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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 13:17
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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 16:50

Projet

La Revue du Projet

La Revue du Projet est une revue mensuelle politique de réflexion et de propositions pour la construction d'un projet de transformation sociale. Ouverte, innovante et critique, elle est proposée par le PCF. Elle valorise une discussion "républicaine" exigeante capable de relever la complexité des débats contemporains et implique à ce titre le monde de l'art et la recherche, les intellectuel(le)s comme le mouvement social ou associatif.

Article d'édition
Édition : La Revue du Projet

Le communisme de nouvelle génération, un chantier exaltant et essentiel (par Pierre Dharréville*)


Président de la commission qui avait en charge la rédaction du texte du XXXVIe congrès du PCF, Pierre Dharréville est membre du CEN. Alternative à l'austérité, Front de gauche, municipales, communisme, il revient pour La Revue du projet sur le cap fixé par les délégués réunis quatre jours aux Docks de Paris, à mi-chemin entre Aubervilliers et Saint-Denis (93).

Le grand entretien réalisé par Léo Purguette

 

À l’occasion de leur XXXVIe congrès, les communistes ont affirmé leur volonté de rallumer les étoiles. Dans la nuit noire de la crise, quels sont pour vous les moyens d’y parvenir ?


Il faut rappeler que le vers d’Apollinaire qui tire notre texte de congrès est sorti du chaos des tranchées. Il dit à la fois notre ambition, haut placée et l’urgence qu’elle soit mise en actes. C’est un message d’espoir lancé à la face du monde et de tous ceux qui nous répètent sur tous les tons que « ça va être dur » et qu’il n’y a pas d’autre politique possible. Nous prenons le contre-pied. La gauche n’a pas été portée au pouvoir, même par celles et ceux qui ont voté quatre fois pour François Hollande au printemps, pour mener une politique docile à l’égard des marchés financiers et sourde aux aspirations du monde du travail et des milieux populaires. Alors rallumer les étoiles, c’est d’abord lever les doutes qui existent sur la possibilité d’une autre politique, c’est lever les doutes sur la capacité des citoyennes et des citoyens à imposer d’autres choix, c’est agir dès aujourd’hui pour changer le rapport de forces et faire mouche avec des propositions qui pourront se rendre incontournables. La campagne « l’alternative à l’austérité, c’est possible » que nous initions avec le Front de gauche est un premier acte. Nous voulons plus largement ouvrir la voie aux aspirations populaires et obliger la gauche au pouvoir à gouverner avec le peuple. La crise est le résultat de l’emprise de plus en plus forte des marchés financiers et de leur force prédatrice. Nous devons lui opposer la démocratie, cela suppose une reconquête, une révolution citoyenne.

Austérité, « sécurisation de l’emploi », compétitivité, le texte adopté n’est pas tendre avec le gouvernement et pourtant le PCF récuse la thèse des deux gauches. N’y a-t-il pas une contradiction ?


Le problème n’est pas de savoir combien il y a de gauches. Il est de savoir si nous pouvons nous entendre sur une politique clairement à gauche, qui se fixe le cap de transformer la société en affrontant les marchés financiers et les logiques capitalistes. Or la politique actuelle du gouvernement ne prend pas cette direction, loin s’en faut. Et lorsqu’un ministre nie l’existence de la lutte des classes pour éviter d’avoir à y prendre position, cela ne peut pas nous rassurer. Mais entendons-nous bien, nous ne cherchons pas une posture en calculant son hypothétique rapport électoral. Nous voulons être utiles. Nous ne demandons qu’à nous féliciter de l’action du gouvernement, c’est pourquoi nous voulons être une force agissante pour gagner le changement. Nous voulons rassembler la gauche sur une politique de transformation sociale qui réponde aux attentes. Nous ne lâcherons rien dans le débat et dans l’action. L’accord national interprofessionnel, par exemple, doit être refusé par la gauche : il détruit les fondements du droit du travail et ouvre grand les portes à une précarisation massive déjà engagée. Nous rencontrons de plus en plus d’hommes et de femmes qui n’ont pas choisi la gauche pour cela et qui rejettent l’austérité qui leur est imposée. La contradiction n’est donc pas chez nous, qui allons porter des propositions offensives face à la crise de civilisation qui se déploie dans nos sociétés ; elle est chez ceux qui refusent de la combattre efficacement. Le Parti communiste va donc continuer à dire ce qu’il pense, à faire des propositions, à agir pour obtenir les victoires populaires que notre peuple est en droit d’attendre de la gauche après dix ans d’une politique de droite dévastatrice. Il faut de vraies ruptures, cela suppose le courage de déplaire aux marchés financiers pour répondre aux besoins humains. Nous voulons rassembler largement pour faire cela.

 

Les municipales sont dans toutes les têtes. Qu’ont décidé les délégués sur cette question d’importance au regard de l’implantation du PCF ?


Là aussi, nous voulons rassembler. Pour mettre en œuvre au plan local les politiques solidaires et démocratiques dont la gauche doit être porteuse. « Rassembler le plus largement possible sur des projets ambitieux qui placent chaque institution en position de répondre aux besoins », dit l’Humanifeste. Dans de nombreux endroits, nos élus cherchent à être utiles, avec nos valeurs, nos combats dans des équipes qui travaillent ensemble. Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’il y a des désaccords à gauche sur la politique nationale et européenne, et pourtant, nous essayons d’agir ensemble au plan local du mieux que nous le pouvons. Donc nous appelons au rassemblement sur des projets, et nous appelons d’ores et déjà à en dessiner les grandes lignes avec les citoyennes et citoyens de nos territoires. Avec les habitantes et les habitants, nous voulons faire des municipales un moment de nouvelles conquêtes politiques, où se réaffirmera le souhait d’une action publique et d’une démocratie locales fortes. C’est pourquoi nous allons également mener le débat sur les réformes institutionnelles qui nous sont annoncées, comme sur les restrictions budgétaires sans précédent que l’on veut imposer aux collectivités locales. Nous imaginons déjà pour le mois de juin des assises de la démocratie locale, dont nous voulons faire un événement majeur. Viendra le temps de décisions stratégiques locales, mais pour l’heure, il faut travailler à créer les meilleures conditions politiques pour que ces élections municipales soient utiles à notre peuple, dans toutes les communes de France.

 

Les communistes proposent d’engager la « saison 2 » du Front de gauche en initiant notamment une « coopérative citoyenne ». Comment la voyez-vous ?


Ce n’est pas une proposition à prendre ou à laisser. Notre texte en donne le profil : « un lieu où les apports et les expériences d’actrices et d’acteurs du mouvement social, associatif, intellectuel et culturel pourraient se croiser, chercher ensemble à produire du sens, et alimenter la recherche d’une nouvelle perspective politique ». Cela en dit beaucoup sur notre conception du Front gauche. C’est une forme politique nouvelle fondée sur l’ouverture, le mouvement, la rencontre. Nous ne voulons pas ossifier, monter une pyramide, remplacer les organisations politiques, c’est pourquoi nous proposons d’ouvrir un espace coopératif où puisse se produire le bouillonnement citoyen, social et intellectuel qui pourra vivifier encore notre démarche commune. C’est ce qui commence à se produire au plan local dans les assemblées citoyennes qui sont le cœur battant du Front de gauche. Nous voulons permettre à des hommes et des femmes de se saisir de politique pour changer leurs vies et changer le monde. Il faut donc inventer les formes politiques de cette révolution citoyenne. Partout se cherchent et s’inventent des alternatives, des mobilisations… Elles doivent pouvoir se retrouver au sein du Front de gauche. Écrire la saison 2, c’est prendre acte de tout le chemin déjà parcouru, et mesurer celui que nous pourrons parcourir encore dans les temps à venir. Nos objectifs, de rassembler la gauche sur une politique de transformation sociale sont encore devant nous, même si nous avons progressé dans cette direction. Il faut donc se donner les moyens de bousculer la donne, de faire grandir les rapports de forces dans la société. Il faut que les aspirations à vivre pleinement se frayent un chemin et que les propositions qui le permettent grandissent. La campagne pour une alternative à l’austérité, est déjà un épisode de la saison 2. Il ne faut pas voir cette nouvelle étape sous la forme d’une question de structuration, même si nous pouvons faire des propositions utiles de ce point de vue. La nouvelle étape, c’est faire grandir encore les fronts du changement, c’est aller vers un nouveau Front populaire. Et notre proposition d’une grande campagne « Et vous, quels changements de société voulez-vous ? », avec en perspective des assises du changement largement ouvertes, va dans cette direction.

 

Vous affichez l’ambition de « faire grandir les fronts du changement ». Sur quels sujets prioritaires ?


Je crois que nous les avons bien identifiés, mais d’autres surgiront dans l’actualité. Il y a l’austérité avec tout ce qui s’y rapporte : la réduction de l’intervention publique, l’état lamentable de la santé et de la protection sociale ou l’accord national interprofessionnel... Sur ce dernier point, c’est pour nous une bataille prioritaire. Dans le même ordre de priorité, il y a le droit de vote des étrangers sur lequel nous nous mettons en campagne avec d’autres, très largement. L’égalité des droits est un chantier prioritaire et Pierre Laurent a cité l’égalité entre hommes et femmes parmi les batailles sur lesquelles doivent venir des victoires concrètes rapidement. On pourrait y ajouter les questions institutionnelles. Il n’est plus possible de modifier les règles démocratiques à la petite semaine, sans les gens, pour des intérêts boutiquiers, sans se remettre en face des questions de notre temps et affronter le pouvoir de la finance. Il faut y ajouter l’enjeu éducatif avec des réformes annoncées qui se refusent à assumer une réelle ambition éducative et biaisent avec les questions posées. Tout cela pose en grand la question d’un nouvel âge des services publics et de l’appropriation sociale. Il y a également le défi écologique et en particulier celui de la transition énergétique qui a occupé une part importante de nos travaux. Il y a besoin d’un grand débat, mais aussi de volonté politique et de maîtrise publique sur ces questions.

Le sujet de la propriété des moyens de production est revenu avec force dans les débats avec l’actualité de l’industrie. Où en sont les communistes sur cette question ?

Nous pensons qu’un nouveau mouvement d’appropriation sociale et citoyenne est à l’ordre du jour. Nous sentons bien que ce mouvement se cherche et qu’il expérimente des formes nouvelles. Poser la question de la propriété, c’est poser la question du pouvoir. Nous avons déjà des propositions en ce sens, à propos des conseils d’administration des grandes entreprises par exemple, mais aussi concernant les unités de production que des grandes multinationales ferment ou mettent en vente, avec l’idée d’un droit de préemption. Nous parlons de services publics d’un type nouveau, profondément démocratisés, et évoquons également la question des nationalisations dont on ne saurait se servir comme d’un chiffon rouge. Il y a besoin de nationalisations, nous le voyons bien, dans le secteur des banques, des transports, de l’énergie… Mais nous devons pousser notre travail, c’est un sujet essentiel dans la définition de ce communisme de nouvelle génération dont nous avons parlé lors du congrès.

 

Les congressistes ont en effet fait le choix de travailler à un « communisme de nouvelle génération », quels en sont les contours ?


Le communisme de nouvelle génération, il ressemble à ce que nous avons entrepris ces dernières années, avec notre démarche offensive de rassemblement, avec ce parti investi de nombreux nouveaux adhérents, avec notre choix de l’humain d’abord, avec cette nouvelle époque, marquée par la crise, mais qui remet à l’ordre du jour des changements majuscules, avec la révolution citoyenne… Nous sommes bien des communistes d’aujourd’hui, et notre idéal, notre projet, nos valeurs, nous semblent trouver aujourd’hui une jeunesse nouvelle, une expression nouvelle. Il faut poursuivre et amplifier ce mouvement. C’est pour cela que nous avons décidé d’engager un grand chantier de travail sur notre projet communiste. L’Humanifeste en définit les grandes lignes. Nous voulons approfondir encore, et le rendre mieux audible, plus percutant dans notre manière de le concevoir et de le porter. Il y a des choses à creuser et nous voulons mieux indiquer de quelle manière il peut être mis en œuvre, construire les propositions à usage immédiat qui pourront faire sens. C’est un chantier exaltant et essentiel sur lequel nous voulons mobiliser toutes les intelligences disponibles.

 

Après le congrès tenu du 7 au 10 février, le nouveau conseil national du PCF
s'est réuni jeudi 14 février et a élu son comité exécutif :

Éliane Assassi, Caroline Bardot*, Lydie Benoist,
Patrice Bessac, Marc Brynhole, Laurence Cohen,
Jacques Chabalier, Éric Corbeaux,
Olivier Dartigolles, Isabelle De Almeida,
Pierre Dharréville, Yves Dimicoli, Elsa Faucillon,
Jean-Louis Frostin, Gilles Garnier, Frédérick Genevée,
Jean-Luc Gibelin, Bob Injey, Fabienne Haloui,
Danielle Lebail, Patrick Le Hyaric, Émilie Lecrocq,
Isabelle Lorand, Annie Mazet,
Christine Mendelshon, Jean-Charles Nègre,
Francis Parny, Denis Rondepierre,
Marine Roussillon, Lydia Samarbakhsh,
Véronique Sandoval, Pascal Savoldelli,
Nathalie Simonnet, Marie-Pierre Vieu.

* En italique, les nouveaux membres de l’Exécutif.

Dans cet exécutif, la coordination se compose de :
Éliane Assassi, Patrice Bessac, Lydie Benoist,
Jacques Chabalier, Olivier Dartigolles,
Isabelle De Almeida, Bob Injey, Jean-Charles Nègre,
Lydia Samarbakhsh, Marie-Pierre Vieu.

Il a aussi élu :
Jean-Louis Le Moing, trésorier
Isabelle De Almeida, présidente du CN.

La Revue du projet, n° 25

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 04:12

 

POLITIQUE -  le 12 Juillet 2013

 

Pierre Laurent : "Je lance un appel à un nouveau Front populaire de gauche"

 

 

Face à la crise politique qui s’amplifie, le secrétaire national du PCF, dans un entretien avec L'Humanité Dimanche, lance un appel au rassemblement de tous ceux qui veulent construire une alternative de progrès « nécessaire » pour éviter une « explosion » qui profiterait à la droite et à l’extrême droite.

Delphine Batho, après avoir été limogée de son poste de ministre de l’Écologie, a dénoncé « le tournant de la rigueur qui ne dit pas son nom et qui prépare la marche au pouvoir de l’extrême droite ». On peut imaginer que vous êtes d’accord avec elle... 
Pierre Laurent. Absolument. Les propos de Delphine Batho au lendemain de son limogeage ont visé juste en dénonçant le coeur de la crise politique actuelle : ce sont les politiques d’austérité qui affaiblissent notre pays, développent le chômage et creusent le fossé entre le gouvernement et ceux qui ont porté la gauche au pouvoir. Si cela continue, c’est effectivement la voie ouverte au retour de la droite et à une percée de l’extrême droite, comme le montrent les récentes élections partielles. Mais Delphine Batho a dit une seconde chose très importante : il ne faut pas renoncer à l’espoir du changement exprimé par le vote du 6 mai. Elle appelle à refuser le renoncement. Je m’en félicite. C’est exactement le message que j’ai lancé le 16 juin dernier, lors des assises pour un changement de cap organisées avec le Front de gauche, EELV et des dirigeants socialistes de Maintenant la gauche.Réunir toutes les forces qui refusent l’austérité, pour relancer l’ambition d’une politique de gauche qui réponde aux besoins du pays, c’est la question centrale !

Avez-vous le sentiment que la majorité socialiste et écologiste est en train de craquer ? 
Pierre Laurent. Ça craque de partout pour une raison simple. Le gouvernement veut imposer une politique d’austérité qui n’a pas de majorité dans le pays. L’an dernier, les forces du changement ont voté pour une rupture avec la politique de la droite et de Nicolas Sarkozy, et appelaient à une relance sociale, industrielle et écologique massive. Dès lors que le gouvernement mène une politique contraire à ces aspirations, il n’y a pas de majorité, comme l’ont montré, là encore, les récentes élections. La seule manière de s’en sortir est de changer de cap. Les craquements vont s’ampli-fier : les débats au PS et à EELV viennent de cette rupture avec le pays qui souhaite toujours le changement. Si le gouvernement persiste dans cette voie, il aggravera la crise politique. Moi, je veux travailler à une issue positive par la remobilisation politique de tous ceux qui veulent que ça change. Je lance un appel à un nouveau Front populaire de gauche, un grand front d’action politique et social pour faire respecter la volonté populaire de changement.

Delphine Batho impute son départ au lobbying de forces économiques, n’est-ce pas une bataille que le gouvernement a refusé de mener ? 
Pierre Laurent. On l’a vu dès le premier jour. Les forces de l’argent, les grands actionnaires et les fortunes sont mobilisés pour empêcher le changement. Quand on entend le nouveau président du MEDEF, Pierre Gattaz, dire que ses deux ennemis sont le Code du travail et les cotisations sociales payées par les entreprises, et demander 100 milliards de nouveaux allégements, on sait à quoi s’attendre. La politique de gauche qu’il convient de mener ne peut que s’appuyer au contraire sur les forces populaires dans le pays. Quand il prend des mesures qui désarment les citoyens face à la finance, le gouvernement s’affaiblit lui-même et se met sous la pression des pouvoirs de l’argent. Il n’y a aucune fatalité à cela. Le pays peut soutenir un pouvoir de gauche qui se bat face aux forces de l’argent.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 10:57
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 08:22

Région > Amiens et Métropole

Cédric Maisse mis « en congé »

PUBLIÉ LE 18/05/2013

Par CHRISTOPHE VERKEST


| POLITIQUE |
« Puisque Cédric Maisse conçoit la politique locale comme de la télé réalité, on a décidé de le zapper ». C'est ainsi que, parlant au nom du comité de section d'Amiens du parti communiste français (PCF), Laurent Beuvain commente la décision prise jeudi soir par cette instance de « mettre Cédric Maisse en congé du comité de section ». Il s'agit là d'un nouvel épisode des rapports difficiles qu'entretient Cédric Maisse, conseiller municipal, avec unebonne partie des membres de ce comité. « La liste de ses "méfaits" depuis cinq ans est longue, poursuit Laurent Beuvain, il dénature l'action des communistes, il a choqué et fait mal à beaucoup de militants ». Et surtout les comptes rendus des réunions de comité, qu'écrit sur son blog Cédric Maisse, irritent ses responsables qui réclament la confidentialité.

L'intéressé a évidemment une tout autre lecture. Outre qu'il milite justement pour la transparence des débats, il dénonce « une atmosphère de lynchage et d'inquisition » et estime que c'est surtout la publication de son journal « L'Aube nouvelle », où il ne cesse de critiquer la politique de Gilles Demailly, qui dérange. Il reconnaît qu'en termes de liberté d'expression son parti « a un lourd passif » et s'interroge sur la validité d'une décision qui s'appuie « sur un règlement intérieur qui n'a jamais été écrit, ni voté ».

Un seul groupe reconnu

Sur 14 membres présents, d'une section qui en compte 35, huit ont voté pour la « mise en congé de façon temporaire de Cédric Maisse du comité de section ». « Et, note encore Laurent Beauvain, le comité a décidé de ne reconnaître qu'un groupe au sein du conseil municipal, le groupe communiste et citoyen. Cédric Maisse n'est plus habilité à parler au nom du PCF ». Ce qui ne l'empêchera sûrement pas de continuer à s'exprimer.

CHRISTOPHE VERKEST

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 05:31

En Mai... Construisons ce qu’il nous plait !

La foule était immense, belle et rebelle. Le peuple de gauche a marché en masse dimanche dernier pour exiger du gouvernement un vrai changement de politique. Le changement attendu depuis le 6 mai 2012 pour mettre un terme aux 10 années de reculs sociaux, d’autoritarisme, de racisme, infligés trop longtemps par la droite dans notre pays.

 

Alors oui, les citoyennes et citoyens étaient en colère contre un gouvernement soumis à l’arrogance des marchés financiers et du patronat. Le compte des promesses n’y est pas, la « guerre à la finance » n’a pas été déclarée, plus de 5 millions de personnes se trouvent au chômage, les usines ferment et l’Etat privatise... Les ouvriers de PSA, les Fralib, les Petroplus, Pilpa, Kem One... étaient eux aussi venus battre le pavé parisien pour défendre leurs emplois et l’industrie en France.

 

C’était une marche contre un système en faillite mais pas seule- ment, c’était surtout une marche des solutions, une marche pour la reconstruction d’un nouveau contrat de changement à gauche.

 

Enfin, c’était une marche qui a lancé des appels.

 

Des appels aux parlementaires socialistes pour que le 16 mai, ils votent la loi d’amnistie des syndicalistes et la loi contre les licen- ciements boursiers.

 

Des appels à construire, ensemble, des assises pour une refon- dation sociale et démocratique du pays qui se tiendront le 16 juin prochain.

 

Des appels à résister nationalement contre la fermeture des usines.

 

Des appels à multiplier les initiatives, les Assemblées citoyennes avec les communistes et le Front de gauche pour construire un changement réel.

« Notre marche citoyenne ne doit pas rester sans lendemain, aujourd’hui nous reprenons le chemin, truelle à la main, pour contruire cette fois des fondations solides pour le redressement de la France »


Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 09:14

Gouvernement à la dérive...libérale

Le gouvernement vient de prendre la décision de ne pas voter la proposition de loi d'amnistie sociale présentée par le groupe des élus communistes / front de gauche. Cette décision est d'autant plus incompréhensible qu'elle tourne le dos au vote exprimé par une majorité de sénateurs le 27 février dernier, mais également aux positions formulées par la Madame la ministre de la Justice, Christiane Taubira.

Alors que des milliers d'hommes et de femmes, salarié-e-s et syndicalistes, en pointe dans le combat pour le maintien de l'emploi et la défense de l'appareil productif, ont pris tous les risques pour défendre l'intérêt commun contre Sarkozy, le gouvernement leur refuse tout soutien.

Un véritable coup de poignard dans le dos

C'est une véritable honte pour un gouvernement qui se prétend de gauche. Une attitude qui fait malheureusement suite à d'autres coups de poignard dans le dos intervenus depuis maintenant un an :

  • le vote, en force à la suite d'une parodie de débat avec les sénateurs Front de gauche, de l'Accord National Interprofessionnel (ANI), coup très dur porté au monde des salariés ;

  • le plan de 20 milliards de cadeaux fiscaux et d'aides pour les patrons sans aucune contrepartie ;

  • la hausse de la TVA, impôt le plus injuste, prévue pour 2014 ;

  • l'adoption du traité européen de stabilité gravant les politiques austéritaires dans le marbre ;

La poursuite d'une politique libérale

Disons-le tout net : toutes ces mesures réactionnaires auraient pût être adoptées telles quelles par Nicolas Sarkozy !

Ne l'oublions pas : elles ne figuraient aucunement dans la liste des engagements du candidat Hollande. Les françaises et les français n'ont pas voté pour cela l'an dernier. Ils ont voté massivement pour le changement !

Or, si tous les voyants sont au rouge (chômage, pouvoir d'achat,...) et si le changement tant attendu n'a pas lieu, c'est qu'au fond, ce sont ces mêmes recettes économiques, et auxquelles plus personne ne croit, qui sont mise en œuvre.

La parole au peuple, dès le 1er Mai !

Il est clair que désormais, face à l'autisme gouvernemental, c'est au peuple d'exprimer fortement sa colère, mais surtout son désir d'alternative.

Le parti communiste français appelle à un grand mouvement pétitionnaire de soutien à la propositions de loi des parlementaires du front de gauche d'amnistie sociale des combattants de l'emploi et de la justice sociale, ainsi que celle d'interdiction des licenciements boursiers. Cette mobilisation doit venir renforcer les cortèges, qui le 1er mai, défileront dans tout le pays pour défendre les droits des travailleurs.

Le 5 mai, marchons pour une 6e République libérée de la finance !

Le 5 mai, de la Bastille à la Nation, la marche citoyenne à l'appel du Front de gauche doit être un moment fort de la mobilisation pour l'amnistie sociale. Cette dernière doit enfin se prolonger jusqu'au 16 mai, jour du vote des propositions de loi du Front de gauche, où nous appelons au rassemblement.

Seule la mobilisation citoyenne et populaire peut contraindre le gouvernement à faire machine arrière et à respecter le vote du Sénat !

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 10:19

 

Refus de l'amnistie sociale : « Après le mariage, le divorce »

Le ministre des relations avec le Parlement vient de déclarer que le gouvernement s'opposera, lors de son prochain examen à l'Assemblée nationale, au vote de l'amnistie des syndicalistes.

Alors que ce texte a rassemblé une majorité de gauche au Sénat, que la Ministre de la justice s'était engagée publiquement à sa mise en œuvre, Alain Vidalies annonce un invraisemblable renoncement. Cette trahison est insupportable.
A l'heure où les chiffres du chômage atteignent des taux historiquement élevés, elle laisse entendre que le « choc de moralisation » passerai par la condamnation de salariés qui ont lutté courageusement contre la casse de l'emploi.

Cette amnistie sociale est inscrite dans les valeurs de gauche. Elle a été votée après chaque élection présidentielle. Pour la première fois, Nicolas Sarkozy s'y était refusé.

Hier, la gauche s'est retrouvée pour faire avancer l'égalité en votant le mariage pour tous. Dès le lendemain, Monsieur Vidalies propose le divorce.

 

Olivier Dartigolles, Porte-Parole du PCF

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 10:18

 

Amnistie sociale : Respecter le vote du Sénat !

La décision du gouvernement de ne pas voter la proposition de loi d'amnistie sociale est incompréhensible. Elle s'apparente à un désaveu cinglant du Sénat et de sa majorité de gauche. Elle est une volte face par rapport aux positions exprimées par Madame Taubira, Ministre de la Justice lors des débats sur le texte au Sénat. Surtout, cette proposition de loi constitue un acte de justice à l'égard de l'ensemble des salariés et des syndicalistes qui luttent pour le maintien de leur emploi à l'heure où le chômage atteint un record dramatiquement historique. Le rejet de ce texte, quelques jours seulement après l'adoption de l'ANI qui instaure une amnistie patronale en limitant les délais de recours contre les licenciements abusifs est un nouveau coup dur contre le monde du travail. Comble du calendrier, la discussion dans l’hémicycle de l'Assemblée des propositions de loi du Front de gauche sur l'amnistie sociale et sur les licenciements boursiers interviendra le 16 mai, quelques jours après le vote définitif de l'ANI.

Dès aujourd’hui, j'appelle à ne pas laisser faire ce mauvais coup. La parole doit revenir aux députés de gauche qui peuvent, comme leurs collègues du Sénat, voter cette loi le 16 mai. J'appelle à la levée d'un mouvement pétitionnaire de soutien à la proposition de loi des parlementaires du Front de gauche. Cette mobilisation doit venir renforcer les cortèges, qui le 1er mai, défileront dans tout le pays pour défendre les droits des travailleurs. Le 5 mai, la marche citoyenne à l'appel du Front de gauche doit être un moment fort de la mobilisation pour l'amnistie sociale. Cette dernière doit enfin se prolonger jusqu'au 16 mai, jour du vote des propositions de loi du Front de gauche, où j'appelle au rassemblement.

Indéniablement, seule la mobilisation citoyenne et populaire peut contraindre le gouvernement à faire machine arrière et à respecter le vote du Sénat .

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 06:24

Programme de stabilité : « des perspectives trompeuses qui visent à rassurer pour ne pas changer de cap »

 

Le gouvernement est engagé dans une course folle d'annonces d'hypothèses économiques qu'il dit « volontaristes », mais qui se révèlent irréalistes. Ces errements conduisent à des révisions en baisse drastique qui s'accompagnent à chaque fois d'un alourdissement de la facture pour les travailleurs et leurs familles. Le programme de stabilité concocté pour Bruxelles prévoit ainsi un effort budgétaire de 20 milliards d'euros en 2014 après celui de près de 40 milliards d’euros cette année. L’objectif pour Matignon est de limiter la progression des dépenses publiques entre 0,2 et 0,3 % en 2014. Cela correspondrait à un freinage exigeant une recherche d'économies de l'ordre de 15 milliards d'euros par rapport à l'évolution que devrait connaître la dépense publique du seul fait du vieillissement des populations, des progrès de la médecine et des difficultés économiques. Tout cela pour aller vers une dette publique de 94,3 % du PIB en 2014, contre 93 ,6 % en 2013. Voici le résultat de la politique d'austérité, choisie par François Hollande : malgré les sacrifices sociaux exigés, le poids relatif des dettes publiques augmente !

 

Bien que déjà contraint de rabaisser à 0,1 % son hypothèse initiale de croissance pour 2013, celle-ci, selon le FMI, demeure très surestimée, la France étant, selon lui, en récession. Et pour 2014, le pari du gouvernement (+1,2%) est fortement contesté par le FMI (0,9%), mais aussi par le Haut conseil des finances publiques présidé par le socialiste Migaud.

 

Malgré cet embellissement systématique des prévisions, le scénario gouvernemental suggère qu'avec un nouveau recul de 0,6 % des effectifs cette année, la promesse de Hollande sur le chômage ne sera pas tenu avec un tel cap. Ces perspectives trompeuses visent à rassurer pour ne pas changer de cap comme le recommandent Mme Merkel et la BCE. Ce n'est pas pour cela que les Français ont élu Hollande en mai dernier. Il faudrait, au contraire, avoir la force de rompre avec cette trajectoire qui va contribuer à maintenir la zone euro en récession. Il faut une relance vigoureuse des services publics, de l'emploi et des salaires en cherchant à construire une solidarité entre pays européens de mise en cause de l'austérité et du refus de la BCE de créer de la monnaie pour répondre aux besoins populaires.

 

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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