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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 09:57

Les femmes et les hommes qui s'associent pour constituer ensemble le Parti communiste français ont en projet commun de vouloir répondre aux immenses défis de notre époque par l'émancipation de chacun-e, la maîtrise sociale, la mise en commun et le partage des connaissances, des pouvoirs, des richesses. Elles et ils refusent un monde où les possibilités considérables qui surgissent de l'activité et du génie humain sont dévoyées en pillage des ressources, en concurrence aveugle, en affrontements et en guerres ; une société d'injustices et d'inégalités où les forts écrasent toujours les faibles. Elles et ils considèrent que la toute-puissance de l'argent peut être combattue, que le capitalisme n'est pas la fin de l'histoire.

Leur engagement politique a pour raison d'être de promouvoir la pleine autonomie et le plein épanouissement de chaque femme et de chaque homme en faisant reculer, jusqu'à leur dépassement, toutes les formes sociales d'exploitation, de domination et d'aliénation.

Des êtres humains libres, égaux et associés, c'est la conception révolutionnaire qu'elles et ils se donnent d'un communisme libérateur d'humanité.

Extrait du préambule des statuts du Parti communiste français

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 15:24

Discours Fête de l'Humanité 2013

17 septembre 2013, 22:58 

Peuple de la Fête,

Peuple de l'Humanité et de la fraternité,

 

Peuple qui sait que les braves ne sont pas ceux qui bombardent, mais ceux qui arrêtent les bombes. Je suis heureux d'être avec vous cet après-midi, mes sœurs et mes frères d'humanité.

Soyez fiers car ici et ailleurs, ensemble, nous sommes libres.

 

**

 

Ecoutez ces mots :

« Il ne s’agit pas seulement d’éviter une guerre, mais une série de conflits suscités au nom d’un ordre du monde décidé unilatéralement, par une seule puissance. Cette intervention consacrerait l’unilatéralisme américain, les Etats-Unis décidant désormais seuls du sort du monde, en fonction de leurs propres critères ou intérêts.

 

La crise actuelle est à cet égard décisive. Si elle se dénoue par la force, le processus ne s’arrêtera pas. De nouvelles crises surgiront, et il ne sera plus possible d’arrêter la stratégie américaine à l’échelle de la planète. Si en revanche, elle se dénoue par la négociation au sein de l’ONU, la communauté internationale en sortira renforcée. »

 

Voilà les mots qu’un certain député, François Hollande, prononçait à l'Assemblée nationale à la veille de la guerre en Irak, le 26 février 2003.

 

Voici vos propres mots Monsieur le Président de la République : êtes-vous devenu amnésique, Monsieur le Président ? Car ce sont vos propres mots qui condamne votre politique actuelle.

 

Non, nous ne voulons pas de cette nouvelle guerre !

 

Hier, en Irak, les États-Unis sont intervenus. Contre le droit international, contre les peuples du monde, contre les opinions, contre la raison, et dix ans plus tard la guerre continue de semer un chaos d’injustice et de souffrance au Proche et Moyen-Orient..

 

Les États-Unis voudraient décider seuls du sort du monde. Et vous voudriez que nous acceptions que la France fasse de même ?

 

La France s’abaisse quand elle obéit. La France s’abaisse quand elle renonce. Notre rôle, le rôle de notre pays, est d’assumer sa vocation universaliste. Le courage, c’est d’accepter que le seul combat que nous devons mener est celui de la paix.

 

Oui, ici, à cette tribune du journal de Jean Jaurès, nous prenons le flambeau du grand combat pour la paix quand une partie de la gauche oublie ses racines et ses responsabilités.

 

Ecoutez Jaurès, écoutez-le parler à Albi. Je cite : « J’ose dire, avec des millions d’hommes, que maintenant la grande paix humaine est possible »

 

Comme Jaurès hier, j’ose dire, avec des millions d’hommes et de femmes, avec l’écrasante majorité des nations du monde que la paix est possible et qu’elle réclame que les grandes nations cessent de se partager le monde et agissent enfin dans l’intérêt des peuples.

 

Je pense à la Syrie. Je pense au Liban. Je pense au Mali. Je pense à l’Irak. Je pense à l’Afghanistan. Je pense bien évidement à la Palestine.

 

Non, la solution, ce ne sont pas les armes, ce ne sont pas les dominations impérialistes, c’est le développement partagé, c’est l’agriculture pour nourrir la planète, c’est la démilitarisation, c’est l’éducation, c’est la démocratie !

 

**

 

Monsieur le Président de la République je vous le demande une nouvelle fois, n’engagez pas la France sans consulter le Parlement, n’ajoutez pas les bombes françaises à l’horreur de la guerre civile en Syrie, et faites à nouveau entendre d’urgence la voix d’une France indépendante. et agissante pour une solution politique et une transition démocratique en Syrie. La résolution Russie/Etats-Unis ouvre la porte. Agissez pour qu’elle ne se referme pas si nous voulons libérer le peuple syrien du régime tyrannique et sanguinaire de Bashar el Assad, bannir la répétition des crimes contre l’humanité qui le martyrise.

 

Il faut négocier un cessez-le-feu général, soutenir le désarmement du régime et des djihadistes et imposer un sommet international pour une transition démocratique en Syrie.

 

Non, les naïfs ne sont pas ceux qui veulent empêcher la guerre, les naïfs d’aujourd’hui sont ceux qui arment des factions extrémistes, des talibans, des anti-laïques.

 

Les naïfs sont ceux qui arment des chefs locaux violents et déterminés et les naïfs sont ceux qui demain verseront des larmes de crocodiles sur les droits des femmes en Syrie.

 

Non, ceux qui jouent encore aux cow-boys oublient que le monde a changé. Qu’en Amérique latine, qu’en Afrique, que sur le continent asiatique, des voix nouvelles émergent et refusent le diktat de quelques puissance occidentales.

 

Oui, il faudra vous y faire : le monde a changé, vous n’êtes plus seul à diriger et ce moment est  venu le temps où il faut envisager de construire une démocratie planétaire.

 

Non, l’occident n’est plus le monde à lui tout seul. Même le G20 n’obéit plus à la baguette américaine. Nous voulons, que chaque nation, chaque peuple ait au sein de l’Organisation des Nations Unis un droit égal sur l’avenir du monde.

 

Et permettez moi de vous dire qu’alors que le business des armes est florissant, que nos marchands de canons n’ont jamais été aussi prospère, la première responsabilité de la France  c’est d’agir pour arrêter le commerce des armes et la prolifération de toute les armes de destruction massive, chimique, biologique et militaire.

 

Le 21 septembre aura lieu la journée mondiale pour la Paix. Ce jour là, mobilisons nous pour affirmer le droit des peuples à vivre en paix. Mobilisons-nous avec le mouvement de la paix et les pacifistes pour dire que jamais, jamais la guerre ne doit prévaloir sur le dialogue et la diplomatie.

 

***

 

Mes amis, vous savez, je ne critique pas la politique actuelle du gouvernement par plaisir. Je ne critique pas la gauche qui gouverne par sectarisme. Je ne critique pas le Président de la République par je ne sais quelle fièvre, par jeu ou par opportunisme.

 

Si nous critiquons la gauche au pouvoir, c’est au nom même des devoirs de la gauche vis-à-vis de la nation.

 

Jamais le pouvoir économique n’a été concentré entre si peu de main dans notre pays comme à l’échelle du monde. Jamais si peu de banques, d’actionnaires, de fonds spéculatifs n’ont eu une influence aussi grande sur des milliards d’êtres humains.

 

Jamais l’argent n’a eu un tel pouvoir sur les nations.

 

Mes Amis, je serais vraiment un piètre responsable politique si  je critiquai le gouvernement pour des motifs de basse politique.

 

Non, Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier ministre, nous vous critiquons parce que votre politique est un long renoncement dont n’a jamais voulu notre peuple.

 

Oui, mes Amis, il faut reprendre le combat contre la finance, il faut une nouvelle politique à la France. Voilà notre objectif. Il faut un nouveau contrat de gouvernement, un nouveau gouvernement, un nouveau cap pour notre pays

 

**

Alors quelle politique pour la France ?

 

Je vais vous étonner mais je suis pour la compétitivité. La compétitivité sociale ! Le seul critère de développement que j’accepte, c’est le bien être commun, c’est l’Humain d’abord! Oui, soyons les meilleurs : offrons la meilleure éducation, les meilleurs salaires, les meilleurs services publics. Car le rôle de l’économie, c’est de servir la société et non pas l’inverse. La France doit arrêter d’être l’esclave de la finance, nous devons nous libérer, libérer la France, l’Europe !

 

Et à mes collègues journalistes car je suis un ancien journaliste, je dois faire une confidence : le conformisme qui domine dans les médias me tue.

 

Je regarde à la télévision ces débats où il y deux choix : êtes-vous pour la baisse du coût du travail ou juste pour la baisse du coût du travail. Suspense.

 

A force d’inviter toujours les mêmes, qui répètent à tue-tête leur litanie libérale les antennes sont absorbées par le discours dominant, elles sont coupées du monde réel.

 

Pourquoi ne voit-on jamais à la télé ou ne lit-on jamais dans les colonnes des quotidiens, à l'exception bien évidemment de l’Huma, ce que je m'apprête à vous dire. Je ne citerai qu’un seul chiffre officiel, de source gouvernementale : les entreprises de ce pays ont payé plus de 309 milliards d’euros de frais financiers, bancaires et actionnarial contre seulement 143 Milliards d’euros de cotisations sociales.

 

Je reprends. Tout le monde est assis ? On nous casse la tête avec le coût du travail, avec les cotisations sociales alors que les banques et les actionnaires pompent le double en prélèvement financier. Vous savez, c’est un peu comme si entre un saignement de nez et un bras coupé, les médecins ne s’occupaient que du nez qui coule.

 

On rêve ! Moi je dis qu’il faut stopper l’hémorragie !

 

Je vous fais une proposition au nom du Front de gauche. Prenons de front le problème. On nous parle du coût du travail et bien faisons les comptes et parlons du coût du capital. Lançons une campagne nationale de vérité.

 

Frontalement. Coût du capital/coût du travail : où est le mal du pays ? Chiffres contre chiffres, arguments contre arguments, dans tous le pays.

 

Lançons une grande campagne nationale d’explications et de révélations du coût du capital financier pour la France.

 

Et je lance une proposition :

 

Mesdames et Messieurs de France Télévision, de TF1, de Canal Plus, d’M6 et les autres : à la place de vos émissions intitulées “les Français sont-ils trop payés ?” je vous propose d’ouvrir un grand débat : “les actionnaires  sont-ils trop payés ?”. Ou encore “faut-il en finir avec les banques privées ?”. J’ai encore une idée : et si on essayait “Combien ça coûte l’évasion fiscale à la France ?”. Et pendant qu’on y est je propose aux riches une nouvelle version de kohlanta : vivre au SMIC !

 

Oui, reprenons l’offensive à gauche, lançons dans le pays un grand mouvement d’éducation populaire et de lutte contre le capital financier !

 

**

 

Je veux dire quelques mots sur la question des impôts. Voici plusieurs décennies, qu’une minorité triche, fraude et pratique l’évasion fiscale en toute impunité. Les rapports officiels parlent de 50 à 60 milliards d'euros.

 

Les règles fiscales sont faites pour épargner ceux qui ont tout, pour permettre l’évasion massive des bénéfices des sociétés multinationales vers les paradis fiscaux.

 

Combien de temps demandera-t-on aux françaises et aux français, aux travailleurs de payer toujours plus d’impôts quand ceux qui ont tout en sont exonérés.

 

Il n’y a pas de gouvernement de gauche sans justice fiscale.

 

Il n’y a pas de gouvernement de gauche sans partage des richesses.

 

Nous ne sommes pas contre le fait de payer des impôts si c’est pour plus de justice et de service public. Pour plus de profs, d’infirmières, de contrôleurs du travail, de juges et de policiers.

Mais là c’est tout l’inverse ! On nous demande de payer plus pour avoir moins. On nous demande de payer plus alors même que la régression sociale continue. En réalité ces ponctions fiscales supplémentaires serviront à payer les intérêts des banques déjà gavées. Ces hausses d’impôts sont un virement direct des comptes en banques des salariés, de nos comptes en banques, aux comptes en banques des actionnaires des banques. C’est inacceptable !

 

 

Je fais partie de la gauche qui aime les impôts quand ils sont justes. Mais aujourd’hui, je refuse les nouvelles hausses d’impôts car elles ne sont qu’une injustice de plus. Taxons les banques, taxons les actionnaires et arrêtons de taxer les travailleuses et les travailleurs !

 

***

 

Alors, moi, j'ai une idée pour les retraites. On offre chaque année 200 milliards d'euros aux entreprises en exonération de cotisations sociales. Pourquoi faire ? Grossir les profits. Supprimer les emplois. Et bien mettez tout à plat. Supprimez ce système et remplacez le par un autre : modulez les cotisations sociales en fonction de l'emploi et des salaires.

 

***

 

Mes Amis, permettez-moi de vous demander quelques chose : que celles et ceux qui parmi les jeunes ici, croient qu’ils n’auront pas droit à la retraite demain lèvent la main !

 

Voilà le problème. Une majorité de jeunes pensent qu’ils n’auront plus droit à la retraite.

 

Le gouvernement fait tout pour nous tranquilliser, nous faire penser qu'on est passé à côté du pire. En réalité, la réforme des retraites est une réforme tsé-tsé : comme la mouche. Elle vous endort et vous ne vous en réveillez jamais ! C’est bonne nuit les petits : et une fois les yeux fermés, on vous assomme. Alors réveillez-vous ! Mobilisez-vous !

 

Bien sûr il y a quelques avancées promises, pour les femmes, pour les métiers pénibles, pour les jeunes. Et bien dans le débat parlementaire, on verra si c'est de belles paroles. Car nous allons proposer de transformer les promesses en droit inscrit dans la loi.

 

Et je vous donne rendez-vous le 18 septembre devant l'Elysée avec toutes les organisations de jeunes de ce pays !

 

Je le répète : l'argent existe.

 

Établir enfin des salaires égaux entre les hommes et les femmes qui sont toujours payées 25% de moins que les hommes rapporterait chaque année 10 milliards d'euros au système de retraite.

 

Taxer les revenus financiers au même titre que le travail et boom, 25 milliards d'euros rentrent dans les caisses.

 

Revenir sur les exonérations patronales et voilà 30 nouveaux milliards d'euros.

 

Total : 65 milliards d’euros par an. On en cherche 7 !

 

Conclusion : attaquer les retraites, c’est du vol !

 

***

 

Amis, Camarades,

 

Je veux vous entretenir de l’avenir du Front de gauche.

 

Cela fait bientôt cinq ans que le Front de gauche a été créé. Un espoir est né. Nous sommes fiers du travail accompli.

 

Le travail est loin d’être fini. On continue ? Voulez-vous continuer avec nous ?

 

Le travail est loin d’être fini. Il faut réinventer la gauche. Nous voulons la changer pour la rassembler !

 

Souvent, on me pose la question : alors, entre le Front de gauche et la gauche, que choisissez-vous ? Ma réponse est simple, nous voulons tout ! Tout ! Nous voulons que la majorité du peuple de gauche, que la majorité du peuple reprenne le pouvoir !

 

Je pense à cette électrice de François Hollande, que j’ai rencontré, et qui a voté en pensant qu’enfin le pays allait changer. Je pense à ces électeurs écologistes qui se sentent floués.

 

Allons-nous chacun, chacune, rester à la maison, nous enfermer sur nos convictions ? Non, il est temps de faire mouvement ! Le Front de gauche n’est pas une chapelle, le Front de gauche c’est une ambition : que la gauche retrouve le peuple, que le peuple s’empare de la gauche. La solution, c’est vous ! N’abandonnons pas notre travail de rassemblement. Il est plus que jamais la clé du changement. Le Front de gauche se doit être le Front de gauche de la main tendue à tous ceux qui croient que la gauche les abandonne.

 

Le meilleur cadeau que nous pourrions faire à la droite, à l’extrême-droite, c’est d’abandonner, c’est de lâcher prise.

 

A tous mes amis du Front de gauche, du Parti communiste français, à vous toutes et tous, il est temps d’agir.

 

Je suis devant vous car je crois en une gauche populaire. Je suis devant vous car je crois que mille portes-à-portes valent mieux qu’un passage à la télévision. Je suis devant vous car je crois au peuple français. Et à ces millions d’électeurs socialistes, je veux envoyer un message simple : aidez-nous car vous vous aiderez, rejoignez le Front de gauche car vous aiderez la gauche ! Le pays a besoin que des millions d’entre nous se lève pour exiger un changement !

 

**

 

Et le premier changement, c’est sortir de la politique politicienne, c’est s’extraire des enjeux politiciens. Les élections municipales arrivent. Elles seront déterminantes.

 

Pour construire 500 000 logements publics supplémentaires, pour ouvrir des centres de santé, pour bâtir de nouveau systèmes de transports publics, pour construire de nouvelles solidarités là où la société les déchire, je suis prêt pour ma part à participer aux rassemblements les plus larges à gauche si cela est l’intérêt du peuple. S’il faut participer à des listes communes de toutes la gauche ici, et là-bas à des listes du Front de gauche pour y parvenir, j'y suis prêt.

 

Ceux qui cherchent à nous opposer, à nous diviser parce que nous ferons là un choix, là un autre, se trompent de cible. Notre objectif est partout le même : rendre notre effort de rassemblement efficace pour améliorer la vie de nos concitoyens.

 

Car s’allier avec tel ou tel, gagner tel ou tel poste d’élu n’est qu’un moyen, qu’un simple moyen. Pour ma part, la seule alliance qui vaille est celle qui permet à des familles de se loger, à des enfants de recevoir une bonne éducation, à des citoyens d’être protégés par de bons services publics.

 

Ne me demandez pas de choisir mon camp, il est déjà choisi : mon camp, mon seul camp est celui de l’intérêt général et jamais je ne ferai passer des intérêts particuliers, partisans, au-dessus de l'intérêt général.

 

Le seul problème du Front de gauche, le seul objectif, sa raison d’être, c’est de protéger et de servir le peuple français.

 

***

 

Amis, Camarades,

 

Je veux conclure avec gravité.

 

Il y a dans l’air une odeur lourde, pesante, nauséabonde. Cette odeur, c’est celle de la haine, du mépris, du repli sur soi. Celle qui ne voit sur les visage des travailleurs que la couleur de leur peau. Cette odeur, c’est celle du racisme, de la violence brune, c’est celle du parfum de Marine Le Pen qui enivre dangereusement la droite française.

 

François Fillon vient de se déshonorer. Cet ancien Premier ministre vient de quitter le camp républicain en mettant un signe d’égalité entre le Front national et la gauche, entre le Front national et le Front de gauche.

 

François Fillon, avec votre look de gendre idéal décidément le bleu marine vous va bien !

 

Regardez-les, regardez les renier l’héritage du Général De Gaulle, regardez ces hommes et ces femmes de droite prêt à manger dans l’auge de l’extrême-droite, à perdre honneur et dignité pour un plat de lentilles !

 

**

 

Oui, jamais je n’ai été plus inquiet de constater que le mal redevient banal, que le racisme se lâche, que le Français musulmans sont devenus un bouc émissaire de tous les jours pour une partie des responsables politiques et pas seulement au Front national !

 

Chers amis, jamais je n’accepterai qu’à cet ami de ma fille, dont les grands-parents sont venus d’ailleurs, qu’à cet enfant de France on répète chaque jour cette phrase si laide et pourtant si banale: quelles sont tes origines ?

 

Lâchez-nous avec ces histoires d’origines, avec ses histoires de couleurs de peau, avec ces discriminations à l’embauche, avec ses contrôles incessants !

 

Moi, j’assume pour l'égalité de tous, quel que soit leur lieu de naissance, pour le droit des immigrés, pour le droit de vote.

 

Oui, j’assume car à force de langue de bois, à force de louvoiement et de tergiversations, c’est ses valeurs que la gauche perd.

 

Moi, j’assume. Dans le cadre de la laïcité, je suis pour le respect de chaque croyant quelle que soit sa religion.

 

Plus question de reculer, il faut avancer avec droiture sur le chemin de la vérité : le problème de la France, ce n’est pas l’immigration, c’est la crise économique et sociale, c'est le coût et les gâchis du capital.

 

Plus de travail, plus de justice, plus d’égalité et la France se portera mieux !

 

**

 

Citoyens peuple de râleurs, peuple de bagarreur, peuple indigné, peuple révolté,

Citoyens, ouvrier, paysan, étudiant, cadre, instituteur, chômeur, le pays a besoin de vous,

 

Le pays a besoin qu’une force nouvelle, déterminée, combattante apparaissent sur la scène sociale et politique,

 

Citoyenne, citoyen, à chaque fois que le pays va mal, qu’il sombre dans l’indécision, que ses dirigeants politiques sont trop indécis pour combattre la fatalité, c’est au peuple qu’il revient de prendre une décision.

 

Marchez, marchez et il vous suivront tous.

Marchez, levez-vous et la gauche redeviendra la gauche.

Marchez, unissez-vous et ensemble reprenons notre avenir en main.

 

Vive le Parti communiste français.

Vive le Front de gauche.

Vive la République.

 

Et Vive la France.


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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 13:17
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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 16:50

Projet

La Revue du Projet

La Revue du Projet est une revue mensuelle politique de réflexion et de propositions pour la construction d'un projet de transformation sociale. Ouverte, innovante et critique, elle est proposée par le PCF. Elle valorise une discussion "républicaine" exigeante capable de relever la complexité des débats contemporains et implique à ce titre le monde de l'art et la recherche, les intellectuel(le)s comme le mouvement social ou associatif.

Article d'édition
Édition : La Revue du Projet

Le communisme de nouvelle génération, un chantier exaltant et essentiel (par Pierre Dharréville*)


Président de la commission qui avait en charge la rédaction du texte du XXXVIe congrès du PCF, Pierre Dharréville est membre du CEN. Alternative à l'austérité, Front de gauche, municipales, communisme, il revient pour La Revue du projet sur le cap fixé par les délégués réunis quatre jours aux Docks de Paris, à mi-chemin entre Aubervilliers et Saint-Denis (93).

Le grand entretien réalisé par Léo Purguette

 

À l’occasion de leur XXXVIe congrès, les communistes ont affirmé leur volonté de rallumer les étoiles. Dans la nuit noire de la crise, quels sont pour vous les moyens d’y parvenir ?


Il faut rappeler que le vers d’Apollinaire qui tire notre texte de congrès est sorti du chaos des tranchées. Il dit à la fois notre ambition, haut placée et l’urgence qu’elle soit mise en actes. C’est un message d’espoir lancé à la face du monde et de tous ceux qui nous répètent sur tous les tons que « ça va être dur » et qu’il n’y a pas d’autre politique possible. Nous prenons le contre-pied. La gauche n’a pas été portée au pouvoir, même par celles et ceux qui ont voté quatre fois pour François Hollande au printemps, pour mener une politique docile à l’égard des marchés financiers et sourde aux aspirations du monde du travail et des milieux populaires. Alors rallumer les étoiles, c’est d’abord lever les doutes qui existent sur la possibilité d’une autre politique, c’est lever les doutes sur la capacité des citoyennes et des citoyens à imposer d’autres choix, c’est agir dès aujourd’hui pour changer le rapport de forces et faire mouche avec des propositions qui pourront se rendre incontournables. La campagne « l’alternative à l’austérité, c’est possible » que nous initions avec le Front de gauche est un premier acte. Nous voulons plus largement ouvrir la voie aux aspirations populaires et obliger la gauche au pouvoir à gouverner avec le peuple. La crise est le résultat de l’emprise de plus en plus forte des marchés financiers et de leur force prédatrice. Nous devons lui opposer la démocratie, cela suppose une reconquête, une révolution citoyenne.

Austérité, « sécurisation de l’emploi », compétitivité, le texte adopté n’est pas tendre avec le gouvernement et pourtant le PCF récuse la thèse des deux gauches. N’y a-t-il pas une contradiction ?


Le problème n’est pas de savoir combien il y a de gauches. Il est de savoir si nous pouvons nous entendre sur une politique clairement à gauche, qui se fixe le cap de transformer la société en affrontant les marchés financiers et les logiques capitalistes. Or la politique actuelle du gouvernement ne prend pas cette direction, loin s’en faut. Et lorsqu’un ministre nie l’existence de la lutte des classes pour éviter d’avoir à y prendre position, cela ne peut pas nous rassurer. Mais entendons-nous bien, nous ne cherchons pas une posture en calculant son hypothétique rapport électoral. Nous voulons être utiles. Nous ne demandons qu’à nous féliciter de l’action du gouvernement, c’est pourquoi nous voulons être une force agissante pour gagner le changement. Nous voulons rassembler la gauche sur une politique de transformation sociale qui réponde aux attentes. Nous ne lâcherons rien dans le débat et dans l’action. L’accord national interprofessionnel, par exemple, doit être refusé par la gauche : il détruit les fondements du droit du travail et ouvre grand les portes à une précarisation massive déjà engagée. Nous rencontrons de plus en plus d’hommes et de femmes qui n’ont pas choisi la gauche pour cela et qui rejettent l’austérité qui leur est imposée. La contradiction n’est donc pas chez nous, qui allons porter des propositions offensives face à la crise de civilisation qui se déploie dans nos sociétés ; elle est chez ceux qui refusent de la combattre efficacement. Le Parti communiste va donc continuer à dire ce qu’il pense, à faire des propositions, à agir pour obtenir les victoires populaires que notre peuple est en droit d’attendre de la gauche après dix ans d’une politique de droite dévastatrice. Il faut de vraies ruptures, cela suppose le courage de déplaire aux marchés financiers pour répondre aux besoins humains. Nous voulons rassembler largement pour faire cela.

 

Les municipales sont dans toutes les têtes. Qu’ont décidé les délégués sur cette question d’importance au regard de l’implantation du PCF ?


Là aussi, nous voulons rassembler. Pour mettre en œuvre au plan local les politiques solidaires et démocratiques dont la gauche doit être porteuse. « Rassembler le plus largement possible sur des projets ambitieux qui placent chaque institution en position de répondre aux besoins », dit l’Humanifeste. Dans de nombreux endroits, nos élus cherchent à être utiles, avec nos valeurs, nos combats dans des équipes qui travaillent ensemble. Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’il y a des désaccords à gauche sur la politique nationale et européenne, et pourtant, nous essayons d’agir ensemble au plan local du mieux que nous le pouvons. Donc nous appelons au rassemblement sur des projets, et nous appelons d’ores et déjà à en dessiner les grandes lignes avec les citoyennes et citoyens de nos territoires. Avec les habitantes et les habitants, nous voulons faire des municipales un moment de nouvelles conquêtes politiques, où se réaffirmera le souhait d’une action publique et d’une démocratie locales fortes. C’est pourquoi nous allons également mener le débat sur les réformes institutionnelles qui nous sont annoncées, comme sur les restrictions budgétaires sans précédent que l’on veut imposer aux collectivités locales. Nous imaginons déjà pour le mois de juin des assises de la démocratie locale, dont nous voulons faire un événement majeur. Viendra le temps de décisions stratégiques locales, mais pour l’heure, il faut travailler à créer les meilleures conditions politiques pour que ces élections municipales soient utiles à notre peuple, dans toutes les communes de France.

 

Les communistes proposent d’engager la « saison 2 » du Front de gauche en initiant notamment une « coopérative citoyenne ». Comment la voyez-vous ?


Ce n’est pas une proposition à prendre ou à laisser. Notre texte en donne le profil : « un lieu où les apports et les expériences d’actrices et d’acteurs du mouvement social, associatif, intellectuel et culturel pourraient se croiser, chercher ensemble à produire du sens, et alimenter la recherche d’une nouvelle perspective politique ». Cela en dit beaucoup sur notre conception du Front gauche. C’est une forme politique nouvelle fondée sur l’ouverture, le mouvement, la rencontre. Nous ne voulons pas ossifier, monter une pyramide, remplacer les organisations politiques, c’est pourquoi nous proposons d’ouvrir un espace coopératif où puisse se produire le bouillonnement citoyen, social et intellectuel qui pourra vivifier encore notre démarche commune. C’est ce qui commence à se produire au plan local dans les assemblées citoyennes qui sont le cœur battant du Front de gauche. Nous voulons permettre à des hommes et des femmes de se saisir de politique pour changer leurs vies et changer le monde. Il faut donc inventer les formes politiques de cette révolution citoyenne. Partout se cherchent et s’inventent des alternatives, des mobilisations… Elles doivent pouvoir se retrouver au sein du Front de gauche. Écrire la saison 2, c’est prendre acte de tout le chemin déjà parcouru, et mesurer celui que nous pourrons parcourir encore dans les temps à venir. Nos objectifs, de rassembler la gauche sur une politique de transformation sociale sont encore devant nous, même si nous avons progressé dans cette direction. Il faut donc se donner les moyens de bousculer la donne, de faire grandir les rapports de forces dans la société. Il faut que les aspirations à vivre pleinement se frayent un chemin et que les propositions qui le permettent grandissent. La campagne pour une alternative à l’austérité, est déjà un épisode de la saison 2. Il ne faut pas voir cette nouvelle étape sous la forme d’une question de structuration, même si nous pouvons faire des propositions utiles de ce point de vue. La nouvelle étape, c’est faire grandir encore les fronts du changement, c’est aller vers un nouveau Front populaire. Et notre proposition d’une grande campagne « Et vous, quels changements de société voulez-vous ? », avec en perspective des assises du changement largement ouvertes, va dans cette direction.

 

Vous affichez l’ambition de « faire grandir les fronts du changement ». Sur quels sujets prioritaires ?


Je crois que nous les avons bien identifiés, mais d’autres surgiront dans l’actualité. Il y a l’austérité avec tout ce qui s’y rapporte : la réduction de l’intervention publique, l’état lamentable de la santé et de la protection sociale ou l’accord national interprofessionnel... Sur ce dernier point, c’est pour nous une bataille prioritaire. Dans le même ordre de priorité, il y a le droit de vote des étrangers sur lequel nous nous mettons en campagne avec d’autres, très largement. L’égalité des droits est un chantier prioritaire et Pierre Laurent a cité l’égalité entre hommes et femmes parmi les batailles sur lesquelles doivent venir des victoires concrètes rapidement. On pourrait y ajouter les questions institutionnelles. Il n’est plus possible de modifier les règles démocratiques à la petite semaine, sans les gens, pour des intérêts boutiquiers, sans se remettre en face des questions de notre temps et affronter le pouvoir de la finance. Il faut y ajouter l’enjeu éducatif avec des réformes annoncées qui se refusent à assumer une réelle ambition éducative et biaisent avec les questions posées. Tout cela pose en grand la question d’un nouvel âge des services publics et de l’appropriation sociale. Il y a également le défi écologique et en particulier celui de la transition énergétique qui a occupé une part importante de nos travaux. Il y a besoin d’un grand débat, mais aussi de volonté politique et de maîtrise publique sur ces questions.

Le sujet de la propriété des moyens de production est revenu avec force dans les débats avec l’actualité de l’industrie. Où en sont les communistes sur cette question ?

Nous pensons qu’un nouveau mouvement d’appropriation sociale et citoyenne est à l’ordre du jour. Nous sentons bien que ce mouvement se cherche et qu’il expérimente des formes nouvelles. Poser la question de la propriété, c’est poser la question du pouvoir. Nous avons déjà des propositions en ce sens, à propos des conseils d’administration des grandes entreprises par exemple, mais aussi concernant les unités de production que des grandes multinationales ferment ou mettent en vente, avec l’idée d’un droit de préemption. Nous parlons de services publics d’un type nouveau, profondément démocratisés, et évoquons également la question des nationalisations dont on ne saurait se servir comme d’un chiffon rouge. Il y a besoin de nationalisations, nous le voyons bien, dans le secteur des banques, des transports, de l’énergie… Mais nous devons pousser notre travail, c’est un sujet essentiel dans la définition de ce communisme de nouvelle génération dont nous avons parlé lors du congrès.

 

Les congressistes ont en effet fait le choix de travailler à un « communisme de nouvelle génération », quels en sont les contours ?


Le communisme de nouvelle génération, il ressemble à ce que nous avons entrepris ces dernières années, avec notre démarche offensive de rassemblement, avec ce parti investi de nombreux nouveaux adhérents, avec notre choix de l’humain d’abord, avec cette nouvelle époque, marquée par la crise, mais qui remet à l’ordre du jour des changements majuscules, avec la révolution citoyenne… Nous sommes bien des communistes d’aujourd’hui, et notre idéal, notre projet, nos valeurs, nous semblent trouver aujourd’hui une jeunesse nouvelle, une expression nouvelle. Il faut poursuivre et amplifier ce mouvement. C’est pour cela que nous avons décidé d’engager un grand chantier de travail sur notre projet communiste. L’Humanifeste en définit les grandes lignes. Nous voulons approfondir encore, et le rendre mieux audible, plus percutant dans notre manière de le concevoir et de le porter. Il y a des choses à creuser et nous voulons mieux indiquer de quelle manière il peut être mis en œuvre, construire les propositions à usage immédiat qui pourront faire sens. C’est un chantier exaltant et essentiel sur lequel nous voulons mobiliser toutes les intelligences disponibles.

 

Après le congrès tenu du 7 au 10 février, le nouveau conseil national du PCF
s'est réuni jeudi 14 février et a élu son comité exécutif :

Éliane Assassi, Caroline Bardot*, Lydie Benoist,
Patrice Bessac, Marc Brynhole, Laurence Cohen,
Jacques Chabalier, Éric Corbeaux,
Olivier Dartigolles, Isabelle De Almeida,
Pierre Dharréville, Yves Dimicoli, Elsa Faucillon,
Jean-Louis Frostin, Gilles Garnier, Frédérick Genevée,
Jean-Luc Gibelin, Bob Injey, Fabienne Haloui,
Danielle Lebail, Patrick Le Hyaric, Émilie Lecrocq,
Isabelle Lorand, Annie Mazet,
Christine Mendelshon, Jean-Charles Nègre,
Francis Parny, Denis Rondepierre,
Marine Roussillon, Lydia Samarbakhsh,
Véronique Sandoval, Pascal Savoldelli,
Nathalie Simonnet, Marie-Pierre Vieu.

* En italique, les nouveaux membres de l’Exécutif.

Dans cet exécutif, la coordination se compose de :
Éliane Assassi, Patrice Bessac, Lydie Benoist,
Jacques Chabalier, Olivier Dartigolles,
Isabelle De Almeida, Bob Injey, Jean-Charles Nègre,
Lydia Samarbakhsh, Marie-Pierre Vieu.

Il a aussi élu :
Jean-Louis Le Moing, trésorier
Isabelle De Almeida, présidente du CN.

La Revue du projet, n° 25

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 04:12

 

POLITIQUE -  le 12 Juillet 2013

 

Pierre Laurent : "Je lance un appel à un nouveau Front populaire de gauche"

 

 

Face à la crise politique qui s’amplifie, le secrétaire national du PCF, dans un entretien avec L'Humanité Dimanche, lance un appel au rassemblement de tous ceux qui veulent construire une alternative de progrès « nécessaire » pour éviter une « explosion » qui profiterait à la droite et à l’extrême droite.

Delphine Batho, après avoir été limogée de son poste de ministre de l’Écologie, a dénoncé « le tournant de la rigueur qui ne dit pas son nom et qui prépare la marche au pouvoir de l’extrême droite ». On peut imaginer que vous êtes d’accord avec elle... 
Pierre Laurent. Absolument. Les propos de Delphine Batho au lendemain de son limogeage ont visé juste en dénonçant le coeur de la crise politique actuelle : ce sont les politiques d’austérité qui affaiblissent notre pays, développent le chômage et creusent le fossé entre le gouvernement et ceux qui ont porté la gauche au pouvoir. Si cela continue, c’est effectivement la voie ouverte au retour de la droite et à une percée de l’extrême droite, comme le montrent les récentes élections partielles. Mais Delphine Batho a dit une seconde chose très importante : il ne faut pas renoncer à l’espoir du changement exprimé par le vote du 6 mai. Elle appelle à refuser le renoncement. Je m’en félicite. C’est exactement le message que j’ai lancé le 16 juin dernier, lors des assises pour un changement de cap organisées avec le Front de gauche, EELV et des dirigeants socialistes de Maintenant la gauche.Réunir toutes les forces qui refusent l’austérité, pour relancer l’ambition d’une politique de gauche qui réponde aux besoins du pays, c’est la question centrale !

Avez-vous le sentiment que la majorité socialiste et écologiste est en train de craquer ? 
Pierre Laurent. Ça craque de partout pour une raison simple. Le gouvernement veut imposer une politique d’austérité qui n’a pas de majorité dans le pays. L’an dernier, les forces du changement ont voté pour une rupture avec la politique de la droite et de Nicolas Sarkozy, et appelaient à une relance sociale, industrielle et écologique massive. Dès lors que le gouvernement mène une politique contraire à ces aspirations, il n’y a pas de majorité, comme l’ont montré, là encore, les récentes élections. La seule manière de s’en sortir est de changer de cap. Les craquements vont s’ampli-fier : les débats au PS et à EELV viennent de cette rupture avec le pays qui souhaite toujours le changement. Si le gouvernement persiste dans cette voie, il aggravera la crise politique. Moi, je veux travailler à une issue positive par la remobilisation politique de tous ceux qui veulent que ça change. Je lance un appel à un nouveau Front populaire de gauche, un grand front d’action politique et social pour faire respecter la volonté populaire de changement.

Delphine Batho impute son départ au lobbying de forces économiques, n’est-ce pas une bataille que le gouvernement a refusé de mener ? 
Pierre Laurent. On l’a vu dès le premier jour. Les forces de l’argent, les grands actionnaires et les fortunes sont mobilisés pour empêcher le changement. Quand on entend le nouveau président du MEDEF, Pierre Gattaz, dire que ses deux ennemis sont le Code du travail et les cotisations sociales payées par les entreprises, et demander 100 milliards de nouveaux allégements, on sait à quoi s’attendre. La politique de gauche qu’il convient de mener ne peut que s’appuyer au contraire sur les forces populaires dans le pays. Quand il prend des mesures qui désarment les citoyens face à la finance, le gouvernement s’affaiblit lui-même et se met sous la pression des pouvoirs de l’argent. Il n’y a aucune fatalité à cela. Le pays peut soutenir un pouvoir de gauche qui se bat face aux forces de l’argent.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 10:57
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 08:22

Région > Amiens et Métropole

Cédric Maisse mis « en congé »

PUBLIÉ LE 18/05/2013

Par CHRISTOPHE VERKEST


| POLITIQUE |
« Puisque Cédric Maisse conçoit la politique locale comme de la télé réalité, on a décidé de le zapper ». C'est ainsi que, parlant au nom du comité de section d'Amiens du parti communiste français (PCF), Laurent Beuvain commente la décision prise jeudi soir par cette instance de « mettre Cédric Maisse en congé du comité de section ». Il s'agit là d'un nouvel épisode des rapports difficiles qu'entretient Cédric Maisse, conseiller municipal, avec unebonne partie des membres de ce comité. « La liste de ses "méfaits" depuis cinq ans est longue, poursuit Laurent Beuvain, il dénature l'action des communistes, il a choqué et fait mal à beaucoup de militants ». Et surtout les comptes rendus des réunions de comité, qu'écrit sur son blog Cédric Maisse, irritent ses responsables qui réclament la confidentialité.

L'intéressé a évidemment une tout autre lecture. Outre qu'il milite justement pour la transparence des débats, il dénonce « une atmosphère de lynchage et d'inquisition » et estime que c'est surtout la publication de son journal « L'Aube nouvelle », où il ne cesse de critiquer la politique de Gilles Demailly, qui dérange. Il reconnaît qu'en termes de liberté d'expression son parti « a un lourd passif » et s'interroge sur la validité d'une décision qui s'appuie « sur un règlement intérieur qui n'a jamais été écrit, ni voté ».

Un seul groupe reconnu

Sur 14 membres présents, d'une section qui en compte 35, huit ont voté pour la « mise en congé de façon temporaire de Cédric Maisse du comité de section ». « Et, note encore Laurent Beauvain, le comité a décidé de ne reconnaître qu'un groupe au sein du conseil municipal, le groupe communiste et citoyen. Cédric Maisse n'est plus habilité à parler au nom du PCF ». Ce qui ne l'empêchera sûrement pas de continuer à s'exprimer.

CHRISTOPHE VERKEST

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 05:31

En Mai... Construisons ce qu’il nous plait !

La foule était immense, belle et rebelle. Le peuple de gauche a marché en masse dimanche dernier pour exiger du gouvernement un vrai changement de politique. Le changement attendu depuis le 6 mai 2012 pour mettre un terme aux 10 années de reculs sociaux, d’autoritarisme, de racisme, infligés trop longtemps par la droite dans notre pays.

 

Alors oui, les citoyennes et citoyens étaient en colère contre un gouvernement soumis à l’arrogance des marchés financiers et du patronat. Le compte des promesses n’y est pas, la « guerre à la finance » n’a pas été déclarée, plus de 5 millions de personnes se trouvent au chômage, les usines ferment et l’Etat privatise... Les ouvriers de PSA, les Fralib, les Petroplus, Pilpa, Kem One... étaient eux aussi venus battre le pavé parisien pour défendre leurs emplois et l’industrie en France.

 

C’était une marche contre un système en faillite mais pas seule- ment, c’était surtout une marche des solutions, une marche pour la reconstruction d’un nouveau contrat de changement à gauche.

 

Enfin, c’était une marche qui a lancé des appels.

 

Des appels aux parlementaires socialistes pour que le 16 mai, ils votent la loi d’amnistie des syndicalistes et la loi contre les licen- ciements boursiers.

 

Des appels à construire, ensemble, des assises pour une refon- dation sociale et démocratique du pays qui se tiendront le 16 juin prochain.

 

Des appels à résister nationalement contre la fermeture des usines.

 

Des appels à multiplier les initiatives, les Assemblées citoyennes avec les communistes et le Front de gauche pour construire un changement réel.

« Notre marche citoyenne ne doit pas rester sans lendemain, aujourd’hui nous reprenons le chemin, truelle à la main, pour contruire cette fois des fondations solides pour le redressement de la France »


Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 09:14

Gouvernement à la dérive...libérale

Le gouvernement vient de prendre la décision de ne pas voter la proposition de loi d'amnistie sociale présentée par le groupe des élus communistes / front de gauche. Cette décision est d'autant plus incompréhensible qu'elle tourne le dos au vote exprimé par une majorité de sénateurs le 27 février dernier, mais également aux positions formulées par la Madame la ministre de la Justice, Christiane Taubira.

Alors que des milliers d'hommes et de femmes, salarié-e-s et syndicalistes, en pointe dans le combat pour le maintien de l'emploi et la défense de l'appareil productif, ont pris tous les risques pour défendre l'intérêt commun contre Sarkozy, le gouvernement leur refuse tout soutien.

Un véritable coup de poignard dans le dos

C'est une véritable honte pour un gouvernement qui se prétend de gauche. Une attitude qui fait malheureusement suite à d'autres coups de poignard dans le dos intervenus depuis maintenant un an :

  • le vote, en force à la suite d'une parodie de débat avec les sénateurs Front de gauche, de l'Accord National Interprofessionnel (ANI), coup très dur porté au monde des salariés ;

  • le plan de 20 milliards de cadeaux fiscaux et d'aides pour les patrons sans aucune contrepartie ;

  • la hausse de la TVA, impôt le plus injuste, prévue pour 2014 ;

  • l'adoption du traité européen de stabilité gravant les politiques austéritaires dans le marbre ;

La poursuite d'une politique libérale

Disons-le tout net : toutes ces mesures réactionnaires auraient pût être adoptées telles quelles par Nicolas Sarkozy !

Ne l'oublions pas : elles ne figuraient aucunement dans la liste des engagements du candidat Hollande. Les françaises et les français n'ont pas voté pour cela l'an dernier. Ils ont voté massivement pour le changement !

Or, si tous les voyants sont au rouge (chômage, pouvoir d'achat,...) et si le changement tant attendu n'a pas lieu, c'est qu'au fond, ce sont ces mêmes recettes économiques, et auxquelles plus personne ne croit, qui sont mise en œuvre.

La parole au peuple, dès le 1er Mai !

Il est clair que désormais, face à l'autisme gouvernemental, c'est au peuple d'exprimer fortement sa colère, mais surtout son désir d'alternative.

Le parti communiste français appelle à un grand mouvement pétitionnaire de soutien à la propositions de loi des parlementaires du front de gauche d'amnistie sociale des combattants de l'emploi et de la justice sociale, ainsi que celle d'interdiction des licenciements boursiers. Cette mobilisation doit venir renforcer les cortèges, qui le 1er mai, défileront dans tout le pays pour défendre les droits des travailleurs.

Le 5 mai, marchons pour une 6e République libérée de la finance !

Le 5 mai, de la Bastille à la Nation, la marche citoyenne à l'appel du Front de gauche doit être un moment fort de la mobilisation pour l'amnistie sociale. Cette dernière doit enfin se prolonger jusqu'au 16 mai, jour du vote des propositions de loi du Front de gauche, où nous appelons au rassemblement.

Seule la mobilisation citoyenne et populaire peut contraindre le gouvernement à faire machine arrière et à respecter le vote du Sénat !

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 10:19

 

Refus de l'amnistie sociale : « Après le mariage, le divorce »

Le ministre des relations avec le Parlement vient de déclarer que le gouvernement s'opposera, lors de son prochain examen à l'Assemblée nationale, au vote de l'amnistie des syndicalistes.

Alors que ce texte a rassemblé une majorité de gauche au Sénat, que la Ministre de la justice s'était engagée publiquement à sa mise en œuvre, Alain Vidalies annonce un invraisemblable renoncement. Cette trahison est insupportable.
A l'heure où les chiffres du chômage atteignent des taux historiquement élevés, elle laisse entendre que le « choc de moralisation » passerai par la condamnation de salariés qui ont lutté courageusement contre la casse de l'emploi.

Cette amnistie sociale est inscrite dans les valeurs de gauche. Elle a été votée après chaque élection présidentielle. Pour la première fois, Nicolas Sarkozy s'y était refusé.

Hier, la gauche s'est retrouvée pour faire avancer l'égalité en votant le mariage pour tous. Dès le lendemain, Monsieur Vidalies propose le divorce.

 

Olivier Dartigolles, Porte-Parole du PCF

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BRUNO FORNACIARI

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