Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 01:28

90e Anniversaire du PCF

 

1914. La Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) ne fait rien pour empêcher la guerre et se rallie au gouvernement d’union sacrée. La conférence des pacifistes européens à Zimmervald (1915), les mutineries dans les tranchées d’avril 1917 et la révolution bolchevique en Russie feront évoluer les socialistes.

1920. La CGT lance une grève générale au printemps, qui échoue. 19 000 cheminots sont révoqués. Du 25 au 29 décembre 1920 se tient le Congrès de Tours de la SFIO, qui signe la naissance du PCF. Une majorité décide l’adhésion au communisme.

1924. Comme les autres partis communistes, le PCF poursuit une politique dite « classe contre classe », qui l’isole du reste de la gauche. En 1932, le PC enregistre un net recul. Dans la même période, le PC s’engage dans les luttes anti-impérialistes (par exemple contre la guerre du Rif au Maroc en 1925-1926).

1934. Le 6 février, l’extrême droite organise une manifestation contre le Parlement. Socialistes et communistes voient là le signe d’un danger fasciste. Sous l’impulsion de son secrétaire, Maurice Thorez, le PC s’engage dans la stratégie de front populaire.

1936. Les communistes, socialistes et radicaux obtiennent 
la majorité à la Chambre. Léon Blum devient président du Conseil. Les communistes n’entrent pas au gouvernement. Un mouvement social d’ampleur permet l’adoption de mesures sociales telles que les congés payés ou la semaine de quarante heures. Le PCF participe aux Brigades internationales pour aider les républicains espagnols en lutte contre les putschistes du général Franco.

1939. À la suite du pacte de non-agression signé entre l’Allemagne et l’URSS, le PCF est mis hors la loi.

1940. Les nazis envahissent puis occupent la France. Le PC 
est une force motrice de la Résistance pour la libération du pays.

1944. Les communistes entrent – une première – dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle. Lors des élections législatives de 1946, le PCF s’affirme comme premier parti de France, en remportant 28,6 % des suffrages, un score inégalé depuis. Les ministres communistes travaillent à la mise en œuvre du programme du Conseil national de la Résistance. Le ministre Ambroise Croizat est chargé de créer la Sécurité sociale.

1947. Les ministres sont mis hors du gouvernement du fait de l’engagement du PC contre la guerre d’Indochine, des désaccords sur la politique économique et du début de la guerre froide.

1956. Le déni face au rapport Khrouchtchev qui remet en cause le stalinisme, la non-condamnation de la répression à Budapest par les Soviétiques entraînent des départs.

1958. Les communistes sont presque seuls à refuser l’instauration de la Ve République. Recul aux législatives.

1965. Le PCF soutient François Mitterrand, candidat de l’union de la gauche, à l’élection présidentielle.

1968. Le PCF critique la répression du printemps de Prague. Lors de mai 1968, le PCF tente, en vain, de proposer un gouvernement d’union populaire. L’année suivante, son candidat Jacques Duclos obtient 21,3 % au premier tour de la présidentielle.

1972. En juin, PCF, PS et radicaux de gauche signent le programme commun et soutiennent en 1974 François Mitterrand à la présidentielle. Fin 1972, Georges Marchais prend la tête du Parti et entreprend la poursuite de sa transformation, déjà amorcée par son prédécesseur Waldeck Rochet.

1976. Le 22e congrès décide de l’abandon de la notion de « dictature du prolétariat ».

1978. Le PCF obtient 20,7 % aux législatives, mais est devancé, pour la première fois de l’après-guerre, par les socialistes. En 1977, l’union de la gauche remporte de nombreuses municipalités.

1981. Georges Marchais obtient 15,3 % à la présidentielle. Mitterrand est élu. Quatre communistes entrent au gouvernement, et le quittent en 1984 après le tournant de la rigueur.

1994. Robert Hue devient secrétaire et lance la mutation.

1997. À la suite des élections législatives anticipées, trois communistes entrent au gouvernement Jospin. Lors de la présidentielle de 2002, Robert Hue n’obtient que 3,37 %. Depuis 2001, Marie-George Buffet est secrétaire du PCF, jusqu’à ce que Pierre Laurent ne prenne la relève en juin de cette année.

2005. Les communistes sont déterminants dans la bataille contre le traité constitutionnel européen, refusé par 55 % des votants.

2007. La candidature de Marie-George Buffet soutenue par le PCF ne recueille que 1,93 % des voix à l’élection présidentielle.

2008. Le PCF engage la construction d’un Front de gauche avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui fait scission avec le Parti socialiste, et avec la Gauche unitaire de Christian Picquet issu du nouveau Parti anticapitaliste. Aux élections européennes de juin 2009, le Front de gauche obtient 6,45 % des voix, et 6,95 % aux régionales de mars 2010.

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF
commenter cet article
22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 13:36

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF
commenter cet article
9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 21:47
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF
commenter cet article
7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 18:40

Saint-Varent le 7 décembre 2010

 

Mon cher Guy,

 

Je te remercie de la réflexion syndicale à laquelle tu me convies. En effet, la massivité des luttes contre la retraite eut mérité meilleur sort. De 1 million de participants à la 1ere manif à plus de 3 millions dans d’autres, un peuple dubitatif au début du mouvement sur l’inéluctabilité de la réforme qui s’appuyait sur une vérité : l’allongement de l’espérance de vie, à la conviction qu’une autre réforme est possible, des difficultés du PS à assumer l’allongement de la durée de cotisation, aux débats qui parcouraient les manifs et les divers collectifs créés un peu partout en France, l’impopularité croissante du gouvernement et de la finance, les doutes sur le système lui-même etc ont modifié la perception de la réforme, ses enjeux, les conditions de la lutte et de son issue victorieuse. Nous sommes confrontés, il faut le dire quand même, à un Président de la République et un gouvernement qui ont décidé, contre vents et marées d’appliquer aux masses laborieuses une cure d’austérité pour atteindre les objectifs fixés par le MEDEF, et  ne rien céder aux pressions populaires. Le traité de Lisbonne s’applique alors que le traité constitutionnel a été repoussé par la majorité du peuple français lors du referendum de 2005, le « droit dans ses bottes » revient comme No 2 du gouvernement. Il y a une constante dans la détermination de la droite à ne pas céder. Dans ton texte, tu interroges : « Est-ce que la stratégie des centrales syndicales était la bonne pour contraindre le gouvernement à céder sur sa politique ? Tu connais mieux que moi, les différences, voire les divergences qui animent leurs débats. L’unité du mouvement sur les objectifs était une des conditions du succès. Les formes de la lutte, bien qu’importantes sont secondes. Largement majoritaires, elles s’imposent. Avons-nous manqué d’imagination, d’audaces ? La diversité syndicale et ses contradictions, la faiblesse relative des organisations, sont sans doute à inclure aussi dans nos analyses sur leur influence dans la conduite de mouvements qui impliquent d’autres catégories que les salariés. Aurait-il fallu être plus « radical » plus « convaincant », plus « dur », plus mou, plus ceci, ou moins cela ? C’est sûr, en tous cas, il eut mieux valu être plus nombreux encore dans les grèves et manifestations. Mais combien d’entre nous avaient imaginé ou prévu un mouvement d’une telle ampleur, dans sa durée et sa légitimité populaire ? Et pourquoi ne l’a-t-on pas été ? Mais tu ajoutes fort à propos : « Aujourd’hui pour envisager l’avenir il convient de discuter, d’analyser concrètement de ce qui a manqué pour gagner » Ce sont  ces analyses, qui dépasse de loin je crois la seule activité syndicale, qu’il nous faut produire, en acceptant les confrontations salutaires, afin d’en tirer toute la substance et les enseignements. Les classes sociales sont en lutte. La classe au pouvoir possède de nombreux et puissants moyens  humains, intellectuels, financiers, et relais les plus divers pour pérenniser son système d’exploitation. S’il est vrai qu’il n’y a que les luttes qui ne se mènent pas qui ne peuvent être gagnées, il est tout aussi vrai, qu’il ne suffit pas de mener une lutte pour qu’elle en sorte victorieuse. Luttes syndicales, bataille d’idées, construction de perspectives politiques, ce sont bien les tâches auxquelles nous devrons encore et toujours nous atteler.

 

Bien à toi, fraternellement

 

Bruno FORNACIARI

 

Candidat du Front de gauche élargi aux cantonales à Saint-Varent

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF
commenter cet article
28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 10:56

Santé : le PCF veut faire de la semaine du 29 novembre, la semaine de l'Hôpital

Avec la mise en place de la loi « Hôpital, Patient, Santé, Territoire », nous assistons à une phase d’aggravation et d’accélération de la déstructuration/restructuration du service public de santé, et au-delà de tout le système de santé national.

Face aux Agences régionales de la Santé, véritable bras armés de la loi HPST, et dont les directeurs, nommés au plus haut niveau de l’Etat, se manifestent comme de parfaits commis zélés, le PCF a prit l'engagement de faire de la région, un lieu de contre-pouvoir, de résistance et d'initiatives politiques : approcher d’une part, la globalité des besoins la mise en cohérence des réponses, l’impact des interventions, et d’autre part, l’état des lieux de la casse hospitalière, la désertification des territoires, les capacités de résistance.

En s’engageant dans la tenue des Assises régionales de santé, le PCF s’engage dans la construction de lieu(x) de l’intervention citoyenne, pour et avec les professionnels, les syndicats, les usagers, les associations, les élus locaux...

Avec la volonté de faire de la semaine du 29 novembre au 5 décembre une semaine de l'Hôpital, Pierre Laurent tiendra une conférence de presse lundi 29 novembre et se rendra, mercredi 1er décembre dans plusieurs hôpitaux dont les salariés luttent pour la sauvegarde des structures de santé.

Lundi 29 novembre :

Pierre Laurent tiendra une conférence de presse sur les propositions du PCF en matière de santé, de sauvegarde du service public de santé, et au-delà de tout le système de santé national.

Mercredi 1er décembre :

14h00 : Pour la défense de l'hôpital Tenon, en lutte depuis de nombreuses semaines, en présence de Nathalie Marchand pour la commission santé du PCF Hôpital Tenon – Paris 16h00 : Pour le groupe hospitalier Henri Mondor/Albert Chenevier/CHIC/UFR de Médecine, en présence de Fabien Cohen pour la commission santé du PCF Groupe hospitalier Henri Mondor/Albert Chenevier/CHIC/UFR de Médecine – Créteil 18h00 : Pour le secteur hospitalier de la ville de Lagny, en lutte depuis des années pour sa survie, en présence de Gérard Salkowski pour la commission santé du PCF Hôpital de Lagny – Lagny

Communiqué de presse

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF
commenter cet article
27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 09:36

Interview à « l’Humanité » Jean-Claude Sandrier « Le peuple paiera l’impôt des riches »


Jean-Claude Sandrier, député PCF, donne son opinion sur la suppression de l’ISF et évoque la proposition de loi défendue par son groupe à lAssemblée nationale.


Nicolas Sarkozy vient d’annoncer la fin du bouclier fiscal et de l’impôt sur les grandes fortunes (ISF). Quelle est votre réaction ?

Jean-Claude Sandrier. C’est une véritable provocation et un hold-up au profit des plus riches. Il recule sur le bouclier fiscal car la majorité des Français le considèrent comme injuste. Mais il le fait en offrant un cadeau aux grandes fortunes, la suppression de l’ISF. Avec le bouclier fiscal, les riches payaient 700 millions d’euros ; avec la fin de l’ISF, ils vont économiser 4 milliards. Différence au profit des riches : 3,3 milliards d’euros. Pour combler ce trou, il veut taxer, non plus comme avec l’ISF, le patrimoine, mais les revenus du patrimoine. Ainsi, ce qui était payé, hier, par les riches, le sera demain par un grand nombre de Français. En effet, les revenus du patrimoine commencent avec le livret A, que le gouvernement affirme aujourd’hui ne pas vouloir toucher, mais aussi les différents plans d’épargne (logement, retraite…). De plus, taxer les revenus du patrimoine, plutôt que le patrimoine, va encourager les plus fortuné à placer leur argent dans des biens (résidences secondaires, œuvres d’art…) qui échapperont à l’impôt.

 

Le gouvernement veut réformer notre système fiscal, quelle est votre appréciation ?

Jean-Claude Sandrier. La Déclaration des droits de l’homme stipule que l’impôt est une contribution commune également répartie entre les citoyens en fonction de leurs facultés. La justice fiscale, c’est quand l’impôt est proportionnel à ce que l’on gagne. Au fil des décennies, la part de l’impôt sur les revenus dans les recettes de l’État a baissé jusqu’à ne plus représenter que 16,8 %. La TVA, que chacun, riche ou pauvre, paie de la même façon sur tout bien de consommation, l’a remplacé. Première injustice. Le taux de l’impôt sur les sociétés était, il y a quelques années, de 33 %. Aujourd’hui, pour les PME, il oscille entre 25 et 30 % ; pour les grandes entreprises du CAC 40, il est de 8 %. Nouvelle injustice.

 

 Les partisans de la suppression de lISF avancent souvent l’argument de lemploi. Quen est-il ?

Jean-Claude Sandrier. L’ensemble des niches fiscales et sociales accordées aux entreprises représente 172 milliards d’euros. Comparé aux recettes fiscales de l’État, 272 milliards d’euros, c’est colossal. Un rapport de la Cour des comptes révèle que les trois quarts de ces exonérations n’ont, en aucun cas, servi au développement de l’emploi.

 

Quels sont les objectifs de votre proposition de loi pour une nouvelle fiscalité que vous défendrez le 2 décembre à l’Assemblée nationale ?

Jean-Claude Sandrier. Le prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz, affirme que la montée des inégalités est à la source des crises. Aller vers plus de justice sociale et fiscale, c’est donc mettre un peu plus d’humanité et s’attaquer aux causes de la crise. Parmi nos propositions, celle que l’impôt sur les sociétés soit modulé. Plus fort pour celles qui versent des dividendes aux actionnaires, moins fort pour celles qui réinvestissent dans l’emploi. Nous proposons également que notre pays lutte véritablement contre les paradis fiscaux grâce à des mesures contraignantes concrètes. Par ailleurs, aujourd’hui, il existe cinq tranches d’impôt sur les revenus avec des différences importantes entre elles. Nous proposons d’en créer neuf et, pour la plus haute, de revenir à son niveau antérieur, soit 54,8 % et non 40 % comme c’est le cas actuellement. Il faut revaloriser l’impôt sur les revenus, non en faisant payer d’avantage les ménages, mais en mettant sérieusement à contribution les hauts revenus, dont une étude montre qu’ils ne paient d’impôts, grâce aux différentes exonérations, que sur 20 % de leurs revenus.

 

Entretien réalisé par Max Staat

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF
commenter cet article
25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 05:38
PLF 2011 : le Sénat vote un amendement PCF sur le financement des collectivités Le Sénat a adopté mercredi un amendement du groupe CRC-SPG (communiste et parti de gauche) au projet de loi de Finances pour 2011 (PLF) indexant sur l'inflation la dotation annuelle de l'Etat aux collectivités. Le projet de budget du gouvernement prévoyait exactement l'inverse, à savoir la fin de l'indexation automatique sur l'inflation actuellement appliquée. Le gouvernement a prévu cette année le gel de la dotation globale de fonctionnement (DGF) qui est d'environ 50 milliards d'euros annuels. L'amendement a été adopté car le nombre de sénateurs de la majorité présents dans l'hémicycle était inférieur à celui de la gauche. Le gouvernement devrait demander en fin d'examen du texte une deuxième délibération sur cet amendement qui a au final peu de chance d'être confirmé. "En 2009, la DGF a progressé de 8O1 millions, soit l'équivalent de l'inflation prévisionnelle en loi de finances. Pour 2011 on est à 0%. Combien de communes seront-telles affectées ? Certaines verront leur dotation baisser de 5%", a déclaré Marie-France Beaufils (CRC-SPG). La gauche en a profité pour exprimer sa colère face au gel prévu de la DGF. Gérard Miquel (PS) a dénoncé le fait que cette dotation "serve une nouvelle fois de variable d'ajustement du budget de l'Etat" tandis que Jean-Jacques Mirassou (PS) a assuré que "les collectivités ne sont responsables que d'une faible part de la dette publique". Le centriste Hervé Maurey a également qualifié ce gel de "mesure particulièrement rude, d'autant que les départements et les régions sont les grands perdants de la suppression de la taxe professionnelle". "La maîtrise des dépenses publiques impose un effort partagé", a répondu Georges Tron (Fonction publique) au nom du gouvernement. Copyright © 2005 AFP. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) (dépêches, logo) sont protégées pas des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune des informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations."
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre