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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 13:55

Les dérives d'une certaine extrême-gauche

Ahmed Halfaoui

Parallèlement à la clarté des intentions des "amis du peuple syrien", la situation dans le pays n’en finit pas de mettre en évidence la confusion qui règne dans des mouvements européens dits d’extrême-gauche et labélisés révolutionnaires, avec cette conséquence que l’on ne distingue presque pas leurs positions de celle de l’Alliance atlantique.

 

Les analyses à l’emporte-pièce, faites des instantanés que le téléspectateur le moins futé de France 24 ou de I-Télé pourrait produire, sont étalées sur la place publique, comme contribution à la "révolution" syrienne, quand on s’attend à plus de circonspection et plus de rigueur de milieux qui se réclament d’une extraction théorique infiniment plus sourcilleuses sur les processus qui affectent les formations sociales.

 

La raison en est que la révolution sociale est fondamentalement considérée comme une chose sérieuse, censée produire un stade supérieur de développement politique de la société en mouvement. C’est la raison d’être affichée de la militance marxiste révolutionnaire. A contre courant de ce principe s’affirme le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), qui a inventé le concept "unité d’action" entre "révolutionnaires" et "OTAN" en Libye, récidive pour la Syrie où il s’évertue, cette fois-ci, à minorer l’hystérie des puissances occidentales et l’implication ostentatoire des monarchies arabes et de la Turquie dans le recrutement, l’entraînement et l’armement des "révolutionnaires". Pour conforter son point de vue le NPA utilise les mêmes témoignages que les médias de l’OTAN. Dans une dernière livraison, il présente à l’opinion, Shadi Abu Fakher, jeune cinéaste syrien, qui a été emprisonné dans son pays et libéré depuis, disposant ès qualité du statut d’opposant. Présenté comme "un des fondateurs des coordinations des quartiers de Damas", afin d’en faire un témoin de premier plan, Shadi, qui déclare que le "régime de Bachar El Assad ne contrôle plus que 30% du territoire", considère que "L’Armée syrienne libre (ASL) est vue comme une composante de la révolution ", quand même la presse la plus favorable ne parle plus que de groupes armés incontrôlés et de milices d’Al Qaïda.

 

Ce que Shadi tente de minorer en rappelant que l’ASL a adopté "un pacte qui interdit à ses membres d’entrer dans tel ou tel parti. Elle est là pour servir la révolution ". Et le NPA doit bien être le seul à croire à cette niaiserie, que même les Etats-Unis rejettent, eux qui ont des moyens bien plus élaborés de connaître le terrain des opérations.

 

En termes d’ingérence étrangère, le témoin du NPA ne voit que celle "de la Russie, de la Chine, du Hezbollah, de l’Iran qui consolide le régime". Concernant l’autre ingérence, celle qui se cache pas, Shadi Abu Fakher pense au contraire que "le souci de l’administration US n’est pas le sort de la révolution syrienne, mais celui des armes chimiques et des missiles quand le régime s’effondrera". A contrario il lance une supplique : "nous avons besoin d’armes, d’entraînement aussi". Le journaliste du NPA ne lui a pas demandé à qui il s’adressait. Le feu d’artifice est enfin donné avec la présentation du futur pouvoir "révolutionnaire" qui sera "composé de 25% de forces de l’opposition, de 25% des comités de coordination, 25% de personnalités qui ont aidé la révolution, de leaders locaux et 25% de technocrates de l’ancien régime à condition qu’ils ne soient pas mêlés à la répression". Le journaliste du NPA n’a pas cherché à savoir qui dirigeait quoi pour le moment et en quoi les quotas additionnés feraient une "révolution". Dont acte pour la perspicacité marxiste.

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 13:42

 


Social-Eco - le 12 Décembre 2012

Les douze salopards, l'éditorial de Claude Cabanes

Ce mercredi de décembre est, dit-on partout, le jour de gloire pour le chiffre 12. En voulant m’associer, un peu bêtement, à son triomphe, m’est venu aussitôt à l’esprit le titre d’un fameux film américain : les Douze Salopards.

 

Et le hasard, décidément en forme aujourd’hui, m’a fourni, malignement, une autre série de 12 : les 12 dirigeants les plus rémunérés du célèbre « club » du CAC 40 de la Bourse. Et je ne sais pourquoi, j’ai rapproché instinctivement ces deux douzaines-là. Si, je sais pourquoi ! Parce que c’est le jour de la Conférence nationale contre la pauvreté…


Ils sont donc 12 (je triche un peu, en réalité, ils sont 14…), a avoir encaissé en 2011 – c’est un plafond qu’ils ont dépassé – plus de 4 millions et demi d’euros, soit 240 fois le revenu annuel d’un travailleur payé au Smic ! Il faut toutefois noter des nuances – que dis-je, des abîmes… – parmi eux : ainsi M. Agon, de L’Oréal, a été écrasé par M. Ghosn, de Renault, par 7 700 000 euros à 13 300 000 ! Qui est lui-même enfoncé par M. Lévy, de Publicis, etc. Derrière eux, il y a un gros peloton d’une centaine d’athlètes du patronat qui rament : oh, ils rament à 3 millions ou 2 millions d’euros par an… Ils peuvent tenir…

 

D’autant qu’en 2010, leurs « paniers » (salaires, bonus divers, actions gratuites, indemnités en tout genre…) avaient déjà battu des records olympiques…

 

Évidemment, quand on sait que certains de ces seigneurs filent mettre à l’abri leur magot à l’étranger (il n’y a pas que les stars du cinéma, de la chanson ou du sport…), le niveau de la nausée monte… Évidemment, quand on sait que certains de ces entrepreneurs sont aussi d’implacables licencieurs dans leurs unités de production (chez Sanofi, par exemple, qui a détrôné Total, en tête du CAC), il y a de la rage dans l’air.

 

Et, évidemment, quand on entendra le prochain discours sur la crise, et la nécessité en conséquence du garrot de l’austérité, l’esprit de révolte sera au rendez-vous… contre la machine à fabriquer des pauvres.

 

Donc, M. Arnault, de LVMH, a disposé en 2011 personnellement de plus de 10 millions d’euros. Donc, la même année, plus de 8 millions de Français 
ont vécu – ou plutôt ont survécu, et même parfois 
ont vécu si peu que cela ne mérite pas le beau mot 
de « vivre »… donc 8 millions, avec 964 euros par mois. 
Et le territoire de la pauvreté gagne du terrain tous 
les jours, au point que la moitié de la nation est hantée par cette détresse.

 

Hier, le premier ministre a présenté 
le dispositif gouvernemental pour faire face au fléau. Certes, toute mesure nouvelle est louable, et la volonté 
de battre en brèche la droite, qui stigmatisait le peuple 
des pauvres, est la bienvenue. Mais enfin, M. Ayrault mettait en regard ce pacte de solidarité avec le pacte 
de compétitivité déjà connu ; le face-à-face est cruel : 
un peu plus d’un milliard environ pour les pauvres 
et 20 milliards pour les patrons…

 


Il paraît que les marchés financiers n’ont jamais été 
aussi bienveillants à l’égard de la France.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 08:25

Megamorano.com : le site à la "gloire" de Nadine Morano


Nadine Morano est décidément une cible privilégiée des internautes.

Le site Megamorano.com propose 32 vidéos à la "gloire" de la ministre de l'Apprentissage. Autrement dit, ses passages audiovisuels les plus marquants, entre bourdes et clashs. Les détails avec Planet.fr.

Depuis mardi, le site Mégamorano.com (en référence au site Megaupload fermé par le FBI la semaine dernière) propose 32 vidéos de la ministre de l'Apprentissage. Ce site parodique prétend glorifier "Nadine", comme ils l'appellent, mais ce sont en fait 32 vidéos de clashs avec des journalistes et de bourdes.

Retrouvez donc sur Megamorano.com les passages de Nadine Morano dans l'émission de Laurent Ruquier, ses clashs avec Sofia Aram sur France Inter, ses meilleures gaffes...

Finalement, rien de bien étonnant lorsque l'on sait que derrière ce site se cachent les jeunes qui soutiennent François Hollande à la présidentielle.

© capture d'écran de Megamorano.com

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 22:38

Gérard Depardieu nous joue l'avare mais ce n'est pas un rôle de composition

Après Bernard Arnaud, la plus grande fortune de France, voici au tour de Gérard Depardieu, l'acteur français le mieux payé, de succomber aux charmes fiscaux de la Belgique. Inquiétante épidémie qui commence sérieusement à gréver les recettes budgétaires de l'État. Cet exil fiscal qui n'empêche pas l'admiration pour l'inoubliable interprète des « valseuses » est insupportable.

 

Sa carrière n'en déplaise à son talent, il la doit aussi à ses compatriotes. En refusant de payer ses impôts, de participer à la solidarité nationale, le très oubliable soutien de Nicolas Sarkozy durant la dernière campagne électorale, entache durablement son image auprès des Français. A l'heure où la France connait un record de pauvreté, 8,6 millions de pauvres, Gérard Depardieu nous joue l'avare mais ce n'est pas un rôle de composition.

 

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 15:56
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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 15:43

 

Rencontre gouvernement-syndicats à Matignon mercredi

  - le 8 Décembre 2012

ArcelorMittal

Florange: «Le gouvernement doit se ressaisir» estime la CGT métallurgie

Par Bernard Devert, dirigeant de la fédération 
de la métallurgie CGT.

 

Bernard Devert, dirigeant de la fédération 
de la métallurgie CGT affirme dans l'Humanité qu'il faut organiser rapidement "une rencontre entre syndicats, direction, élus et gouvernement pour voir comment on fait pour redresser la sidérurgie. Et nous demandons la même chose au niveau européen".

 

Point de vue.


« Nous avons eu la confirmation, mercredi à Matignon, que l’accord conclu avec Mittal est vide. C’est la stratégie de Mittal qui s’applique tout simplement, avec peut-être une compensation sur l’aménagement du plan social. Une stratégie de réduction de la voilure en France et en Europe. Nous avons vu 
un premier ministre et ses ministres en très nette difficulté pour justifier ce pacte avec la direction d’ArcelorMittal.

 

Comment maintenir des hauts-fourneaux pendant deux, trois ans, sans emplois, sans investissements ? Et si cela redémarrait, avec qui et comment ? Aucune réponse.

 

Je rappelle que le rapport Faure, commandé par le ministère de l’Industrie, démontrait qu’il fallait à tout prix, à Florange, sauver l’ensemble du site, un site non seulement viable, 
mais indispensable si on veut relancer la sidérurgie 
en France et en Europe. Cet accord n’est pas viable.

 

Redressement productif


Le gouvernement doit se ressaisir : nous demandons 
une rencontre entre syndicats, direction, élus et gouvernement pour voir comment on fait pour redresser la sidérurgie. Et nous demandons la même chose au niveau européen, sachant que neuf pays sont atteints par la stratégie de Mittal. Nous avons là l’occasion de donner un signe fort d’un redressement productif en France 
et en Europe.

 

Florange, la sidérurgie peut être un levier pour impulser une politique répondant au besoin des populations, des pays, d’avoir une maîtrise de l’industrie, des capacités, des savoir-faire. Nous maintenons notre demande de contrôle public sur Florange. Le premier ministre dit que cela coûterait 1 milliard d’euros ? 
Mais cette somme en réalité correspond à l’ensemble 
du groupe ArcelorMittal en France. Prendre le contrôle 
de Florange seulement, c’est 400 millions. Combien 
a coûté au contribuable la politique de M. Mittal ? 
Ça s’élève à des milliards. Nous sommes sensibles 
au budget public, mais nous préférons investir dans 
une entreprise pour relancer une activité qui concerne des milliers d’emplois et de nombreuses régions."

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:53

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 11:49

Pourquoi le social-libéralisme est dans l'impasse

 Par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

Mardi 4 Décembre 2012

Alors que sa base populaire s'est considérablement affaiblie, le nouveau pouvoir reste prisonnier des dogmes néolibéraux qui le conduisent à pratiquer le grand écart entre ses promesses et ses actes, analyse les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, auteur de «L'argent sans foi ni loi. Conversation avec Régis Meyran» (Textuel, 2012).


(CHESNOT/SIPA)
François Hollande n'aurait pu être élu président de la République sans l'apport des voix du Front de gauche, ce qui l'a obligé à des promesses de campagne pour une meilleure répartition des richesses entre le capital et le travail. Mais les promesses, une fois de plus, ne valent que pour ceux qui veulent bien y croire. Après cinq ans d'un «président des riches» qui a comblé les plus fortunés de nombreux cadeaux fiscaux, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault n'a augmenté le taux horaire du Smic, hors inflation, que de 18 centimes d'euros (brut) !

(Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot - DR)
(Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot - DR)
Le mépris pour les millions de Français dont les salaires sont au-dessous du revenu médian, qui s'établit à 1 676 € net par mois, ne va pas les inciter à participer davantage à la vie politique. L'abstention a battu des records pour les élections législatives de juin 2012 : 44,6 % des électeurs inscrits ne sont pas allés voter au second tour. C'est le taux le plus élevé pour des élections législatives depuis 1958, date à laquelle il fut de 25,2 %. De 1958 à 1978, l'abstention a régulièrement reculé. Elle n'atteignait que 15,1 % en 1978. Puis elle a augmenté de 1981 à 2012. Cette concomitance avec les élections de deux présidents socialistes démontre que la duperie de la fausse alternative déroute massivement l'électorat notamment populaire.

Au premier tour de l'élection présidentielle, le candidat François Hollande a recueilli 10 272 705 suffrages, ce qui représente 22,3 % des 46 066 307 inscrits. Le chef de l'Etat était donc minoritaire dans les souhaits des électeurs. Ce que soulignent aujourd'hui les réticences des écologistes, pourtant membres du gouvernement, et le peu d'empressement à le soutenir des élus et militants du Front de gauche. Il y a là une faiblesse de la base sociale susceptible de se mobiliser pour soutenir l'action gouvernementale.

Un soutien aussi faible du peuple français a ses raisons. On peut faire l'hypothèse du souvenir amer laissé par les années mitterrandiennes : ce fut l'époque où la dérégulation du système financier a triomphé, soutenue par un ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Bérégovoy, qui a laissé de bons souvenirs dans les beaux quartiers. Le pacte budgétaire et sa «règle d'or», dont la remise en cause et la renégociation avaient été imprudemment mises en avant par le candidat Hollande, sont des signes avant-coureurs des renoncements à venir. Les choix budgétaires de la France sont donc désormais sous le contrôle des experts européens. Le président a, très «normalement», envoyé un message politique clair aux marchés financiers. Le nouveau pouvoir socialiste va bel et bien continuer à appliquer les directives du néolibéralisme et mettre en œuvre une politique d'austérité à perpétuité pour les peuples. Cette reprise à son compte du drapeau de la «compétitivité» va se traduire pour les travailleurs par de nouveaux sacrifices pour les seuls bénéfices du capital et de ses actionnaires.

Un régime censitaire

Les manipulations idéologiques et linguistiques ont été reprises par l'Elysée et l'Assemblée nationale, pour continuer à faire croire, dans une inversion totale des valeurs morales et économiques, que le travail coûte trop cher à ces riches et généreux investisseurs qui créent des emplois. Les politiciens du Parti socialiste poursuivent la mise en scène de la défense de l'emploi en France, alors qu'ils savent très bien qu'ils appliquent la politique néolibérale qui a instauré dans les moindres détails du droit français et européen la liberté totale du capital pour délocaliser les emplois ouvriers et de service dans les pays les plus pauvres où la main-d'œuvre est payée au tarif local, celui de la misère.

Comment croire que les socialistes pourraient mener une politique plus douce à l'égard des travailleurs, alors qu'ils sont formés dans les mêmes grandes écoles que les patrons et les politiciens de droite : ENA, Sciences-Po, HEC et, bien entendu, Harvard ? Coupés du peuple avec le cumul des mandats - sur les 297 députés du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, on compte 207 cumulards -, les élus socialistes, dans le souci de faire progresser leur carrière en politique, ont rejoint les intérêts de la classe dominante dont ils sont devenus les alliés objectifs. Tous d'accord pour que, au nom de la «démocratie» et des «droits de l'homme», la vie politique française soit gérée dans un régime, en réalité censitaire, où les élites sociales qui composent l'essentiel des chambres vont promulguer les lois les plus favorables à leurs intérêts et à ceux qu'ils représentent. Comment se fait-il que les ouvriers et les employés, qui sont 52 % de la population active, ne soient présents ni à l'Assemblée nationale ni au Sénat, ou si peu ? Cette absence explique le désintérêt pour la politique que traduit le succès remarquable du parti des abstentionnistes.

Dans la phase néolibérale d'un système capitaliste financiarisé, hautement spéculatif à l'échelle du monde, il n'y a pas d'accommodement possible comme ce fut le cas pendant les Trente Glorieuses où la croissance et un Etat-providence fort autorisaient la redistribution. L'avenir de la présence de l'homme sur la Terre est menacé. Seule une opposition claire à cette économie destructrice rendra possible la construction et la mise en œuvre d'une société ou l'humain détrônerait à tout jamais l'argent sans foi ni loi.
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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 08:37

en de l'UMP

  - le 29 Novembre 2012

Diverses solutions ont été proposées pour dénouer la crise dans laquelle s'enfonce l'UMP.  A l'heure où le député David Douillet imagine une "commission des sages", voici un abécédaire de toutes les suggestions et initiatives qui ont fait flop pour sortir le parti de droite de la nasse


A comme aller vous faire voir

Jean-François Copé, "sorti de la négociation", ne s'intéresse plus qu'à son rôle d'opposant en chef à François Hollande. Va s'en expliquer dans les fédérations UMP. Il publie des communiqués de président de l'UMP sur les sujets d'actualité.

 

C comme commission des sages

Elle est prévue dans l'article 36 des statuts de l'UMP, avec comme membres les anciens présidents du parti, ses anciens secrétaires généraux, les anciens présidents des anciens partis qui composent l'UMP. S'y ajoutent quatre membres choisis parmi le groupe UMP du Sénat, quatre autres parmi le groupe UMP de l'Assemblée. Son rôle : superviser un nouveau vote.

 

G comme groupe de travail

Proposé par Christian Jacob, chef de file des députés UMP, il serait composé à parité de pro-Copé et de pro-Fillon pour organiser ce référendum

 

M comme médiation...

Alain Juppé, maire de Bordeaux, suggère une instance collégiale d'arbitrage. L'ancien Premier ministre commence sa mission le 22 novembre, l'abandonne trois jours plus tard après refus des conditions côté Copé.

... et comme mandat du président réduit

Ramener le mandat du président Copé de 3 ans à 18 mois, le temps de réformer les statuts pour ouvrir plus largement la compétition interne à l'UMP. Suggestion de l'ex-secrétaire d'Etat Frédéric Lefebvre, qui n'a pas prospéré à ce jour.

 

P comme pétition

Lancée le 26 novembre par Nathalie Kosciusko-Morizet. "Aujourd'hui, le résultat de l'élection est trop incertain. Il est contesté, il est douteux. Nous voulons revoter", déclare ce texte qui comptabilisait jeudi matin près de 30.000 signatures.

R comme recours en justice...

Menace brandie par le camp Fillon, préparée juridiquement par lui pour faire annuler l'élection du président le 18 novembre. Démarche considérée comme arme atomique dans les rangs du parti.

... comme referendum

Referendum sur le vote. Solution avancée par Jean-François Copé mardi, retirée par lui le lendemain et qui émane, selon les fillonistes mais aussi de copéistes, de Nicolas Sarkozy : demander aux adhérents UMP de dire par vote s'ils souhaitent remettre en jeu la présidence du parti, remportée par le député-maire de Meaux.

... ou comme révoltes

  • partielle. Retourner aux urnes là où le vote des adhérents UMP est contesté. La commission des recours de l'UMP a annulé deux circonscriptions des Alpes-maritimes, favorables à M. Fillon, écarté les résultats de Nouvelle-Calédonie où il est en tête. Mais, font observer ceux qui veulent plus, des fraudes sont soupçonnées beaucoup plus largement. totale.
  • totale. Le camp Fillon l'exige, accusant ses adversaires de lui avoir volé la victoire par utilisation abusive des moyens de l'UMP, mauvaise organisation du scrutin et bourrage d'urnes, une accusation que lui renvoie les copéistes. Deux sous-propositions:
  1. Tout remettre sur la table, avec appel à candidatures, parrainages, campagne électorale, vote
  2. Rejouer seulement le match Copé-Fillon, sans ouvrir la compétition

 

S comme scission

François Fillon a créé mercredi officiellement un groupe dissident de députés UMP, Rassemblement-UMP. Initiative combattue par les copéistes mais aussi des non-alignés (71 députés avec Le Maire et NKM) qui oeuvrent pour un cessez-le-feu

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 08:25

 

Politique - le 30 Novembre 2012

L'humanité des débats. Gauche

Gauche : faut-il assumer ou dénoncer l’austérité ?

Le face-à-face de la semaine de l'Humanité des débats entre la sénatrice, présidente du groupe Communiste républicain et citoyen au Sénat, Éliane Assassi et le député, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux.


Les différentes lois 
de finances sont marquées du sceau de l’austérité 
pour, selon le gouvernement, résorber les déficits publics . Est-ce vraiment la priorité absolue ?


Éliane Assassi. Le gouvernement est marqué par le discours en vogue en Europe. Pour le président de la République, le premier ministre et le gouvernement, la résorption du déficit est un préalable à toute politique de changement. Il faut redresser les comptes d’abord. Le bilan de la droite, en dix ans d’exercice du pouvoir, est calamiteux et le discours de la rigueur peut donc être compris. Le problème, c’est que le choix de l’austérité est récessif, qu’il risque de maintenir les déficits au niveau actuel et éloigner le changement comme l’Arlésienne qu’on attend toujours et qu’on ne voit jamais… Aucun des pays d’Europe frappés par l’austérité (Portugal, Espagne, Irlande, Italie, Grèce) ne connaît une amélioration de la situation.

 

Bruno Le Roux. La priorité absolue, c’est l’emploi. C’est pour l’emploi que nous menons toute notre politique : la réorientation de l’Europe, le redressement des finances publiques et le redressement industriel et économique. Ces trois dimensions de notre action marchent ensemble. Depuis trop longtemps, la dette entame notre souveraineté, ronge nos marges de manœuvre, alimente le désordre de la finance mondiale. Aujourd’hui, le service de la dette est le premier budget de l’État. Ce n’est pas acceptable. Depuis des années, on parle de réduire la dette. Je suis fier d’appartenir à la majorité qui le fait, en respectant les priorités fixées par la majorité : l’emploi, l’éducation, le logement, la sécurité. Ce que nous votons est juste : l’essentiel de l’effort est demandé aux plus riches et aux grandes entreprises. C’est un budget au service de tous les Français, de ceux qui ont tant souffert de la politique de la droite, toujours plus douce avec les privilégiés et plus dure avec tous les autres. C’est un budget qui protège les classes moyennes et populaires. Ce budget n’est pas un budget de rigueur. C’est un budget de combat.

 

Le budget prévoit la baisse 
de la dépense publique ? N’est-ce pas contradictoire avec toutes idées de relance des investissements et de création d’emplois ?


Éliane Assassi. Si, précisément. Un « choc » fiscal de 30 milliards de recettes attendues, en partie transférée sur le dos des salariés (les pigeons ont gagné 750 millions, les accidentés du travail perdu 170 millions) sans dépenses nouvelles, c’est anti-économique. En 1945, la France était ruinée par la guerre, son industrie sous le niveau des années trente. Qu’a-t-on fait ? Créé la Sécurité sociale, nationalisé les banques, les assurances, l’énergie et investi dans les équipements publics. Ce n’est pas en privant les collectivités locales de ressources, en gelant le salaire des fonctionnaires, en augmentant la TVA (comme on le voit dans le pacte de compétitivité) que les choses iront mieux. En suivant cette piste, la France va exporter son austérité et importer celle des autres. L’Europe est la seule partie du monde où l’on agisse de cette manière. Résultat : récession en zone euro prévue par l’OCDE alors que les USA d’Obama sont donnés à 2,75 % de croissance en 2013, la Russie à 4 % et la Chine, où la croissance ralentit (!) à 7,5 %. L’austérité, c’est le déclin de notre économie, la hausse du chômage, celle des tensions sociales. Nous ne voulons pas de cette France-là.

 

Bruno Le Roux.Pour retrouver des marges de manœuvres et sortir de notre dépendance envers les marchés financiers, nous menons une politique équilibrée : 10 milliards d’euros de prélèvements pour les grandes entreprises, autant pour les ménages les plus aisés, mais aussi 10 milliards d’économies. L’effort demandé est important, il est juste que l’État y participe. C’est bien pour l’investissement et la création d’emplois que cet effort est demandé : les emplois d’avenir, le contrat de génération, le crédit d’impôt pour la croissance et l’emploi, par exemple, sont des outils utiles et cohérents qui exigent des financements. Et nous créons un nouvel instrument essentiel : la BPI qui financera les entreprises sur tout le territoire. En cohérence, nous menons une réforme bancaire qui permettra de mieux réguler le système bancaire pour favoriser le financement des entreprises. La relance de l’investissement et la création d’emplois sont donc bien au cœur de notre politique.

 

Vous êtes deux forces de gauche 
et vos votes sur ces budgets 
sont différents. 
Est-ce préjudiciable à la gauche.


Bruno Le Roux. Qu’il y ait une 
diversité à gauche est normal. Mais le vote du budget, surtout quand il est aussi clairement orienté à gauche et fondé sur la justice, est un vote particulier qui fonde un pacte de changement. J’aimerais être sûr que nous avons le même objectif : que la gauche réussisse, non pour elle, mais pour les Français. Je m’interroge sur le sens des choix de ceux qui donnent l’impression de parier sur l’échec de la gauche, en mêlant trop souvent leurs voix à celles de la droite. Je ne comprends d’ailleurs pas bien pourquoi il serait possible de travailler ensemble dans toutes les collectivités, mais pas au niveau national. Les politiques que nous y menons sont cohérentes. Je sais que cette incompréhension est partagée au-delà de nos rangs chez nombre de responsables de gauche, dont de nombreux communistes. J’en appelle donc toujours au rassemblement de toute la gauche au sein de ce grand pacte que nous proposons aux Français.

 

Éliane Assassi. Non. La gauche est pluraliste. Si nous étions d’accord sur tout, il n’y aurait qu’un seul parti de gauche. Il y a des approches différentes, des propositions diverses, il faut les confronter, accepter ce qui nous différencie et définir ce qui nous rassemble. Être de gauche, ce n’est pas céder à l’appel des « patrons pigeons », véritables rapaces avides de profits rapides ! Le gouvernement l’a pourtant fait et a même réussi, en séance au Sénat, avec une seconde délibération, à supprimer un amendement communiste, pourtant adopté, qui demandait 140 millions d’euros aux banques et un autre, adopté à l’unanimité, qui augmentait de 100 millions l’aide de la France au développement, conformément à un engagement de François Hollande ! Manuel Valls peut toujours critiquer l’attitude des parlementaires communistes, il aurait été mieux inspiré de demander à son collègue Jérôme Cahuzac de les consulter et d’échanger pour parvenir à une loi de finances acceptable, c’est-à-dire résolument à gauche.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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