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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 06:02
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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 23:19

Nominations de Jacques Toubon et Laurence Boone : une mauvaise nouvelle pour la France

Vous vous demandiez quel type de CV il convenait de présenter pour intégrer le cabinet de François Hollande, ou être nommé à la tête d'une grande institution de la République? La réponse est désormais claire : il faut ne pas avoir la moindre trace d'un quelconque enracinement à gauche, voire même être engagé à droite, et être un libéral férocement convaincu.

Jaques Toubon, ancien ministre RPR, ayant voté contre l'abolition de la peine de mort, contre la dépénalisation de l'homosexualité et s'étant illustré à maintes reprises par son mépris pour l'indépendance de la Justice, vient d'être nommé défenseur des droits par le Président de la République.

Dans ce mercato présidentiel qui ne renforce que l'aile droite, on ne sera malheureuement pas étonné de voir le Président épaulé dans sa prétendue lutte contre la finance, son ennemie proclamée le temps d'une campagne, par l'ultralibérale Laurence Boone, ancienne économiste chez Barclays Capital, devenue conseillère économique à l'Elysée, et adepte de « l'adaptation des salaires et des heures de travail à la conjoncture ».

Ces nominations sont une mauvaise nouvelle pour la France : elles constituent une nouvelle provocation pour toutes celles et ceux qui ne veulent pas laisser notre pays glisser vers le pire.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 17:46

Rencontre avec le PS : le PCF réaffirme la nécessité d'une autre politique gouvernementale

Une délégation du PCF conduite par Pierre Laurent a rencontré ce mercredi 11 juin le Parti socialiste et son nouveau premier secrétaire, Jean Claude Cambadelis, au siège du PS rue de Solférino.

La délégation du PCF a fait part des trois très graves inquiétudes que font peser les choix gouvernementaux sur la situation politique et sociale du pays et constaté les désaccord existants entre les deux formations.

Elle a réaffirmé que les dangers grandissants liés à la profonde fracture démocratique dans le pays et à la montée du Front national ne pouvaient être combattus sans la mise en œuvre d'une autre politique s'attaquant aux coûts du capital, aux inégalités sociales et à l’hémorragie industrielle. Elle a indiqué que des ruptures immédiates étaient nécessaires, citant notamment la suspension de l'accord sur l'indemnisation du chômage des intermittents, l'abandon de la réforme territoriale, la réponse aux revendications des cheminots en lutte et la réorientation du collectif budgétaire rectificatif vers la justice fiscale.

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 10:15

Réforme territoriale : « et si on demandait leur avis aux électeurs ? » demande Alain Pagano pour le PCF 49

DR – Alain Pagano
Secrétaire départemental du PCF Maine et Loire et candidat sur la liste Aimer Angers de Frédéric Béatse aux élections municpales à Angers

« La journée d’hier a été surréaliste : la région Pays de la Loire est passée d’une fusion avec la Bretagne, fusion souhaitée et annoncée par beaucoup depuis plusieurs semaines à un mariage annoncé avec Poitou Charentes à 16h puis au célibat forcé à 21h ! Même si je préfère le célibat au mariage forcé, la méthode laisse coi !

J’écrivais hier sur mon mur Facebook mon sentiment que le sort de la région se jouait sur un coin de table à pile ou face (à quelques-uns) ! Autant dire que mon sentiment est renforcé aujourd’hui…

Et si on partait du point de départ ? Si on demandait leur avis aux intéressés ? Et puis, une réforme territoriale, pour quoi faire ? Pour quelle valeur ajoutée pour nos concitoyens ? Si le seul souci c’est de mettre en place l’austérité (certains appellent cela pudiquement « des économies ») au niveau des régions, ce sera sans le PCF. Et j’ajoute, au moment où tout le monde déplore les taux d’abstention aux élections qu’on ne fera pas vivre mieux la démocratie avec moins d’élus, notamment d’élus de proximité.

Les priorités des Français sont avant tout l’emploi, le pouvoir d’achat, la sécurité, les services publics. Loin des préoccupations et des réalités, cette réforme territoriale n’est vraiment pas la priorité attendue par les françaises et les français pour répondre aux défis !

Le PCF est pour une 6e République. Nous n’avons pas peur de changer radicalement nos institutions, à condition qu’elles apportent plus de démocratie et que les lieux de prises de décisions soient rapprochés des citoyennes et des citoyens. Un tel changement territorial nécessite un grand débat citoyen et populaire. Il devrait se tenir dans chaque région de France et conduire en 2015 à un référendum. Nous pensons qu’il est impossible de construire nos institutions démocratiques sans démocratie, et dans cet enjeu, la population a son mot à dire. »

Alain Pagano, Secrétaire départemental du PCF 49

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 16:55

« Ce que Marine Le pen peut redouter le plus, c'est que notre pays retrouve une espérance collective » (Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF)

Avec l'affaire Bygmalion et ses prolongements d'une part et, de l'autre, les interventions de François Hollande et Manuel Valls annonçant crânement la poursuite d'une orientation politique pourtant sanctionnée aux élections municipales et européennes, Marine le Pen peut boire du petit lait, ils lui servent à la louche.

Une question est aujourd'hui posée. Comment peut-on imaginer que la crise de régime puisse s'installer et se développer jusqu'en 2017 sans que rien ne puisse faire dévier cette funeste trajectoire ? Le noyau dirigeant du PS a-t-il fait le choix, comme peuvent le laisser entendre les déclarations ce matin du président de l'Assemblée nationale, d'une seule et unique option : face au FN et à l'UMP, arracher la qualification de son candidat pour le second tour de la prochaine présidentielle avec un appel « à l'unité » après avoir laminé le pays et la gauche avec cinq années de renoncements et de promesses trahies ?

Il y urgence à agir, à ce que des forces politiques, syndicales, associatives et citoyennes s'accordent sur l'essentiel. Qu'elles décident ensemble des grandes questions économiques, sociales et démocratiques à discuter. Qu'elles engagent le plus rapidement la riposte en refusant la banalisation du FN qui peut aujourd'hui être distillée par une certaine forme de relativisation de son score dimanche soir. Que ces forces convergent dans un processus permanent pour un projet progressiste d'avenir, un projet politique pour la France. Forum, états généraux, assises... Qu'importe. Il faut identifier les enjeux, les travailler avec une démarche de très grande ouverture et faire preuve d'innovation, de créativité pour intéresser le plus grand nombre, en faire un processus citoyen et populaire qui irrigue le pays en profondeur. En réponse à la défiance, aux peurs qui rongent notre pacte républicain, ça urge vraiment.

Ce que Marine le Pen peut le plus redouter, c'est que notre pays retrouve une espérance collective, qu'un horizon puisse se dégager le plus rapidement possible.

C'est une course contre la montre qui est lancée.

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 16:51

Lettre ouverte à Monsieur Manuel Valls

Monsieur le Premier Ministre,

Dans une dizaine de jours, en principe le 2 juin, le comité ad-hoc, nommé par les représentants des actionnaires et composé d'administrateurs « indépendants », rendra son verdict sur le rachat d'Alstom après l'examen des offres des groupes allemands et américains Siemens et General Electric.

Ce délai d'un mois gagné auprès du groupe français aurait dû être mis à profit pour organiser une grande concertation publique, transparente et démocratique, avec les syndicats et les élus sur l'avenir du fleuron industriel français si décisif pour l’emploi, la maîtrise technologique, la croissance réelle, le type de développement et de mondialisation.

D'ailleurs, les risques de dépeçage du groupe et de siphonnage des technologies et des richesses créées, sont si importants que, sous la pression des fortes inquiétudes exprimées par les salariés et leurs syndicats et, plus largement, de l' émotion populaire, des positions divergentes se sont exprimées jusqu'au au sein du gouvernement. Et c'est dans la précipitation qu'a été pris un décret élargissant à l'énergie et aux transports, notamment, le champ de l'obligation d’une autorisation préalable de l’État pour des prises de contrôle étrangères d'entreprises françaises.

Ce décret, aussi nécessaire soit-il, ne saurait en aucun cas suffire ! Il ne doit surtout pas servir à s'épargner de rechercher une solution de maîtrise nationale permettant de transformer à la fois les relations qu'entretient Alstom avec la France et celles qu'il a avec l'Europe et le monde, dans un but de progrès social et industriel partagé.

La déclaration importante des 4 fédérations CGT des Cheminots, des Transports, de la Métallurgie et de l’énergie le souligne : les deux voies proposées par Siemens et General Electric conduisent à une découpe pure et simple d'Alstom par activités, avec des conséquences importantes sur le plan social. D'ailleurs ces deux mêmes groupes, chacun le sait, restructurent et suppriment des emplois.

Je vous demande donc solennellement de maintenir la suspension de toutes les opérations en cours au-delà du 2 juin, afin d'organiser une grande table ronde réunissant, avec les pouvoirs publics, les organisations syndicales de salariés, l'employeur, des élus nationaux, régionaux et locaux, des représentants des grands clients publics d'Alstom, des représentants des institutions financières publiques et privées.

Sur la base d'objectifs de politique industrielle, débattus par la représentation nationale, il s'agirait d'établir un schéma de relance du groupe soutenu, notamment, par des prises de participation publique au capital. Celles-ci pourraient impliquer l’État, les grands clients publics d'Alstom (EDF, SNCF, RATP), la CDC, le FSI et aussi les régions, sachant l'importance pour elles du transport ferroviaire.

Simultanément, il s'agirait de permettre au groupe, de bénéficier, pour ces projets et sous condition de créations d'emplois et de mises en formation, de nouveaux financements sélectifs peu coûteux grâce à une mobilisation de la BPI et, au delà, de la communauté bancaire. On devrait aussi examiner comment pourraient être mobilisés le cash brut de 2,3 milliards d'euros et la ligne de crédit confirmée et non tirée de 1,35 milliards d'euros dont il disposait fin mars 2014.

Il s'agirait, encore, de réexaminer toute la politique de coopérations européennes et internationales du groupe. Cela pourrait conduire, notamment, à la création de coentreprises nouvelles, en Europe particulièrement. Sur la base de critères clairs et transparents, elles auraient à réaliser des objectifs chiffrés d'emploi, moyennant un juste partage des charges de travail et de la distribution de valeur ajoutée dans chaque pays concerné et avec le souci d'une efficacité nouvelle, au lieu de la rentabilité financière des actionnaires.

Il s'agirait, enfin, de permettre aux salariés et à leurs institutions représentatives de disposer de pouvoirs nouveaux d'intervention dans les choix stratégiques et d'investissement du groupe, comme dans ses prix de transferts et choix de valorisation de ses technologies.

Ce dernier point paraît d'autant plus nécessaire que l'on voit à quels désastres conduisent les choix de l'actionnaire de référence (29,4%) Bouygues.

Celui-ci ne serait pas entré au capital d'Alstom en 2006 si, deux ans plus tôt, l’État n' en avait redressé la rentabilité financière pour les actionnaires, après l'avoir nationalisé partiellement et provisoirement afin d'éviter la faillite. Et il savait combien le groupe bénéficie des commandes publiques si juteuses.

Bouygues n'a pas à regretter cette opération , elle aura contribué pour plus de 1,5 milliards d'euros à ses bénéfices en huit ans ! Et il espère récupérer au moins 2 milliards d'euros de la vente éventuelle de ses actions à General Electric.

Il laisse le groupe Alstom grevé d' un coût du capital exorbitant : 734 millions d'euros de charges d'intérêt payées aux créanciers et 1,44 milliards d'euros de dividendes versés aux actionnaires de 2007 à 2012 !

Dans cette affaire, on ne peut pas ne pas s'interroger sur la façon dont le groupe Bouygues et la famille dont il fait la fortune ont bénéficié, à chaque étape, de l'appui massif de l’État, sans transparence ni débat sur les critères même de cet appui, sans suivi démocratique d'engagements précis et sans du tout avoir à assumer une quelconque responsabilité sociale et territoriale pour l'emploi et l'avenir industriel du pays.

Le groupe cherchait à se désengager d'Alstom depuis plusieurs mois déjà, ce que ne pouvait ignorer votre ministre A. Montebourg, lequel, comme on le sait, s'est personnellement beaucoup impliqué pour faciliter le rachat de SFR qu'entendait réaliser Bouygues en quittant Alstom.

On sait que ce rachat raté pourrait se solder, dans l'immédiat, par un plan social massif dans sa filiale Bouygues Télécoms.

Tout ceci amène à s'interroger sur le sens à donner à l'expression « patriotisme économique ». Surtout, il nous paraît légitime que le Parlement se penche sur l'ensemble de ces opérations, afin d'en tirer les enseignements du point de vue des enjeux de politique industrielle, de la mise en cause nécessaire des logiques financières apatrides des actionnaires privés et du rôle joué par l' État et toutes les institutions publiques.

Ceci nous paraît d'autant plus nécessaire que l'on sait que nombre d'entreprises du CAC 40 sont opéables par des groupes étrangers avec tous les risques que cela comporte pour l'emploi et la croissance réelle française, laquelle aura été à nouveau nulle au 1er trimestre 2014, à contrario du « retournement économique » annoncé par le Président de la République.

Il serait de la plus haute importance que le gouvernement français agisse dans ce sens pour garantir la place et le rôle d'Alstom dans l'industrie française et empêcher son démantèlement.

Veuillez recevoir, monsieur le ministre, l'assurance de mes sentiments distingués.

Pierre Laurent

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 15:19

 

Débats et controverses

Front de gauche : l'adhésion directe est-elle souhaitable, nécessaire ou inopportune ? Par Jean Rabaté

Crise de la politique, Front de gauche et élections européennes : et maintenant ?

Jean Rabaté

Lundi, 12 Mai, 2014

Par son intervention dans l’Humanité du 6 mai, Brigitte Donnet invite à « se mettre au service de la transformation ». Transformer quoi, pour en faire quoi ? L’absence de réponse précise dans le développement qui suit ce titre autorise toutes les interrogations, suppositions, voire suspicions (qui ne manquent pas, si j’en juge par « Facebook » ou autres sites d’internet). S’agirait-il de transformer le Front de Gauche en parti? La proposition clairement exprimée (permettre les adhésions directes au Front de Gauche) conduit à le penser. Qu’on le veuille ou non l’adhésion directe conduira en effet inévitablement à la création d’une nouvelle structure; ne serait-ce que pour comptabiliser les adhérents, désigner ou élire leurs représentants aux comités de coordination locaux, régionaux ou national, gérer les problèmes financiers, etc.. Est-ce souhaitable, et d’abord est-ce nécessaire (1) ?
Selon Brigitte « seule une adhésion (directe) » permettrait à « toutes les énergies qui voudraient se mobiliser avec le Front de gauche » de se voir reconnaitre « un pouvoir de décision et de choix à part entière ». Dans l’état actuel des choses rien ni personne n’empêche quiconque le souhaite de participer aux réflexions, prises de décisions et actions du Front de Gauche là où il existe, au cours d’ «ateliers, assemblées ou autres » (un peu vite expédiés par Brigitte…). Les exemples ne manquent pas pour le confirmer. En bien des villes ou quartiers des citoyen(ne)s «non encarté(e)s » (vilaine expression !) n’ont-ils pas participé activement à l’élaboration des programmes municipaux et à la campagne électorale ? Au plan régional et national peut-il en être de même ? Bien sûr ! Deux exemples me viennent immédiatement à l’esprit. En Corse, Maria Guidicelli n’appartient à aucune formation politique. C’est pourtant elle qui a été choisie par le Front de Gauche pour le représenter au sein de l’exécutif régional. Même ses adversaires politiques reconnaissent la qualité de son travail appelant souvent « décision et choix ». Marie-Christine Vergiat n’adhère pas davantage à l’un des partis du Front de Gauche. Elle le représente pourtant avec bonheur à l’Assemblée européenne. Elle pourra continuer à assurer ses responsabilités de député grâce, ne l’oublions pas, au parti communiste qui contrairement à d’autres a souhaité et permis sa prochaine réélection. « Deux hirondelles ne font pas le printemps » me dira-t-on peut-être. Je ne doute pas qu’il en est bien d’autres à qui ont été aussi reconnus « un rôle et une place ». En nombre encore insuffisant ? Certainement, mais pour des raisons qui ne tiennent ni d’abord, ni surtout à la seule possibilité ou non d’adhésions directes.

A défaut d’être nécessaires, celles-ci sont-elles souhaitables ? Pour les raisons déjà évoquées, elles conduiraient tôt ou tard selon moi à la formation d’un nouveau parti. Or, la création du Front de Gauche est née de la nécessité absolu de rassembler le plus largement possible hommes et femmes se réclamant de la gauche, dans le but de créer le rapport des forces nécessaire pour en finir avec la politique , et en engager une autre garante de justice sociale, démocratie , liberté et paix. Ce rassemblement s’est réalisé sur la base d’orientations choisies en commun par ses différentes composantes, et concrétisées sous le générique « l’Humain d’abord ». Aucune formation politique fondatrice n’y trouve l’intégralité de son propre programme. Participer au Front de Gauche n’est donc pas se rallier à toutes les idées de telle ou telle d’entre elles. Cette liberté de penser et d’agir, jointe à la liberté laissée à chacun d’adhérer ou nom à une formation politique - partie prenante ou non du Front de Gauche , le choix est déjà large !- fait la force du rassemblement nécessaire. Sa transformation en parti entrant, de fait, en «concurrence » avec ceux existant, n’aiderait nullement - au contraire- à surmonter les divergences pouvant exister ou surgir. Elle signerait très probablement la fin du Front de Gauche en tant que facteur du large rassemblement plus que jamais nécessaire.
« Nous avions commencé à créer du neuf, continuons. » écrit, pour conclure, Brigitte à l’appui de sa (seule) proposition concrète. Entièrement d’accord, dressons ensemble un bilan des premières années d’existence du Front de Gauche. Actualisons et précisons sur cette base ses objectifs, sa stratégie, ses propositions, son fonctionnement, sa médiatisation et ses actions. Dans le même élan, pour ce qui concerne les communistes, renforçons notre parti sans lequel le Front de Gauche ne serait ni ce qu’il est, ni ce qu’il ambitionne de devenir. Ainsi pourrons nous espérer en faire le rendez-vous de toutes les femmes et tous les hommes qui se reconnaissent dans notre projet commun « l’Humain d’abord ».

(1) Proposer la possibilité d’adhésions directes à un rassemblement se voulant de masse n’a rien de sacrilège. Ni de nouveau. Le débat a eu lieu en… I932, au sein du mouvement Amsterdam-Pleyel contre la guerre et le fascisme. L’un de ses fondateurs Henri Barbusse précisait à ce propos : « Nous ne sommes ni une association, ni une ligue, ni une organisation ressemblant en quoi que ce soit à un parti (…) mais bien un mouvement (…) Aucune carte d’adhérent ne sera établie. Nous constituons un mouvement et non une ligue… » . Certes les conditions sont différentes, et le passé « ne peut pas être notre lanterne, ni comme modèle de société ni comme modèle de parti ou d’alliances politiques ». Reste qu’il peut participer à rechercher la bonne voie. Peut-être ne serait-il pas inutile de se pencher sur l’histoire d’Amsterdam-Pleyel, du Front Populaire, de la création, du vécu, du rôle de leurs comités de base. Pour s’en inspirer ou éviter des erreurs, sans craindre d’être soupçonné de céder à l’analogie et à la nostalgie.

 

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 10:42

Ukraine: les sénateurs communistes réclament un débat au Parlement

Mercredi, 7 Mai, 2014

Les sénateurs communistes ont réclamé mercredi au gouvernement d'organiser "rapidement" un débat sur la situation en Ukraine.

"Je vous demande, au nom du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC), de bien vouloir faire rapidement inscrire un tel débat à l'ordre du jour prioritaire du Sénat", a écrit la présidente du groupe CRC, Eliane Assassi, dans un courrier à Manuel Valls.

Selon la sénatrice de Seine-Saint-Denis, "au-delà des informations communiquées aux commissions compétentes par le ministre des Affaires étrangères, il serait nécessaire, pour un bon fonctionnement de notre démocratie, que l'ensemble de la représentation parlementaire puisse débattre publiquement de la situation dans ce pays et de l'action de notre diplomatie dans la recherche de solutions pour y ramener la paix civile et la stabilité". "La perspective d'une résolution" de la crise ukrainienne "s'éloigne de jour en jour", estime-t-elle, ajoutant que la France "peut tenir une place importante pour dénouer cette crise en favorisant la reprise d'un dialogue et de négociations entre toutes les parties prenantes".

Mardi, après avoir rencontré l'ambassadeur d'Ukraine en France, Oleksandr Kupchyshyn, les sénateurs du groupe d'amitié France-Ukraine avaient souligné qu'"il faut que la France et la communauté internationale mettent en avant le fait que l'élection présidentielle du 25 mai en Ukraine doit se tenir".

  • Tel quel : la lettre d'Éliane Assassi à Manuel Valls

Monsieur le Premier Ministre,

La situation en Ukraine devient chaotique. La perspective d’une résolution de cette crise s’éloigne de jour en jour.

La meurtrière intervention militaire du pouvoir intérimaire central, engagée depuis une semaine contre des éléments séparatistes, a provoqué au sein de la population ukrainienne une profonde fracture. Il faut absolument éviter de la rendre irrémédiable. Cette crise en Europe est en elle-même d’une extrême complexité.

En outre, ses dimensions géostratégiques impliquent directement les grandes puissances que sont les Etats Unis, l’Union européenne, la Russie.

Au sein de cet ensemble, notre pays peut tenir une place importante pour dénouer cette crise en favorisant la reprise d’un dialogue et de négociations entre toutes les parties prenantes.

Au-delà des informations communiquées aux commissions compétentes par le ministre des affaires étrangères, il serait nécessaire, pour un bon fonctionnement de notre démocratie, que l’ensemble de la représentation parlementaire puisse débattre publiquement de la situation dans ce pays et de l’action de notre diplomatie dans la recherche de solutions pour y ramener la paix civile et la stabilité.

En conséquence, je vous demande, au nom du groupe communiste, républicain et citoyen, de bien vouloir faire rapidement inscrire un tel débat à l’ordre du jour prioritaire du Sénat.

Je vous prie, Monsieur le Premier Ministre, de bien vouloir agréer l’expression de ma considération distinguée.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 11:48
http://youtu.be/_F7TO910mXo
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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 14:36

Bruno Fornaciari je pense que le courage politique ne réside pas pas dans la demi-mesure. Se réfugier dans l'abstention, alors qu'il eût été possible de faire échouer le plan Valls/Hollande est tout au plus une lâcheté et tout au moins une complicité. Ce qui revient au même. Lorsqu'on s'engage en politique ou ailleurs il faut faire des choix qui engagent; c'est fait. Il nous faut en tirer les enseignements et ne pas nous bercer d'illusions. Et les dirigeants communistes, ne pas participer, fût-ce en leur nom personnel, à "orienter" les réactions qui polluent la réflexion contradictoire nécessaire des communistes sur l'expérience récente, dans le cadre des organismes du parti. Il paraît que les communistes seront associés à la réflexion d'ensemble ? Tant mieux ! Et pour cela il faudrait aussi que chaque membre du PCF puisse le faire, normalement.

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BRUNO FORNACIARI

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