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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 17:36

 

A France Inter, ils ne sont pas à çà prêt. Un journaliste a annoncer des dissentions au sein du Front de gauche, un ppeu comme le pendant de l'UMP. Elle savait bien sûr, puisque les journalistes savent, que le différent ne concerne pas le Front de la gauche, mais le Parti de gauche au sein duquel les avis divergent.

Mais l'amalgame aura une nouvelle fois pris le dessus sur la vérité et l'honnêteté.

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Marc Dolez quitte le Parti de gauche et sa "dérive un peu gauchisante"

Le député du Nord a annoncé ce mercredi qu'il quittait le Parti de gauche qu'il avait fondé avec Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard en 2008. En cause: "une dérive  un peu gauchisante" qui ne lui convient pas. "L'objectif est d'ouvrir une alternative. Pas de créer une organisation condamnée à la minorité".


Le député Marc Dolez, le 29 novembre 2008 à l'Ile-Saint-Denis
Le député Marc Dolez, le 29 novembre 2008 à l'Ile-Saint-Denis (Photo Francois Guillot. AFP)

Le député Marc Dolez, qui avait quitté le PS en 2008 pour fonder le Parti de Gauche avec Jean-Luc Mélenchon, a annoncé son départ de cette formation, jugeant notamment que l'eurodéputé concentre ses critiques sur l'exécutif de gauche au lieu "de s'attaquer à la droite".

Dans une interview à Libération publiée mercredi, le député du Nord critique la stratégie du PG, tout en voulant rester "un militant actif du Front de Gauche", dont ce parti est, avec le PCF, une des deux composantes majeures.

M. Dolez assure notamment que "l'acquis de la belle campagne présidentielle a été dilapidé dès les législatives, avec la catastrophique campagne d'Hénin-Baumont".

M. Mélenchon (11,1% le 22 avril) était venu y affronter la présidente du FN Marine Le Pen et avait été éliminé au premier tour.

"La stratégie Front contre Front nous a cornerisés à l'extrême gauche", analyse le député du Nord.

"Je déplore aussi l'expression médiatique de Jean-Luc Mélenchon. Il critique le plus souvent le président de la République et le gouvernement plutôt que de s'attaquer à la droite. Nos propositions sont rendues souvent inaudibles à cause de l'outrance du verbe", accuse-t-il.

"Beaucoup de ses propos brouillent notre message, je ne crois pas à la thèse de deux gauches irréconciliables ni au mythe du recours", ajoute M. Dolez, à propos d'une majorité alternative à gauche, thèse défendue par M. Mélenchon, également ex-PS.

"Je ne me résoudrai jamais à considérer que le gouvernement va échouer et que nous serons là à ramasser les morceaux", insiste l'élu de Douai. "Si la social-démocratie devait s'effondrer, je crains que ce ne soit au profit de la droite extrême".

"Ne donnons pas le sentiment que l'adversaire du Front du gauche, c'est le PS", dit encore M. Dolez, qui appartenait à l'aile gauche du Parti socialiste.

Il n'entend pas pour autant retourner à ce parti. "Le Front de gauche me paraît plus indispensable que jamais, j'entends participer à son expression à l'Assemblée nationale".

Interrogé par i>TELE sur ce départ, le député PS Jean-Christophe Cambadélis a commenté : "ce n'est pas une bonne nouvelle quand nos amis se divisent".

Jusqu'alors seul député du Parti de gauche, Marc Dolez explique dans Libération vouloir rester "un militant actif du Front de gauche, qui m'apparaît plus indispensable que jamais. (...) Je n'ai pas quitté le Parti socialiste pour y revenir." Son prochain combat politique sera "la campagne contre les politiques d'austérité annoncée pour janvier", qui "est une bonne initiative pour se relancer".

 

Pour expliquer sa décision, le membre du groupe parlementaire Gauche démocrate et républicaine met en exergue ses "divergences sur l'analyse de la situation politique mais aussi sur la stratégie".

 

Divergences politiques:


"Je ne crois pas à la thèse des deux gauches irréconciliables ni au mythe du recours. Je veux que la gauche réussisse. Je ne me résoudrai jamais à considérer que le gouvernement va échouer et que nous serons là à ramasser les morceaux. Si la social-démocratie devait s'effondrer, je crains que ce ne soit au profit de l'extrême-droite".

 

"Ne donnons pas le sentiment que l'adversaire du Front du gauche, c'est le PS", explique encore Marc Dolez, qui rappelle que "l'objectif doit rester de faire bouger les lignes à gauche, déplacer le centre de gravité et la mettre sur une orientation qui permette de sortir de la crise." L'élu du Nord pointe d'ailleurs: "Le Front de gauche stagne. La baisse du PS ne nous profite pas."

 

Divergences stratégiques:

  • Législatives. Le député du Nord salue le fait que "Jean-Luc Mélenchon nous a permis d'atteindre un score à la présidentielle -11%- que je n'aurai jamais imaginé." Mais il met en cause "l'acquis de la belle campagne présidentielle (qui) a été dilapidé dès les législatives, avec la catastrophique campagne d'Hénin-Baumont". "La stratégie Front contre Front nous a cornerisés à l'extrême gauche", selon lui.
  • Communication. "Je déplore aussi l'expression médiatique de Jean-Luc Mélenchon. Il critique le plus souvent le président de la République et le gouvernement plutôt que de s'attaquer à la droite. Nos propositions sont rendues souvent inaudibles à cause de l'outrance du verbe."
  • Ecologisme. Marc Dolez se montre "d'une grande perplexité quant à la surenchère écologique issue des assises pour l'écosocialisme. Elle se fait au détriment de la question sociale."
  • Concertation. S'appuyant sur le contre-budget présenté par le PG, il ressent que le Parti de gauche "a aussi tendance ces derniers temps à ne pas jouer suffisamment collectif".

A lire aussi:

Jean-Luc Mélenchon : "Oui il y a la place pour une majorité alternative de gauche"

L'écosocialisme, nouvel horizon du Parti de gauche

Toutes les interventions de Marc Dolez dans l'Humanité

S.G.

 


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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 00:25
 
Alors Gérard, t’as les boules ? Par PHILIPPE TORRETON Comédien Tu ne veux plus être français…? Tu quittes le navire France en pleine tempête ? Tu vends tes biens et tu pars avec ton magot dans un pays voisin aux cieux plus cléments pour les riches comme toi ? Evidemment, on cogne sur toi plus aisément que sur Bernard Arnault ou les héritiers Peugeot… C’est normal, tu es un comédien, et un comédien même riche comme toi pèse moins lourd ! Avec toi, on peut rattraper le silence gêné dont on a fait preuve pour les autres… C’est la nature de cette gauche un peu emmerdée d’être de gauche. Mais Gérard, tu pensais qu’on allait approuver ? Tu t’attendais à quoi ? Une médaille ? Un césar d’honneur remis par Bercy ? Tu pensais que des pétitions de soutien de Français au RSA allaient fleurir un peu partout sur la Toile ? Que des associations caritatives allaient décrocher leur abbé Pierre, leur Coluche encadrés pour mettre ta tronche sous le plexi ? Le Premier ministre juge ton comportement minable, mais toi, tu le juges comment ? Héroïque ? Civique ? Citoyen ? Altruiste ? Dis-nous, on aimerait savoir… Le Gérard «national», le rebelle de Châteauroux, le celui qui, s’il n’avait pas rencontré le cinéma, serait en taule à l’heure qu’il est comme tu le disais, le poète de l’écran la rose à la main quand ça devait faire bien d’en avoir une, qui nous sort un «c’est celui qui le dit qui y est»… Tu prends la mouche pour un petit mot et tu en appelles au respect, comme le fayot dans la cour de récré… Tu en appelles à tes gentils potes de droite pour que le grand méchant de gauche arrête de t’embêter… Tu voudrais avoir l’exil fiscal peinard, qu’on te laisse avoir le beurre et l’argent du beurre et le cul de la crémière qui tient le cinéma français… Tu voudrais qu’on te laisse t’empiffrer tranquille avec ton pinard, tes poulets, tes conserves, tes cars-loges, tes cantines, tes restos, tes bars, etc. Et nous faire croire en tournant avec Delépine qu’un cœur social vibre encore derrière les excès et les turpitudes de l’homme… Nous faire avaler à coups de «han» de porteur d’eau que tu sèmes dans tes répliques trop longues, que l’homme poète, l’homme blessé, l’artiste est encore là en dépit des apparences… Le problème, Gérard, c’est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé : celui du «je pense qu’à ma gueule», celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales… Tout le monde ne peut pas avoir l’auréole d’un Rimbaud qui, malgré ses trafics d’armes, fut et restera un poète… à jamais. Toi, tu resteras comme un type qui a fait une belle opération financière sur le cinéma français, un coup de Bourse, une OPA… Tu as transformé tes interprétations les plus réussies en stratégie de défiscalisation. Il doit y en avoir un florilège de répliques que tu as jouées et qui résonnent bizarrement maintenant ! Des répliques de poète, d’homme au grand cœur, d’yeux grands ouverts sur la misère du monde, orphelines de pensée et violées par leur interprète, parce que l’homme a les rognons couverts, mais l’acteur a fait faillite… L’homme est devenu riche mais sa fortune lui a pété à la gueule. Tu sais, ces gros pets foireux dont tu te vantes et que tu lâches sur les tournages en répondant à tes 12 téléphones au lieu de bosser ? Tu votes pour qui tu veux, et tu fais ce que tu veux d’ailleurs, mais ferme-la, prends ton oseille et tire-toi, ne demande pas le respect, pas toi ! Sors de scène, Montfleury, «ce silène si ventru que son doigt n’atteint pas son nombril !» Et puisqu’on est dans Cyrano, te rappelles-tu de cette réplique, mon collègue, qu’il adressait à De Guiche sauvant sa peau au combat en s’étant débarrassé de son écharpe blanche ? Il demande à Cyrano ce qu’il pense de sa ruse et ce dernier lui répond… «On n’abdique pas l’honneur d’être une cible.» Tu t’en souviens ? Tu devrais… En ce temps-là, tu apprenais ton texte… On va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l’on peut encore, malgré la crise, se soigner correctement, où l’on peut accéder à la culture quelle que soit sa fortune, où l’on peut faire des films et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l’impôt… Un pays que tu quittes au moment où l’on a besoin de toutes les forces, en plein siège d’Arras, sous les yeux des cadets médusés… Adieu.
Alors Gérard, t’as les boules ?
Par PHILIPPE TORRETON Comédien


Tu ne veux plus être français…? Tu quittes le navire France en pleine tempête ? Tu vends tes
biens et tu pars avec ton magot dans un pays voisin aux cieux plus cléments pour les riches comme toi ? Evidemment, on cogne sur toi plus aisément que sur Bernard Arnault ou les héritiers Peugeot… C’est normal, tu es un comédien, et un comédien même riche comme toi pèse moins lourd ! Avec toi, on peut rattraper le silence gêné dont on a fait preuve pour les autres… C’est la nature de cette gauche un peu emmerdée d’être de gauche.

Mais Gérard, tu pensais qu’on allait approuver ? Tu t’attendais à quoi ? Une médaille ? Un césar d’honneur remis par Bercy ? Tu pensais que des pétitions de soutien de Français au RSA allaient fleurir un peu partout sur la Toile ? Que des associations caritatives allaient décrocher leur abbé Pierre, leur Coluche encadrés pour mettre ta tronche sous le plexi ? Le Premier ministre juge ton comportement minable, mais toi, tu le juges comment ? Héroïque ? Civique ? Citoyen ? Altruiste ? Dis-nous, on aimerait savoir…

Le Gérard «national», le rebelle de Châteauroux, le celui qui, s’il n’avait pas rencontré le cinéma, serait en taule à l’heure qu’il est comme tu le disais, le poète de l’écran la rose à la main quand ça devait faire bien d’en avoir une, qui nous sort un «c’est celui qui le dit qui y est»… Tu prends la mouche pour un petit mot et tu en appelles au respect, comme le fayot dans la cour de récré… Tu en appelles à tes gentils potes de droite pour que le grand méchant de gauche arrête de t’embêter… Tu voudrais avoir l’exil fiscal peinard, qu’on te laisse avoir le beurre et l’argent du beurre et le cul de la crémière qui tient le cinéma français… Tu voudrais qu’on te laisse t’empiffrer tranquille avec ton pinard, tes poulets, tes conserves, tes cars-loges, tes cantines, tes restos, tes bars, etc.

Et nous faire croire en tournant avec Delépine qu’un cœur social vibre encore derrière les excès et les turpitudes de l’homme… Nous faire avaler à coups de «han» de porteur d’eau que tu sèmes dans tes répliques trop longues, que l’homme poète, l’homme blessé, l’artiste est encore là en dépit des apparences… Le problème, Gérard, c’est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé : celui du «je pense qu’à ma gueule», celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales…

Tout le monde ne peut pas avoir l’auréole d’un Rimbaud qui, malgré ses trafics d’armes, fut et restera un poète… à jamais. Toi, tu resteras comme un type qui a fait une belle opération financière sur le cinéma français, un coup de Bourse, une OPA… Tu as transformé tes interprétations les plus réussies en stratégie de défiscalisation. Il doit y en avoir un florilège de répliques que tu as jouées et qui résonnent bizarrement maintenant !

Des répliques de poète, d’homme au grand cœur, d’yeux grands ouverts sur la misère du monde, orphelines de pensée et violées par leur interprète, parce que l’homme a les rognons couverts, mais l’acteur a fait faillite… L’homme est devenu riche mais sa fortune lui a pété à la gueule. Tu sais, ces gros pets foireux dont tu te vantes et que tu lâches sur les tournages en répondant à tes 12 téléphones au lieu de bosser ?

Tu votes pour qui tu veux, et tu fais ce que tu veux d’ailleurs, mais ferme-la, prends ton oseille et tire-toi, ne demande pas le respect, pas toi ! Sors de scène, Montfleury, «ce silène si ventru que son doigt n’atteint pas son nombril !» Et puisqu’on est dans Cyrano, te rappelles-tu de cette réplique, mon collègue, qu’il adressait à De Guiche sauvant sa peau au combat en s’étant débarrassé de son écharpe blanche ? Il demande à Cyrano ce qu’il pense de sa ruse et ce dernier lui répond… «On n’abdique pas l’honneur d’être une cible.» Tu t’en souviens ? Tu devrais… En ce temps-là, tu apprenais ton texte…

On va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l’on peut encore, malgré la crise, se soigner correctement, où l’on peut accéder à la culture quelle que soit sa fortune, où l’on peut faire des films et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l’impôt… Un pays que tu quittes au moment où l’on a besoin de toutes les forces, en plein siège d’Arras, sous les yeux des cadets médusés… Adieu.
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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 11:35

 

Pierre Laurent : «Qu’est-ce qu’attend le gouvernement ?»

Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste, regrette que le « versant libéral » du gouvernement l’ait emporté sur les intentions sociales du programme de campagne de François Hollande.

Propos recueillis par Matthieu Croissandeau | Publié le 16.12.2012, 06h57

 Siège du PCF (Paris XIXe). « J’appelle tous ceux qui ont voté pour le changement à débattre, à manifester, à marcher contre l’austérité... », lance Pierre Laurent, le leader du Parti communiste .

Siège du PCF (Paris XIXe). « J’appelle tous ceux qui ont voté pour le changement à débattre, à manifester, à marcher contre l’austérité... », lance Pierre Laurent, le leader du Parti communiste . | (LP/Delphine Goldsztejn.)

 

 

Pour le responsable  (j'ai supprimé le mot patron usité par Mathieu Croissandeau qui ne voit sans doute son salut que par les patrons) communistes, la politique gouvernementale depuis six mois s’est faite au rythme des pressions du .

Les communistes vont-ils défiler avec les partisans du mariage pour tous ?
Pierre Laurent. Bien sûr! Nous nous sommes prononcés en faveur il y a déjà plusieurs années. Nous soutenons aussi le droit à la procréation médicalement assistée (PMA) le plus vite possible.

Ce sujet ne risque-t-il pas de radicaliser les opposants au mariage gay ?
C’est avec ce type d’arguments qu’on recule. On l’a vu avec le droit de vote des étrangers… Il ne faut pas se tromper sur l’état de l’opinion, qui est largement favorable au projet de loi, a fortiori si nous apportons les explications nécessaires. Le devrait être offensif sur ce sujet. Or je note dans son attitude un manque de confiance évident.

Sur la , vous êtes déçu ?
Tous ceux qui attendaient le changement, tous ceux qui voulaient une rupture forte avec la politique de Nicolas Sarkozy, tous ceux qui voulaient de l’ambition en matière de lutte contre le chômage et la précarité ne peuvent être que déçus par les premiers mois de la présidence Hollande et du gouvernement Ayrault. A l’évidence, les budgets d’austérité et le pacte de compétitivité ne font pas la politique de redressement social attendue par les Français.

C’est un virage ?
Il y avait beaucoup d’ambiguïtés dans le programme de François Hollande. On ne pouvait pas promettre à la fois la ratification du traité européen et le redressement social. Mais ce qui me frappe, c’est la vitesse avec laquelle le versant social libéral l’a emporté sur les intentions sociales.

Le gouvernement a-t-il trop cédé à Mittal ?
La France ne peut pas rester dépendante des seules décisions financières de Mittal. Ce sera tôt ou tard préjudiciable. Pour moi, la question du contrôle public de la sidérurgie française reste donc posée.

La nationalisation de la sidérurgie en 1982 n’a pourtant pas empêché les licenciements ?
La nationalisation ne suffit pas. Il faut l’accompagner d’une vision industrielle portée par de réels investissements, l’appuyer par un secteur bancaire repris en main. Il faut aussi donner des droits nouveaux aux salariés, comme la possibilité de suspendre un plan stratégique.

Le plan pauvreté qu’a dévoilé Jean-Marc Ayrault mardi répond-il à l’urgence sociale ?
Nous sommes très loin du compte! 10% d’augmentation pour amener le RSA à 525 € au bout de cinq ans, c’est beaucoup trop faible. Un plan contre la pauvreté doit passer par un plan de lutte contre la précarité, par des lois de sécurisation de l’emploi, par davantage de formation. Le gouvernement utilise de tout petits pansements pour soigner une maladie grave.

Les patrons du CAC40 se sont augmentés de 4,7% en moyenne l’an dernier…
Qu’est-ce qu’attend le gouvernement pour sévir et encadrer les revenus les plus importants? Pourquoi a-t-il refusé de rétablir l’intégralité de l’ISF, qui nous aurait rapporté 900 M€ de plus? Pourquoi a-t-il cédé à l’amendement des « pigeons », qui a privé l’Etat de 750 M€? Parce qu’il n’a pas le courage de faire la guerre à la finance comme François Hollande l’avait promis pendant sa campagne. Il y a pourtant des moyens de combattre l’indécence des grands patrons et des grands actionnaires qui se sucrent sur le dos du monde du travail.

Vous avez voté contre le projet de loi de finances de la Sécu, vous vous êtes abstenus sur le budget 2013. Les communistes sont-ils dans la majorité ou dans l’opposition ?
Retournons la question : le gouvernement va-t-il rester ou non fidèle à la majorité de ceux qui ont voulu le changement au printemps dernier? C’est nous qui faisons entendre leurs voix aujourd’hui.

Le PS fait la différence entre les communistes et votre allié Jean-Luc Mélenchon…
Le Front de gauche est uni dans la critique, comme dans les propositions. Que le gouvernement n’essaie pas de nous diviser, c’est peine perdue! Mais j’observe que la réflexion sur une politique alternative de gauche dépasse notre seule organisation. Elle existe chez une partie des socialistes, des écologistes et de très nombreux syndicalistes. Le gouvernement ne pourra pas continuer longtemps à fuir ce débat.

Comment comptez-vous peser ?
La politique depuis six mois s’est faite au rythme des pressions du patronat : on a eu les « pigeons », les patrons du CAC40, une autre fois les coups de gueule de madame Parisot (NDLR : la présidente du Medef), quand ce ne sont pas les rodomontades d’Angela Merkel… Il faut que la politique du gouvernement se fasse sous la pression des citoyens qui l’ont élu! Le Front de gauche va lancer une grande campagne nationale. J’appelle tous ceux qui ont voté pour le changement à débattre, à manifester, à marcher contre l’austérité, à organiser des votations citoyennes pour l’interdiction des licenciements boursiers. Il faut faire feu de tout bois!

Vous allez mener la guérilla au Parlement ?
Nous voterons tous les textes de progrès social comme nous allons le faire sur le logement. Et quand nous nous opposerons (lire aussi page 9), nous proposerons au gouvernement une alternative, une porte de sortie vers la gauche. Nous ne sommes pas dans une logique de blocage, mais dans une attitude constructive.

On peut discuter avec ce gouvernement ?
Les premiers mois n’ont pas été marqués par une grande capacité d’écoute ou de dialogue. C’est une des choses qui doit changer.

François Hollande doit-il prendre la parole devant les Français ?
Il doit surtout changer de cap. Je n’ai jamais été un partisan de l’omniprésence présidentielle. Ce que je lui conseille, c’est d’écouter davantage ses propres électeurs, qui disent partout : « Nous attendions plus et mieux. »

Le Parisien

 

 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 10:25

  - le 16 Décembre 2012

Référence(s): que se passe-t-il sous le règne de Normal Ier?

Moins programmatique que pragmatique, le chef de l'Etat serait le produit d’un mélange indéterminé «des» gauches historiques et nous perdrions notre temps à vouloir lui donner une origine et une saveur. A voir... Par Jean-Emmanuel Ducoin.


Normal Ier. Reprenons la lancinante chronique du règne de Normal Ier là où nous l’avions laissée. À ce propos. Convient-il encore de chercher les mots qui ne fâcheraient pas? Est-ce toujours pertinent? En un temps où le vocabulaire s’affadit et où l’on n’évoque plus que la surface des choses pour ne heurter aucune oreille, où l’ont ne dit plus «orage» mais «épisode pluvieux», ni «il va peut-être mourir» mais «son processus vital est engagé», même les mots du nouvel Héritier ont longtemps perdu crudité et saveurs canailles. Il a fallu attendre que son action devienne enfin lisible pour que, lui, retrouve un peu d’embonpoint et de friponnerie verbale, et nous, de quoi analyser le sens de ses actes sans être totalement risible. Soyons donc prudent – mais ferme.

 

Lecture. La phrase qui suit comprend un risque: sept mois à l’Élysée auront donc suffi pour nous décevoir, nous décontenancer ou nous conforter, selon ce que nous pensions avant le 6 mai dernier. Ce président, qui incarnerait plusieurs personnages «des» gauches historiques, reste aux yeux de certains une véritable énigme idéologique. Historiens, philosophes, sociologues et même anthropologues sont régulièrement conviés au chevet de sa politique pour en décrypter la lecture pratique et/ou symbolique. Beaucoup s’y cassent les dents – hors les habituelles références au delorisme (en priorité), au jospinisme (sa frilosité sociétale), au rocardisme (sa politique contractuelle), au mitterrandisme (cela va de soi), au mendésisme (sortez vos manuels) et même, n’en jetez plus, au jaurésisme (sic). Comme si la célèbre stratégie de synthèse du personnage, transformée depuis peu en méthode dite «du râteau», s’appliquait également à ceux qui commentent son action.


Plus on tente de ratisser large avec lui, plus on aurait de chances de récupérer un bout de la vérité. Dans le genre «je vise à peu près juste», nous accorderons un bon point à l’historien socialiste Alain Bergounioux pour cette formule si tordue qu’elle en devient géniale: «Pour l’instant, Hollande projette ce qu’il a été dans ce qu’il fait.» Traduisons. Moins programmatique que pragmatique, Normal Ier serait donc le produit d’un mélange indéterminé et nous perdrions notre temps à vouloir lui donner une origine et une saveur. Un membre du cabinet d’Ayrault entrevoit la difficulté en ces termes: «Nous travaillons à la construction d’une nouvelle gauche, le hollandisme est forcément en devenir.» Et lorsque nous lui demandons s’il n’a pas l’impression de participer à une certaine «trahison de
la gauche», l’homme répond, paisiblement: «Le président n’a pas encore voulu dévoiler totalement sa vérité politique.»


Saint-Simon. Le philosophe Pierre Musso, lui, qualifie le hollandisme de «saint-simonisme», référence au penseur du XIXe siècle, Henri de Saint-Simon (1760-1825), dont il est l’un des spécialistes. «La grande thèse du philosophe, postérieure à la Révolution française, explique Musso, était que le changement social devrait être pacifique, maîtrisé et même “insensible” pour éviter les deux écueils qui menacent dans toute situation de crise: l’anarchie et le despotisme.» Saint-Simon l’écrivait noir sur blanc: «Aucun changement ne peut s’effectuer que par degrés, au temporel comme au spirituel.» Soit, admettons les contraintes d’un prima: l’avenir est aussi réel que le présent est illusoire. Mais si l’illusion en politique consiste à agir sur ce qui se voit, le changement des hommes par exemple, et si l’intelligence suprême commande de s’extraire absolument de cette illusion pour «voir loin» et changer de point de vue sur la conjoncture présente en l’insérant dans l’histoire, franchement, quels sont les actes fondamentaux du gouvernement actuel – du côté de l’économique et du social, les vraies matrices – qui pourraient nous laisser penser qu’ils réorientent l’à-venir et tentent de changer la vie, quand tout nous pousse à croire au contraire que s’accumulent renoncements et reniements?

 

Démarche. Nous aurions même pu nous étouffer, à la lecture d’une tribune de Pierre Moscovici donnée fin novembre à Libération et intitulée «Notre révolution copernicienne». Le ministre de l’Économie y justifiait le virage austéritaire par la cohérence que le gouvernement donne «à l’ambition progressiste». Vous avez bien lu. Et il poursuivait: «Être de gauche, c’est agir sur le réel au nom des valeurs de solidarité et de justice, mais aussi viser l’efficacité économique, sans laquelle, faute de moyens, celles-ci restent lettre morte.» Enfin il définissait ainsi la démarche du gouvernement: «Parce qu’elle est réformiste, sociale-démocrate, par essence et par conviction, elle est aussi révolutionnaire.» Nous aussi, nous avions soudain du mal à décrypter ce socialisme-là… (À suivre.)

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 14:55

Les dérives d'une certaine extrême-gauche

Ahmed Halfaoui

Parallèlement à la clarté des intentions des "amis du peuple syrien", la situation dans le pays n’en finit pas de mettre en évidence la confusion qui règne dans des mouvements européens dits d’extrême-gauche et labélisés révolutionnaires, avec cette conséquence que l’on ne distingue presque pas leurs positions de celle de l’Alliance atlantique.

 

Les analyses à l’emporte-pièce, faites des instantanés que le téléspectateur le moins futé de France 24 ou de I-Télé pourrait produire, sont étalées sur la place publique, comme contribution à la "révolution" syrienne, quand on s’attend à plus de circonspection et plus de rigueur de milieux qui se réclament d’une extraction théorique infiniment plus sourcilleuses sur les processus qui affectent les formations sociales.

 

La raison en est que la révolution sociale est fondamentalement considérée comme une chose sérieuse, censée produire un stade supérieur de développement politique de la société en mouvement. C’est la raison d’être affichée de la militance marxiste révolutionnaire. A contre courant de ce principe s’affirme le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), qui a inventé le concept "unité d’action" entre "révolutionnaires" et "OTAN" en Libye, récidive pour la Syrie où il s’évertue, cette fois-ci, à minorer l’hystérie des puissances occidentales et l’implication ostentatoire des monarchies arabes et de la Turquie dans le recrutement, l’entraînement et l’armement des "révolutionnaires". Pour conforter son point de vue le NPA utilise les mêmes témoignages que les médias de l’OTAN. Dans une dernière livraison, il présente à l’opinion, Shadi Abu Fakher, jeune cinéaste syrien, qui a été emprisonné dans son pays et libéré depuis, disposant ès qualité du statut d’opposant. Présenté comme "un des fondateurs des coordinations des quartiers de Damas", afin d’en faire un témoin de premier plan, Shadi, qui déclare que le "régime de Bachar El Assad ne contrôle plus que 30% du territoire", considère que "L’Armée syrienne libre (ASL) est vue comme une composante de la révolution ", quand même la presse la plus favorable ne parle plus que de groupes armés incontrôlés et de milices d’Al Qaïda.

 

Ce que Shadi tente de minorer en rappelant que l’ASL a adopté "un pacte qui interdit à ses membres d’entrer dans tel ou tel parti. Elle est là pour servir la révolution ". Et le NPA doit bien être le seul à croire à cette niaiserie, que même les Etats-Unis rejettent, eux qui ont des moyens bien plus élaborés de connaître le terrain des opérations.

 

En termes d’ingérence étrangère, le témoin du NPA ne voit que celle "de la Russie, de la Chine, du Hezbollah, de l’Iran qui consolide le régime". Concernant l’autre ingérence, celle qui se cache pas, Shadi Abu Fakher pense au contraire que "le souci de l’administration US n’est pas le sort de la révolution syrienne, mais celui des armes chimiques et des missiles quand le régime s’effondrera". A contrario il lance une supplique : "nous avons besoin d’armes, d’entraînement aussi". Le journaliste du NPA ne lui a pas demandé à qui il s’adressait. Le feu d’artifice est enfin donné avec la présentation du futur pouvoir "révolutionnaire" qui sera "composé de 25% de forces de l’opposition, de 25% des comités de coordination, 25% de personnalités qui ont aidé la révolution, de leaders locaux et 25% de technocrates de l’ancien régime à condition qu’ils ne soient pas mêlés à la répression". Le journaliste du NPA n’a pas cherché à savoir qui dirigeait quoi pour le moment et en quoi les quotas additionnés feraient une "révolution". Dont acte pour la perspicacité marxiste.

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 14:42

 


Social-Eco - le 12 Décembre 2012

Les douze salopards, l'éditorial de Claude Cabanes

Ce mercredi de décembre est, dit-on partout, le jour de gloire pour le chiffre 12. En voulant m’associer, un peu bêtement, à son triomphe, m’est venu aussitôt à l’esprit le titre d’un fameux film américain : les Douze Salopards.

 

Et le hasard, décidément en forme aujourd’hui, m’a fourni, malignement, une autre série de 12 : les 12 dirigeants les plus rémunérés du célèbre « club » du CAC 40 de la Bourse. Et je ne sais pourquoi, j’ai rapproché instinctivement ces deux douzaines-là. Si, je sais pourquoi ! Parce que c’est le jour de la Conférence nationale contre la pauvreté…


Ils sont donc 12 (je triche un peu, en réalité, ils sont 14…), a avoir encaissé en 2011 – c’est un plafond qu’ils ont dépassé – plus de 4 millions et demi d’euros, soit 240 fois le revenu annuel d’un travailleur payé au Smic ! Il faut toutefois noter des nuances – que dis-je, des abîmes… – parmi eux : ainsi M. Agon, de L’Oréal, a été écrasé par M. Ghosn, de Renault, par 7 700 000 euros à 13 300 000 ! Qui est lui-même enfoncé par M. Lévy, de Publicis, etc. Derrière eux, il y a un gros peloton d’une centaine d’athlètes du patronat qui rament : oh, ils rament à 3 millions ou 2 millions d’euros par an… Ils peuvent tenir…

 

D’autant qu’en 2010, leurs « paniers » (salaires, bonus divers, actions gratuites, indemnités en tout genre…) avaient déjà battu des records olympiques…

 

Évidemment, quand on sait que certains de ces seigneurs filent mettre à l’abri leur magot à l’étranger (il n’y a pas que les stars du cinéma, de la chanson ou du sport…), le niveau de la nausée monte… Évidemment, quand on sait que certains de ces entrepreneurs sont aussi d’implacables licencieurs dans leurs unités de production (chez Sanofi, par exemple, qui a détrôné Total, en tête du CAC), il y a de la rage dans l’air.

 

Et, évidemment, quand on entendra le prochain discours sur la crise, et la nécessité en conséquence du garrot de l’austérité, l’esprit de révolte sera au rendez-vous… contre la machine à fabriquer des pauvres.

 

Donc, M. Arnault, de LVMH, a disposé en 2011 personnellement de plus de 10 millions d’euros. Donc, la même année, plus de 8 millions de Français 
ont vécu – ou plutôt ont survécu, et même parfois 
ont vécu si peu que cela ne mérite pas le beau mot 
de « vivre »… donc 8 millions, avec 964 euros par mois. 
Et le territoire de la pauvreté gagne du terrain tous 
les jours, au point que la moitié de la nation est hantée par cette détresse.

 

Hier, le premier ministre a présenté 
le dispositif gouvernemental pour faire face au fléau. Certes, toute mesure nouvelle est louable, et la volonté 
de battre en brèche la droite, qui stigmatisait le peuple 
des pauvres, est la bienvenue. Mais enfin, M. Ayrault mettait en regard ce pacte de solidarité avec le pacte 
de compétitivité déjà connu ; le face-à-face est cruel : 
un peu plus d’un milliard environ pour les pauvres 
et 20 milliards pour les patrons…

 


Il paraît que les marchés financiers n’ont jamais été 
aussi bienveillants à l’égard de la France.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 09:25

Megamorano.com : le site à la "gloire" de Nadine Morano


Nadine Morano est décidément une cible privilégiée des internautes.

Le site Megamorano.com propose 32 vidéos à la "gloire" de la ministre de l'Apprentissage. Autrement dit, ses passages audiovisuels les plus marquants, entre bourdes et clashs. Les détails avec Planet.fr.

Depuis mardi, le site Mégamorano.com (en référence au site Megaupload fermé par le FBI la semaine dernière) propose 32 vidéos de la ministre de l'Apprentissage. Ce site parodique prétend glorifier "Nadine", comme ils l'appellent, mais ce sont en fait 32 vidéos de clashs avec des journalistes et de bourdes.

Retrouvez donc sur Megamorano.com les passages de Nadine Morano dans l'émission de Laurent Ruquier, ses clashs avec Sofia Aram sur France Inter, ses meilleures gaffes...

Finalement, rien de bien étonnant lorsque l'on sait que derrière ce site se cachent les jeunes qui soutiennent François Hollande à la présidentielle.

© capture d'écran de Megamorano.com

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 23:38

Gérard Depardieu nous joue l'avare mais ce n'est pas un rôle de composition

Après Bernard Arnaud, la plus grande fortune de France, voici au tour de Gérard Depardieu, l'acteur français le mieux payé, de succomber aux charmes fiscaux de la Belgique. Inquiétante épidémie qui commence sérieusement à gréver les recettes budgétaires de l'État. Cet exil fiscal qui n'empêche pas l'admiration pour l'inoubliable interprète des « valseuses » est insupportable.

 

Sa carrière n'en déplaise à son talent, il la doit aussi à ses compatriotes. En refusant de payer ses impôts, de participer à la solidarité nationale, le très oubliable soutien de Nicolas Sarkozy durant la dernière campagne électorale, entache durablement son image auprès des Français. A l'heure où la France connait un record de pauvreté, 8,6 millions de pauvres, Gérard Depardieu nous joue l'avare mais ce n'est pas un rôle de composition.

 

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 16:56
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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 16:43

 

Rencontre gouvernement-syndicats à Matignon mercredi

  - le 8 Décembre 2012

ArcelorMittal

Florange: «Le gouvernement doit se ressaisir» estime la CGT métallurgie

Par Bernard Devert, dirigeant de la fédération 
de la métallurgie CGT.

 

Bernard Devert, dirigeant de la fédération 
de la métallurgie CGT affirme dans l'Humanité qu'il faut organiser rapidement "une rencontre entre syndicats, direction, élus et gouvernement pour voir comment on fait pour redresser la sidérurgie. Et nous demandons la même chose au niveau européen".

 

Point de vue.


« Nous avons eu la confirmation, mercredi à Matignon, que l’accord conclu avec Mittal est vide. C’est la stratégie de Mittal qui s’applique tout simplement, avec peut-être une compensation sur l’aménagement du plan social. Une stratégie de réduction de la voilure en France et en Europe. Nous avons vu 
un premier ministre et ses ministres en très nette difficulté pour justifier ce pacte avec la direction d’ArcelorMittal.

 

Comment maintenir des hauts-fourneaux pendant deux, trois ans, sans emplois, sans investissements ? Et si cela redémarrait, avec qui et comment ? Aucune réponse.

 

Je rappelle que le rapport Faure, commandé par le ministère de l’Industrie, démontrait qu’il fallait à tout prix, à Florange, sauver l’ensemble du site, un site non seulement viable, 
mais indispensable si on veut relancer la sidérurgie 
en France et en Europe. Cet accord n’est pas viable.

 

Redressement productif


Le gouvernement doit se ressaisir : nous demandons 
une rencontre entre syndicats, direction, élus et gouvernement pour voir comment on fait pour redresser la sidérurgie. Et nous demandons la même chose au niveau européen, sachant que neuf pays sont atteints par la stratégie de Mittal. Nous avons là l’occasion de donner un signe fort d’un redressement productif en France 
et en Europe.

 

Florange, la sidérurgie peut être un levier pour impulser une politique répondant au besoin des populations, des pays, d’avoir une maîtrise de l’industrie, des capacités, des savoir-faire. Nous maintenons notre demande de contrôle public sur Florange. Le premier ministre dit que cela coûterait 1 milliard d’euros ? 
Mais cette somme en réalité correspond à l’ensemble 
du groupe ArcelorMittal en France. Prendre le contrôle 
de Florange seulement, c’est 400 millions. Combien 
a coûté au contribuable la politique de M. Mittal ? 
Ça s’élève à des milliards. Nous sommes sensibles 
au budget public, mais nous préférons investir dans 
une entreprise pour relancer une activité qui concerne des milliers d’emplois et de nombreuses régions."

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BRUNO FORNACIARI

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