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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 12:08
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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 11:57
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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 16:27

Une intervieww de pierre Laurent à "l'humanité" à l'ouverture du 36e congrès PCF à Aubervilliers : 

EXTRAITS :

Question : Deux textes ont été portés à la connaissance des militants du Front de Gauche, l'un sur sa startégie, l'autrbnsu son fonctionnement. Ces questions seront-elles àl'ordre du jour du congrèsndu PCF ?

 

Pierre Laurent : "Bien évidemment, le nouvel élan que nous voulons donner au Front d Gauche fait partie de nos discussions. La coordination nationale qui réunit les partis du Front de Gauche a adopté ces textes qui étaient en discussion  depuis la rentrée de septembre, en même temps qu'elle a décidé d'entrer dans la campagne pour l'alternative à l'austérité que nous avons proposée. C'est une bonne nouvelle qui nous fait entrer dans une nouvelle phase plus active. Ces textes livrent une analyse convergente de la politique gouvenementale. Le débat a davantage porté, et il continue,  sur les conclusions à tirer de cette situation. L'important à mes yeux, est que ces textes réaffirment notre ambition de rassemblement majoritaire pour avancer des solutions alternatives. C'est notre boussole, à nous les communistes, depuis le début. Ceux qui espèrent nous ramener dans le giron des politiques d'austérité se trompent. Ceux qui pensent nous entraîner dans une politique de division à gauche aussi. Lors du congrès, nous allons préciser comment nous entendons nous inscrire concrètement dans cette nouvelle phase. Les décisions du congrès seront souveraines et fixeront notre feuille de route."

 

Je rappelle pour mémoire, que les deuxtextes ont érté publiés par "l'Humanité" le lundi suivant la tenue de la plupart des conférences fédérales. Circulait "sous le manteau" une note adressée aux secrétaire fédéraux. Cette initaiative avait fait l'objet de critiques d'un certain nombre de membres de l'encore actuelle direction nationale qui avait "diffusé" des passages du contenu d'un accord qui n'aura concerné ni la direction du Parti, ni non plus les adhérents du Parti qui l'apprenne par la presse sans en avoir eu connaissance auparavant et en discuter dans leurs conférencesde sectionset  fédérales, instances statutaires de préparation du congrès souverain.

On apprend dans cette interview de Pierre Laurent que "ces textes qui étaient en discussion  depuis la rentrée de septembre". En tous cas pas en discussion des commuistes. Et qu'est-ce qui a empêché la direction du Parti d'en informer les adhérents et de créer les conditions d'un débat préparatoire au congrès sur ces questions stratégiques ? Rien, sinon l'éventuelle "volonté" de considérer notre Parti comme "supplétif" du Front de gauche, ce qui serait une erreur à mon sens.

 

"Le débat a davantage porté, (selon Pierre Laurent) et il continue,  sur les conclusions à tirer de cette situation..." Mais qu'aurons su les communistes des termes du débat et des éventuelles "différences" ou "contradictions" évoquées par notre dirigeant qui affirme :"Lors du congrès, nous allons préciser comment nous entendons nous inscrire concrètement dans cette nouvelle phase. Les décisions du congrès seront souveraines et fixeront notre feuille de route."

Ainsi, ce sont des communistes délégués des fédérations il est vrai, qui fixereront une feuille de route pour laquelle il n'y aura pas eu de débat et à fortiori d'amendements et pour laquelle ces délégués n'auront reçu aucun mandat ni des conférences de sections, ni des conférences fédérales.

Et pourtant, "Les décisions du congrès seront souveraines"  ce que stipule nos statuts qui vont être en pleine refonte.

Si la question de la souveraineté des communistes y sera à l'ordre du jour, comme celle de la participation d'un nombre toujours croissants de communistes à la définition de notre politique, et de la vitalité de la démocratie comme règle de fonctionnement dand le respect de la diversité des analyses, des exprériences et des opinions, ce qui vient de se passer à propos de deux textes fondamentaux qui engagent notre parti, ne laisse pas d'interroger et d'inquiéter. Ce que fera peut-être le congrès ce samedi 9 février. 


 

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 04:28

POLITIQUE -  le 7 Février 2013

Evénement. PCF

Depuis les Docks, le PCF planche sur son Humanifeste

 

 

Après des mois d’échanges dans les sections et les fédérations, les délégués des communistes se retrouvent pour débattre, trancher et lancer des chantiers sur un certain nombre de défis auxquels le PCF est confronté ou qu’il entend relever, de l’avenir du Front de gauche à celui du PCF, en passant par la mise en œuvre du changement.

Sans presque reprendre leur souffle après les campagnes électorales de la présidentielle et des législatives, les communistes se sont engagés dès l’automne, en parallèle de leur mobilisation contre l’austérité, dans la préparation de leur 36e Congrès. Rendez-vous nationaux, ateliers et assemblées locales, puis conférences départementales leur auront permis des semaines durant d’échanger, à tous les niveaux, sur l’Humanifeste, adopté en décembre, dont 806 d’entre eux vont débattre à partir d’aujourd’hui, aux Docks de Paris, en Seine-Saint-Denis. Crise, alternatives, avenir du Front de gauche et du PCF, élections… Tour d’horizon des questions en débat.

1- Crise, austérité 
et alternatives, comment « gagner le changement » ?

Avec ses partenaires du Front de gauche, le PCF a lancé, le 23 janvier, à Metz, une campagne, « l’alternative à l’austérité c’est possible », avec l’objectif de mobiliser les citoyens autour de solutions « pour sortir de la crise ». Depuis son 34e Congrès, celle-ci s’est approfondie, ses conséquences aussi. Après les discours de tous bords sur la « moralisation » du capitalisme et les banques renflouées sur fonds publics, la vague de l’austérité a déferlé. Ce 36e Congrès se présente ainsi aux communistes comme un temps de réflexion et d’analyse. Systémique, financière, sociale, démocratique, écologique, l’un ou l’autre de ces aspects ou tous à la fois, c’est la caractérisation de cette crise déjà vécue comme « un tournant historique » en 2008 qui est en question. C’est « une véritable crise de civilisation » que propose de décortiquer le texte soumis à la discussion pour mieux y opposer de « nouveaux horizons ». Outre la mobilisation des citoyens, c’est « un nouvel âge de la lutte des classes dans une humanité fragmentée », victime notamment des divisions instillées par l’ère sarkozyste, que la base commune propose aux communistes de construire. Au cœur de ce débat, l’ambition affichée de construire une « nouvelle conscience de classe » au moment où 64 % des Français reconnaissent l’existence d’un tel affrontement sans, dans la même proportion, s’en imaginer l’acteur. Mais aussi les dangers de la résignation, alors que la gauche, fait nouveau, est au pouvoir à tous les échelons sans que les ruptures souhaitées n’adviennent. « Sans attendre, gagner le changement », propose le texte. Un objectif que les délégués auront à discuter ce week-end avec, en perspective, leur rapport au gouvernement PS-Verts, et la proposition d’« assises nationales du changement » à l’automne. Au-delà des frontières, la « dimension internationaliste » du combat communiste est posée avec, notamment, l’idée de constituer « un réseau international progressiste très ouvert ».

2- Quelle « saison 2 » pour le Front de gauche ?

« Dans la dynamique du Front de gauche, notre parti a opéré un retour remarqué sur la scène politique et une transformation de sa propre représentation dans l’opinion publique. Toute une partie du peuple de gauche s’est peu à peu reconnue dans notre démarche commune et l’a investie de son espoir », note, à propos du Front de gauche, la base de discussion. En 2008, lors de leur 34e Congrès, les communistes prennent une initiative politique majeure, celle de lancer « des fronts adaptés aux échéances affrontées » qui, petit à petit, deviendront le « Front de gauche ». Rassemblant le PCF et le Parti de gauche et la Gauche unitaire dans un premier temps, puis six autres organisations et de nombreux citoyens et acteurs du mouvement social, le Front de gauche progresse entre toutes les élections intermédiaires (régionales, européennes, cantonales) ainsi qu’à la présidentielle de 2012, avec 11,1 % des suffrages. Les militants du PCF souhaitent que le Front de gauche dépasse le simple cartel de forces politiques et ne soit pas une simple machine électorale mais bien un « mouvement capable de bousculer le rapport des forces jusqu’à rendre majoritaire ses options de transformation sociale en son sein ». Pour les communistes, le Front de gauche est « un phénomène politique majeur ». Le conseil national du Front de gauche, regroupant citoyens et organisations, vient de rendre publics deux documents, l’un sur sa stratégie, l’autre sur son organisation. Les communistes, dont une part ont fait savoir dans leurs congrès locaux qu’ils auraient préféré être consultés sur ces documents, ont bien l’intention de les intégrer dans leurs débats pour faire franchir au Front de gauche « une nouvelle étape » de son développement.

3- Quelle ambition 
pour les échéances électorales de 2014 ?

Avec, en 2014, les municipales et les européennes et, en 2015, les cantonales et les régionales, les deux années qui viennent sont chargées en rendez-vous électoraux pour lesquels les communistes entendent, avec le Front de gauche, « rassembler sur des projets ambitieux qui placent chaque institution en position de répondre aux besoins ». Au plan communal, face aux « ambitions de la droite et de l’extrême droite », le PCF, qui porte l’exigence de préserver « la démocratie locale », se prononce, dès maintenant, pour de « larges rassemblements » construits avec les habitants. Partant à ce scrutin avec un « esprit de conquête », il se fixe l’objectif d’élargir son nombre d’élus. Avec le Front de gauche, le PCF envisage d’organiser « un forum national de la démocratie locale ». Au plan européen, après le vote, à l’exception du Front de gauche, de l’ensemble des forces politiques représentées au Parlement français en faveur du traité austéritaire Merkel-Sarkozy en 2012, le PCF veut faire « sauter le verrou de l’Europe libérale ». Dans cet objectif, les communistes veulent construire des « listes du Front de gauche européen élargi » pour les élections dont l’ambition est de « refonder l’Union européenne ». Dans cette optique, ils devraient tenir, avec le Parti de la gauche européenne (PGE), un « forum progressiste pour la refondation de l’Europe ».

4- Vers un « nouvel élan » 
du Parti communiste ?

Le PCF a voulu se saisir de son congrès pour faire la démonstration de son renouveau. Jeunes adhérents à l’appui, « l’enterrement de son enterrement », organisé en novembre à Paris, en a marqué le lancement. Reste à préciser les contours de ce « nouvel élan ». « Le Parti communiste change, sans se renier », explique le texte en discussion, appelant à l’avènement d’un parti « d’émancipation, d’action et de rassemblement » qui se veut « déchaîné ». Le débat s’inscrit dans le chantier des « transformations » du PCF ouvert lors de son 34e Congrès, en 2008. Si la crainte d’une « dissolution » du Parti communiste semble s’éloigner, les questions de démocratie, de son ouverture sur la société, de son renforcement font partie de celles que les militants auront à traiter. La modification des statuts, élaborés en 2006, a été proposée avec l’objectif de permettre « une meilleure articulation des souverainetés individuelle et collective, une plus grande cohérence nationale et une meilleure efficacité militante », a rappelé, en novembre, Isabelle De Almeida, responsable de la commission en charge de ces révisions.

La proximité de l’activité militante, la place des femmes, la répartition et la mutualisation des moyens, la composition de la direction nationale, l’expression de la pluralité des opinions figurent parmi les questions en débat. Au-delà, la « nouvelle génération de communistes », formée des nouveaux comme des plus anciens adhérents, selon Pierre Laurent, est appelée à ouvrir le chantier d’un « communisme de nouvelle génération », soit la « refondation d’un projet de transformation sociale du XXIe siècle ». S’agit-il de redéfinir la visée communiste, de spécifier les moyens du dépassement du capitalisme, de tracer le chemin vers un « socialisme du XXIe siècle » comme le prônent certains, ou encore d’enrichir le « projet de société fondé sur l’humain » et « en construction permanente », décrit dans le texte en discussion ? Le débat ne fait que commencer.

Nombre d’invités d’ici et d’ailleurs à Saint-Denis

De nombreuses personnalités 
ont répondu à l’invitation du PCF et assisteront à son congrès. Côté français, des représentants de tous les partis de gauche devraient être présents, à commencer par les composantes du Front de gauche, à l’image de Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard (Parti de gauche) ou Christian Picquet (Gauche unitaire). Mais aussi des membres de son Conseil national, comme Pierre Khalfa (Fondation Copernic). Le PS sera notamment représenté par Guillaume Bachelay, Europe Écologie-les Verts par Pascal Durand, le NPA par Olivier Besancenot, Lutte ouvrière par Nathalie Arthaud. Bernard Thibault et Thierry Lepaon devraient également se rendre aux Docks de Paris pour la CGT et y croiser Bernadette Groison (FSU) 
et Annick Coupé (Solidaires). Compteront aussi au rang 
des invités le poète Olivier Barbarant, le soldat du refus Alban Liechti, la résistante Odette Nilès, 
ou encore la représentante de l’initiative féministe européenne Lilian Halls-French. Mais c’est du côté des invités internationaux que le PCF a déployé le plus d’efforts. Il a réuni plus de 100 délégations venues de tous les continents, en particulier d’Europe. Une délégation du Parti de la gauche européenne (PGE) sera conduite par sa vice-présidente, Maité Mola. L’ambassadeur de la Palestine 
en France, Hael El Fahoum, 
prendra la parole dès aujourd’hui. Walter Pomar (Forum de Sao Paolo) et Pedro Paes (ex-ministre de l’Économie de l’Équateur) seront parmi les invités d’Amérique du Sud. Des représentants 
des forces progressistes du Mali, d’Égypte et de Syrie, au cœur 
de l’actualité, devraient également assister aux travaux.

Max Staat et Julia Hamlaoui

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 09:47

Les communistes, consultés !

LES ADHÉRENTS DE NOTRE FÉDÉRATION DÉCIDENT DU PROCESSUS DÉMOCRATIQUE POUR LE CONGRÉS DÉPARTEMENTAL

 

Conformément à nos statuts, une commission « transparence et démocratie » a été élue par le Conseil départemental du 30 octobre dernier, pour travailler à la préparation de notre congrès départemental.


Statuts article 4.1 : « …Cette commission organise la consultation et assure le bon déroulement des opérations de vote. Elle prend toutes dispositions pour faciliter la participation du plus grand nombre d’adhérent-e-s ».


Elle est présidée par Jacques GUIARD et se compose des membres suivants : G.BERNARD, J.BESSIERE, M.CARMOUSE,  C.DAVID, M. GRENIER, Y.EUGENE DIT RAVET, Y.GABORIT,  P.GUEDON, D.HEBERT, I.MALEPLATE, D.MATIFAS, E.MEMAIN, M.F.MOQUET, C.VALIN, ainsi que d’un représentant pour chacune de nos sections.


Afin de favoriser le développement de la démocratie, en permettant aux communistes qui ne pourraient pas participer aux assemblées générales de section de s’exprimer, la commission a proposé au conseil départemental du 8 novembre que tous les adhérents soient consultés pour désigner leur direction de section et leurs délégués au congrès départemental.


La commission propose que les communistes qui ne peuvent se rendre aux assemblées générales de leurs sections puissent s’exprimer en votant par correspondance.


Le Conseil départemental a approuvé cette proposition, mais souhaite que chaque communiste puisse, préalablement,  donner son avis sur la démarche proposée.


Tous les adhérents sont donc appelés à exprimer leurs avis par un vote  par correspondance.


Le matériel nécessaire (bulletin de vote, enveloppe de vote bleue et enveloppe T) a  été expédié à chaque adhérent.


Les votes seront conservés par la poste jusqu’au 22 novembre, date du dépouillement. Une délégation de la commission transparence les acheminera jusqu’à la salle de dépouillement. Celui-ci sera assuré par la commission « transparence et démocratie » et ouvert à tous les adhérents le jeudi 22 novembre à 18 H à Rochefort salle Pierre Loti.

 

Conformément à nos statuts, « Tous, toutes les adhérent-e-s reçoivent les informations et les éléments matériels pour chaque consultation. Seul-e-s les adhérent-e-s détenant la carte du Parti communiste français depuis plus de trois mois avant la date du scrutin, à jour de leur cotisation, c’est-à-dire pour les trois derniers mois, au moins, qui précédent le scrutin, peuvent participer au vote ».

 

Toutefois, l’adhérent peut se mettre à jour en joignant ses cotisations à son vote.

 

DÉCIDONS ENSEMBLE DE FAIRE PROGRESSER LA DÉMOCRATIE !

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 03:47

NDLR : Je ne fais pas mien les commentairtes mais je remercie le camarade de nous rappeler l'évolution de l'organisation communiste.

Bruno Fornaciari 

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Congrès du PCF : 45,05% d'inscrits en moins entre 2007 et 2012 !

Sur le blog de Nicolas Maury 


Que l'on me dise pas que tout va bien au PCF ! Les chiffres parlent d'eux mêmes, il y a 28.920 inscrits (cotisants) en moins au Parti Communiste Français, un recul de 45,05% depuis 2007. En plus de l'abandon de la faucille et du marteau sur la carte d'adhérent, au profit de la Gauche européenne, l'aventure liquidatrice du PCF, initiée au congrès de Martigues en 2000, ne semble pas s'arrêter

Congrès du PCF : 45,05% d'inscrits en moins entre 2007 et 2012 !
Rappel de quelques chiffres inquiétants,

Pour le 33ème congrès du PCF (2005) :
Inscrits : 92.537
Votants : 45.398

Pour le vote du candidat au présidentielles de 2007 :
Inscrits : 93.104
Votants : 61.637

L'effet du "NON" au TCE a effectivement joué puisque le nom d'inscrits a augmenté de 567 (+0,61%) pour officiellement 20.000 nouvelles adhésions depuis 2005. De plus il y a eu un sursaut dans la participation. Pourtant 93.000 inscrits ça ne fait pas 134.000 adhérents revendiqués à l'époque.

34ème congrès (2008) :
Inscrits : 78.779
Votants : 39.692

C'est une hémorragie en un an, on lit la perte de 14.325 inscrits (donc cotisants) et de 21.945 électeurs.

Vote du candidat aux présidentielles de 2012
Inscrits : 69.227
votants : 48.631

L'hémorragie n'est pas colmatée, pourtant le Front de Gauche saint sauveur et rédempteur est là ! 9552 inscrits en moins et là c'est 138.000 adhérents qui sont revendiqués !

Pour les votes du 36ème congrès:
Inscrits : 64.184
Votants : 34.662

L’hémorragie continue, il y a 5043 inscrits (donc cotisants) en moins, pourtant le PCF annonce presque 8000 adhésions de plus depuis les présidentielles de 2012. En plus force est de constater que 13.969 électeurs ont disparu en un an.

Avec le recul, et l'analyse des chiffres, le PCF doit avoir, en réalité, entre 105.000 et 95.000 adhérents. Ou sont les 28.920 inscrits qui ont disparu entre 2007 et 2011 ? Il est impossible pour un parti qui revendique 138.000 adhérents d'avoir53,49% de ses effectifs (revendiqués) non cotisant !

Cette situation doit interroger les communistes et les communistes doivent demander des comptes à la direction nationale, qui semble, au vu des chiffres, incapable de lutter contre l’hémorragie de ses cotisants. Les 20.000 adhésions reçues entre 2005 et 2007 ont-elles bien été réelle ? pour combien de départs ? Les 8000 adhésions des campagnes présidentielles et législatives sont-elles bien réelles? pour combien de départs ? Des questions légitimes pour les communistes qui doivent connaitre l'état de leur organisation.

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 07:53

 

Guerre de tranchées au PCF

Sous l'œil attentif des instances nationales, le torchon brûle de nouveau chez les communistes du département. Pour certains, l'actuelle direction est trop proche des socialistes.

Concentrant la plupart des critiques violentes, Brahim Jlalji renvoie ses opposants au résultat des élections en cours dans les sections qui soutiennent l'équipe actuelle.

Concentrant la plupart des critiques violentes, Brahim Jlalji renvoie ses opposants au résultat des élections en cours dans les sections qui soutiennent l'équipe actuelle. (photo Pascal Couillaud)

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C'est reparti pour un tour ! À la veille des congrès départemental (le 2 février) et national (le 7) du Parti communiste français (PCF), la bataille fait rage en Charente-Maritime. Deux camps s'affrontent. D'un côté, nombre de militants (1) désireux de se débarrasser de l'actuelle direction, celle-ci étant incarnée par le duo des secrétaires fédéraux, Brahim Jlalji, actuellement en place, et son prédécesseur, Jean-François Mémain.

« Un clan dont les méthodes sont inacceptables sur le plan de la moralité », insistent les opposants, lesquels refusent que leurs nom soient cités. Pour éviter, disent-ils que leurs adversaires « ne se focalisent sur une querelle de personnes risquant de fausser le débat politique ». Ambiance.

Deux blocs s'affrontent

En fait, rien de bien nouveau. Voilà des années qu'au sein du PCF 17, deux blocs s'affrontent. On se souvient des querelles épiques ayant précédé les dernières élections régionales, le camp Jlalji étant partisan d'un accord avec les socialistes emmenés par Ségolène Royal, tandis que l'autre tendance défendait l'option Front de gauche.

En définitive, il y a bien eu un communiste tête de liste pour le Front de gauche (le Marennais Yves Letranchant) tandis que la direction départementale finissait par adopter la position du « ni-ni », coincée par la décision de Mme Royal d'inclure des centristes du Modem sur ses listes.

Reste que M. Letranchant se souvient de l'irruption de ses « camarades » dans l'une de ses réunions, du côté de Jonzac. Les deux « sensibilités » en étaient même venues aux mains à la veille de la fête de « L'Huma » de Villeneuve-les-Salines, à La Rochelle, en juillet 2010 (2). Des plaintes avaient été déposées de part et d'autre. Sans suite. Un non-lieu a été rendu en fin d'année dernière.

C'est début novembre que le feu, n'ayant jamais cessé de couver, est (re)parti. Lorsque l'actuelle direction a décidé de consulter les adhérents afin de savoir si, en vue des congrès, ils étaient d'accord pour voter par correspondance à l'occasion de leurs assemblées de sections. « On déplore de ne pas avoir assez de monde lors de ces réunions pour voter », défend Brahim Jlalji qui a proposé du coup cette solution par correspondance. « Comme on le fait déjà pour désigner nos candidats aux législatives ou à la présidentielle », insiste Jean-François Mémain.

« Antistatutaire »

Mais l'idée n'a pas séduit tout le monde. Alors que les jeunes communistes saluaient cet effort démocratique (dans nos colonnes entre autres), plusieurs opposants ont contesté cette pratique, la jugeant anti-statutaire.

Pour arbitrage, ils se sont donc adressés à la Commission nationale des conflits, laquelle leur a donné raison. Ce qui n'a pas empêché Brahim Jlalji d'écrire, le 8 janvier, à Pierre Laurent, le secrétaire national, pour lui expliquer que la dite commission n'avait pas tout compris.

Plus simplement, les opposants refusaient que les enveloppes de vote traînent à la fédération avant le dépouillement. « On a répondu en proposant que les votes arrivent chez un huissier plutôt qu'à la fédération », défend Brahim Jlalji, qui s'en est expliqué aussi au niveau national.

Pierre Laurent voit s'entasser sur son bureau quantité de courriers provenant des deux camps, principalement de celui de l'opposition. Parmi toutes ces lettres, gageons qu'il en est une qui aura retenu toute l'attention du premier responsable du PCF. Dans celle-ci, de multiples questions sont posées afin de tenter de savoir qui finance la fédération de Charente-Maritime. Les réponses sont contenues dans les questions ; dans le viseur, la municipalité rochelaise.

Les opposants dénoncent des liens trop étroits, à leurs yeux, entre certains de leurs camarades du PC et le PS, en général. En réalité, c'est le duo Jlalji-Mémain et leurs proches, d'un côté, la mairie rochelaise, de l'autre côté, qui sont particulièrement visés (lire ci-dessous).

Transparence et paradoxe

« Jlalji et Mémain sont dans une logique de domestication. Ils ont des liens de dépendance. On ne mord pas la main qui vous nourrit », accusent ceux qui rêvent de changement à la tête du parti.

Dans l'immédiat, alors que se déroulent les assemblées de section, encadrées par la direction sortante, arrivent quotidiennement lettres et courriels courroucés au niveau national.

Parfois, leurs auteurs se demandent à quoi peut bien servir la commission « transparence et démocratie » mise en place récemment par les instances rochelaises. En sachant que certains des opposants ont quitté cette structure. Un paradoxe de plus, dans ce débat fratricide, dans un parti confronté à une lente agonie. « Nos opposants savent qu'ils ont perdu leur combat en interne, les élections nous sont déjà favorables, alors ils attaquent autrement », commente Brahim Jlalji.

(1) Ils revendiquent être 200 dans le département de la Charente-Maritime. (2) L'édition de « Sud-Ouest » du 27 juillet 2010.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 10:17
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 13:46

Pierre Laurent lance un appel à tous les parlementaires de gauche pour sécuriser l'emploi

 
Le 15.01.2013 à 14:59

    Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a lancé lundi "un appel aux parlementaires de toute la gauche" pour qu'ils mènent "un travail législatif" sur la sécurisation de l'emploi, après le "triste accord" conclu vendredi entre le Medef et trois syndicats.

 

   M. Laurent, qui s'exprimait lors de ses voeux à la presse, a rappelé qu'aux yeux du PCF, l'accord passé vendredi "débouche sur la +sécurisation de la flexibilité et du licenciement".

   "Mais pire encore, le gouvernement semble maintenant décidé à empêcher toute discussion du Parlement et lui demande de transcrire en l'état l'accord signé. Je le dis clairement au gouvernement: pour nous, il n'en est pas question", a-t-il poursuivi.

   Il a lancé "un appel aux parlementaires de toute la gauche". "Je leur dis: ouvrons, en lien avec les salariés et leurs syndicats, le chantier d'une vraie sécurisation de l'emploi (...) Menons un travail législatif de toute la gauche".


   "Travaillons à interdire les licenciements boursiers, à interdire les ruptures conventionnelles du contrat de travail, à réviser les modalités du licenciement économique pour éviter les licenciements répétés", a-t-il ajouté.

 

   Le sénateur cimmuniste de Paris a également proposé de "relancer un grand logement social", en portant "tout de suite à 5% le taux de TVA sur le logement social", "à rouvrir le débat sur une grande réforme fiscale", à adopter la loi sur le mariage pour tous ou encore à adopter "avant 2014" celle donnant le droit de vote des étrangers aux élections locales.

 

   En 2013, au sein le Front de Gauche, le PCF va mener "une grande campagne nationale" sur le thème "l'alternative à l'austérité est possible", a-t-il ajouté.

 

   A quelques semaines du congrès de son parti (du 7 au 10 février), M. Laurent a affirmé qu'en 2013 les communistes étaient "décidés à pousser (...) d'un même pas les développements du Front de gauche et les transformations de notre parti".

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 10:56

 

A Marseille, Pierre Laurent lance un appel à refonder la République

« Refonder la République - reconquérir la liberté, reconstruire l'égalité des droits et refonder la fraternité », vous trouverez ci-dessous le discours prononcé par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, à Marseille le 15 décembre 2012 à l'occasion de l'initiative du PCF sur la République.


 

 

 

 

Mesdames et messieurs,


Chers amis, chers camarades,


Nous sommes réunis ici, dans cette belle et grande ville populaire de Marseille, pour lancer un appel. Oui, ici en 2012, 220 ans après la proclamation de la République, nous le clamons haut et fort : la République, notre République, est à refonder.


Oui, la République, celle qui clame sur ses frontons « Liberté, Egalité, Fraternité », celle qui ne reconnaît que la souveraineté populaire, doit reprendre le combat.


Parce qu'elle est abîmée, défigurée, salie.

 

Abîmée par l'indécence des inégalités et la violence des discriminations ;

défigurée par l'arrogance des pouvoirs de l'argent, le poison des divisions et des concurrences à outrance ;

salie par le racisme banalisé du Front national et d'une partie grandissante de l'UMP.


Les mots ne suffisent plus.


La République n'est pas un drapeau dans lequel il fait bon se blottir si c'est pour, aussitôt après, s'essuyer les pieds sur ses valeurs comme sur un paillasson.


La République a toujours été un combat. La France a progressé et rayonné dans le monde chaque fois qu'elle s'est hissée au devant de ses valeurs fondatrices. Elle s'est déshonorée chaque fois qu'en son nom, ces valeurs ont été trahies.


La République n'est elle-même que quand elle fait vivre au quotidien, concrètement, ses principes de liberté, d'égalité et de fraternité.


Et aujourd'hui, en 2012, nous le disons, le combat doit reprendre, vite et fort, avant que la République ne s'abîme un peu plus encore.

Une nouvelle page doit s'écrire, que nous baptisons VIe République.


 

 

C'est aux volontaires marseillais, partis en juillet 1792 de la rue Thubaneau à Marseille pour marcher sur Paris, que fut distribué un tiré-à-part avec les paroles de l'hymne écrit par Rouget de l'Isle.


Cela faisait deux ans déjà que les révolutionnaires diffusaient la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » depuis que Robespierre en avait fait la proposition dans son Discours sur l'organisation des gardes nationales.


« Liberté, égalité, fraternité », la devise nationale mettrait encore du temps à s'imposer officiellement définitivement mais depuis lors, elle n'a jamais plus quitté l'imaginaire républicain de notre nation.


On n'a rien fait de plus révolutionnaire depuis.


Qu'un peuple, qu'une nation décrète l'abolition des privilèges, proclame que « tous les hommes naissent libres et égaux en droits », et en fasse sa loi suprême, on n'a rien fait de plus révolutionnaire depuis.


Ces trois mots, inscrits au fronton de nos mairies, de nos écoles, ces trois mots sont les piliers de la France, du pays qui nous unit, de chaque femme, de chaque homme, né ici, et de chaque femme, de chaque homme qui choisit notre pays pour y vivre, qui le choisit pour nation.


On n'a rien fait de plus révolutionnaire depuis.


Il n'est pas donc étonnant qu'il ait toujours fallu se battre pour que ces mots passent de nos frontons à la réalité. Les privilégiés, hier ceux de l'Ancien régime, aujourd'hui les nouveaux aristocrates de la finance, ne s'y sont jamais résolus. Ils n'ont jamais cessé, pour entraver ces principes, d'en limiter la portée, de diviser, d'opposer, de discriminer, de séparer, de hiérarchiser, de mettre en concurrence les individus entre eux.


Nous voulons une société d'individus librement associés, solidaires et égaux en droits. Eux défendent une société d'exploitation de l'homme par l'homme.


Jean Jaurès ne s'était pas trompé sur la portée historique de l'invention républicaine, lui qui qualifiait la République proclamée en 1792 de « sublime nouveauté du monde ».


« Que ce peuple, écrit le fondateur de l'Humanité, où il n'y avait pas d'esclaves, où il n'y avait pas de serfs et où, depuis le 10 août, tous les citoyens étaient égaux, s'élevât à la République, et qu'il devînt, vraiment, tout entier, dans tous ses éléments, un peuple de rois, voilà [...] la grande nouveauté et la grande audace ».


Aujourd'hui à nouveau, mes amis, mes camarades, il faut pousser les privilégiés vers la porte. Notre République souffre trop. L'heure de l'audace, celle de l'égalité, a de nouveau sonné.


Car à toutes celles et à tous ceux qui s'interrogent, et qui devant ce spectacle d'injustices qui n'en finit pas, se demandent : « Sommes nous impuissants ?

Je réponds avec conviction : « Non, nous ne sommes pas impuissants mais divisés ». Ce n'est pas du tout la même chose.


Et tant que nous sommes divisés, les privilégiés règnent. Ils nous isolent, ils nous opposent. Et la division des exploités, des dominés c'est leur force.

 

Comment s'y prennent-ils pour entretenir et développer ce climat de division ? Tout est fait pour que chaque être humain se sente plongé dans un climat permanent d'insécurité sociale, culturelle, existentielle.


Chacun de nous se sent menacé.


Désormais, un Français sur deux se déclare pauvre ou pense qu'il peut le devenir.


Il y a des milliards qui vont et viennent d'un bout de la planète à l'autre par de simples clics informatiques comme si le monde se réduisait à une gigantesque caisse enregistreuse.

 

C'est nous, par notre travail, qui mettons cet argent en caisse, mais nous n'en tirons aucun bénéfice.


Des millions d'entre nous, de plus en plus nombreux, ont le sentiment de vivre en sursis.


Qui n'a ressenti au moins une fois, qu'à tout moment, qu'au moindre coup dur, tout est compromis, qu'on peut tout perdre, que l'avenir est bouché, que la situation nous échappe.

 

Certains en viennent à se dire qu'ils s'en tireraient bien mieux tout seuls en la « jouant perso » puisque, maintenant, dans la vie comme dans le commerce, on dirait qu'il faut éliminer les concurrents pour s'en tirer, car il n'y a pas de place pour tous.


Le matraquage sur l'austérité, sur la compétitivité, qui ignorent toutes ces fortunes capitalistes qui se gavent sur notre travail, est leur arme de division massive. Chacun est renvoyé à lui-même.


Eduquer ses enfants, se soigner, se loger, si vous n'en avez pas les moyens, c'est tant pis pour vous, c'est chacun pour soi. Chaque jour, chacun pense devoir, pour s'en sortir, affronter l'humanité entière et croit que personne ne sait qu'il existe, que personne ne se soucie de lui.


Divisés, nous sommes dominés. Dominés parce qu'empêchés de décider par nous-mêmes, dominés parce que soumis au chantage, réduits au silence le jour où un plan « social » s'abat.

 

Dominés parce qu'entravés en permanence de choisir sa vie, ses études, son lieu d'habitation, le sens de son travail. Dominés parce que sous-payés parce qu'on est une femme, un jeune, un immigré, et qu'en 2012, cela suffit encore pour nous traiter en salarié ou en citoyen de seconde zone.


Oui, tant que nous sommes divisés, ils règnent.


La violence de cette société est partout. Celles et ceux eux qui souffrent le plus, ont honte, se taisent, rasent les murs.


Quand on n'est pas encore tombé, on préfère prendre ses distances pour se protéger, dès que possible aller vivre ailleurs, un peu plus loin, pour échapper au malheur, quitter la grande ville et ses solitudes, quitter la banlieue et la stigmatisation. On en vient à avoir peur de ses semblables en croyant se protéger des difficultés qui nous frappent tous.


En vérité, la République est malade de la violence du fric, malade de la loi du plus fort, malade de la précarité généralisée et du chacun pour soi.


Tous les jours, on assigne les gens à leurs difficultés quotidiennes comme si la violence du monde leur tombait dessus sans que personne ne puisse lui faire face.


Mais c'est le système du fric, et ses valeurs de compétition et de concurrence qui opposent et tuent nos solidarités.


Au royaume du capitalisme, l'égoïsme des intérêts est roi.


Quand Mittal, le financier de l'acier, dispose à lui seul du pouvoir de vie ou de mort sur la sidérurgie nationale, à Fos, à Florange ou ailleurs, et qu'il continue sans vergogne d'empocher crédits d'impôts et aides publiques, qu'il impose sa loi au nouveau gouvernement, c'est que quelque chose ne tourne plus rond dans la République.


Quand les actionnaires et les marchés financiers nous font la leçon tous les jours sur les dépenses publiques, et qu'en réalité le taux de perception réel de l'impôt sur les sociétés est constaté à 28 % pour la moyenne des entreprises, mais à seulement à 13 % pour les grandes entreprises et à 8 % pour celles du CAC 40, la République n'est plus tout à fait la République.


Car en République, ce n'est pas à celui qui a le moins de contribuer le plus au pot commun, ce n'est pas au travail de payer pour le capital, c'est à l'économie et aux finances d'être au service de l'intérêt général.


Quand les dividendes s'envolent, et que les files des Resto du cœur s'allongent, quand la Commission européenne veut mettre fin à l'aide européenne versée aux associations de lutte contre la pauvreté et la précarité qui aident au quotidien des millions de Français et d'Européens et que notre gouvernement ne résiste pas, la République n'est plus tout à fait la République.


Car en République, ce n'est pas au précaire de se débrouiller tout seul, c'est à la société d'éradiquer la pauvreté en développant la solidarité et en garantissant le droit à l'emploi pour tous..


Quand les meurtres se multiplient en Corse et à Marseille, que les causes (le fric, la spéculation immobilière, les trafics mafieux) sont parfaitement identifiées, et que l'Etat ne trouve jamais aucun coupable, oui la République est malade et n'est plus tout à fait la République.


Car en République, ce n'est pas en privatisant les services publics, ce n'est pas en abdiquant devant la violence qu'on s'en débarrasse, mais c'est en faisant jouer son vrai rôle à l'État, garant des lois, garant des droits, qu'on fait reculer l'impunité.


Quand à la tête de l'UMP, on se déchire sur fond de fraudes électorales, que seules comptent les ambitions personnelles des belligérants alors qu'on prétend vouloir gouverner la France, la République n'est plus tout à fait la République.


Car en République, ce ne sont pas les calculs égoïstes et égocentriques qui font l'homme d'État, c'est le sens de l'intérêt de la France, c'est l'attention constante portée au débat et à la décision démocratique, c'est le respect des engagements pris qui font la femme ou l'homme de gouvernement.


Quand des millions de Français sont montrés du doigt en raison de leur religion, qu'un président pour rester au pouvoir se lance dans une compétition raciste et xénophobe, ou qu'un député pour prendre la tête de son parti attise la haine dans les cours d'école avec des provocations imbéciles et humiliantes, la République n'est plus tout à fait la République.


Quand on multiplie les contrôles de police « à la gueule du client », et que des centaines de jeunes Français sont harcelés, non pas parce que leurs comportements sont suspects ou leurs agissements criminels mais parce qu'ils sont considérés a priori, à cause de leur apparence, comme suspects, la République n'est plus tout à fait la République.


Voilà la société dont nous ne voulons plus. Les puissants attisent la méfiance et les peurs. Nous y perdons tous et eux seuls y gagnent.


Nous, notre force, c'est notre unité. Unité dans l'égalité des droits. Unité dans le refus de toutes les discriminations sociales, ethniques, religieuses, sexuelles ou territoriales.

 

Nous concevons toutes nos diversités comme le patrimoine commun de toute l'humanité, de chacune et chacun d'entre nous. Nous combattons toutes les aliénations. Nous ne voulons pas nous enfermer dans des identités étriquées et figées. Nous sommes des humains uniques et complexes, d'influences et d'appartenances multiples. Nous voulons construire ensemble un nouveau monde de partage et d'humanité.


Face à toutes les divisions, nous avons donc la solution. Rien n'est plus urgent pour sortir ensemble de la crise que de reconquérir notre liberté, de reconstruire l'égalité des droits pour tous, de refonder la fraternité.

 

*

 

Oui, la République que nous voulons vivre pleinement aujourd'hui, c'est la République de l'égalité sociale.

« La liberté n'est qu'un vain fantôme quand une classe d'hommes peut affamer l'autre impunément », déclamait Jacques l'Enragé à la tribune de la Convention en juin 1793. Face aux féodalités financières, cela demeure d'actualité.


On nous dit : « l'égalité sociale, ce n'est pas possible ». Je réponds que ce n'est pas l'égalité sociale qui est impossible, c'est de laisser les inégalités et les injustices se creuser qui rend la vie en société impossible.

La République de l'égalité sociale dans notre France du XXIe siècle n'adviendra pas sans une nouvelle abolition des privilèges de l'argent.


Si nous voulons l'abolition des privilèges, si nous voulons l'interdiction des licenciements boursiers, la fin des mises en concurrence systématiques, l'éradication des emplois précaires, des temps partiels imposés, c'est pour construire un nouvel âge du partage, un nouvel âge social, celui de la sécurisation sociale et professionnelle de tous, celui de la sécurisation du droit à la santé, au logement, à l'éducation.


Voilà ce qui à nos yeux devrait être le coeur des priorités gouvernementales, et non la course à la compétitivité.

*

La République que nous voulons vivre, c'est celle de la reconquête d'une véritable souveraineté populaire. À l'heure de la mondialisation, de l'Europe austéritaire, des actionnaires financiers, de la présidentialisation qui concentre et confisque les pouvoirs, tout doit être reconstruit.


Nous voulons le pouvoir partagé des citoyens, et non le présidentialisme qui concentre tous les pouvoirs ;

nous voulons la démocratie sociale, les droits des travailleurs et l'appropriation sociale de nos métiers, de notre travail, des richesses créées ;

nous voulons la mondialisation de la coopération, l'Europe de la solidarité et de la mise en commun, et non plus de la concurrence.


Le respect de la parole donnée devient une grande question politique – qu'il s'agisse de la renégociation du traité européen promise par le candidat du Parti socialiste, et abandonnée par le président élu ; qu'il s'agisse de l'annonce à l'Assemblée nationale d'un repreneur pour Florange et de sa nationalisation, abandonnée en moins de deux jours sans qu'aucune explication ne soit donnée aux salariés, ni au pays, ni à la représentation nationale.


La République que nous voulons vivre, c'est celle d'une citoyenneté pleine et entière.


C'est celle qui accorde le droit de vote des étrangers. On nous dit : « Les Français n'en veulent pas. » Je récuse cette affirmation.


De quoi parle-t-on ? Les étrangers votent aux élections locales en France quand ils sont issus de pays de l'Union européenne et cela ne choque aucun Français. Dans de très nombreux pays européens, étrangers communautaires et non-communautaires votent sans problème.

Alors, quel est donc le problème ? Notre système institue une discrimination entre étrangers. Et ceux qui sont discriminés sont « les plus Français » de tous, si l'on peut dire, car ils sont issus de pays colonisés par la France, travaillant depuis des années pour notre pays, des parents d'enfants et de petits-enfants français.


Autrement dit, l'absence de droit de vote des étrangers non-communautaires organise une insupportable discrimination à l'égard de citoyens actifs et résidents de notre pays. Et cela n'est plus supportable. De quelle égalité parle-t-on quand des étrangers contribuant à produire les richesses de notre pays se voient refuser ce droit mais qu'un citoyen français comme Gérard Depardieu garde la jouissance de ses droits civiques alors qu'il déménage pour ne pas avoir à payer d'impôts en France ? La République, ce n'est pas cela. Alors oui, il faut adopter cette loi, maintenant.


La République que nous voulons vivre, c'est celle qui bannit le contrôle au faciès. Ces contrôles sont injustes et discriminatoires, et ne sont d'aucune efficacité dans la lutte contre l'insécurité ou la criminalité qui sont présentés comme leur raison d'être.


Rien ne rend acceptable de telles pratiques en République.


Voilà pourquoi le PCF mettra toutes ses forces dans la campagne pour le droit de vote des étrangers que viennent de lancer plus de 50 associations et organisations avant les élections municipales de 2014, et dans la campagne pour la mise en place de récépissés lors des contrôles d'identité.


La République que nous voulons vivre, c'est celle qui refuse le discours : « La France ne peut plus être unie, parce qu'elle est devenue trop multiculturelle ».


L'identité de chacun est une alchimie toujours en mouvement. L'autre est toujours en nous. Le métissage est en chacun de nous. Nous refusons l'assignation des identités figées. La culture est une construction partagée que nous voulons en toutes circonstances mettre au coeur de notre combat émancipateur. Montaigne le disait déjà dans cette France du XVIe siècle où l'Église catholique cherchait à exclure les protestants : « Un honnête homme est un homme mêlé. »


Quand on nous dit aujourd'hui : « L'islam en France, ce n'est pas notre histoire », nous récusons cette réécriture de notre histoire nationale, européenne, méditerranéenne qui est l'histoire d'un brassage ininterrompu.


Nous combattons l'islamophobie du FN et de l'UMP qui cache mal les mentalités coloniales et néo-coloniales revendiquées par ces droites revanchardes et nostalgiques.


Et c'est parce que la République dans laquelle nous voulons vivre, c'est plus que jamais la République laïque.


La laïcité, redisons-le, haut et fort, ce n'est pas l'uniforme d'une pensée quelle qu'elle soit. C'est au contraire la liberté de conscience pour tous, et donc la liberté de culte et de le pratiquer, c'est en même temps et indissociablement, le refus de la domination sur l'État et ses lois d'une religion quelle qu'elle soit.


Finissons-en avec l'instrumentalisation de la laïcité pour mieux en trahir l'esprit. Sachons au contraire faire vivre la laïcité dans la France telle qu'elle est réellement aujourd'hui.


La République dans laquelle nous voulons vivre, c'est au fond celle qui place par-dessus tout le respect de la dignité, de la dignité de chaque femme, de chaque homme, de chaque membre de notre société.


Aucun argument, aucune situation, aucune contrainte, aucune crise ne justifiera jamais à mes yeux l'acceptation que certains doivent se voir déclassés, niés dans leur dignité d'homme, comme les familles roms rencontrées ce matin dans le quartier de la Belle de Mai et les habitants de Maison-Blanche qui sont en butte aux marchands de sommeil depuis tant d'années.


La République s'élèvera et nous nous élèverons tous en cherchant à répondre toujours par le haut à cette ambition d'égalité et de dignité.


Alors, sommes nous impuissants ? Je le répète, nous sommes en réalité divisés.


En reconstruisant une société solidaire, nous serons plus forts tous ensemble.


Nous pouvons mettre fin aux divisions et, si nous y arrivons, il n'y aura ni maîtres, ni esclaves mais une société d'hommes et de femmes libres et égaux.


La République est notre bien commun, c'est pour la refonder que nous voulons refonder l'égalité, sans laquelle il ne peut y avoir ni liberté, ni fraternité.


Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous différencie.


Il est temps de décréter à nouveau le salut commun.


Oui, le temps est venu de mettre l'égalité au pouvoir, le temps est venu de proclamer à nouveau la Conjuration des Égaux en marche.


 

Vive la Liberté, vive l'Égalité, vive la Fraternité ! Vive la République, vive la France !


Et vive le Parti communiste français !

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Published by bruno fornaciari - dans PCF
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BRUNO FORNACIARI

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