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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 18:21

Sébastien Crépel
Lundi, 14 Avril, 2014

La direction communiste a adopté vendredi la proposition d’accord du Front de gauche aux élections européennes. Un vote qui sera suivi d ‘une consultation des communistes, d’ici à la fin du mois.

Sans prendre le temps de souffler, les communistes passent d’une campagne électorale à l ‘autre, avec les élections européennes du 25 mai désormais en ligne de mire. Mais non sans prendre le temps de l’analyse du résultat des municipales et la mesure de la gravité de la situation politique dont il témoigne. C’est ce à quoi s’est attelée leur direction nationale, vendredi, en adoptant la proposition d’accord du Front de gauche de répartition des têtes de listes et de leurs suivants aux européennes, par 77 voix contre 18 et 9 abstentions. Un premier vote qui sera suivi d’une consultation des communistes, d’ici à la fin du mois, pour le valider et désigner les candidats qui porteront les couleurs du PCF sur les listes.

Sortis affaiblis, comme la gauche dans son ensemble, du scrutin municipal, mais non terrassé comme le Parti socialiste, les communistes n’ont « pas atteint (leur) objectif d’augmenter le nombre de mairies et d’élus communistes et Front de gauche », en dépit de gains non négligeables comme la direction des villes de Montreuil et Aubervilliers, renouant, « pour la première fois depuis 1995 », avec la conquête de « villes de plus de 75 000 habitants », a souligné le rapporteur, Pascal Savoldelli. Au final, avec 137 municipalités de plus de 3 500 habitants conservées, 12 gagnées et 47 perdues, le PCF « résiste alors que, dans le même temps, le PS connaît un Waterloo électoral ».

Une défaite socialiste dans laquelle les communistes ne trouvent aucun motif de se réjouir. Car non seulement « les grands vainqueurs de ces élections municipales sont l’UMP et l’UDI » flanqués d’un FN renforcé, confirmant « la porosité entre l’électorat de droite et l’électorat d’extrême droite », mais la réponse de François Hollande au message des urnes avive les inquiétudes des communistes, qui y voient la marque « d’une stratégie réfléchie et construite depuis plusieurs années pour redessiner la gauche française en général » en l’alignant sur les théories libérales. Avec, à la clé, une « uniformisation politique » qui met en danger l’idée même de « changement politique d’ampleur, d’alternative », laquelle se trouve aujourd’hui « profondément affaiblie, entachée », comme en témoigne le résultat des municipales.

C’est dans ce contexte de « recomposition réactionnaire » sur le plan des idées que la direction communiste était amenée à se prononcer sur la proposition d’accord entre les forces du Front de gauche aux élections européennes, conclu en début de semaine dernière. Dans le huis clos du Conseil national, tous les participants en sont convenus avec le rapporteur : cet accord n’est « pas le meilleur », constituant même « un recul » sur la proposition initialement présentée par le PCF à ses partenaires, « plus équilibrée et plus respectueuse de l’esprit du Front de gauche », selon Pascal Savoldelli.

Dans l’offre qu’elle avait validée à l’unanimité le 2 avril, la direction communiste proposait en effet de reconduire les quatre députés sortants de métropole en tête de liste de leurs circonscriptions (Jacky Hénin dans le Nord, Patrick Le Hyaric en Île-de-France, Jean-Luc Mélenchon dans le Sud-Ouest et l’élue sans parti Marie-Christine Vergiat dans le Sud-Est), et d’attribuer chacune des trois autres têtes de liste à une composante différente du rassemblement (Ensemble dans l’Ouest, le Parti de gauche dans l’Est, et le PCF dans le Centre). Mais l’accord n’a pu aboutir : « Nos partenaires le refusaient obstinément, mettant en danger la présence du Front de gauche dans ces élections et la réélection des sortants », a fait valoir Pascal Savoldelli. C’est donc dans l’esprit de ne pas se résigner « à la politique du pire » ? l’implosion du Front de gauche avec l’établissement de listes différentes, gâchant la possibilité d’un « bon résultat qui réveille l’espoir à gauche » ? que le PCF a « rouvert la possibilité d’un accord », en rediscutant de la proposition dans le Centre, dont la tête de liste devrait être finalement présentée par le PG. Quant à la candidature représentative de la composante citoyenne du Front de gauche incarnée par Marie-Christine Vergiat, elle n’a été soutenue que par le seul PCF, qui la désignera donc dans le Sud-Est au nom du Front de gauche, selon les termes de l’accord. Pour nombre de responsables communistes, cela illustre une divergence de conception du Front de gauche entre ses composantes et du rassemblement le plus large pour une autre politique à gauche qu’il doit permettre d’opérer.

En tout état de cause, le PCF a décidé d’approfondir sa réflexion sur ce sujet. Le Conseil national de la mi-juin qui suivra les européennes devrait proposer de convoquer une importante réunion nationale des communistes sur le sujet, préparée en amont en associant les adhérents à tous les niveaux de leur parti.
- See more at: http://www.humanite.fr/

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 17:34

Le PCF condamne l’agression du Secrétaire général du Parti communiste d'Ukraine

Deux députés du groupe ultranationaliste ukrainien « Svoboda » ont agressé mardi au parlement à Kiev le secrétaire général du PC ukrainien Petro Simonenko, alors qu’il faisait une déclaration à la tribune pour dénoncer les « actions des groupes nationalistes et fascistes qui au cours des derniers mois se sont emparés de bâtiments officiels, des arsenaux, de postes de police et des services de sécurité et ont distribué des armes aux groupes radicaux ».

Alors qu'il dénonçait les actions de ces groupes qu’il a accusés de « mettre en cause l’indépendance de l’Ukraine et de favoriser la division » de ce pays, deux députés de "Svoboda" (Liberté) l’ont violemment chassé de la tribune, l’empêchant de poursuivre son intervention. Une bagarre s’en est suivie. La session du parlement a dû être interrompue.

Face à tels agissements inqualifiables, le PCF exprime sa solidarité avec Petro Simonenko et le PC ukrainien. Il dénonce ces attaques venant de groupes ultranationalistes et des forces néo fascistes qui ont désormais pignon sur rue et mettent en danger tout fonctionnement démocratique des institutions.

Dans le même temps, le PCF souhaite faire part de sa très vive préoccupation face à la situation tendue qui prévaut dans le pays et notamment dans l’Est de l’Ukraine, alors que doit se tenir l'élection présidentielle le 25 mai prochain.

Les mesures austéritaires prises par ailleurs par le gouvernement sous la férule du FMI pour faire face à la crise ne peuvent que contribuer à rendre le climat politique, économique et social encore plus difficile pour la population.

Plus que jamais, une solution politique doit seule permettre à l’Ukraine de se sortir du chaos actuel. Par exemple en favorisant des évolutions constitutionnelles importantes qui devront respecter et renforcer les droits des habitants des différentes régions et notamment de ceux vivant dans l'Est du pays afin d'éviter ainsi toute mise en cause de l'intégrité territoriale du pays. En définitive, c'est aux Ukrainiens et à eux seuls d'en décider.

Plus globalement, il est urgent que l’Ukraine cesse d’être l’enjeu d’un chantage sur son avenir et sur les alliances régionales. L’Ukraine doit être un pont entre l’Europe et la Russie et non le lieu de tensions entre puissances rivales.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 14:40

 

Cher camarade Pierre Laurent,
Si j'ai décidé de répondre à ta lettre, c'est pour t'informer qu'il me sera impossible de prendre part à la mobilisation et à l'action auxquelles tu appelles les communistes.
La raison est toute simple, si je puis dire.
JE NE SUIS PLUS COMMUNISTE pas par choix, mais parce que la fédération des Deux-Sèvres à laquelle j'appartenais en a décidé ainsi. Elle a décidé de ne pas me remettre ma carte depuis 2012 et de me considérer comme n'étant plus membre du Parti. Elle est allée jusqu'à des interventions auprès de la presse locale pour m'interdire de m'exprimer comme communiste. Elle en a décidé ainsi, en raison de son aveuglement des causes de désaccords politiques avec elle sur plusieurs points importants. Elle a considéré je ne pouvais prétendre à rester un militant du PCF que j'ai été pourtant depuis 1966.
Il aura fallu plus de 44 ans d'appartenance au Parti, et que "j'intègre" la FD du 79 pour me faire exclure.
Je t'ai d'ailleurs interpellé à ce sujet a fête de l'Humanité 2012 lors de la réception des nouveaux adhérents sur le stand de la direction nationale. J'étais accompagné ce jour-là d'un adhérent de ma section et de son épouse. A suite de ton intervention j'ai eu une conversation avec Jacques Chabalier sur le sujet. J'ai sollicité la commission des conflits à deux reprises. Les réponses qui m'ont été apportées n'ont pas eu d'effets.
L'ambiguïté des attendus, ont laissé la FD libre de poursuivre la casse du Parti dans le Nord Deux-Sèvres. Aujourd'hui, le parti n'existe plus dans cette partie du département et 7 camarades n'ont pas  repris leur carte. 
Plusieurs d'entre eux se sont insurgés contre l'absence de démocratie et l'autoritarisme qui règnent dans la FD et contre l'injustice qui m'était réservée. Ils ont écrit à plusieurs reprises à la direction nationale par mail, à Chabalier, à Denis Rondepierre, à Marc Brynhole, à Lydie Benoit, et je crois à toi-même pour protester et m'apporter leur soutien.
Bref, nous avons utilisé ce que nous pensions être les droits de communistes.
Notre déception est immense. Pour les militants, et les hommes et femmes que nous sommes aussi.

Le chef de la FD Jean-Pierre Gelot, avec sa clique décide pour nous de notre appartenance ou non au PCF. Il décide à notre place de notre droit de militer et d'agir avec le parti. Comme si il y avait trop de communistes agissants.Comme si l'expression publique des communistes était trop forte. N'y vois-tu pas là aussi une violence inouïe ? N'y vois-tu pas une contradiction flagrante avec les raisons d'agir avec le PCF comme avec ses règles de fonctionnement. 
Nous avons donc été dans l'incapacité forcée de pas pouvoir nous  exprimer ni d'agir. Depuis Septembre 2011, plus aucun tracts n'est distribué, plus une seule affiche PCF sur les murs, plus aucune réunion ni initiative. Le parti est bien mort, et je crains qu'il le soit encore pour longtemps.
Il n'y aura pas eu de campagne du PCF, ni du FDG pour les municipales. Pas davantage de campagne ou d'expression communiste contre  l'ANI   qu'il n'y en aura sur le pacte de responsabilité comme tu nous y appelles. Je crains fort également que nous passions aussi à côté des élections européennes.

Les travailleurs et les populations de nos villages ne connaîtrons pas nos propositions de luttent contre l'austérité . Ils ne connaîtront pas non plus nos propositions pour une gestion démocratique de progrès dans nos communes.

Nous sommes prisonniers de l'inaction. Il n'y aura pas de candidats communistes dans les listes aux municipales dans le nord du département. Le désert communiste en quelque sorte. Seule Niort se tire d'affaire, et encore, le risque d'affaiblissement du nombre d'élus communistes est programmé, malgré des propositions audacieuses et "révolutionnaires".

Notre fédération avec des effectifs faméliques, ne compte plus dans notre département. Les effectifs se réduisent, les désaccords se multiplient, la démobilisation gagne les esprits autrefois militants. 
La déception des camarades et de leurs proches qu'ils ont informés de l'injustice qui leur est faite, est grande. L'espoir est mince que cela change. Mais nous voulons y croire.

Je considère, et avec moi plusieurs communistes que la responsabilité de direction nationale est engagée car elle était informée de cette situation. 

Je regrette de ne pouvoir te donner de meilleures nouvelles du PCF dans le 79, et de ne pas pouvoir répondre positivement à ton appel aux communistes auquel, pourtant je souscris.
Reçois, cher camarade, mes fraternelles salutations.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 18:45
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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 23:16

Pour un véritable droit à l’énergie

 

 

Instaurée par la loi n°2013-312 du 15 avril 2013 « transition vers un système énergétique sobre », la trêve hivernale instaure une interdiction des coupures et une interdiction de résiliation des contrats d’approvisionnement en électricité, en gaz et en chaleur et eau pour non paiement pour toutes les familles pendant toute la période du 1er novembre au 15 mars. A cette date, les expulsions locatives et les coupures, résiliations d’énergie vont reprendre. Ce sont des milliers de familles, qui, à nouveau, vont être sous le coup d’une menace de coupures d’un bien de première nécessité. C’est inadmissible !

 

Les élus parlementaires du groupe CRC, à l’occasion du vote de cette loi, avait déposé plusieurs amendements notamment pour que l’interdiction des coupures ne soit pas limitée à une trêve mais qu’elle le soit tout au long de l’année ou encore pour demander que soit fourni par le Gouvernement au Parlement un rapport sur la création d’un pôle public de l’énergie. Malheureusement sans succès.

 

Les dépenses incompressibles (loyer, énergie) prennent de plus en plus de place dans le budget du ménage, il est souvent impossible pour un foyer d’assumer cette charge sans obérer la possibilité pour

lui, de faire face à d’autres, tout aussi nécessaires.


Il est inacceptable qu’un ménage soit conduit à choisir entre se chauffer au risque d’impayés ou ne plus se chauffer et subir les conséquences du froid sur sa santé, son logement. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de mettre fin à de telles situations et de garantir les conditions d’une vie décente à l’ensemble des individus.

 

Estimées à 8 millions de personnes, les ménages en précarité sont croissants. C’est-à-dire que leurs dépenses énergétiques sont supérieures à 10 % de leurs revenus. La loi citée précédemment a élargi les bénéficiaires pour l’obtention des tarifs sociaux (Tarif de première nécessité et le Tarif social solidarité). Par contre, elle n’a pas abordée leur financement. Or, les aides octroyées aujourd’hui sont loin de correspondre aux besoins des ménages en précarité (environ 100€/ an). En effet, réduire leur financement à travers la seule Contribution du service public de l’électricité (CSPE) n’est pas satisfaisant. Celle-ci est essentiellement financée par l’ensemble des consommateurs via leur facture, y compris par ceux qui bénéficient des tarifs sociaux, alors que les gros consommateurs professionnels en sont exonérés. Il est nécessaire d’avoir une réflexion plus approfondie sur le financement des mesures sociales et plus largement sur l’ensemble des taxes qui composent les factures. Par exemple, seul 3 % du volume de la CSPE sert au soutien des plus démunis, soit 145 millions d’euros quand 59 % sert au soutien des énergies renouvelables (3 Milliards d’€) ! Quant à la TVA, elle est de 20 % sur un produit de première nécessité comme pour un produit de luxe. Il faut rapidement corriger cette ineptie et décider d’instaurer une TVA à 7 %.


Il faut défendre le principe d’un véritable droit à l’énergie. C'est-à-dire qu’il ne faut pas que ces dépenses dépassent un certain seuil dans le budget de la famille. Pour l’eau, nous l’évaluons d’ores et déjà à 3 %.


Le parti communiste rappelle ses propositions.


  • Interdiction des coupures pour cause de précarité énergétique tout au long de l’année.

  • Répondre par des mesures d’urgence aux familles notamment en milieu rural qui sont chauffées par d’autres énergies que celles de réseau (bois, fioul,…) par un chèque énergie.

  • Mise en place d’une commission pluraliste (élus, salariés, usagers, entreprises, organisations syndicales, associations, partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs du gaz et de l’électricité.

  • Garantir un vrai service public de l’énergie avec une égalité de traitement et un accès pour tous à une énergie la moins chère possible sur tout le territoire français.

 

Parti communiste français,

 

Paris, le 7 mars 2014.

 

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 17:51

Ukraine : Déclaration du PCF

 

Par la voix de son secrétaire national, Pierre Laurent, sénateur de Paris, le Parti communiste français s'est adressé aujourd'hui au président François Hollande pour qu'aucune décision de la France dans la crise ukrainienne ne soit prise sans consultation en amont des chefs de partis et des présidents de groupe au Parlement.

L'Ukraine est sous le feu depuis trois mois d'une lutte sans merci pour le pouvoir de ses oligarchies, toutes plus avides et corrompues les unes que les autres et qui se sont enrichies grâce aux politiques néo-libérales soutenues tant par l'UE que par la Russie.

L'Union européenne, la Russie, les États-Unis par l'intermédiaire de l'OTAN ou directement ont versé dans la surenchère, la démonstration de force et l'escalade militaire. C'est le peuple ukrainien qui est pris au piège entre la peste et le choléra.

Cette logique a pour toile de fond l'enjeu stratégique que représente l'Ukraine pour les grandes puissances qui s'affrontent dans une guerre économique féroce. 70 % du gaz et du pétrole russes transitent par l'Ukraine, et l'Europe représente 90 % des achats de pétrole russe. Ce n'est pas le retour de la Guerre froide à laquelle nous assistons mais bien à un conflit au sein du G8 entre, d'une part, les États-Unis, appuyés par l'UE et servis par l'OTAN, et, d'autre part, la Russie, pour sauver ou conquérir leur place parmi les puissances mondiales.

À l'instar de l'Allemagne qui met en place un groupe de contact, la France devrait jouer un rôle premier pour se démarquer significativement de l'OTAN et pour stopper l'escalade militaire. Le but de la France devrait être de contribuer à un processus qui mène au retrait à terme de toutes les forces militaires étrangères aujourd'hui présentes sur le sol ukrainien.

L'Ukraine ne doit pas servir de « zone tampon » ou de « zone militarisée », unique ou coupée en deux, où Américains, Européens et Russes se jaugeraient sur le dos des Ukrainiens.

La France doit aussi avoir pour objectif premier la mise en place d'un véritable processus démocratique en Ukraine permettant au peuple ukrainien de reprendre la pleine maîtrise de sa destinée.

La nouvelle faction oligarchique aujourd'hui aux affaires projette une élection présentielle le 25 mai dans une situation hautement tendue, où l'extrême droite et les groupes néo-nazis dictent à l'opposition sa ligne politique et font régner la terreur dans le pays.

Ni la France, ni l'UE ne peuvent s'inscrire dans une telle démarche quand il s'agirait au contraire d'aider les forces démocratiques, en butte à la violence de l'extrême droite, à prendre le dessus pour que s'engage un véritable processus de réformes démocratiques, sociales et constitutionnelles. La France devrait appuyer les forces démocratiques et progressistes ukrainiennes qui plaident pour que le peuple ukrainien puisse se prononcer par voie référendaire sur les réformes à engager.

Il faut s'extraire de la logique de guerre et de ce tête-à-tête cynique « Occident » - Russie, et dans l'objectif d'appuyer les efforts de l'ONU et de son secrétaire général qui rencontre aujourd'hui le ministre russe des Affaires étrangères, la France devrait prendre l'initiative d'appeler à la tenue d'une table-ronde sous l'égide des Nations unies et de son conseil de sécurité réunissant autour de l'Ukraine, l'UE, les États-Unis et la Russie devant trouver un accord de sortie politique de crise sur deux points immédiats : l'arrêt de l'escalade militaire et la mise en place du processus démocratique.

La France, enfin, a une responsabilité particulière pour que l'Union européenne revoie de fond en comble ses relations avec la Russie et travaille avec elle à l'élaboration d'une politique de voisinage qui dépasse les tensions et ruptures du passé par la mise en place d'un partenariat de haut niveau fondé sur des échanges économiques, politiques et culturels dans un cadre de sécurité commune qui appelle au retrait des forces armées étrangères de l'Ukraine.

La France doit parler d'une voix qui lui est propre pour la paix et la démocratie.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 22:28

Une grande marche pour un sursaut de la gauche : "c'est à notre portée" (Pierre Laurent)

 

Les conditions pour un grand sursaut de la gauche face aux mobilisations de la droite et de l'extrême droite, face aux choix d'austérité du gouvernement et au pacte de responsabilité, se dessinent. Des forces diverses y travaillent.

 

J'ai lancé pour ma part, lors de la venue d'Alexis Tsipras à Paris, l'idée d'une grande marche contre l'austérité en France et en Europe le 12 avril. Alexis Tsipras a dit son accord pour y participer.

Clémentine Autain a proposé une réunion unitaire pour préparer une grande manifestation de rue.

Le Front de gauche travaille à un appel de rassemblement large.

La gauche du PS et les écologistes ont, quant à eux, marqué dans des déclarations récentes de fortes réserves sur le pacte de responsabilité et dit leurs inquiétudes sur l'évolution de la situation politique. Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot proposent une marche nationale eux aussi le WE du 12-13 avril.

Je pense que toutes ces forces devraient construire les conditions d'une mobilisation commune en confrontant leurs propostions sur les contenus, la date et les formes de cette grande mobilisation. C'est à notre portée.

 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 08:48
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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 12:27

Dans la manifestation des salariés de l'AFPA, le 22 novembre 2012, à Paris pour réclamer le soutien de l'Etat, afin de retrouver leur "rôle" dans la formation des chômeurs

SOCIAL-ECO -  le 6 Décembre 2013

Mobilisation

Catherine Mills : "Pour enrayer le chômage, (il faut) rompre avec les dogmes économiques"

L’économiste du PCF, Catherine Mills, souligne la responsabilité des des politiques d’austérité et avance le besoin d’une sécurité sociale de l’emploi et de la formation.

L’Insee vient d’annoncer un taux de chômage au plus haut, au troisième trimestre. Estimez-vous que François Hollande atteindra son objectif d’un inversement de la courbe du chômage dès la fin de l’année ?

Catherine Mills. Non. Le chômage de masse est directement lié aux types de gestion des entreprises mis en place depuis les années 1980. Et dont l’objectif est de baisser la part des salaires dans la valeur ajoutée et d’augmenter la part des profits. Accrochée à une vision libérale qui part du principe que les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain. Or, c’est exactement le contraire qui se passe. Cette nouvelle phase de la crise systémique montre la responsabilité des groupes dominants et de la finance dans la nouvelle explosion du chômage. À cela s’ajoutent les réformes mises en place, comme la loi dite de sécurisation de l’emploi qui est une porte ouverte à toutes les vannes de licenciement. Une loi pour la flexibilité qui met en cause les droits des salariés et le licenciement économique. Il y a à la fois la crise économique, les limites de la croissance, mais en même temps, la politique menée. Or, celle conduite par François Hollande, comme toutes les politiques menées en Europe, est marquée par des cures d’austérité et par la réduction du « coût du travail ».

Justement, le gouvernement martèle que le crédit d’impôt aux entreprises va permettre de créer 30 000 emplois…

Catherine Mills. C’est faux. Ce crédit d’impôt aux entreprises de 20 milliards d’euros dès 2014 bénéficie aux entreprises sans aucun critère pour développer réellement la recherche, la formation, l’emploi. Il est basé sur l’idée que le coût du travail est trop élevé. Or, la France n’est pas du tout un pays à hauts salaires. Là où il y a un problème de compétitivité, c’est dans la recherche et dans la formation. Nos salariés doivent être mieux qualifiés. Cet outil n’incite pas à accroître les dépenses de recherche, ne fait pas repartir l’investissement, alors que toute baisse du coût du travail va entraîner une insuffisance de la demande, via le transfert de fiscalité vers les ménages, et un nouveau processus de dépression va s’enclencher. Tout cela est extrêmement grave.

Quelles mesures peuvent être prises immédiatement pour commencer à enrayer la machine à chômage ?

Catherine Mills. Cela nécessite de rompre avec les dogmes économiques actuels. Il y a des mesures immédiates à mettre en place, comme l’augmentation du taux et de la durée d’indemnisation. Il faut aussi entreprendre une réforme complète de la formation professionnelle, afin de la réorienter non pas vers ceux qui sont les mieux formés, mais vers ceux qui sont les moins bien formés et qui en ont le plus besoin. Tout ceci doit s’accompagner d’une réforme de Pôle emploi, pour qu’il joue un rôle d’accompagnement individualisé. Il faut également lutter contre la précarité en sanctionnant les entreprises qui ne joueraient pas le jeu et en modulant à la baisse les cotisations de celles qui convertiraient les emplois précaires en emplois stables. Voici pour l’urgence.

Vous proposez également une loi de sécurisation sociale de l’emploi et de la formation. Quels en sont les grands principes ?

Catherine Mills. C’est la mesure systémique. Il s’agit de s’insérer dans un processus de sécurisation des parcours professionnels dès la fin de l’obligation scolaire, avec l’idée d’une continuité des parcours pour les salariés mais aussi pour les privés d’emploi. Ce système assurerait à chacune et à chacun soit un emploi, soit une formation pour revenir à un meilleur emploi, avec une rotation d’activités entre emploi et formation, ou des passages d’un emploi à un autre ; cela, avec une continuité des droits sociaux et des revenus garantis. Cette nouvelle sécurité sociale élargie implique des financements nouveaux, au travers d’une hausse des cotisations des employeurs, mais aussi en créant une cotisation sur les revenus financiers des entreprises. C’est une bataille idéologique qui doit être menée, accompagnée par les luttes sociales. La France n’est pas seule en Europe face à l’explosion du chômage. Pour l’éradiquer, cela nécessite une coordination de la politique européenne de l’emploi radicalement différente. On ne peut pas se passer d’une autre construction européenne.

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 22:40
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BRUNO FORNACIARI

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