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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 21:08
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 14:00

#Swissleaks : Pierre Laurent écrit aux personnalités françaises mentionnées sur la liste HSBC

Vous trouverez ci-dessous la lettre envoyée par Pierre Laurent aux personnalités françaises mentionnées sur la liste HSBC suite à l'éclatement du scandale Swissleaks. Cette lettre est accompagnée de deux cadeaux : un ouvrage intitulé « comment bien remplir sa feuille d'impôt sans rien oublier » (dont vous trouverez le visuel ci-joint) et la copie du rapport de la commission d'enquête sur la fraude fiscale du sénateur PCF Eric Bocquet (http://www.senat.fr/notice-rapport/2011/r11-673-1-notice.html)

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Pierre Laurent
Secrétaire national
Sénateur de Paris

Paris, le 9 février 2015

Chère Madame, cher Monsieur,

Si je prends aujourd'hui l'initiative de vous écrire c'est pour m'entretenir avec vous d'un sujet qui vous est cher : la fraude fiscale. Votre nom ayant été mentionné dans l'affaire dite du « SwissLeaks » comme figurant sur la liste HSBC des détenteurs d'un compte en Suisse, je tenais à vous faire parvenir les présents ci-joints.

C'est, en effet, avec beaucoup de plaisir que je vous offre un manuel édité par nos soins intitulé : Comment bien remplir sa feuille d'impôt sans rien oublier . Vous y trouverez tous les conseils et astuces utiles et nécessaires à votre prochaine déclaration de revenu afin qu'à l'instar des millions de nos concitoyens, vous payiez des impôts à la hauteur de votre patrimoine. A la lecture de cet ouvrage, vous découvrirez que la force de la morale et de l'intérêt général sont des ressorts bien plus utiles à l'épanouissement individuel et collectif que l'égoïsme et la cupidité.

Je joins aussi à ce courrier un exemplaire du rapport parlementaire du sénateur communiste Eric Bocquet sur la fraude fiscale. Ce dernier détaille toute une série de mesures pour lutter efficacement contre la fraude fiscale dont le montant est évalué à 60 milliards d'euros dans notre pays et 1000 milliards d'euros à l'échelle européenne, soit un manque à gagner considérable pour les peuples et les finances publiques. Connaissant votre goût pour la littérature fiscale, je suis convaincu que cette attention vous ira droit au coeur.

Assuré de votre attention, veuillez Madame, Monsieur, agréer mes salutations républicaines.

Pierre Laurent

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 10:23

La sénatrice communiste Laurence Cohen veut abroger toutes les franchises médicales

09/02/2015

Sa proposition de loi a le mérite de la simplicité. Laurence Cohen, sénatrice du groupe CRC (communiste, républicain et citoyen) du Val-de-Marne, veut abroger toutes les franchises médicales supportées par les patients, et compenser le manque à gagner par un relèvement du taux de la C3S (contribution sociale de solidarité des sociétés).

Un système instauré en 2008

Instaurées par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008, les franchises ont été souvent dénoncées par la gauche qui y voit une atteinte à l’universalité de notre système de protection sociale. Elles consistent en une participation forfaitaire de l’assuré de 50 centimes d’euros par boîte de médicament, de 50 centimes d’euro par acte réalisé par les auxiliaires médicaux, ainsi que de deux euros par transport sanitaire.

« Parce qu’elles pèsent indistinctement sur les soins primaires comme sur les soins de prévention, les franchises apparaissent comme une taxe sur la maladie et pèsent sur la santé publique de notre pays », juge Laurence Cohen. La proposition de loi sera examinée en commission des Affaires sociales du Sénat début mars, et en séance le jeudi 12 mars.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 08:11

Le PCF appelle

A des rassemblements mercredi 11 février, jour de l'Eurogroup extraordinaire et veille du Conseil Européen.
A prendre des initiatives partout en France le week-end des 14-15 février, avant l'Eurogroup du 17.

=> En Ile de France, mercredi 11 janvier, le RDV est fixé à 18h30 place du Palais Royal, à côté de la Banque de France.
De nombreuses manifestations auront lieu dans les grandes villes grecques. La mobilisation se poursuivra le dimanche 15

L'avenir de l'Europe se joue en ce moment. Soyons nombreux dans les rues pour une pression populaire positive, soutenons le changement en Grèce pour mieux changer l'Europe !

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 16:56

Swissleaks : « un argent volé aux Français et aux citoyens européens »

Les révélations du Monde sur le « Swissleaks » mettent en évidence l'ampleur considérable de la fraude fiscale que le PCF dénonce depuis longtemps déjà. Dans son rapport parlementaire publié en 2012, le sénateur communiste Eric Bocquet chiffre à 60 milliards le montant de la fraude fiscale en France et à 1000 milliards à l'échelle européenne, soit trois fois le montant de la totalité de la dette grecque ! Cet argent est illégalement détourné des caisses publiques et donc directement volé aux Français et aux citoyens européens.

Avec les chiffres des dividendes versés aux actionnaires publiés cette semaine, démonstration est faite que l'argent coule à flots. Ce n'est pas la crise pour tout le monde. En 2014, les dividendes ont explosé de 30 % pour atteindre plus de 56 milliards d'euros pour les groupes du CAC 40 dont 46 milliards en cash ou en actions. La part des dividendes dans le bénéfice des entreprises est de 50 %.

Ces chiffres illustrent bien que le problème actuel en France n'est pas le coût du travail mais bien le coût du capital. Les maux sont connus, les moyens pour les combattre aussi. Il faut agir pour plus de transparence en faisant adopter à l'échelle européenne à l'instar des Etats-Unis une loi obligeant les banques à communiquer leurs données, créer un fichier européen des comptes bancaires et des trusts. En France, une lutte efficace contre la fraude fiscale implique un renforcement conséquent du nombre de fonctionnaires de l'administration fiscale. Il s'agit enfin de mettre en œuvre une grande réforme de justice fiscale renforçant la taxation des dividendes et du capital.

Parti communiste français

Paris, le 9 février 2015.

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 10:57

Le centre de radiothérapie d'Aubervilliers fermé

L'agence régionale de santé n'a pas renouvelé l'autorisation d'activité de la structure installée à la Roseraie, qui avait pourtant investi dans un matériel ultramoderne.

« C'est du gâchis pour la Seine-Saint-Denis, dans le département le plus délaissé de la région parisienne, où les patients ont des difficultés pour se déplacer. On renforce l'inégalité dans l'accès aux soins et dans le traitement du cancer. » Le docteur Nicole Renody, directrice générale du centre de radiothérapie Ornep, installé au sous-sol de la clinique de la Roseraie (hôpital européen de Paris-la Roseraie), à Aubervilliers, est amère.

L'agence régionale de santé (ARS) de l'Ile-de-France a décidé de ne pas renouveler l'autorisation d'activité à la structure privée qui compte douze salariés et trois médecins.

Les derniers malades du cancer ont été pris en charge vendredi dernier. Le même jour, le tribunal de grande instance de Bobigny, saisi le 23 janvier par le centre, a désigné un conciliateur. Il dispose d'un mois pour trouver une solution amiable avec l'ARS afin de permettre la pérennité de l'activité.

En attendant, une équipe de l'agence régionale de santé est venue mardi matin s'assurer que le site était bien fermé. « On essaie de comprendre, mais c'est une aberration économique, regrette le docteur Jean-Pierre Mansour, l'un des trois médecins du centre Ornep. On a investi 5 MEUR en 2013 et acheté une machine de dernière génération : il n'en existe qu'un seul autre exemplaire en Ile-de-France, à l'Institut Gustave-Roussy (Val-de-Marne). Elle permet de traiter avec une très haute précision et d'épargner les organes sains. »

Il n'y a désormais que deux sites de radiothérapie en Seine-Saint-Denis, à Montfermeil (public) et à Bobigny (privé mais dans l'hôpital Avicenne). Les premières menaces ont pesé sur Aubervilliers en 2012, à la suite d'un rapport de l'Igas (Inspection générale des affaires sociales) commandé par l'ARS, sur l'organisation de la radiothérapie en Ile-de-France. Les auteurs du document préconisaient pour la Seine-Saint-Denis la fusion des centres d'Aubervilliers et Bobigny, jugeant la localisation des deux sites trop proches.

« L'agence régionale de santé nous a demandé de suspendre notre activité en 2012 et nous a empêchés d'investir mais nous avons exercé un recours, relate le docteur Mansour. Fin 2012, le ministère de la Santé nous a permis de poursuivre et nous avons fait les travaux en 2013. » En mai 2014, l'agence régionale revient à la charge et ne renouvelle pas l'autorisation d'activité, dans le cadre de la réorganisation du schéma régional sanitaire. Une des raisons mises en avant est que le centre d'Aubervilliers est en dessous du seuil des 600 patients traités par an. Ornep entre alors en négociations avec le groupe privé qui gère l'équipement de Bobigny, avec l'idée de monter une structure unique dans l'hôpital Avicenne. Mais les discussions échouent en novembre 2014.

« Réinstaller notre équipement ailleurs prendra au moins six à neuf mois, regrette le docteur Mansour. En attendant de pouvoir le faire, on a une machine de pointe inutilisée alors qu'elle pourrait servir aux patients. »

Hier, Pascal Beaudet, le maire (PCF) d'Aubervilliers, a indiqué « déplorer l'arrêt des activités de radiothérapie » dans sa commune et annonce qu'il va saisir la ministre de la Santé. Même démarche du côté de la députée (PS) Elisabeth Guigou, qui souhaite rencontrer rapidement Marisol Touraine afin d'obtenir « une solution pérenne pour le centre de radiothérapie d'Aubervilliers ».

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 17:42

Du 11 au 17 février 2015 : une semaine de mobilisation européenne aux côtés du peuple grec, pour sortir de l'austérité (Pierre Laurent)

La Grèce a un besoin urgent de notre solidarité. Les jours à venir sont cruciaux. Le nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras a engagé la négociation pour faire respecter le mandat de son peuple. En appliquant son programme de redressement social et économique et de restauration démocratique, Syriza peut réussir le changement en Grèce et, avec nous, changer les règles en Europe pour sortir de l'austérité. La troïka, Angela Merkel, les libéraux et la finance le savent. Ils veulent refermer la brèche.

C'est la raison pour laquelle la Banque centrale européenne a décidé de changer le régime des garanties d'emprunt des banques grecques. Ils essayent de semer la panique. Cette brutalité face à la bonne volonté et aux efforts de négociation fournis par le gouvernement Tsipras, est une attaque contre tous les peuples européens, contre la démocratie. Elle indique à quel point le bras de fer qui s'est engagé va être difficile.

Nous devons être aux cotés du gouvernement grec. Les citoyens européens doivent faire pression sur leurs gouvernements pour qu'ils respectent le vote des Grecs, changent les règles imposées par la BCE et la troïka et laissent respirer la Grèce. Le temps nécessaire doit être laissé à Syriza pour reconstruire le développement du pays sur de nouvelles bases, au lieu de continuer à les asphyxier. C'est notre combat commun. Tous les peuples européens ont besoin de sortir de l'austérité et d'agir pour des solutions européennes et solidaires.

J'appelle toutes les forces qui refusent l'austérité et le chantage de la dette à amplifier la pression populaire dans les différents pays de l'UE sur leurs gouvernements, sur les banques centrales et la BCE en multipliant les actions de solidarité dans toute l'Europe le 11 février prochain, jour de la réunion extraordinaire de l'Eurogroup et en poursuivant la mobilisation toute la semaine du 11 au 17 février, pendant le Conseil européen des 12 et 13 février et jusqu'à l'Eurogroup du 17 février.

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 23:44

7 février 1992 : traité de Maastricht, un rappel nécessaire et utile !

Le 7 février 1992, les douze représentants européens des affaires étrangères se retrouvent à Maastricht pour signer un traité d’union économique, monétaire et politique. Le traité de Maastricht, après le traité de Rome est l’acte le plus important de la construction européenne. Ce traité sera rejeté par les Danois au mois de juin. Puis approuvé de justesse par la Français le 20 septembre 1992 avec seulement 51,04% de « Oui ». Il entrera en vigueur le 1er novembre 1993. Il est utile, histoire de rafraîchir la mémoire à certains de rappeler ici qu’elle fut la position du Parti communiste français. Elle est rappelée dans cet appel qu’il lancera le 18 juin 1992 :

Traité de Maastricht : Le Parti communiste s’adresse aux Français (Comité Central du PCF, 18 juin 1992)

Le président de la République a annoncé un référendum sur Maastricht. Telle n’était pas tout d’abord son intention. Il ne souhaitait pas vous consulter. Il a cependant dû modifier sa position. Maastricht prévoit de transférer à des organismes européens le droit de prendre des décisions cruciales pour vous et pour la France dans des domaines aussi essentiels que l’économie, la monnaie - donc votre emploi et votre niveau de vie -, vos droits et libertés, la culture, la politique étrangère et la défense de notre pays. C’est donc au peuple de trancher puisqu’il s’agit de sa souveraineté et de son avenir dans l’Europe. C’est ainsi qu’au Danemark, après avoir pris connaissance du traité les citoyens ont majoritairement choisi de le repousser. Dans notre pays, près de 70% des Français se sont déclarés favorables à un référendum. Un million d’entre eux ont utilisé la pétition nationale lancée par le Parti communiste pour exprimer cette exigence.

Vous voulez pouvoir décider en toute connaissance de cause. Vous avez raison. La démocratie implique que chacun puisse disposer de toutes les informations pour se faire son opinion, qu’il y ait une réelle confrontation des idées, des propositions. Un vrai débat public contradictoire doit avoir lieu, notamment à la télévision. C’est ce que le Parti communiste a proposé, sans obtenir de réponse positive du gouvernement. Dans ces conditions, le journal « l’Humanité » a publié le texte intégral du traité de Maastricht. Partout dans le pays, les militants, les élus communistes tiennent ce texte à votre disposition. Pour vous informer. Pour qu’on puisse en débattre.

Lors du référendum, vous allez pouvoir dire si oui ou non vous approuvez le traité de Maastricht. Le Parti communiste français appelle à dire « NON », pour rejeter Maastricht et les dangers qu’il implique, afin de créer les conditions pour choisir une autre construction européenne de justice, de démocratie, de paix et d’amitié.

Les Français ont raison de ne pas se laisser enfermer dans le piège : « Maastricht ou rien ». 56% d’entre eux estiment « qu’on peut être favorable à la construction de l’Europe et opposé au traité de Maastricht ». Les Français ont raison de ne pas se laisser enfermer dans le piège : « Maastricht ou rien ». C’est notre position.

Les communistes pour l’Europe ? Oui. Avec des millions d’entre vous, nous sommes attachés à la paix, à la solidarité entre les peuples, à la justice, à la démocratie, au progrès social. Nous aimons la France. Nous voulons qu’elle soit libre, souveraine, et toute notre action a pour but qu’on y vive mieux dans la démocratie. Inséparablement, nous refusons catégoriquement que notre pays soit replié sur lui-même, et hostile à ce qui lui est extérieur. Nous ne voulons pas non plus que la France s’enferme dans un petit « club » de pays riches et dominateurs face aux quatre cinquièmes de l’humanité confrontés à la faim et au sous-développement. Pour nous comme pour les peuples, qui manifestent partout de différentes façons leur attachement à leur identité et à leur souveraineté nationales, la nation est loin d’être une notion périmée. Nous en avons une conception moderne, indissociable de la prise en compte de la nécessité des coopérations internationales qu’exige notre époque. Nous considérons depuis longtemps comme une réalité la participation de la France à la Communauté européenne qui s’est établie au cours des dernières décennies à partir du Marché commun. Nous avons depuis longtemps décidé d’agir pour transformer celle-ci afin qu’elle réponde aux aspirations à la démocratie, au progrès social et à la paix des peuples européens. Maastricht vise à aggraver tous les traits négatifs de la construction européenne actuelle pour aller à marche forcée vers une Europe supranationale imposant aux peuples les volontés des multinationales. Nous, nous proposons une autre construction européenne.

Nous voulons une Europe qui aide les nations à valoriser leurs atouts, à élever les droits sociaux et démocratiques, et qui sauvegarde la capacité d’initiative de chacune d’entre elles. Comme beaucoup d’entre vous, nous estimons qu’à notre époque les coopérations sont indispensables, notamment sur notre continent européen. Elles nécessitent des initiatives, des accords politiques et de sécurité, des échanges culturels, des coopérations de services publics, des dispositifs communs, tels que des programmes en matière de technologie, de recherche, de préservation de l’environnement, des coproductions industrielles, une politique commune agricole repensée… Un instrument de coopération monétaire qui ne supplante pas les monnaies nationales, favorise l’indépendance à l’égard du dollar et du mark est nécessaire. Il devrait permettre de financer des projets communs conduisant à des créations d’emplois, au développement de la recherche, de la production, des services. Au plan des institutions, le Parlement national doit pouvoir intervenir et exercer un contrôle effectif sur l’action européenne du gouvernement et que son avis soit déterminant pour tout ce qui concerne les intérêts fondamentaux et la souveraineté nationale. Avec des prérogatives élargies, le Parlement européen doit pouvoir contrôler la Commission de Bruxelles. Les travailleurs et les citoyens doivent avoir un droit réel d’intervention sur les questions européennes et internationales.

C’est pourquoi notre parti - qui continue à préciser et enrichir ses propositions dans ces différents domaines - soumet à votre réflexion et au dialogue l’idée d’un nouveau projet européen. Il est fondé sur la mise en commun, entre nations libres et partenaires, d’atouts complémentaires pour faire avancer le progrès économique, social, technologique. Il s’agit d’une construction européenne moderne, répondant aux exigences de solidarité avec le tiers-monde, et préservant les possibilités de coopération de la France partout où elle a des amitiés et des intérêts. Concernant les coopérations européennes au-delà de la Communauté, le PCF se prononce pour une institution fondée sur les principes initiaux du processus d’Helsinki, et appelant l’intervention des citoyens et des peuples.

Alors que le traité de Maastricht prévoit qu’il ne peut entrer en vigueur que lorsque les douze pays de la Communauté l’auront ratifié, nous considérons que sa non-ratification par le Danemark devrait conduire à le déclarer invalidé et inapplicable et ouvrir la possibilité d’engager en France un vaste débat afin d’aller vers la proposition d’accords européens radicalement nouveaux, émanant cette fois de notre peuple lui-même. Le président de la République s’y refuse. C’est une tout autre voie qu’avec la droite il vous propose d’emprunter : celle de l’acceptation d’une Europe fondée sur la soumission aux multinationales et les abandons de souveraineté.

Maastricht, c’est en effet tout le contraire de l’Europe de justice, de progrès, de démocratie, de solidarité et de paix à laquelle vous aspirez.

Vous voulez une Europe de progrès social, avec une France développant l’emploi, les formations pour tous, et améliorant les conditions d’existence de notre peuple… Maastricht, c’est une monnaie unique privant la France de la possibilité de maîtriser son économie, sa politique sociale. C’est l’organisation d’un contrôle sévère de la politique économique budgétaire, fiscale de notre pays - y compris en ce qui concerne les budgets des collectivités avec de graves conséquences sur la vie quotidienne -, afin qu’elle se plie en tous points aux volontés des grands capitalistes européens : les salaires tirés vers le bas, les acquis sociaux réduits, la mise en cause des institutions locales, nos services publics démantelés, ainsi que les statuts et la Sécurité sociale, la précarité accrue, le travail de nuit pour les femmes, les suppressions d’emplois facilitées, l’élimination de deux exploitations agricoles sur trois.

Vous voulez une Europe démocratique… Selon le président de la Commission européenne, Jacques Delors, avec Maastricht, 80% des décisions les plus importantes concernant la politique de notre pays pourraient être prises par des autorités européennes. Toutes les instances locales ou nationales que vous élisez seraient « court-circuitées ». Tout serait décidé sans vous, loin de vous, et, c’est à craindre, contre vous ! Non seulement des organismes européens non élus pourraient décider contre l’avis des parlementaires que vous élisez, mais des mesures pourraient être imposées à notre pays dès lors qu’elles seraient approuvées par la majorité d’autres Etats de la Communauté.

Vous voulez une Europe des libertés et des droits de l’homme… Avec Maastricht, la France ne pourrait plus avoir sa propre politique en matière de citoyenneté et de droit d’asile. La libération totale des mouvements de capitaux et le démantèlement des douanes, c’est aussi la liberté totale pour « l’argent sale », avec le profit que pourraient en tirer l’empire de la mafia et l’ignoble marché de la drogue. Quant à « l’Europe des polices », ce serait l’alignement des règles judiciaires et policières sur celles de l’Allemagne.

Vous voulez une Europe de la paix et de l’amitié entre les peuples… Maastricht c’est l’Europe totalement livrée à la guerre économique, la mise en concurrence des pays sous la pression des organismes chargés de faire respecter les intérêts des multinationales. Les experts favorables au traité prédisent eux-mêmes des tensions, voire des « explosions », et l’exacerbation des nationalismes. Maastricht, c’est aussi l’application par tous d’une politique étrangère commune, l’armement nucléaire français placé sous contrôle européen, avec le poids croissant de l’Allemagne, dans le cadre d’une défense commune « pilier européen de l’Alliance Atlantique » dominée par les Etats-Unis. C’est le développement des « forces d’intervention » et le risque d’être entraînés dans des aventures décidées par d’autres.

Vous voulez une Europe capable de défendre les intérêts des peuples européens, notamment, en matière économique, face aux Etats-Unis, au Japon… C’est pour préparer la mise en oeuvre de Maastricht que la réforme de la Politique agricole commune veut imposer aux agriculteurs français de réduire leur production, de mettre 15% des terres en friche tandis que les producteurs américains sont autorisés à exporter à plein régime en Europe. C’est encore en prévision de Maastricht que l’accord conclu par la Communauté européenne sur l’automobile supprime des protections du marché européen contre les importations excessives de voitures japonaises.

Vous voulez une Europe généreuse, fraternelle, oeuvrant dans le monde à la solution des grands problèmes de notre temps… Maastricht c’est une Europe égoïste à l’égard des peuples d’Europe de l’Est et du tiers-monde ; une Europe contribuant à imposer dans le monde le nouvel ordre américain aux conséquences dramatiques pour les peuples.

Déjà vous avez pu vérifier la réalité des dangers que représente cette Europe « libérale » dont Maastricht vise à hâter la construction. C’est en son nom que l’on sacrifie notre sidérurgie, nos chantiers navals, notre industrie textile, que des menaces pèsent sur l’industrie aéronautique, les arsenaux, l’automobile, la culture, l’éducation… que l’on sacrifie vos conditions de vie, l’environnement, en considérant notamment l’eau et les déchets comme des marchandises rentables ; que l’on a mutilé durement notre agriculture, abandonné des secteurs de pointe, attaqué nos services publics, que vos droits et vos acquis sont menacés ou mis en cause.

Mais rien n’est joué. Notre peuple a le pouvoir de dire non à Maastricht tout comme à la révision constitutionnelle qui l’accompagne. VOUS avez le pouvoir de dire non.

Parmi les Français qui voteront non au référendum, il y aura des électeurs ne se réclamant pas de la gauche - notamment des hommes et des femmes qui se revendiquent du gaullisme. S’agissant de la France, ce ne sera pas la première fois que nous nous retrouverons côte à côte.

Dans le respect de l’identité de tous ceux qui disent « NON » à une France dominée dans une Europe supranationale à partir de motivations différentes des siennes, le Parti communiste s’adresse naturellement aux millions d’hommes, de femmes, de jeunes, attachés à ces valeurs de gauche que sont la justice, la démocratie, la paix, la solidarité. Nous nous adressons à toutes celles et à tous ceux qui dans la diversité de leurs sensibilités ont exprimé - notamment lors des élections de mars dernier - leur exigence d’un changement de politique conforme à leurs aspirations, aux besoins de notre peuple. Electeurs communistes, socialistes, ou ne se reconnaissant dans aucun parti, militants associatifs, syndicalistes, antiracistes, pacifistes, écologistes, défenseurs des droits de l’homme, croyants sensibles à toutes les solidarités humaines, toutes et tous vous avez de bonnes raisons de dire « NON » à ce traité de Maastricht qui, comme le proclame Giscard d’Estaing « organise une Europe libérale » conforme à ses voeux.

Cette Europe tout entière soumise à la loi des multinationales, ce n’est pas l’Europe que vous voulez. La France subissant une politique toujours plus à droite, conformément aux orientations de Maastricht, ce n’est pas ce que vous voulez. La campagne commune menée par des ministres et des dirigeants du Parti socialiste avec des responsables de la droite pro-Maastricht vous inquiète. Comme nous, vous voyez la droite affirmer ses ambitions. Maastricht ratifié à l’automne, et les partis de droite au pouvoir en mars prochain pour mener la politique d’ultra-droite définie par Maastricht : tel est le scénario envisagé.

Ensemble, nous pouvons déjouer ces calculs.

Dire « NON » ensemble à Maastricht, ce sera repousser le danger qui pèse sur notre peuple et préserver ainsi sa possibilité d’élaborer lui-même la proposition d’accords européens radicalement nouveaux pour une autre construction européenne, de justice, de démocratie, de paix et d’amitié.

Dire « NON » ensemble à Maastricht, ce sera appuyer les forces démocratiques et progressistes européennes qui combattent elles aussi l’Europe de l’argent-roi, ce sera contribuer à faire grandir les forces des peuples pour une autre Europe, et créer des conditions plus favorables pour leur action.

Dire « NON » ensemble à Maastricht, ce sera s’opposer à la droite et aux alliances avec elle, ce sera faire grandir l’opposition de gauche à la politique actuelle, à la droite et à l’extrême droite et contribuer ainsi à ouvrir une issue neuve, à gauche, dans notre pays.

Discutons-en. Echangeons nos idées, nos propositions. Adressons-nous à celles et ceux qui nous entourent et qui comme nous ont tout intérêt à dire « NON » à Maastricht pour choisir une autre construction européenne.

Pour oeuvrer avec vous à ce rassemblement vous pouvez compter sur le Parti communiste français. C’est avec confiance et détermination qu’il engage toutes ses forces dans la campagne pour le « NON » au référendum.

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 22:56

Du 11 au 17 février 2015 : une semaine de mobilisation européenne aux côtés du peuple grec, pour sortir de l'austérité (Pierre Laurent)

La Grèce a un besoin urgent de notre solidarité. Les jours à venir sont cruciaux. Le nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras a engagé la négociation pour faire respecter le mandat de son peuple. En appliquant son programme de redressement social et économique et de restauration démocratique, Syriza peut réussir le changement en Grèce et, avec nous, changer les règles en Europe pour sortir de l'austérité. La troïka, Angela Merkel, les libéraux et la finance le savent. Ils veulent refermer la brèche.
C'est la raison pour laquelle la Banque centrale européenne a décidé de changer le régime des garanties d'emprunt des banques grecques. Ils essayent de semer la panique. Cette brutalité face à la bonne volonté et aux efforts de négociation fournis par le gouvernement Tsipras, est une attaque contre tous les peuples européens, contre la démocratie. Elle indique à quel point le bras de fer qui s'est engagé va être difficile.
Nous devons être aux cotés du gouvernement grec. Les citoyens européens doivent faire pression sur leurs gouvernements pour qu'ils respectent le vote des Grecs, changent les règles imposées par la BCE et la troïka et laissent respirer la Grèce. Le temps nécessaire doit être laissé à Syriza pour reconstruire le développement du pays sur de nouvelles bases, au lieu de continuer à les asphyxier. C'est notre combat commun. Tous les peuples européens ont besoin de sortir de l'austérité et d'agir pour des solutions européennes et solidaires.
J'appelle toutes les forces qui refusent l'austérité et le chantage de la dette à amplifier la pression populaire dans les différents pays de l'UE sur leurs gouvernements, sur les banques centrales et la BCE en multipliant les actions de solidarité dans toute l'Europe le 11 février prochain, jour de la réunion extraordinaire de l'Eurogroup et en poursuivant la mobilisation toute la semaine du 11 au 17 février, pendant le Conseil européen des 12 et 13 février et jusqu'à l'Eurogroup du 17 février.

Pierre Laurent, Président du Parti de la gauche européenne,
Paris, le 6 février 2015.

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 09:09

Face aux pressions de la BCE contre la Grèce, le PCF appelle au rassemblement

Hier soir, la BCE a décidé de changer le régime des garanties d'emprunt des banques grecques. Mario Draghi porte seul la responsabilité du krach bancaire qui a découlé de ce geste unilatéral de la BCE, sous pression d'Angela Merkel. La BCE révèle ainsi qu'elle n'est ni indépendante, ni démocratique et qu'il devient vital de la refonder dans l'intérêt de tous les peuples européens.


Cette décision n'a qu'une fonction : mettre la pression et essayer de semer la panique au moment où les négociations entamées par Tsipras et Varoufakis s'élargissent et portent leur fruits, au moment où chacun est obligé de reconnaître la bonne volonté, les efforts et l'intégrité du gouvernement grec, ainsi que la crédibilité et le caractère réaliste de son programme.

Ce que demande le gouvernement grec, c'est un peu de temps pour laisser respirer le pays après des années d'austérité et le respect du mandat que le peuple lui a confié, c'est à dire la négociation d'un nouveau plan pour la Grèce, différent de celui imposé par la Troïka. Mandat que l'opinion grecque continue de supporter très majoritairement. La France doit soutenir cette démarche.

Le PCF appelle à un rassemblement unitaire dès ce soir à 18h30 devant la Banque de France* pour le respect du vote des grecs et pour que la France se positionne clairement aux côtés de la Grèce dans les prochaines échéances.

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BRUNO FORNACIARI

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