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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 06:11

 

En pleine débâcle, François Fillon a commencé par accorder à la politique gouvernementale un insupportable satisfecit.

Alors que des millions de jeunes souffrent du chômage et de la précarité, il se réjouit de la destruction de 130 000 emplois publics, des 15 milliards de réduction des dépenses publiques réalisée grâce à la RGPP, de l'asphyxie des collectivités territoriales.

 

Fier de son bilan calamiteux, le Premier ministre annonce un nouveau plan de super austérité de 11 milliards d'euros. Une fois encore, il ne cherche qu'à satisfaire les marchés financiers et sacrifie l'avenir du pays. Il annonce par avance l'échec de sa politique en programmant un nouveau recul des prévisions de croissance en 2011 comme en 2012 et reconnaît que les politiques menées ces trois dernières années ont fait exploser les déficits.

 

Le plan d'austérité annoncé va encore aggraver l'injustice sociale. Le seuil de tolérance de cette politique injuste et inefficace est largement dépassé.

Personne n'est abusé, la « contribution exceptionnelle des hauts revenus » n'est qu'un pare-feu – ne représentant que 200 millions d'euros de recettes prévues – une goutte d'eau sur les 11 milliards d'économies qui vont être infligés.

 

Ce geste a des allures de charity-business plutôt abject puisqu'en contrepartie, la Sécurité sociale et les droits sociaux sont en ligne de mire, avec dans un premier temps l'augmentation de la taxation des conventions d'assurance qui coûtera 1,2 milliard aux assurés. L'augmentation de la taxation sur le tabac, l'alcool, les sodas ou encore les déremboursements nouveaux envisagés vont d'abord pénaliser les revenus les plus modestes.

Aucune des mesures annoncées ne restaurera la croissance ni l'équilibre des comptes publics !

 

En plaidant à nouveau pour l'inscription de la règle d'or dans la Constitution de notre pays, François Fillon en appelle à se plier à la dictature des marchés .

La mobilisation est plus que jamais nécessaire pour imposer des mesures qui prennent radicalement le contre-pied de ce plan d'austérité, en favorisant le pouvoir d'achat par l'augmentation des salaires des Français, en taxant fortement la spéculation et les revenus du capital, en mettant réellement fin aux exonérations sociales et fiscales.

Notre seule règle d'or doit être l'humain d'abord, pas la finance !

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF,

 

 

 
Fillon/Crise : « Un plan d'austérité aux allures de Charity-Business » (Pierre Laurent )

le 24 août 2011

 

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 23:25

PARIS — Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a déploré que le Parti socialiste soit "tout entier suspendu aux aléas de la justice américaine" et au "calendrier" de l'affaire Dominique Strauss-Kahn, lundi sur France Inter.

 

"Il y a beaucoup de danger à courir après l'homme ou la femme miracle", a affirmé M. Laurent.

 

Le PS est "tout entier suspendu aux aléas de la justice américaine, aux aléas de cette affaire, au lieu d'être concentré sur son dialogue avec les Français", a-t-il regretté.

 

"On a mieux à faire à gauche que de rester suspendu à ce calendrier" de l'affaire DSK, a ajouté le numéro un communiste.

Selon lui, "ce nouvel épisode rend encore plus aberrant le fait de s'enfoncer dans la logique de primaire dans laquelle s'est mis le PS (...). Nous, avec le Front de gauche, on est parti dans une campagne sur le fond des questions, pas dans une campagne de style".

 

"Il paraît que les socialistes ont un projet mais absolument personne n'en parle, même Martine Aubry n'arrive pas à en parler parce que tout le monde ne parle que de la course à la candidature", a-t-il insisté.

 

"On aimerait savoir que ce qu'ils (les socialistes) ont à dire. Ce qui est extraordinaire, c'est que depuis des mois, Dominique Strauss-Kahn, on ne sait pas ce qu'il a à dire sur la présidentielle française et (avec) Martine Aubry, on aimerait pouvoir pousser le dialogue sur le fond et pas savoir si elle attend ou pas le retour de Dominique Strauss-Kahn", a-t-il poursuivi.

 

"J'espère que nous serons dans les conditions en 2012 de nous rassembler", à gauche, "pour battre Nicolas Sarkozy, parce que je sais ce que donnerait un deuxième mandat (du président sortant) pour le pays. Ce serait un cauchemar que je voudrais éviter pour la France", a également affirmé le dirigeant communiste.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 23:09

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 02:27

Pas de revalorisation du SMIC au 1er juillet 2011 : INDIGNONS-NOUS !


Malgré une hausse des prix annoncé par l’INSEE de 1,9% fin mai, il n’est toujours pas question pour François Fillon d’augmenter le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC). « Ce serait une faute économique qui jouerait contre l’emploi » explique-t-il. Et pourtant, la crise est toujours là. Les prix de l’énergie, de l’alimentation, des loyers, des
mutuelles… ne cessent d’augmenter créant une inégalité toujours plus prégnante entre les responsables de la crise qui continuent à s’enrichir et les salariés qui tentent de survivre dans une vie de plus en plus dure.

 

Un coup de pouce au SMIC, c’est indispensable. Alors que les prix flambent, que le pouvoir d’achat est une préoccupation majeure pour les familles, le gouvernement refuse aux 3 millions de Smicards la moindre augmentation. « Ce refus du gouvernement d’accorder un coup de pouce au SMIC est totalement scandaleux » a déclaré Pierre Laurent secrétaire national du Parti Communiste Français.


Personne ne vit dans son quotidien une hausse de prix inférieure à 2%. C’est un mensonge d’Etat contredit par la vie dans une crise de plus en plus dure ! Et cette injustice sociale pèse terriblement sur les ménages modestes, jeunes ou monoparentaux : les dépenses dites contraintes (loyer, eau, électricité, gaz, frais d’assurances, télécommunications, transports ou santé) augmentent plus vite que la moyenne des prix. Elles peuvent représenter jusqu’au 3/4 du budget des ménages. 8 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté et plus de 2 millions de personnes vivent dans un ménage pauvre dont le chef de famille dispose d’un emploi.


Nous proposons une vraie revalorisation du SMIC au 1 juillet tenant compte de l’explosion des prix.


De le porter à 1600 euros bruts par mois avec répercussion de cette augmentation sur l’ensemble des salaires de l’ouvrier à
l’ingénieur. Le SMIC étant le salaire minimum pour un salarié sans qualification il doit être appliqué dans toutes les grilles de la Fonction Publique et pour toutes les branches du Privé.

Le SMIC n’est pas l’ennemi des salaires et de l’emploi. Le patronat et le gouvernement, complices, s’entendent pour faire baisser le prix de la force du travail. Cela se traduit par une smicardisation toujours plus grande des salariés en particulier les femmes, et par le non paiement des qualifications.

 

50% des français gagnent moins de 1580 euros par mois. Alors que les actionnaires se gavent, le MEDEF refuse d’ouvrir des négociations annuelles dans les entreprises. Les milliards d’euros d’exonérations et d’allégements de charges sociales accordés sans contreparties aux employeurs alimentent ce système de trappe à bas salaires et fragilisent la protection sociale et la retraite.La bataille pour le SMIC est un des piliers pour le retour de la croissance. C’est la base de la reconnaissance des qualifications et un repère social dans la société en termes de niveau de vie pour les retraités, les privés d’emploi et les bénéficiaires des minimas sociaux.

 

Il faut travailler à une plus juste répartition des richesses.

 

Favoriser la croissance en développant une politique de progrès social et le plein emploi. Laurence Parisot, patronne du MEDEF assure que la richesse est bien partagée en France : quelle blague !
Les entreprises du CAC 40 viennent de battre un nouveau record avec 83 milliards d’euros de bénéfices engrangés en 2010. Dont 40 milliards ont été versés pour leurs actionnaires !
En plus de ces bénéfices records, les grands patrons du CAC 40 augmentent leurs salaires de 24% et nous ?


Des luttes qui payent : Les 32 000 salariés de Carrefour Market ont mené plusieurs journées d’actions et de grève et ont gagné entre 2% et 2,5% d’augmentation de salaire.


Le 1er juillet tous ensemble, exprimons notre révolte contre les politiques d’austérité qui ravagent nos vies et exigeons une autre répartition des richesses en faveur des salaires et de l’emploi.


Le PCF lance une grande campagne contre la vie chère et pour l'augmentation générale des salaires.


Augmentons les salaires, pas les actionnaires.

Augmentation des salaires,des retraites et des minimas sociaux, avec un salaire minimum porté tout de suite à1600€ brut.

Une contribution immédiate des grandes fortunes, via un renforcement de l'ISF, pour redonner à l'État les moyens de conserver et créer des emplois utiles dans l'éducation, la santé, la police.

La création d'une sécurisation de l'emploi et de la formation.
Bloquons les prix et les loyers.

Bloquer les prix de l'énergie (gaz, électricité, essence) et d'un ensemble de bien de 1ère nécessité.

Bloquer les loyers et en limiter le montant à un maximum de 20% des revenus des familles.
Taxons les profits et la spéculation :
Taxer les revenus financiers des entreprises, supprimer les 30 milliards d'exonérations des cotisations patronales,
créer un pôle public bancaire.

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 12:55

 

Après plus de deux mois d’un intense et remarquable débat démocratique, les communistes viennent d’arrêter leur choix pour les échéances présidentielle et législatives de 2012.

Près de 50 000 d’entre eux, 48 631 exactement, ont participé à cette consultation, soit plus de 70 % des adhérents à jour de leurs cotisations, condition à remplir au PCF pour participer au scrutin. C’est une mobilisation exceptionnelle qui souligne la valeur des choix effectués.

59,12 % des votants qui se sont exprimés ont choisi l’option qui leur proposait, dans le cadre d’un accord global du Front de gauche portant sur les orientations et les principes d’une campagne commune, le programme partagé acté avec nos partenaires, et un accord sur les candidatures communes aux législatives, de faire de Jean-Luc Mélenchon le candidat du Front de gauche à l’ élection présidentielle.

36,82% des votants se sont prononcés en faveur d’une campagne de Front de gauche dont le candidat à l’élection présidentielle serait André Chassaigne.

4,06% des votants ont choisi la candidature d’Emmanuel Dang Tran comme candidat du PCF.

Le choix des communistes est donc clair, net et massif. Autour de ce choix démocratique, effectué dans la clarté et la transparence, les communistes peuvent désormais se rassembler. c’est un parti communiste totalement engagé dans la démarche du Front de gauche qui entre aujourd’hui en campagne, avec Jean-Luc Mélenchon comme candidat à l’élection présidentielle.

Ce choix des communistes est un geste fort adressé à notre peuple, à toutes nos concitoyennes et nos concitoyens, à toutes les femmes et les hommes de gauche de notre pays.

Par ce geste unitaire remarquable, les communistes donnent le feu vert à une entrée immédiate et rassemblée du Front de gauche en campagne, une campagne que nous voulons inédite.

Je veux ici saluer le sens profond des responsabilités qui a animé tous les communistes dans ce choix quelles qu'ait été leur option. 

Toutes ces dernières semaines, alors que déferlaient les images et les petites phrases d’un désolant spectacle politique, mêlant affaires, sexisme, primaires et coups bas en tous genres, ces dizaines de milliers de militants de terrain, femmes et hommes de toutes générations qui forment le Parti communiste, eux menaient un débat de fond, pesant le pour et le contre d’une décision dont ils savaient l’importance pour le pays et pour la gauche. En citoyens libres, en militants solidaires, les communistes de France se sont exprimés dans leurs réunions, leurs assemblées générales, et lors de cette consultation en veillant sans cesse à la qualité de leurs débats, et à la fraternité qui est au cœur de leur combat. Chacun s’est prononcé en connaissance de cause. L’unité des communistes autour des choix effectués en sort renforcée. C'est un gage d'efficacité pour notre action.

Si la couverture médiatique du débat politique était indexée sur le nombre de votants, sur leur implication réelle, sur le souci de l’argument plus que de la petite phrase, nous serions au top. Constatons malheureusement que cette couverture médiatique est le plus souvent inversement proportionnelle à ces indicateurs de qualité démocratique. Dommage pour la qualité du débat citoyen. Raison de plus en ce qui nous concerne pour persévérer dans la voie d’un militantisme de qualité et de proximité.

Je veux également saluer les trois candidats qui se sont investis personnellement en soumettant leur nom au choix des communistes.

A Jean-Luc et André, dont les candidatures ont permis l’approfondissement du débat sur notre engagement dans le Front de gauche, je veux dire ces mots simples.

A Jean-Luc, qui est désormais notre candidat à l’élection présidentielle, je veux dire la valeur de notre engagement. Je sais que tu mesures la responsabilité qui est la tienne. Tu peux compter sur nous pour une grande et belle bataille unitaire, rassemblée. Nous veillerons ensemble, j'en suis sûr, à agir dans le respect de notre diversité et de nos engagements communs.

A André, je veux dire le respect de tous les communistes pour son engagement loyal , son attachement au déploiement d’un Front de gauche large, ambitieux, populaire, son ambition pour le développement du Parti communiste. Je sais, André, que nous pourrons compter sur ton engagement personnel et ton ardeur pour ces objectifs qui nous sont communs.

Comme nous l’avions indiqué dès le départ, notre choix est un choix global qui porte sur l’ensemble des orientations des campagnes présidentielle et législatives dans lesquelles nous nous engageons avec un seul et unique objectif : ouvrir une perspective de vie meilleure à notre peuple.

Nous voulons une campagne dont les objectifs soient clairs. Nous savons qui nous voulons battre et quelle politique nous voulons voir gagner.

Nous voulons une campagne combattante, pour battre la droite, renvoyer l’an prochain la bande du Fouquet’s à ses chères études, en finir avec les politiques sarkozystes d’allégeance aux marchés financiers, qui font tant de mal à la France et à tous les peuples d’Europe.

Nous voulons une campagne déterminée pour démasquer et faire reculer les mensonges du Front national. Que les forces du capital le plus réactionnaire qui sont ses meilleurs soutiens ne comptent pas sur nous pour entretenir la fable de la conversion sociale de l’extrême-droite !

Nous voulons faire gagner la gauche, pour une nouvelle majorité qui s’engage sur de réelles politiques de transformation sociale. Nous voulons vraiment la victoire. Nous en avons assez d’une gauche molle, qui face au scandale quotidien des politiques capitalistes réagit avec deux de tension et le cœur qui bat au ralenti. Nous nous adressons à ces millions de jeunes, de précaires, de salariés, femmes et hommes de toutes conditions qui n’en peuvent plus.

Nous nous adressons à ces millions de femmes et hommes de gauche, communistes, socialistes, écologistes, républicains, d’extrême-gauche, et à toutes et tous , nous disons : « Ensemble, avec le Front de gauche, soyons le cœur battant de la gauche, donnons à la gauche le punch dont elle a besoin pour mettre KO le pouvoir de Nicolas Sarkozy et sa politique ! »

Nous voulons une campagne populaire, une campagne de luttes et de rassemblement.

A toutes celles et ceux qui veulent avoir vraiment le mot à dire, qui ne veulent pas d’une campagne de supporters ou de fans, mais une campagne de citoyens qui construisent la politique ensemble comme on doit le faire en démocratie, une campagne qui redonne la parole et le pouvoir au peuple, à l’opposé du présidentialisme qui défigure la République en monarchie ; à toutes et tous, je dis aujourd’hui : « Ne soutenez pas la campagne du Front de gauche : investissez-la ! Faites-en votre affaire ! » Partout, dans le pays, nous allons mettre en place des forums publics, des comités de campagne, des assemblées citoyennes, des ateliers législatifs, prenez y toute votre place.

 

Oui, nous ne voulons pas faire de la politique comme on nous la dicte. Nous voulons la changer pour de bon, sans attendre. Avec le Front de gauche, investissez la place publique de la politique, faîtes de la campagne 2012 qui nous attend la place Tahrir, la Puerta del Sol de la politique française, celle où c’est le peuple qui parle et qui décide.

 

Nous voulons une campagne pour un programme populaire, partagé par des millions de nos concitoyens. Celui que nous avons élaboré avec nos partenaires du Front de gauche, nous le versons à partir d’aujourd’hui à la critique et à l’enrichissement citoyens. C’est notre point de départ, nous voulons l’écrire avec vous dans toute l’année qui vient. C’est à vous, à nous tous, de dire ensemble, voilà ce que la gauche, une gauche digne de ce nom, doit faire pour changer la vie.

 

Nous voulons une campagne de luttes, une campagne contre la vie chère et pour l’augmentation des salaires, contre le pacte de l’euro plus qui veut nous condamner à l’austérité à perpétuité, une campagne qui fera entendre ce que les citoyens ne supportent plus, ce qu’ils veulent réellement voir changer, qui dira haut et fort ce qu’ils ne veulent plus entendre, ces discours qui dans la même phrase versent des larmes de crocodile sur la situation et plaident aussitôt pour le renoncement.

Nous voulons que l’ordre du jour de la campagne soit écrit par notre peuple, pas par les dérives de notre système politique.

Nous voulons parler de l’école – pas de Luc Ferry ! des droits des femmes – pas de l’affaire DSK ! des salaires – pas des guerres de curatelle entre la milliardaire Liliane Bettencourt et sa milliardaire de fille !Nous voulons parler de l’avenir de la France, de l’avenir de l’Europe, de l’avenir du monde – pas des plans de carrière de Christine Lagarde.

 

Parce qu’il y a trop de souffrances dans notre peuple, parce que les pouvoirs des marchés financiers qui se passent du contrôle démocratique ne sont plus supportables, parce que les lois de ce système qui protègent une poignée de privilégiés en surexploitant le plus grand nombre conduisent le monde à des impasses dramatiques, nous voulons mettre au cœur du débat des réformes à la hauteur des enjeux de la crise actuelle, qui permettront de reprendre le pouvoir au service de l’intérêt général.

 

Nous voulons une campagne collective, parce que ce qui fera gagner la France, la gauche, le Front de gauche, c’est l’addition, la mise en mouvement rassemblée de toutes les énergies, de toutes les intelligences, de toutes les forces disponibles pour changer de cap.

Nous voulons des candidatures présidentielle et législatives au service de cette dynamique populaire.Oui, nous voulons faire du Front de gauche, un Front populaire pour une révolution citoyenne de la politique.

Nous voulons des campagnes présidentielle et législatives menées de pair parce qu’il ne suffira pas de dire qui est président demain si on ne dit pas en même temps quelle politique sera conduite avec quelle majorité. Nous n’oublions pas que les lois seront votées demain au Parlement et non à l'Élysée, que sans un grand nombre de députés communistes et du Front de gauche, aucune politique de gauche ne sera possible. Nous avons désormais avec Jean-Luc Mélenchon notre candidat à la présidentielle. Désignons partout nos candidates et candidats aux législatives à parité pour entrer en campagne le plus vite possible avec plus de mille candidats.

 

Voilà le sens profond de notre choix. Au terme d’un large débat démocratique, les communistes se sont exprimés. Je les appelle à se rassembler pour mettre partout en œuvre une campagne qui ne ressemblera à aucune autre. Dans le moteur du Front de gauche, il y a la force de la diversité et il y a une énergie communiste de nouvelle génération.

Celles et ceux qui croient à notre effacement ne sont pas au bout de leurs surprises !

A toutes et tous, je donne d’ores et déjà deux rendez-vous : le 29 juin, au métro Jaurès pour le lancement unitaire de la campagne commune du Front de gauche, et les 16, 17 et 18 septembre, pour la Fête de l’Humanité, qui s’annonce déjà comme un extraordinaire rassemblement populaire d’entrée en campagne.

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 12:29

Présidentielles

PCF. Les trois candidatures

 

 

  • André Chassaigne. « Il n’y a pas qu’un seul candidat possible »

Un an quasiment après avoir effectué son offre de candidature au 35e Congrès, puis enchaîné les rencontres avec aujourd’hui une cinquantaine de départements au compteur et « une forme de bonheur » quant au « bouillonnement démocratique constaté », le député du Puy-de-Dôme peut se satisfaire d’une première victoire ; celle d’avoir imposé un choix ouvert aux communistes. « Un énorme progrès démocratique pour notre parti. J’apprécie cela comme étant la reconnaissance souveraine des communistes qui n’entendaient pas être infantilisés », commente-t-il. « La pire des choses serait de considérer que le Front de gauche et l’accord avec les autres organisations tiendraient avec une seule possibilité de candidature. » Le processus retenu est à ses yeux « le gage d’une forte mobilisation des communistes. S’il n’y avait pas eu cette consultation, beaucoup ne seraient pas rentrés dans l’action collective ». Surtout quand la personnalisation d’une campagne guette. Il voit d’un mauvais œil la « fébrilité » chez certains dirigeants du PCF, ou lorsque André Gerin, en appelant à voter pour lui, entend troubler les enjeux. « Le fait de considérer que voter pour ma candidature remettrait en cause le Front de gauche, c’est absolument inacceptable, c’est le contraire de ce que je porte. L’expérience en Puy-de-Dôme et en Auvergne le montre : le Front de gauche n’est pas seulement quelque chose que je déclame, mais que je pratique. »

Lionel Venturini

  • Emmanuel Dang Tran. « Le Front de gauche efface le PCF »

Responsable communiste parisien opposé radicalement à la stratégie de Front de gauche, Emmanuel Dang Tran a décidé, à l’issue de la conférence nationale du PCF, de maintenir sa candidature « présentée collectivement par des responsables de section et de fédération », qui permet, dit-il, de « forcer le débat sur le fond ». « Derrière une fausse alternative de personnes, le sens du Front de gauche se révèle. Il enferme le PCF dans une perspective institutionnelle derrière le PS, dans la résignation à l’UE, à l’euro. Il poursuit l’effacement du Parti » au travers d’« une consultation faussée et ficelée ». À la différence d’André Gerin, Emmanuel Dang Tran ne souhaite pas se désister, car André Chassaigne « s’est inscrit clairement dans le même programme “partagé”, les mêmes accords du Front de gauche que l’option Mélenchon. S’aligner sur son nom signifierait apporter une caution communiste au Front de gauche et en définitive à Mélenchon ». Pour lui, la stratégie du Front de gauche enferme le PCF « dans des choix politiciens ». Et de conclure : « Il est inconcevable pour nous de rentrer dans des calculs politiciens au sein même du Parti. L’essentiel pour l’avenir, c’est de donner le signal aux communistes, aux jeunes qui aspirent au changement de société, aux travailleurs que des organisations du PCF sont décidées à faire vivre leur Parti, ce qu’il représente, sa raison d’être dans la lutte des classes. »

Sébastien Crepel

  • Jean-Luc Mélenchon. « Pour  une campagne collective »

« Honoré » par le vote qui s’est exprimé (63,6 %) à la conférence nationale du PCF en faveur de sa candidature, Jean-Luc Mélenchon a formulé le vœu, que l’expression des adhérents communistes le soit « d’une manière nette, claire, massive et franche ». De façon, expliquait le coprésident du Parti de gauche, le 5 juin 2011, lors d’une conférence de presse, que « le point de vue qui l’emporte puisse trouver toute sa dynamique ». Après les militants du PG, de la Gauche unitaire, de la Fase, l’eurodéputé espère ainsi que ceux du PCF fassent de lui le candidat du Front de gauche, « avec élan et enthousiasme ». Car, précise-t-il, « il va falloir aller à l’assaut de toutes les citadelles de conformisme, de routine, d’injonction réductrice : le vote utile par ci, le cercle de la raison par là. Il va falloir bousculer tout cela. » S’il lui revenait de porter les couleurs de l’alliance à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, qui est crédité de 7 % des intentions de vote, dans un sondage Louis Harris Interactive, affirme troquer le « je » pour le « nous ». Il propose que le collectif de campagne, soit « coordonné par un communiste ». Mais, « dans mon esprit, la campagne doit s’appuyer sur des comités d’action par circonscription, qui doivent être menés par des candidats aux législatives. Nous devons nous battre à l’échelle à laquelle s’organisera la rencontre avec le suffrage universel et cette échelle, c’est le scrutin législatif. » (Humanité du 23 janvier)

Mina Kaci

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 12:21

POLITIQUE -  le 16 Juin 2011

Présidentielles

 

 

Les communistes se prononcent, jusqu’à samedi, pour arrêter leur stratégie aux élections de l’an prochain et le nom de leur candidat à la présidentielle.

Jusqu’à samedi, les communistes se prononcent sur leur stratégie et le choix de leur candidat à l’élection présidentielle. L’issue d’un processus qui aura duré cinq mois, depuis « l’appel à candidatures » lancé par le Conseil national du PCF, le 7 janvier.

Dimanche matin, la direction nationale du PCF annoncera officiellement les résultats de cette consultation et le nom de celui qui aura été choisi par les communistes pour les représenter. Un moment qui promet d’être tout sauf anodin. Ce serait en effet la première fois depuis 1974 que les militants pourraient désigner un candidat qui n’est pas issu de leurs rangs.

La Conférence nationale de leur parti, qui s’est tenue à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, les 3, 4 et 5 juin, s’est prononcée à 63,6 % en faveur de la candidature du coprésident du Parti de gauche (PG), Jean-Luc Mélenchon, à l’élection présidentielle, dans le cadre d’un accord global liant les forces du Front de gauche (PCF, PG, Gauche unitaire), tant sur le plan de la répartition des circonscriptions aux élections législatives que du programme pour la mandature. « Nous réaffirmons notre choix d’une campagne qui fasse la différence par sa démarche collective et partagée, dans laquelle notre parti doit jouer pleinement son rôle », explicite la résolution adoptée en ce sens.

L’option du Front de gauche majoritaire

Mais si l’option du Front de gauche rassemble la très grande majorité des communistes, le nom du candidat à la présidentielle, lui, ne fait pas consensus, une grande part des délégués ayant fait part de leur volonté que le choix reste ouvert sur le bulletin adopté par la conférence pour le vote des 16, 17 et 18 juin, entre Jean-Luc Mélenchon et le député communiste du Puy-de-Dôme, André Chassaigne, lui aussi candidat au nom du Front de gauche. Pour certains, en effet, la candidature d’André Chassaigne présenterait la garantie d’une campagne moins « personnalisée ». À l’issue d’un long débat, et après le désistement du député du Rhône, André Gerin, qui appelle à voter pour André Chassaigne, la conférence a donc adopté, à une confortable majorité (79,9 %), un bulletin qui laisse le choix ouvert entre trois possibilités. La proposition de la Conférence nationale en faveur de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, celle d’André Chassaigne, et celle d’Emmanuel Dang Tran, responsable communiste opposé au Front de gauche, qui entend incarner une candidature du seul PCF à la présidentielle.

Vers un groupe Front de gauche à l’Assemblée ?

Pour l’heure, le contrat d’ensemble du Front de gauche n’est pas complètement bouclé, les discussions se poursuivant pour achever la répartition des candidats aux législatives sur la base du mandat donné à la direction du PCF (80 % environ des circonscriptions pour le PCF et 20 % réservées à ses partenaires) par la Conférence nationale. Mais d’ores et déjà, cet accord permet une « dynamique de rassemblement qui pourra avoir de l’écho en permettant à d’autres de nous rejoindre », explique Marie-George Buffet à l’Humanité. Pour elle, désigner Jean-Luc Mélenchon serait un « geste fort que donneraient les communistes de leur volonté unitaire qui dépasse l’idée que chacun doit avoir un candidat », poursuit la députée. Elle forme le vœu que cet accord permette, au final, de « constituer un groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale qui compte beaucoup de députés communistes et des autres forces du Front de gauche. Il faut avoir de l’ambition, il ne faut pas jouer petit. C’est ça le Front de gauche, ce n’est pas un parti qui dit aux autres de se rassembler autour de lui, mais un rassemblement qui donne à voir que trois formations ont décidé d’ouvrir un chemin nouveau à gauche, trois formations qui travaillent d’égal à égal. La candidature de Jean-Luc Mélenchon donne à voir cette démarche de fond », estime l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007.

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 07:47

Des incendiaires qui crient au feu ?

On ne pense pas au fond d’affaires, DSK, Tron ou Ferry, qui relèvent de la justice, mais à ceux qui contribuent activement à abaisser le débat politique à longueur d’antenne et font mine ensuite de s’en étonner pour mieux poursuivre dans cette voie. Chaîne télé d’information en continu ou service public, c’est à qui tendra le plus vite micro et caméra aux idées lepénistes. 

C’est sur un créneau en clair d’une émission qui tient de l’épicerie « branchée-cool-salon-café du commerce » que l’on ne relève même pas les propos d’un chroniqueur du Figaro qui trouve dans la boue déversée ces jours-ci matière à se pousser du col. Il est bien loin le repentir républicain (forcé ?)
de l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2002.
On mesure là le temps écoulé depuis, comme son accélération sous l’actuel hôte de l’Élysée. 

À chaque minute de pouvoir aux ordres de la finance ont correspondu autant de coups durs pour la vie des jeunes, retraités, travailleurs – salariés comme chômeurs –, malades ou handicapés, d’enlisement de la société dans une crise sans précédent et d’abaissement du pays. Le conformisme d’idées plates présentées comme autant de débats de « fond » – et qui nous le font toucher, en effet… – atteint un sommet dans l’art de dissuader le plus grand nombre possible de victimes de ces choix politiques, économiques et antisociaux de pouvoir dire leur mot dans une arène republicaine ainsi transformée en jeux du cirque. 

Et pendant ce temps ? Le chef de l’État a engagé la France dans une troisième « guerre sans nom », en Libye, dont l’enlisement prévisible est proportionnel au « dérangement » provoqué par le printemps des peuples arabes. À l’Assemblée, cette droite emplie de morgue de classe repousse tous les amendements visant à défendre les droits des victimes de Servier et de son Mediator. Et à Aix-la-Chapelle, Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, réclame un « ministère des Finances européen » et « que les autorités européennes aient un droit de veto sur certaines décisions de politique économique nationale. Cette attribution pourrait concerner en particulier certaines dépenses budgétaires majeures et des choix essentiels à la compétitivité du pays ». 

Cette BCE qui, avec les dirigeants de l’Union européenne et du FMI, a sauvé les banques responsables de la crise, étrangle les peuples grec, irlandais et portugais. Désormais, elle entend pousser jusqu’au bout la logique du pacte euro plus. Relayé en France par Nicolas Sarkozy, ce « pacte des rapaces » entend imposer une austérité et une casse des services publics et sociaux quasi définitives, museler la souveraineté populaire et nationale pour servir toujours plus leurs « amis les riches ». 

S’il est un coup de balai à asséner, c’est bien sûr cette droite ultralibérale et réactionnaire, prête à tout pour conserver le pouvoir. Des millions de Françaises et de Français, toutes générations confondues, qui sont descendus massivement dans la rue à l’automne dernier, et bien d’autres qui n’ont pu le faire, attendent autre chose, espèrent un autre avenir pour eux et leurs enfants ou petits-enfants. Après le PS samedi dernier, les communistes et les Verts entrent à leur tour dans le vif de la prochaine présidentielle. 

Du débat à mener sur la place publique entre les programmes respectifs et de la capacité militante à y travailler avec les intéressés eux-mêmes dépendra l’espérance du changement nécessaire dans un an. Et sa concrétisation 

 

 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 06:45

Le PCF veut combattre le recul de la représentation féminine en politique (communiqué)

 

 

La sénatrice Michèle André, présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre hommes et femmes, a alerté les responsables nationaux des partis politiques quant au risque d'aggravation d'une sous-représentation féminine au Sénat à l'occasion des prochaines sénatoriales.

Le PCF partage totalement cette inquiétude, d'autant que les réformes de mode de scrutin mises en œuvre par la majorité présidentielle ainsi que les pratiques politiques dominantes contribuent au recul de la parité dans les hémicycles.

Ainsi que Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a tenu à le rappeler dans sa réponse à madame André, le groupe CRC auquel appartiennent les sénateurs communistes compte 13 sénatrices sur 24 membres et est, de plus, présidé par l'une d'entre elles, madame Nicole Borvo Cohen-Seat, sénatrice communiste de Paris.

Le PCF est animé de la volonté délibérée de promouvoir l'accès aux responsabilités des femmes dans les institutions républicaines et réaffirme sa proposition d'adopter le mode de scrutin à la proportionnelle à toutes les élections, le mieux à même d'aboutir à une parité effective en politique comme le montrent les différences de représentation résultant des scrutins de liste et des scrutins uninominaux. La réforme des collectivités territoriales annonce de ce point de vue une véritable régression.

Dans la perspective du scrutin de septembre prochain, le PCF veille à placer les femmes qu'il présente en position réellement éligible. Des 15 sièges de sénateurs sortants renouvelables investis par ses instances, 9 reviennent à des femmes.

Le PCF est pour sa part décidé à combattre dans les actes, et pas seulement en parole, le recul de la représentation féminine en politique.

 

Communiqué du Parti communiste français

Paris, le 8 juin 2011.

 

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 08:32

 

Le pouls de la société pris à cœurs battants lors de la Conférence nationale du PCF.

 

Que ce soit lors 
de l’initiative contre 
la vie chère devant 
le ministère 
des Finances 
ou lors des débats de la Conférence nationale, les délégués décrivent la campagne qu’ils veulent voir menée. Des communistes à l’écoute de la société.

 

Leur Conférence nationale, militante, a commencé vendredi par une initiative sur la vie chère. Une délégation du PCF a remis 25 000 pétitions au ministère de l’Économie. Devant l’immeuble, au micro, les militants se succèdent. Une délégation du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) amène au pot 500 signatures. L’Ariège également. La fédération de ce département où 25 % de la population vit sous le seuil de pauvreté a organisé une vente de cerises à prix coûtant. Laurent, de Dordogne, décrit un territoire où le revenu moyen est de 850 euros. Sa propre grand-mère, quatre-vingt-six ans, doit vendre sa maison. Elle n’arrive plus à joindre les deux bouts et devra emménager dans un studio. La campagne est utile. Elle permet d’entrer en contact avec ceux qui se sont éloignés de la politique. « L’un des symptômes de la paupérisation, c’est l’abstention. »

 

Départ pour Montreuil, le lieu de la Conférence nationale. La plénière est studieuse. À un moment, samedi, les micros se taisent. C’est au tour des militants de se réunir. Pas un ne rentrera chez lui sans avoir pris la parole. Autour des tables, par petits groupes, les militants s’assemblent en « ruches ». Cette campagne sur la vie chère « touche le quotidien des gens », glane-t-on. Les propositions montent : augmentation des salaires, blocage des loyers… « et des charges », la précision est de taille, insiste Pedro, de Loire-Atlantique. Les « camarades proposent de renforcer les services publics, par une nationalisation de l’énergie, de l’eau ». À d’autres tables, on parle du type de campagne présidentielle et législative que les communistes entendent mener avec les autres organisations du Front de gauche. Ils privilégient la proximité, la hiérarchisation des propositions et les propos simples. « On pourrait mener campagne sur quelques points, comme on le fait sur la vie chère. Il faut un travail d’éducation populaire », souhaite Coralie, de la Vienne. Attention à l’entre-soi : « Il nous faut des mots simples, pas de ceux que connaissent les seuls communistes, prévient-elle. Beaucoup de gens ne comprennent absolument pas ce qu’est la planification écologique. » Daniel, de Seine-et-Marne, insiste pour qu’on « défende deux-trois grandes idées », par exemple que « 30 % du PIB va aux revenus du capital, 14 % à la protection sociale », appuie-t-il.

 

Mais de bonnes propositions ne suffisent pas. Comment toucher les citoyens ? « Avec une candidature Front de gauche, il faut rêver pour que les communistes passent dans les médias », lance Rima, de Paris. « Il faut se saisir des murs de la ville », dit-elle. Comment faire venir les citoyens dans nos réunions ? « Il n’y a que les vieux qui viennent dans les débats qu’on organise sur les jeunes », s’amuse-t-elle. Pourtant, les « jeunes tiennent un discours très politique, mais ne font pas le lien avec les partis ». Un chantier à ouvrir. Pierre, du bassin d’Arcachon, emporte l’adhésion : « Il faut partir des luttes. » Car, on touche beaucoup plus facilement les gens « quand il y a une fermeture de classe, ou la renégociation du contrat municipal de l’eau ».

 

Pour les militants communistes, l’Europe sera bien au cœur de la bataille de 2012. « Parce que l’Union européenne est au cœur de choix stratégiques, lesquels privilégient le capital au peuple », affirme Françoise, de l’Essonne. « C’est un débat formidable, indispensable mais exigeant pour relever la tête et construire une autre Europe. Comme en 2005, ce pacte est passé en catimini. Il nous faut le révéler, le mettre entre les mains des citoyens. » Florian, du Doubs, revendique le besoin d’afficher la désobéissance contre les directives européennes en attendant de transformer l’Europe. « De Maastricht à Lisbonne, en passant par le traité constitutionnel européen, les communistes ont construit un projet social alternatif pour l’Europe avec lequel les gens sont d’accord, mais ils nous prennent pour de doux rêveurs, affirme le jeune militant. La désobéissance européenne est le moyen de mettre l’institution en crise et d’avancer. » Les propositions fusent : un salaire minimum européen, une Sécurité sociale européenne et plus largement une procédure de convergence vers le haut, la transformation de la monnaie unique en monnaie de coopération et non de domination au service de la finance…

 

Beaucoup d’interventions ont porté sur le besoin de se démarquer du Front national, qui propose la sortie de l’euro. Dans l’Europe en crise, les peuples se lèvent : le mouvement social en Grèce, le refus des Islandais de payer pour les banques, les euromanifs, et les « indignados » en Espagne.

 

Partout, le mot d’ordre commun est « le refus de l’austérité, mais l’indignation ne suffira pas. Il faut une alternative politique », affirme Jean-Jacques, des Pyrénées-Atlantiques. « La parole de la France est importante en Europe », souligne Pierre, de la Haute-Vienne. « En 2012, si la France remet sur la table le chantier européen, on enclenche un espoir pour l’Europe. » Mais attention : « Les évolutions idéologiques des socialistes ont été rapides en trente ans : la rupture de 1983 a succédé à l’espoir de 1981, rappelle Jean-Jacques. Le Parti socialiste ne conduit pas la même politique avec un Parti communiste fort qu’avec un Parti communiste faible. » Paroles de militants

 

Gaël De Santis et Clotilde Mathieu

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BRUNO FORNACIARI

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