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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 23:10
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 10:17

Et vous Monsieur Bourdin, vous habitez où. C'est un appartement de fonction ou votre propriété ? Combien de pièces ? Dites-le-nous, les auditeurs ont le droit de savoir. Alors combien vous l'avez payé ? Avez-vous fait des aménagements, des réparations ? et combien ça coûte tout cà ? C'est pas un peu le luxe ? répondez Monsieur Bourdin, les français ont le droit de savoir! Monsieur Bourdin, payez-vous l'impôt sur la fortune? Avec le salaire que vous avez! Eh oui, au fait, combien vous gagnez Monsieur Bourdin ? payez-vous oui ou non l'impôt sur la fortune Monsieur Bourdin. Ne croyez-vous pas Monsieur Bourdin que vous êtes assez mal placé pour promouvoir la retenu salariale alors que vous... Au fait Monsieur Bourdin, quels sont les "à-côté" de vos revenus ? je veux dire les publicités, les "ménages" etc..., et votre femme Monsieur Bourdin..à vous deux vous gagnez combien ? Faîtes vous partie des 1% les plus riches en France. Répondez Monsieur Bourdin, répondez!.....répondez!

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 21:47

De l’arithmétique à la poliorcétique, Guillaume Roubaud-Quashie

03 NOVEMBRE 2014 | PAR LA REVUE DU PROJET


Quel paysage politique se présente sous nos yeux quand la crise du capitalisme et les politiques d’austérité immergent notre peuple chaque jour davantage dans les bouillons acides de la vie dure, quand il faudrait batailler fort et clair et ferme pour gagner l’alternative. Tout semble n’être que déchirures et dissensions.

Tout ? Hélas, pas vraiment : le Front national, naguère encore miné par de visibles désaccords, s’avance, verbe haut et mains sales, uni derrière quelques idées qui sont les branches d’un même tronc : il faut mettre un terme à l’invasion musulmano-africaine, cause de tous les grands maux de notre temps. Le discours, porté par une force structurée et unie, validé en outre à droite et parfois même à certains égards, au gouvernement, gagne assurément en écho populaire. Pour autant, les lecteurs de cette revue le savent, et tant pis pour les amateurs d’apitoiements romantiques (façon Musset : « Les plus désespérés sont les chants les plus beaux », etc.) : ces idées ne sont pas encore hégémoniques. Elles avancent, doucement, dangereusement, résistiblement.


Alors, unir, se rassembler pour résister : voilà une idée qui chemine. Qui n’a entendu un parent, un ami prôner l’union sacrée de tous les démocrates ce soir de mai 2014 lorsque le Front national arriva en tête des élections européennes ? Qui croit vraiment que les discours alarmistes de Manuel Valls appelant à serrer les rangs derrière le Parti socialiste pour éviter le pire ne trouvent aucune oreille ? Des millions de personnes sont déjà sensibles à ces appels ; toutes choses égales par ailleurs, ils seront à n’en pas douter des millions de plus lorsque, non sans trembler, ils seront seuls dans l’isoloir, ce dimanche qui accueillera l’élection qu’ils jugent seule utile (non sans quelque raison, la Ve République étant ce qu’elle est) : l’élection présidentielle.
Et pourtant, qui peut penser que l’issue est là ? Qui peut penser que cette alliance défensive et sans contenu pourra mobiliser ces autres millions de citoyens sans lesquels aucune majorité de progrès n’est plus possible, ces millions de citoyens que ces cris aux loups lassent, face à une vie qui ne s’améliore décidément jamais vraiment ? Toute la période politique tient sans doute dans cette contradiction toute de résignation aux conclusions contraires : voter pour le mieux placé, quel qu’il soit, pour éviter le pire du pire afin que rien ne change en vraiment mal ; ne pas voter du tout puisque rien ne changera de toute façon.


Y a-t-il une issue positive possible ? Beaucoup en doutent, parfois même parmi nous, se laissant aller aux soupirs et au découragement luxueux. D’autres estiment que c’est en montrant un refus opiniâtre de tout rassemblement que l’étincelle jaillira, mettant le feu à la plaine. Le hic est que les plaines sont plutôt détrempées et que les solos funèbres assèchent mal les marais. Quel autre choix que le rassemblement dès lors ?
Mais, protestera-t-on, n’y a-t-il pas des désaccords profonds, sérieux ? N’y a-t-il pas des faux nez, des opportunistes filous ? Leur tendre la main ne fera-t-il pas accroire que nous les croyons sincères ? Un travail avec eux ne leur permettra-t-il pas de jouir de notre crédit tout en l’amoindrissant aux yeux de ceux qui connaissent leurs travers ?
À ces fortes objections souvent sincères, le Parti communiste répond avec juste constance que l’issue – car issue il y a – ne peut être que dans le contenu, dans le projet – c’est pourquoi les communistes y travaillent tant depuis le dernier congrès. On ne rassemblera pas des majorités sur des mots étendards
– fût-ce le mot « gauche », toujours puissant mais bien écorné. On ne les rassemblera pas davantage sur des tactiques politiciennes – alliance systématique comme refus systématique d’alliance étant mêmement postures qui ne régalent que ceux qui n’ont pas le ventre vide. On ne pourra rassembler des majorités que sur des contenus phares.


De ce point de vue, en ce 50e anniversaire de la mort de Maurice Thorez, réfléchir au Front populaire, mutatis mutandis, n’est peut-être pas inutile. Des revendications peu nombreuses, simples, populaires ; l’unité de ceux qui travaillent par-delà même les barrières traditionnelles ; comprendre ce qu’il y a de juste dans les angoisses qui poussent vers les rives extrêmes et prétendre y apporter une vraie réponse plutôt que d’insulter les égarés.
Le passage est célèbre mais la place de l’histoire communiste dans notre société étant ce qu’elle est – défigurée et étouffée –, il vaut d’être cité à nouveau : « Nous te tendons la main, catholique, ouvrier, employé, artisan, paysan, nous qui sommes des laïques, parce que tu es notre frère, et que tu es comme nous accablé par les mêmes soucis. Nous te tendons la main, volontaire national, ancien combattant devenu croix-de-feu, parce que tu es un fils de notre peuple, que tu souffres comme nous du désordre et de la corruption, parce que tu veux, comme nous, éviter que le pays ne glisse à la ruine et à la catastrophe. » (Maurice Thorez, Radio-Paris, 17 avril 1936).


Oui, mille et mille désaccords existent parmi ceux que nous avons à rassembler. Oui, ces désaccords sont importants – gare à qui l’oublierait – mais soyons-en sûrs, ils perdureront longtemps, non seulement dans les appareils politiques – qui passent – mais aussi dans notre peuple – qui demeure. Or si nous voulons dépasser le capitalisme – et notre monde en a tant besoin –, il nous faudra bien travailler avec ces millions de personnes qui, d’accord avec nous sur plusieurs aspects, ne le sont pas – pas encore – sur d’autres. Unissons-les autour de quelques idées (le Front populaire en avait choisi trois) et commençons le chemin qui, seul, permettra de convaincre plus et mieux.


Alors, oui, unir, largement, sans réserve, sur un contenu populaire de progrès. Unir pour entraîner et pour gagner ou dépérir seul, la pureté au cœur et la vérité en tête : telle est l’alternative. Bien sûr, ce combat ne relève sans doute pas de la Blitzkrieg (guerre éclair) ; il s’agit bien davantage d’un siège – ce qu’en langage savant, on appelle la poliorcétique.


Pierre Laurent l’a dit à la Fête de l’Humanité dans un discours important : « L’heure n’est pas aux soustractions. L’heure doit être aux additions des forces disponibles pour construire une issue favorable. » En d’autres termes, troquons notre armée de divisions contre des divisions armées. Ou encore, divisions pour divisions : quittons l’arithmétique pour la poliorcétique.

Guillaume Roubaud-Quashie,
Rédacteur en chef

La Revue du projet, n° 40, octobre 201
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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 00:52

Rassemblons sans relâche pour une autre politique

L’été 2014 aura décidemment douché tous les espoirs du Président de la République et de son Gouvernement, qui a dû démissionner, sur un terrible constat d’échec, cinq mois après son entrée en fonction. La morosité climatique n’y est pas pour grand chose, tant les nuages noirs de l’austérité budgétaire et les cadeaux faits à la finance ont produit leurs effets. On pourrait d’ailleurs tirer un premier bilan des derniers privilèges accordés au patronat début 2014. Car le résultat ne s’est pas fait attendre :une hausse de 30 % des dividendes versés aux actionnaires au deuxième trimestre… alors même que les grandes entreprises françaises touchaient quelques 7 milliards du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE). Ne cherchez pas ! Ce que les communistes et le Front de Gauche n’ont eu de cesse de dénoncer est arrivé : plus on exonère les grandes entreprises et leurs actionnaires de leur responsabilité économique et sociale, plus on laisse libre court à leur boulimie financière.

Le plus inquiétant dans cette gabegie d’argent soutiré aux salariés, ce sont bien les effets qui en découlent pour l’ensemble des Françaises et des Français. Des salaires et une consommation en berne, des dizaines de milliers de personnes supplémentaires privées d’emploi, une pauvreté qui explose, une économie en panne. Mais le plus dangereux, c’est d’entendre et de voir les promoteurs de cette politique au service de la finance faire leur rentrée politique avec les mêmes recettes libérales, et procéder à un remaniement ministériel dans le seul objectif d’aller toujours plus loin, toujours plus vite dans l’erreur. En plus de rendre l’immense majorité des Français plus pauvre, la finance rendrait donc aveugle et sourd ceux qui la soutiennent !

Au regard des faits, la bataille politique prioritaire à mener est bien la lutte contre le coût exorbitant du capital. Ou devrais-je plutôt dire, contre les coûts du capitalisme financier tant ils sont nombreux, des salaires indécents aux profits démesurés. Car les moyens d’une véritable relance de notre économie sont d’abord là, dans les 300 milliards d’euros versés annuellement en dividendes aux actionnaires et en intérêts aux banques. Plutôt que de continuer à nourrir le pillage de richesses produites en courbant l’échine à chaque nouvelle demande du MEDEF, il est urgent de revenir à la raison économique.

Car la France n’a pas besoin de nouvelles coupes budgétaires. Elle a un besoin urgent de nouveaux investissements dans ses services publics, dans sa recherche, dans son système d’éducation et de formation, dans l’accompagnement d’investissements d’avenir et d’infrastructures performantes. Les Françaises et les Français n’ont pas besoin d’une sécurité sociale au rabais, affaiblie par la baisse de ses cotisants et privée des moyens de répondre à leurs souffrances ; ils ont besoin d’une protection sociale renforcée par des emplois plus nombreux, par plus de cotisants et par une mise à contribution du capital. Le pays n’a pas besoin d’une réforme territoriale quil’amputera de la vitalité de ses territoires et de l’investissement des collectivités ; il a besoin d’une démocratie locale renouvelée, proche des citoyens, et qui réponde à leurs besoins.

Lutter contre le coût du capital, s’attaquer frontalement à l’évasion fiscale et aux gâchis financiers, mener une grande réforme fiscale au service d’un impôt juste et progressif, créer des emplois utiles dans les services publics, dans l’industrie, dans la recherche, planifier et assurer les moyens d’une transition écologique vertueuse… voilà les grands axes d’une politique que l’ensemble de la gauche devrait porter et qui redonnerait les moyens d’une véritable relance. Alors que l’Assemblée nationale va reprendre ses travaux avec un gouvernement marqué par une droitisation accrue, c’est sur ces sujets déterminants que les députés communistes et du Front de gauche, fidèles à leurs engagements, continueront de porter leurs efforts. C’est sur ce terrain-là qu’ils continueront d’appeler à converger à gauche, à mobiliser toutes les volontés au service du redressement du pays, à rassembler sans relâche pour une autre politique que celle de l’austérité.

 

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 21:14
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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 02:34
C'est un monde

Le blog de José Fort

Un regard affûté sur le monde, implacable avec les dominations qui l’accablent, toujours à l'écoute des mouvements qui le libèrent.

Dimanche, 24 Août, 2014 - 11:59

Quatre questions toujours sans réponse

Par José Fort. Au cours de cet été finissant, la machine à décerveler les opinions publiques a fonctionné à plein régime. Tenez, prenons quatre exemples : le crash du Boeing 777 au dessus de l’Ukraine, l’assassinat au mois de juin de trois jeunes israéliens, l’incorporation de jeunes français dans l’armée de Tel-Aviv, l’utilisation de l’aide armée occidentale aux djihadistes.

C’était net et sans bavure : l’avion de la Malaysia Airlines a été abattu par les « séparatistes » aux ordres de Moscou. Depuis, silence total sur l’enquête et on apprend qu’un accord « secret défense » a été signé par plusieurs pays occidentaux pour enterrer l’affaire. Que cache cet accord secret ?

L’assassinat de trois jeunes israéliens au début de l’été a été attribué immédiatement au Hamas, le premier ministre Netanyahu annonçant que l’organisation « paiera cher l’ignoble crime ». Le prétexte était trouvé pour déclencher sur les populations de la bande de Gaza un déluge de fer et de feu, plus d’un mois de massacres quotidiens et de destructions massives. La police de Jérusalem a reconnu que ces trois jeunes israéliens avaient été victimes d’un crime sordide relevant du fait divers. Pourquoi les résultats de l’enquête ne sont pas rendus publics ?

Des jeunes français – pas seulement bi nationaux – ont rejoint ces dernières semaines l’armée israélienne. Plusieurs d’entre eux ont participé aux opérations dans la bande de Gaza, l’un d’entre eux, blessé, a témoigné sur une chaîne de télévision française. A juste titre, les autorités ont décidé des mesures à l’encontre des jeunes français s’engageant en Syrie dans les rangs des djihadistes. Que comptent faire ces mêmes autorités dans le cas de ces jeunes français incorporés dans l’armée israélienne et donc au service d’une puissance étrangère ?

Les djihadistes qui sèment actuellement la terreur en Irak, en Syrie s’approchant dangereusement du Kurdistan sont puissamment armés. Les experts affirment que leur arsenal est constitué à 90% des armes livrés par les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne et du reliquat de l’armement libyen. Leur financement est assuré par l’Arabie saoudite et le Qatar, deux pays très étroitement liés à Washington, Paris et Londres. Ces trois capitales continuent-elles à livrer du matériel militaire aux djihadistes ?

Quatre questions toujours sans réponses. Elles pourraient pourtant éclairer d’un jour nouveau les coups tordus qu’on a essayé de nous faire ingurgiter ces trois derniers mois.

- See more at: http://www.humanite.fr/blogs/quatre-questions-toujours-sans-reponse-549844#sthash.Qg16sKaI.lmFYrh08.dpuf

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 21:07

Le blog de TCHAPAIEV

THÉMATIQUES DU BLOG

AGIR ; POSITIONS DE LA FRANCE . Dette .Keynes . PCF . capitalisme .compromis . front de gauche . gauche. politique israëlienne . ps

LORSQUE RAOUL MARC JENNAR ESSAIE DE PENSER

21 AOÛT 2014 | PAR TCHAPAIEV

Quand Raoul Marc Jennar tente de penser …….

Le billet de Raoul Marc Jennar a attiré l’attention de plusieurs de mes camarades communistes qui m’ont fait part de leur stupéfaction ; j’essaie ici de lui faire amicalement quelques observations.

Raoul Marc Jennar semble avoir trouvé la cause ultime pour laquelle selon lui les choses n’avancent pas comme elles devraient.

Cette cause est simple : c’est la nature du PCF ; il n’est pas utile de citer son propos, il suffit de s’y référer.

Le PG nous aurait, en somme d’abord, fait la grâce d’accepter notre proposition lors de la constitution du Front de Gauche dont il faut quand même lui rappeler que c’est le PCF qui en lança l’idée. Le PG nous tendit donc une perche sous réserve que nous ayons le bon goût de cacher ce qui nous rend infréquentable ou de faire en sorte que nous cessions de l’être ……..Le « productivisme » dont il nous affuble étant l’un des grands sujets, comme on le sait . Ce n’est d’ailleurs pas pour évacuer cette question mais son billet dit d’autres choses et c’est sur elles qu’il convient de porter son attention d’abord.

Le PCF ne fit pas que lancer l’idée du Front de Gauche, il accepta aussi l’idée d’une campagne présidentielle dont la personnalité de proue ne soit pas issue de ses rangs. Et je ne crois pas que dans cette campagne, il fit les choses à moitié en termes de mobilisation.

Pour Raoul Marc Jennar, ceci fait en somme partie d’un petit calcul politique, autre dimension qui nous colle à la peau, selon lequel nous aurions pu ainsi cacher notre influence devenue misérable. Il rappelle le score de Marie George Buffet et comme nous aurions tendance à l’oublier, on doit le remercier pour ce rappel fraternel.

Comme toujours dans un tel cas, Raoul Marc Jennar ne confond pas le PCF et ses militantes et militants pour lesquels il ne tarit ni d’amour ni d’éloges.

On pourrait s’appesantir longuement sur cet aspect qui ne laisse pas d’interloquer : comment une force politique insignifiante ou devenue telle et obligée de « cacher son sein » peut-elle contribuer à un score à deux chiffres , voilà un grand mystère que l’on ne demande pas à Raoul Marc Jennar d’éclaircir ; peut-être songe-t-il que ce score est dû pour l’essentiel à la personnalité du candidat ; sans en diminuer le moins du monde les mérites , on peut quand même se demander si dans ce cas il était bien utile de faire campagne avec une force politique insignifiante et infréquentable ; mais ce n’est pas non plus l’essentiel .

L’Essentiel serait « la trahison » ; chacune et chacun voit là ce dont il est question ; pas besoin de dessin.

Là non plus, on ne voit pas où elle gît, le PCF n’ayant jamais, où que ce soit voté de texte qui implique ou dise que toute alliance ultérieure avec le PS sous quelque forme que ce soit lui est proscrite.

Il en tire la conséquence que le PG doit dorénavant regarder ailleurs et « faire sans le PCF » .Le Front de Gauche aurait vécu ; est-ce de sa part un souhait ou un constat, on ne sait et on se perd en conjectures.

C’est l’affaire du PG après tout. Je n’ai pas l’intention de m’immiscer dans ses affaires ni sa ligne politique.

En revanche une autre question me préoccupe et celle –là devrait aussi intéresser Raoul Marc Jennar.

Quel était donc le but du Front de Gauche ? Un nouveau parti politique ? Le PCF avait dit qu’il n’en serait pas et au demeurant il n’est personne hors de quelques têtes brûlées dont Raoul Marc Jennar a dépassé l’âge de beaucoup pour le demander. Il est avéré que nos compatriotes et en tout cas celles et ceux qui firent campagne en 2012 n’ont que faire de cela.

Le but, accepté, il semble m’en souvenir, par toutes les composantes, y compris le PG, consistait à créer un rassemblement ayant vocation à devenir le cœur d’une gauche rassemblée pour une politique de gauche dont le Programme « l’Humain d’Abord » donnait les traits fondamentaux.

Le PG de son côté y vit une occasion de faire que ce rassemblement qui présentait des candidatures communes aux élections présidentielles et législatives – c’était même une condition si je m’en souviens ( « le paquet ») – passe devant le PS aux législatives ; mais cela ne se produisit pas .

Après tout, le PG pouvait avoir sa propre lecture de ce rassemblement ; il n’y a là rien de choquant. Un rassemblement, par sa nature même, n’efface pas les différences de point de vue entre ses composantes.

Cette conviction du PG selon laquelle le Front de Gauche dépasserait le PS et qui, on l’a dit, ne se produisit pas, se transforma rapidement en objectif seul unique et exclusif si l’on en croit les déclarations de ses principaux responsables pendant des mois.

C’était évidemment tordre l’objectif initial mais là encore, il n’y a pas de quoi être offusqué ; les composantes d’un rassemblement développent, chacune, leur politique et si la charte qui forme l’accord sur lequel se fonde le rassemblement est respectée par tous, tout va bien.

Mais que l’une des composantes veuille à tout prix, à marches forcées, imposer son point de vue aux autres, cesse absolument de faire partie du contrat.

Mais le PG ne se contenta pas de cette démarche ; pour la faire absorber, il eut recours à toutes sortes de pressions politiques notamment et principalement sur le PCF en recourant à des insultes d’une violence inouïe visant ses principaux dirigeants et à des formes de procès d’opinion que l’on pouvait penser révolues.

Mais ça n’l’amusa pas ; il pré-fé (accent sur fé) -ra ba-lan-cer ….

Comme précédemment, relativement au score, cet objectif échoua. Paris conserva une Municipalité de gauche ; ce n’était pas gagné d’avance et il aurait fait beau voir que le PCF prête la main pour quelque motif que ce soit à faire basculer la capitale à droite ; je dis, pour quelque motif que ce soit, et je pourrais développer mais lire le programme sur lequel la majorité de gauche a été élue dispense en outre d’un discours plus général ; au demeurant, l’élu et adjoint communiste Ian Brossat , la victoire acquise avec un groupe communiste sérieusement renforcé , n’est pas rentré dans ses foyers en attendant des jours meilleurs ; il ne se passe pas de jour sans innovation politique qui donnent aux parisiennes et parisiens le sentiment qu’ils ont fait le bon choix . Que le PG n’ait pas voulu en être est bien regrettable mais après tout c’est son problème et pas celui de la population de Paris.

Le PG, pour autant, ne se posa aucune question ; la réalité ne lui donnant pas raison, c’est qu’une force nuisible l’en empêchait et cette force nuisible, on l’a deviné, c’est le PCF ; comment une force politique devenue insignifiante et obligée de « cacher son sein » peut-elle avoir un tel pouvoir de nuisance, c’est ce qu’on se demande, mais sans doute Raoul Marc Jennar a-t-il la réponse et on conçoit qu’il la tienne soigneusement cachée.

Mais cette critique –là n’est pas nouvelle ; on l’entendit même du temps où justement le PCF n’avait aucun besoin de « cacher son sein » et où, à gauche, il était déterminant ; en un mot, puissant, le PCF est nuisible car son propos est d’empêcher la révolution prolétarienne, « insignifiant » il est nuisible car il empêche par ses tractations de basse-cour le Front de Gauche d’apparaître comme la seule issue à gauche.

Il devrait prendre envie de marcher à quatre pattes quand on lit de pareilles inepties mais comme il est permis et même à Raoul Marc Jennar de céder à des égarements, on n’y insistera pas.

On s’en doute, mon propos n’est pas uniquement de montrer que ce qu’écrit Raoul Marc Jennar est quelque peu sujet à caution ni de supplier le PG de ne pas céder à de pareilles injonctions.

Le Front de Gauche, en tant que rassemblement, porte une grande ambition et n’est pas la somme de ses composantes ; la question, l’unique question pour celles et ceux qui se sont inscrits dans sa démarche initiale est la suivante : ce rassemblement a-t-il épuisé ses capacités propulsives et sinon comment lui redonner l’élan et la dynamique qui, à ce jour lui font défaut ?

Raoul Marc Jennar n’ pas de temps à perdre avec une pareille question et sa réponse est simple ; Pierre Laurent osant s’exhiber à l’Université d’été du PS, le Front de Gauche serait mort.

Manuel Valls étrangle le Parti Socialiste et s’écrie qu’il y a péril de voir la gauche en France mourir ; décidément les enterrements sont à la mode dans notre pays, sauf à droite, doit-on le dire ?

Sans épuiser le sujet, beaucoup trop vaste pour mon esprit, j’en dis quelques mots :

  1. Un enfant sur trois en France ne part pas en vacances ; le Secours Populaire Français permet à 50000 enfants de passer UNE Journée à la mer par an .On finira devant ces chiffres par hausser les épaules en disant que de toute façon les « vacances sont trop longues et les enfants s’ennuient » ; en tout cas, toute référence à cette situation est absente du billet de Raoul Marc Jennar.

  2. Un ménage sur deux en France ne paie pas d’impôt ; on finira par en conclure que notre pays « vit décidément au-dessus de ses moyens » et qu’on y encourage l’ « assistanat » ; en tout cas, toute référence à cette situation est absente du billet de Raoul Marc Jennar

  3. Il paraît qu’en France les inégalités sociales explosent ; mais même si, comme T. Piketty le souligne, on pense que les inégalités sociales ne sont « pas condamnables en soi, dès lors qu’elles sont justifiées », ladite explosion va finir par poser un problème, si elle ne le pose déjà. On ne donne pas de chiffres ; ils sont bien connus. En gros 1% de la population s’accapare plus de 80% de la richesse nationale.

    De cela, pas un mot chez Raoul Marc Jennar.

  4. Le chômage de masse est devenu la règle comme la précarité ; la précarité est la caractéristique de l’amour, c’est bien connu, et on ne voit pas pourquoi le travail en serait exempté, de la précarité, pas de l’amour… Quant au chômage de masse, que voulez-vous ma brave dame, on a tout essayé. Est-ce un drame après tout ? S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche.

    De cela pas un mot chez Raoul Marc Jennar

    Il n’est pas difficile de poursuivre à l’infini .Le grand problème social de Raoul Marc Jennar est l’Aéroport de Notre Dame des Landes …

    En mot , le Front de Gauche avait pour objectif central d’enrayer par des mesures de gauche s’attaquant aux privilèges du capital , la descente aux enfers qui s’accélère , (que les communistes caractérisent comme la manifestation d’une crise de système au sens où celui-ci a épuisé ses capacités d’apporter des solutions fussent-t-elles partielles aux problèmes de l’humanité) , et en s’y attaquant , de faire une démonstration que notre pays attend et sans laquelle le désespoir ne peut qu’envahir l’horizon : cette démonstration consiste à prouver que des mesures de gauche amples peuvent permettre de nouveaux progrès pour la grande majorité de nos concitoyennes et concitoyens, des progrès sensibles dans leur vie quotidienne .

    Tel était le défi du Front de Gauche, tel en tout cas que les communistes le comprirent lorsqu’ils en firent la proposition.

    Ce défi est-il caduc ? Poser la question c’est y répondre.

    Mais, si tel est le cas, pourquoi les communistes s’engagèrent-ils dans cette construction dont tout laissait entrevoir l’extrême complexité ? Il eût été infiniment plus simple et plus tentant de faire du PCF le seul porteur d’alternative de gauche ; il se trouve que le PCF réfléchît sérieusement à cette question. Sa démarche eût peut-être pu, mais c’est tout sauf certain, être débarrassée d’analyses de messages subliminaux, s’il avait été plus fort, mais en tout cas, son affaiblissement ne fut ni la première ni la principale raison de ce choix.

    Devant la crise de système, le PCF réalisa qu’aucune force politique située à gauche de l’échiquier politique ne pouvait seule avoir la prétention d’offrir une alternative à laquelle l’immense majorité de nos compatriotes adhéreraient.

    La constitution du Front de Gauche, au-delà du défi à relever, prend là sa source.

    Un Front de ce type suppose des partenaires ; le PG qui venait de se constituer s’y offrait naturellement ; d’autres forces anticapitalistes le rejoignirent. L’ « anticapitalisme « était un atout et une question, mais ce n’était pas au Front de Gauche de la résoudre ni de s’y essayer.

    Mais tout cela qui était prometteur ne faisait pas le compte ; et il ne s’agissait pas d’arithmétique électorale ; du côté du mouvement syndical et associatif, on nota une certaine réticence qui n’alla pas en se réduisant.

    Cette réticence s’expliquait : tel que constitué, le Front de Gauche était un rassemblement de forces politiques et les partenaires éventuels du mouvement syndical et associatif ne voulaient pas de confusion des genres, ce qui était compréhensible ; il n’est pas certain que devant le problème posé, la réflexion collective, PCF inclus, ait, à l’époque, été à la mesure de l’enjeu. Mais quoi qu’il en soit, la question reste-t-elle posée ? Évidemment. Et soit dit en passant, ce n’est surement pas l’ »adhésion directe » qui serait le début du commencement de l’embryon d’une réponse.

    Mais la réticence en question n’avait pas que cette composante tout à fait légitime et devant être respectée ; le mouvement syndical et associatif est lié de par sa composition même à des courants d’opinion dans le monde du travail et plus largement dans la population , courants d’opinion qui ne SONT PAS « ANTICAPITALISTES » ; et oserais-je le dire , il existe même des courants d’opinion de gauche qui pensent que le capitalisme n’a pas que le mode d’existence insupportable que nous lui connaissons , en d’autre termes , le capitalisme peut être compatible avec un « visage humain » ; et , soyons courageux jusqu’au bout , l’ensemble de ces courants d’opinion est aujourd’hui majoritaire à gauche .

    Si les femmes et les hommes qui peu ou prou se reconnaissent dans ces conceptions ne sont pas partie prenante de la construction de l’alternative, celle –ci n’aura pas lieu.

    Et elles et ils ne seront pas partie prenante si on leur demande de renoncer d’abord à ce à quoi ils croient.

    Bien évidemment ces courants de gauche ont une représentation politique majoritaire – ils ne sont pas, loin s’en faut, épuisés par elle – et cette représentation s’appelle en France le parti socialiste.

    Pour celles et ceux qui s’y rattachent, s’y reconnaissent tout en le critiquant, voire en le maudissant, toute idée faisant du Front de Gauche une sorte de bélier anti PS , voué à sa destruction , les fait bondir .

    On trouve ici un dérivatif commode et politiquement insensé, consistant à opposer les militantes et militants socialistes, et lorsque la vue est plus large on parle des électrices et électeurs socialistes, aux « dirigeants » de ce parti. C’est se moquer.

    D’abord parce que parmi ces dirigeants, il en est qui critiquent ouvertement et durement la politique gouvernementale faite en leur nom ; et surtout parce que chez le pire des dirigeants socialistes actuels il y a quelque chose qui fait que parmi les militantes et militants et chez les électrices et électeurs, il existe quelques atomes crochus ; dissocier est absurde, opposer, insensé.

    Je me suis concentré sur celles et ceux de nos compatriotes qui peu ou prou votent en général pour le parti socialiste ; il y en a des foules qui , étant en dehors, partagent l’idée que le capitalisme est réformable dans un sens inverse à sa tendance visible et même s’ils critiquent durement les orientations du parti socialiste , et même s’ils sont tentés de s’abstenir , leur regard ne se porte pas vers les solutions du Front de Gauche tant qu’elles et ils perçoivent ce rassemblement comme une autre espèce de « machine politique » avec laquelle tout chemin commun est exclu . C’est d’ailleurs exactement ce dont les dirigeants socialistes, dans leur grande majorité, abreuvent leur parti.

    Mettre le Front de Gauche dans cette impasse plonge à l’évidence Raoul Marc Jennar dans le ravissement, si seulement le PCF pouvait y aider. Comme tel n’est apparemment pas le cas et comme il n’y a pas apparence que ça le devienne, Raoul Marc Jennar a recours à la punition. Qu’on fasse donc sans lui.

    Mais faire quoi ?

    On a rappelé plus haut l’objectif initial du Front de Gauche et son programme l’ »Humain d’Abord » en fut une étape. Mais dès son origine le Front de Gauche supposait de devenir une « coopérative politique » comme l’appelèrent les communistes après la séquence électorale de 2012. Pour une part significative mais très partielle, avec son programme, il l’était déjà .Mais la notion de coopérative politique dans son acception la plus large ne vit pas le jour et il en résulta une perte de charge à laquelle vint s’ajouter des tentatives forcenées déjà rappelées de l’éloigner de ses objectifs.

    Le dessin de la coopérative n’est pas sorcier à définir dans ses grandes lignes ; il doit comporter une Charte et un Programme ; le Programme, sous réserve de modifications d’actualisation est déjà connu ; c’est l’ »Humain d’Abord » .

    Le Programme, à l’instar de certaines questions qui vont de soi, comme les décisions relatives aux séquences électorales, est du ressort non exclusif mais prioritaire des composantes politiques qui parviennent ou non à présenter une ligne commune, laquelle n’est pas forcément la même pour toutes les élections.

    Ni les associations ni les organisations syndicales ne revendiquent d’en être partie prenante directe.

    La Charte ensuite ; elle doit être d’une simplicité biblique et lisible par quiconque de bout en bout ; elle définit le cadre de l’action du Front de Gauche, ses objectifs , sa démarche , définit le statut des organisations ,associations et personnalités qui veulent être partie prenante de la démarche sans pour autant se reconnaitre totalement dans telle ou telle formulation ; la Charte sert au Front de Gauche à essaimer sur tout le territoire de façon souple et dynamique ; elle sert à créer des lieux territoriaux de rassemblement du Front de gauche.

    La Charte définit les principes qui fondent la coopération ; celle-ci donne des droits et des devoirs dont celui de contribuer y compris financièrement.

    La Charte précise que le Front de Gauche, coopérative politique, sociale et citoyenne ne peut être enjeu de pouvoir par quiconque et pour quiconque.

    La Charte précise le périmètre et le processus par lesquelles formations politiques, associations et organisations syndicales, personnalités sont associées aux décisions.

    La Charte précise que au sein des principes adoptés communément, le débat est libre, non contraignant, et que les composantes politiques, associatives ou syndicales restent constamment maîtresses de leurs choix.

    La Charte précise le périmètre des litiges éventuels dont le Front de gauche peut débattre et les modalités de ce débat.

    Il n’y a pas mille articles à écrire ; je n’ai pas l’intention d’en fournir un modèle et si j’en avais l’intention, elle serait contraire à la dimension contributrice mais non exclusivement décisionnelle.

    Dans tout ce qui précède on ne voit pas que soit traité le problème que pose le Parti socialiste qui, sans être l’alpha et l’oméga n’est pas quantité négligeable.

    D’une part on peut penser que nombre de celles et de ceux qui sont attirés peu ou prou ou demeurent attachés au parti socialiste trouveront dans l’application des principes de la Charte de quoi leur permettre de venir débattre sans craindre ni l’opprobre ni la pression.

    D’autre part, le parti socialiste est maître de ses choix ; on l’a déjà vu brûler en moins de 24 heures ce qu’il adorait la veille ; ainsi en va-t-il de la souveraineté populaire qui impose ses choix. Mais beaucoup plus important est le fait que ce parti ne s’imagine pas une seconde être privé de l’accès au pouvoir ; il se préfère hégémonique mais faute de grives il mangera des merles, peut- être devra-t-il être encore plus frugal. La question de savoir si c’est encore un parti de gauche fait partie de la rhétorique du sexe des anges ; savoir s’il peut adopter des mesures de gauche est capital.

    Si les choses suivent les idées qui précédent, conduisant à créer PARTOUT des incontournables d’une politique de gauche, ce sera avec lui s’il en a la lucidité, sans lui sinon. On ne le voit pas à dire vrai décider que les choses se fassent sans lui. Mais c’est secondaire, très secondaire.

    Que faire ensuite de Notre Dame des Landes, grand sujet de préoccupation de Raoul Marc Jennar ? La réponse est aussi simple que d’aller à la fontaine : dans la coopérative décrite plus haut aucun sujet d’intérêt collectif ne se heurte a priori à l’absence de solutions majoritaires. Aucun point de vue ne pouvant exciper a priori d’un accès à la vérité révélée, laissons à l’alchimie de la discussion populaire le soin de faire son travail. Soit dit en passant, bien que cette question fondamentale intéresse tous nos compatriotes, s'agissant d'un Grand Equipenent , il devrait sembler évident que la dite alchimie doit attribuer un poids spécifique aux populations directement concernées.

    Je laisse volontairement de côté la question du « productivisme » ; non qu’elle soit sans intérêt mais ce qui précède devrait suffire à démontrer que si quelque chose de neuf, de révolutionnaire doit naitre et se développer dans ce pays c’est bien la démarche du Front de Gauche ,qu’il garde ou non son étiquette ; on doit être convaincu que le PCF n’en démordra pas.

​-----------------------------------------------------------------------------------------------Tout ce que je pense, sans ajout ni retrait de pas même une virgule. Ecrit clairement si bien qu'il encourage à réfléchir et à s'exprimer.

Merci Tchapaiev

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 22:56

POURQUOI JE NE VOTERAI PLUS (JAMAIS ?) SOCIALISTE

Jeudi, 24 Juillet, 2014

Citoyen de gauche ordinaire, j'ai toujours appliqué la discipline républicaine depuis que j'exerce mon droit de vote, c'est-à-dire depuis près d'un demi siècle... Apportant régulièrement au premier tour mon suffrage à la « gauche de la gauche » (PCF en général, puis Front de Gauche), lors des scrutins nationaux, locaux ou régionaux, j'ai systématiquement reporté celui-ci au second tour sur le « candidat de gauche le mieux placé », en général présenté ou soutenu par le Parti Socialiste.

Ainsi, et une fois de plus, lors des dernières élections présidentielles, j'ai voté socialiste au second tour, en l'occurrence pour François HOLLANDE, et de même aux élections législatives, toujours au second tour, pour le candidat socialiste local.

Aujourd'hui, C'EST FINI ! Trop, c'est trop ! J'ai décidé de ne plus apporter mon soutien, ni à ce Président « socialiste », ni à son parti, ni à ses dirigeants nationaux, régionaux ou locaux.

Voici pourquoi :

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n'apporterai plus mon soutien à un parti et à un Président qui, non content de renier la plupart de ses engagements initiaux, ceux-là mêmes pour lesquels j'ai cru bon de voter pour lui au second tour de la dernière élection présidentielle, s'est engagé de façon claire et décomplexée dans la voie du social-libéralisme qui n'est autre que l'ultra-libéralisme à la mode social démocrate...

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n'apporterai plus mon soutien à une politique économique qui après avoir désigné la Finance comme son principal ennemi, en a fait en réalité, de renoncements en reculs orchestrés, son alliée privilégiée ; Qui a délibérément choisi d'encourager la politique de l'offre au détriment de la demande, de mettre tous les moyens disponibles à la disposition des entreprises et non pour développer le pouvoir d'achat du peuple ; Qui, après s'être engagé à privilégier le dialogue social et la négociation entre partenaires sociaux, a délibérément choisi d'opter quasi-systématiquement pour les positions défendues par le principal syndicat patronal, au point d'enregistrer le satisfecit de ce dernier, événement inédit pour un parti de gauche dans notre pays ;

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n'apporterai plus mon soutien à un parti et à un Président qui, après s'être engagé à renégocier le Traité budgétaire européen, s'est en définitive contenté d'y faire ajouter un "pacte de croissance" (un mini document de 11 pages) censé compenser ses effets récessifs, laissant perdurer le risque d'une rigueur excessive et de la transformation de la récession en dépression ;

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n'apporterai plus mon soutien à un parti et à un Président qui permettent que se discute dans la plus grande opacité la mise en place du Partenariat Transatlantique de Commerce et d'Investissement (ou Accord de libre-échange transatlantique) sans que ni le peuple ni ses représentants n’aient eu accès au mandat de négociation, mieux : qui y participe activement alors que cet accord consacre la suprématie des droits des investisseurs sur nos droits démocratiques ;

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n'apporterai plus mon soutien à un parti et à un Président qui, faute de s'attaquer aux racines de la crise économique et sociale, font leur le discours libéral et instituent une rigueur sociale que n'aurait osé espérer la droite qui les a précédés au pouvoir, terminant le travail de démolition de notre système de solidarité, rognant les retraites et les minima sociaux, diminuant les aides aux associations, allant même jusqu'à remettre en cause le statut (unique en Europe et envié pour cela) des intermittents du spectacle...

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n'apporterai plus mon soutien à un parti et à un Président qui n'engage que frileusement une transition écologique, pourtant considérée comme indispensable par la communauté scientifique, et porteuse d'emplois potentiels par les économistes ; Et qui continue la construction de projets nucléaires budgétivores, tels les EPR, ou pharaoniques et majoritairement rejetés par les populations locales, tel l'aéroport de Notre-Dame des Landes;

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n'apporterai plus mon soutien à un parti et à un Président qui placent sur le même plan un état agressif et colonisateur (Israël) et le peuple sans Etat qu'il maintient sous son joug (les Palestiniens) au mépris des résolutions de l'ONU et de sa reconnaissance en tant que Etat par cette dernière ; Qui, applaudit par la Droite, assimile la lutte contre la politique Israélienne qui tue par centaines des hommes, des femmes et des enfants innocents à de l'antisémitisme et ose interdire à ce titre des manifestations pacifiques de soutien au peuple palestinien ;

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n'apporterai plus mon soutien à un parti et à un Président qui ne propose rien de mieux envers la communauté Rom que la politique honteuse du bulldozer ; Qui laisse se creuser les inégalités dans les villes sans proposer une vraie vision et une véritable politique de la ville ;

MOI, CITOYEN DE GAUCHE, je n'apporterai plus mon soutien à un parti et à un Président qui s'obstinent à faire désigner Défenseur des Droits un homme surtout connu auparavant pour ses prises de position réactionnaires ; Et qui par ailleurs, reniant là encore une promesse de campagne et fuyant un grand débat national, subordonne le droit de vote pour les étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans à la constitution d'un hypothétique consensus parlementaire...

Tous les jours la liste ci-dessus, déjà non exhaustive, ne cesse de s'allonger Une telle succession de reculs, de renoncements, de reniements, voire de trahisons ne peut même plus être qualifiée de dérive droitière mais bien de véritable virage à 180° idéologique et politique de la gauche vers la droite.

On mesure ce qu'il faudrait de remise en cause de la politique actuellement prônée par le Parti Socialiste et menée par ses dirigeants pour m'amener à revoir ma position (laquelle, j'en suis convaincu, est partagée par un grand nombre de mes concitoyens déçus et outrés eux aussi)... et l'on se prend à rêver, sans trop y croire, au réveil de la « gauche » du parti socialiste. Si elle existe encore...

D'ici-là, et ne voulant pas choisir entre la droite dure, la droite molle ou la droite social-démocrate, et n'ayant aucun goût pour l'abstention, je voterai donc « blanc » lorsqu'un second tour sera nécessaire (ou dès le premier tour, en cas d'absence d'un vrai candidat de gauche ou écologiste engagé), lors des prochains scrutins, quels qu'ils soient (et quels qu'en soient les risques), dans l'attente que se constitue enfin une véritable alternative de gauche crédible à laquelle je pourrai souscrire et participer.

François CAUCHE
Citoyen de gauche ordinaire
Ardèche

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 06:21

Imaginons un seul instant notre belle histoire de France sans mouvement ouvrier ( et surtout oui surtout sans la CGT!), sans ces grèves et toutes ces actions pour la dignité, ces militants dévoués à la cause publique qui savent dire non à la mort sociale, veillent au refus de la casse de nos conquis sociaux et tout cela au détriment de leur salaire et de leur carrière, alors ceux qui aujourd'hui râlent et cassent du gréviste n'auraient pas tout ce que ces camarades ont obtenus ou tentent d'obtenir et de conserver par la GREVE!!!!
-la sécurité sociale
-le droit aux libertés élémentaires et un syndicalisme LIBRE,
-la retraite
-la médecine du travail
-les congés payés
-les conventions collectives
-les statuts des électriciens,des fonctionnaires, des mineurs, de la fonction publique en général et tous les services publics, le CNRS...
-les allocations familiales et toutes les prestations fabuleuses qui les accompagnent
-le respect du congé hebdomadaire
-les horaires de travail décents...
ect.. ect...ect.......
Est-il si difficile à comprendre que si des grévistes acceptent de perdre leur salaire aujourd'hui c'est uniquement pour le bien être des usagers, et que l'outil de la grève est le seul seul possible pour se faire entendre d'un patronat et d'un gouvernement qui n'écoute plus depuis longtemps les ouvriers. Que restera-til pour ces usagers râleurs si le mouvement gréviste perd et si pas plus de monde ne soutient ceux qui font notre dignité et la force de notre identité sociale ?????? bises à tous et debout!!! Michel Etievent

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 07:33

Alliance avec UMP à la tête de « Terres de France » : François Asensi et Clémentine Autain veulent « travailler avec tous dans le consensus dans l’intérêt des populations ».

Brève, politique, vivelepcf, 31 mai 2014

Le 10 avril, Asensi et Autain s’allient avec l’UMP pour s’assurer la présidence de la communauté de communes des « Terres de France ». En échange, la maire UMP de Villepinte en devient 1ère vice-présidente. Le 30 mai, Asensi fait également élire la droite à la présidence du SEAPFA (Syndicat d’équipement et d’aménagement des Pays de France et de l’Aulnoye), alors que, sur le papier, la gauche était majoritaire. C’est sans doute leur « nouvelle façon de faire de la politique » et d’élargir le Front de gauche !

Il y a des politicien-ne-s plus exaspérants que d’autres : ceux et celles qui confondent audace et toupet, ceux et celles qui sont capables d’un sprint pour se poser au premier rang devant les caméras, ceux et celles qui donnent des leçons de démocratie à tout vent, des leçons de « nouvelle façon de faire de la politique », pour mieux faire avancer leurs ambitions.

Le Front de gauche n’est pas dépourvu de ce type d’opportunistes. Un duo est assez champion en la matière : le député de Seine-Saint-Denis François Asensi et sa suppléante Clémentine Autain.

Asensi prône le renouvellement en politique : il est député depuis 35 ans…

Asensi prône le non-cumul des mandats : il est maire de Tremblay-en-France depuis 23 ans…

Asensi juge que les partis politiques sont dépassés, notamment le PCF. Ancien apparatchik, il a su capter l’héritage de « bastions communistes » érigés par les luttes incessantes des militants. Maintenant, la personnalité devenue « indépendante » garde les places et les indemnités pour elle-même.

« Nouvelle façon de faire de la politique », on vous dit !

Dans ce domaine, Asensi a rencontré une partenaire idéale : Clémentine Autain. Elle en est l’égérie autoproclamée. Mais on pourrait dire que sa véritable devise est plutôt : « écartez-vous de là que je m’y mette ».

La lobbyiste de sa propre cause a trouvé un terrain favorable dans le Front de gauche. Ne représentant rien, mais surfant sur les poncifs de la nouvelle radicalité sociétale, jouant des contradictions entre PG et direction du PCF, elle a réussi à devenir porte-parole nationale d’une structure qui n’est pas censée exister. On a pu la voir ainsi occuper un tiers du temps de paroles dans le cadre de la campagne télévisée des européennes.

Sur le plan électoral, sa réussite est moindre. Il faut dire que les Asensi ne lâchent pas vite les places…

Aux municipales de 2001, elle réussit à supplanter (avec la complaisance de la direction du PCF 75) la candidate désignée par les communistes dans le 17ème arrondissement pour devenir conseillère de Paris, adjointe « radicale » de Delanoë. Mais ensuite, avant 2008, elle échoue, devant la concurrence d’autres prétendants, à conquérir la mairie de Montreuil. En 2014, candidate aux municipales à Sevran, elle échoue à nouveau, malgré le soutien du député de la circonscription Asensi. La surenchère à la multiplication des caméras de vidéosurveillance (le contraire de ce qu’elle défendait à Paris) n’a pas fonctionné face au maire sortant EELV. Elle doit se contenter d’une place de conseillère municipale.

Qu’à cela ne tienne ! Autain et Asensi n’entendent pas renoncer. Les villes de Tremblay, Sevran et Villepinte sont rassemblées dans la communauté de communes des « Terres de France ». Avant les dernières municipales, Asensi en était le président. Pour rester en place (nul n’est irremplaçable sauf lui), la partie est devenue plus délicate. La mairie de Villepinte est passée à l’UMP. Le maire EELV de Sevran, la commune la plus peuplée, remonté contre Asensi, réclame la place pour les siens.

Dans cette situation, Asensi choisit de faire alliance avec Martine Valleton, la nouvelle maire UMP de Villepinte, au grand étonnement des journalistes novices du Parisien (édition du 11 avril : « la droite vote comme un seul homme pour Asensi »). Asensi reste président. Valleton devient 1ère vice-présidente, Autain vice-présidente.

Asensi se justifie : « L’objectif est de travailler avec tous dans le consensus et surtout dans l’intérêt des populations ». Consensus Fdg-UMP ?

Rebelote le 30 mai : Asensi fait ouvertement élire l’UMP à la présidence du Syndicat d’équipement et d’aménagement des Pays de France et de l’Aulnoye. Pourtant, les représentants de gauche au SEAPFA sont majoritaires, 19 contre 18, dans ce syndicat où siègent des élus de Sevran, Tremblay, Villepinte, Aulnay et du Blanc-Mesnil. « Le travail s’est toujours fait dans le consensus au sein du SEAPFA » argue à nouveau Asensi…

Dans une tribune récente, Autain réclame « un rassemblement plus large que le Front de gauche ». Son expérience sur le terrain politicien a de quoi inquiéter !

Et si le PCF se redonnait les moyens de rassembler les travailleurs en fermant la porte à ces opportunistes !

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BRUNO FORNACIARI

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