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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 22:56

Du 11 au 17 février 2015 : une semaine de mobilisation européenne aux côtés du peuple grec, pour sortir de l'austérité (Pierre Laurent)

La Grèce a un besoin urgent de notre solidarité. Les jours à venir sont cruciaux. Le nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras a engagé la négociation pour faire respecter le mandat de son peuple. En appliquant son programme de redressement social et économique et de restauration démocratique, Syriza peut réussir le changement en Grèce et, avec nous, changer les règles en Europe pour sortir de l'austérité. La troïka, Angela Merkel, les libéraux et la finance le savent. Ils veulent refermer la brèche.
C'est la raison pour laquelle la Banque centrale européenne a décidé de changer le régime des garanties d'emprunt des banques grecques. Ils essayent de semer la panique. Cette brutalité face à la bonne volonté et aux efforts de négociation fournis par le gouvernement Tsipras, est une attaque contre tous les peuples européens, contre la démocratie. Elle indique à quel point le bras de fer qui s'est engagé va être difficile.
Nous devons être aux cotés du gouvernement grec. Les citoyens européens doivent faire pression sur leurs gouvernements pour qu'ils respectent le vote des Grecs, changent les règles imposées par la BCE et la troïka et laissent respirer la Grèce. Le temps nécessaire doit être laissé à Syriza pour reconstruire le développement du pays sur de nouvelles bases, au lieu de continuer à les asphyxier. C'est notre combat commun. Tous les peuples européens ont besoin de sortir de l'austérité et d'agir pour des solutions européennes et solidaires.
J'appelle toutes les forces qui refusent l'austérité et le chantage de la dette à amplifier la pression populaire dans les différents pays de l'UE sur leurs gouvernements, sur les banques centrales et la BCE en multipliant les actions de solidarité dans toute l'Europe le 11 février prochain, jour de la réunion extraordinaire de l'Eurogroup et en poursuivant la mobilisation toute la semaine du 11 au 17 février, pendant le Conseil européen des 12 et 13 février et jusqu'à l'Eurogroup du 17 février.

Pierre Laurent, Président du Parti de la gauche européenne,
Paris, le 6 février 2015.

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 09:09

Face aux pressions de la BCE contre la Grèce, le PCF appelle au rassemblement

Hier soir, la BCE a décidé de changer le régime des garanties d'emprunt des banques grecques. Mario Draghi porte seul la responsabilité du krach bancaire qui a découlé de ce geste unilatéral de la BCE, sous pression d'Angela Merkel. La BCE révèle ainsi qu'elle n'est ni indépendante, ni démocratique et qu'il devient vital de la refonder dans l'intérêt de tous les peuples européens.


Cette décision n'a qu'une fonction : mettre la pression et essayer de semer la panique au moment où les négociations entamées par Tsipras et Varoufakis s'élargissent et portent leur fruits, au moment où chacun est obligé de reconnaître la bonne volonté, les efforts et l'intégrité du gouvernement grec, ainsi que la crédibilité et le caractère réaliste de son programme.

Ce que demande le gouvernement grec, c'est un peu de temps pour laisser respirer le pays après des années d'austérité et le respect du mandat que le peuple lui a confié, c'est à dire la négociation d'un nouveau plan pour la Grèce, différent de celui imposé par la Troïka. Mandat que l'opinion grecque continue de supporter très majoritairement. La France doit soutenir cette démarche.

Le PCF appelle à un rassemblement unitaire dès ce soir à 18h30 devant la Banque de France* pour le respect du vote des grecs et pour que la France se positionne clairement aux côtés de la Grèce dans les prochaines échéances.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 05:33

Loi Macron et actions gratuites : Les communistes ripostent à l'Assemblée mercredi 4 février à 14h15

MARDI, 3 FÉVRIER, 2015

Avec l'article 34, la loi Macron est décidément une compilation des exigences du MEDEF. Cet article, qui allège la fiscalité sur les actions gratuites, est un nouveau cadeau fiscal aux entreprises. Au delà du piège que représente l'actionnariat salarié, nul doute que cette disposition profitera avant tout aux dirigeants des grandes entreprises qui n'hésiteront pas à basculer une partie de leur rémunération vers ce système défiscalisé ! Le résultat ? Une baisse de 200 millions d'euros selon l'aveu même du Ministre, à minima, de recettes fiscales pour l’État !

Les députés du groupe Front de gauche retrouveront les militants et élus communistes d'Ile-de-France, demain mercredi 4 février à 14h15 place Edouard Herriot, pour dévoiler un chèque au format géant (visuel ci-joint) que vient de signer le Ministre Emmanuel Macron au MEDEF et pour interpeller avec André Chassaigne, Président du groupe GDR, l'ensemble des députés de gauche pour qu'ils votent contre cet article !

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 18:11
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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 09:51
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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 08:36

 

 

Pierre Laurent : "​Le parti des Grecs indépendants n’est pas l’allié naturel de Syriza mais..."

Mercredi 28 Janvier 2015 à 5:00

Propos recueillis par

Bruno Rieth

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, revient sur la victoire de Syriza et son alliance avec les Grecs indépendants. Selon lui, il existe "un tronc commun" entre ces deux formations "qui est le refus de l’austérité". Mais le Front de gauche pourrait-il en faire autant en France ? Le responsable communiste ne ferme pas immédiatement la porte et admet qu'il existe "des gens qui ne se reconnaissent pas dans des formations de la gauche actuelle et qui sont sensibles à des thématiques sur la souveraineté nationale". Néanmoins, "il faut d’abord commencer par mettre en mouvement l’ensemble des forces de gauche" s'empresse-t-il d'ajouter...

 

Marianne : Comment avez-vous vécu l’annonce de la victoire de Syriza en Grèce ?
Pierre Laurent : Ça a été un moment de bonheur partagé avec le peuple grec et avec Syriza, formation avec laquelle je travaille dans le Parti de la gauche européenne depuis des années. Le peuple grec a réaffirmé sa dignité dans ce vote après cinq années d’humiliation. Evidemment, cette victoire de Syriza est un immense signal d’encouragement pour toutes les forces qui, en Europe, essayent d’ouvrir des alternatives aux politiques d’austérité. C'est une victoire pour la solidarité, contre les politiques d’austérité et contre les tentations de replis identitaires, racistes et xénophobes. Avec cette victoire, il y a l’affirmation que le débat en Europe doit être réouvert pour creuser le chemin des solutions dans la solidarité. Et ça, c’est un succès pour le travail politique que nous avons mené avec toutes les forces de la gauche européenne ces dernières années, pour imposer dans le paysage une sortie de crise qui ne soit ni celle des marchés financiers ni celle des forces de replis, populistes et nationalistes.

 

Comment définiriez-vous la pensée politique de Syriza et de son chef de file, Alexis Tsipras. Certains n’hésitent pas à dire, comme le secrétaire d’Etat Jean-Marie Le Guen, qu’ils sont de véritables sociaux-démocrates, plus proches de François Hollande que des positions du Front de gauche ?
Il y a beaucoup de soutiens de la dernière heure à Syriza qui se manifestent aujourd’hui et qui veulent récupérer cette victoire politique. La formation d’Alexis Tsipras est une formation clairement inscrite dans le courant de la gauche de transformation sociale, une gauche antilibérale et anticapitaliste. Une gauche qui travaille à l’émergence d’un nouveau modèle social productif et écologique en Europe. C’est un courant de gauche qui allie la tradition communiste, la tradition de gauche radicale et la tradition écologiste et qui a réussi à construire une coalition cohérente. C’est aussi une formation qui s’inscrit dans un mouvement de solidarité européenne et internationaliste progressiste qui la distingue totalement des formations d’extrême droite, et notamment du Front national qui a tenté lui-aussi de récupérer les fruits de la victoire de Syriza. AUJOURD'HUI, IL Y A BEAUCOUP DE SOUTIENS DE LA DERNIÈRE HEURE À SYRIZA...D’ailleurs le parti qui a été à l’origine de Syriza, le parti Synaspismos, qu’a présidé Alexis Tsipras était au côté de Die linke en Allemagne, de Izquierda unida en Espagne ou du Parti communiste français, un des six partis fondateurs de la Gauche européenne en 2004. Syriza s’est toujours inscrite en rupture avec la dérive libérale de nombreux partis sociaux-démocrates en Europe qui ont participé, et qui continuent d’ailleurs à participer, au consensus social-démocrate et conservateur dans la gestion de l’Union européenne libérale. C’est un parti qui a marqué sa rupture avec ces politiques-là et qui, à partir de la crise de 2008 — à la différence du Pasok qui a accompagné les plans d’austérité de la Troïka — a pris la tête du mouvement de résistance du peuple grec. Evidemment, la dynamique politique qu’a su créer Syriza et la victoire politique qu’il a construite au fur et à mesure lui a permis de rassembler en son sein et dans son électorat énormément de déçus du Pasok. La coalition Syriza est devenu au final le grand parti de toute la gauche grecque en résistance aux politiques libérales européennes.

Vous faites de Syriza un compagnon de combat du PCF. Néanmoins, l’annonce d’une alliance avec le parti des Grecs indépendants, formation souverainiste de droite, pour former un gouvernement ne doit pas être pour vous plaire...
C’est un choix contraint par les circonstances. Le parti des Grecs indépendants n’est pas l’allié naturel de Syriza et les différences de programmes entre eux sont très nombreuses. Mais il y a un tronc commun qui est le refus de l’austérité. Je crois qu’Alexis Tsipras a donné des garanties fortes pour que la boussole du nouveau gouvernement grec soit le programme qu’il a défendu devant les électeurs. Donc, le socle de son programme n’est pas remis en cause par le soutien que le parti des Grecs indépendants a décidé d’apporter au gouvernement. Je pense que le souci de Syriza aujourd’hui est d’apporter de la stabilité au gouvernement et de lui permettre d’entrer dans le débat européen avec une situation politique garantie et stable en Grèce, de manière à pouvoir peser avec toute la force nécessaire dans les discussions qui vont être difficiles avec la Commission européenne et les chefs d’Etat européens.

Est-ce l’on peut dire que ce « pragmatisme » dans ses alliances est finalement l’une des clés de la réussite de Syriza, en s’affranchissant d’un certains dogmatisme ?
Je crois effectivement que Syriza a pris les choses dans le bon ordre. C’est le programme, son contenu, ce socle politique qui résulte de ce contrat qu’il a passé avec les électeurs, qui est la boussole de son action. LE DÉBAT A PRIORI SUR LES ALLIANCES EST ÉPUISANT, IL INTÉRESSE DE MOINS EN MOINSAutour de ses engagements-là, Syriza construit un rassemblement dont il cherche en permanence à faire évoluer les frontières en les élargissant. Mais, cet élargissement ne peut se faire que sur un programme qui est clairement mis sur la table. La construction politique et les alliances qui suivent sont au service de ce programme. Trop souvent en France, dans notre débat politique national, les questions sont prises à l’envers. Et je crois que nous devrions, au moins sur ce point, nous inspirer de ce qui a été fait. Construire un socle programmatique fort correspondant aux nécessités de sortie de crise et, sur ce tronc commun, s’employer à élargir sans cesse les contours du rassemblement populaire et politique. Le débat a priori sur les alliances est épuisant. Il intéresse de moins en moins. Nous devrions plutôt nous concentrer sur le débat politique et public avec les citoyens, sur le programme d’urgence dont la France a besoin.

Vous qui faites de Syriza une source d’inspiration, seriez-vous prêt à vous en inspirer jusqu’à vous rapprocher de formations semblables au parti des Grecs indépendants pour former un « front commun » contre les politiques d’austérité ? Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan est peut-être la formation qui s'en approche le plus ?
Il faudrait avant cela s’occuper de construire le rassemblement de toutes les forces de gauche anti-austérité et leur donner l’assise et le poids nécessaire dans le pays. Bien évidemment, il y a des gens en France qui ne se reconnaissent pas dans des formations de la gauche actuelle et qui sont sensibles à des thématiques sur la souveraineté nationale. L’une des dimensions de la crise en Europe, c’est l’habitude qui a été prise par les dirigeants européens de bafouer la souveraineté nationale. En France, nous savons très bien ce que ça veut dire. Le vote sur le Traité constitutionnel européen en 2005 a été méprisé par nos gouvernants, balayé d’un revers de main. Cette fracture démocratique, cette atteinte à l’expression de la souveraineté populaire a laissé une cicatrice qui a marqué en profondeur le peuple français. Et il y a évidemment des forces à rassembler autour de la question de la souveraineté nationale et populaire. Mais pour construire un rassemblement solide sur ces questions, il faut d’abord commencer par mettre en mouvement l’ensemble des forces de gauche, les forces attachées au développement du progrès social. Il faut construire les choses dans l’ordre.

 

L’autre force de la formation de Tsipras a été d’apparaître pour les Grecs comme une force neuve et antisystème en refusant notamment de passer des accords avec le Pasok. Finalement, les accords que le PCF a pu nouer avec le PS dans un passé proche n’empêchent-ils pas le Front de gauche de suivre le chemin de Syriza, en apparaissant comme encore et toujours lié à ceux qui mettent en œuvre les politiques d’austérité ?
L’un des piliers de la politique que nous menons, de la construction de l’alternative que nous souhaitons, doit être la défense permanente des politiques publiques existantes qui sont mises en œuvre aujourd’hui par des majorités de gauche dans des collectivités locales. JE NE COMMENCE PAS PAR DRESSER DES BARRIÈRES MAIS PAR POSER LES BASES DU RASSEMBLEMENTCes politiques sont menacées par les orientations libérales, par la réduction des dépenses publiques et par la remise en cause de certaines politiques institutionnelles comme la surpression des départements. Nous avons à maintenir le cap de la défense de ces politiques publiques et des politiques de services publics en toutes circonstances. A ce niveau, nous nous devons de créer les rassemblements nécessaires pour le faire. Mais, je le rappelle, ce qui nous guide, c’est le fond et le contenu des politiques défendues. Heureusement que nous avons l’ambition de travailler à modifier les frontières possibles du rassemblement. Comment croyez-vous que Syriza est passé de 5% il y a cinq ou six ans à la majorité aujourd’hui, si ce n’est en gardant en permanence l’ambition du rassemblement. Je ne commence pas par dresser des barrières mais par poser les bases politiques du rassemblement sans faire de compromis pour autant avec les politiques d’austérité que je combats. Et sur ces bases-là, je ne demande à personne de passeport politique ou de certificat de virginité. Oui, je pense que des gens qui ont malheureusement soutenu certains choix que je combattais ces dernières années, peuvent se retrouver avec nous pour construire. Du moins, s’ils ont compris que les politiques qu’ils soutenaient mènent à l’impasse. Je ne procède pas par oukase politique. Je préfère favoriser, dans la clarté, une dynamique politique qui fasse constamment bouger les lignes du rassemblement que nous souhaitons.

Mais passer des accords avec la direction du PS ne décrédibilise-t-il pas le combat contre les politiques d’austérité ?
Aujourd’hui, un accord global avec la direction du Parti socialiste n’est effectivement pas possible à cause du soutien affiché de ce parti à la politique gouvernementale. En revanche, il est possible, sur des objectifs particuliers, de construire des rassemblements qui mettent en cause la politique gouvernementale. Regardez comment la victoire de Syriza fait bouger les lignes dans le débat à gauche. Cette victoire va libérer des forces nouvelles, va encourager ceux qui n’osaient pas franchir le pas d’un travail sur l’alternative avec nous. Il faut en permanence que nous nous considérions en charge de ce rassemblement et non pas comme une force qui aurait à le subir. Puisque le PS se montre de plus en plus dans l’incapacité de conduire à la victoire comme on a pu le consater lors des dernières élections, nous nous devons donc de prendre le relai en portant l’ambition d’un rassemblement nécessaire sur d’autres bases.

L’autre démonstration de la victoire de Syriza est que la critique de l’Europe et des politiques d’austérité sans en prôner forcément la sortie est entendue par le peuple. Estimez-vous que cela vient conforter la ligne que vous défendez au sein du Front de gauche contre ceux qui en appellent, en interne, à envisager la sortie de l'Union européenne et de l'euro ?
C’est un débat que nous avons eu de nombreuses fois avec Alexis Tsipras au sein de la gauche européenne. Nous étions convaincus qu’il fallait imposer au sein de l’Europe cette voie-là. Car sinon le risque était évident. Ceux qui dominent l’Europe avaient beau jeu de dire : « Vous êtes contre les orientations actuelles de l’Union européenne ? Eh bien partez ! Allez voir ailleurs ! » Un argument pour organiser le chantage contre les peuples européens et particulièrement contre le peuple grec. La victoire de Syriza, c’est la victoire d’une force qui dit : « Non ! Nous voulons faire respecter la voix du peuple grec, comme une voix souveraine, dans l’Europe parce que nous voulons une solution dans la solidarité ». SI NOUS TROUVONS LES ÉTINCELLES POLITIQUES, LES CHOSES PEUVENT SE RETOURNER ASSEZ VITE DANS NOTRE PAYSLe problème de la dette grecque ne concerne pas que la Grèce. C’est un problème de l’Europe toute entière. C’est le problème de la toute puissance des marchés financiers sur la construction européenne. Pour lever cette chape de plomb, les Grecs ont besoin d’une réponse dans la solidarité. Et la voie qu’ils sont en train d’ouvrir est porteuse de changement pour l’Europe toute entière. Je crois que ce combat a pu paraître tellement difficile que certains ont été tentés par la voie de « la sortie ». Mais l’avenir s’oriente vers un combat qui fédère les forces de résistance pour changer les rapports de force internes. La victoire de Syriza change la donne politique. C’est pour cela que nous avions choisi Alexis Tsipras comme candidat commun à la présidence de la Commission européenne. Il fallait l’imposer comme un acteur majeur du débat politique européen, rendre crédible l’alternative de gauche en Europe que nous portons. Et nous sommes en train de marquer des points dans cette direction. C’est une très bonne nouvelle.

Face aux succès de Syriza, comment expliquez-vous la situation française, avec un FN qui caracole toujours en tête et un Front de gauche qui n’arrive pas à s’imposer ?
Nous avons des efforts à faire dans plusieurs directions. Nous devons mieux crédibiliser notre programme de sortie de crise et être probablement plus lisible et plus simple sur les solutions que nous proposons pour la France. Nous manquons aussi d’ambition unitaire et de rassemblement. Certains débats sur les alliances nous stérilisent alors que nous devrions afficher avec beaucoup de force nos ambitions unitaires. Enfin, je pense que nous avons besoin d’un travail de solidarité concret plus important auprès des populations qui sont victimes de la crise. Le sentiment d’abandon démocratique et politique est extrêmement fort dans les catégories populaires en France. Et nous avons du travail pour réparer cette situation. Quant au progrès du Front national, il est le résultat d’un jeu dangereux joué par les forces politiques dominantes. La responsabilité de la droite et de Nicolas Sarkozy est écrasante dans cette avancée parce qu’en libérant la parole de son électorat et en empruntant certaines thématiques, il a ouvert les vannes de la progression du FN. Du côté du Parti socialiste, ils ont joué avec le feu en croyant utiliser le FN comme un repoussoir. Mais aujourd’hui on s’aperçoit qu'à ce haut niveau, c’est un poison pour la vie politique nationale et nous avons, c'est vrai, un travail considérable pour changer la donne. Néanmoins, avec ce qui vient de se passer en Grèce et ce qui vient de se passer en France en réaction aux attentats contre Charlie Hebdo, cela montre bien ce que j’ai toujours pensé : des forces disponibles immenses existent. Si nous savons trouver les étincelles politiques qui viendront réveiller ce potentiel, les choses peuvent se retourner assez vite dans notre pays.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 15:19
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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 08:36

Prix politique au FN : « C'est lamentable» Olivier Dartigolles (PCF)

MERCREDI, 28 JANVIER, 2015

HUMANITE.FR

Le FN vient d'être récompensé par la remise d'un prix politique par le Trombinoscope. Steeve Briois, nouveau maire d'Hénin-Beaumont, a été désigné par un jury de journalistes pour le Trombinoscope comme "élu local de l'année". Les explications, plutôt embarrassées, ont porté sur la nécessité de ne pas faire comme si le FN n'existait pas. En effet, il existe et le bilan de la première année des municipalités FN est une saisissante illustration de ce qu'est véritablement ce parti.

Comment récompenser le maire d'Hénin-Beaumont qui, aussitôt élu, a décidé de priver la Ligue des droits de l’homme de son local ? Alors que le débat national interroge le vivre ensemble, comment, quand on connaît les politiques stigmatisantes menées par les maires frontistes, faire de l'un d'eux "l'élu local de l'année" ? Sur quels critères ce prix a-t-il été décerné ?

C'est lamentable.

Le Buzz à tout prix, voilà qui n'est pas nouveau. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse disait Alfred de Musset. Assurément, on devine que parmi le jury des journalistes ne figurait pas leur consœur de Médiapart exclue du dernier congres du FN.

Le FN est aux anges. De très nombreux journalistes ne le sont pas et, avec eux, des milliers d'élus locaux qui, confrontés à des difficultés grandissantes, voient dans ce prix une véritable provocation.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 08:28

Pierre Laurent entame son tour de France à Marseille

CHRISTOPHE DEROUBAIX AVEC JULIA HAMLAOUI (À PARIS)

MERCREDI, 28 JANVIER, 2015

L'HUMANITÉ

Pierre Laurent : « Nous ne pouvons pas laisser passer des départements qui occupent une part importante des politiques publiques dans les mains de la droite et de l’extrême droite. »

Photo : Boris Horvat/AFP

Le secrétaire national du PCF a débuté son tour des régions prévu jusqu’en juin par un meeting dans les Bouches-du-Rhône, lundi soir. Après la victoire en Grèce de Syriza, l’objectif est plus que jamais pour le dirigeant communiste de rassembler les forces de gauche pour l’alternative à l’austérité.

Marseille, correspondant régional. Des vœux vraiment pas comme les autres. La fédération communiste des Bouches-du-Rhône a transporté sa traditionnelle soirée du dernier lundi de janvier de ses locaux marseillais de la rue de Lyon au Palais des événements du parc Chanot afin de pouvoir y accueillir le premier meeting du tour de France que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, engage jusqu’en juin. Vingt-quatre heures après la victoire de Syriza aux élections législatives en Grèce. Grâce à celle-ci, les vœux d’espoir de changement ne sont plus pieux. « Aujourd’hui, je ne vous dis pas bonsoir, je vous dis “kalispera”. Je ne vous dis pas espoir, je vous dis “elpida”. Je crois que nous parlons toutes et tous grec depuis hier soir », a lancé Pierre Laurent à la tribune. Pour celui qui préside aux destinées du Parti de la gauche européenne (PGE), ce qui s’est passé à Athènes aura forcément des répercussions : « Cette victoire va libérer des forces qui existent mais qui avaient perdu confiance. L’arc de forces présent la semaine dernière à Paris en soutien à Syriza était inédit (un meeting a notamment réuni des personnalités du Front de gauche, du PS, d’Europe Écologie-les Verts, du monde syndical et associatif — NDLR). Nous avons la capacité de lever des forces nouvelles. » Peu avant, répondant à la presse, il avait évoqué une « obligation, pour se montrer à la hauteur de ce qui est en train de se passer en Grèce, de construire ensemble ».

« Nous avons quelque chose à fêter », a lancé Pierre Dharréville, secrétaire de la fédération du PCF des Bouches-du-Rhône, quelques minutes avant que Pierre Laurent ne prenne la parole, soulevant des murmures d’approbation parmi la foule venue assister au meeting marseillais. Évidemment, la victoire de Syriza en Grèce a alimenté les discussions entre les 700 à 800 participants, tandis que Pierre Laurent, de retour d’une rencontre dans un quartier populaire de Vitrolles, répondait en direct aux questions de France 3. « On ne pourra plus nous dire que nous prenons nos rêves pour la réalité, se réjouit Michel, un militant communiste marseillais. C’est vraiment une bonne nouvelle même si on sait, malgré tout, que le plus dur commence pour le nouveau gouvernement. » À la tribune, Pierre Laurent a également prévenu : « C’est maintenant que la bataille commence. Notre travail premier est d’organiser la solidarité avec la Grèce. » Lors de sa visite à Athènes, la semaine dernière à l’occasion du dernier meeting de campagne de Syriza, le responsable communiste a rencontré Alexis Tsipras, qui lui a confié : « Nous avons besoin de vous pour la victoire et surtout après. » « Nous exigeons le respect du vote des Grecs, a affirmé en retour Pierre Laurent, lundi soir, à Marseille. La dette n’est pas un problème grec, c’est un problème européen. »

« Donner un tour extraordinaire » au Forum européen des alternatives

Chacun avait en tête, également, l’écho et les répercussions que peut avoir cet événement sur la situation en France. Dans l’après-midi, le Front de gauche du centre-ville de Marseille, où il a récolté ses meilleurs scores lors de la présidentielle, a résumé, dans un communiqué, un état d’esprit partagé par le public du soir : « Toutes les forces anti-austérité de gauche et écologistes doivent se rassembler pour construire une alternative politique, sociale et écologique pour notre pays. » Dans ce contexte, le secrétaire national du PCF a appelé à « donner un tour extraordinaire » au grand Forum européen des alternatives, organisé à Paris les 30 et 31 mai prochain, dix ans après la victoire du « non » français au référendum sur le traité constitutionnel européen. « Chaque occasion doit être saisie pour faire grandir le rassemblement », a-t-il ajouté. D’ici là, auront lieu les élections départementales pour lesquelles Pierre Dharréville a donné « le coup d’envoi officiel » de la campagne lundi soir. « Nous ne pouvons pas laisser passer des départements qui occupent une part importante des politiques sociales et des politiques publiques dans les mains de la droite et de l’extrême droite. Mais il ne suffira pas demain de disposer de majorités de gauche, étant donné les ambiguïtés du gouvernement sur les politiques d’austérité », a prévenu Pierre Laurent.

Après cette première étape en PACA, le secrétaire national du Parti communiste doit poursuivre son « tour de France pour aider le peuple français à s’emparer de la politique ». « Il faut que nous soyons en dynamique pour que s’enclenche enfin la convergence à laquelle nous appelons depuis des mois », explique Olivier Dartigolles, le porte-parole du PCF.

La victoire de Syriza en Grèce a modifié la donne

L’objectif est ainsi de multiplier les rencontres avec les personnalités politiques, mais aussi des acteurs des mouvements sociaux et associatifs à l’échelle des territoires. « Je veux aider à des rencontres, contribuer à mettre du monde autour de tables rondes, à bâtir des ruches où l’on se parle, où l’on travaille, où l’on élabore, où l’on se confronte pour anticiper ce que sera le monde », avait prévenu Pierre Laurent, annonçant cette initiative à l’occasion de la conférence nationale du PCF en novembre. Depuis, les attentats à Charlie Hebdo et de la porte de Vincennes à Paris, et la victoire de Syriza en Grèce ont modifié la donne et rendent d’autant plus urgent de renouer avec l’espoir. « Pour l’instant, ce sont l’extrême droite et la droite qui tirent leurs marrons du feu, reprend Olivier Dartigolles. Pour lever l’espoir, il faut à la fois un travail concret sur les solutions anti-austérité et sur le rassemblement pour permettre leur mise en œuvre. » Ce tour de France, qui se poursuivra dès le 4 février dans les Yvelines puis le 12 en Normandie, se veut un point d’appui aux côtés d’autres initiatives comme les Chantiers d’espoir, qui devraient prochainement réunir en région également de nombreux acteurs de cette gauche.

Suite et Fin du tour en Paca. Pour finir la première étape de son tour de France, débuté lundi à Marseille, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, se rendra cematin à Manosque pour y rencontrer le collectif Réa et les syndicalistes de l’hôpital sur le thème de la santé. Quelques jours après les manifestations du 11 janvier, l’après-midi sera consacré à un débat sur le racisme et le vivre-ensemble à Orange, une ville dirigée par l’extrême droite.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 09:02
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BRUNO FORNACIARI

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