l’ordre à Djakarta.

Le massacre

Le général lance les répressions anticommunistes. Les listes de la CIA vont servir : arrestations de masse et exécutions sommaires concernent, dans les deux années 1965 et 1966, plusieurs millions de personnes. Les évaluations précises sont difficiles à établir puisque le tout s’accomplit en dehors du système judiciaire, sous le contrôle de l’armée, qui arme des milices, celles de la Ligue Musulmane en particulier. Dans d’autres régions ce sont des chrétiens qui s’en prennent aux communistes. Des villages sont brulés, les hommes torturés, abattus, les femmes et les fillettes violées et tuées. 1 ou 2 millions de personnes sont exécutées, et de 5 à 7 millions incarcérées, pour des périodes rarement inférieures à 10 ans et pour certaines pour toute la longue durée du pouvoir suhartiste, jusqu’au printemps 1999. Un décret en septembre 1966 « bannissant le communisme » est voté par l’Assemblée Nationale à la botte de Suharto.

La contre révolution est heureuse

Noam Chomsky, faisant une compilation de la presse américaine de l’époque, en ressort ce texte : « L’événement suscita pourtant une orgie d’euphorie. Pour décrire le "stupéfiant massacre de masse", le New York Times parla d’une "coulée de lumière en Asie" et félicita Washington d’être resté discret pour ne pas embarrasser les "modérés indonésiens" qui purifiaient leur société et s’apprêtaient à recevoir une généreuse aide américaine ; c’est "la meilleure nouvelle depuis des années pour l’Occident en Asie".

L’autocritique du PKI

« Le PKI participa aux premières élections parlementaires générales (en 1955) avec un programme pour l’établissement d’un gouvernement de coalition nationale, un gouvernement de front uni de tous les éléments démocratiques, y compris les communistes. Avec un tel programme, le PKI commettait la même erreur que les démocrates petits-bourgeois et les opportunistes qui, comme le dit Lénine, "distillent dans l’esprit du peuple la notion fausse que le suffrage universel “dans un État moderne” est réellement capable d’imposer la volonté de la majorité des travailleurs et d’en garantir la réalisation" (Lénine, L’État et la Révolution). »

Le PKI soutenait Pékin, mais appliquait la politique de coexistence pacifique

A cette époque, dans le mouvement communiste, faisait rage la controverse entre la Chine et l’URSS. Le Parti Communiste Chinois (PCC) était isolé. Il n’avait pour alliés que le Parti du Travail d’Albanie et quelques partis en Asie, dont le PKI. Le PCC était conciliant et diplomatique dans ses alliances avec le PKI. Il ne le critiqua pas publiquement, quand les principes de la révolution prolétarienne et bourgeoise se trouvèrent mêlés, ni quand se trouvèrent appliqués les concepts d’une politique de coexistence pacifique face à la bourgeoisie. De fait, le PKI suivait une théorie révisionniste, où la révolution ne serait plus nécessaire, car il suffirait de conquérir une solide majorité parlementaire et de s’en servir pour effectuer un passage pacifique au socialisme.

De 1965 à maintenant

Dès la victoire de la contre-révolution, l’Indonésie retrouva les faveurs des impérialistes, de la Banque mondiale, du FMI. Les gouvernements et les sociétés occidentales se précipitèrent dans ce nouveau "paradis des investisseurs". Le gouvernement indonésien criminel fut considéré comme un modèle, alors que ses pratiques de meurtres de terreur et de corruption se généralisaient.
Les sympathisantEs ou ex-membres du PKI furent excluEs de la vie sociale et politique, ainsi que leurs descendants. Ces méthodes criminelles purent servir ailleurs, comme contre la population du Timor-Oriental, annexé en décembre 1975. Environ 200.000 personnes y sont mortes, soit au moins un quart de la population.

Conclusions

Un parti communiste ne doit pas se faire d’illusions sur la démocratie bourgeoise. La direction du parti doit appliquer des règles de sécurité qui la rende difficilement repérable. Les moyens de communication doivent être sécurisés. Les organisations de masse doivent avoir des moyens d’auto-défense contre les attaques réactionnaires. Lors des massacres, à chaque fois que les communistes ont pu s’organiser, les forces contre-révolutionnaires ont reculé. La guerre de guérilla doit être préparée, les possibilités de repli afin de préparer l’avenir. Les communistes ne peuvent compter que sur leurs liens aux masses, mais cela implique de les former dans la résistance à la bourgeoisie. Les erreurs, les communistes les paient au centuple, mais leurs idées ne meurent jamais.

 

Un film où les tueurs mettent en scène leurs crimes
Dans The Act of Killing de Oppenheimer, le tueur Anwar Congo rejoue les massacres des communistes qu’il a lui-même dirigés en 1965 et 1966 sur l’île de Sumatra. Ce film a bouleversé les spectateurs du Festival du cinéma de Toronto. (...) Six mois avant l’interdiction officielle du parti communiste indonésien (PKI) en 1965, des centaines de milliers d’Indonésiens avaient déjà été assassinés, accusés d’être des sympathisants du PKI. En moins d’un an, le nombre de victimes approchait le million.(...) The Act of Killing [L’acte de tuer] lève le voile sur les témoignages francs et détaillés d’un certain nombre de mafieux qui ont dirigé le massacre de plus de 10 000 personnes prétendument communistes à Sumatera Utara [province au nord de Sumatra]. Ces tueurs témoignent librement, en racontant des histoires, en mimant des scènes, en riant, chantant et dansant.(...) Durant le tournage d’un précédent film, The Globalisation Tapes, Oppenheimer apprend une chose étonnante : ces ouvriers (qu’il côtoie pour son film) vivent aux côtés des hommes qui ont assassiné de nombreux travailleurs du Parti communiste indonésien en 1965 et 1966. “Leurs voisins étaient des bouchers qui avaient tué leur père, leur oncle”. Un jour, le réalisateur trouve l’occasion de discuter avec un de ces tueurs qui lui raconte, dans les moindres détails, comment il a liquidé un membre du syndicat ouvrier affilié au Parti communiste. “Imaginez un peu, il a raconté cet acte effroyable devant sa petite-fille âgée de neuf ans”, explique Oppenheimer sidéré par le franc-parler de ce tueur. Durant son enquête, le réalisateur découvre que les membres des bataillons de tueurs de Medan en 1965 étaient recrutés pour la plupart parmi les mafieux des cinémas, tout simplement parce qu’ils haïssaient les communistes, qui appelaient au boycott des films américains très en vogue à l’époque à Medan.
Courrier International (extraits)

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 13:02
 

Si vous n'avez pu le regarder, je vous invite vraiment à le faire. Hier soir, sur France 2, l'émission Cash Investigation a permis de montrer concrètement ce qu'il se passe pour celles et ceux qui subissent la précarité chaque jour, derrière leurs caisses, dans leurs entrepôts, sur les plateformes téléphoniques et dans tant d'autres domaines. Harcèlement, charges insupportables, menaces, accidents de travail graves et à répétition, licenciements illégaux... ou comment briser toujours plus l'humain pour faire toujours plus de profits, d'argent. Parfois même jusqu'au suicide, 400 chaque année dans la 5ème puissance mondiale.

Est-ce cela, l'idéal de société que certains tentent de nous imposer? 
Loin, très loin de "la start-up nation" vendue par Macron. Les souffrances sont bien cachées derrière des stratégies managériales empruntant les termes de l'enchantement, de la bienveillance et même du bonheur !!!

C'est vrai que ce n'est pas comme ça partout, bien heureusement mais Lidl et Free ne sont pourtant que la face visible de l'iceberg qu'est le désastre sanitaire, humain, culturel, environnemental qui s'organise dans bien des entreprises où le Code du travail est piétiné par des hiérarchies sans scrupule. Qui osera dire après ça que les salariés en France sont trop protégés et qu'il faut, une fois encore, sacrifier nos droits ? C'est pourtant ce qui est en train de se passer. Les ordonnances sur le Code du travail signées la semaine dernière par Macron pourront s'appliquer très bientôt.

C'est donc maintenant qu'il faut continuer la mobilisation, car la précarité qu'ils veulent installer plus durement encore nous concerne tous. Soutenons les salarié-e-s en grève, soutenons les syndicalistes qui portent ces combats, continuons de nous mobiliser dans la rue, à l'Assemblée et partout où nous pourrons résister à ces méthodes parce que c'est un combat de classe, un combat culturel qui reste à mener, et qui a tout son sens.

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 18:40

Communiqué du PCF
Un budget 2018 pour les riches et au service de la casse du modèle social français

Le projet de budget 2018 est une des pièces maîtresses de la panoplie déployée à partir des ordonnances sur le droit du travail pour casser le modèle social français. L'objectif est triple : baisser le « coût du travail » au lieu de s'attaquer au coût du capital, baisser les prélèvements obligatoires finançant les services publics pour laisser s'envoler les prélèvements financiers, et satisfaire ainsi aux conditions exigées par la Bundesbank, Berlin et la BCE.

Il prend aux couches populaires (hausse de la CSG et des taxes sur la consommation, baisse de l'APL,rationnement supplémentaire des services publics). Il multiplie les cadeaux aux détenteurs des capitaux (baisse/suppression de l'ISF, réduction de l'IS, plafonnement de l'imposition des revenus du capital). Il transforme en profondeur la structure des prélèvements fiscaux et sociaux avec pour cibles prioritaires la protection sociale et les collectivités territoriales. Ses choix de suppression de la taxe d'habitation et de basculement de points de cotisations sociales vers l'impôt (CSG) traduisent une volonté de mise sous tutelle de l’État des collectivités territoriales et de déresponsabilisation accrus des entreprises au plan social et territorial.

D'autres choix sont indispensables comme le révèlent les mobilisations sociales en cours: relance de la dépense publique pour développer tous les services publics au lieu de privilégier les interventions militaires et le maintien de l'ordre ; promouvoir un statut des fonctionnaires rénové au lieu d'en réduire le nombre (- 120000 en 5 ans) ; sécuriser l'emploi et le progrès des qualifications pour tous avec un nouveau rôle pour la formation. Utiliser les fonds publics comme levier d'une nouvelle orientation du crédit bancaire.

Il faut une réforme profonde de la fiscalité des entreprises. Elle passe par un impôt sur les société modulé selon des critères sociaux et environnementaux, un impôt local sur leur capital, un ISF modulé intégrant les biens professionnels. Face aux énormes besoins de financements, la France, plutôt que de céder nos fleurons industriels aux multinationales qui dominent l'Europe, doit agir auprès de Bruxelles pour demander la création d'un Fonds de développement économique, social et écologique européen financé par la création monétaire de la BCE.

Parti communiste français

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 13:14

Plan climat : "des mesures largement insuffisantes"

 

Nicolas Hulot multiplie les annonces : bonus-malus automobile, prime pour l'achat d'un véhicule propre, extension du chèque énergie, prime pour l'amélioration de la performance des logements… après avoir proclamé l’interdiction de l’exploitation des hydrocarbures en France.

Ces déclarations se situent en droite ligne de celles du gouvernement précédent. Elles sont utiles mais largement insuffisantes pour répondre aux défis du changement climatique. De plus, leur efficacité réelle dépendra fortement du vote du budget guidé par la poursuite d'une politique d'austérité.

Nous sommes loin des véritables priorités. Celles de l'augmentation, en nombre et en qualité, des transports en commun et de la rénovation thermique des logements qui exigent une mobilisation forte de moyens financiers.

La fin de l'exploitation des hydrocarbures et donc des gaz de schistes ne peut pas être assimilée à une grande mesure. En effet, les extractions françaises ne représentent que 1% des 77 millions de Tonnes Équivalent Pétrole (TEP) consommées chaque année, et une part dérisoire des émissions de CO2 de la planète.

On retrouve là une des caractéristiques du gouvernement Macron : annoncer à grand son de trompes des mesures supposées positives, mais qui sont souvent sans conséquences réelles. Les seules mesures efficaces qu’il prend sont celles destinées à servir les intérêts de la finance et dirigées contre les salariés et les intérêts réels des populations.

 

 
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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 00:46

Sénatoriales 2017 : Déclaration du Parti communiste français

Cette élection a une valeur nationale.

Avec 13 sénatrices, sénateurs élu-e-s sur les listes soutenues ou présentées par le PCF, le groupe CRC devient au Sénat le principal groupe d’opposition de gauche à la politique Macron. Ont été élu-e-s:

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF à Paris, Eliane Assassi, présidente du groupe CRC (Seine-Saint-Denis), Eric Bocquet (Nord), Dominique Watrin (Pas-de-Calais), Cécile Cukierman (Loire), Laurence Cohen (Val-de-Marne), Pascal Savoldelli (Val-de-Marne), Guillaume Gontard (Isère, DVG), Fabien Gay (Seine-Saint-Denis), Pierre Ouzoulias (Haut-de-Seine), Michelle Greaume (Nord). Ils siégeront avec Christine Prunaud (Côtes D’Armor) et Thierry Foucaud (Seine-Maritime), dont les sièges n’étaient pas renouvelables.

 

Les candidat-e-s présenté-e-s et soutenu-e-s par le PCF ont rassemblé bien au-delà de leur rang, les grand-e-s électeurs, électrices, qui sont issus pour l’essentiel du rapport de force des élections municipales de 2014. Sans surprise malheureusement la droite conserve donc la majorité au Sénat. La République en Marche est stoppée dans ses ambitions. Le FN ne gagne aucun élu.

 

A gauche, Europe Ecologie les verts n’a pas suffisamment d’élus pour constituer un groupe. La France Insoumise ne présentait pas de candidat. Le parti socialiste va continuer de vivre avec de nombreuses contradictions, certains soutenant le gouvernement, d’autres s’y opposant. Dans ces conditions, le groupe Communiste Républicain et Citoyen est le seul groupe d’opposition de gauche à Macron au Sénat. Il travaillera à rassembler le maximum de parlementaires de gauche face aux mauvais coups du gouvernement. Seul le groupe communiste, républicain et citoyen oppose au gouvernement une voix cohérente et combative, défendant des choix alternatifs aux logiques d’austérité. Demain, seul ce groupe, qui pourrait s’élargir à tous ceux et toutes celles qui veulent une opposition claire et porteuse de choix nouveaux, portera une telle voix au Sénat. Sans lui, le Sénat ne serait plus qu’une chambre de négociations entre la droite et le Président. Négociations qui ont un objectif : déconstruire le modèle social français et chercher les 3/5ème des parlementaires pour changer la Constitution en faveur de l’ultra_libéralisme.

 

Les 13 élu-e-s auront à cœur de porter haut et fort les aspirations de celles et ceux qui luttent contre les réformes Macron, pour la qualité des services publics, pour la création d’une COP21 contre l’évasion fiscale, pour d’autres choix environnementaux et écologistes, pour promouvoir l’action des collectivités territoriales et leurs politiques publiques, faire vivre la démocratie, contre la loi de l’argent et pour d’autres modèles économiques prenant en compte le programme l’Humain d’abord et la France en commun.

 

Les sénatrices et sénateurs communistes se mettent sans attendre à la disposition des collectivités, des syndicats, des associations de solidarité, culturelles, sportives, d’élu-e-s, des citoyens pour faire barrage dans l’unité aux mauvais coups, préparer des amendements, des textes de lois... Les communistes et les citoyens peuvent s’appuyer sur leurs élu-e-s pour poursuivre et amplifier les mobilisations contre la politique libérale et droitière de Macron et ouvrir l’espoir.

 

Paris, le 24 septembre 2017

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 00:28

25 août 1944 : Paris libéré par l’insurrection de son peuple

YVES HOUSSON

 
LUNDI, 25 AOÛT, 2014
L'HUMANITÉ
AFP

Après quatre ans sous le joug allemand, la capitale sort de la nuit. L’action armée des résistants unis au sein des FFI, 
conjuguée avec le soulèvement de la population, 
parachevée par les blindés de Leclerc, chasse l’occupant.

Samedi 26 août 1944, 15 heures. À l’Arc de triomphe, de Gaulle contemple le spectacle des Champs-Élysées, qu’il s’apprête à descendre. « Ah ! C’est la mer ! » relate-t-il, lyrique, dans ses Mémoires de guerre. « Une foule immense est massée de part et d’autre de la chaussée. Peut-être deux millions d’âmes. (...) Si loin que porte ma vue, ce n’est qu’une houle vivante, dans le soleil, sous le tricolore. Je vais donc, ému et tranquille au milieu de l’exultation indicible de la foule, sous la tempête des voix qui font retentir mon nom. (...) Il se passe, en ce moment, un de ces miracles de la conscience nationale, un de ces gestes de la France qui parfois, au long des siècles, viennent illuminer notre histoire. » Le peuple de Paris fête sa victoire, même si, chez beaucoup, le coeur n’y est pas vraiment, trop lourd encore des drames vécus. Le général de Gaulle, fort de l’auréole de celui qui a su dire non dès juin 1940 à l’asservissement du pays, ramasse les lauriers de la gloire.

La veille, von Choltitz, commandant du Gross Paris, a signé la capitulation allemande. Épilogue de sept jours d’un soulèvement populaire fait de combats armés, de barricades, de grèves, et qui, avec le concours des armées alliées, aura raison de l’occupant. Sept jours qui ajoutent un chapitre de prestige à l’histoire des combats de Paris pour la liberté, de la Révolution française à la Commune de 1871. Sept jours d’une insurrection aujourd’hui unanimement célébrée – non sans la tentation chez certains de l’instrumentaliser –, mais dont le déclenchement et la conduite n’allèrent pourtant pas de soi. Le 19 août, dans une ville où seuls les journaux de la collaboration ont encore voix au chapitre, les Parisiens découvrent, placardé sur les murs, l’appel au soulèvement : « L’heure de l’insurrection a sonné.

C’est Paris capitale de la liberté, c’est Paris fier de son passé de lutte et d’héroïsme, c’est Paris libéré par les Parisiens eux-mêmes qui accueillera les Alliés. Le Comité parisien de la libération vous appelle tous au combat. » Au Comité Parisien de Libération comme au Conseil national de la Résistance, qui lance un appel similaire, comme à l’état-major des Forces françaises de l’intérieur de l’Îlede- France – les FFI, regroupant l’ensemble des organisations de résistance –, sous le commandement du colonel Rol-Tanguy, la situation est jugée préinsurrectionnelle.

L’aspiration du peuple de Paris à la libération est d’autant plus forte que, outre la privation des libertés essentielles, il subit des conditions de vie de plus en plus insupportables. Nourriture, médicaments, gaz, électricité, tout manque. À peine la moitié des besoins de la capitale en farine et en lait sont couverts. Le feu de la révolte couve. Le 14 juillet, coup d’envoi de l’insurrection avant l’heure, des milliers de personnes participent à des défilés, à Paris et dans les communes de banlieue, sous la protection de combattants FTP. On chante la Marseillaise, on accroche le drapeau tricolore aux fenêtres, les mots d’ordre sont patriotiques mais portent aussi sur la distribution de nourriture.

Le 10 août, les cheminots ouvrent la voie, paralysant le trafic ferroviaire

Et puis la classe ouvrière entre en scène. En grève le 10  août, à la suite de l’arrestation de plusieurs des leurs, « pour faire reculer le boche, faire aboutir les revendications, pour la libération totale du pays », les cheminots ouvrent la voie, paralysant le trafic ferroviaire. Ils sont suivis le 15 août par les 21 000 policiers qui, après avoir, pour beaucoup, traqué les résistants, mené la rafle du Vél d’Hiv, répondent en masse à l’appel de leurs propres organisations de résistance, quittent leurs uniformes, et basculent, avec leurs armes, dans le camp des FFI.

La grève, que la CGT décrétera générale le 18 août, s’étend aux PTT, au métro, à la métallurgie, aux imprimeries… Militairement, les 
Allemands sont affaiblis depuis le débarquement de Normandie et leurs défaites à l’Est. La décision d’appeler à l’insurrection suscitera pourtant des réticences. Jacques Chaban-Delmas et Alexandre Parodi, 
représentants de De Gaulle, la jugeront d’abord prématurée – avant de s’y rallier –, invoquant le risque de représailles ; ils préconisent d’attendre l’action et le feu vert des Alliés. Unies sur l’objectif de chasser l’occupant et rétablir l’indépendance nationale, les forces de la Résistance seront à plusieurs reprises traversées de vifs débats, opposant « attentistes » et partisans de l’action immédiate.

On le verra aussi lors de l’épisode de la trêve que quelques membres du CPL négocient, le 20 août, par le biais du consul de Suède, avec von Choltitz : les FFI cesseraient les combats jusqu’à l’évacuation totale de Paris par les Allemands, qui s’engageaient, eux, à ne pas attaquer les édifices publics occupés… Certains ont-ils vu là « une occasion inespérée » de « mettre à la marge les organisations FFI, de prévenir les risques de turbulences, de confier aux résistants modérés les rênes de la capitale ? », interroge l’historien Roger Bourderon. « Il est des gens, même dans la Résistance, qui sont inquiets de ce mouvement populaire qui triomphe.

Ils savent pourtant que l’objectif du combat arrêté en commun est national et patriotique, mais quand même, ces barricades tenues par les ouvriers, les usines tenues par les prolétaires qui le défendent… cela dépasse leur entendement. L’ordre, pour eux, ne peut sortir de là », observera André Tollet, l’ouvrier tapissier, syndicaliste et communiste, qui préside le Comité parisien de libération. La tentative de trêve fera long feu; les instances du CNR et du CPL, sous l’impulsion des communistes, forts de l’autorité acquise par leur détermination, leurs sacrifices dans les combats, et Rol-Tanguy s’y opposèrent, au diapason des combattants qui voulaient en découdre et qui, malgré la confusion, n’ont jamais cessé leur action. Dès le 19 août, les Allemands – une garnison de 20 000 hommes, 50 chars –, retranchés dans quelques dizaines de points d’appui fortifiés, sont harcelés lors de leurs déplacements dans la capitale.

Malgré les risques, la répression sauvage qui continue – chaque jour des patriotes sont fusillés, comme les 35 de la cascade du bois de Boulogne, le 17 août –, nombre de Parisiens font le coup de feu, jettent des bouteilles incendiaires sur les véhicules de la Wehrmacht. En dépit d’appels répétés aux Alliés, les résistants manquent cruellement d’armes. Mais Rol-Tanguy en est convaincu, « le succès est fonction du nombre », répète-t-il, multipliant les appels à la population à rejoindre les FFI, à prendre les armes sur l’ennemi – appels amplifiés par la presse de la Résistance qui, le 21, sort de la clandestinité –, diffusant moult instructions précises sur la manière d’entraver les chars, d’édifier une barricade… Des barricades qu’on comptera bientôt par centaines, tandis que se multiplient les occupations de bâtiments publics, à commencer par celles, retentissantes, le 19, de la préfecture de police et de l’Hôtel de Ville, dont les derniers débris de l’appareil de Vichy sont chassés, mais aussi les usines, les gares, les centraux téléphoniques.

Le 24 août, les FFI tiennent la rue, les Allemands sont confinés dans leurs retranchements, lorsque, dans la soirée, arrive à l’Hôtel de Ville un premier détachement de la 2e division blindée (DB) de Leclerc, celui du capitaine Dronne, composé de républicains espagnols. Suivront, le lendemain, guidés par les FFI, freinés par des foules en liesse tout au long de leur chemin, l’ensemble de la 2e DB ainsi que la 4e division d’infanterie américaine, qui, avec leur armement lourd, pourront « finir le travail », réduisant les derniers points fortifiés : le Palais Bourbon, le Luxembourg, la caserne de la République, l’École militaire, le central téléphonique Archives, l’hôtel Majestic, et enfin l’hôtel Meurice, QG de von Choltitz. Lequel signera l’acte de capitulation dans l’après-midi du 25 avec Leclerc et Rol-Tanguy. Il aura fallu la forte insistance des FFI auprès des généraux américains pour obtenir l’envoi de la 2e DB, encore placée sous leur commandement : leurs plans ne prévoyaient pas de passer par Paris, dépourvu à leurs yeux de « signification tactique », mais de le contourner. « Les FFI me forcèrent la main », reconnaîtra 
Eisenhower. L’insurrection populaire s’est imposée à lui, bousculant ses schémas. « Quand nous sommes arrivés, nous les troupes régulières, résumera le général américain, nous avons donné le coup de grâce à l’ennemi, mais Paris était déjà aux mains des Parisiens. »

La Résistance montre que la France entend reprendre en main son destin

En août 1944, alors que les armées allemandes refluent vers l’Est, l’enjeu militaire de Paris paraissait certes limité. Outre réprimer l’insurrection, von Choltitz avait mission d’assurer le passage des ponts sur la Seine pour les troupes de la Wehrmacht en retraite au sud. L’enjeu politique de la libération était, lui, considérable. En chassant l’occupant, la Résistance montre que la France entend reprendre en main son destin. Message de poids quand on sait que les Américains avaient envisagé de placer le pays – comme ils l’avaient fait en Italie – sous une administration militaire provisoire (l’Amgot) et une monnaie idoine. Les fonctionnaires américains formés pour cela ne seront jamais mis en place. Aussitôt Paris libéré, le gouvernement provisoire de la République française, dirigé par de Gaulle, comprenant toutes les forces de la Résistance, s’installe. La libération totale du territoire ne sera pas obtenue avant mai 1945, mais la souveraineté nationale est d’ores et déjà rétablie. Peuvent s’engager les batailles de l’après-guerre : la reconstruction et l’application du programme de transformations sociales et économiques bâti par le CNR.  

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 12:57

COMMUNIQUE DE PRESSE du PCF

Fièvre néolibérale et peste brune en Allemagne : des résultats alarmants (PCF)

Les résultats des élections législatives en Allemagne sont très alarmants. D'abord le choc avec l'effroyable résultat du parti raciste et ultralibéral AfD. Pour la première fois depuis la fin du nazisme, et malgré un travail de mémoire en Allemagne inégalé en Europe, la campagne a été dominée par un débat nauséabond sur la question des réfugiés et l'extrême droite fait une percée électorale à 12,6 %, lui permettant d'entrer au Bundestag avec 94 députés. L’Europe est réellement entrée dans une ère pleine de dangers pour la paix et les droits humains. Ensuite parce que la caractéristique principale de cette élection est - malgré un reflux de la CDU d'Angela Merkel (33%) - une poussée à droite, très à droite même, avec un retour des néolibéraux du FDP (10,4 %). Le SPD (20%) hésitant pendant la campagne sur son orientation à gauche, enregistre le plus faible résultat de son histoire. Il annonce cependant ne pas souhaiter participer à une nouvelle « grande coalition ». Les verts (8,9%) vont-ils permettre à la droite de gouverner dans un scénario à la jamaïcaine ? Ce ne serait pas servir l'écologie et l'hospitalité qu'ils prônent envers les réfugiés ! La future coalition gouvernementale sera forcément dominée par la droite austéritaire convaincue des « bienfaits » de l'orthodoxie économique et budgétaire en Europe. Emmanuel Macron ne s'y est pas trompé et a immédiatement confirmé sa convergence avec ces choix d'accumulation pour la finance et de sous-développement social et écologique pour les peuples. Le PCF salue le résultat de ses alliés de Die Linke qui stabilisent leur influence nationale et seront comme ils l'affirment, la première force d'opposition sociale dans le Bundestag. Pierre Laurent profitera de la réunion du Parti de la gauche européenne à Berlin vendredi 29 et samedi 30 septembre pour faire le point avec les alliés des communistes français.

Parti communiste français,
Paris, le 25 septembre 2017.

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 04:31

23 SEPTEMBRE : LA GRANDE PAIX HUMAINE EST POSSIBLE (PCF)

Ce samedi 23 septembre dans plus de trente villes de France, des milliers de femmes et d’hommes défilent pour affirmer l’exigence de rompre avec les logiques de guerre qui dominent la scène internationale. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et sénateur de Paris, se joindra au défilé parisien à 14h30, Place de la République.

Ces manifestations s’inscrivent dans la Vague mondiale pour la paix initiée le 21 septembre par les militants pacifistes du Japon.

L’escalade des tensions en Asie au cours de l’été 2017 a fait renaître le risque d’un conflit nucléaire d’une dimension que l’humanité n’a jamais connue alors que le 7 juillet dernier, 122 pays ont adopté à l’initiative de l’ONU le premier Traité international d’interdiction des armes nucléaires qui prohibe leur utilisation mais aussi l’usage de la menace nucléaire.

La France s’est non seulement tenue à l’écart de cette avancée historique mais le président Macron la passe systématiquement sous silence, et le ministère des Affaires étrangères la dénigre. La « stratégie de dissuasion » est pourtant bel et bien en échec : elle n’a empêché aucune des guerres en cours et elle alimente le conflit latent entre Etats-Unis et Corée du Nord.

Le président américain a tenu, à la tribune des Nations unies le 19 septembre, des propos qui ne laissent plus de doutes sur ses penchants belliqueux.

Les peuples du monde peuvent s’unir pour stopper les faiseurs de guerre, les marchands d’armes dont la France, les trafiquants de matières et composants nucléaires. De nombreuses ONG luttent contre les armes de destruction massive, les mines anti-personnels, les armes de petits calibres et ont besoin du soutien de gouvernements engagés pour la sécurité humaine collective et d’un large mouvement populaire mondial pour la paix. Il y a trop d'armes, beaucoup trop d'armes, beaucoup trop sophistiquées, beaucoup trop d'argent autour de ce commerce pour que nous ne reprenions pas le chemin du combat mondial pour la paix.

A l’appel du collectif POUR LA PAIX, le Parti communiste français participe aux Marches des 23 et 24 septembre pour exiger que la France signe et ratifie le Traité d’interdiction des armes nucléaires, et engage avec les 115 pays déclarés « zones exemptes d’armes nucléaires » un processus mondial de destruction des armes nucléaires. Les communistes marchent pour dire leur opposition à la décision du gouvernement français de porter à 2% du PIB la part du budget de l’Etat consacrée aux armées et au contraire exiger le respect des engagements de porter celle de l’aide publique au développement (APD) à 0,7% du PIB.

Membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU dont elle prendra la présidence en ce mois d’octobre, la France doit initier une politique internationale de coopération et de développement partagé.

Le 23 septembre, le PCF associe ses forces à toutes celles et ceux qui se lèvent pour la paix universelle, le désarmement universel, l’abolition des armes nucléaires, et la signature par la France du Traité International signé à l'ONU par 122 pays le 7 juillet dernier.

PCF - Parti Communiste Français
Paris, le 23 septembre 2017

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 18:51

Intervention faite au nom du PCF Var dans le cadre de la lutte pour la Paix. 
Chers amis, chers(es) camarades,
70 ans après l’appel de Charles Tillon qui contribuera à voir naître un grand mouvement pour la paix en 1951 la terre est toujours traversée par les violences et les atrocités des guerres et leurs lots de tragédies et de drames humains.
Quelques jours après les mobilisations sociales des 12 et 21 septembre contre la loi travail, cette journée s’inscrit dans la continuité des luttes que nous menons car sans solution sociale et humaine il ne peut y de paix et sans paix il ne peut y avoir de progrès social. 
La politique internationale et européenne mise en place par le président Emmanuel Macron, son premier ministre Édouard Philippe et son gouvernement est dans la lignée des choix faits par ses deux prédécesseurs.
La nomination de l’ancien ministre de la Défense, JY le Drian, au ministère de « l’Europe et des Affaires étrangères », et la nouvelle dénomination du ministère de la Défense, rebaptisé « ministère des Armées » dirigé par Sylvie Goulard n’augurent rien de bon pour voir la France prendre l’initiative d’une grande politique extérieure de sécurité humaine mondiale. 
Bien au contraire, ces décisions laissent présager l’accentuation de la dérive militaire et la perte accrue de notre indépendance au profit d’une « défense européenne » complètement intégrée à l’OTAN selon les termes du traité de Maastricht et de Lisbonne.
Alors, des initiatives de lutte communes et unitaires pour le co-développement et contre la main mise des marchés et institutions financières sur les logiques de mondialisation sont plus que jamais à l’ordre du jour. 
L’une des premières décisions du chef de l’État est de porter, suivant les vœux du président Trump pour tous les pays membres de l’OTAN, le budget de la défense nationale de notre pays à 2% du PIB, et ce dès 2022, soit à plus de 50 milliards. 
C’est une parfaite illustration de cette intégration. Cette augmentation, associée à la vente d’armes au plan mondial, nous engage dans une nouvelle course aux armements et dans le même moment Macron ne donne aucun signe pour engager notre pays dans le processus d’élaboration du traité international d’interdiction de l’arme nucléaire initié par l’ONU en décembre 2016.
Neuf Etats, au nom de la dissuasion et en violation du droit international, ont accumulé près de 17000 bombes nucléaires. 
Il n’est pas possible que des Etats « dominants » violent constamment les règles qu’ils entendent voir respectées par tous les autres Etats.
Nous sommes des dizaines de millions de femmes et d’hommes en France, des centaines de millions en Europe et dans le monde à aspirer à la paix.

Alors, OUI plus que jamais : l’heure est à la paix et au désarmement !
La sécurité collective consiste à rompre avec les politiques de la peur, les logiques opportunistes et mercantiles, et la logique de guerre car comme le déclarait Kofi Annan « Sans progrès, il n’y a pas de paix possible. Sans paix il n’y a pas de progrès possible. »

Pour le PCF des mesures urgentes doivent être prises.
1. Participer à l’élaboration, ratifier et appliquer le traité de désarmement et d’interdiction des armes nucléaires de la Conférence internationale dont l’ONU a engagé les négociations en mars 2017. 
2. Mettre fin au commerce des armes.
3. Demander une réunion spéciale du Conseil de sécurité de l’ONU pour engager la préparation de la première « cop de la finance mondiale, de l’harmonisation et de la justice fiscale. » adoptée à l’Assemblée nationale en février 2017 sur proposition du député communiste Alain Bocquet.
4. Engager, sous l’égide de l’ONU, la tenue d’une conférence régionale pour la paix et le développement du proche et Moyen Orient.
5. Reconnaître l’État palestinien dans les frontières de 1967 et soutenir les luttes des organisations progressistes et démocratiques engagées pour les droits politiques et culturels des Kurdes partout où ils vivent. 
6. S’engager dans le renforcement démocratique des institutions multilatérales et donner à l’ONU les moyens de ses missions.
7. Promouvoir l’organisation d’une Conférence mondiale pour la paix et le progrès, sortir de l’OTAN et initier sa dissolution pour lui substituer des cadres de coopération et de sécurité collective sous égide de l’onu. 
En Europe : 
1. Prendre une initiative pour faire de l’Europe un espace exempt d’armes nucléaires et tenir une Conférence pour la création d’un large cadre européen commun et inclusif de coopération et de sécurité collective dépassant les limites de l’UE actuelle. 
2. Abandonner les négociations sur les traités de libre- échange Tafta, Ceta et Tisa, et travailler à de nouveaux traités internationaux de maîtrise des échanges pour le développement de biens communs partagés. 
4. Organiser un sommet social européen.
5. Lancer une consultation nationale populaire et citoyenne en vue de la rédaction d’un nouveau traité européen pour une Europe des peuples et nations libres, souveraines et associées qui sera soumis par référendum aux Français.
Au niveau national : 
1. Élaborer de grandes orientations et priorités de la politique internationale et européenne de la France à l’occasion d’une conférence nationale regroupant parlementaires, élus locaux, associations, syndicats et partis politiques avant présentation et débat à l’Assemblée nationale et au Sénat. 
2. réviser le budget de la défense et organiser une consultation nationale pour la rédaction d’un nouveau livre blanc de la défense nationale et de la sécurité humaine collective avec la création d’un pôle public de défense. 
3. refonder les politiques de visa en respect des conventions et du droit international, la levée de l’interdiction de travailler des demandeurs d’asile et la régularisation des sans-papiers. 
Les guerres qui se déroulent sous nos yeux en Syrie, au Yémen ou en Irak, et la violence des organisations fondamentalistes et des mercenaires dont certains sont payés par les Etats-Unis qui sèment la terreur et la mort en Irak, Syrie, Turquie, Afghanistan, Pakistan, Nigeria, en Europe, en Afrique ou en Amérique du Nord, sont le fruit d’échecs politiques, les manifestations d’une guerre économique portée à son comble par le capitalisme et la finance mondialisée. 
Alors, chers amis et chers camarades, 
Construire une sécurité collective appelle des politiques nationales de justice sociale, de progrès et de développement, et des réponses politiques et économiques globales, coopératives, avec pour objectif de s’en prendre aux causes des inégalités et injustices socio-économiques.
Au cœur d’un siècle de violences politiques, de guerres, d’interventions étrangères, d’occupations militaires, d’humiliations au Proche Orient ou en Afrique les dictatures, les théocraties et les occupations étrangères ont spolié les peuples de ces régions, de leurs ressources et richesses, ont bafoué leur dignité.
La France, sous les présidences de Nicolas Sarkozy et François Hollande, a repris place dans le commandement intégré de l’OTAN, enchaîné les interventions militaires en violation du droit international en Libye, au Mali, en Centrafrique, en Irak, en Syrie. Pour quel bilan : le chaos, la destruction des états,... Pour quel désastre humain ?...Une immense tragédie. 
Au cours de la même période, les réfugiés et migrants ont été traités comme des criminels par de trop nombreux dirigeants européens. C’est révoltant et indigne. 
Le gouvernement français a, dans le même temps, accru ses ventes d’armes, devenant le 2e exportateur mondial dans ce secteur. 
Notre pays doit rompe avec la logique du surarmement et de la guerre et rejoindre le camp de la paix.
Le Parti Communiste Français appelle à continuer cette quête au-delà de cette journée du 23 septembre 2017.
Le président français et son gouvernement sont bien décidés à consolider leurs relations avec l'Administration Trump dont les premiers pas sur la scène internationale ont de quoi inquiéter sérieusement. 
Les violations du droit international par les Etats-Unis en Irak, en Syrie doivent être dénoncées et faire l’objet de sanctions.
Tout dans les derniers agissements ou déclarations de Donald Trump indique que sa politique va contribuer à l'insécurité internationale en activant le surarmement, les interventions étrangères et les menaces de destructions totale comme il vient de le faire à l’égard de la Corée du Nord à la tribune de l’ONU en déni complet de la charte de cette organisation. 
Emmanuel Macron prétend vouloir donner un avenir au projet européen en alignant toujours plus l'UE et ses membres sur l'OTAN. Il contribue à creuser la tombe de l'idée européenne fondée sur l'aspiration à la paix, idée déjà très largement altérée.
En invitant Donald Trump, comme il l’a fait le 14 juillet dernier, sur les Champs Elysées, Emmanuel Macron a transformé notre fête nationale en fête des nationalistes et des marchands d'armes, il a trahi le sens de ces célébrations officielles et populaires de notre fête nationale et républicaine.
Comme chaque année, cette journée internationale de la paix, marque la communion des peuples à vivre en paix, libre en autodétermination.
Elle s’inscrit dans le combat pour les solidarités et contre toutes les formes de dominations, les exclusions, les exploitations.
Cela exige en premier chef de réorienter le budget de la guerre et notamment dans un premier temps celui de l’arme nucléaire vers le développement de tous les services publics et notamment de l’éducation, de la santé ou encore des transports.
En ce sens elle prolonge les mobilisations sociales et leur donne une perspective de transformation radicale du monde, pour un avenir de paix de coopération et de fraternité entre les peuples.
Alors que certains ont lancé un appel unilatéral contre la loi travail ce même jour, à chacun sa responsabilité… En ce 23 septembre, nous affirmons notre aspiration commune à vivre dans un monde de justice, solidarité, de fraternité et de paix..Nous affirmons que notre lutte n’aura de cesse que de promouvoir la culture, la paix et les solidarités pour un monde meilleur où le chaos mondial organisé par le capital aura été éradiqué.
La guerre n'est pas une question de culture ou de civilisation, ni de nature humaine. Elle sert toujours des intérêts qui sont ceux des capitalistes.

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 04:47

Ni trafiquants, ni délinquants : militants et solidaires !

ÉMILIEN URBACH
LUNDI, 18 SEPTEMBRE, 2017
L'HUMANITÉ
À l’Agora, Cédric Herrou et  Pierre-Alain Mannoni ont témoigné de leurs  actions de solidarité.
À l’Agora, Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni ont témoigné de leurs actions de solidarité.

Temps fort vendredi soir à l’Agora de l’Humanité, dédiée à la solidarité avec les exilés qui, fuyant les guerres et la misère, cherchent refuge autour de notre Méditerranée commune.

Cédric Herrou, Pierre-Alain Mannoni, Laurent Caffier sont tous trois sous le coup de condamnations judiciaires pour avoir tendu la main, à la frontière franco-italienne ou à Calais, à nos semblables venus d’Afrique ou du Moyen-Orient pour fuir les armes, la maltraitance ou la misère. Tous les trois étaient vendredi soir sur la scène de l’Agora de l’Humanité. À leurs côtés, Sophie Rahal, porte-parole de SOS Méditerranée, la seule ONG à continuer de sauver des vies au large des côtes libyennes avec son navire, l’Aquarius. Mireille Damiano, avocate, ex-présidente du Syndicat des avocats de France, menacée de mort pour son acharnement à faire respecter les droits des exilés, est également venue témoigner de son combat. Jean-François Corty, responsable des missions internationales de Médecins du monde, et Marie-Christine Vergiat, eurodéputée du Front de gauche, ont également répondu présent à l’invitation de l’Humanité.

De la Côte d’Opale à la vallée de la Roya, en passant par les eaux capricieuses de la Méditerranée jusqu’aux bancs du Parlement européen, tous font quotidiennement face aux harcèlements de l’extrême droite et aux logiques sécuritaires qui guident les dirigeants européens.

Sur la scène de l’Agora, ils ont témoigné devant une audience nombreuse, enthousiaste et reconnaissante pour leur combat qui, à bien des égards, en plus de sauver des vies, sauve notre commune humanité.

Une stratégie « néocoloniale » de domination des pays riches

Il ressort de ce moment chaleureux et intense en fraternité la nécessité de donner une perspective politique à l’élan de générosité populaire, en France et en Europe, dont tous témoignent. « Il faut cesser de parler de crise migratoire, a martelé Marie-Christine Vergiat. Il y une crise de l’accueil délibérément mise en œuvre par les grandes puissances européennes. » Rejointe par Jean-Francois Corty dans cette analyse, l’eurodéputée a en effet mis en évidence comment la question migratoire, telle qu’elle est posée ces dernières années, est le résultat d’une stratégie « néocoloniale » de domination des pays riches sur le reste du monde. Une logique qui, à Calais, dans la vallée de la Roya ou au large des côtes libyennes, s’appuie sur la répression tous azimuts des militants solidaires qui s’y opposent.

 
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BRUNO FORNACIARI

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